Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /2009 12:13
 

Bulletin n 5

 

Samedi soir mouillage de Cienaga Chimana grande

 

Enfin nous sommes de nouveau au mouillage après 2 jours de marina. à Puerto la Cruz

La vie au Venezuela n'est pas faite pour les voileux , surtout étrangers. Tout est compliqué , surtout quand comme nous ne connaissons pas les lieux ; le peu que nous connaissons date d' il y a longtemps; et il y a eu des changements.

L'obtention de bolivars tout d'abord . La monnaie a été divisé par 1000 , ce qui n'est pas un problème ; mais surtout il y a un contrôle des changes Pas question d'utiliser une carte de crédit pour retirer de l'argent .De toute façon l'usage de la carte de crédit serait très coûteux , car le change serait fait au cours officiel de 2,5 bolivars (bolos) pour 1 euro. Au marché « gris » ( chez l'agent chargé des formalités ), le taux est de 6,7 bolos pour un euro, soit pour nous 1 bolo égal un franc. Sur internet le taux est de 8 .La vie est moins chère au taux gris , mais elle serait beaucoup plus chère au taux officiel.

Quelques exemple de prix : le kg de fruits et de légumes tourne autour de 8/10 euros le kg , les pommes de terre sont plus chères que les tomates!

Le plat de poisson , de qualité médiocre dans un petit restaurant local à coté de la marina ( avec 2 bières ) 45 bolos par personne. Une course de taxi de la marina au super marché 20 ou 25 bolos ' il doit y avoir 4 kms sans embouteillage. La marina coûte 70 bolos par jour. Pour indication les formalités 55 dollars us , comprenant le permis pour aller aux Roques .

Autre NB au magasin les achats d'huile d'olive et de riz étaient limités .

 

C'est ce permis qui nous a causé des inquiétudes ; en effet nous avions demandé à l'agent ( Kaigla ) de faire les formalités d'entrée, ce qui aurait du être fait, en une journée , donné le jeudi , récupéré le vendredi ; mais en demandant vendredi des informations sur les possibilités de faire une sortie du Venez après les Roques ,ils nous ont dit qu'il fallait un permis spécial pour y aller , permis délivrer par le capitaine du port en personne, le bureau étant fermé le WE ; cela repoussait le départ. Heureusement la patronne ( une franco vénézuelienne ) s'en est chargée et nous a promis les papiers pour samedi matin. Samedi matin , nous avons été la voir à 11 h , elle nous dit revenez à midi , à midi elle nous dit : « je vous les apporterai quand je les aurai, mais c'est sur, vous les aurez «  . Finalement elle est venue à 14 h .

Nous étions un peu stressés à l'idée d'être bloqués encore deux jours à Puerto la Cruz; En effet le peu que nous en avons vu avec nos courses en taxi , mais aussi nos souvenirs d'il y a 4 ans , ne donne pas l'envi e de se promener dans la ville qui est pour ce que nous avons vu moche: de grandes artères sales et mal entretenues , des maisons qui semblent être soit en cours de constructions , soit en cours de démolition, des grands buildings implantés au milieu de presque bidonvilles; mais nous n'avons pas été sur le paseo Colon qui serait la belle avenue de PLC;

En ce qui concerne la sécurité, les avis sont très partagés ; quand j 'ai demandé chez l'agent ou il fallait aller pour faire ses courses , il m'a formellement déconseillé le marché central, alors que pour deux français qui cherchaient un billet d'avion, il n'y avait aucun problème. ( NB un billet A et R pour paris coûte environ 45O euros.)

Selon la patronne de l'agence,ancienne voileuse , tout le littoral n'est pas sûr pour les voiliers , seules les iles du large sont sures , avec en plus Mochima , parc régional, ou la garde assure des rondes.

Pour la sortie du Venezuela, les officiels de Puerto Cabello feraient payer plus de 200 dollars , il faut donc aller a La Guaira , ou les formalités sont du même ordre qu'ici . Or le guide dit qu'il n'y pas de place pour les voiliers dans ce grand port commercial et de pêche . Alors nous ne ferons pas de sortie.

Enfin dernier avatar pour nous l'approvisionnement en fuel; il n'est plus possible de faire le plein à la station service sans avoir au préalable été à la capitainerie , puis aux finances payer par avance la quantité demandée: en effet le prix n'est pas le même pour les locaux ou pour les étrangers. Cette différence avait permis à l'ancien pompiste d'arrondir ses fins de mois , du coup il faut payer directement aux finances, compliqué pour nous car l'administration n'est pas réputée pour sa ponctualité , ni sa rapidité. Heureusement nous avions assez de carburant jusqu'à la fin du voyage, n'ayant naviguer qu'à la voile(sauf les manoeuvres)

J'allais oublier , mais c'est circonstanciel(,) l'eau était coupée , et ne coulait qu'une heure de temps à autre ; Nous avons pu remplir les coffres , mais pas de douches , et les WC étaient un peu sales .Moi qui comptait sur la laverie locale pour faire une grande lessive, j'ai du me contenter de faire une lessive sommaire, le minimum vitale.

 

Nous sommes donc partis heureux pour aller mouiller aux îles d'en face , ou la sécurité de jour n'est pas un problème , mais ou il est fortement déconseillé de passer la nuit .

Nous avons fait la courte traversée( 5 milles ) au moteur avec un vent très fort 24 noeuds ( l'anémomètre semble remarcher) et avons mouillé avec confiance dans la baie de Cienaga , magnifique , au milieu d'une demi douzaine de vedettes locales. Le vent y souffle fort. Épuisés par l'attente des papiers nous restons à buller, sans essayer de faire un tour en annexe.

En principe , pour arriver le matin à Tortuga nous devrions partir vers minuit ou au plus tot après 21h car il est indispensable d'arriver de jour à Tortuga, .Nous surveillons nos voisins; si les autres bateaux restent pour la nuit nous partirons le plus tard possible S' ils partent , nous verrons ce que nous ferons, vu toutes les mises en garde qui nous ont été faites

 

Dimanche soir mouillage de la playa Caldera, ile Tortuga

 

Hier soir tous nos voisins sont repartis un peu avant la tombée de la nuit, sauf peut être deux assez loin, mais leurs lumières ont bientôt disparu. Nous avons dîné et puis comme nous attendions sans trop savoir que faire , nous sommes partis un peu tôt ; pour une arrivée avec le soleil sur Tortuga ; il ne faudrait pas aller trop vite .Manque de chance , le vent ne tombait pas et se maintenait à 25 noeuds . Nous avions préparé les 3 ris pour ce cas . Mais après une sortie au moteur dans la nuit noire , avec le seul éclairage des lointaines lumières de Puerto se reflétant sur les îles rocheuses , dans une mer très houleuse; quand nous avons envoyé les voiles ( 3 ris et génois réduit comme un tourmentin ) nous avancions encore à plus de 5 noeuds sur l'eau et plus de 6 sur le fond au GPS. Avec notre voilure réduite les mouvements du bateau étaient assez éprouvants et nous avons du avoir recours à Mercalm pour digérer le boudin purée du soir. Heureusement vers 3 h du matin le vent s'est calmé pendant 3 heures nous permettant d'arriver en vue de Tortuga au lever du jour. A noter que le phare sud est fonctionnait. Tortuga est une ile extrêmement plate dont le sommet nord est doit bien être à 5 m de haut , en comptant le sommet du plus gros buisson perché sur une dune Elle serait donc très difficile à voir de nuit

Après avoir tourné la pointe Caldera , nous sommes entrés dans la baie , magnifique demi cercle de sable blanc 5 bateaux y étaient au mouillage , dansant lentement sur les flots , malgré la bonne orientation de la baie , un résidu de houle longue arrive à y entrer

Sur la longue pointe de sable , des baraques de pêcheurs , 5 sur la pointe au nord vers la baie et une dizaine coté est devant un lagon ou peuvent entrer des bateaux de pêche moyens et de grosses vedettes . Comme nous étions en WE , il y en avait 5 . Il y avait aussi 6 ou 7 petits avions monomoteurs qui peuvent atterrir sur une courte piste de sable dur.

Le soleil caché par la brume a fini par dissiper celle ci et nous avons été faire une balade sur la plage, pour aller voir le lagon. Les baraques de planche des pêcheurs, quoique rudimentaires , font bonne impression. La plage est nettoyée . Il y a même un petit restaurant joliment décoré , mais sans personne. Les couleurs du lagon sont très belles .

Dans l'après midi nous referons une balade un peu vers l'intérieur de l'île , mais il n'y strictement rien à voir , c'est plat , plat avec de rares buissons , et des herbes desséchées, jusqu'à l'horizon. Nous n'irons pas bien loin et referons un tour de plage voir les vedettes et les avions repartir.

Demain nous irons essayer le snorkel sur le récif de los Palanquinos qui est réputé très pour la pêche y compris des langoustes

 

Lundi 23 mars mouillage de Cayo Herradura

Vers 9 h , nous sommes partis avec un vent force 3 sous génois seul vers le récif , distant de 6 miles . Nous avons longé la côte , qui est toujours la même: toute droite , très basse . Le récif, en arc de cercle, protège bien de la houle et derrière celui ci le mouillage est agréable .Le soleil est haut et les couleurs de l'eau magnifiques: toutes les nuances de bleu Nous nous dépêchons de nous équiper et plongeons ,armés de l'appareil photo sous-marin et du crochet à langouste bricolé par Jacques ,au cas ou.... Mais l'eau est très trouble , la visibilité ne dépasse pas 2 m . Le sable est si fin , qu'il est en suspension dans l'eau . Il y a un courant assez fort , nous restons donc derrière la barrière de corail pour ne pas voir grand chose , il y a de jolis blocs de coraux morts recouverts de corail de feu bien vivant . De temps à autre on aperçoit de gros perroquets , nous croiserons aussi quelques barracudas. Finalement nous rentrons un peu déçus , La visibilité est sûrement meilleure à l'extérieur , mais il y a beaucoup de houle et sans doute, du courant. Curieusement il n'y a aucun oiseau

Après déjeuner nous repartons donc pour le mouillage de Cayo Herradura , distant de 2 miles en espérant y trouver une meilleure visibilité et pouvoir plonger dans de meilleures conditions. Cayo Herradura est un récif en arc de cercle recouvert de sable, qui protège une grande baie ou nous trouvons une mer très plate . Mais la pointe que nous croyions rocheuse et entourée de petits blocs de coraux ,est en fait, une plage de sable , donc pas de snorkel.

Il y a 5 voiliers ,2 vedettes au mouillage et 5 bateaux de pêche . Sur la plage , 5 à 6 campements sont installés ,:baraques de planches formant un abri du soleil et du vent;sous ce toit , quelques tables , des chaises et des petites tentes dans lesquelles dorment les pêcheurs

Nous allons nous balader ; Sur la plage au vent, nous trouvons un gisement

de coquillages : conques , porcelaines ,cônes, que nous ramassons ,en

en pensant à Megan qui aurait été ravie . Puis en marchant sur les salicorne ,

nous faisons le tour d'un petit étang Nous allons jusqu'à la pointe est de l'île pour regarder de prés ( et photographier) des pélicans et une colonie de mouettes atraciles et de sternes

Demain soir nous partirons pour les Roques .

La nuit a été très calme ,pas de vague, peu de vent et le ciel très noir,même le phare est éteint! Nous avons pu admiré les étoiles ...Pour une fois ,ce matin, nous avons fait la grasse matinée:(7h )et nous flemmardons attendant que le soleil soit un peu moins voilé pour patauger ou repartir à la chasse aux coquillages ..ou aux oiseaux

Après une heure passée à jouer à l'apprenti coiffeur, Jacques en ayant bien besoin (et personne n'étant là pour analyser mon oeuvre),je reprends le clavier

Le ramassage de coquillages a été fructueux ; nous avons trouvé plein d'espèces différentes mais manquons de documents pour leur donner un nom Aujourd'hui le mouillage s'est peuplé ;il y a 12 voiliers maintenant ,sans compter les pêcheurs et la moitié sont des bateaux français .Cela nous a permis de rencontrer un couple de français sur la plage qui venant des Roques ,vont faire leurs papiers de sortie du Venez à Puerto la Cruz pour rejoindre ensuite Curaçao ; l'an dernier ils se sont fait refouler de Bonaire ,n'ayant pas de clearance de sortie Nous qui pensions arriver à Bonaire sans papier ,c'est raté et nous serons donc obligés comme eux de faire un petit retour en arrière à partir des Roques pour être en règle Heureusement ,nous avons encore du temps devant nous

La suite aux Roques

 

mercredi 25 au soir Les Roques

mouillage de Boca del medio , celui de la piscine

Cette fois ci nous avions tout prévu pour ne pas arriver trop tôt aux Roques ; en effet il faut y naviguer à vue au milieu des pâtés de corail. Un blog ( celui d'étoile de lune très bien fait par ailleurs ) conseillait de partir entre 22 h et minuit. Nous avons décidé de partir à 21 h . Pour arriver vers 10 h cela faisait une moyenne de 5,5 noeuds , le vent était léger 12 noeuds environ. Eh bien pour une fois , la première de la saison, nous allions trop lentement ; nous avons ete obligé de mettre le moteur au milieu de la nuit, le vent tombant à moins de 8 noeuds . Le courant restant inférieur à 1 noeud, nous avons fini par arriver aux bouches de Sebastopol vers 11h.( c'est le nom de la passe d'entrée sud est de l'archipel.

Les Roques sont un vaste plateau corallien rectangulaire de 10 par 20 miles

Tout le coté est est bordé par une barri7re de corail qui ne présente que deux passes , celle que nous avons prise et celle devant laquelle nous sommes mouillés ce soir . Derrière la barrière et devant des îles de mangrove il y a un chenal profond d'une quinzaine de mètres, avec de temps à autres des pâtés de sable et de corail qui remontent prés de la surface . Avec une bonne lumière et le soleil du bon coté , il est facile de les repérer: ils sont de couleur vert pale à blanc tacheté de marron, sur les verts pales il y a de l'eau , les autres sont des affleurants. L'eau profonde est bleu foncé.

Une fois entré sans problème , la passe est large et bien visible , surtout avec du soleil et du vent léger, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner sous l'îlot Buchyaco, petit ilot de mangrove en bordure de la barrière .

Le paysage autour de nous est beau , mais un peu trop vaste . Les îles et les récifs ne forment qu'une mince ligne de couleur entre le bleu de l'eau et le bleu ( mais avec des nuages ) du ciel. Ensuite nous sommes repartis sous génois pour le mouillage de la nuit ou selon le guide il y a du très beau snorkeling. En fait nous avons été un peu déçu . Le tombant des récifs est du sable très pentu avec quelques rares buissons de corail ; heureusement nous nous sommes arrêtés en face d'un endroit où il y en avait une dizaine de blocs de corail . Et là, il y a des bancs de poissons ,des espèces habituelles et fréquentes mais avec des spécimens de grande taille. Curieusement, pour une réserve, ils sont assez craintifs.

 

Jeudi 26 mars Gran Roque

Le soleil très voilé au réveil, s'est dégagé doucement et vers 9 h il perçait suffisamment pour nous permettre de partir au moteur , louvoyer entre les pâtés de corail. A vrai dire ils sont espacés et bien visible, car presque tous affleurent et sont donc bien visibles, le soleil dans le dos . Quand l'eau de bleue foncée devient turquoise ,les fonds passent de 15 m à 7 m . Pour qu'il n'y ait pas d'eau il faut que l'eau devienne presque blanche Après avoir rejoint le chenal du guide , nous avons mis le génois jusqu'à l'arrivée au Gran Roque. Gran Roque est une vraie île d avec 3 pitons dont le plus haut dépasse les 300 m . Au pied de ces montagnes , une petite ville de maisons basses . Nous avons mouillé par 3 m de fonds un peu en avant d'un ponton. Il y avait une dizaine de bateaux au mouillage.

