Dimanche 16 janvier 2011 7 16 /01 /Jan /2011 17:21

Lundi 20 décembre marina paraiso isla Mujeres Mexique

 

 Notre séjour à l'isla mujeres se termine; Il a été bien rempli, car nous avons fait beaucoup de courses alimentaires en prévision des difficultés de Cuba . Mais ce n'est pas si facile de faire des appros , car si le super marché de la place de l église est à peu prés approvisionné, il est , comme le centre ville à 30 minutes à pied de la marina ; donc nous allions à pied , remplissions les sacs a dos et 3 cabas et rentrions en taxi. Il a fallu faire trois fois la manip . Par contre l'utilisation de José comme agent nous a fait gagné un temps considérable par rapport à la dernière fois il fallait courir d'un bureau à l'autre , tout en n'ayant jamais les bonnes photocopies . Mais ( est ce du fait de l'agent ) le montant total des formalités a augmenté : 130 USD pour l'entrée , plus 10 usd de propina pour les taxis des fonctionnaires , ( sante , phytosanitaire, port , douane et immigration ) plus 60 USD pour les papiers de sortie plus la propina de José ( 30 usd ) …. Mais nous avons un dossier de 15 pages avec le zarpe ( bon de sortie ) et pleins de photocopies. Nous avons quand même eu le temps d'aller faire du PMT , pas mal avec des fonds pas très jolis mais très poissonneux dans deux mètres d'eau juste à coté de la marina.Et nous avons mangé deux fois au restaurant des repas très corrects. Demain la météo prévoit du vent d'est force 4 , et pour les jours suivant un vent faible .Ce sont de bonnes conditions pour partir .

 

 Mer 22 marina de los Morros Cuba N 21 54 W 84 54

Après avoir fait les papiers de sortie , nous sommes partis vers 11H avec un vent d'est force 2 , suffisant pour avancer à la voile. Nous avons pu ainsi naviguer jusqu'au milieu de la nuit en tirant de grands bord contre le vent qui était évidemment pile dans l'axe . Puis le vent a faibli et nous avons du appuyer les voiles avec le moteur , vers 11h du matin , à 25 miles de l'arrivée , l e vent est complètement tombé et nous avons mis le cap directement sur la marina au moteur ou nous sommes arrivés vers 15 H ; nous avons fait 176 miles pour 111 en ligne directe dans des conditions plutôt faciles. . La marina de los Morros est une nouvelle marina si on peut dire ,considérée comme une marina internationale donc un point d'entrée à Cuba . C' est juste un quai de béton avec une pompe à fuel, assez long pour y mettre deux bateaux . Le quai est orienté vers le nord , direction d'où vient le vent maintenant ;bien que léger il lève une petite houle qui nous fait gentiment danser ; Quelle drôle d'idée que d'installer une marina dans un site exposé aux coup de vent du nord , relativement fréquents en hiver . Les officiels sont venus nous accueillir , dans l ordre le médecin qui nous a pris la tension; puis le capitaine de port et l'immigration et enfin le vétérinaire qui a regardé nos boites de conserves de viande et le phyto sanitaire qui a inspecté tous les fruits et légumes pour y chercher des traces de moisissures ainsi que le bois du bateau pour les termites ; nous n'avons pas eu les chiens anti drogues et tout s'est passé très vite puisqu'à 16 heures tout était fini pour un total de 73 USD ; Nous n avons rien vu de la terre mais il y a un bar et peut être un restaurant mais tout semble vide à part les officiels . Les officiels étaient avant à Maria la gorda et nous ont reconnus. Selon ce que l on a compris maria la gorda n'est plus un port d 'entrée . Compléments en fait il faut encore payer 15 CUC de timbres mais il n'en ont pas , ( 15 CUC c a fait 20 usd )et la marina nous a coute 28 usd pour la nuit La marina est bien aménagée avec des douches ;il y a de l'eau ,de l'électricité et du fuel possible c'est coquet et prêt à accueillir des touristes pour l'instant totalement absents. NB NAVIGATION il y a deux tourelles éclairées, juste au nord du quai , une verte et une rouge , il y a toujours eu au moins 3 m d'eau . Le quai a de petits lumignons ; je ne conseille pas d'y arriver de nuit mais ce n'est pas impossible si il y a peu de vent

 

 Jeudi 23 décembre mouillage de la BAJADA N 21 55 15 W 84 24 12

 Nous sommes partis à 9H sous un beau soleil et un vent très faible . Malgré 3 tentatives pour dérouler le génois , nous avons du avancer au moteur jusqu'à a 14 H au milieu de la baie de Corientes ou un bon vent de nord s'est levé force 4 ; a 15 H 30 nous nous sommes mouillés devant Maria la gorda , un seul autre bateau au mouillage un immense deux mats dont le principal avec 4 étages de barres de flèche . Lui ne bougeait pas au mouillage , mais nous c'était à peine supportable avec des vagues courtes de presque un mètre de haut . Le mouillage avait bien croché mais l'intérieur n'était pas du tout confortable . Nous avons pris la météo : actuellement il aurait du y avoir du nord 10 Nœuds et demain il est prévu du nord est de 15 NOEUDS ; comme le mouillage n'est pas mieux protégé du nord est que du nord , nous avons pris la décision de repartir pour mouiller sur la cote nord de la baie devant le village de la Bajada ou les bateaux locaux se réfugient en cas de vent du nord très fort. A prés 6 miles face au vent et aux vagues nous sommes arrivés devant les 10 pauvres maisons du village et nous avons mouillé par 3 M d'eau dans un calme total , la plongée est remise à plus tard mais nous espérons du PMT . au delà la météo prévoit deux jours calmes samedi et dimanche , puis du vent assez fort de nord . Heureusement que nous avons traversé . Au pire nous pourrons toujours aller lundi vers l 'ile de la jeunesse dans des eaux relativement protégées..

 

 vendredi soir mouillage de Maria la gorda

 Nous avons passé une nuit tranquille , bien que le vent ait continué à souffler. Nous avons été nous remouiller devant une belle plage de sable entre les têtes de corail et la plage . C'est un beau paysage sous le soleil : une immense plage de sable , une mer bleue et une végétation dense bien verte avec quelques palmiers qui dépassent. Nous avons été faire du PMT , sur les têtes de corail ; pas mal de poissons, mais surtout des petits castagnoles et sergents majors et bien sur aussi des bancs de gorettes , mais peu de vedettes juste un ange caraïbe ( les jaunes et noirs ) comme d habitude farouches.; les fonds sont un peu profonds pour nous : le haut à 3 m avec une base à 8 m . Puis le vent s'est calmé et nous sommes partis après le déjeuner au mouillage de Maria la gorda. Évidement à peine arrivé un officiel nous a hélé , c'était l'adjoint du capitaine du port en uniforme brun , un tout jeune homme qui nous a demandé les papiers ; lui non plus n'avait pas les timbres à coller sur le despacho , il nous a envoyé a la réception de l'hôtel , mais eux non plus n'en avaient pas . Il se confirme que Maria la gorda n'est plus un port d'entrée . Le jeune homme a voulu faire visiter le bateau à son chien , un petit épagneul dressé pour la recherche de drogue et d'explosif . Le chien n'était pas très à l'aise sur le bateau et la recherche a été vite faite . Nous lui avons remis les 2 mandarines que l'expert phytosanitaire voulait analyser et qu'il avait oublié. Tout s'est passé rapidement et dans la bonne humeur. A la réception nous avons aussi changé des euros ( 1 euro pour 1,24 CUC et 1cuc 9 dol))et payé le repas de Noël de ce soir :15 CUC ;le Cuc veut dire monnaie convertible ,c'est la seule monnaie des touristes ,le dollar n'étant plus accepté pour les achats Et nous avons fait un petit tour du centre , bien tenu ; ils sont en train de construire beaucoup de nouveaux bâtiments.

