luliberine

Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 14:59

Pendant que le bateau se repose au chantier de st martin, je profite de l’accès aisé à internet , pour vous transmettre quelques photos de notre croisière de l’année passée, qui nous avait mené de Trinidad au Guatemala.

 

Pour vous remorer le contexte , je transmets aussi les bulletins de l’époque

 

Marina  Cumanatogo à Cumana Venezuela

samedi 3 décembre 2005

 

samedi de la semaine passée, nous étions parti passer le week-end à Scotland bay (3 miles du port), très joli mouillage entre des montagnes couvertes de foret vierge et peuplées de singes hurleurs. En me promenant j’en ai dérangé un qui a cherché à m’intimider, et bien ça hurle vraiment.

C’est un très beau mouillage, assez étroit, en pleine nature, ce qui est fort appréciable après 3 semaines de port ; autour de nous, la forêt tropicale, les cris des bandes de singes hurleurs et la mer pour se rafraîchir

 

Donc mardi, nous voila partis pour le Venezuela (après les formalités d’immigration et de douane,faciles ,et le règlement de la marina ,moins facile pour le porte- monnaie :presque 30euros par jour) .Le premier départ ne nous a pas mené bien loin : 10 m environ, le temps de prendre une haussière dans l’hélice, il m’a fallu bien 30 mn d’efforts pour enlever le bout qui s’était coincé entre le support arbre et le coupe orin (qui n’a pas réussi à couper une haussière).

Notre deuxième étape a été à peine plus longue, nous avons été (sans incident) jusqu’à Chacachare, une île déserte au bout de Trinidad, juste avant le Venezuela. Nous avons passé un après-midi tranquille en regardant les vautours tournoyer dans les ascendants (et je me suis, bien sur, baigné dans ce mouillage ou nous étions seuls) pour attendre l’heure du départ pour les Testigos ; il y a 90 miles à faire, l’heure idéale de départ se situe donc vers 5h de l’après_midi, pour être sur d’arriver en fin de matinée.

 

Les Testigos sont un groupe d’îlots montagneux, habités par une centaine de pêcheurs de langoustes, en deux petits villages.

La traversée s’est faite par un vent quasi nul et au moteur (à part une brève tentative à la voile), nous sommes donc arrivés vers 9H du matin ; la traversée bien qu’un peu bruyante faute de vent, a tout de même été agrémenté par un ciel très étoilé et une mer si riche en plancton que nous laissions derrière nous un sillage lumineux .Nous avons été nous déclarer au poste de gardes côte, et nous nous sommes promenés dans le village en bordure de plage. Pa rapport à notre visite d’il y a 3 ans, nous avons l’impression que le village est plus propre, plus gai ; il y a quelques maisons en maçonnerie, dont une avec des céramiques sur le mur.

Sur la plage, devant leurs maisons les hommes préparent des filets de poissons pour les sécher. Le village donne une impression de quiétude ; il y a aussi une école flambante neuve, avec des écoliers en uniforme. Nous repartons ensuit au village de Testigos Grande (4ou 5 maisons sur la plage à l’ombre des cocotiers), et nous mouillons devant un restaurant : l’Erotica Te, malheureusement fermé  Dans la soirée, il s’avère aussi que c’est devant le groupe électrogène du village.

Tant pis, nous sommes à pied d’œuvre pour faire la balade du phare qui se trouve en haut de la montagne (800 pieds). C’est une joli promenade, un peu fatigante, mais avec de belles vues sur l’archipel .Nous sommes accompagnés depuis la plage par un petit chien noir adorable, et, malheureusement, par des essaims de mouches minuscules qui vrombissent autour de nous, en essayant d’éviter de se faire avaler, trois y perdrons la vie avalée par AM qui avait pourtant petit déjeuner .Malgré la chaleur et les moucherons, nous sommes récompensés par une vue à 360° de l’archipel des Testigos. Cet ensemble d’îlots mérite le détour :peu de voiliers,des eaux bleues incomparables et seulement les 2 petits villages de pêcheurs vivant du ramassage de langoustes, emmenées la nuit même vers l’ile de Margarita ou la côte 

 

Au retour de la balade, nous changeons de mouillage, et c’est là qu’un deuxième incident impossible se produit : un serflex casse, celui qui assure l’étanchéité du circuit d’eau douce, au bout de 10 mn donc, l’alarme température s’est déclenchée, nous avons constatée que la cale moteur était pleine d’eau verte (le liquide de refroidissement) et trouvé la fuite. Mais évidemment pas de serflex de remplacement de cette taille (grande), j’ai donc bricolé un serflex en fil à voile pendant qu’AM filtrait le liquide de refroidissement répandu dans les fonds pour le remettre dans le circuit.

Bon, en bateau on trouve toujours quelque chose à faire.

Nous avons pu quand même faire du snorkeling (joli et riche en poissons : perroquets, anges français, chevaliers, bourses, une murène…) et de la marche sur l’île (cactus, lézards, iguanes, et dans le ciel, fous de bassan, frégates et pélicans).

Vendredi soir, à 5 h, par un vent léger nous avons quitté les Testigos pour aller à Cumana, sur la côte vénézuelienne. Notre regret sera de n’avoir pas mangé de langoustes, aucun de ces pêcheurs de langouste ne nous en a proposé, non plus que du poisson.

La traversé de 90 miles s’est bien passée, au portant, presque entièrement à la voile, malgré un vent faible ; depuis notre départ, nous devinions l’ile de Margarita que nous avons longé entre minuit et 4h du matin, sans aucune difficulté vu l’éclairage de  la côte, très bâtie et hérissée de buildings ce qui ne donne guère envie de s’y arrèter. Le vent ne s’est levé que dans la matinée et maintenant il souffle à 18/20 nœuds.

La marina est bien protégée , le vent souffle dans les haubans , mais grâce à la hauteur des digues ne gène pas les manœuvres ; A notre arrivée , on nous a indiqué une place et du personnel de la marina nous a aidé pour l’amarrage. Il n’y a quasiment que des bateaux vénézueliens plutôt à moteur, mais il y a aussi quelques voiliers. L’accueil au bureau est agréable, seul problème il faut attendre lundi pour faire les papiers car demain dimanche tout et fermé et en plus ce sont les élections législatives.  

 

Jeudi anse de Laguna Chica

 

C’est dans cette très joli anse que nous finissons notre visite du golfe de Cariaco qui nous a beaucoup plu ;  il a pas mal plu également (mauvais jeu de mot, mais nous sommes surpris par l’humidité du temps sur cette côte réputée par sa sécheresse)

La pluie a commencé le dimanche , pluie battante avec des rafales à plus de 25 nœuds , nous étions finalement contents d’être au port(nous avons remis notre visite de la ville à plus tard, nous contentant de faire un tour dans le complexe de magasins de la marina :boutiques de vêtements ou chaussures, une librairie,un ciné avec 6 salles ,des restos, un Internet…) ; la journée a été pluvieuse dans tout le Vénézuela , puisque cela a été l’explication officiel du taux d’abstention aux élections  plus de 75 % ; il est vrai que les partis d’oppositions avaient retiré 3 jours avant leurs candidats, ; donc Chavez a ( 100 % des siéges à l’assemblée ; nous ne connaissons pas la politique locale , mais cela ne semble pas très malin de la part de l’opposition.

Le lundi, nous avons visité la ville, assez jolie, sans beaucoup d’immeubles (la zone est très sismique), et nous n’avons pas noté un grand interet pour la politique : aucune affiche électorale,  très peu de vendeurs de journaux .D’après notre guide Artaud , elle ne présente pas d’intérêt, nous avons été agréablement surpris :la place principale entourée d’arbres magnifique,la cathédrale au plafond  de caissons de bois et un chœur richement orné d’un retable doré, des rues étroites bordées de maisons très colorées

 

Nous avons fait de courses alimentaires dans le quartier plus moderne de la ville (rues très animées, des échoppes partout sur les trottoirs, et la musique omniprésente) pour constater que le coût de la vie est comparable à celui de Trinidad et donc à celui des Antilles pu de la France ; seules les bananes, et les fruits de la passion sont moins chers, et l’essence qui est vraiment donnée. Bien sur, les comparaisons sont difficiles d’autant qu’il y a un taux de change bancaire et un taux de change parallèle, mais personne ne nous l’a proposé (des français de la marina  faisait un change un peu meilleur de 5 %, alors qu'il parait que le boni pouvait atteindre 20 %) globalement le Vénézuela n’est donc pas un pays qui ne coûte rien à un occidental. Pour l’instant, nous essayons de nous habituer au Bolivar : 1 dollar vaut 215O Bol soit pour simplifier3 Frs =1000BOL

 

Alexis nous a fait les papiers de douane : coût 200 000 Bolivars, soit presque 100 euros, ce n’est pas donné, et je n’ai pas compris la part revenant à l’état et celle allant dans la poche d’Alexis.   

Mardi nous sommes partis vers 10 h, trop tot pour avoir de la glace qui serait prête dans la journée selon la fille peu aimable de la boutique et Internet que nous avions utilisé la veille ne marchait plus

 

 Vers 2H nous sommes arrivés dans la grande baie de Laguna Grande ? SUR LA COTE NORD DU Golfe de Cariaco : c’est magnifique : de très hautes collines rouge vif, de multiples criques bordées de mangroves vertes.