Nous sommes immédiatement allés faire les formalités . Il y a un parcours à suivre de 4 bureaux qui tous notent les mêmes informations sur un grand cahier ; le premier la guardia costa ( qui est le plus loin vers l'ouest) donne un papier tamponné que tous les autres (les gardes nationaux ,les bureaux du parc puis le bureau de l'aéroport) ensuite tamponnent. Finalement au bureau de l'aéroport , il faut payer, pour nous 273 bolivars .Tous ces gens , sauf la jeune fille du parc, sont peu aimables .L'annexe étant au ponton près de l'aéroport, nous avons donc visité le village en le parcourant aller et retour. Il est presque trop beau et trop propre pour être vrai. Une moitié des maisons sont des posadas, bien peintes de couleurs vives et avec des intérieurs qui semblent très bien meublés .Il y a quelques boutiques , une banque, une petite église moderne et quelques restaurants Vers midi l'animation des rues est très faible. Jacques est sévère ; même si ce village ressemble à un décor,il ne manque pas de charme; les 3 rues sont « pavées » de sable, presque toutes ombragées ; ;à chaque maison les couleurs des volets s'harmonisent à celle des murs;à l'école ,très gaie avec ses murs orange, des enfants jouent et crient .de point en point une petite place...

Les formalités nous ont pris 1 h 30

En fin d'après midi nous sommes montés à la tour hollandaise située sur le piton est par un sentier bien balisé et aisé. D'en haut il y a un belle vue sur les îles au nord est de Gran Roque, entourées de leur barrière de corail et ,à notre étonnement très peu envahies par les voiliers Nous sommes redescendus en passant par la chapelle située un plus à l'est.

Nous avons de nouveau parcouru le village , un peu plus animé; des femmes discutent ,assises sur le pas de porte et leurs enfants jouent dans la rue. l'animation se trouve surtout sur la plage où les pélicans s'élèvent au dessus de l'eau et plongent de très haut , aussitôt assaillis par les mouettes qui essaient de leur arracher le poisson du bec, le pauvre pélican en a quelquefois 2 ou 3 sur le dos et la tête. Les pélicans sont très nombreux et les mouettes encore plus.

Nous hésitons pour le repas du soir: restaurant ou bateau; nous n'avons pas mangé de viande ni de poisson depuis quelques temps

 

Vendredi soir mouillage de Carenero.

Finalement hier soir nous sommes restés au bateau , repartir sur l'eau dans le vent et le froid sans savoir si il nous restait assez de bolivars pour payer le restaurant était peu engageant . Nous avons donc mangé une très belle paella.( Paella Garbit, les meilleures...)

 

Ce matin le ciel était encore très voilé, voire franchement nuageux. Nous sommes partis sous génois seul avec un vent de 15 noeuds ( l'anémo semble marcher , mais pas la girouette) pour l'île la plus à l'ouest :Carenero , longue promenade de 10 miles qui nous a permis , enfin, de pêcher un petit thon. Nous avons aperçu les mouillages de Nordisqui , de Crasqui et de Sarki, où n'avons vu qu'un seul bateau au mouillage; nous nous y arrêterons en revenant à Gran Roques Toutes ces îles sont loin d'être surpeuplées.!

Le mouillage est superbe, et nous avons eu la chance d'y arriver avec du soleil; c'est une baie profonde large d'une centaine de mètres , protégée du vent coté est par une mangrove épaisse et vers l'ouest avec une vue dégagée sur un immense lagon , coté sud de Carenero une barrière de corail.

Au mouillage deux bateaux moteur américains, style camping car , de loin nous avions cru qu'il s'agissait de bateaux de pêche . Nous avons exploré la baie , mais la visibilité est moyenne, et surtout tout le corail est mort ; il y a donc peu de poissons , surtout des chirurgiens, de très gros perroquets , et une multitude de tous petits poissons ( en prime une langouste, un barracuda, un thasard ,et un capitaine (,un poisson délicieux qui ferait très bien dans notre assiette)

Nous sommes rentrés un peu déçus , juste avant la pluie.

 

Dimanche soir mouillage de Sarqui

 

Samedi matin le temps était très pluvieux. Profitant d'une éclaircie l'un de nos voisins a été mouillé le long de la grande plage de Caranero . Nous avons fait en annexe le tour de la petite ile Felipe qui clôt le mouillage vers l'ouest .Cela confirme qu'il n'y a pas de corail par ici;par contre sur le coté ouest de la mangrove il y a un petit nichoir à frégates et à fous .

Nous décidons donc de partir pour Sarqui qui semble avoir été le mouillage préféré évoqué dans les blogs Pour le principe nous hissons les voiles pour les 2 miles contre le vent à faire . Elles sont donc bien vite affalées , surtout qu'en arrivant devant le mouillage nous subissons un gros grain réduisant la visibilité à quelques mètres. Une fois le grain passé , nous mouillons devant la plage par 2m d'eau , le préposé au mouillage se faisant engueuler ( tout de suite, des grands mots )d'avoir mouiller trop tôt car nous sommes à plus de 100 m de la plage. Le mouillage est parfaitement plat , mais très venté car la végétation de l'île n'est pas très dense.

Après un bon repas ( salade oeufs durs ) nous partons faire du snorkel sur le coté nord de la baie, le long de la barrière de corail , mais du coté sans vagues. .La visibilité n'est pas très bonne mais il y a pas mal de patates de corail vivant et beaucoup de poissons perroquets . Au retour , pour nous réchauffer( car après 1h 3 dans l'eau nous claquons des dents , enfin presque) nous allons faire un tour sur la plage. L'intérieur de l'île est impénétrable à cause des buissons et de petites bêtes piquantes , nous marchons sur la plage jusqu'à la pointe sud ( environ 300 m ) en admirant les couleurs du lagon , les lézards noirs et quelques crabes des sables couleur sable.

 

Le coucher de soleil est somptueux grâce aux grains qui passent à notre nord : le ciel est rouge et noir , la mer mauve Les pélicans ( qui ne sont pas des poètes) plongent sans relâche dans la mer , pendant qu'à l'inverse beaucoup de poissons essaient de voler .

 

Ce matin, à 5 h 30 les mouettes ont décidé de nous réveiller afin que nous puissions profiter de la journée car le temps s 'annonce meilleur . Ce qui est moins bien c'est qu'elle prennent l'annexe comme nichoir et toilette.

Nous pouvons donc partir de bonne heure faire une petite visite en annexe sur le nord de l'île voisine Espenqui ( il y a un canal de 50 m de large ) . Il y a une très belle plage de sable fin , l'île est couverte de buissons vert éclatant , de salicorne vert pale et de quelques arbres . Nous réussissons à atteindre des dunes ( 3 m de haut ) qui surplombent le coté ouest de l'île battu par e grosses vagues La vue sur le lagon et les îles environnantes est très belle, une élévation de quelques mètres suffisent à améliorer la vue .

Puis nous allons refaire du snorkel , le matin comme la veille et l'après midi au milieu de la baie qui offre un paysage un peu différent : des coraux mous , des goret tes et des labres et quelques thasards

Avec ces 3 h de snorkel , nous sommes mort de froid, et le vent empêche le soleil enfin réapparu de nous réchauffer.(Jacques, tout le monde le sait, est un grand frileux)

 

Lundi mouillage à l'est d'Espengui

 

Après une nouvelle séance de snorkel sur le pâté de corail du milieu de la baie , nous sommes partis pour une longue navigation de 3 miles jusqu'au mouillage de l'est d'Espengui Rien de spécial à dire sur ce mouillage qui n'est ni spécialement beau , ni bien abrité du clapot ( assez curieusement le clapot fait un angle de 45 ° après le petite pointe censée protéger de la houle. Contrairement au guide , il n'y a pas de patates de corail à la pointe

Je fais une marche autour de pointe est de l'île pendant que le capitaine se repose Il y a un étang marécageux relativement accessible , mais sans beaucoup d'oiseaux ( à 2 h de l 'après midi ) juste un petit héron , et 3 petits échassiers aux pattes rouges plus un héron qui s'est envolé en « aboyant » juste au dessus de moi . Les pélicans nichent sur l'extrême pointe de l'île dans les arbres. Bref ce n'est pas le plus beau des mouillages .

 

Mardi soir mouillage de Crasqui

 

Ce matin encore une grande navigation de 3 miles , au moteur pour recharger les batteries . Crasqui est une immense plage de plusieurs kilomètres de sable blanc ;Il y a beaucoup de parasols ( au moins 30 ) sur la pointe sud . Évidemment nous avons été mouiller vers le nord sur des fonds blancs par 2 m de fond ( mais à plus de 150 m de la plage )

Nous avons été marcher sur la plage , puis cet après midi fait du snorkel à la pointe nord Les fonds ne sont pas grandioses , mais il y a pas mal de poissons , dont des mérous vert et noir nageant en pleine eau ( 2 m ) , des tazards , et comme d(habitude ,une multitude de poissons perroquets de toute taille et de toute s couleurs

Le long de la plage, puis autour du bateau, une grande colonie de mouettes crie beaucoup ; elles ont passé la fin d'après midi à chasser des petits poissons qu'elles semblent attraper au vol en passant au ras de l'eau.

 

Mercredi soir mouillage de Fancesqui

 

oui tous les noms des îles se ressemblent , les îles aussi se ressemblent un peu toutes: une grande plage de sable avec des platiers également en sable , des bouquets de mangrove plus ou moins hautes , et souvent des lagons d'eau saumâtre et nauséabonde .Le grand charme de ces îles reste les couleurs des eaux , changeantes au cours de la journée mais toujours aussi belles :toutes les nuances de bleu et de vert :bleu pale, turquoise, outremer devenant presque violet, vert jade, émeraude ...le tout ponctué du jaune des petites plages et du brun des coraux affleurant ...un vrai régal pour les yeux

Dons pour changer sans changer , nous avons changé de mouillage ; En fait il fallait aussi refaire un peu d'approvisionnements à Gran Roque Nous avons donc fait un peu de voile et de louvoyage pour aller mouiller devant le village , le vent avait viré un peu sud est et le mouillage était très clapoteux ; nous avons donc fait rapidement les courses : du pain à la boulangerie et des fruits au super market ( en fait nous n'avons trouvé qu'un peu de tomates et deux mangues , plus du produit à vaisselle et des chicharones ( 60 bolos le tout ).En passant sur la plage , nous nous sommes arrêtés devant la poissonnerie ( un étal où les pêcheurs préparaient le poisson ) nous avons acheté un petit thasard préparé en filet avec une grande dextérité ; Il proposait aussi des capitaines , des barracudas et un énorme pagre qui devait faire une vingtaine de kilos

le restaurant de la plage était ouvert et presque plein.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'île la plus proche Francesqui ( 2 miles )

C'est un grand mouillage de plus d'un mile, entre des îles de mangrove à l'est et des îles sableuses à l'ouest . Il est très fréquenté : au moins 10 voiliers , la plus part vénézuélien et quelques énormes yachts battant pavillon d'Aruba . C'est un spot de kite surf et de planches , malheureusement le vent présent toute la semaine est tombé et n'était plus suffisant pour que je grée ma planche . Alors nous avons fait une petite promenade à terre pour aller voir l'oiseau de l'île un héron bleu qui est tout blanc ( c'est ce que dit le guide ) et nous l'avons vu , ainsi que deux autres hérons et un huîtrier ,petit échassier à pattes rouges.

 

Vendredi soir mouillage de Nordisqui

Jeudi matin comme les possibilités de distraction de Fancesqui étaient limitées ( ni planche , ni snorkel ) nous avons été au mouillage voisin de Nordisqui . Pour une fois le pilotage entre les cayes était un peu pointu et le plan pas tout à fait exact , ( mis bien utile quand même ) , il faut que le soleil soit haut pour y entrer .Nous avons mouillé tout prés de l île. L'île n'occupe qu'une petite partie de l'horizon , tout autour ce sont des cayes et des platières : les couleurs sont magnifiques Nous y sommes seuls , juste à un mile il y a trois parasols sur un tout petit îlot de sable où se font amenés des touristes de Gran Roques

Le matin nous avons plongé dans le lagon, l'eau était claire mais il y a peu de têtes de corail et donc peu de poissons ; mais l'après midi nous sommes sortis du lagon pour aller prés de la pointe nord ouest de l'île ( il y a une petite passe pour annexe le long de la pointe de sable) et nous avons trouvé un très joli site de snorkel : des patates de corail, des coraux mous et beaucoup de poissons dont un banc de carangues ailes noires ,une grosse murène verte.,des thasards ,des anges et ,bien sûr, pleins de perroquets

Aujourd'hui nous avons donc refait du snorkel sur ce site , une petite exploration du lagon de l'île Vapor ne nous ayant pas convaincu de la présence de beaucoup de têtes de corail,

Le vent est faible et d'est ,demain le retour vers Puerto la Cruz devrait être long mais pas trop difficile , inch Eole. .

 

lundi matin Puerto la Cruz

 

aribatu gira comme aurait dit un basque ( ps c'était le nom de la maison d'

Hendaye ou nous avons passé plusieurs années de grandes vacances )

Nous avions prévu entre 24 et 48 heures de mer selon la direction et la force du vent , finalement on a fait 30 heures de navigation plus une journée à la plage.

Nous sommes partis vers 10 h et à 11 h nous étions à la sortie des Roques avec un vent plutôt faible : 12 noeuds d'est puis le vent a tourné sud est ce qui fait que nous avons tiré des bords carrés jusque vers 15 h ; à cette heure nous étions un peu au nord est de gran roque et la distance restant à faire en ligne droite était la même qu'au départ; le moral n'était pas au beau fixe . Puis le vent a viré est nord est et nous avons pu mettre le cap direct sur Tortuga ; cette éventualité avait été envisagée. Au cas ou nous arriverions à Tortuga de jour nous y passerions la journée pour aller à la plage avent de repartir le soir pour arriver au matin à Puerto la Cruz .

Nous sommes arrivés à Cayo Heradero au petit matin. Le mouillage était plein de gros yachts à moteur , c'est le début de la semana santa et beaucoup de vénézueliens sont en vacances, il y a avait bien une trentaine de yachts . Nous avons trouvé une place dans le coin des voiliers ( 5 bateaux ) tout prés de la plage .

La plage était parsemée de tentes et d'abri du soleil. Heureusement les vénézueliens de ces yachts ne mettaient pas la sono à fond et l'ambiance générale était calme . Nous nous sommes reposés, puis nous avons fait un tour sur la plage pour aller rechercher des coquillages .Les mouettes si nombreuses il y a 15 jours avaient disparu .

Nous sommes repartis vers 20 heures avec un vent modéré , mais qui a forci ensuite jusqu'à un bon 20 noeuds ; La mer était désagréable et le bateau ( et l'équipage) était bien secoué Une vague a réussi à inonder l'intérieur malgré la capote, en passant par la descente ! Moi qui aime les navigations de nuit ,j'ai été servi; on se serait cru sur un manège de la foire du trône , un coup à droite ,un à gauche, en haut en bas ...et on recommence .J e n'osais même pas trop passer le nez par dessus la capote pour regarder les étoiles, de peur d'être copieusement douchée comme Jacques l'avait été

Selon le guide le vent aurait du faiblir dans la nuit ; en fait il n'a faibli qu'à quelques miles de l'arrivée pour tomber complètement dans la rade de Puerto la Cruz ce qui nous a permis de terminer cette navigation par un petit déjeuner au soleil ,au doux son du moteur

A 9h nous étions à quai ; à 10 heures toutes les démarches administratives étaient faites pour préparer les papiers de sortie du Venez ;à 11h le linge était déposé à la laverie

et si tout va bien ,nous pourrons repartir mercredi .


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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /2009 14:38
 

Bulletin n 4 vérifiée par la capitaine

photos dans album 200903orenoque et 200903testigos

merci de nous dire (pour ceux qui n ont pas vista) si ils ont pu lire la version odt de ce bulletin


dimanche 8 mars

mouillage de l'île aux ibis cano Manamo delta de l'Orénoque


Nous goûtons en cette fin d'après midi le calme du mouillage en attendant devant un nichoir à ibis rouges qu'ils arrivent. Tout irait très bien si les WC n'étaient pas bouchés; j'ai changé tous les clapets, démonté et remonté 3 fois , rien n'y a fait , l'expulsion n'est plus possible, quelque part entre la cuvette et la vanne du holding tank il y a un bouchon.

Mais revenons à la chronologie.