 

 Samedi soir 18 H

 Le repas de Noël était un buffet copieux , avec de la bonne viande dont de la dinde , il y en avait beaucoup en quantité et les quelques 100 personnes présentes n'ont pas tout fini. Nous avons pris en sus une bouteille d'un bon vin blanc cabernet sauvignon , effectivement pas mal : c' était un vin de pays d'oc mais avec un nom cubain. Ce matin nous avons fait deux très belles plongées , la première (los paradisos ) en haut d'un mur à environ 25 m , joli paysage avec relativement peu de poissons mais juste à le fin nous croisé un grand requin qui ne s'est pas intéressé à nous. La deuxième ( yemeya ) était sur la tombée du reef le haut à 15 M le bas à 1500 M . Il y a des canyons partant du haut et plongeant vers le fond : très beaux , avec les poissons habituels dont beaucoup de poissons lions ( ils se répandent très vite et comme ils n'ont ps de prédateurs locaux ils éliminent tous les autres poissons car ce sont des carnassiers redoutables ), il y avait aussi pas mal de nudibranches . Ensuite nous avons mangé du wahoo sur le bateau des pêcheurs . Ce sera notre dernière journée à Maria la gorda , car un front froid arrive demain et tous les marins nous conseillent fortement de partir ; eux même vont aller mouiller les 4 bateaux de plongée au fond de la baie , comme le temps fort doit durer au moins deux jours , nous partirons dans la nuit pour l'ile de la jeunesse . La guardia nous a donné le despacho départ prévu 23h , il avait récupéré les timbres et les a collé soigneusement sur le despacho , cela était un peu difficile car les timbres cachaient des en-têtes et cela le chagrinait beaucoup, puis il a du trouver de la colle pour les timbres qui ne collaient plus. Ps l'hôtel et le club de plongée sont parfaitement tenus et le personnel est agréable

 

 Dimanche soir mouillage de la bahia de San pedro .N 21 36 2 W 82 57 5

 A 23H nous nous sommes réveillés et nous sommes partis , au moment ou nous partions nous avons entendu un coup de sifflet de la plage : probablement la guardia qui venait vérifier que nous partions à l'heure prévue et nous saluait ainsi . C'est bizarre , nous avons pu aller mouiller n(importe ou dans la baie sans problème et là au mouillage officiel nous étions surveillés à la minute : c'est Cuba !! Il y avait déjà un bon clapot avec du vent de sud ouest . Nous sommes sortis de la baie au moteur aidé à la GV avec deux ris . Puis a minuit et demi après avoir contourné le vaste plateau qui déborde le cap corientes , nous avons mis cap plein est vers l'isla Juventud et précisément la passe au sud des cayes de los indios, à 75 miles . Nous n'avons pas envoyé le génois car à cette allure il ne se gonfle pas . Et heureusement car très vite le vent a tourné ouest et a forci . Avec juste la GV nous marchions souvent à plus de 7 nœuds . A 13 heures nous passions au sud des cayes de los indios et à 15 h nous étions devant la marina Siguanea . L'entrée de celle ci nous avait laissé un mauvais souvenir car elle est très étroite et de plus le vent du nord soufflait très fort avec de grosses vagues , nous avions peur de nous faire déhaler sur les hauts fonds qui bordent la passe . Nous avons donc été un mile plus au sud dans la baie de San Pedro qui a une entrée bien plus large et avec plus de fond ( pas moins de 3.5 m ) , et nous avons été mouillé dans le chenal au nord est de la baie , au milieu de la mangrove sur une eau plate malgré le vent qui sifflait dans les haubans . En plus lé décor est beau avec un nord de hautes collines sèches et jaunes qui font contraste avec le vert de la mangrove . NB NAVIGATION il semble que la passe entre la pointe frances et les cayes de los indios soit maintenant balisée , car nous avons vu des bouées au milieu du chenal dont une paire de bouées très proches formant une espèce de porte . Elles se trouvent un peu au nord de N 21 40 W 83 10 . Nous avons toujours eu au moins 5 m d'eau , heureusement car les vagues étaient fortes . Le chenal ou nous avons mouillé est un peu difficile à trouver car les perches du plan du guide ont disparu. Mais le plan est exact et on peut mesurer les coordonnées GPS , après avoir eu 1,4 m parce que nous n'étions plus dans le chenal nous avons toujours eu au moins 3 m .

 

 Lundi soir même mouillage

 Et bien le front froid mérite son nom, la température qui n'était pas caniculaire est devenu fraiche : moins de 20 ° ce matin dans le bateau ; pour une fois les hublots restent fermés ! Nous avons eu une journée calme en attendant que le vent de nord nord est baisse . Ce matin divers petits entretiens et puis cette après midi une grande promenade en annexe et à pied . En allant vers l'est nous avons trouvé un chenal qui s'enfonce dans la mangrove , d'abord large , il se rétrécit pour devenir étroit et arriver à un cul de sac : il y a une route de terre qui arrive la et s'en va tout droit vers des collines ; bien que pieds nus nous avons pu marché jusqu'à celles ci dans un paysage de landes avec des palmiers au tronc renflé et de vastes étendues herbeuses . C'est une balade bien sympa . A u retour en annexe nous avons été accompagnés par deux dauphins qui s'ébattaient par dans le lagon .En bref une bonne journée calme qui aurait été parfaite avec un peu plus de soleil , mais nous ne plaignons pas , depuis notre retour au bateau nous n'avons pas eu de pluie . NB NAVIGATION Le chenal que nous avons pris est le chenal à gauche quand à partir de notre mouillage on va vers le nord est ; au total son orientation est plutôt est , les collines auxquelles nous avons été sont le s collines vers l'est assez basses , elles ne sont visibles que de l'entrée du lagon , sauf à monter au mat . C'est vraiment une jolie balade .

 

Mardi 28 décembre marina Siguanea

 A 2 miles du mouillage précédent. Nous avons bien failli ne pas entrer dans cette marina , car le chenal d'accès indiqué à 2 m d'eau ne les a plus . Pourtant ils ont rajouté 2 tourelles et le chenal est bien balisé ; mais en fait il n'existe presque plus ; le sondeur a indiqué 1, 1m sur plusieurs dizaines de mètres sans que l'on sente un coup de frein ; On peut supposer qu'il y a de la vase molle . A l intérieur de la marina en dehors d'un grand quai en béton il y a un petit quai de 20 m de long de marina , avec eau et électricité Évidemment nous sommes encore le seul voilier . Nous avons été accueillis par la guardia ( vite fait ) et par le responsable de la marina et du centre de plongée . Notre plongée est arrangée pour demain , et nous avons appris que les voiliers n'avaient plus le droit d'aller au quai de la ville de Gerona ou nous comptions aller ensuite car il y a trop de trafic ,disent ils (sic ) . Alors nous sommes partis en ville en bus pour faire le plein de vivres frais car nous n'en retrouverons qu'à Cienfuegos d'ici 15 jours . Nous avons pris le bus pour aller à l'hôtel colony , un très grand hotel à 2 kms de la marina . Cet hotel immense et en parfait état nous a paru totalement vide , il ne doit y avoir que la dizaine de plongeurs que nous avons vu partir ce matin .Puis nous avons pris un bus public pour aller à la ville à prés de 50kms et il a fini bien plein . Nous avons mis prés de deux heures car le bus s'arrête souvent dans les rares villages de l'ile pour prendre des cubains . Le paysage que nous avons traversé est un grand désert humain . Il est très plat sauf deux hautes collines sèches . La végétation est surtout des buissons d'épineux avec de temps à autre des bosquets de pin . Vers la ville il y a quelques champs . Les petits villages sont de pavillons de béton gaiement peints , les rues sont immensément larges , surtout pour les quelques vélos et charettes à cheval qui passent. Il y a vraiment peu de voitures. La ville nous a paru plus pimpante qu'il y a 4 ans , beaucoup de maisons ont été repeintes.; la grande rue était piétonne et pleine de gens y déambulaient , dont beaucoup de jeunes coquettement habillées. La grande rue est celle des magasins de fringues et d'épicerie « fine » ( vendue en CUC ) . Mais il n'y a pas de magasins de légumes , ce que nous recherchions . Donc après avoir été cherché des pesos cubains a la Cadeca ( petite queue de cubains changeant aussi leurs CUC en peso ou inversement) ,nous avons été manger au restaurant recommandé par le routard « el cochenecito « ( moyen mais pas cher car en peso cubain : 20 pesos le menu complet , soit moins d'un euro) ;nous avons arpenté les rues à la recherche des petits marchands ambulants . Nous avons fini par les trouver dans la rue parallèle à la grande rue coté opposé au rio . Nous avons pu acheter des tomates 10 pesos les 10 , des oignons 10 pesos la douzaine , . des oranges 10 pesos les 10 et des bananes 5 pesos les 5 ( rappel 24 pesos cubain font un CUC soit un peu moins d'un euro) Nous sommes rentrés en taxi , une studebaker bleue de 1950 , mais avec un moteur neuf nous a dit le chauffeur . Il conduisait en se mettant en roue libre dans les descentes pour économiser l'essence . Il avait été colonel en Angola , puis ouvrier en Tchécoslovaquie dans les hauts fourneaux avant de revenir à Cuba ; sa femme fait très bien la cuisine à des prix très bas . Mais nous ne referons pas 100 kms pour aller diner chez elle . Quel dommage que le mouillage en ville soit interdit.