Evidement qui dit collines dit montée sur  le sommet de celles-ci, nous avons choisi un mouillage qui semblait présenter un chemin vers les crêtes, et sitôt avalé le repas je suis parti en expédition ; heureusement la végétation est tellement clairsemée qu’il est facile de cheminer, et d’en haut (3OO M ?) quelle vue. (Pendant que je lisais et me rafraîchissais par un bon bain)

 

Le lendemain matin, nous y sommes donc repartis cette fois AM acceptant de faire l’effort (2H tout de même AR mais sous un soleil raisonnable) elle ne l’a pas regretté. C’est vrai, c’est très beau, ce très grand mouillage, découpé entouré de collines jaunes, rouges, mauves, parsemées de cactus et d’euphorbes verts pales …  

 

Puis nous sommes partis en louvoyant doucement (8 nœuds de vent) jusqu’au village de Medregal ou il y a un hôtel marina qui aurait pu nous servir pour laisser le bateau au sec. L’hôtel est joli avec de petites maisons à toit de chaume, mais il n’y a personne (10 bateaux au mouillage) et l’ensemble nous parait triste et peu accueillent. De plus c’est très loin de tout, et donc sûrement pas très pratique.

Aujourd’hui nous avons poursuivi la visite du golfe en allant jusqu'au fond de celui-ci  vers l’est au moteur (vent quasi nul) ; au passage nous avons eu la chance de voir une baleine qui passait par la, paresseusement, puis un perchoir à frégates avec beaucoup de males arborant une magnifique gorge rouge.

Le retour vent portant s’est fait sous voiles, avec un vent très variable de 8 à 25 nœuds, et nous a eu la chance d’éviter presque toute la pluie qui n’a pas arrêtée de tomber soit sur la cote nord, soit sur la cote sud. A notre arrivée sur la partie nord du golfe, nous avons été accueillis par une bande d’une dizaine de dauphins qui nous ont escortés une heure ,en alternant sauts, plongeons et courses de vitesse

 

Nous avons fini par arriver Laguna chica, en face de Cumana ; c’est une très jolie anse avec des collines rouges, des plages bordées de palmiers, qui ombragent des maisons de pécheurs et 2 petits chantiers de construction de barques.

Bref, une bonne journée : une navigation sympa, des rencontres non prévues : frégates, baleine et dauphins joueurs et pour finir un très beau mouillage

 

 

 

 

 

 

Vendredi soir

Baie de Mochima

 

Ce matin après le journal de RFI, nous sommes partis nous balader dans le village ; Il est dans le lit d’un oued, avec de petites maisons, certaines coquettes en dur et d’autres plus pauvre en tôle plastique. Beaucoup d’arbres et surtout des manguiers qui commencent à avoir des fruits, mais aussi d’autres arbres fruitiers et des grenadiers. Ce village donne l’impression d’un véritable oasis au bord de mer, cerné par toutes ces hautes collines rouges ; presque toutes les maisons ont des fleurs, même les plus pauvres et les enfants à l’école sont en uniforme  Nous avons marché ainsi jusqu’à arriver à une plage donnant sur la Laguna Grande, avec des maisons de pêcheurs et leurs barques. Au retour nous avons marché jusqu’à la pointe de la baie, pour voir le petit mouillage indiqué dans le guide. A voir la couleur des fonds, elle est envasée. Il y a un petit atelier de construction de lanchas, mais nous n’avons vu personne travailler sur les 5 bateaux en cours. Nous sommes revenus au bateau quand un voilier ancrait ; Nous nous sommes salués et sommes partis. pour Mochima. I l était 11H et nous avions plus de 20 miles à faire.

Au début le vent était faible, environ 10 nœuds, puis il a forci jusqu’à 20 nœuds à l’arrivée à Mochima mais portant c’est toujours agréable, surtout sur mer plate .Mais là, mauvaise surprise il a tourné nord dans l’axe de l’entrée, en continuant à souffler assez fort, bien que cette baie magnifique soit entourée de hautes montagnes. Nous avons donc déboulé jusqu’au fond de la baie à 7noeuds Nous avons donc choisi la seule crique protégée du nord et de l’est, devant une plage avec restaurant, en face du petit village de Mochima; comme on est vendredi il n’y a personne demain ce sera plus dur, mais nous serons repartis. A ce mouillage, il y a deux autres bateaux américains et à notre grande surprise, nous ne voyons que très peu de voiliers .Les fonds tombent très vite, et nous sommes mouillés tout prés de la rive, la chaîne à un peu dérapée avant de crocher .Tout près de nous dans la mangrove, les perroquets commencent à rentrer ; il est 16h

 

 

 

Lundi midi

Marina Bahia Redonda Puerto la Cruz

 

Et voila notre brève incursion au Venezuela est presque terminée ; nous faisons la sortie (en principe mercredi) pour partir vers Bonaire, avec peut être une halte sauvage aux Aves.

Ces deux derniers jours nous avons visité le parc national de Mochima, en passant le long de toutes les côtes ; b’abord nous avons fait le tour de la baie de Mochima : bien mais pas extraordinaire , puis nous avons vu à la sortie à gauche la baie de Manare , très jolie avec de hautes falaises rouges encadrant le plage , puis la grande baie Oculto , entourée de montagnes verdoyantes ( au moins de loin ) , pour arriver au mouillage de El Coral dans les îles Caracas ; ce sont des îles hautes et rocheuses , de couleur rouge avec une végétation très clairsemée. La mer est plate , mais nous sommes dans les rouleaux de la crête ( je parle de l’air et non de l’eau ) et le bateau tourne dans tous les sens ; AM part faire du tuba , puis je monte en haut de la colline , ce n’est pas facile car le peu de végétation est très piquant, surtout des petits cactus avec des feuilles plates , et des piquants à barbule : une fois piqué le cactus tient attaché à la jambe .Mais de là haut il y a un panorama splendide .  AM repart faire des photos sous marines des «  arbres de noël » : ce sont des spirographes de toutes les couleurs (c’est très joli ; imaginez des bouquets en boule formés de corail de feu fin comme de la dentelle sur lesquels s’attache ces petits spirographes jaunes, rouges, mauves, blancs…le tout environné d’une multitude de petits poissons. Juste avant de se mettre au diner, AM prise d’une intuition subite met le sondeur et constate que la profondeur augmente : nous dérapons ; il a fallu la nuit pour que cela nous arrive, en guise d’apéro nous relevons le mouillage, nous allons nous remouiller encore plus prés de la plage et nous mettons 30 m de chaîne pour 3M d’eau. (Nous sommes vraiment prés du bord, car les fonds tombent très vite) ; après une nuit moyenne (nous vérifions que le mouillage tient), nous repartons le dimanche matin et évidemment le vent tombe. C’est donc au moteur que nous longeons les îles Aparos, lieu de week end des locaux, et le vent se relève quand nous arrivons aux îles Chimana, îles de pierres blanches avec de rares buissons (nous continuons donc sous génois seul); le passage entre les 2 îles est magnifique et nous allons mouiller à la baie de Ciénaga ; le mouillage est calme, mais très ventilée. Le cadre est superbe, mais l’eau est peu limpide et les promenades à terre impossible en raison de la pente des collines et du terrain glissant. 4à5 grosses vedettes à moteur sont venues passés l’après midi ; nous sommes dimanche et très près de la ville (5miles) mais pour une fois ils n’ont pas mis de musique .A notre grande surprise, nous n’avons vu de voiliers pratiquement nulle part

 

Et le soir le scénario du jour précédent se répète : à l’apéro, nous constatons que le bateau a dérapé et il nous faut remouiller à la lueur de la lune (dans 2,5 m d’eau et 30 m de chaîne). Le vent a soufflé toute la nuit.

Demain  matin, nous allons à la marina, faire le plein d’eau, de diesel, de provisions et surtout faire la sortie du Vénézuela, car c’est le dernier port pratique avant Bonaire. La marina semble jolie ; ici, il y a pas mal de voiliers, y compris des français ; les marinas sont un peu excentrées par rapport à la ville dont nous voyions surtout de très grands et très nombreux buildings    

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 21:44

Lundi 16 Avril

Mouillage de Deshaies Guadeloupe

 

Après une longue halte à Saint Martin, nous voila repartis pour une ballade de 3 semaines avant de revenir à Saint Martin pour y hiverner le bateau.

Notre descente vers la Guadeloupe a été lente.

 

Mercredi nous ne sommes partis que vers 10H 30, après avoir attendu l’ouverture de la PAF (sous traité à la nouvelle COM) pour avoir une clearance. NB  du fait de la COM les formalités sont payantes : 5 euros.

A peine partis nous avons constaté que le bateau n’avançait pas très vite et nous avons été mouillé devant la villa des enfants pour caréner .En un mois la coque était entièrement recouverte d’anatifes et d’éponges avec une épaisseur de près d’un demi centimètre. La peinture antifouling doit commencer à disparaître. Après deux heures de grattage avec une truelle et de multiples coupures aux doigts, la coque avait retrouvé un aspect presque normal.

La coque abritait aussi une immense colonie de petites crevettes, qui ont rempli ma combinaison. Nous avons mangé avec la famille et nous sommes partis ; compte tenu de l’heure tardive nous avons été jusqu’à Tintamarre la petite île déserte au nord est de Saint Martin, en face la baie orientale : 2H 30 de louvoyage tranquille contre un vent de 10 nœuds de sud est.