La journée de samedi a été une longue suite d'attentes pour finir tout ce qu'il nous restait à faire avant de partir. Attente du loueur de voitures , j, ai fini par laisser les clés à la marina , attente devant le bureau de l'immigration qui portait un écriteau : comme back in 20 mn, ; les dames charmantes sont arrivées au bout d'une demie heure , ont fait assez vite les 10 formulaires et coups de tampon ,nécessaires et nous ont fait payé 100 tt de travail le samedi.

Attente à la douane pour que le fonctionnaire ait terminé un coup de fil à sa « darling », puis qu'il refasse pas mal de formulaires agrémentés de coup de tampon , chaque coup de tampon étant ensuite visé en rouge , et pour finir il nous a fait payer 200 TT (1 TT à peu près 1Fr), mais pour ce prix nous avons eu le droit à deux reçus;

Tout cela nous a mené jusqu'à midi , et nous avons été à internet. Sur la porte un panneau : je reviens a midi( j'ai traduit ) , nous nous asseyons au bar à coté , puis comme le temps passe nous décidons d'y manger ;c'est très bon : une tranche de marlin cuite comme il faut et pas cher 35 tt ( nb c'est le restaurant de Tardieu marina , à coté du bureau de Jesse James ). A une heure internet ouvre enfin. Nous allons ensuite rechercher nos bouteilles de gaz et nous sommes prêts à partir : il est 15 h .

Nous allons mouiller à Scotland bay, pour y attendre l'heure de partir. Nous avons 50 miles à faire pour atteindre la bouée d'entrée du chenal,et nous voulons entrer de jour. En comptant 5 noeuds de moyenne il nous faudra 10 heures , nous partirons donc à 20 h. Le mouillage de Scotland bay est très beau : c'est une baie très fermée entourée de montagnes boisées , un des beaux mouillages des antilles.

A 20h nous partons , avec 2 ris et foc pour ne pas aller trop vite et calmement. Mais nous sommes plein vent arrière et nous empannons sans cesse , nous affalons donc la grand voile et restons sous foc ; Au début nous avançons bien comme prévu à 5 noeuds , mais 5 noeuds sur l'eau, car sur le fond nous allons à plus de 6 noeuds :, trop vite . Nous affalons aussi le foc , et sous fardage seul nous allons encore à 3,5 noeuds; heureusement le courant s'arrête sans toutefois s'inverser ; Nous arrivons à la bouée au lever du jour, il y a pas mal de vent , de grosses vagues et le courant dans le passe est descendant donc contraire au vent ; les vagues deviennent très courtes et déferlent ; nous sommes un peu crispés , car quand on parle chenal , c'est un chenal virtuel qui passe entre deux bouées puis va tout droit au milieu de hauts fonds invisibles .

L'an passé nous avions eu toujours 4 m d'eau , cette année nous descendrons jusqu'à 2 m ; ( il est probable que nous avons été entraînés un peu au sud du chenal; enfin tout se passe bien et nous arrivons vers 8 h au mouillage devant le poste de garde de Pedernales . Le vent est fort ainsi que le courant et il y a des vagues ; nous mouillons , le bateau gigote . Je descends seul à terre , AM restant par précaution au bateau ; de toute façon elle n'aurait pas pu monter sur le ponton , car il faut faire de l'escalade pour y arriver. Je donne vite fait nos noms au préposé et je retourne au bateau : les formalités sont finies. Nous repartons ensuite sous foc seul , plein vent arrière , pour faire les 15 miles jusqu'à notre mouillage de ce soir


lundi soir mouillage du cano des dauphins 9°35 94 62° 18 73


Hier vers 17h 3 , nous étions un peu déçus; il y avait quelques groupes d'ibis sur la rive est ; mais rien d'extraordinaire. Puis soudain à 18h 15 , les vols d'oiseaux ont commencé à arriver, des dizaines puis des centaines d'ibis sont venus se percher à l'extrémité sud de l'île devant le bateau. C'était vraiment le spectacle que nous attendions .les arbres étaient rouges d'oiseaux dont on entendait les cris et le bruissement d'ailes EXTRAORDINAIRE !

Le départ des ibis le lendemain matin a été encore plus extraordinaire mais encore plus bref : vers 6h 2 , en 2 vagues successives tous les ibis sont repartis;le ciel en était rouge

Levés de bonne heure , nous étions prêts pour une grande journée de navigation.

Mais comme nous préférions attendre la marée montante vers 12 h pour profiter des 2 noeuds de courant; j'ai repris la réparation des WC, en triturant le plus possible le tuyau d'expulsion et miracle en forçant un peu sur la pompe, j'ai entendu un petit sifflement puis d'un coup tout s'est débloqué; ouf! Nous avons ensuite utilisé une bouteille d'HCL pour dissoudre toute trace de calcaire.

Le vent étant toujours nord , nous sommes donc partis sous génois vers le sud avec la marée montante :3 h de navigation sous voile et sur eau plate: le rêve!. Nous n'avons affalé ce dernier une fois 'arrivés au cano des dauphins roses ,celui ci étant trop étroit pour être bien venté.

Notre entrée sur le cano a été salué par un envol de grands perroquets, jaunes et bleus, puis par les dauphins . Nous avons continué vers l'amont , dépassé un petit hameau, puis un autre pour aller mouiller par 9 35 94 S,62 18 73 N;

Des enfants d'une hutte en amont sont venus nous dire bonjour , timidement. AM leur a donné des bonbons , puis nous leur avons donné une photo. Ils sont repartis pour aller chercher les autres enfants de la famille: ils voulaient eux aussi une photos. La photo est vraiment un bon moyen d'avoir un contact et notre imprimante Samsung marche très bien.



Mardi soir mouillage du cano de Wumamorena par 9 40 42 S 62 21 22 N


Au réveil ce matin un arbre , transporté par le courant,est accroché dans le chaîne, heureusement je le tracte assez facilement avec l'annexe et il se dégage. Il y a aussi quelques ilots de jacinthes qui défilent , mais ils restent de faibles dimensions et ne restent pas accrochés ,heureusement. Nous partons vers l'amont pour voir si nous trouvons un lodge, il doit y en avoir un , car nous avons vu passer un canot avec du sable. Mais après 4 miles et 3 courbes, nous renonçons , car nous ne voulons pas passer trop de temps à faire du moteur. Nous commençons donc notre lent retour vers la mer Devant les palafitos ( leurs cases rudimentaires :un plateau de rondins de bois, un toit de palmes, pas de murs) , des enfants nous proposent des vanneries depuis la rive; nous faisons demi_tour et ils se précipitent dans une barque ,leur père à la commande Nous échangeons donc des vanneries dont deux grands plateaux tressés contre des vêtements; Voyant cela la maman depuis la rive nous propose un immense plateau de plus d'un mètre , c'est tentant mais comment le ranger dans le bateau , nous déclinons donc l'offre. A noter que le père ne sert que de chauffeur , il ne dit rien quant aux échanges , la règle semblant être un objet contre un vêtement . A coté une grande barque charge des rondins de bois , pas de doute un lodge est bien en construction quelque part en amont.

Nous poursuivons en contemplant les rives et surtout les vols de grands perroquets . Heureusement pour la photographe animalière du bord ( ou plutôt photographe ornithologique ), les perroquets sont très bruyants et sont donc faciles à repérer. Nous mouillons vers midi un peu avant le cano manamo, par 9 38 638 62 20 66 .Et aussitôt , nos amis les dauphins roses viennent nous voir . Mais ce sont pas les amis des photographes , car ils semblent prendre un malin plaisir à réapparaître là ou ne les attendait pas ; le temps que l'appareil ait fini sa mise au point le plus souvent il ne photographie que le remous ou au mieux le dos . Mais nous les avons bien vus : ils sont gris sur le dessus mais le ventre est tout rose. Ils ont même sauté devant nous ; nous n'avons aucune preuve photo et certains malveillants pourraient accuser un certain abus de rhum ; Ils auraient tort , car le midi nous ne prenons que de l'anisette , et de plus nous faisons attention à nos réserves , car nous n'avons pas fait le plein en Martinique comme prévu.

Nous nous arrachons à la contemplation des remous pour aller en annexe explorer des canos Z ( un cano Z est un cano ou l'annexe a des difficultés à se frayer un passage ) ; Hélas le petit cano que nous avions tant aimé l'année passée est obstrué par un arbre, nous en trouvons un autre sur la rive gauche juste à la hauteur du mouillage;il est beau mais dépourvu d'oiseaux

Nous repartons vers 15 h pour aller mouiller pour la nuit près du village . En passant devant le hameau en amont, des barques viennent faire du troc: nous échangeons encore et acquérons une pagaie contre un flacon de shampoing.

A 16 H30 nous mouillons. Assez rapidement des barques viennent nous voir pour des échanges et aussi pour se faire photographier: la nouvelle s'est vite répandue au village Danni , le guide , vient nous voir et après marchandage nous le retenons pour la journée de demain :60 usd .( 120 US au départ)

Rendez vous à 7h.



Mercredi soir mouillage des 3 rios ( un peu en amont de Morokoto )


La journée a été bien remplie . Après une nuit ou les singes hurleurs ont essayé de nous empêcher de dormir avec leurs cris., Dani est arrivé ,à 7h précises ,dans une pirogue pays équipée cependant d' un gros hors-bord de 40 cv . Une pirogue pays est d'abord un tronc d'arbre évidé, complété par des deux rangées de planches pour franc bord. Évidemment , malgré un calfatage sommaire, dès que la liaison entre tronc et planche est dans l'eau elle fuit et il faut constamment écoper. En partant , nous avons repéré sur la cime d'un arbre 2 singes hurleurs se déplaçant tranquillement

Nous sommes allés dans un cano sur la rive gauche du Manamo, en face du village, d'abord dans un bras assez large puis dans un petit cano ou Danni a arrêté le moteur et poursuivi à la pagaie. C'était superbe, puis nous avons entendu dans les arbres un grand vacarme. Après quelques minutes Danni nous a dit : monos; C'était une bande de singes capucins qui se baladaient dans les branches Ils ont traversé la rivière , en passant de branches en branches, puis ont disparu. C'est impressionnant ce que de petits singes peuvent faire comme bruit ; On a un peu bavardé en espagnol, pour nous avec un peu de difficultés; Danni a été guide dans un campement en amont pendant 10 ans , avant de s'établir dans le village avec sa femme Il espère faire un mini campement dans un palafito , en face du village; Nous sommes rentrés au bateau et Danni a été cherché sa famille pour lui faire visiter le bateau. Nous en avons profité pour lui préparer un petit dossier publicitaire avec les photos prises avec lui. Il est revenu avec sa femme et ses 4 enfants dont la dernière tête encore le sein , ( 13 mois). Nous avons encore un peu bavardé.

Il est revenu vers 13h , avec une autre barque en planches , à fond assez plat pour aller pêcher le piranha et marcher en forêt ; la stabilité était meilleure. Après quelques essais de pêche infructueux , nous sommes allés marcher un peu dans la forêt; c'est la forêt inondable, a marée haute il y a 10 cm d'eau , à marée basse on marche soit sur les racines , soit dans la boue; la végétation se compose d'arbres assez grands avec des troncs très droits et d'immenses racines et de plusieurs types de palmiers; l'un deux à des fruits en forme de 3 boules qui contienne un peu d'eau légèrement sucrée; une racine donne aussi un pas mal d'eau quand elle est coupée.( ils l'appellent la liane d'eau) Un autre palmier sert pour les couvertures de cases, et un autre donne du coeur de palmier . Pour nous le faire goûter, Danni n'a pas hésité il a tronçonné le tronc ( au moins 5 m de haut) plusieurs fois, avec sa machète, jusqu'à ce que le haut soit descendu à portée de main; il a ensuite pelé la partie verte du haut du tronc, jusqu'à arriver à la partie blanche, nous avons mangé du coeur de palmier frais; c'est délicieux Et ,surprise ,nous avons vu aussi 3 toucans juste 10 mètres au dessus de nous Nous sommes retourné pêcher , Danni a réussi à attraper un petit piranha , tout pale sans couleur rouge comme ceux de l'Amazonie , mais avec de belles dents.

Au retour, Danni nous a emmené dans sa case, au village pour prendre des photos .C'est une case classique avec 2 toits couvrant des plate formes de rondins , une des plate formes est équipée d'une machine à laver et d'un frigidaire, l'autre sert pour la vie, il y a le coin cuisine : de la terre sur des rondins pour allumer le feu de bois, le coin « rangement » :des sacs suspendus pour les affaires et le coin à hamac .Toutes les cases ressemblent à la sienne ;elles sont reliées par des trottoirs en bois ( de rondins ) Le sol est propre et le village est alimenté en électricité par un groupe électrogène assez bruyant

De retour au bateau , nous avons dit au revoir à Danni en le remerciant de cette super journée et sommes repartis pour notre mouillage de la soirée , un peu en aval près du village de Morokoto.


Jeudi soir mouillage de l'île aux ibis


La soirée a été rendue un peu pénible par les iens iens , surtout pour moi particulièrement allergique à ces bestioles.

Au matin nous avons remonté le rio du milieu pour aller jusqu'à un cano ou nous avions vu l'année dernière vu beaucoup d'ibis. Nous avons d'abord exploré un autre cano , très beau mais sans oiseau , à part un anahinga ( gros échassier noir , gris et blanc) puis retourné au cano de l'année dernière ; Hélas il était bouché par un tronc . Nous n'avons donc pas vu beaucoup d'ibis . Mais comme l'eau était particulièrement calme, j'en ai profité pour monter changer l'anémomètre en haut de mat.. Hélas, le nouveau ne donne pas plus de bonnes indications que l'ancien: étrange que l'électronique numérique ne soit pas du tout ou rien .

Ne voulant pas de nouveau subir les assauts des ien iens , nous avons décidé de retourner au mouillage de l'île aux ibis plus dégagé, et ou n'avions pas eu de bestioles ( à part quelques mouches noires et piquantes ) ce qui nous permettrait de profiter de nouveau du retour des ibis

Nous avons longtemps attendu les ibis , ils ne se sont décidés a venir qu 'après le coucher du soleil , tous ensemble; après avoir tourné autour de l'île pendant 30 minutes par petits groupes , puis par vols de plus en plus fourni: d'abord des hérons bleus, des aigrettes puis les ibis, les juvéniles gris et noirs suivis des adultes rouge flamboyant Arbres et buissons rougissent peu à peu puis la lumière décline

Les voir s'installer tous , en moins de 10 minutes est particulièrement impressionnant , pour l'oeil bien sur , mais aussi pour l'oreille à cause du bruits des ailes .

Le matin , nous étions debout à 6 h pour ne pas rater leur départ ; avant

même que le soleil ne monte au dessus de la crête des arbres, dans un grand bruissements d'ailes , ils sont tous partis , dans toutes les directions , en quelques minutes

 

Vendredi soir mouillage à l'entrée du rio Pedernales


Ce matin , nous avons exploré un cano assez grand , situe à 2 miles en aval de l'île aux ibis sur la rive droite du cano manamo. Le paysage est un peu différent, il a sur les rives moins de palétuviers et plus de petits palmiers .Nous avons fait quelques miles, croisé une pirogue avec des gens assez bien habillés et déjeuné dans un grand calme.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'entrée du rio pedernales ,près d'une petite ile à l'abri du courant pour pouvoir partir demain matin à la fin de la marée montante , à 6 h du matin . En effet dès que vent et courant sont de sens contraires les vagues deviennent très difficiles à passer , le bateau est chahuté, roule , tangue , saute et n'avance plus .

Nous avons donc passé une fin d'après midi calme. Cécile nous a donné la météo : nord est 5 à 6 m/s, la force nous va , pas la direction, on fera avec.


Samedi 14 mars 9 h

Nous avons raté la marée . Pas de notre faute , nous étions partis à l'heure prévue , mais alors que nous commencions à prendre le chemin de la sortie , le bateau de la guardia nous a fait faire demi tour et ancrer devant le poste .