 

 mercredi 29 décembre marina de siguanea

 Ce fut une journée plongée. Rendez vous au centre à 9 H pour avoir le matériel et payer puis départ vers 10 H ; Les plongées se font a la playa francese à 1H30 de bateau . Sur le bateau 2 couples anglophones , un couple allemand , un couple espagnol et deux couples brésiliens . Ce sont aussi les seuls occupants de l'hôtel ( environ 200 chambres ); Pour venir de l'hôtel ils ont un bus spécial grand tourisme , les employés qui logent aussi à l'hotel ont un autre car . Bref au bout d'une heure trente de trajet nous mouillons sur un mur et nous plongeons : l'eau est claire et relativement chaude ( surtout par rapport à la température extérieure , 16 ° hier soir ); mais la plongée est banale, nous plongeons le long d'un mur dont nous ne voyons pas la base , mais il y a peu de poissons et peu de coraux spectaculaires .Ensuite nous avons été à une estacade qui donne sur une magnifique plage de plus de 2 klms avec une rangée de transats vides sur presque toute la longueur , nous les plongeurs sommes les seuls sur cette plage par ailleurs bien entretenue : elle est ratissée . Comme elle est l'abri du vent enfin nous avons chaud . Nous repartons pour la deuxième plongée près de la pointe francese , encore un mur mais avec son bas à 20 m ; c'est plus joli des éponges ,des coraux avec quelques beaux crabes et des murènes et aussi beaucoup de poissons lions , sont ils responsables de la diminution de tous les autres poissons? Et puis nous rentrons bien emmitouflés et sommes de retour a 17H 30 ; Contrairement à ce que dit le routard ( et ce n'est pas la première fois qu'ils disent des inexactitudes ) les plongées ne sont pas plus chères qu'à Maria la gloria , mais elles ne sont pas particulièrement belles et le trajet est vraiment très long .Comme site, Maria la gorda est beaucoup mieux

 

Jeudi 30 mouillage de l'ensenada de los barcos N 21 55 35 W 82 57 82

Nous sommes partis vers 10 H 30 après avoir attendu la guardia qui s occupait de compter les plongeurs et après avoir été obligé de remplir la batterie moteur avec de l'eau car le démarreur ne voulait plus marcher. Je l'avais déjà rempli il y a à peine deux mois. Après un petit bord vent arrière , à partir de la pointe Buenavista nous avons fini au prés avec un vent force 4 ; Nous sommes arrivés dans cette baie immense plus de deux miles de large. Nous avons mouillé le plus loin possible dans la baie mais encore à plus d'un mile du fond car il y a très peu d'eau. Heureusement ce soir le vent est tombé. Cet arrêt n'a vraiment aucun intérèt sauf d'être une halte sur le trajet ; demain nous avons 20 miles contre le vent à faire avant d'atteindre un mouillage abrité.

 

 Vendredi 31 décembre mouillage de la baie Chacon N 21 54 1 W 82 44 7

Finalement nous avons choisi cette jolie baie pour y passer la fin de l'année , évidement en solitaire ; depuis notre de départ de Fronteras si on excepte isla mujeres nous avons aperçu 3 voiliers !! Nous sommes partis ce matin de bonne heure car nous voulions aller dans des cayes prés de la passe de Quitassol qui donne accès à tout la partie au nord des cayes de los Cannareos . C'est l'une des rares passes au travers des bancs de mangrove à l'est de l'ile de la jeunesse. Mais le vent était plein est et nous avons louvoyé avec un bon force 4 et heureusement une mer plate; finalement en passant devant cette baie bien abritée de l'est car derrière un ilot rocheux relié par un tombolo à la terre , nous nous sommes arrêtés après 6 h de mer et 36 miles parcourus (il a fallu sortir de la baie de los barcos ) , mais seulement 15 miles vers l'est . Nous avons eu un beau soleil , un ciel bleu foncé mais le fond de l'air reste frais et nous avons gardé le sweat à l'abri de la capote. Du mouillage nous avons un beau panorama sur le cote nord de l'ile qui parait « montagneuse » car il y a de nombreuses collines dont certaines atteignent les 300 m ; après 3 semaines de côtes dont le point culminant devait être de 10 mètres , cela nous semble de hautes montagnes. Après le déjeuner nous avons fait un petit tour à terre , une ancienne route arrive jusqu'au mouillage. Elle desservait un abri de plage en ruine et longe une belle arête rocheuse que nous n avons pu escalader faute de sentier; les buissons épineux interdisent toute marche hors chemin; il fait trop frais pour se baigner . Bien que seuls, nous avons réveillonner (à 20h) : apéro,confits de cuisses de canard aux haricots lingots ,le tout arrosé d'un bon bordeaux

 

Samedi 1 janvier mouillage de Cayo de Navio N 21 53 1 W 82 36 16

 Nous avons mouillé dans cette caye de mangrove tout prés du bord au milieu des troncs d'arbres déracinés par le dernier cyclone ; il fallait être en effet très près de la mangrove pour être à l abri du vent et du clapot , bien que l'air se réchauffe il fait encore frais dans le vent force 4 qui souffle aujourd' hui. La navigation a été paisible sur une mer plate , deux grands bords de louvoyage soit au total 16 miles pour 8.5 en ligne droite . Nous avons bullé l'après midi , c'est le premier janvier . Il y a trop de vent pour faire un tour en annexe et de plus toute la mangrove a été brulée par le dernier cyclone et presque tous les arbustes sont morts ,ce qui donne un paysage un peu triste malgré le soleil et l'eau turquoise. NB NAVIGATION le louvoyage nous a amené à passer près de l'entrée du canal de la Cruz , nous n'avons pas vu les perches indiquées par Nigel Calder , de plus il y a de nombreux arbres déracinés échoués sur des fonds variables qui de loin ressemblent à des perches. Dans ces conditions nous n'emprunterons pas ce canal qui nous éviterait un détour de 8 miles . Nous prendrons la passe de Quitassol. L'épave signalé au sud de cette passe est encore très visible , la cabine dépassant encore de l'eau .