Jeudi le vent, hélas, avait gardé la même orientation et la même force. Après 5 h de louvoyage, nous étions près de la Fourche, ilot volcanique au sud ouest de St Barth. Nous avons donc décidé de nous arrêter à Saint Barth et de profiter de la direction du vent pour voir la cote nord et pour mouiller à l’anse Marigot. L’anse marigot est bien abritée, avec un joli décor de collines et quelques maisons. Après le déjeuner, une baigneuse est venue nous dire que nous étions dans une zone interdite au mouillage ; comme nos cartes et nos guides ne le disaient pas, nous sommes restés jusqu’à un ce que un bateau de la réserve, probablement alerté par la baigneuse, viennent nous dire de repartir, carte à l’appui. L’un des beaux mouillages de Saint Barth est réservé à ses riverains. (Nb un petit bateau moteur était mouillé un peu plus loin sans attirer de remarques de la part des officiels). Nous sommes donc repartis jusqu’au mouillage de Colombier, beaucoup plus fréquenté. (Une trentaine de bateaux, dont de très gros voiliers)

Vendredi départ à 7H, pour le sud est avec un vent de 10 nœuds permettant un cap direct vers l’extrémité sud est de Saint Kitts. Nous avons donc tiré un long bord, avec une petite aide finale du  moteur quand le vent est tombé à moins de 7 nœuds.  

A 16 h nous avons mouillé dans la belle baie de Coq Shell, au sud de St Kitts. 3 autres bateaux y étaient mouillés. Le sud de St Kitts est un ensemble de hautes collines recouvertes d’une végétation rabougrie et presque désertes, en dépit de la construction d’un ensemble immobilier dans la baie Moustique.

Il y a une grande plage de sable, avec un peu de palmiers, l’ensemble évoque plus l’Afrique du nord que les Antilles. Le paysage est très beau, avec au sud à quelques miles le volcan de Nevis grand cône vert couronné de nuages.

Samedi matin départ toujours matinal vers Montserrat, à 40 miles au sud est. Le vent est toujours est sud est de 10 /12 nœuds ; nous passons sous le vent de Nevis presque dans la bonne direction. Vers midi une saute de vent nous fait tirer un petit bord vers Redonda, un très gros caillou qui fut jadis un royaume éphémère. Puis nous avons repris le bord bâbord amures vers Montserrat. Vers 16 h, nous avons mouillé à Little bay, ou il y avait 5 autres bateaux .nb le mouillage était tranquille en dehors le présence d’un bar qui a joué de la mauvaise musique tard dans la nuit, la prochaine fois nous irons mouillé devant la grande plage juste au nord de Little bay, sûrement moins tranquille par nord est mais calme ave de l’est 

Dimanche matin le vent soufflait enfin assez fort. Nous avons longé la cote sous le vent de Montserrat, verte jusqu’à la rivière puis brûlée par les émanations acides du volcan. Celui-ci ne semble plus aussi actif qu’avant car il n’y a pas de panache de fumée à son sommet, mais il y a encore beaucoup de fumées de soufre et nous avons du faire un grand détour pour ne pas suffoquer.   Mais quel beau spectacle que ce volcan !

Le vent à la sortie de l’île était fort : 22 nœuds très sud est, mais un peu éloigné de l’île il a baissé vers 18 nœuds et repris sa direction habituelle, nous permettant une route vers le sud de la Guadeloupe.  La mer avait repris son aspect habituelle de vagues d’environ un mètre espacées de moins de 15 mètres,  faisant danser le bateau, dans tous les sens. Puis nous avons eu un gros grain tuant totalement le vent. Et nous avons fini au moteur dans une mer encore plus agitée.

A 16H, nous mouillions à Deshaies, avec grand plaisir après cette après midi ou Luliberine ressemblait plus à un ludion qu’à un fougueux coursier. Ce mouillage, point d’entrée en Guadeloupe, est très fréquenté et nous y avons trouvé une vingtaine de bateaux. 

 

Jeudi matin mouillage de Malendure

 

Lundi soir nous avons été au restaurant, après une hésitation entre les 3 du bord de mer, nous avons choisi les pécheurs. Mauvais choix : AM a mangé du poisson grille, préalablement congelé et bouilli, j’ai mangé de la pieuvre dure et tout ça pour un prix voisin de ceux de St Martin.

Mardi matin courses alimentaires et ravitaillement en journaux, puis formalités douanières. Les douaniers affichent maintenant les heures d’ouverture du bureau, en général entre 12 et 15 h. Selon eux la mairie a refusé de prendre en charge l’établissement des clearances. La mairie ne fait pas grand-chose pour les plaisanciers car le quai est mal commode avec des échelles difficiles à escalader .Tout l’argent a été mis dans un port pour les bateaux à moteur, archi plein de bateaux immobiles.

L’après-midi nous avons fait du snorkeleing le long de la falaise de cote nord de la crique : éboulis de grosses roches avec pas mal de petits poissons mais sans interet particulier.

Mercredi matin départ pour Malendure avec un vent totalement nul, mais une houle légère de secteur sud laissant craindre un mouillage rouleur. Effectivement après 1H 30 de slalom entre les casiers, nous sommes arrivés au mouillage et avons constaté que le ressac sur la plage était fort. Nous avons réussi à débarquer et avons été voir Dom et Anne, animateurs de Canopée, spécialistes du canyoning .Les retrouvailles ont été bien agréables et la journée et la soirée  (invités chez eux dans leur maison sur les hauteurs) ont été vite passées en bavardages.

Mercredi, après une nuit difficile car extrêmement rouleuse, (pas de vent et légère houle de sud), AM a été plongé avec PPK à la réserve Cousteau (très joli cadre avec des coraux et éponges énormes, des poissons à foison : carangues, castagnoles, perroquets, balistes, anges …et un magnifique banc de Platax) et moi j’ai été faire un canyon, Gorges. Le décor est extremement beau, l’eau tiède, et les passages « sportifs » amusants et faciles : 2 rappels de 20 et 30 m et deux sauts. C’est vraiment un must.

Le midi nous mangeons des bokits ( sandwichs de pate à pain frite ) de chez Melou sur la plage.

Nous avons prévu de rester plusieurs jours pour profiter du canyoning et de la plongée, et peut être, louer une voiture pour se balader sur Basse Terre

 

Dimanche 22 avril 2007 à Marina de Pointe à Pitre

          Jeudi

 La nuit a été mauvaise. En l’absence de vent, Luliberine se mettait en travers de la petite houle de sud et roulant bord sur bord. AM a couché par terre au milieu du bateau, j’ai dormi (un peu) sur la banquette du carré. Nous sommes partis à la plongée alors que le vent commençait à se lever. Après une belle plongée autour de la pointe sud ouest , quand nous sommes remontés sur le bateau le vent soufflait fort et levait une grosse houle : au moins un mètre ! Nous avons mangé avec Anne des bokits, en regardant notre bateau sauter sur les vagues. Impossible de rester ici une nuit de plus

Nous avons abandonné l’idée de poursuivre vers le sud, car les Saintes, prochain mouillage abrité du sud était bien loin et bien au vent  établi plein sud à 20 nœuds avec rafales .Nous  avons donc décidé de faire le tour de Basse terre par le nord en allant mouiller à Saint Rose pour gagner Pointe à Pitre en passant par la rivière salée. .

En repartant en annexe, encore bien loin du bateau le moteur s’est arrêté, après avoir tiré sur la ficelle sans succès, j’ai mieux regardé : l’embout d’essence du moteur avait cassé. Il n’y avait plus qu’à ramer, heureusement que les rames étaient dans l’annexe. Il nous a fallu au moins 2O mn d’effort pour arriver au bateau qui tanguait dans des creux de 1 ,5 m. Nous sommes partis nous mettre sous le vent des îlets  sous des rafales qui atteignaient 24 nœuds pour remonter l’annexe,  remettre de l’ordre dans le bateau et vérifier que même sous le vent il y avait encore trop de houle pour y passer la nuit. Nous avons déroule le génois et sommes partis à 5 nœuds vers le nord. Nous sommes arrivés à Deshaies, vers 16H30, un peu tard pour aller à Sainte Rose, et comme le mouillage n’était pas trop rouleur nous nous sommes arrêtés. Le vent avait diminué à hauteur du cap Ferry.

 

Vendredi

Après une nuit moyenne, heureusement que nous étions mouillés sur le coté sud de la baie car les bateaux coté nord dansaient pas mal, nous sommes partis sans vent vers le Nord. A hauteur de la bouée d’entrée du chenal de Sainte Rose, le vent s’est levé 20 nœuds de sud est.

Nous avons tiré un grand bord jusqu’à Port Louis, en voyant de loin les vagues déferler sur le récif, puis nous avons louvoyé jusqu’aux bouées d’entrée du chenal colas. Nous étions un peu inquiets car nos deux expériences précédentes de ce chenal avaient été difficiles avec des sorties du chenal pour se retrouver au milieu du platier. De plus, il y avait un peu de brume qui ne nous permettait pas de voir toutes les bouées du chenal, beaucoup de vent avec un clapot court et beaucoup de moutons, mais sur  mer plate. Heureusement tout s’est bien passé et avec l’aide du compas nous avons suivi le bleu du chenal

. NB technique : A l’entrée de la rivière salée, bouée S1, nous sommes passés sur des fonds à 1, 3 au sondeur.

A 14 h nous mouillons dans un creux de la rivière à 200m du premier pont. Enfin tout était calme.

 

Samedi

La nuit a été calme mais courte : le réveil a sonné à 4h car l’ouverture du pont est à 4H30 ;

Nous étions deux à passer vers le sud, vers le nord ils étaient 5. Le gros cata qui nous précédait à touché le bord du premier pont (pour éclaircir, il y a deux ponts a chaque passage) tellement le passage est étroit. A 6 h nous avons pris une bouée juste avant la marina  de Pointe à Pitre. Puis à 8H30, nous avons été faire le plein de fuel avant de prendre une place au ponton visiteur. L’accueil de la marina est excellent et leur aide efficace, car le vent traversier soufflait fort.