Le jeune commandant est monté à bord,l'air peu aimable, pendant que son bateau tournait autour. Il a commencé par nous dire qu'il fallait se signaler à la sortie , qu'il fallait aussi passer à la douane de Tucupita ( à plus de 100 miles en amont !! )

Il a un peu fouillé le bateau, s'est fait montrer les photos de nos enfants et nous avons commencé à parler de choses et d'autres, dont les raisons de notre présence sur le fleuve .Après un silence , il m'a dit: «  entonces! ( alors!) » (, je lui ai répondu avec mon espagnol un peu rudimentaire qu'ayant raté la marée nous allions retourner ancrer à l'abri en attendant 14h , la prochaine marée montante; Après une nouvelle dizaine de minutes , et quelques échanges de nouvelles,nous lui avons offert une bouteille de vin. et nous avons continué à bavarder : il est originaire de la montagne , est en poste ici pour deux ans et souffre de l'absence de filles à la peau claire , manifestement il ne se plaît pas en la compagnie des indiens. Il espère être en poste après à Margarita , le paradis pour lui car il y a beaucoup de jolies filles ; il a demandé une autre bouteille de vin pour le matelot ( mais de moins bonne qualité) puis est reparti en nous demandant si nous voulions quelque chose : je lui ai dit un peu de pain .

Il a regagné le poste et est revenu nous donner du pain, du lait et une bouteille appelée vino et du café. Curieuse rencontre mais là, nous nous rendons compte de l' intérêt qu'il y a à parler un peu la langue du pays§


PS PHOTOS En plus de l'album de ce bulletin , vous pouvez aussi regarde les photos de l'année dernière album orénoque.


Dimanche 15 mouillage de Chacachare Trinidad


Le voyage de retour ne s'est pas trop mal passé

Comme prévu , nous sommes repartis en toute fin de marée descendante, pour tester les vagues , au début du chenal quand il longe encore la rive. Les vagues étaient acceptables : peu de vent et peu de courant , nous avons continué. Nous avons suivi scrupuleusement les waypoints et avons finalement atteint la bouée rouge d'entrée de chenal à 16h au début de la marée montante , avec une mer désagréable, mais acceptable à petite vitesse; durant tout le chenal les fonds n'ont jamais été inférieurs à 4M, ; en fait le chenal est tout droit de la bouée rouge au derrick , presque alignée avec la pointe de terre. Il y a du fond sur le coté nord de cette ligne ( enfin nous n'avons pas testé trop loin , juste de quoi louvoyer un peu pour ne prendre les vagues de face ); Les 2 bouées rouge et verte qui étaient un peu plus vers la terre que les deux premières ont disparu.

Évidemment le vent est orienté nord est , en plein dans le cap , heureusement il n'est pas très fort , comme l'anémomètre donne des chiffres erratiques , nous l'estimerons à 12 noeuds ( l'anémomètre se met a ajouter le vent apparent à la vitesse du bateau pour avoir le vent réel au près !!! et nous ne sommes pas sur du vent apparent car la girouette donne tout et n'importe quoi comme indication ) Nous commençons donc à tirer des bords , probablement aussi contre un fort courant car l'angle de louvoyage sur le fond est de l'ordre de 150 degrés Notre progression vers le but est donc très lente : en 3h nous avons fait vers Chacachare 5 miles .Nous mangeons de bon appétit des saucisses lentilles , sans prendre d'apéro car les estomacs ont un peu de mal à se réhabituer à la mer qui est bien houleuse, après une semaine de calme. AM bat même un record de vitesse car elle finit son assiette avant moi ! Une première!Et puis nous prenons le rythme de la nuit. Il y a un trou de vent qui nous oblige à mettre le moteur 3 h . Le vent reprend un peu avant l'aube , pour nous laisser tomber vers 8h , à 5 miles de Chacachare ou nous arrivons vers 9h. Le temps est gris et n'incite pas à la baignade , nous restons à vaquer en attendant l'heure de départ pour les Testigos , selon nos calculs un départ à 5 h du soir nous permettra d'arriver tôt le matin aux Testigos inch Eole !comme disaient les grecs.


Lundi 16 mars mouillage de Ballandra bay IslaTestigos Grande


Nous sommes partis hier soir sous un ciel plombé, avec quelques rafales. Le moral du capitaine était comme le ciel, mais enfin il fallait bien y aller .

La traversée des bouches du dragon a été difficile, de grosses vagues dans tous les sens et des rafales; heureusement à mi chemin de la traversée une troupe de dauphins est venue nous saluer , ce qui a remonté le moral sinon l'estomac du capitaine .Heureusement une bonne platrée de riz concoctée par Uncle ben , et chauffée par mes soins lui a calé ce dernier ( l'estomac). Le rythme de la nuit a commencé Nous faisons 4 quarts de 2h30 : AM ,Jacques ,AM,Jacques ce qui couvre la période de nuit Heureusement le vent a faibli car durant la première heure nous avons avancé à plus de 8 noeuds sur le fond ( vent + courant), ce qui en cas de continuation à cette vitesse nous faisait arriver de nuit aux Testigos. Le vent a même trop faibli ,et le bateau n'étant plus poussé par le vent était balloté par les vagues. Puis au cours de la nuit tout s'est amélioré : le ciel s'est dégagé et nous avons vu les étoiles, les vagues ont diminué et le vent est revenu. Au lever du soleil, les Testigos étaient en vue.

Nous avons mouillé à Iguana Grande pour aller faire les formalités. Le mouillage était assez agité . Les formalités ont été vite expédiées, mais nous n'avons eu droit qu'à deux jours de séjour ; ( pour rester le temps que l(on voulait , il fallait avoir fait auparavant l'entrée officielle à Margarita ).

Nous avons parcouru la rue du village , qui ne nous a pas paru changé depuis 3 ans; seule l'école s'est agrandie avec au moins 4 classes .

Nous sommes repartis mouiller sur l'île en face , théoriquement bien mieux protégée du vent et de la houle. Nous avons essayé le mouillage de Tamarindo , mais les vagues passaient par dessus le récif de l'isla Langoleta et nous remuaient en tot sens ; nous avons décidé d'aller au mouillage de Balandra qui paraissait bien mieux ( 4 bateaux au mouillage de Tamarindo et 4 bateaux au mouillage de Balandra )

Comme tous les bateaux étaient mouillés avec un bout à terre nous avons fait pareil. Nous sommes mieux qu'au mouillage de Tamarindo, mais ce n'est pas parfait; C'est curieux comme le vent tourne autour de l'île : d'est en mer , il est au mouillage sud ouest ! Et le mouillage est ouvert de ce coté. Tant pis ,c'est tout de même mieux

Après un déjeuner frugal (: salade de tomates au thon et aux oignons, suivi d'un pamplemousse) le temps étant un peu gris ,nous sommes allés marcher vers le petit village de l'ile et prendre quelques photos et film depuis la butte surplombant la baie ;cela nous à dérouiller les jambes mais après deux nuits successives en mer , nous nous sommes abstenus cette année de monter au sémaphore!


Mercredi aprés midi mouillage de Balandra.


Après une nuit un peu agitée par la clapot, mardi matin,nous avons été essayer le 4 ème mouillage de l'archipel, celui de Playa Real. Hélas le grand mouillage était encore plus clapoteux et nous testé celui devant le tout petit village de Testigo pequeno. Il était aussi un peu rouleur , mais nous avons quand même été faire un peu de snorkel. C'était un véritable aquarium. Nous avons été aussi un peu marché sur le coté sud de l'ile en face de la coupure entre les deux Testigos.

Le paysage est splendide ( cf photo ): sable blanc, cocotiers, mer vert émeraude, petites barques se balançant doucement ,quelques abris e pêcheurs en palme; il y a aussi beaucoup de frégates qui font du soaring et de temps à autre frôlent l'eau , nous n'arrivons pas à voir si elles attrapent à chaque fois du poisson. Puis comme le mouillage continuait à rouler , nous sommes repartis à Balandra; les 3 bateaux français venaient de partir, nous libérant la meilleure place , juste au coin. Nous étions seuls et heureux. Puis un , puis deux puis une dizaine de barques de pécheurs sont venus mouiller autour de nous. Nous avons passé peu de temps aux Testigos mais les méthodes de pèche nous semblent étranges . Tout d'abord les habitants des Testigos semblent avoir plus de barques que de maisons , mais on voit rarement celles ci sortir De plus on voit très peu de casiers à langouste et très peu de marques de casier en mer. Ensuite les pêcheurs venus d'ailleurs sur tout type d'embarcation; il y en a des grosses ( 20 m ) qui semblent capables d'avoir de l'autonomie et de pouvoir stocker des poissons mais il y a aussi de simples barques , on se demande comment ils peuvent stocker leur nourriture et leur eau et en plus du poisson ; A coté de nous il y avait une petite barque , 5 m de long avec 4 personnes à bord qui ont dormi au moins deux nuits dans le bateau protégé par une toile ciré montée en tente ; Ils sont sortis moins de 4 h pour pécher à la ligne.ce qui est la méthode générale de tous ces pêcheurs de l'extérieur. et on ne les voit pas souvent relever du poisson. D'ailleurs aucun ne nous en a proposé et moi qui comptait sur un festin de langoustes !

La nuit a été meilleure , le vent avait probablement faibli, du mouillage on ne peut pas deviner sa force car au mouillage la brisette vient généralement d'ouest , alors que le vent du large reste évidemment toujours d'est.

Aujourd'hui nous avons fait du snorkel sur la côte en face le bateau ; il y avait encore plus de poissons , des petits bien surs mais aussi de gros anges , de très gros perroquets et même, dans 2 m d'eau , 2 langoustes .Un régal.,hélas uniquement visuel!

Ce soir nous partons vers 17 h pour Puerto la cruz et sa marina pour faire les formalités d'entrée au Vénézuela et refaire des approvisionnements, nourriture, fuel et eau , lavage,bref les corvées habituelles lorsque nous arrivons dans une marina


Jeudi après midi 19mars

marina de Bahia Redonda Puerto la cruz.


Notre navigation s'est très bien passée. Partis à 17 h 30, nous avons eu jusqu'à Margarita un bon vent de nord est , presque plein vent arrière, sans génois et avec la GV arisée nous sommes arrivés au phare des baleines vers 1 h du matin.

Le vent et la mer se sont calmés progressivement , nous avons déroule le génois et sommes arrivés à la bouée de Coche à 4 h du matin . Tous les phares marchaient , seul le phare de Cubagua ne respectait pas les indications de la carte , sa période étant passée de 3 sec à 9 sec , ce qui est un peu troublant. Une première cette année ,cette navigation de nuit a été fort agréable: du vent mais pas trop , peu de houle , de quoi se distraire avec à tribord toutes les lumières de Margarita , à abord la croix du sud , le scorpion et de surcroît un très joli lever de lune

A 7 h nous virons lat tourelle d'Araya , pour rencontrer une flotille de petites barques de pêche , mouillées en alignement.. Après examen de la carte , ils sont mouillés sur la fin des hauts fonds de la pointe d'Araya , mais c'était très surprenant de découvrir cette trentaine de barques , alignées au milieu de nulle part. A 11 H nous sommes passés entre les îles Caracas. Ce sont de petites îles hautes , désertiques et toutes rouges ; nous y avions mouiller, il y a 4 ans .mais maintenant toutes les petites grèves sont occupées par des campements de pécheurs à l'aspect miséreux. C'est très beau à voir en passant , mais il n'y a plus de mouillage solitaire .Nous sommes passés ensuite aux îles Chimana , aussi noires que les iles Caracas sont rouges . Nous y avions aussi mouillé , avec peu de voisins , mais aujourd'hui elles sont désertes , effet de l'insécurité ? Pour nous oui à coup sur .

A deux heures nous sommes arrivés devant la marina. Aidés par deux marineros , nous avons pris notre place . La marina est à moitié vide . Nous sommes passés au bureau , de la marina et à celui de l'agent pour les formalités; Tout se fait en espagnol , mais nous comprenons et arrivons à se faire comprendre . Seul petit probléme , il n'est pas possible de retirer de l'argent avec une carte de crédit et si l'on paye avec celle ci, cela se fait au cours officiel , trois fois moins intéressant que le change de cash .


La suite dans 3 à 4 semaines après notre passage dans les iles vénezueliennes totalement dépourvues de moyens de communiquer


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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /2009 14:02
 

Bulletin n 4 non vérifiée par la capitaine pour les derniers jours

photos dans album 200903orenoque et 200903testigos



dimanche 8 mars

mouillage de l'île aux ibis cano Manamo delta de l'Orénoque


Nous goûtons en cette fin d'après midi le calme du mouillage en attendant devant un nichoir à ibis rouges qu'ils arrivent. Tout irait très bien si les WC n'étaient pas bouchés; j'ai changé tous les clapets, démonté et remonté 3 fois , rien n'y a fait , l'expulsion n'est plus possible, quelque part entre la cuvette et la vanne du holding tank il y a un bouchon.

Mais revenons à la chronologie.

La journée de samedi a été une longue suite d'attentes pour finir tout ce qu'il nous restait à faire avant de partir. Attente du loueur de voitures , j, ai fini par laisser les clés à la marina , attente devant le bureau de l'immigration qui portait un écriteau : comme back in 20 mn, ; les dames charmantes sont arrivées au bout d'une demie heure , ont fait assez vite les 10 formulaires et coups de tampon ,nécessaires et nous ont fait payé 100 tt de travail le samedi.

Attente à la douane pour que le fonctionnaire ait terminé un coup de fil à sa « darling », puis qu'il refasse pas mal de formulaires agrémentés de coup de tampon , chaque coup de tampon étant ensuite visé en rouge , et pour finir il nous a fait payer 200 TT (1 TT à peu près 1Fr), mais pour ce prix nous avons eu le droit à deux reçus;

Tout cela nous a mené jusqu'à midi , et nous avons été à internet. Sur la porte un panneau : je reviens a midi( j'ai traduit ) , nous nous asseyons au bar à coté , puis comme le temps passe nous décidons d'y manger ;c'est très bon : une tranche de marlin cuite comme il faut et pas cher 35 tt ( nb c'est le restaurant de Tardieu marina , à coté du bureau de Jesse James ). A une heure internet ouvre enfin. Nous allons ensuite rechercher nos bouteilles de gaz et nous sommes prêts à partir : il est 15 h .

Nous allons mouiller à Scotland bay, pour y attendre l'heure de partir. Nous avons 50 miles à faire pour atteindre la bouée d'entrée du chenal,et nous voulons entrer de jour. En comptant 5 noeuds de moyenne il nous faudra 10 heures , nous partirons donc à 20 h. Le mouillage de Scotland bay est très beau : c'est une baie très fermée entourée de montagnes boisées , un des beaux mouillages des antilles.

A 20h nous partons , avec 2 ris et foc pour ne pas aller trop vite et calmement. Mais nous sommes plein vent arrière et nous empannons sans cesse , nous affalons donc la grand voile et restons sous foc ; Au début nous avançons bien comme prévu à 5 noeuds , mais 5 noeuds sur l'eau, car sur le fond nous allons à plus de 6 noeuds :, trop vite . Nous affalons aussi le foc , et sous fardage seul nous allons encore à 3,5 noeuds; heureusement le courant s'arrête sans toutefois s'inverser ; Nous arrivons à la bouée au lever du jour, il y a pas mal de vent , de grosses vagues et le courant dans le passe est descendant donc contraire au vent ; les vagues deviennent très courtes et déferlent ; nous sommes un peu crispés , car quand on parle chenal , c'est un chenal virtuel qui passe entre deux bouées puis va tout droit au milieu de hauts fonds invisibles .

L'an passé nous avions eu toujours 4 m d'eau , cette année nous descendrons jusqu'à 2 m ; ( il est probable que nous avons été entraînés un peu au sud du chenal; enfin tout se passe bien et nous arrivons vers 8 h au mouillage devant le poste de garde de Pedernales . Le vent est fort ainsi que le courant et il y a des vagues ; nous mouillons , le bateau gigote . Je descends seul à terre , AM restant par précaution au bateau ; de toute façon elle n'aurait pas pu monter sur le ponton , car il faut faire de l'escalade pour y arriver. Je donne vite fait nos noms au préposé et je retourne au bateau : les formalités sont finies. Nous repartons ensuite sous foc seul , plein vent arrière , pour faire les 15 miles jusqu'à notre mouillage de ce soir


lundi soir mouillage du cano des dauphins 9°35 94 62° 18 73


Hier vers 17h 3 , nous étions un peu déçus; il y avait quelques groupes d'ibis sur la rive est ; mais rien d'extraordinaire. Puis soudain à 18h 15 , les vols d'oiseaux ont commencé à arriver, des dizaines puis des centaines d'ibis sont venus se percher à l'extrémité sud de l'île devant le bateau. C'était vraiment le spectacle que nous attendions .les arbres étaient rouges d'oiseaux dont on entendait les cris et le bruissement d'ailes EXTRAORDINAIRE !