 

 Dimanche 2 janvier mouillage de Cayo Campos N 21 33 6 W 82 20 5

A 15 H nous avons mouillé sur un fonds de sable blanc devant une plage de sable et un bouquet de palmier . C'est très beau et très calme Ici la mangrove est encore verte et les eaux sont belles La station d'élevage de singes qui existait les années précédentes semble abandonnée et il n'y a pas de pêcheurs ; il va falloir aller chercher nos langoustes nous même ;aie ,aie. La navigation a été paisible , une petite remontée au moteur le long des cayes jusqu'au passage de de Quitassol puis la passe avec le vent dans le nez toujours au moteur enfin un grand bord de prés dans un vent d'est mollissant. La mer était bien plate , de couleur vert pale , le ciel bleu pale car il y a un peu de brume , bref une belle navigation. NB NAVIGATION La passe de Quitassol est encore indiquée par des tourelles mais elle ne semble plus draguée et au passage prés de la mangrove et de la tourelle rouge de cette pointe il n' y a que 1.8 m d'eau . La barrière de « corail « de la carte maxsea entre Hicacos et Cayo Palma est en fait une mangrove..

 

 lundi même mouillage

une journée de premières : premières langoustes qui sont en train de cuire quand j'écris , premier rayon vert et premiers voiliers ( même si ce sont 3 catamarans de charter allemand ) mais reprenons au début . Après une nuit paisible bien que ventée , en attendant que le temps se réchauffe pour notre partie de PMT , nous avons changé le bloqueur de l'enrouleur . Ce qui est pour moi un petit exploit ; en effet il n'y a que 2 boulons à défaire puis à remettre mais les écrous sont situés à un endroit quasi inaccessible que le doigt peut à peine atteindre en étant a demi couché sur le dos sur la couchette arrière . Et en plus les tuyaux de réservoir d'eau noire gênent . J'oubliai de dire que pour apercevoir ces deux boulons il a fallu scier à plat un cache de bois qui , probablement monté en usine , était maintenant coincé par les meubles . Et bien après 60 minutes d'effort intellectuel ( comment arriver à enfiler sur l'écrou une rondelle et un boulon, alors que l on a du mal à toucher ce fameux écrou ) et de contorsions et de crampes nous y sommes arrivés . Puis nous sommes partis en PMT , avec un crochet bricolé pour les langoustes . A près de nombreuses têtes de corail très poissonneuses mais sans décapodes, nous sommes tombé sur une tête de corail ou dans un trou se tenaient 4 grosses langoustes . J'ai essayé de les crocher mais le crochet s'est cassé : et les langoustes sont restées tranquillement dans leur trou . L' après midi nous avons été marché sur l'ile qui nous semblait déserte . Il y 4 ' ans il y avait une station d'élevage de singes , mais il n'y avait personne dans la cabane de bois . Après avoir aperçu les singes , très farouches qui se sont cachés dans la mangrove à notre approche , nous avons pris un chemin qui nous a amené sur la rive de la grande baie au sud est de l'ile . Le lagon a de belles couleurs et quelques échassiers qui pêchent , taches blanches sur un fond turquoise . Au retour nous avons constaté la présence de 3 catas et nous avons croisé un cubain ; après quelques mots nous nous sommes reconnus c'était Julio que nous avions connu il y a 4 ans . Après les embrassades d'usage il nous a demandé de l'emmener à la station de pêche pour nous faire une surprise . Nous y sommes partis après un détour au bateau pour y prendre de quoi faire un cadeau ( rhum, cigarettes). La station de pêche est un point relais pour la pêche aux langoustes , il y a une dizaine de viviers approvisionnés par les petits pêcheurs puis un gros bateau vient de l'usine pour les ramasser . Ces langoustes sont pêchés à la nasse et il semble y en avoir beaucoup . Pour l'heure après les fêtes , il y en avait très peu et Julio a été nous en chercher 4 . La station est gardée par Luis , elle a un certain confort dont la télé et un équipement de communication que ne possède pas la cabane de Julio sur l'ile . Probablement que Julio y est souvent , mais il doit y aller à la rame : au moins deux miles soit une demie heure d'effort. Les 2 compagnons ont le même rythme de travail : 30 jours en station et 30 jours chez eux . Ravis de retrouver du rhum et de pouvoir discuter, ils nous ont invités à venir demain déjeuner de poissons coffre , il y en a un vivier . Nous en avons mangé une fois , c'était le meilleur poisson que nous ayons jamais gouté.

 

Mardi soir même mouillage

Les catas sont partis , il n'y a pas eu de rayon vert , j'ai raté les langoustes mais ça a été une bonne journée. Donc ce matin nous sommes partis assez tôt ( 10 H) revoir les langoustes avec le fusil harpon. Nous les avons revu mais elles étaient très loin dans leur trou, j'ai essayé une fois de tirer un peu au hasard et évidemment je l'ai manquée . Après nous sommes allé voir les têtes de corail sur le bord de la passe , c'est une belle topographie avec des nuées de gorettes et de perroquets . Nous avons aussi vu un beau mérou . Nous sommes rentrés , avons été cherché Julio et sommes partis à la station de pêche . Luis nous y attendait car il avait besoin de notre huile pour faire cuire les filets de poissons coffre. En attendant qu'ils cuisent, Julio est descendu dans le vivier et a ramené une quinzaine de poissons coffres qu'il a entrepris de préparer . Il commence par couper à la machete les coins du poisson ( pour mémoire les poissons coffres sont des poissons à la forme bizarre , ils ont une section triangulaire presque équilatéral , leur peau est très dure comme du plastique , ils nagent avec de toutes petites nageoires qui émergent de cette carapace ) puis sépare les trois plaques de la chair interne: 3 beaux filets de muscle et les boyaux . Il faut une bonne machete et une certaine habileté. En fait ces poissons sont pour nous et pour les catas allemands. Nous passons à table Luis est un bon cuisinier et ses poissons et son riz sont très bons ; nous discutons de tout et de rien . C'est très sympa et un peu fatigant de parler durant 3 h en espagnol , heureusement Luis a l habitude de parler à des étrangers et il comprend bien notre charabia . Nous rentrons au bateau avec Julio qui est maintenant un membre de notre famille . Et nous finissons la soirée en bullant au soleil , le vent est tombé et il fait doux à l »abri de la capote.

 

MERCREDI

 Nous avons une navigation agréable a la voile contre un vent d'est force 2à3 sur une mer très plate , donc navigation facile , trop facile même car un bon repas de poisson arrosé de vin blanc nous a fait perdre un peu le fil de la navigation . Ayant bien repéré les cayes après la caye la plus au nord de l'archipel des Tablones nous avons embouqué le chenal . Normalement le chenal a 2 M d'eau , et nous au fur et a mesure la profondeur diminuait à 1,5 m nous nous sommes dits que le chenal s'était bien ensablé mais on a continué un peu A 1 m on s'est vraiment dit qu'il y avait un problème , et de fait le paysage ne ressemblait a la carte . Une vérification sur le GPS , et bien ou on s'était trompé dans le repérage;on a fait demi tour plein pot , à certains moments la quille pourtant relevée faisait un sillon dans le sable mais on a fini par passer sans dommage en poussant un gros ouf de soulagement .Finalement 1M d'eau au sondeur nous suffit ;mais nous n'abuserons pas de cette possibilité et regarderons un peu plus le GPS. Donc finalement après un certain nombre de virements de bord, nous avons mouillé prés de la cote ouest de Rosario.