Les formalités faites nous avons été acheter la pièce de rechange pour le moteur hors bord (chez Fred, qui a l’air d’avoir beaucoup de pièces) et quelques journaux.

Malgré le vent il faisait très chaud et nous avons été mangé au restaurant (La frégate, pas mal). Demain repos en attendant les résultats du premier tour.

 Le vent doit tourner à l’est lundi ce qui nous permettrait d’aller à Marie galante sans problème (si Eole le veut).

 

 

Dimanche 22

Nous avons passé la journée à écouter la radio et les résultats de l’élection présidentielle. AM est pessimiste pour le second tour, moi je reste optimiste. Nous avons quand même fait les courses et constaté que les prix de la Guadeloupe étaient voisins de ceux de Saint Martin, donc élevés.

La météo prévoit encore deux jours de sud est puis de l’est ; nous projetons donc d’aller jusqu’aux Petites Terres, deux petits îlots  au sud de la Désirade, qui sont une réserve naturelle.

 

Lundi

Nous sommes partis vers 10H 30 pour Marie Galante avec un vent de sud est, force 3. Nous avons commencé par louvoyer le long de la cote jusqu’à Sainte Anne, puis tiré un bord jusqu’au nord de Marie Galante vers l’ilot du fort .Nous y sommes arrivés vers 16h, après de 27 miles de prés, donc trop tard pour repartir vers les Petites Terres. Comme le mouillage de l’anse de l’ilot était un peu agité, nous avons été mouillé l’anse Canot que nous aimons beaucoup, pour son calme et la beauté du site .Il y avait 3 autres bateaux.

 

Mardi

Départ de bonne heure pour les îlots avec un vent toujours sud est force 3. Nous avons tiré un grand bord de 15 miles jusqu’à la bouée de la réserve, puis mis le moteur pour entrer dans le mouillage. Malgré le vent faible, et la mer calme, il y avait une petite déferlante à l’entrée. Comme c’est une réserve il est obligatoire de prendre une bouée. Nous avons eu quelques difficultés à en saisir une, ayant sous estimé le courant assez fort dans le lagon et gêné par un catamaran qui est venu prendre un coffre à peu près à 2 M de nous, pendant nous manœuvrions. L’esprit marin et la politesse se perdent.

 Le site est beau, les eaux très claires mais le mouillage est, hélas, un lieu de destination de gros catamarans de St François qui viennent offrir un déjeuner sur une île presque déserte. Il y a environ 15 m entre les bouées de mouillage qui sont peu nombreuses (mouillage à éviter en week-end car sans doute surpeuplé)

 

Nous avons fait la petite promenade du sentier découverte, bien fait, avec des panneaux d’explication sur la flore et la faune, heureusement peu variées. Il est aussi très court, heureusement car il est en plein soleil et il faisait très chaud. Puis nous avons fait du snorkel dans le lagon, pas mal mais avec beaucoup de courant. Nous avons vu une grosse tortue baguée, (marquée avec une bague) et de très grosses vives tropicales (poissons fusiformes qui entrent dans des terriers de sable la tête en avant ; pb comment ressortent ils ?).

 

Mercredi

Nous sommes partis à 7H 30, avec un vent toujours force 3, mais d’est maintenant. Pour une fois, nous étions donc portants ; Nous avons longé un petit peu la belle cote nord est de Marie Galante, cote de hautes falaises, puis nous avons mouillé à l’anse Canot à 11H 30 (15 miles),

Après le repas, nous avons fait du snorkel vers la pointe nord de l’anse mais les fonds sont nuls : sable jusqu’au pied des falaises. J’ai ensuite flâné au bateau pendant que Jacques faisait une petite balade sur la pointe Nord.

 

 

jeudi 26 avril 2007 

Nous sommes partis à 8h, pour faire le sentier de randonnée qui passe devant la plage, de bonne heure pour profiter de la fraîcheur relative du matin .C’est un sentier de 9kms qui longe d abord la belle plage de l’anse Mays ; dans les feuilles sous les arbres il y une multitude de crabes rouge et noirs les tourlourous.  Le sentier longe ensuite une ravine, puis sur un morne dans un paysage bucolique : herbages (un peu secs), champs de canne à sucre, manguiers. Il y de belles vues sur Basse terre, les Saintes, et la Dominique (aujourd’hui le temps est clair). Puis le chemin redescend vers la rivière du vieux fort qu’il longe, sans que l’on puisse la voir ;) il débouche sur la grande plage, déserte malgré sa beauté ; il y a sans doute du monde le week end. Il n’y a plus que faire le tour de la pointe et on est de retour après 3 h de très belle promenade.

Dès notre retour, nous sommes partis jusqu’à Saint Louis : 2 miles sous génois avec un vent assez fort et avons mouillé prés de l’estacade. Nous sommes aussitôt descendus à terre pour

Pour manger au restaurant chez Henri, à droite de l’estacade, très bonne sauce caraïbe avec du marlin un peu trop cuit. Maintenant nous flemmardons en regardant (et entendant) l’école de kayak ; le moniteur est sûrement un voileux, en tout cas il crie très fort. (Quelques précisions : lui est sur la plage,les 20 gamins dans l’eau jusqu’à la taille avec gilet de sauvetage et pagaie ; après une bonne demi heure d’exercices, ils ont enfin eu le droit de monter dans un kayak, mais attention un par un , le mono continuant à hurler)

 

Vendredi

La nuit a été humide avec pas mal de petites averses, nécessitant de nombreuses ouvertures et fermetures du panneau.  Le matin il pleut toujours, nous avions prévu une balade en voiture ! Il faut attendre 9H, pour que la pluie cesse : nous en profitions pour descendre et aller chercher la voiture ; la météo a prévu une matinée pluvieuse mais une après-midi ensoleillée.

Nous partons sous une petite bruine, jusqu’à Grand bourg, la grande ville de l’île : il y a un port surtout pour les pécheurs et aussi pour 4 voiliers sur coffre qui occupent tout l’espace ; un bateau de passage pourrait difficilement trouver une place. La ville a deux places, l’une avec l’église et le marché, l’autre avec les monuments officiels dont la mairie en style 1930. Il y a une librairie avec beaucoup de périodiques de foot et de courses et des bouquins sur la vie à deux ou la vie spirituelle. J’achète le canard enchaîné. Nous repartons vers Capesterre, petite bourgade sans charme mais avec des sens interdits tels que nous en faisons 3 fois le tour avant de prendre la route du bord de mer ; celle-ci devient bientôt une piste  longeant le pied de falaises coralliennes. Nous décidons de faire demi tour et prenons la grande route vers le nord jusqu’à Vieux fort. La route traverse un grand plateau à distance respectable de la très belle cote de falaises, visible uniquement à pied. Après Vieux fort nous reprenons la route qui longe la rivière (D 205) : le paysage est assez beau avec des champs de canne au fond de la vallée .Nous apercevons une paire de bœuf attelées à une charrette, symbole de Marie Galante ; nous nous arrêtons pour une photo quand un paysan arrive en nous invectivant, nous menace avec un bâton et entreprend de barrer la route avec du bois (il n’était que 10h du matin mais le rhum avait déjà du  faire effet). Après une retraite prudente, nous réussissons à passer, la route en fonds de vallée est belle,  une petite route qui va vers Dorot pour aboutir à la barre de l’île : c’est très beau même si la route est un peu défoncée.  Nous finissons par revenir à Saint Louis pour aller manger au restaurant le Skipper, ou nous mangeons très bien. Dans l’après midi nous allons le long de la rivière (sentier des sources) visiter l’habitation Murat, ruines d’un ancien beau domaine, avec sa sucrerie et explorer quelques impasses à peine carrossables sur le plateau. C’est un beau paysage de campagne, avec des creux profonds, des pentes raides boisées et des champs de canne sur le plateau. ( routes vers Bielle, Durocher ). Mais le mieux serait de les explorer en VTT, il y a pas mal de petites côtes, mais ce ne doit pas être trop dur.

De retour au bateau, une mauvaise surprise : en regardant le haubanage, je constate que le bas hauban tribord a commencé à se détoronner : 3 fils sont cassés. Ouf le mat n’est pas tombé ; zut nous sommes condamnés à retourner au moteur jusqu’à Pointe à Pitre ou nous pourrons peut être refaire faire le  bas hauban.

 

Samedi

Aux aurores (7H), nous partons au moteur pour POP, 15 miles au moteur avec un bon vent de travers et des vagues qui nous roulent en tous sens (vraiment, le bateau au moteur, c’est pas mon truc) Arrivés au port nous fonçons chez Caraïbe Gréement, heureusement ouvert bien que ce soit le week end du 1°mai ; pas de problème je n’ai qu’à démonter le hauban et l’amener il en fera un nouveau. Hélas après avoir démonté le ridoir, je monte dans le mat et ne trouve aucun moyen pour retirer le hauban, sauf à le faire remonter dans le mat et le sortir par le haut, ce qui me parait impraticable. Je retourne chez le ship, qui me dit qu’il viendra voir lundi matin

Nous allons louer une voiture (agence cap caraïbe à 28 euros la journée) et comme il est déjà deux heures, nous décidons de voir la cote ouest de Grande Terre, promenade qui n’a pas un grand interet. Toute la partie des Abymes est très construite avec des maisons de plus en plus grandes mais sans charme. Puis à compter de Morne à l’eau la route traverse de très grands  champs de cannes. Grand bourg, Saint louis, anse Bertrand ne sont que des bourgades avec des maisons laides et pas très bien entretenues. Au retour nous passons par Vieux bourg, petite bourgade elle aussi au bord de la mangrove (chenal d’accès depuis la mer ??), qui a un certain charme. La route vers la plage de Babin est sympathique serpentant au milieu de collines.