Le départ des ibis le lendemain matin a été encore plus extraordinaire mais encore plus bref : vers 6h 2 , en 2 vagues successives tous les ibis sont repartis;le ciel en était rouge

Levés de bonne heure , nous étions prêts pour une grande journée de navigation.

Mais comme nous préférions attendre la marée montante vers 12 h pour profiter des 2 noeuds de courant; j'ai repris la réparation des WC, en triturant le plus possible le tuyau d'expulsion et miracle en forçant un peu sur la pompe, j'ai entendu un petit sifflement puis d'un coup tout s'est débloqué; ouf! Nous avons ensuite utilisé une bouteille d'HCL pour dissoudre toute trace de calcaire.

Le vent étant toujours nord , nous sommes donc partis sous génois vers le sud avec la marée montante :3 h de navigation sous voile et sur eau plate: le rêve!. Nous n'avons affalé ce dernier une fois 'arrivés au cano des dauphins roses ,celui ci étant trop étroit pour être bien venté.

Notre entrée sur le cano a été salué par un envol de grands perroquets, jaunes et bleus, puis par les dauphins . Nous avons continué vers l'amont , dépassé un petit hameau, puis un autre pour aller mouiller par 9 35 94 S,62 18 73 N;

Des enfants d'une hutte en amont sont venus nous dire bonjour , timidement. AM leur a donné des bonbons , puis nous leur avons donné une photo. Ils sont repartis pour aller chercher les autres enfants de la famille: ils voulaient eux aussi une photos. La photo est vraiment un bon moyen d'avoir un contact et notre imprimante Samsung marche très bien.



Mardi soir mouillage du cano de Wumamorena par 9 40 42 S 62 21 22 N


Au réveil ce matin un arbre , transporté par le courant,est accroché dans le chaîne, heureusement je le tracte assez facilement avec l'annexe et il se dégage. Il y a aussi quelques ilots de jacinthes qui défilent , mais ils restent de faibles dimensions et ne restent pas accrochés ,heureusement. Nous partons vers l'amont pour voir si nous trouvons un lodge, il doit y en avoir un , car nous avons vu passer un canot avec du sable. Mais après 4 miles et 3 courbes, nous renonçons , car nous ne voulons pas passer trop de temps à faire du moteur. Nous commençons donc notre lent retour vers la mer Devant les palafitos ( leurs cases rudimentaires :un plateau de rondins de bois, un toit de palmes, pas de murs) , des enfants nous proposent des vanneries depuis la rive; nous faisons demi_tour et ils se précipitent dans une barque ,leur père à la commande Nous échangeons donc des vanneries dont deux grands plateaux tressés contre des vêtements; Voyant cela la maman depuis la rive nous propose un immense plateau de plus d'un mètre , c'est tentant mais comment le ranger dans le bateau , nous déclinons donc l'offre. A noter que le père ne sert que de chauffeur , il ne dit rien quant aux échanges , la règle semblant être un objet contre un vêtement . A coté une grande barque charge des rondins de bois , pas de doute un lodge est bien en construction quelque part en amont.

Nous poursuivons en contemplant les rives et surtout les vols de grands perroquets . Heureusement pour la photographe animalière du bord ( ou plutôt photographe ornithologique ), les perroquets sont très bruyants et sont donc faciles à repérer. Nous mouillons vers midi un peu avant le cano manamo, par 9 38 638 62 20 66 .Et aussitôt , nos amis les dauphins roses viennent nous voir . Mais ce sont pas les amis des photographes , car ils semblent prendre un malin plaisir à réapparaître là ou ne les attendait pas ; le temps que l'appareil ait fini sa mise au point le plus souvent il ne photographie que le remous ou au mieux le dos . Mais nous les avons bien vus : ils sont gris sur le dessus mais le ventre est tout rose. Ils ont même sauté devant nous ; nous n'avons aucune preuve photo et certains malveillants pourraient accuser un certain abus de rhum ; Ils auraient tort , car le midi nous ne prenons que de l'anisette , et de plus nous faisons attention à nos réserves , car nous n'avons pas fait le plein en Martinique comme prévu.

Nous nous arrachons à la contemplation des remous pour aller en annexe explorer des canos Z ( un cano Z est un cano ou l'annexe a des difficultés à se frayer un passage ) ; Hélas le petit cano que nous avions tant aimé l'année passée est obstrué par un arbre, nous en trouvons un autre sur la rive gauche juste à la hauteur du mouillage;il est beau mais dépourvu d'oiseaux

Nous repartons vers 15 h pour aller mouiller pour la nuit près du village . En passant devant le hameau en amont, des barques viennent faire du troc: nous échangeons encore et acquérons une pagaie contre un flacon de shampoing.

A 16 H30 nous mouillons. Assez rapidement des barques viennent nous voir pour des échanges et aussi pour se faire photographier: la nouvelle s'est vite répandue au village Danni , le guide , vient nous voir et après marchandage nous le retenons pour la journée de demain :60 usd .( 120 US au départ)

Rendez vous à 7h.



Mercredi soir mouillage des 3 rios ( un peu en amont de Morokoto )


La journée a été bien remplie . Après une nuit ou les singes hurleurs ont essayé de nous empêcher de dormir avec leurs cris., Dani est arrivé ,à 7h précises ,dans une pirogue pays équipée cependant d' un gros hors-bord de 40 cv . Une pirogue pays est d'abord un tronc d'arbre évidé, complété par des deux rangées de planches pour franc bord. Évidemment , malgré un calfatage sommaire, dès que la liaison entre tronc et planche est dans l'eau elle fuit et il faut constamment écoper. En partant , nous avons repéré sur la cime d'un arbre 2 singes hurleurs se déplaçant tranquillement

Nous sommes allés dans un cano sur la rive gauche du Manamo, en face du village, d'abord dans un bras assez large puis dans un petit cano ou Danni a arrêté le moteur et poursuivi à la pagaie. C'était superbe, puis nous avons entendu dans les arbres un grand vacarme. Après quelques minutes Danni nous a dit : monos; C'était une bande de singes capucins qui se baladaient dans les branches Ils ont traversé la rivière , en passant de branches en branches, puis ont disparu. C'est impressionnant ce que de petits singes peuvent faire comme bruit ; On a un peu bavardé en espagnol, pour nous avec un peu de difficultés; Danni a été guide dans un campement en amont pendant 10 ans , avant de s'établir dans le village avec sa femme Il espère faire un mini campement dans un palafito , en face du village; Nous sommes rentrés au bateau et Danni a été cherché sa famille pour lui faire visiter le bateau. Nous en avons profité pour lui préparer un petit dossier publicitaire avec les photos prises avec lui. Il est revenu avec sa femme et ses 4 enfants dont la dernière tête encore le sein , ( 13 mois). Nous avons encore un peu bavardé.

Il est revenu vers 13h , avec une autre barque en planches , à fond assez plat pour aller pêcher le piranha et marcher en forêt ; la stabilité était meilleure. Après quelques essais de pêche infructueux , nous sommes allés marcher un peu dans la forêt; c'est la forêt inondable, a marée haute il y a 10 cm d'eau , à marée basse on marche soit sur les racines , soit dans la boue; la végétation se compose d'arbres assez grands avec des troncs très droits et d'immenses racines et de plusieurs types de palmiers; l'un deux à des fruits en forme de 3 boules qui contienne un peu d'eau légèrement sucrée; une racine donne aussi un pas mal d'eau quand elle est coupée.( ils l'appellent la liane d'eau) Un autre palmier sert pour les couvertures de cases, et un autre donne du coeur de palmier . Pour nous le faire goûter, Danni n'a pas hésité il a tronçonné le tronc ( au moins 5 m de haut) plusieurs fois, avec sa machète, jusqu'à ce que le haut soit descendu à portée de main; il a ensuite pelé la partie verte du haut du tronc, jusqu'à arriver à la partie blanche, nous avons mangé du coeur de palmier frais; c'est délicieux Et ,surprise ,nous avons vu aussi 3 toucans juste 10 mètres au dessus de nous Nous sommes retourné pêcher , Danni a réussi à attraper un petit piranha , tout pale sans couleur rouge comme ceux de l'Amazonie , mais avec de belles dents.

Au retour, Danni nous a emmené dans sa case, au village pour prendre des photos .C'est une case classique avec 2 toits couvrant des plate formes de rondins , une des plate formes est équipée d'une machine à laver et d'un frigidaire, l'autre sert pour la vie, il y a le coin cuisine : de la terre sur des rondins pour allumer le feu de bois, le coin « rangement » :des sacs suspendus pour les affaires et le coin à hamac .Toutes les cases ressemblent à la sienne ;elles sont reliées par des trottoirs en bois ( de rondins ) Le sol est propre et le village est alimenté en électricité par un groupe électrogène assez bruyant

De retour au bateau , nous avons dit au revoir à Danni en le remerciant de cette super journée et sommes repartis pour notre mouillage de la soirée , un peu en aval près du village de Morokoto.


Jeudi soir mouillage de l'île aux ibis


La soirée a été rendue un peu pénible par les iens iens , surtout pour moi particulièrement allergique à ces bestioles.

Au matin nous avons remonté le rio du milieu pour aller jusqu'à un cano ou nous avions vu l'année dernière vu beaucoup d'ibis. Nous avons d'abord exploré un autre cano , très beau mais sans oiseau , à part un anahinga ( gros échassier noir , gris et blanc) puis retourné au cano de l'année dernière ; Hélas il était bouché par un tronc . Nous n'avons donc pas vu beaucoup d'ibis . Mais comme l'eau était particulièrement calme, j'en ai profité pour monter changer l'anémomètre en haut de mat.. Hélas, le nouveau ne donne pas plus de bonnes indications que l'ancien: étrange que l'électronique numérique ne soit pas du tout ou rien .

Ne voulant pas de nouveau subir les assauts des ien iens , nous avons décidé de retourner au mouillage de l'île aux ibis plus dégagé, et ou n'avions pas eu de bestioles ( à part quelques mouches noires et piquantes ) ce qui nous permettrait de profiter de nouveau du retour des ibis

Nous avons longtemps attendu les ibis , ils ne se sont décidés a venir qu 'après le coucher du soleil , tous ensemble; après avoir tourné autour de l'île pendant 30 minutes par petits groupes , puis par vols de plus en plus fourni: d'abord des hérons bleus, des aigrettes puis les ibis, les juvéniles gris et noirs suivis des adultes rouge flamboyant Arbres et buissons rougissent peu à peu puis la lumière décline

Les voir s'installer tous , en moins de 10 minutes est particulièrement impressionnant , pour l'oeil bien sur , mais aussi pour l'oreille à cause du bruits des ailes .

Le matin , nous étions debout à 6 h pour ne pas rater leur départ ; avant

même que le soleil ne monte au dessus de la crête des arbres, dans un grand bruissements d'ailes , ils sont tous partis , dans toutes les directions , en quelques minutes

 

Vendredi soir mouillage à l'entrée du rio Pedernales


Ce matin , nous avons exploré un cano assez grand , situe à 2 miles en aval de l'île aux ibis sur la rive droite du cano manamo. Le paysage est un peu différent, il a sur les rives moins de palétuviers et plus de petits palmiers .Nous avons fait quelques miles, croisé une pirogue avec des gens assez bien habillés et déjeuné dans un grand calme.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'entrée du rio pedernales ,près d'une petite ile à l'abri du courant pour pouvoir partir demain matin à la fin de la marée montante , à 6 h du matin . En effet dès que vent et courant sont de sens contraires les vagues deviennent très difficiles à passer , le bateau est chahuté, roule , tangue , saute et n'avance plus .

Nous avons donc passé une fin d'après midi calme. Cécile nous a donné la météo : nord est 5 à 6 m/s, la force nous va , pas la direction, on fera avec.


Samedi 14 mars 9 h

Nous avons raté la marée . Pas de notre faute , nous étions partis à l'heure prévue , mais alors que nous commencions à prendre le chemin de la sortie , le bateau de la guardia nous a fait faire demi tour et ancrer devant le poste .

Le jeune commandant est monté à bord,l'air peu aimable, pendant que son bateau tournait autour. Il a commencé par nous dire qu'il fallait se signaler à la sortie , qu'il fallait aussi passer à la douane de Tucupita ( à plus de 100 miles en amont !! )

Il a un peu fouillé le bateau, s'est fait montrer les photos de nos enfants et nous avons commencé à parler de choses et d'autres, dont les raisons de notre présence sur le fleuve .Après un silence , il m'a dit: «  entonces! ( alors!) » (, je lui ai répondu avec mon espagnol un peu rudimentaire qu'ayant raté la marée nous allions retourner ancrer à l'abri en attendant 14h , la prochaine marée montante; Après une nouvelle dizaine de minutes , et quelques échanges de nouvelles,nous lui avons offert une bouteille de vin. et nous avons continué à bavarder : il est originaire de la montagne , est en poste ici pour deux ans et souffre de l'absence de filles à la peau claire , manifestement il ne se plaît pas en la compagnie des indiens. Il espère être en poste après à Margarita , le paradis pour lui car il y a beaucoup de jolies filles ; il a demandé une autre bouteille de vin pour le matelot ( mais de moins bonne qualité) puis est reparti en nous demandant si nous voulions quelque chose : je lui ai dit un peu de pain .

Il a regagné le poste et est revenu nous donner du pain, du lait et une bouteille appelée vino et du café. Curieuse rencontre mais là, nous nous rendons compte de l' intérêt qu'il y a à parler un peu la langue du pays§


PS PHOTOS En plus de l'album de ce bulletin , vous pouvez aussi regarde les photos de l'année dernière album orénoque.


Dimanche 15 mouillage de Chacachare Trinidad

Le voyage de retour ne s'est pas trop mal passé

Comme prévu , nous sommes repartis en toute fin de marée descendante, pour tester les vagues , au début du chenal quand il longe encore la rive. Les vagues étaient acceptables : peu de vent et peu de courant , nous avons continué. Nous avons suivi scrupuleusement les waypoints et avons finalement atteint la bouée rouge d'entrée de chenal à 16h au début de la marée montante , avec une mer désagréable, mais acceptable à petite vitesse; durant tout le chenal les fonds n'ont jamais été inférieurs à 4M, ; en fait le chenal est tout droit de la bouée rouge au derrick , presque alignée avec la pointe de terre. Et il y a du fond sur le coté nord de cette ligne ( enfin nous n'avons pas testé trop loin , juste de quoi louvoyer un peu pour ne prendre les vagues de face ); Les 2 bouées rouge et verte qui étaient un peu plus vers la terre que les deux premières ont disparu.

Évidemment le vent est orienté nord est , en plein dans le cap , heureusement il n'est pas très fort , comme l'anémomètre donne des chiffres erratiques , nous l'estimerons à 12 noeuds ( l'anémomètre se met a ajouter le vent apparent à la vitesse du bateau pour avoir le vent réel au près !!! et nous ne sommes pas sur du vent apparent car la girouette donne tout et n'importe quoi comme indication ) Nous commençons donc à tirer des bords , probablement aussi contre un fort courant car l'angle de louvoyage sur le fond est de l'ordre de 150 degrés Notre progression vers le but est donc très lente : en 3h nous avons fait vers Chacachare 5 miles .Nous mangeons de bon appétit des saucisses lentilles , sans prendre d'apéro car les estomacs ont un peu de mal à se réhabituer à la mer qui est bien houleuse, après une semaine de calme. AM bat même un record de vitesse car elle finit son assiette avant moi ! Une première!Et puis nous prenons le rythme de la nuit. Il y a un trou de vent qui nous oblige à mettre le moteur 3 h . Le vent reprend un peu avant l'aube , pour nous laisser tomber vers 8h , à 5 miles de Chacachare ou nous arrivons vers 9h. Le temps est gris et n'incite pas à la baignade , nous restons à vaquer en attendant l'heure de départ pour les Testigos , selon nos calculs un départ à 5 h du soir nous permettra d'arriver tôt le matin aux Testigos inch Eole !comme disaient les grecs.