 

 Jeudi 6 janvier mouillage de Cantiles. N 21 37 3 W 81 58

Ce matin nous nous sommes déplacés d'un mile pour venir mouiller prés de la station d'élevage des singes . Chemin faisant nous avons croisé une barque motorisée avec 3 personnes qui étaient les gens de la station , ils nous ont proposé des langoustes : 2 belles pour 5 CUC et une bouteille de rhum et nous avons échangé quelques mots pour dire que nous venions de Campos , et que luis nous avait invité a déjeuner et qu'il était bon cuisinier .en langage de pêcheur cela s'appelle amorcer. Puis nous sommes partis nous promener sur l'ile le long de la cote à partir de la playite del norte; c'est très beau . Au retour les gens de la station nous ont invité à déjeuner ; bien joué. Donc après avoir été chercher des bières au bateau , des pâtes et du café ,nous avons discuté pendant que Ricardo préparait les langoustes. Avec Ricardo , il y a son neveu Rolan et Leonardo dit Lionis . Ils sont tous les 3 charmants et on comprend 80 % de ce qu'ils disent. Les langoustes étaient vraiment très bonnes cuites avec de la sauce .Et c'était très copieux . Et comme nous avons complimente Ricardo qui avec le rhum devenait un peu euphorique , il nous a réinvité demain à manger de l'agouti cuit au four à bois pour son anniversaire. L' après midi s'est donc vite passé , d'autant que nous allions partir nous promener quand un voilier est arrivé , nous les avons accueilli avant de les laisser aller chercher des langoustes .Et comme c'était l heure des ien-iens nous sommes rentrés au bateau ps a la tombée de la nuit nous avons eu la visite du trio qui venaient de montrer comment cuire la langouste sur le voilier voisin Ils étaient restés dans leur barque, seul le cuisinier allant sur le jupe arrière. Alors ils ont été agréablement surpris que nous les invitions à monter à bord ; ( ps nous ne comprenons pas comment certains bateaux discutent longtemps en laissant les gens dans l'annexe; réflexe territorial exacerbé ?? ) Nous avons longtemps discuté pendant qu'ils continuaient à boire du rhum , notre consommation de rhum (la leur surtout)atteint des sommets et surprise ils ont adoré le pernod .

 

Vendredi encore le même mouillage

Dans la nuit un front froid est passé :grosse averse et pas mal de vent mais aujourd'hui il fait de nouveau beau et frais . Ce matin a été principalement occupé à la cuisine , comme le frigo marche de moins en moins bien nous avons cuisiné les langoustes , les poissons et des lambis , et puis un gâteau d'anniversaire pour Ricardo . Nous sommes donc descendus à terre vers 11 h . Finalement nous n'aurons pas d'agouti , explication officielle nous semblions apitoyés par ces petites bêtes , en fait nous pensons qu'ils avaient eu de mal à digérer le rhum, car ils n'ont pas touché aux bières et Ricardo se plaignait de la « cabesa » .Avec le reste des langoustes accompagnées de poisson nous avons fait encore un très bon repas . En guise d'apéro Rolan nous avait fait faire un petit tour sur l'ile jusqu'à une belle anse bon abri de tous les vents, très belle mais envahie des iens iens si il n'y a pas de vent . Nous avons encore discuté un bon bout de temps , ils sont vraiment très gentils et très attentionnés . Puis nous avons été faire un petit peu de PMT , mais nous sommes restés prés du bateau et les fonds très peu profonds ne sont pas terribles, mais il y beaucoup de langoustes et aussi pas mal de petits mérous et encore des poissons lions . Puis nous avons dit au revoir à nos amis . Au cours des discussions ils ont parlé de leurs difficultés a vivre avec leur faible salaire : 300 pesos cubains soit 12 USD par mois , alors que par exemple l'huile est vendu en CUC ; Mais les choses semblent plus complexes, rolan a un caméscope (et donc probablement une magnétoscope et une télé ) et Lionis a une montre qui vaut 62 USD ; alors il doit y avoir des sources de CUC autres que le salaire ; et pourtant Lionis a insisté sur le fait qu'il était fils de paysans. Les économistes vont avoir du boulot pour comprendre comment fonctionne réellement Cuba , entre la misère que laisserait croire les chiffres officiels et la réalité ; mais ceci étant dit la vie sur Cantiles n'est pas facile même si c'est langouste tous les jours . Ils viennent avec leur ravitaillement pour un mois et n'ont même pas de glacière ; ils n'ont aucun lien avec l'extérieur ( sauf quelques voiliers de passage ); il y a 6 ans ils cultivaient des tomates ( ils faisaient des conserves ) mais aujourd'hui hui Lionis dit qu'elles ne poussent pas .

 

 Samedi mouillage devant Cayo Largo N21 37 W 81 34 8

Ce fut une journée paisible, sans vent,avec un grand ciel bleu et presque chaude . C'est donc au moteur que nous avons progressé vers l'est jusqu'à Cayo Largo ou nous espérons refaire quelques vivres , car en dehors des poissons, langoustes et autres lambis ils commencent à s'épuiser .Nous nous sommes arrêtés, 3 h plus tard, au récif los hijos de ballenatos ( N 21 35 W 81 35 8 à 'ouest de la barrière )pour faire du PMT . L'eau était très claire ; les fonds sont beaux et pas trop profonds . Il y a beaucoup de patates de corail qui montent depuis 5 M jusqu'à 2 m de la surface mais il y a de l'espace pour mouiller sur du sable. Curieusement , il y a peu de petits poissons mais d'assez gros : pagres , perroquets , barracudas .En vedette nous avons eu des balistes royaux , une grosse murène verte et une belle raie pastenague . Puis nous sommes repartis mouiller devant l'entrée du chenal de la marina de Cayo largo, devant une belle plage de sable blanc ; il y a de nombreux ilots de sable ou de mangrove autour de nous: c'est paisible et calme ; et nous avons même eu droit à un coucher de soleil avec rayon vert !

 

 Dimanche marina de Cayo Largo

Après le petit déjeuner nous avons été à la marina , presque vide à part les catamarans de promenade des hotels. Personne ne nous a accueilli et il a bien fallu 30 minutes avant de voir les officiels ; même pas de coup d'oeil dans le bateau , cela a été vite fait . Puis nous avons fait un petit tour dans les installations terrestres autour de la marina ; nous avons été a l'épicerie : un peu de boissons dont du Ricard , un peu de pain , quelques boites de cornichons et de confiture mais en gros volumes ; la jeune fille de la caisse qui parle anglais nous a dit qu'il devrait y avoir des fruits frais ce soir avec le bateau, nous avons passé commande , puis nous avons été a la banque changer des euros . L'aprés midi nous avons été regarder nos mail aux hotels car il n 'y a pas d'internet à la marina .C'est cher car il y a 8 CUC de transport ( et encore il a fallu raler car le chauffeur du bus nous demandait 10 CUC pour seulement l'aller ) et puis 10 CUC pour une heure d'internet qui compte tenu de la lenteur nous a tout juste permis de lire nos mails et le blog de Lucas . Nous avons réussi à les enregistrer sur la clé pour qu ' AM puisse les lire et relire . Les 2 autres voiliers du matin étaient partis , mais a la tombée de la nuit 2 autres catamarans de location sont arrivés.

 

 Lundi mouillage à la sortie de la marina N 21 36 8 W 81 34 2

La matinée a été occupé par divers taches administratives : attente des fruits à l'épicerie, paiement de la marina ( 2 bureaux ) et recherche du despacho. Puis nous sommes partis tâter le vent pour aller éventuellement à un mouillage dans les cayes . Mais il y avait un force 5 de sud est, non prévu par la météo, qui nous a paru trop fort pour aller faire du PMT ; alors nous avons fait demi tour et mouillé dans le lagon à l'entrée du chenal de la marina, bien à l'abri du clapot sinon du vent. Il y avait deux autres bateaux de voyage , un irlandais et un anglais.

Mardi mouillage de Guano del este. N 21 39 9 W 81 02 4

 La météo prévoit qu'à partir de mercredi il y aura du fort vent de nord est , donc en plein dans le nez pour aller à Cienfuegos ; nous avons donc décidé de partir avant ce coup de vent. La météo prévoit que le vent commencera pas trop fort dans la nuit de mardi a mercredi de nord, nord est. Donc nous irons mouiller à Cayo de dios puis partirons à la nuit pour Cienfuegos. Ce matin le vent est quasi nul , nous partons au moteur et nous irons au moteur jusqu'à Cayo de Sal , la première caye des cayos de Dios . Il y avait un reste de houle de sud est auquel s'ajoutait un peu de clapot du au force 1 d'est . Nous avons été mouillé devant cayo de sal , fort heureusement bien abrité du clapot. L'ile est un énorme bloc de corail, avec de petites falaises très escarpées., Nous avons réussi à débarquer mais l'ile est couverte d'une végétation si dense que nous n'avons pu marcher sauf a apercevoir une plage de sable au nord , ou nous avons été ensuite en annexe ; mais la aussi il est difficile de marcher. Alors nous sommes repartis pour aller mouiller sous le phare de Guano del este , phare qui de loin ressemble a la fusée de Tintin . Le mouillage est relativement protégé de la houle . Nous avons regardé le rayon vert puis diner . Mais le vent commence à se lever du nord est et le mouillage devient très agité , il faut partir. Mouillage de cayo do sal N 21 38 1 W 81 10 5

 

Mercredi marina de Cienfuegos .