 

Dimanche

Pas de chance , le matin, il pleut de nouveau .Nous partons cependant pour Mallendure car nous devons aller récupérer le matériel de plongée oubliée sur le bateau par Anne Marie à notre dernière plongée chez  PPK et nous avons prévu  d’ aller déjeuner avec Anne et Dom. Nous passons par Sainte Rose et Deshaies ; la route est longue mais sympa, avec des vues magnifiques sur la mer. Nous allons visiter la maison du bois à Pointe Noire, un peu décevante car il y a peu de mobiliers exposés et très peu d’artisanat   ; Le petit arboretum nous intéresse car nous essayons toujours d’apprendre à reconnaître les arbres.

 Nous récupérons le détendeur et la combi d’AM et allons chercher Anne, Dom et les enfants. Le temps s’est remis au beau Nous allons déjeuner au restaurant des tortues, prés de l’anse à la barque. Le cadre est joli et c’est bien cuisiné ; nous goûtons au balaou (Poisson très courant avec un long rostre qui vit prés de la surface  , ça a un petit goût de maquereau), et à de gros bulots (la coquille des Bernard l’Hermite) ; très bon.

Nous rentrons en passant par la cote sud de Basse Terre en repérant au passage la route pour aller voir la 3 éme chute du Carbet.

Les routes de Basse Terre sont jolies, mais elles ne sont pas rapides : un demi tour de Basse Terre prend un peu plus de deux heures.

 

Lundi 30

Caribe gréement ne peut se déplacer, mais il m’explique comment démonter le hauban ; j’y arrive et à 2h je récupère le nouveau hauban que je remonte aussitôt. (Ouf, je nous voyais mal rentrer au moteur à ST Martin ,150 miles avec le bruit et la houle)

 

Nous essayons de savoir avec l’aide de la marina si le pont de la rivière salée ouvre le premier mai, mais ce lundi après midi il n’y déjà plus personne dans les bureaux et la dame de la marina pense qu’il est probable que les pont n’ouvrent pas. Après un moment d’hésitation nous décidons de partir sur le champ en faisant le tour par le sud , soit prés de 50 miles supplémentaires mais nous sommes heureux de refaire de la voile. Après deux heures agréables, à la tombée de la nuit, nous subissons un gros grain de pluie sans vent et une fois le grain passé, le vent ne se relève pas. Nous tournons donc la pointe sud au moteur, c’est bien la première fois que ça nous arrive, d’habitude c’est un coin venté.

Nous irons au moteur jusqu’à la hauteur de Deshaies, ou nous pouvons renvoyer les voiles dans un vent léger d’est : 12 nœuds en moyenne. Nous arrivons au sud de Montserrat vers 7H, dans un grain de pluie dense qui là encore tue le vent. C’est donc au moteur que nous longeons la cote au vent de Montserrat. Le spectacle du volcan est très impressionnant, plus que du coté sous le vent, il fume encore beaucoup de ce coté : on voit bien les bouches des cheminées.  Le vent monte d’un coup à 20 nœuds et nous allons grand largue, vers Redonda puis la cote sud de Nevis que nous longeons en slalomant entre les casiers. Nous mettons vers le cap vers White house bay à l’extrémité sud est de St Kitts, un mouillage que nous aimons beaucoup. Nous mouillons vers 16 h pour nous baigner et manger tranquille avant de repartir vers 20h  pour St Martin ou nous prévoyons d’arriver vers 6h.

Tout se déroule selon les prévisions ; seul regret nous ne voyons pas les singes qui habites ce coin de St Kitts. Nous avons aussi la distraction d’un bateau de location qui mouille trois fois et revient finalement mouiller à moins de 10 m de nous, dans cet immense mouillage. Encore un manque de savoir vivre (ce sont des américains) .Nous partons à 20h précises pour avec un bon vent d’est de force 5 qui ne nous pas laisser tomber jusqu’à l’arrivée sauf une petite heure sous le volcan de St Kitts   .La nuit est tranquille : pas de grain et la lune au rendez vous

 

 

 Mercredi 2

A 6H nous tournons la pointe est de St Martin et après un petit louvoyage nous mouillons devant chez les Pélissier à 7H. (En espérant après un bon petit déjeuner faire une sieste réparatrice)

 

Cécile nous apprend qu’il y a des problèmes de date pour la sortie du bateau (c’était prévu le 7 mai), le chef du chantier devant aller en France pour une durée non définie. Nous tentons notre chance pour le faire sortir immédiatement ; nous entrons dans le lagon par le pont de 8h 15.

Nous voyons Antoine (le chef du chantier) et rendez vous est pris pour une sortie de l’eau à 14H.  Comme prévu, le bateau est mis à terre, lavé au karcher de ses algues et arapèdes et placé sur le terrain ou il va passer l’été

 

C’est la 1° fois que nous laissons le bateau à St Martin pour la saison cyclonique .Il  a été démâté et nous avons constaté que le mât avait bien besoin d’une révision complète ; un 2° hauban était en train de céder, les barres de flèches sont à changer, les feux à remplacer...Finalement notre choix de St Martin pour l’hivernage tombe bien ; nous pouvons trouver ici de bons techniciens et tout le matériel nécessaire .Le bateau sera ensuite sanglé et les sangles pitonnées dans le sol ; en principe rien à craindre des cyclones .

 

Il ne nous reste plus qu’à nettoyer le bateau de fond en comble et tout ranger, travail habituel après chaque période de navigation 

 

Cette année, nous avons la chance d’être hébergé chez Cécile pendant cette période de rangements, ce qui nous évite de crever de chaud à terre .De plus nous profitons un maximum de toute la petite famille

 

 

 

C’est la fin de notre saison 2006/2007.

 

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Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 14:50

saint martin

depuis bientot un mois nous sommes à Saint Martin, au mouillage de Marigot, au milieu d'une centaine d'autres bateaux.

Mais nous ne sommes pas souvent sur le bateau , beaucoup plus chez les enfants pour nous occuper un peu des petites filles . J ai quand meme réussi à faire de la planche .

Nous sommes aussi rentrer une 15 aine de jours en France pour voir Lucas, notre petit fils , faire ses premiers pas . Nous en avons profiter pour passer 6 jours à la montagne pour renouer avec le ski , et nous avons constater que nous n'avons rien perdu .

Nous avons fait réparer l'alternateur , ou plutot son branchement ; En effet l'excitation était branché sur la batterie moteur et non sur les batteries de service .La batterie moteur étant vite pleine , l'alternateur ne debitait que peu . Ayant changé le branchement il débite maintenant normalement.

Nous allons repartir pour une quinzaine d jours pour la Guadeloupe , avant de revenir laisser le bateau hiverner à Saint Martin , le stockage à terre semblant prévu pour les cyclones .

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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /2007 00:44

Lundi soir  19 février  2007

Marina de Boca Chica

 

Notre étape dominicaine se termine. Demain nous partons pour l’est direction Saint Martin, comme nous nous l’avons dit aux officiels pour le despacho, ce qui n’exclut pas quelques haltes pour le repos et la sécurité de l’équipage.

Nous sommes  arrivés, il y a 2jours, à la marina ou le personnel nous a aidé à prendre une place au ponton. Nous avons retrouvé Julio, le cuisinier barman de la marina. Celle-ci a bien changé ; elle a été rénovée et embellie, mais revers de la médaille, elle est devenue une des plus chers des Antilles : tout inclus prés de 1,5 USD le pied, pour une place à quai (soit presque 50 DOL la nuit.)

Nous ne sommes restés qu’une nuit à quai, le temps de faire le plain d’électricité et d’eau avant de prendre une bouée, ce qui est beaucoup plus abordable.

Nota ; selon les officiels du port il est interdit de mouiller sur ancre.

Le trio d’officiels est arrivé, les amarres à peine en place, mais les formalités ont été vite expédiées et pour pas trop cher : 50 US à payer à l’immigration dont deux visas de tourisme et quelque chose pour les faux frais  et a notre guise 10 USD pour payer la motoconcho des gens du port (le bureau est à 500 m). Au total ce n’est pas cher ; ailleurs selon les expériences cela va de 8O USD pour les faux papiers d’un vrai officiel (La Romana) à 90 USD a Santo Domingo (pour de vrais papiers)   . Le document de la bienvenue de la marina dit que donner un petit pourboire aux officiels est un geste d’amitié, car ils sont très mal payés.

Heureusement le restaurant de Julio est  resté abordable et très bon ;

Tout ceci, plus une séance        Internet (nous avons le wifi qui fonctionne bizarrement mais a peu près) nous a pris toute l’après midi.

Dimanche nous avons été faire les courses à la ville, en suivant le malecon, mauvaise route en bord de plage avec des installations balnéaires (voir photos). Comme nous étions dimanche, il y avait beaucoup de monde et beaucoup de musique très fort (le plus fort possible en fonction des baffles). Toute la partie plage locale est sympa, la partie plage à touriste l’est moins ; surtout la partie drague des vieux blancs (qui de plus se donnent des airs d’aventuriers, c’est vrai que les risques doivent être grands) .Nous avons fait le complément de vivres au supermarché, et le nécessaire en pesos a la caisse automatique.