Lundi 16 mars mouillage de Ballandra bay IslaTestigos Grande


Nous sommes partis hier soir sous un ciel plombé, avec quelques rafales. Le moral du capitaine était comme le ciel, mais enfin il fallait bien y aller .

La traversée des bouches du dragon a été difficile, de grosses vagues dans tous les sens et des rafales; heureusement à mi chemin de la traversée une troupe de dauphins est venue nous saluer , ce qui a remonté le moral sinon l'estomac du capitaine .Heureusement une bonne platrée de riz concoctée par Uncle ben , et chauffée par mes soins lui a calé ce dernier ( l'estomac). Le rythme de la nuit a commencé Nous faisons 4 quarts de 2h30 : AM ,Jacques ,AM,Jacques ce qui couvre la période de nuit Heureusement le vent a faibli car durant la première heure nous avons avançé à plus de 8 noeuds sur le fond ( vent + courant), ce qui en cas de continuation à cette vitesse nous faisait arriver de nuit aux Testigos. Le vent a même trop faibli ,et le bateau n'étant plus poussé par le vent était balloté par les vagues. Puis au cours de la nuit tout s'est amélioré : le ciel s'est dégagé et nous avons vu les étoiles, les vagues ont diminué et le vent est revenu. Au lever du soleil, les Testigos étaient en vue.

Nous avons mouillé à Iguana Grande pour aller faire les formalités. Le mouillage était assez agité . Les formalités ont été vite expédiées, mais nous n'avons eu droit qu'à deux jours de séjour ; ( pour rester le temps que l(on voulait , il fallait avoir fait auparavant l'entrée officielle à Margarita ).

Nous avons parcouru la rue du village , qui ne nous a pas paru changé depuis 3 ans; seule l'école s'est agrandie avec au moins 4 classes .

Nous sommes repartis mouiller sur l'île en face , théoriquement bien mieux protégée du vent et de la houle. Nous avons essayé le mouillage de Tamarindo , mais les vagues passaient par dessus le récif de l'isla langoleta et nous remuaient en tot sens ; nous avons décidé d'aller au mouillage de Ballandra qui paraissait bien mieux ( 4 bateaux au mouillage de Tamarindo et 4 bateaux au mouillage de Balandra )

Comme tous les bateaux étaient mouillés avec un bout à terre nous avons fait pareil. Nous sommes mieux qu'au mouillage de Tamarindo, mais ce n'est pas parfait; C'est curieux comme le vent tourne autour de l'île : d'est en mer , il est au mouillage sud ouest ! Et le mouillage est ouvert de ce coté. Tant pis ,c'est tout de même mieux

Après un déjeuner frugal (: salade de tomates au thon et aux oignons, suivi d'un pamplemousse) le temps étant un peu gris ,nous sommes allés marcher vers le petit village de l'ile et prendre quelques photos et film depuis la butte surplombant la baie ;cela nous à dérouiller les jambes mais après deux nuits successives en mer , nous nous sommes abstenus cette année de monter au sémaphore!


Mercredi aprés midi mouillage de Balandra.


Après une nuit un peu agitée par la clapot, mardi matin,nous avons été essayé le 4 ème mouillage de l'archipel, celui de Playa Real. Hélas le grand mouillage était encore plus clapoteux et nous testé celui devant le tout petit village de testigo pequeno. Il était aussi un peu rouleur , mais nuis avons quand même été faire un peu de snorkel. C'était un véritable aquarium. Nous avons été aussi un peu marché sur le coté sud de l'ile en face de la coupure entre les deux testigos.

Le paysage est splendide ( cf photo ); il y a aussi beaucoup de frégates qui font du soaring et de temps à autre frole l'eau , nous n'arrivons pas à voir si elles attrapent à chaque fois du poisson. Puis comme le mouillage continuait à rouler , nous sommes repartis à Balandra; les 3 bateaux français venaient de partir, nous libérant la meilleure place , juste au coin. Nous étions seuls et heureux. Puis un , puis deux puis une dizaine de barques de pécheurs sont venus mouiller autour de nous. Nous avons passé peu de temps aux testigos mais les méthodes de pèche nous semblent étranges . Tout d'abord les habitants des testigos semblent avoir plus de barques que de maisons , mais on voit rarement celles ci sortir De plus on voit très peu de casiers à langouste et très peu de marques de casier en mer. Ensuite les pêcheurs venus d'ailleurs sur tout type d'embarcation; il y en a des grosses ( 20 m ) qui semblent capables d'avoir de l'autonomie et de pouvoir stocker des poissons. Mais il yen a aussi de simples barques , ou on se demande comment ils peuvent stocker leur nourriture et leur eau et en plus du poisson ; A coté de nous il y avait une petite barque , 5 m de long avec 4 personnes à bord qui ont dormi au moins deux nuits dans le bateau protégé par une toile ciré montée en tente ; Ils sont sortis moins de 4 h pour pécher à la ligne. Ce qui est la méthode générale de tous ces pecheurs de l'extérieur. Et on ne les voit pas souvent relever du poisson. D'ailleurs aucun ne nous en a proposé !

La nuit a été meilleure , le vent avait probablement faibli, du mouillage on ne peut deviner sa force car au mouiilage la brisette vient généralement d'ouest , alors sue le vent du large est évidemment toujours d'est.

Aujouird'hui nous avons fait du snorkel sur la cote en face le bateau ; il y avait encore plus de poissons , des petits bien surs mais aussi de gros anges , de très gros perroquets et meme dans 2 m d'eau , 2 langoustes .Un régal.

Ce soir nous partons vers 5 h pour Puerto la cruz et sa marina pour faire les formalités d'entrée au Vénézuela et refaire des approvisionnements, nourriture, fuel et eau .


Jeudi après midi marina de Bahia Redonda Puerto la cruz.


Notre navigation s'est très bien passée. Partis à 17 h 30, nous avons eu jusqu'à Margarita un bon vent de nord est , presque plein vent arrière, sans génois et avec la GV arisé nous sommes arrivés au phare des baleines vers 1 h du matin.

Le vent et la mer se sont calmés progressivement , nous avons déroule le génois et sommes arrivés à la bouée de Coche à 4 h du matin . Tous les phares marchaient , seul le phare de cubagua ne respectait pas les indications de la carte , sa période étant passée de 3 sec à 9 sec , ce qui est un peu troublant.

A 7 h nous virons lat tourelle d'araya , pour rencontrer une flotille de petites barques de peche , mouillées en alignement.. Aprés examen de la carte , ils sont mouillés sur la fin des hauts fonds de la pointe d'Araya , mais c'était très surprenant de découvrir cette trentaine de barques , alignées au milieu de nulle part. A 11 H nous sommes passés entre les îles Caracas. Ce sont de petites îles hautes , désertiques et toutes rouges ; nous y avions mouiller, il y a 4 ans . Mais maintenant toutes les petites gréves sont occupés par des campements de pécheurs à l'aspect miséreux. C'est très beau à voir en passant , mais il n'y a plus de mouillage solitaire . Ensuite nous sommes passés aux îles Chimana , aussi moires que les iles caracas sont rouges . Nous y avions aussi mouillés , avec peu de voisins , mais aujourd'hui elles sont désertes , effet de l'insécurité ? Pour nous oui à coup sur .

Et a deux heures nous sommes arrivés devant la marina. Aidés par deux marineros , nous avons pris notre place . La marina est à moitié vide . Nous sommes passés aux bureaux , de la marina et aussi de l'agent pour les formalités; Tout s e fait en espagnol , mais nous comprenons et arrivons à se faire comprendre . Seul petit probléme , il n'est pas possible de retirer de l'argent avec une carte de crédit et si l'on paye avec celle ci, cela se fait au cours officiel , trois fois moins interessant que le change de cash .



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Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /2009 18:29

Bulletin n 3 
mardi a une bouée à Clifton Union

Après une nuit humide, nous avons fait le tour d'union par le sud pour arriver au mouillage de Clifton ou Tiger un water taxi nous a procuré une bouée dans le lagon;tout près de la barrière de corail . Le fond n'est pas de très bonne tenue et la densité des bateaux est grande et nous avons préferé assurer le mouillage. Nous avons fait les formalités de sortie ( à l'aéroport ) , puis quelques courses : il y a des fruits et légumes , mais les super marchés ont peu de choses en rayon; on se serait cru en Guadeloupe pendant la grève. Entre parenthèse on s'inquiète de ce qui se passe là bas , car on a peu de nouvelles. On a essayé internet mais il y a si peu de débit que nous n'avons pu lire que les titres du monde qui ne parlaient pas de la Guadeloupe. Le coût de la vie est très très cher. Le village est assez coquet , avec pas mal de maisons neuves et beaucoup de restaurants locaux, qui vers midi sont tous vides L'après midi nous avons été marché : route jusqu'à Ashton, le deuxième village de l'île , la route est peu fréquentée et assez ombragé avec de points de vue sur la mer ; puis à Ashton nous avons tourné à droite pour revenir par la campagne : c'est vraiment la campagne un peu style bocage , avec de petits champs et quelques cultures . Ce soir nous avions décidé d'aller au restaurant , mais au moment de partir il y a un gros grain ; tant pis nous restons au bateau.

 Mercredi mouillage de tyrell bay Cariacou
 
Au matin , a union Tiger est venu réclamer le paiement de la bouée et nous demande le prix astronomique de 90 EC ; c' est très cher par rapport au prix de toutes les bouées ailleurs dont le prix est compris entre 30 et 5 EC; nous avons une discussion animée et nous payons finalement 60 EC, commentaires de Tiger , les français ne veulent jamais payer. Le vent est devenu raisonnable un petit 5 , nous partons sous voile mouiller à Hillsborough , pour y faire les formalités . Elles sont vite expédiées ; et nous repartons pour Tyrell bay à 3 miles au sud. Nous mouillons a 12h 30. Il y a encore pas mal de bateaux au mouillage . Curieusement le bateau type est très différent des îles d'avant : avant beaucoup de catamarans et de gros bateaux assez récents , ici au contraire très peu de catamarans et des bateaux anciens et plutôt petits ( 9 ou 10 m ) . Nous allons immédiatement voir Lumbadive pour prendre RV pour plonger. Nous sommes invités à remettre à l'eau 3 tortues . Une association rachète au pécheur les tortues prises dans les filets et les remet à l'eau une fois baguées . Ce sont 3 grosses tortues de presque 1 m de long , elles sont passives sur le sable, mais quand on les monte sur le bateau elles sentent l'eau et cherchent à y aller; mais ce ne serait pas prudent pour elles et il faut les remettre à l'eau un peu au large ; une fois remises à l'eau les 3 s'enfoncent rapidement , sans dire merci , ce qui est un bon signe sur leur capacité à avoir surmonter le stress de la capture et de la mise à terre.

Samedi soir au mouillage devant le port de St Georges Grenade

Notre séjour à Cariacou s'est très bien passé; Jeudi nous avons fait deux belles plongées l une prés de l'îlot , et l'autre aux sisters. Les fonds sont très beaux surtout aux sisters avec de grandes gorgones noires qui créent un décor de féerie; pas mal de poissons aussi mais un peu farouches. L'après midi grande ballade sur la pointe sud ouest de l'île Nous avons pris la route qui passe au dessus de la marina puis nous avons continué un chemin de terre, qui dessert des champs ( principalement élevage de bovins et d'ovins ) jusqu'au bout de la pointe . Il y a en plus de ce décor champêtre , de belles vues sur tous les ilots et cailloux de cote sud est de Cariacou. Vendredi deux nouvelles plongées , un retour aux sisters , puis une plongée à coté de l'épave , plongée dans un décor peu spectaculaire et avec peu de fonds , mais extrêmement riche en petite faune: de nombreuses crevettes nettoyeuses, une bourse miniature ( que j ai raté en photo ), une pieuvre peu farouche et beaucoup d'autres . Le soir repas au Lambi queen , qui a le vendredi soir un steel band . Au début de la soirée , beaucoup de blancs sont venus dîner , puis au fil du temps et du départ des estivants ,les locaux sont venus, ce qui a crée une ambiance très chouette. Ce matin nous sommes partis d'assez bonne heure ( 8 h ) pour Grenade , Nous avons fait un petit détour pour passer au vent de l'île ronde , très beau et très différent de l'aspect sous le vent , aperçu de l'île des tantes qui a l'air magnifique mais la mer était trop forte pour envisager d'y mouiller , et enfin passage entre l'île ronde et l'île caille. Celle ci est très sauvage , avec un pavage de basalte noir magnifique Puis nous avons longé de très prés toute la cote de Grenade , qui surtout dans sa partie nord est sauvage avec la foret descendant jusqu'à la mer , et des petites plages de sable bordées de cocotiers. Nous avons réussi à tout faire à la voile, avec un vent faible mais suffisant sur une mer plate. Nous avons décidé de rester en dehors du lagon de St Georges , juste à l'entrée de celui ci, pour bénéficier de la vue sur le vieux port et aussi de l'eau pure et de l'air frais . La douane était fermée mais sera ouverte demain; le magasin d'alimentation était ouvert ( accessible en annexe avec un ponton pour celles ci ) . Il est bien fourni et à des prix raisonnables. Le bateau de Guy bof ; était la mais pas son propriétaire. Guy est l'inventeur du bof système, espèce d'aiguille qui permet de coudre vite à la manière d'une machine à coudre ; quand c'est Guy qui le pratique , c'est convaincant mais nous nous avons du mal à y arriver. Dimanche après midi toujours au mouillage devant St georges Et bien le dimanche à Grenade , c'est toujours la tradition anglaise. Tout ( sauf la douane ) est fermée , même les restaurants y compris celui de la marina . Nous nous sommes un peu baladés dans une ville fantôme , elle que nous avions vu grouillante de vie. Nous nous apprêtons à partir pour Trinidad.


 Lundi après midi 3mars marina coral cove Chaguaramas Trinidad

Nous avons fait une traversée ultra rapide ; moins de 11 h pour les 78 miles en ayant pris du temps au début et en ayant freiné un peu sur la fin . Nous sommes donc arrivés de nuit et nous avons été mouiller à Chacachare , un mouillage solitaire dans une ile à 4 miles du port. Nous y avons un peu dormi et nous sommes repartis à Chaguaramas. Les formalités ont été faites à un rythme plus lent que la traversée, puisqu'il fallu 30 minutes aux policiers pour tamponner nos passeports ( mais nous avons rempli beaucoup de documents ) et 30 minutes aux douaniers pour nous donner notre bon d'entrée. ( Nous sommes arrivés juste avant l'affluence , nos suivants ont du mettre beaucoup plus de temps! Nous avons trouvé une place à la marina de Coral cove , avec des objectifs précis pour notre séjour : faire le plein d'eau, de nourriture , et de gaz et faire de grandes lessives .

Vendredi soir 6 mars

 Finalement nous avons du rester un peu plus que prévu à Trinidad , pour faire le plein de camping gaz , car ils ne prenaient les bouteilles que le jeudi pour les rendre samedi après midi . Nous partirons donc samedi après midi pour l'orénoque. Notre programme a été bien rempli : plein d'eau, plein de nourriture , nous avons même trouvé de l'eau pétillante, les affaires sont lavées , et même assez propres pour une laverie de marina. En plus nous nous sommes baladés. A pied a partir de la marina nous avons été marché sur la presqu'île gourde, un chemin qui a été bitumé et qui va à travers une foret dense jusqu'à des pylones; bien sûr pas de vue ,(les arbres sont trop hauts) mais le chemin est chouette avec beaucoup de papillons , nous nous sommes amusés à la chasse photographique avec de bons résultats. Puis nous avons loué une voiture et passé une après midi dans la tucker valley , marcher sur le covigne trail; C'est une jolie balade , les pieds dans le ruisseau au milieu de la foret, et puis nous avons été aussi voir les Ediths falls , à sec malheureusement là aussi le sentier est sympa. Aujourd'hui nous avons fait le tour de l'ouest du massif montagneux du nord , en passant par Arima, Asa wright center ( centre d'observations des oiseaux), puis Blanchisseuse et retour sur POS. L'objectif principal était de voir les oiseaux Nous en avons vu une quinzaine d'espèces toutes plus colorées les unes que les autres. Nous avons réussi à voir un bell bird , oiseau qui chante comme un réveil matin! l 'on entend souvent mais que l'on voit rarement car il est souvent à la cime des arbres. Nous nous sommes régalés de ce spectacle et avons mitraillé à qui mieux mieux La route de montagne que nous avons suivie, traverse des paysages splendides,; j'ai réussi à les admirer malgré l'extrême attention qu'il fallait porter à la route qui est devenue en très mauvais état. Nous avons aussi beaucoup profité de la cuisine italienne du restaurant chez joe , situé à Coral cove , qui est très bon mais peut etre un peu trop copieux; notre programme dans les 6 prochaines semaines ne comportera pas beaucoup de possibilités de restaurants !