 La nuit a été un peu difficile car le vent a été plus fort que prévu . Au départ soir vers 20H 30 , il soufflait à force 4 , et avec 2 ris et le génois bien roulé nous avancions à presque 6 noeuds , puis il est encore monté d'un cran et il a fallu rouler un peu plus le génois et prendre le troisième ris ! Nous avancions toujours à plus de 6 noeuds , mais pas dans une très bonne direction , car le vent venait de nord est . Puis soudain vers 3 h du matin le vent est tombé , et il a fallu mettre le moteur ;le bateau bougeait dans tous les sens sur la houle venant en désordre. Vers 5h le vent est revenu force 5 ; Finalement nous sommes arrivés devant le chenal d'entrée de la baie de Cienfuegos vers 10 H après un long louvoyage et X virments, soit 13 h de route pour 74 miles parcourus ( 40 miles en ligne droite ) . La baie de Cienfuegos est très grande , mais communique avec la mer par un étroit défilé. A près une heure de moteur nous sommes arrivés à la marina , marina assez petite et semble la base de plusieurs petites flottes de location . Mais il n'y a que deux voiliers de voyage . Décidément les voiliers de voyage semblent avoir déserté Cuba . Il est vrai que pour une fois l'accueil des autorités a été à la hauteur des critiques en particulier la douane composée de 3 individus imbus de leur pouvoir. Ils ont commencé par voir qu'il nous manquait un papier pour la douane, évidement ils ne semblaient pas comprendre que nous ne pouvions connaître tous les papiers cubains. Puis ils ont voulu mettre sous scellés le GPS potable et le téléphone satellitte iridium Le GPS cela nous était indifférent , mais pas le téléphone . Alors cela a été de longues palabres et finalement le troiséme homme , le moins gradé , a décidé d'omettre de mettre sous scellés le téléphone mais nous n'avons pas le droit de le sortir du bateau. Pendant ce temps les autres enquêtent pour savoir si nous avions payé la douane , la seule chose que nous savons est le total payé L'immigration ne peut pas nous faire la prolongation de visa en avance ; si nous allons à La Havane , nous pourrons le faire à l'aéroport. Jusqu'ici nous avions trouvé les formalités plus faciles que précédemment mais ici on retrouve toute l'absurdité du système .


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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 20:22

des problemes informatiques retardent l envoi du bulletin de cuba , en attendant nous avons pu sotir l album photos

2011.01 cuba ouest

a bientot esperons


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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 22:59

Bulletin n 2 de Fronteras à Isla Mujeres

 

Samedi soir 4 décembre

 

Après 3 jours de pluie , le soleil est revenu

Les 3 derniers jours ont été tranquilles . Nous avons entretenu le bateau , avec de multiples petits travaux Une fuite aux WC m'a bien occupé ; j ai mis longtemps à voir que c'était une vis qui fuyait , après avoir changé tous les joints. AM a rangé , fait la lessive et lavé le bateau . Nous avons fait pas mal de courses afin de prévoir le ravitaillement pour Cuba. Nous nous arrêterons au Mexique mais nous ne sommes pas sur de trouver plus d'épicerie qu'ici ; ce qui nous manque le plus ce sont des boites de conserve de légumes. Au total nous avons pour 1500 Q d'épicerie.

 

Selon la météo , a partir de mercredi nous pourrions avoir pendant au moins 5 à 6 jours un vent de nord-est     force 3 .. Nous prévoyons de partir de la marina lundi et de Livingstone mercredi .

 

Dimanche soir

 

Encore des courses pour tous nos oublis et pour des vivres frais . L'après midi nous sommes allé en annexe visiter le castillo de San felipe . C' est un petit fortin bien reconstruit il y a 20 ans , c'est mignon ; mais on se demande à quoi il a pu servir , si loin de la mer et pour protéger un lac vide .

Au retour nous avons pris une grosse averse ; le temps est toujours mauvais , nous verrons bien demain matin si nous quittons la marina ; ce soir nous allons diner au restaurant sous le pont .

 

Lundi soir

Nous sommes toujours à la marina , car le temps est toujours gris et froid ( 22 ° ) , mais nous partirons demain; nous avons fait de l'ordinateur pour ranger films et photos ( plus de 2000 de la balade à terre et elles sont toutes bien ! )

 

Mardi soir laguna Calix N 15 46 9  W 89 52 2

 

Ça y est nous sommes partis vers la France , mais en commençant doucement . 15 miles au moteur ( pas de vent ) pour venir mouiller dans la laguna Calix ( à cote de la laguna Salvador )  C'est la même entrée que la laguna Salvador , et on prend la première à gauche . Nous avons mouillé au fond de la baie par 1. 8 d'eau .

Après déjeuner nous avons fait une grande promenade en annexe sur la rio Calix , qui mène en quelques miles à un petit village maya .l'embouchure du rio est caché derrière un tapis de nénuphars , sur lesquels marchent de petits échassiers : des rouges , des noirs et blancs et des noirs . Le rio commence d'abord à serpenter dans la foret noyée puis a travers des champs . Il arrive enfin au débarcadère d'un petit village avec des cases , paroi de planches et toit de palmes . Nous sommes accueillis par Angelina qui nous vend un petit cadre en feuilles de cacao puis par Pablo qui nous emmène chez lui / 2 pièces sans doute une qui ou il nous reçoit avec le feu dans un coin et un hamac ou se trouve sa femme . Elle nous vend un petit sac ( 50 Q ) ; ils ont 7 enfants et l' un d'entre eux est a Guate pour ses études , un autre a fini ses études sur le rio et cherche du travail , mais il y a du chômage. Madame nous offre un chocolat , léger mais gouteux ( pour les mayas le cacao était sacré ).De retour au débarcadère , un monsieur nous invite a visiter l'autre moitié du village et nous délègue son fils ; nous faisons un petit tour , les habitations ( en général 2 cases ) sont dispersés et un peu en hauteur ( max 20 m ) . Tout est très propre . Nous sommes suivis par une dizaines de gamins amicaux .

Au retour nous croisons 2 lanchas , qui ramènent probablement des travailleurs au village .

 

Le soleil est en train de se coucher , a une cinquantaine de mètres un cayuco pêche à l'épervier;

il fait un peu frais ( 22 ° ),mais nous sommes bien .

Jeudi matin 10 H mouillage de big cay cockel au sud de turneffe Island . Belize

N 17 1O 5 W87 54

 

Nous sommes arrives à ce  mouillage imprévu ce matin vers 9H

Nous étions partis de la laguna Calix à 7H pour arriver à Livingstone à 9H en admirant une nouvelle fois le rio dulce sous le soleil. Nous avons été voir l'agent pour les papiers de sortie ; comme la marina n'avait pas renouvelé le visa  comme nous leur avions demandé ,nous avons eu une amende de 5Q par jour de présence après la fin du visa ( il y a 4 ans le renouvellement du visa coutait assez cher et nous ne pensons pas avoir perdu beaucoup ) au total avec les autres frais nous avons paye 150 USD . Nous avons fait quelques courses alimentaires et fini de dépenser les quetzals restants.