Lundi matin, plein de fuel à la pompe du club nautico, situé juste à côté mais d’accès un peu difficile à faire avant que le vent ne se lève. Puis vidange de l’huile, le moteur fuit un peu semble t il par le joint en bas. Il ne fuit pas beaucoup, mais c’est sale. J’ai constaté que le second alternateur avait cassé ses fixations (un boulon), il est donc hors d’usage.   Nous avons refait un tour en ville, pour dépenser les pesos qui restaient. Nous avons acheté du poisson frit à une échoppe locale, c’est très bon et pas cher.

 

Samedi après midi

Mouillage de Luis Pena, ilot de Culebra

Notre retour de déroule parfaitement bien, avec peu de vent ; mais quand il y a en a trop nous attendons. Nous ne plaignons pas de ce peu de vent ; avec 7 nœuds nous mettons les voiles et avançons.

La première étape nous a mené à Saona, île à l’est d’Hispaniola ;bonne partie de voile avec un bon vent de nord est montant jusqu’ 25 nœuds  , avec deux ris et le génois très roulé , nous allions encore à plus de 6 nœuds , dans une mer remuante . Nous sommes arrivés au mouillage dans la soirée après avoir vu beaucoup de bateaux : toute une flotte venant du sud et allant à Bayahibe ( peut être un rallye), et aussi des catamarans probablement de location mais nous étions seuls au mouillage de la pointe Patillas, confortable malgré le vent. Le décor est splendide.

La deuxième étape était la traversée du canal de Mona : 100 miles en ligne droite jusqu'à la pointe ouest de Puerto Rico : le cabo rojo. Nous sommes partis vers 8H du matin, en longeant l’île de Saona, passant à l’intérieur des récifs bien visibles de la cote sud. Jusque la le vent était nord est ; puis après la pointe il a basculé est ; de plus la mer pour passer la pointe est devenue très confuse , avec un courant portant au sud .Notre trajectoire s’est donc infléchie vers le sud . Le vent était modéré : de 10 à 15 nœuds. Nous avons continué vers le sud est jusque vers 2H du matin, ou nous nous avons virer vers le nord. Notre progression vers l’est avec une mer formée et courte a été longue : de 9h du soir à 6 h du matin nous avons fait 18 miles vers l’est ! Au petit matin le vent est tombé alors que le cabo rojo était à 10 miles dans l’est. Nous avons mis le moteur, pour aller jusqu’au cap. Puis le vent est revenu sud est et nous avons poursuivi à la voile jusqu’aux cayes de Puerto Jacinto, ou nous avons passé la nuit. C’est un bon abri, dans un lagon bordé de mangroves.

Nous sommes repartis au petit matin ; petit vent mais suffisant pour avancer sous voiles ; un grand bord vers le sud Est puis un bord vers le nord est et nous sommes arrivés à l’entrée de la baie de Jobos, remarquable par une énorme usine sur la côte. L’entrée est étroite mais les coraux sont bien visibles et il y a une perche sur les coraux du nord : pas de problème donc, avec un vent moyen ; s’il y a plus de vent, les fonds  remontant a 3,5 m juste avant la passe, il peut donc y avoir une grosse houle A part cette usine le mouillage n’est pas mal : cayes de mangrove vers le sud, montagne pelée en arrière plan. Pour passer une journée entière on peut mouiller un peu plus à l’est pour cacher l’usine mais nous sommes repartis bien vite vers minuit, pour profiter de la baisse de vent nocturne et avancer vers l’est au moteur. La sortie dans le noir s’est fait en suivant au GPS la trace de l’entrée : facile, puis nous avons longé la côte d’assez loin, en regardant toutes les lumières, spectacle auquel nous n’étions plus habitués. Au lever du soleil nous étions à l’entrée du canal de Vieques , et le vent s’est levé : 8 nœuds sur une mer plate , un peu sud est nous permettant d’aller sur un bord vers Culebra .

Nous sommes donc arrivés à l’île de luis pena, petite île à l’ouest de Culebra, avec un mouillage relativement abrité au sud ouest. Il y a  5  bouées , a part deux barques locales amenant des snorkeleurs .La plongée est en effet très belle, avec beaucoup de poissons peu farouches ; il y a 3 ans nous y avions vu deux requins dormeurs et une tortue, cette année seulement un énorme barracuda     .

Bref ? Nous nous attendions à un retour difficile vers l’est mais le vent  a été clément, la navigation de nuit nous permettant d’éviter les surventes de la journée et de profiter de très beaux ciels étoilés

 

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Lundi après midi

Mouillage de Marigot à Saint Martin

 

 Voila nous avons fini notre deuxième tour des caraïbes et Luliberine a retrouve son mouillage habituel de Saint Martin, à Marigot.

Nous sommes repartis de Culebra vers 3H de l’après midi , après une longue pause de presque 4h ; le vent était faible mais suffisant et de plus de sud est donc nous permettant d’aller vers l’est sans louvoyage. Nous sommes passés entre Culebra et Culebrita vers 17 h , l’heure du retour de très nombreux gros bateaux a moteur, fonçant trouver une place au mouillage. Le si joli mouillage de la cote sud de Culebra ou nous étions seuls il y a 3 ans était maintenant plein de bateaux. Beaucoup de bateaux sortaient aussi du beau mouillage de Culebrita, si tranquille il y a 3 ans (il faut dire que c’était le week end et que tous les mouillages connus sont alors  envahis par les bateaux venus de Porto Rico, pied sur l’accélérateur et musique à fond …). Au cocher du soleil nous étions a mi chemin de St Thomas. Le vent est presque complètement tombé, mais nous avons poursuivi à la voile tranquillement pour arriver de jour. Toute la nuit nous avons tiré des bords au nord des îles vierges. Au matin nous sommes entrés dans le sound en passant au nord de Tortola. Et nous avons commencé à voir beaucoup de voiliers, les premiers sous voile depuis longtemps !!      Là aussi, il y a beaucoup de bateaux dans les mouillages.

Nous voulions aller nous mouiller dans le nord de Virgin Gorda pour nous reposer un peu et faire du snorkel avant de prendre la direction de St Martin mais quand nous avons mis en route le moteur l’alarme huile s’est mise en route vérification faite, il n’y avait plus une goutte d huile sur la jauge, et pourtant pas beaucoup d’huile dans le bac de récupération ; mais ou l’huile était elle passée ? J'ai remis un reste de bidon et le moteur a redémarre normalement. Par prudence et pour réserver le peu d huile a une arrivée difficile à Saint Martin, nous avons donc abandonné l’idée du  mouillage et nous sommes partis directement vers Saint Martin. Heureusement nous avons bénéficié d’un temps acceptable : 13 à 20 nœuds( 2 ris et le génois partiellement roulé) et une mer peu agréable, mais qui permettait le prés sans faire taper le bateau à condition de ne pas chercher à faire du prés serré. Donc tout s’est bien passé et nous sommes arrivés à St martin à 11H soit 24 h pour faire les 80 miles avec du vent pile dans l’axe et un peu de courant contraire ; pas mal donc !

Nous avons mouillé sous voile, exercice que n’avions plus pratiqué depuis longtemps ; mais nous n’avons pas cherche à mouiller au milieu des autres bateaux, très très nombreux.

Nous sommes immédiatement allés à terre chercher de l’huile et téléphoner à Cécile qui est arrivée aussitôt accompagnée de Megan, ravie de retrouver le bateau qu’elle n’avait pas vu depuis 2 ans. Nous avons refait le plein d’huile  du moteur et sommes partis nous mouiller prés du débarcadère, pour rendre plus facile les va et vient de toute la famille. 

 

PHOTOS

 

01 en route le long de la cote haitienne

 

O2à 04 scénes de plage à Boca Chica

 

 05 Mouillage de Luis Pena ilot pres de Culebra

 

06 /07 retour vers St Martin avec  du vent au pres et 3 nuits en mer

 

08 Megan barre

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Samedi 17 février 2007 6 17 /02 /2007 22:30

Samedi 9 février

Marina de Port Morgan île a vache

 

 Nous sommes ici depuis «  jours et nous avons retrouvé les anciennes habitudes. 

Les canots des enfants et des ados  viennent nous voir pour nous proposer des mangues, des citrons, de prendre les poubelles (qui finiraient dans le premier champ venu si nous leur donnions) ou tout simplement nous demander des cadeaux. Au début c’est amusant, à la longue c’est un peu lassant même si  ils sont peu insistants. Heureusement nous avons aussi la visite des amis : Vilna  et son mari Doudou, Mackenzi, Cama et Pierre, Wiltor et aujourd’hui Samuel. Tous nous ont accueilli avec de grandes embrassades. Nous avons aussi fait connaissance de nos voisins du bateau Taïga : Magali et Jean-Luc qui se baladent avec leur deux filles (8et6 ans) avec un programme un peu semblable au nôtre.

Il leur est arrivé ici une mésaventure qui montre une certaine dégradation du climat envers les étrangers. Ils se promenaient avec leurs filles, accompagnés de Vilna et son mari quand ils se sont rafraîchis à un puit. Un peu d’eau que Jean-Luc se mettait sur la figure est tombée dans le puit. Aussitôt les voisins ont crié que le puit était sali et sont devenus menaçants. Nos amis sont rentrés vite fait au bateau. Pendant ce temps, les gendarmes alertés, sont venus emmener Vilna, puis Doudou en prison. Le lendemain Jean-Luc prévenu est parti voir le juge, au chef lieu de l’île a vache madame Bernard, Le juge a dit que c’était regrettable, mais qu’il lui fallait suivre la vox populi et qu’il fallait nettoyer le puit en le vidant, ou payer 3000 USD ; c’était le but recherché. Le curé du village Madame Bernard, alerté a alors prêté sa motopompe et a fait vider le puit. Bilan 60 M3 d’eau gâchée pour rien, une eau précieuse ici.  Cet incident a été confirmé en moins grave avec Anne Marie. Nous passions devant la nouvelle école de Cacoq (le village de la marina) avec notre ami Mackenzi .Un enfant a pris sa main pour lui demander de l’argent, comme elle refusait il lui a donné une tape, puis une deuxième, et est parti en criant tout fier : «  j ai tapé le blanc ». Le maître qui avait vu la scène, n’a rien dit.