Demain le programme est moins drole: règlement de la marina ,dernières courses ,récupération de nos bouteilles de gaz et formalités de sortie et en route pour l'Orénoque Ps pour se retrouver dans les albums photos , nous les designerons dorénavant par la date en espérant que le tri sera bien fait , les photos seront donc dans l'album 200902


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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /2009 21:34

                 j ai du envoyer le prcedent sous office , je refais donc une version word


Bulletin n 2


après un long séjour chez Cécile, un petit aller et retour en france pour enlever une paratyphoïde à Anne Marie ( et aussi pour profiter des petits enfants), et une courte convalescence de nouveau avec Cécile et les filles, nous sommes repartis en bateau, avec pour objectif un tour de la mer caraïbe en 3 ans , avec un hivernage à Curaçao et un autre au rio dulce.


dimanche 1 Février mouillage de l ile fourche


Notre descente vers Curaçao commence doucement.

Jeudi , Alain est arrivé sans problème malgré la grève nationale métropolitaine. Heureusement qu'il a choisi de nous rejoindre à St Martin , car en Guadeloupe, la grève est générale et l'île est paralysée

Un collectif réclame contre la vie chére et a déposé 146 demandes dont une augmentation générale de 200 euros ; de plus les gérants de station service sont en grève eux aussi contre l'implantation de 5 stations automatiques ( il y a 123 stations service sur l'île ) car le marché de l'essence serait en diminution constante. De ce fait plus rien ne fonctionne , à l'exception des services d 'urgence et de l'électricité; écoles, magasins, et toute forme d'entreprises sont fermées .Nous espérons que tout cela sera résolu à notre arrivée.

Vendredi le vent était sud est fort, nous avons donc repoussé le départ 'J'en ai profite pour une séance supplémentaire de kite , mais je ne suis pas très doué et à la 7 ° leçon , j'ai du mal à décoller. Le soir repas chez Cécile avec Murielle, qui a échangée des souvenirs de Cote d'ivoire avec Alain.

Samedi matin le vent était toujours sud est fort ; notre navigation s 'est donc arrêtée a l'île Tintamarre, soit un grand bond de 10 miles. Nous avons passé un après midi tranquille.

Ce matin le vent avait légèrement viré est en mollissant , et nous avons pu atteindre sur un bord l'île fourche, à la voile . Ce mouillage est toujours aussi beau ; un peu de snorkel avant l'apéro pour profiter du soleil au zénith , puis le soir ballade sur l'île pour admirer la cote nord de St Barth au soleil couchant.

La situation en Guadeloupe n a pas l'air de s'arranger, selon les informations de RFO


LUNDI 2 mouillage de Ballast bay à St Kitts


après 10 h de mer dont 3 h de louvoyage avec un bon vent force 4 , nous sommes arrivés a Ballast bay pour ne voir ni le rayon vert ( a cause de la brume ) , ni les singes . Mais le site est toujours joli , malgré la présence de 5 bateaux , mais nous avons mouillé devant tout le monde près de la plage


Mardi mouillage de rendez vous bay à MONTSERRAT

 

Le vent reste obstinément est force 4 , et au lieu d'aller directement en Guadeloupe , nous nous sommes arrêtés a Montserrat après 10 h de mer et une remontée finale au prés avec un vent de 30 noeuds juste sous le vent de la pointe nord de l'île. Malgré ce vent d'est une grosse houle déferlait sur la plage du « port «  ; nous avons décidé d'aller à la baie juste au nord qui était bien mieux abritée du vent ; la houle se faisait peu sentir; le site est de plus très joli: de hautes falaises avec quelques arbres et quelques chèvres dont on se demande comment elles ont pu arriver là et surtout comment elles vont pouvoir repartir; une plage de sable , des pentes boisées et une belle maison coloniale sans accès visible.


Mercredi mouillage de Deshaies Guadeloupe


Nous sommes partis ce matin à 7 h 45 , ; après avoir longer la cote jusqu'à la baie de Plymouth , la ville engloutie pat les cendres du volcan , peu actif aujourd'hui hui ; nous avons envoyé les voiles avec un fort vent d'est , avec des rafales à plus de 25 noeuds sous le pointe sud de l 'ile. Le cap a faire pour Deshaies était de 142 , nous tenions difficilement 160 , avec des vagues de plus de 3 mètres. Heureusement comme espérée , a peu prés sous le vent de Deshaies le vent s'est calmé et la mer s'est aplatie, nous avons louvoyé 1 h avant d'être suffisamment près de la cote pour que le vent tombe totalement ; c'est donc au moteur que nous avons atteint le mouillage , moins encombré que d'ordinaire à 17 H ; Nous sommes descendus à terre immédiatement ; bonne surprise le poste a essence était ré ouvert et les magasins bien approvisionnés, nous avons donc pu refaire des courses de frais .Évidemment le poste de douane était fermé et sans indications d'heures d ouverture .Pourtant au mouillage il n'y a presque que des bateaux étrangers arborant le drapeau jaune. Le soir , pour nous changer du bateau ,nous avons manger au resto ,correct ,sans plus mais ,malgré les grèves ,le menu était varié Demain direction Malendure pour voir nos amis de Canopée


jeudi mouillage de Malendure


Nous sommes repartis après quelques courses, sans avoir fait la douane qui n ouvrait que de 13 à 14 h. 2 hures après nous mouillons à Malendure à notre place habituelle devant la belle petite plage, à cote de la goelette de Gilbert , lui aussi revenu ici.

Dans l'après midi nous avons été dire bonjour à Anne ; Elle nous a raconté ce qu'elle ressentait de la grève . Après une semaine ou les gens ont épuisé leur stock d 'essence, l 'ile est devenue une ile morte, sans circulation , ou même les médecins avaient du mal à se rendre sur leur lieu de travail . Le long de la cote sous le vent , l'ambiance est restée calme, même si des groupes de grévistes ont fait fermer les clubs de Mallendure, et probablement aussi d'autres magasins qui sont quand même en général resté à demi ouvert , c'est à dire le rideau de fer à moitié ouvert et prêt à être fermé en cas de besoin. Il semblerait que l'ambiance soit beaucoup plus tendue à Grand Terre. Évidemment cela ne fait l'affaire des gens du tourisme, alors que le mois de février aurait du être le meilleur mois de l'année. Ambre s'inquiète des conséquences sur sa scolarité d'au moins 4 semaines de grève , Meo lui est ravi ( il est en CP ) .Il semble que les gens ne croient pas beaucoup à une fin rapide de la paralysie de la Guadeloupe.

Nous sommes aussi passé dire bonjour à la plongée , ou tous les moniteurs étaient présents , mais sans aucun client.


Samedi soir mouillage des saintes


Vendredi matin nous sommes partis plonger sous une pluie battante, seuls clients du bateau . Nous sommes allés voir les bancs de platax et de carangues un peu au sud est de la statue de Cousteau puis nous avons flâné dans les coraux mous , j'ai testé notre nouveau appareil canon , il semble très bien avec un écran de visée très lisible , enfin je vois la photo que je prends . Les indications de réglages sont aussi très visibles.

Le soir nous sommes montés dîner chez Anne et Dom avec 2 de leurs amis , très sympa sauf pour la bouteille de bologne qui n 'y a pas survécu.

Ce matin nous sommes partis à 9 h, moteur jusqu'à Basse terre, puis voile avec de bonnes rafales au passage du cap ( un bon 6 ), puis un vent plus maniable nous permettant d'aller rejoindre le mouillage de la ville sur un bord;

Le mouillage de Cabrit était plein ; plus d'une dizaine de bateaux, évitant dans tous les sens . Heureusement le mouillage de la ville était moins dense et nous avons retrouvé notre place habituelle entre la falaise et l'épave.

La vie aux Saintes était aussi animée que d'habitude, et les magasins normalement approvisionnés;

La radio annonce que les négociations sont en cours avec le ministre , celui ci est satisfait mais le plus dur reste à venir : les 200 euros d'augmentation; pour le moment les banques semblent les grandes perdantes , elles vont devoir aligner leurs conditions sur celles de la métropole; mais c'est évidemment très insuffisant pour les grévistes. La grève s 'étend a la Martinique , ou elle semble très dure : grève de l'essence et fermeture autoritaire des restaurants. Alain réussira t il à prendre l'avion samedi ?


Dimanche mouillage de Porsmouth Dominique


Bien que la météo annonçait un alizé modéré, nous avons eu droit à un très gros grain , avec plus de 30 noeuds de vent pendant plus de 30 minutes Nous l'avons subi en affalant la grand voile, sous foc seul vent de travers nous avancions encore à 7 noeuds ! Nous sommes arrivés au mouillage accueillis par Dede , boat boy officiel qui nous a vendu un BBQ pour le soir au restaurant des boat boys ,les bénéfices vont à l'achat d'un canot de sauvetage. Nous avons rendez vous demain pour aller à la rivière indienne et à la douane.

Il y a beaucoup de bateaux au mouillage , une trentaine au moins , mais il y a beaucoup de place et nous sommes devant tout le monde , par 4 m de fond sur une mer plate . Tout serait parfait si les grains s'espaçaient un peu plus.

Après le grain de ce matin , nous étions transis de froid , nous ne sommes pas murs pour l'antarctique!



Lundi soir Portsmouth


bonne journée à terre , qui avait commencé la veille avec le BBQ des boat boys. C'était un petit BBQ pour le nourriture , mais le planteur était à volonté , avec en plus une bonne sono et la possibilité de zouker sur la plage. Nous étions une bonne cinquantaine de yachties de toutes nationalités , sympa

Puis ce matin Dede est venu chercher à 9 h précises pour nous emmener d abord à la douane , Le douanier était sympa et parlait bien français; nous avons fait l'entrée et la sortie, avec un permis de visite jusqu'à Roseau pour 5 jours. Puis nous avons fait une .belle promenade à la rame ( c'est Dede qui ramait ) sur une rivière qui serpente dans la mangrove avec de beaux palétuviers aux racines impressionnantes . Dede nous a propose une promenade pour l 'après midi à une cascade (120 euros pour nous trois ) , nous sommes donc partis dans le taxi de Dylan qui parlait très bien français , nous avons commencé par la cascade de Milton , situé sur les flancs du morne Diablotin, petite marche de 30 minutes aller dans la foret tropicale et 2 traversées de rivière, pour arriver à une cascade de 50 m avec un beau débit ,. Puis nous sommes repartis pour aller jusqu'au lodge de la réserve du morne diablotin . Chemin faisant Dylan , nous cueillait toutes sortes de plantes odorantes qui sont utilisées par la médecine locale . Au lodge il y a un sentier d'une heure environ bien tracé dans une très foret tropicale avec des arbres gigantesques .

Pour finir cette bonne journée nous avons mangé au bateau des cuisses de canard confites et des patates sautées dans la graisse. Ce n'était pas exactement un repas de régime!et il nous reste un bocal de graisse !


Mardi soir mouillage de Salisbury


Après 2 h de moteur tout prés de la cote , nous avons mouillé à Salisbury. Nous avons déjeuné au petit restaurant d 'Harold et Béatrice du club de plongée East Carribean dive , nous nous sommes inscrits pour une plongée le lendemain et sommes allés marchés le long de la rivière Macoucheri . Anne marie ayant retrouvé la forme , nous sommes allés jusqu'au bout de la vallée et au retour nous avons visité le petit village , étonnant mélange de petites cases et de maisons neuves . Nous avons acheté à un rasta 10 bananes pour 2 EC .


Mercredi mouillage de Roseau


Ce matin nous avons plongé devant Mero puis devant Salisbury , 2 belles plongées , hélas sans voir de poissons crapauds ou chauves souris, qui sont normalement visibles , mais en voyant cependant un gros hippocampe. Notre nouvel appareil photos de plongée fonctionne très bien , et je suis arrivé a faire de belles photos , en voyant ce que je photographiais. Puis après le plat du jour au restaurant ( une belle tranche de marlin cuite à point ) , nous sommes partis pour Roseau ou nous sommes arrivés à 17 H après 2 h de moteur . Il y a maintenant beaucoup de bouées de mouillage devant l'hôtel Anchorage ou nous n avons pas vu de bateaux de plongée .


JEUDI 12

mouillage de Saint Pierre


La traversée du canal a été sportive , avec des vents jamais inférieurs à 28 noeuds , atteignant parfois les 36 noeuds , partis avec le foc et 2 ris , nous avons été obligé d'affaler complètement la grand voile , car le bateau partait à l'auloffé après un surf sur les vagues de plus de 3 m . juste avec le foc , nous filions encore à plus de 7 noeuds avec des pointe à 8 noeuds .

Le vent ne s'est calmé qu'à quelques dizaines de mètres du rivage de Saint Pierre, pour une fois il n'y avait pas houle.

Dans l'après midi , après avoir admiré les longues files de voiture qui faisaient la queue pour obtenir 30 euros d'essence, nous sommes descendus à terre pour faire les formalités et un peu de ravitaillement si possible. Le café pour les formalités était fermé, mais nous avons réussi à acheter 2 baguettes et quelques provisions dans un magasin presque vide de provisions . En effet après la Guadeloupe , la Martinique est elle aussi en grève générale. Selon la radio, elle semble encore plus dure que celle de Guadeloupe qui continue , malgré le court séjour de Jego, sous ministre des DOM

De ce fait nous changeons nos plans ; nous irons déposer Alain au pied de l'aéroport, puis nous verrons selon l'évolution de la situation.


VENDREDI 13 mouillage de l'anse mitan baie de Fort de France


Après un départ paisible jusqu'à l'usine électrique, nous avons retrouvé un bon vent pour traverser la baie de Fort de France , et notre près nous a amené rapidement et bien gité jusqu'à l'anse à l'âne; il y a une belle plage de sable , des villas sur les collines , et une bonne dizaine de bateaux au mouillage, Nous mouillons à l'ouest du chenal devant des parasols bleus , désertés pour le moment.

Nous bullons un peu , puis la plage se remplit et une animatrice sur la plage annonce un tournoi de beach volley et surtout une soirée dansante animée par un célèbre DJ; Nous décidons de ne pas profiter de la musique et partons mouiller un peu plus à l'est dans une petite anse juste sous le vent d(une bouée nord , c'est plus joli mais on ne peut descendre à terre.


Samedi soir mouillage de la grande anse d'arlet


Nous partons au moteur déposer Alain tout prés de l'aéroport, car si certaines stations d'essence sont de nouveau ouvertes , selon la radio , c'est la cohue: il y tellement de queue que les camions citernes de ravitaillement ne peuvent pas accéder aux pompes La situation en Guadeloupe à l'air de se durcir également; Fillon aurait désavoué Jego qui aurait admis le principe de baisses de charges sociales pour permettre une augmentation des salaires.

A 9 h 30 nous mouillons devant l'entrée de la rivière de port cohe; cette petite rivière est transformée en marina , avec beaucoup de bateaux à moteur et quelques voiliers dont certains un peu délabrés ,tous des locaux. Nous partons en annexe , vérifier la possibilité de débarquer et de rejoindre l'aéroport , pas de problème .

Après le déjeuner , nous déposons Alain à terre et il part à pied vers l'aéroport; il nous téléphonera un peu plus tard après son enregistrement, il a trouvé quelqu'un pour l'emmener en voiture.