A midi nous sommes partis au moteur avec un calme plat , pas de problème avec le chenal , la bouée était bien là mais elle nous a semblé changé : c'est un ponton avec 4 pieds qui supportent un tout petit feu.  nous avons continué au moteur ; la météo avait changé : elle prévoyait maintenant 2 jours sans vent et vendredi un petit coup de nord .Donc nous avons décidé de faire au  route au moteur le plus au nord possible jusqu'à jeudi soir. Jusqu'à 5h du matin tout a été conforme . Puis à 5 h un petit vent d'ouest s'est levé et j'ai envoyé la toile . Mais à 6h le vent a forcé beaucoup  , un bon force 5 au moins , car avec 3 ris et le génois roulé à la dernière marque le bateau filait à plus de 6,5 n?uds !! Nous avons pensé que le coup de vent du nord avait de l'avance ( il est  en général précédé par du vent de nord ouest ) Nous avons donc décidé de nous abriter au sud de Turneffe en y entrant par la passe du sud est , située sous le vent .

Il y avait 2 bateaux au mouillage qui viennent de repartir vers un atoll au nord ouest.

L'ile big cay bockel est occupée par un hôtel dont les bungalows sont installé sur la plage coté est.

La nouvelle météo ( fichiers grib ) est beaucoup plus optimiste , un peu de vent de nord léger demain puis 2 jours de calme plat . QUE PENSER !

 

Nb navigation

position bouée du chenal de Livingstone

N 15 50  W 88 44 5 il semble qu'il vaut mieux être  un peu au sud-est du «  chenal «  qu'à l'ouest.

 

entrée du chenal du sud est de Turneffe

La carte de Freya est un peu imprécise ; la latitude est bonne mais pas la longitude ;

l'entrée de la passe est bien orientée à 245 vers la tombée bord de l'ilot ; mais les reefs sont à peine visibles et il n'y a a plus de marques ; le reef coté sud paraît bien moins étendu que sur sa carte . Enfin les fonds remontent vite a peine plus de 2m , et dans l'entrée il semble y avoir de petits blocs de corail.     

 

Jeudi soir

RAS Le vent a soufflé fort toute la journée et il faisait frais ( 22 °) ; alors pas de bain ni de snorkel , juste la bulle.

 

Vendredi soir mouillage dans un bras de la mangrove au nord de drowned cay

N 17 28 6  88 04 8

 

Après avoir fait une tentative pour  prendre le chenal qui traverse le sud de Turneffe et aboutir à Blue creek , tentative qui a échoué , au sens propre sur un haut fonds à moins d un mètre au sondeur ,nous avons fait le tour de la pointe sud et remonté vers le nord à la voile en tirant des bords avec un bon vent de 15 n?uds environ.

5 heures  et 5 virements bord plus tard  , nous étions à la hauteur de la passe d'english cay pour entrer dans le lagon . Nous avons pris la passe , mis le moteur et remonté bout au vent le long des cayes jusqu'à à celle ou nous sommes . Les cayes se ressemblent un peu toutes , couvertes d'une mangrove arbustive qui n'a pas plus d'un mètre de haut. Un certain nombre  ont des bâtiments et nous sommes passés devant jusqu'à en trouver un mouillage vierge de présence humaine. Elle est aussi vierge de toutes espèces d'oiseaux , espérons qu'elle sera vierge de bestioles piqueuses. Le notre est très solitaire , c'est un long bras de plus d'un mile, sur un quart de mile de large. C' est un beau paysage de mangrove.

Nous avons fait un  tour en annexe jusqu'au lagon situé entre le récif et les cayes , il y a un passage avec 50 cm d'eau , suffisant pour l'annexe . C'est assez joli car la mangrove se divise entre de nombreux petits bras . 

 

 Nb navigation

TURNIFFE

Selon la carte de Freya il y avait un signal a contourner pour trouver le chenal . Mais il n'existe plus et nous avons été vraiment vers l'est sans trouver une passe , nous nous étions fixer de faire demi tour avec le sondeur à 1.5 m.

DROWNED CAYS

en restant a une certaine distance à l'ouest des cayes alignées sud nord le long du reef, les fonds restent à plus de 4M , mais si on se rapproche un peu il peut y avoir des bancs de sable qui remontent très vite et qui sont invisibles car l'eau n'est pas limpide . Nous en avons touché un par 17 27 7 88 05 4 ? Il aurait suffit de rester à l'ouest de 89 pour l'éviter.

L'entrée de notre trou se trouve vers N 17 28 3 W 88 05 4  , a partir de ce point on peut faire route vers le fond du bras avec au moins 4m d'eau . Nous avons mouillé par 6 m .

 

samedi soir mouillage de San pedro   N 17 54 9  W 87 57 7

 

 

Belle journée de navigation au moteur ; le vent est resté faible , moins de 6 n?uds et toujours nord donc exactement dans notre direction générale . Il y aurait eu du vent nous aurions quand même été au moteur , car la navigation est un peu difficile . Au nord  de Belize city et pendant plus d'une centaine de miles , l'arrière pays est très plat et derrière le reef il y de très grandes baies avec peu d'eau , en moyenne 2.5 M avec des iles de mangrove largement débordées de hauts fonds , quasi invisibles car la couleur des fonds ne dépend que de leur nature sable ou algues . Il faut donc naviguer  avec le GPS pour dégrossir , car les relevés sont incertains et le sondeur et garder son sang froid quand parfois le sondeur indique moins de 1.5 ;

La première passe a été celle de bogue ships bogue / L' entrée est à 1 mile environ des cayes donc au milieu de nulle part, heureusement une tourelle a été mise ( elle n'est pas indiquée sur la carte )

Nous avons bien trouvé l'entrée mais à la sortie nous avons du dévié un peu car les fonds sont remontés rapidement de 4m à 1,5 : arrêt pour vérifier sur la carte ou nous étions avec des relèvements , normalement il y avait 2m donc nous avons continué et ça a marché.

 

Deuxième passe celle de Porto stuck . Normalement pas de problème il faut passer entre une rangée de palmes et un mat métallique d'une part et un feu d'autre part . Mais il n'y a plus de mat métallique et le feu est sur un support de métal . Nous dévions un  peu ,: 1.3 au sondeur , le chenal doit être sur notre gauche , ouf gagné nous passons .

 

Nous allons jusqu'à Cay Chapel ou les livres indiquent une marina , car nous avons besoin de fuel ; mais à l'entrée un monsieur nous hèle : la marina est fermée il faut aller à Cay Caulker .

Nous y allons donc et nous y mouillons à midi .

Après le déjeuner nous allons à terre pour trouver du fuel ; la coopérative de pécheurs n'a que de l'essence mais nous indique ou en peut en trouver ; chez une américaine au fond d'une crique ; un taxi( un teuf teuf à 3 roues)'arrive et propose de nous y emmener :OK . Nous  partons dans une voiturette de golf , sur les chemins défoncés, passons dans la ville assez propre avec des guest housses dans des maisons de bois sur pilotis , traversons des marigots ou notre chauffeur nous montre un crocodile dont la tête émerge , et nous arrivons le long de l'aéroport à une maison au bord de l'eau avec une barge munie d' une citerne de fuel. Tout va bien , si ce n'est le prix 80 USD pour 50 litres , mais quand il faut !!

Au retour nous voyons un autre crocodile péché par des gamins : ils le tiennent au bout d'un fil de pêche dont le hameçon est planté dans la gueule , la bête mesure au moins 2 m. Les gosses sont ravis Les crocodiles ne mangeraient pas les baigneurs , seulement les chiens.

 

Nous repartons vers San Pedro toujours sur des fonds dépassant rarement les 2m .

Nous mouillons à 16 H 30 .

 

La météo prévoit une absence de vent demain puis du vent fort plein nord / Nous irons donc demain à Xalack au moteur si cela se confirme .

 

PS il y a eu des iens iens au mouillage des drowned cay , repoussés par des spirales .