Quand nous nous promenons en saluant  les gens, beaucoup sont moins souriants qu’avant et certains répondent à peine.

Pourtant nous en avons rencontré d’    autres qui se réjouissaient du futur développement du tourisme ; en effet des immigrés viennent faire construire de grandes maisons procurant du travail à certains. De ce fait , nous avons constaté une certaine progression des maisons et des signes d’enrichissement : une maison avec des fenêtres a vitres , une moto ( les chemins me paraissent impraticables ) , un groupe électrogène chez notre ami Dominique qui est gérant de chantier .C’est probablement cet enrichissement de certains qui provoquent des rancœurs , car plus qu’ailleurs les Haïtiens sont avant tout jaloux des autres .La communauté n’existe pas , il n’y a pas de sens de l’interet commun et de l’entraide .

Néanmoins cela reste très plaisant et les promenades dans l’île sont agréables, dans un paysage splendide, qui reste pour moi un des plus beaux des Caraïbes. Il y a des collines assez verdoyantes, des ravins avec des grands manguiers, des prés avec de belles vaches, des champs de mais ou de yuccas, des anses découpées, des mangroves, des maisons blanchies avec des toits de chaume et des entourages de fenêtre peints en couleurs vives . Aucune route, que des sentiers larges d’un mètre, bordés de plantes grasses.

 

Dimanche, grande balade en passant par Soulette ,un petit village de pécheur pour y  donner une photo prise il y a 2 ans,  puis Trou milieu , autre village et retour, tout cela  en compagnie de Samuel.  Le soir nous avons dîné à l’hôtel, un très bon plat de crevettes fraîches (nous avions aussi mangé deux soirs avant un très bon poisson rose (vivaneau ?) au gros sel.

Lundi  visite de la ville des cayes , avec l’alibi d’acheter un peu de fruits et un peu d’épicerie , en fait nous voulions revoir cette grande ville , la deuxième d’ Haïti ,( mais bien loin derrière Port au Prince ) ; Nous y avons été en taxi pays , une grande barque à moteur pouvant normalement contenir 10 personnes et chargés ce lundi matin de plus de 20 personnes ; heureusement que la mer était plate . Le débarquement aux Cayes se fait sur les tas d’ordures, par l’intermédiaire de bateaux poussés par des perches, car les «  gros «  bateaux ne s’approchent pas de la rive ; il n’y a pas asse d’eau et pas de quai. Une fois poussée les cochons, agents nettoyeurs, on arrive à une grande rue, en gravier. Il y a une multitude de mobylettes qui font taxis (2 passagers par mobylettes), et des carrioles à bras pour transporter les marchandises, car ce n’est pas seulement un port de passagers, c’est aussi un port de fret pour toute la cote sud. (Assuré par de grosses barques à voile, à beau gréement houari). Nous avons été jusqu’au marché, passant plusieurs gués d’eaux nauséabondes à chaque intersection de rues. Le marché est  grouillant de vie, avec des marchands de tout : de fruits, légumes,  viande, de diverses épiceries vendues à la plus petite unité possible (j’exagère, nous n’avons pas vu d’allumettes vendues à la pièce). Nous avons acheté : 2KGS de tomates vertes pour 50 gourdes, 4 pamplemousses pour 25 gourdes une dizaine de bananes pour 10 gourdes (.1dollar= 35 gourdes) Ensuite Vilna a fait réparé sa chaîne de montre par un bijoutier, installé sur le bord de la rue. Il chauffait la chaîne avec un chalumeau dont le débit était assuré par un aide avec une pompe style vélo. Nous avons un peu exploré les rues du centre en attendant qu’ils finissent leurs courses: il y a des maisons coloniales a colonnades, pas très belles mais mieux entretenues qu’à Cuba autour du square de l ; église. Déception : les belles enseignes peintes (et souvent très drôles car écrites en créole) ont été replacées par des enseignes au néon, sans aucune poésie. Beaucoup de monde circulent dans les rues, à pieds en vélo, en motos ,en bus pays bariolés …le tout complété par un défilé pré carnaval, cela doit être chaud.

L’après midi nous avons fait le tour pour donner les photos prises depuis notre arrivée, et avons pris la météo : wind (20 Nœuds) demain au cap Beata, mais moins fort prés de la cote, vent faiblissant mercredi après midi  nous partons donc demain. 

Malgré la légère détérioration du climat, l’île à vache et port Morgan reste une de nos escales préférées. Et le restaurant de l‘hôtel une très bonne table, pour un prix très raisonnable.

 

 

Nos amis haïtiens

 

Vilna est depuis notre première visite notre laveuse de linge. Elle fait du beau travail pour si peu cher que Anne Marie lui donne plus que ce qu’elle demande. Elle nous a invite a déjeuner chez elle : deux petits poissons et du riz ;  ce qui est un peu gênant car nous déjeunons tous seuls. Mais c’est propose si gentiment, que nous ne pouvons refuser. Vilna et Doudou ont 3 filles, ils ne sont pas mariés car ils n’ont pas l’argent pour faire la fête de mariage. L’intérieur de la maison est très pauvrement meublé, mais il y a deux nouvelles chaises Doudou cultive un petit champ : bananes, un peu de mais, un cochon et des poules. Il n’a pas l’air trop fatigué par ses journées de travail. Ils nous ont accompagnés aux cayes, tous les deux, très gentiment, en espérant un cadeau qu’ils ont eu. Doudou n’avait sans doute aucun travail urgent à faire sur ses terres Ils ont fait réparé un bracelet en argent et acheté des bricoles. J’ai eu des questions quant à mes possessions de batteries ou de postes de radio en surplus.

 

Mackenzi

C’est un garçon de 15 ans que nous avons connu il y a 4 ans et  parlait déjà bien français. Il est orphelin de père, et à de nombreux frères et sœurs. Certains sont déjà mariés avec un métier, l’un est maçon. Un autre a une compagne et m’a demandé d’être le parrain ; il est cultivateur et pécheur. Il a une vache, ce qui n’est pas mal. Quand nous sommes arrivés Mackenzi ne pouvait plus aller à l’école, car il n’avait pas payé, 250 gourdes le semestre (6 USD). Il est en dernière année de primaire. Il a quand même une montre Casio ; mais après l’école lui et son frère n’avait pas déjeuné et avaient faim et ont mangé au bateau

Sa maison fait très pauvre.  Ils cultivent un peu de bananes, un peu de haricot, un peu de canne à sucre (qui se mange comme friandise en suçant la tige).

Nous l’aidons en lui payant son semestre et en lui donnant cahiers, stylos billes etc.

 

Wiltor

C’est un beau parleur, un peu déroutant car quand il s’adresse à nous il nous appelle on : on s’est bien promené veut dire : est ce que vous vous etes bien promené. Il nous approvisionne en légumes et fruits qu’il va chercher à la ville des cayes. Son tarif nous parait raisonnable (pas plus de deux fois le prix du marché déduction faite du prix du bateau pour aller aux cayes). Nous avons payé un peu l’école de sa fille Luna il y a deux ans ; alors il nous l’amene, c’est une grande fille très timide. Il semble très machiste car nous n’avons pu qu’apercevoir sa femme quand nous passions devant chez lui.   

En fait sa femme parle à peine le français. Elle nous a cuisiné des lambis et du riz, qui étaient bons. Wiltor nous a dit que c’était cadeau , mais que sa fille avait besoin d’un peu d’argent pour terminer l’année scolaire , après beaucoup de considérations sur les Haïtiens qui abusaient des blancs , il a fini par dire qu’il voulait 500 gourdes . (Qu’il a eu bien sur, nous sommes des amis très chers)

 

Cama et Daniel

Ce sont aussi deux jeunes qui n’allaient plus au collège car ils n’avaient pas payé. Ils sont en deuxième année de collège ; Cama à 21 ans. Il comprend très bien le français et le parle bien. Il semble très intelligent. Les deux copains sont venus laver la coque du bateau, puis nous avons rallongé leur paie pour assurer à chacun le deuxième semestre de scolarité : 10 USD chacun. Cama a eu l’initiative d’appeler Samuel notre « filleul «  qui fait sa scolarité aux cayes pour lui dire que nous étions là

 

Samuel

Nous le connaissons depuis 4 ans et lui payons ses frais de scolarité. Il est en 10 éme année d’études à 21 ans et va au lycée des Cayes. Il est donc en équivalent seconde.   Malgré cela, il continue à parler un français un peu hésitant, et n’a pas su me dire ce qu’il avait étudié en français ou en histoire la semaine dernière. Beaucoup de ses cours sont en français !! ; il étudie aussi l’informatique et son école dispose de 50 ordinateurs. Ils sont 70 élèves dans sa classe .Il veut être électricien, mais ne pourra faire une école technique qu’après l’équivalent du bac.

Ceci est un peu attristant, il paraissait plus intelligent que les autres et après 4 ans, il n’a pas beaucoup progressé en français.  