Nous nous repartons aussitôt , car la tenue du mouillage est très mauvaise, et nous allons sous foc seul jusqu'à la grande anse d'arlet; La cote est très belle, couverte de forets , et dominée par des mornes très hauts et très raides , l'anse noire paraît très belle mais il y a déjà 7 bateaux ce qui est beaucoup pour un mouillage solitaire Nous mouillons sur le coté nord de la grande anse d'arlet, moins encombré par les voiliers que le coté sud, car malgré la grève générale , les bateaux locaux sont de sortie pour le week-end ,

Nous descendons à terre pour faire la balade du cap Salomon ; nous voulions marcher un peu et c'est bien ce que l'on a fait : cela commence par une montée de 50 minutes, très raide sur un chemin très pierreux, à travers une petite végétation de foret sèche. Avantage il y a de l'ombre, inconvénient il n'y a aucun point de vue sur la rade. Puis le chemin continue à peu prés à niveau, contourne deux mares , et finalement arrive sur une espace un peu découvert d'où l'on peut apercevoir la rade de Fort de France; ensuite il plonge vers l'anse Dufour; C'est la que nous faisons demi tour.

Au retour nous faisons la promenade le long de la plage; c'est sympa et très animé; malgré le peu d'essence disponible selon la radio; beaucoup de martiniquais en ont quand même trouvé pour aller à la plage. Nous trouvons une petite épicerie ouverte , mais avec bien peu de marchandises sur les rayons.

Nous avons réussi à joindre nos amis, Mireille et Christian Dechatre qui après une semaine de vacances à Ste Anne ont pris un catamaran au Marin avec leur fille Sylvie et leurs3 petits enfants. Ils nous confirment que les magasins du marin sont tous fermés et qu'il n y a pas d'essence. Nous partirons donc directement sur Ste Lucie et Rodney bay ou nous pourrons refaire le plein d'eau et de fuel. Ils ont passé de bonnes vacances , mais sans pouvoir beaucoup visiter l'île, ils ont ,sans trop de problème, pu se ravitailler au hasard des magasins ouverts


Dimanche soir marina de Rodney bay Sainte Lucie


Nous avons fait une traversée ultra rapide du canal .poussés par un alizé puissant . Avec 2 ris et le génois un peu enroulé nous avons tenu une moyenne de 7 noeuds en dépit d'une mer forte. Nous avons pu écouté radio caraïbe jusqu'à la baie, la situation et en Guadeloupe et en Martinique ne s'améliore pas ; nous n'aurons plus de nouvelles jusqu'au prochain internet.

Nous avons mouillé à l'entrée du chenal de la marina , à coté du catamaran des amis , et avons aussitôt été prendre l'apéro et déjeuné avec eux.

Après un gros grain , nous sommes allés au fuel; pas de chance il est fermé car les cuves sont vides.: les Martiniquais ayant des bateaux viennent se ravitailler en fuel et en essence à Ste Lucie; Nous irons donc passer une nuit à la marina, pour être sur d'avoir de l'eau. Après des tentatives de contact avec la marina , mais les rares réponses nous sont totalement incompréhensibles , nous prenons un emplacement vide, sous une pluie battante.


Lundi soir mouillage de Marigot bay ( ou plutôt à l'entrée de marigot bay ).


La matinée a été très occupée , tout d'abord passage à la douane; nous étions les premiers à 8h ; heure théorique d'ouverture et avons attendu jusqu'à 8 h 30; heureusement que nous étions les premiers car ensuite il y avait foule. Cette demie heure d'attente nous a permis de discuter avec deux français qui tiennent une boutique d'optique à St Pierre. Ils sont venus en catamaran chercher de l'essence pour leurs employés , car il leur faut continuer à travailler pour payer la banque. Ils nous expliquent que l'octroi de mer en Martinique peut être très élevé:par exemple 30 pour cent sur l'optique. Curieusement les taux sont différents dans les deux départements ce qui fait qu'ils approvisionnent selon les produits soit en Guadeloupe , soit en Martinique, car il n'y pas de droits entre les deux. La douane s'est passée normalement à l'arrivée des fonctionnaires , ce n'est pas cher, puis passage au ship pour acheter une latte pour remplacer elle envolée lors du grain de la Dominique;: il doit y en avoir une de disponible , ils vont chercher dans le stock. Enfin nous allons à la grande surface ; les rayons sont pleins , mais il y a peu de choix pour les produits qui nous intéressent: peu de fruits , peu de tomates , de belles salades toutefois et question boites de conserves presque rien, sauf des multitudes de sauces sucrées. Le fuel devrait être livré dans l'après midi, mais il y a plus d'une douzaine de bateaux qui attendent déjà, nous ferons le fuel plus loin.

Après être repassés au ship et fini par avoir la latte , nous partons à midi; les amis sont partis , ils doivent être à Marigot; nous partons donc vent arrière , sous génois seul, quel plaisir d'être portant!

Vers 13h 30 nous arrivons devant Marigot; le catamaran est bien là, mouillé à l'entrée du chenal du lagon, nous commençons par aller au fuel, puis nous mouillons à coté d'eux Il y a vraiment beaucoup de bateaux et beaucoup de bouées ( les bouées sont chères : 25 usd ) et toute l'après midi nous verrons du passage Le site est très beau mais il y a vraiment trop de monde . Nous nous contentons d'un bain autour du bateau et passons ne très bonne soirée tous ensemble sur leur cata . A 9 , c'est tout de même plus confortable que sur Luliberine!

N'ayant plus en principe à naviguer au près et avec beaucoup de vent, nous avons dégrée le foc 1 en place depuis St Martin pour reprendre le génois


MARDI soir mouillage de la soufrière

Bonne journée

Après un départ pas très matinal nous avons longé la cote de ste lucie de près en admirant le paysage à petite vitesse , ( vent de 5 à 8 knts ) , mais nous allions plus vite que l'ovni 39 des glénans qui était au large. Nous avons pris une bouée à la Soufrière avec le catamaran , du coté du village ( coté sud ) ; C''est Michel le boat boy qui nous aidé à prendre nos bouées; il nous a proposé une balade en taxi que nous avons accepté après un léger marchandage : 80 euros contre 100. pour tous

Dans l'après midi Thomas nous a donc emmené d abord aux bouches du volcan d 'ou s'échappent des vapeurs chaudes qui font bouillir des mares d'eaux ferrugineuses ( noires ) . Puis nous avons été nous enduire de cette boue noire un peu plus bas , mais, quand même, dans une eau à prés de 50 degré. Un gentil rasta nous a dit que cette boue guérissait tous les problèmes de peau . Nous nous sommes tous bien amusés, ; comme l 'a dit l une des filles: «   il faut en profiter pour une fois que l'on a le droit de se salir. » Puis nous avons été à la cascade chaude , située dans un très beau jardin tropical .L'eau n'était plus qu'à 40 degré; presque froide !

Ce soir repas de thasard fourni par Michel ( 10 usd le kilo ) sur le catamaran pour notre dernière soirée ensemble; après ils remontent vers le nord car ils doivent rendre le bateau au Marin samedi et nous nous continuons vers le sud.


Mercredi soir mouillage de la Soufrière


La matinée a été consacrée la visite du village très «  authentique «  , avec de vielles maisons coloniales à balcon . C'est chouette mais il, faut faire attention en photographiant les maisons , car les rastas ne veulent pas être photographiés; ils sont pourtant pittoresques et ils le recherchent sûrement à être remarqués car ce sont des rastas de ville , , les vrais rastas vivent à la campagne.

Nous avons été à internet , prendre des nouvelles de la Guadeloupe: ca va mal avec des émeutes et un mort . Nous avons aussi pris la météo qui est bonne : vent de 9 noeuds , paisible quoi.

Nous avons aussi pris le chemin qui mène à l'anse Mitan située au pied du piton; un rasta nous a proposé l 'ascension du piton : «  700 m en 2 h facile » nous a dit il dit , nous lui avons promis pour une prochaine vie. Puis nous avons ete à la douane , il fallait aussi passer à la police mais le préposé à la vérification des passeports n'était pas là , et nous ne l'avons pas attendu, un coup de tampon en moins sur les passeports , c'est toujours bon à prendre.

L'après midi nous avons fait un petit snorkel le long de la côte , mais ce n'est pas extraordinaire, sous le bateau les fonds sont beaux mais il y a 8 m de fond.


Vendredi 20 février 14 h mouillage de Bequia


Jeudi matin nous sommes partis de bonne heure , car nous voulions tâter la mer pour voir si il était possible d'aller un peu sur la cote sud de Ste Lucie , jusqu'à l'anse laborie; mais très vite le vent est monté très fort avec de la mer et nous avons pris la direction de St Vincent. Le vent et le mer ne nous ont pas ménagés: vagues de plus de 3 m le vent était soutenu à plus de 30 noeuds avec des rafales jusqu'à 35 noeuds . La météo s'est plantée ou nous avons mal lu ; il s'agissait peut être de la carte de hauteur des vagues .Heureusement, nous n'étions plus au près!

Le ciel était bleu et ne s'est couvert que lorsque nous avons atteint le cap des baleines à la pointe nord de St Vincent. Nous avons longé de près la cote , l'une des plus belles des caraïbes , avec descentes raides couvertes de végétation tropicale qui monte jusqu'au sommet de la soufrière ( encore une ) à plus de 1500 m haut. Il y a des ravines profondes , et quelques champs accrochés sur les pentes : c'est magnifique .

Puis nous sommes arrivés à Cumberland bay , l'une de nos escales préférées. Nous avons été accueillis par Williams qui nous a aidé à passer un bout à terre juste devant le restaurant « mojito » dans le coin nord de la baie. (nb il y a 4 restaurants sur la plage ) Nous lui avons commandé un plat de poisson pour le soir. et nous sommes montés au village sur la crête juste au nord , c'est un tout petit village avec 2 bars rastas et 2 églises et une vingtaine de maisons agrippées à la pente. Nous avons continué le chemin un peu au delà , pour voir un paysage mixte de foret , de pâturages et de cultures . Pour faire du jardinage , il ne faut pas avoir le vertige.

Nous avons rebroussé chemin quand il a commencé à bruiner

A 7 h il a fallu débarquer pour aller au restau , il pleuvait toujours et le ressac sur la plage était assez fort ; heureusement des locaux nous ont gentiment aidé; le restaurant était tout simple , mais les tables avaient des nappes et étaient mises avec goût. Le repas était très bon avec un poisson bien cuit et des légumes cuits à l'étouffé excellents. AM a pris au dessert des bananes flambées avec une glace à la vanille au milieu : le raffinement . Les prix étaient à la hauteur : 140 ec pour nous deux ( 2,7 ec = 1usd ; 1,3 usd = i euro faites le calcul nous on se plante à chaque fois)


Il a plu toute la nuit et ce matin il pleuvait encore avec un vent fort un peu traversier et un ressac de plus en plus fort.

Nous sommes partis , passés devant Wallilabou ou il y avait 8 bateaux qui semblaient au calme. Le vent s'est ensuite calmé; Anne Marie à lu les instructions nautiques pour la traversée du canal St Vincent Bequia : c'est une traversée courte mais le pont est balayé par les lames et il est conseillé de cappeler son ciré. Sous le vent de St Vincent cela nous a nous fait sourire , mais on a serré les dents peu après : 32 noeuds de vent et des vagues de 4 m ((heureusement grand largue) , décidément la météo ne marche plus.

Nous sommes arrivés à Bequia vers midi , pas de boat boy pour nous proposer une bouée , nous avons trouvé un coin ou poser l'ancre , un peu devant un bateau canadien qui nous a dit que le fond était de mauvaise tenue ; premier essai ça dérape malgré 30 m de chaîne pour 4 m de fond, deuxième essai ça tient 2 0 minutes puis ça commence à reculer . Nous repartons pour un autre coin , et essayer de prendre une bouée , exercice très difficile dans un vent rafaleux de 25 noeuds ; heureusement un boat boy arrive et nous aide : coût de la bouée : 50 ec ( cf plus haut pour la traduction en euro ) ; mais nous sommes tranquilles nous ne chasserons plus et nous pourrons descendre à terre sans crainte


samedi mouillage de Mayero anse principale


hier après midi malgré la pluie nous avons été à terre pour faire l'essentiel: aller à la douane ( les officiels sont aussi peu aimables que dans les autres BWI ), aller prendre la météo à internet et acheter de la glace.

Finalement pour la météo , on s'est aperçu que buoyweather avait changé d'échelle de vent ; ils ne sont plus en noeuds , mais en m/s ; donc 10 m/s cela fait environ 20 noeuds , et la météo annonce maintenant 15 m/s soit 30 noeuds pour les prochains jours ;Nous hésitons sur la suite du programme.

Ce matin le temps semble s'améliorer tant du point de vue pluie , que du vent . Après avoir regréer le foc et gréer le 3 ème ris , nous décidons de partir vers le sud. Le temps est gris, la visibilité est très mauvaise, à peine 5 miles ,et le vent souffle force 6 avec de fortes rafales sous les grains. Alors que nous passons devant Canouan le soleil réapparaît et nous décidons de continuer jusqu'à Mayero, ou nous n'avons pas été depuis longtemps, et dont AM garde le souvenir de l'achat d'une langouste à un prix raisonnable. A 13 h nous mouillons devant la grande plage de sable en compagnie d'une dizaine de bateaux . Un boat boy vient nous proposer de la langouste : 40 EC la livre , c'est un prix pour américain , pas pour des français . A noter que l'on voit beaucoup de bateaux américains et canadiens dans les mouillages et fort peu de bateaux français et relativement peu de bateaux de location.

Dans l'après midi nous allons faire un petit tour à terre ; Il y a un gros ressac sur la plage et le débarquement au pontons est malaisé. L'annexe se frotte un peu sur les pneus et les ferrailles .Le village a bien changé depuis 20 ans : le nombre de maisons n'a pas augmenté , mais maintenant ce sont de belles maisons et la rue est bordée de restaurants , nous en avons compté 6 ; un seul affichait les prix 65 EC le plat de poisson , c'est cohérent avec le prix de la langouste !

De l'église catholique , il y a un magnifique panorama sur les tobago cayes:un ciel enfin bleu et une eau turquoise .Il semble y avoir assez peu de bateaux au mouillage , il est vrai qu'avec ce vent il doit y avoir un fort clapot

A notre mouillage , les rafales atteignent les 30 noeuds .


Dimanche 22février

mouillage de Chatham bay à Union

Après une petite heure sous foc seul et à plus de 6 noeuds , nous avons rejoint le mouillage de Chatham bay , l'un de nos mouillages préférés des petites antilles .

La mer y est parfaitement calme , malgré le vent qui réussit à passer sur les hauteurs. Le mouillage est immense et la quinzaine de bateaux y sont éloignés les uns des autres.

La baie est un grand demi cercle cerné de hautes collines boisées

Nous commençons par un petit snorkel le long de la cote nord ; le paysage aquatique n'est pas des plus beaux mais il y beaucoup de poissons dans moins de 2 m d'eau ; sous presque chaque trou , on peut trouver des crevettes , des crabes , voire même une langouste .Nous avons nagé, accompagnés par banc de petites sardines ( ou autres ) , composé de milliers de poissons , banc si dense qu'il cachait a certains moments les rochers.

Puis l'après midi nous avons fait un grand tour à terre , montant par la piste jusqu'au col , puis prenant la route cimentée vers la gauche . Elle fait le tour d'un morne , avec de beaux points de vue sur la cote nord d'Union et au loin les Tobago cayes et Canouan ; puis sur l'intérieur de l'île. Nous avons pris la première à gauche ( 50 minutes depuis le départ ) et remonter sur la crête ,pour redescendre sur notre baie . Nous avons refait le petit sentier qui domine la baie , mais il est maintenant très abandonné , et tellement entouré d'arbres que l'on n'aperçoit jamais la baie .

Lundi

Nous nous sentons si bien ici que nous décidons de rester un jour de plus et de flemmarder un peu en profitant du site ; Bizarrement, la baie s'est vidée ;il ne reste que 8 bateaux très loin les uns des autres. Après un nouveau snorkel ,encore plus réussi qu'hier dans une eau limpide , nous lisons au soleil et bricolons un peu sur le bateau Demain,nous passerons à Clifton , « capitale de l'ile » pour faire les formalités de sortie des Grenadines


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