Il est orphelin de père.et lui aussi a de nombreux frères et soeurs

 

En Haïti, le système scolaire et entièrement payant et dès qu’un enfant ne paie pas, il est sur le champ renvoyé chez lui ; les fournitures ne sont pas données et l’uniforme, payant, est obligatoire .Vu leurs  très faibles ressources, l’absence de travail pour les parents, leur scolarité est plus que chaotique et s’éternise, même pour les enfants sérieux

 

 

Haïti

 

Tous les avis des français rencontrés convergent sur le cas dramatique d’Haïti, non pour sa pauvreté matérielle, certes très grande, mais pour son  manque totale de structures communautaires, et de l’incapacité des haïtiens à se soucier des autres et à coopérer, sans même parler de travailler, au moins à l’île à vache.

 

Quelques exemples de l’île a vache.

Le médecin espagnol qui a résidé longtemps ici, a fait construire un dispensaire avec des aides d’Espagne ; non seulement elle a acheté le terrain, les matériaux, mais elle a du aussi payer les ouvriers locaux qui ont gâché le ciment .Plus récemment des ONG ont foré des puits et ont dit qu’il fallait cimenter autour. Les locaux ont demandé à être payés le ciment étant fourni ; du coup l’ONG a rebouché les puits qui, sans cela, auraient été aussitôt pollués .Un canadien avait fait des jardins potagers et appris à des locaux à s’en occuper il s’est absenté 6 mois, à son retour il a constaté que rien n’avait été arrosé. Un autre avait fait un vivier à langoustes pour faire grossir celles qui étaient prise trop jeunes, le vivier a été détruit.

Didier et Françoise, les patrons de l’hôtel, ont fait une pépinière de cocotiers (eux même ont planté une cocoteraie mais ils ne font jamais de récolte, les noix leur étant dérobé au fur et à mesure); ils vendent les plants 12 gourdes les 12, avec en plus 12 gratuits. Certes il faut attendre 5 ans pour la 1° récolte, mais après c’est un revenu. Haïti est déficitaire en noix de coco et les importe de Rep Dom. Eh bien, ils n’en ont pas vendu un. « Il faut faire un trou, les arroser un peu, et on est pas sur que tout pousse ! »

Ies habitants ,ici, sont absolument incapables de s’associer pour mettre en commun un groupe électrogène ou un bateau à moteur pour la pêche. Et malgré l’exemple de l’hôtel, dont les sols ont bien résisté au cyclone grâce aux  cultures en terrasses, n’envisagent d’en faire. « Si les sols de l’hôtel ont tenu, c’est que c’était terre de blanc. »

Et pourtant, l’île a vache pourrait développer son agriculture, car s’il ne pleut pas beaucoup (1M d’eau annuel quand même), ce serait assez pour faire beaucoup mieux que ce qui se fait et assurer une meilleure alimentation sur place. Heureusement les jamaïcains occupent la moitié est de l’île et trafiquent, ça fait un peu de rentrée d’argent, surtout pour les responsables qui laissent faire. L’ONU a quand même un fait un tout petit tour dans les marigots. Leur arrivée vue longtemps à l’avance a permis de tout préparer pour leur visite.

Nous recommandons la lecture du livre de Christophe Wargny, Haïti n’existe pas, à tous ceux intéressé par les problèmes du tiers monde. Haïti, première république noire qui s’est libérée seule du colonisateur, a vraiment un avenir sombre. Pour moi son seul espoir est que les exilés fort nombreux veuillent bien  expliquer les vertus du travail et de la solidarité. Ce ne parait pas évident.

 

Mardi soir marina de Port Morgan

 

Nous sommes partis et nous sommes revenus après une balade de 20 miles ; le vent était trop fort : 22 nœuds de face, des vagues énormes  cela nous promettait une nuit (ou deux) trop difficile.

 

Jeudi soir

 

Mouillage de la baie Aguyjas, au sud du Cabo Falso (sud ouest du Cabo Beata)

La première moitié de notre traversée jusqu’à Bose Chica s’est bien passée , malgré un vent exactement dans le nez , heureusement pas très fort , et même très faible une partie de la nuit , ce qui nous a obligé à mettre le moteur .

La baie est bien protégée de l’est, dans un joli cadre, la baie plus au sud avec un cadre de falaises est peut être encore plus jolie. Il y a juste un petit campement de pêcheurs, mais on voit au loin la cimenterie ( ?).

  Note technique sur la navigation  inutile pour tous ceux qui n’ont pas la route à faire.

 Nous avons commencé par louvoyer toute la journée le long de la cote haïtienne , avec un vent de 10 à 12 nœuds ; cette partie de cote , surtout des Cayes à la baie des anglais est vraiment magnifique et donne envie de s’y arrêter , mais selon Didier ce n’est possible qu’avec des Haïtiens à bord , pour expliquer ce que nous ferions là .A 20 H le vent est tombé a moins de 6 nœuds , rendant inévitable le moteur avec le petit clapot  qui empêchait le bateau de prendre de la vitesse sous voile . De 3H à 5 h , le vent est revenu et nous amené un peu plus loin que Jacmel .Puis de nouveau moteur jusqu’à 11H ou le vent est revenu presque sud , et est ensuite monté jusqu’à 15 nœuds . Il semble que ce soit la règle dans cette partie du golfe que le vent tourne très sud , permettant un cap de 120 , nous l’avons constaté à chaque fois .Nous sommes arrivés à 15 H .

Nous n’avons pas constaté de courant, contrairement aux autres fois

.

Samedi matin 9H

            

            En mer devant Santo Domingo.

Le vent nul toute la nuit est remonté à 6 nœuds , ce qui propulse le bateau à plus de 3 nœuds . La mer est absolument plate . Nous sommes sûr d’arriver à Boca Chica dans l’après midi . Ceci nous permet de nous reposer d’une nuit de moteur.

 

Note technique de navigation .

Nous sommes partis au lever du soleil pour passer le cap Beata avant que le vent ne se lève. Cela a été parfaitement réussi et nous avons été au prés jusqu’au cap, sur une eau plate, avec des passages à moins de 4 m d’eau. Hélas pour la beauté du paysage, il y avait pas mal de nuages. Après le cap nous avons continué cap 120, mais nous étions contre le clapot avec du courant contraire ; Alors nous avons viré de bord, le vent a adonné doucement et vers 16 h, nous étions bâbord amures sur le bon cap, avec un vent pas très fort de 8/10 nœuds. Au coucher du soleil, le vent s’est couché aussi et nous avons du mettre le moteur, passant le cap Palenque, sans que le vent ne se relève ; la fois d’avant avec ce type de temps et les mêmes prévisions météo (15 nœuds d’est) nous avions eu 30 nœuds !

Notre route semble la bonne : tirer un peu à l’est après le cap Beata d’une dizaine de miles puis virer. Le courant vers la cote porte à l’est.

 

   La navigation apporte bien des surprises .Nous nous attendions à une rude navigation vers l’est, avec louvoyages face au vent (les cirés étaient prêts) mais à part la 1° journée ou  nous avons fait pas mal de virements de bord pour admirer la côte, le vent nous a abandonné, nous obligeant au moteur .Hélas, hélas, c’est triste pour des voileux, ce ronron obsédant pour nos oreilles avec, pour consolation, la contemplation d’un magnifique ciel étoilé. A la vitesse ou nous passons, nous avons le temps aussi de regarder Santo Domingo, dont nous ne connaissons que la vieille ville coloniale .C’est une très grande cité, allongée sur des kilomètres de côte, hérissée d’énormes buildings ; bref, s’abstenir de la découvrir par la mer, d’autant plus que les stations d’épuration doivent oublier de fonctionner vu la quantité de débris divers et variés que nous voyons flotter autour du bateau

 

   

 

PHOTOS

 

01 et 02 deux anses prés de la marina, l’anse de Cacoq est celle du village prés de la marina ; l’autre est à la ponte ouest qui ferme cette anse.

 

03 et 04 deux maisons dans le style traditionnel de l’île ; évidement les deux photos sont choisies parmi les plus belles , mais elles sont toutes blanchies à la chaux avec des peintures vives . Les volets et les portes sont peints de couleurs vives. Les plus pauvres (il y en a peu) ont des portes en palmes .Il y a très peu de maisons en palmes.

 

05 et 06 Contrairement à l’idée générale sur Haïti, il y a encore beaucoup d’arbres sur l’île, surtout des manguiers et des cocotiers, mais il y a aussi des bananiers et des citronniers, et d’autres espèces qui poussent dans les ravins entre les mornes.  La terre dans les creux ne semble pas pauvre, malgré le calcaire visible des mornes. Les vaches semblent bien nourries, il y a aussi des chevaux, des moutons et des chèvres ,et bien sur des cochons et des poules.

 

07 barques de pêcheurs. Il y a des canots taillés dans un tronc d’arbres (bwa fouyé, prononcer pour comprendre)  mais il y a aussi des barques de construction traditionnelles, avec des gréements à livarde. Ces barques ont un équipage de 3 ou 4 personnes, et vont assez loin poser des filets ou des nasses. Ils arrivent à faire un peu mieux que le travers, et s’aident de rames pour remonter au vent. Au travers, un équipier fait du rappel en s’aidant d’une perche.

 

10 et 11 le marché des cayes est très animé, avec des vendeurs et des acheteurs ; il y a quelques étals, mais beaucoup de fruits sont exposés sur le sol.

 

12 et 13 c’est sur une barque de ce type que nous avons été aux cayes : environ une heure de traversée, nous étions très nombreux, et je pense que beaucoup ne savaient pas nager. Pour descendre à terre, il a fallu faire comme sur la photo et débarquer sur le quai de photo 13, en poussant les cochons !

L’hôtel utilise un quai em beton
Par le mousse - Publié dans : luliberine
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