 

NB navigation

Pour cette partie du Belize de livre de Freya Rauscher est nécessaire , ainsi qu'un faible tirant d 'eau.

Les relevés de cap  de Freya sont à peu prés bon et les extrapolations de coordonnées a partir des  points connus et de l'échelle sont suffisantes.

Les tourelles et autres marques peuvent avoir disparus; il y a beaucoup de piquets plantés sur le fond sans intérêt pour la navigation , probablement des marques de pécheurs.

Tout ca est assez excitant et stressant , amusez vous bien si vous y venez !! Et vive le dériveur

 

dimanche  soir mouillage de Xalack Mexico

 

Nous sommes partis ce matin avec un ciel tout bleu et un vent force 3 de nord nord ouest ; alors sitôt franchi la passe nous en avons profité pour faire enfin de la voile. En 5 heures de navigation au prés sur une mer plate , avec seulement un  petit contre bord nous sommes arrivés au Mexique et plus précisément à Xalack, minuscule village avec un poste de capitainerie pour y faire les papiers d'entrée. Nous pensons y être pas trop mal pour laisser un coup de vent de nord prévu mardi.

A peine arrivés , nous avons été marché un peu pour se dégourdir les jambes . Le village n'a pas changé depuis 4 ans : une grande rue de sable et quelques maisons autour . La capitainerie était fermée , normal un dimanche après midi , tout était très calme a part quelques gamins en vélo ; nous avons vu l'épicerie et au moins 4 restaurants , mais nous n'irons pas le soir de peur d'être le restaurant des bêtes qui piquent ; avec tous les marais juste derrière la route , il doit y en avoir .

 

NB navigation

 la passe d'entrée a un alignement : les deux phares l'un grande tour blanche , l'autre sur un mat métallique un peu en avant ; il est difficile à repérer en gros il est a l'enracinement de la jetée qui est très visible .

 

Xalack

Si la nuit n' pas été l'une des plus paisibles ,  vu la houle,la journée le fut. Malgré l'absence de vent le bateau a pas mal roulé cette nuit, le léger vent était nord ouest et la houle venait de nord est ; donc de coté....

Le ciel étant toujours bleu et l'air très frais, nous avons attendu que la température se réchauffe un peu avant de descendre à terre ( il a fait moins de 20 ° cette nuit ).

Nous avons été d'abord voir la capitaine du port qui nous accueilli par « il fait froid aujourd'hui » . Elle n'a fait aucun papier ; juste une note sur le zarpe du Guatemala, comme quoi nous étions passés la voir;nous n'avons rien payé . Puis nous avons changé 20 USD au restaurant d'à coté tenu par deux américaines . Nous avons ensuite cherché la boulangerie et le marchand de fruits mais il n'y en a pas ; juste une épicerie qui nous a vendu du pain en tranche et nous a dit qu'un camion amènerait des fruits demain . En face une micro boutique nous a vendu de la glace et voilà les courses étaient terminées . Nous avons été ensuite déjeuner chez les américaines dont le menu de poisson était alléchant mais en fait il n'y avait que des hamburgers et des quesadillas , c'était bon mais pas très mexicain.

L'après midi on a été regardé les fonds premier PMT de l'année ; mais nous n'avons pas trouvé de patates de corail derrière le reef et la plongée n'a pas été terrible : heureusement on a vu un poulpe caché sous une pierre derrière 2 bouteilles qu'il tenait fermement devant lui par les tentacules

 

MARDI 14      Atoll Chinchoro  N 18 45 5  W 87 18 14

 

Ce matin,  après une nouvelle nuit remuée, nous avons repris la météo car le fort vent de nord annoncé n'était pas là ; et bien la météo a changé , il n'y a plus de coup de vent de nord mais aujourd'hui hui  il y encore un vent force 3 de nord ouest qui va virer dans la soirée vers le nord puis l'est.

Nous décidons de partir sur le champ pour l'atoll de Chinchoro 45 miles au nord est de Xalack, nous devrions pour y aller sur un bord aidé par un courant portant au nord .

Les 25 premiers miles se passent bien, puis le vent faiblit et la mer se creuse . Le bateau n'avance  plus et nous devons mettre le moteur pour escalader les vagues car nous devons arriver avant 16 h pour rentrer avec suffisamment de lumière .Nous embouquons la passe d'entrée à 16H, l'entrée est large mais il quelques grosses vagues qui déferlent de temps à autre sur l'alignement d'entrée . Nous réussissons à passer entre , en fait il y a du fond ( 4 m ) mais les vagues sont hautes . Nous avançons vers le phare et la mer s'apaise sans être plate , mais le mouillage est tenable et ne devrait pas être plus agité que celui de Xalack . A peine arrivés , nous voyons venir une barque de militaires qui viennent vérifier nos papiers et font une inspection de pure forme du bateau .

L'atoll de Chinchoro est immense : plus de 20 miles de long, notre mouillage est aussi immense  ,

nous sommes a 1mile de la barrière et à peu prés autant du phare placée sur une grande ile plate couverte de verdure . Le reste de la barrière est vraiment très loin à peine visible , l'eau a l'air très claire , en principe nous ferons demain du PMT sur des patates de corail  

 

Mercredi soir

 

Le temps a changé. Nous avons eu une journée très sombre et fraiche avec un peu de vent sous les grains .

Du coup nous n avons pas bougé du bateau , ou pourtant nous n »étions pas très bien car il y a beaucoup de clapot.

 

Jeudi soir mouillage de Punta Allen , baie de l'ascension

N 1948  W 87 29 3

 

Dans la nuit le temps a de nouveau changé : le soleil est revenu et le vent est tourné a l'est ( comme la météo l'avait prévu ) . Nous sommes partis a 7 heures vers le nord , sans bien savoir ou l'on allait s'arrêter , le  vent était   assez fort et d' est , donc favorable.

Nous avons 2 ris et génois enroulé a la troisième marque . Au speedo  nous marchions à plus de 6 KNTS , sur une mer très  courte; heureusement qu'elle était de travers ; au GPS nous avancions a plus de 8 n?uds , en raison du fort courant portant au nord . Dans ces conditions nous pouvions être à l'entrée de la baie de l'ascension assez tôt pour pour pouvoir s'y arrêter . Et de fait a 15 H nous étions au way point d'entrée: N17 44 65 W 87 25 0 . Mais la baie est très grande il a fallu deux heures depuis la passe pour arriver au mouillage à l'ouest de la pointe Allen , bien protégé de la houle et du vent.

Cela a été une belle journée de navigation.

 

NB NAVIGATION

Le way point d'entre est mal place sur la carte de Freya , il est en fait très peu au dessus du  bord du reef a laisser au sud: le reef est assez peu visible , il n'est pas continu et brise assez peu .

Pour éviter le banc de sable de la Punta Allen nous avons été en direction des iles culebra jusqu'à 17 44 de latitude , puis tiré a l 'ouest jusqu'à la longitude 87 29 5 ; nous avons toujours au moins 4 m d'eau assez loin vers le nord . Nous sommes mouillés par 1M6 au sondeur.

 

Vendredi 16h mouillage de Nicheban reef N 19 47 1  W 87 25 6

 

Ce matin nous avons été visité la petite bourgade de Punta Allen . Au débarcadère beaucoup de lanchas siglées cooperativo de turismo . Nous prenons la route de sable et en 100 M nous arrivons à la plage  face à l'est  ( Le débarcadère est coté ouest et mangrove , du coté de la pointe ou nous sommes ) Nous avons vu 4 maisons entourées d'un bric et broc invraisemblable d'un tas d'objets assez décrépis. Nous marchons sur la route qui longe la plage , c'est une succession de restaurants et  de d'hôtels ou de résidences hôtelières . La plage est de sable blanc avec pas mal de lanchas mouillées au ras de la berge. La vue sur le lagon est belle sous le soleil; c'est le calme total, personne sauf une dame sur un appontement qui peint.

Le reste du village est également calme , les maisons sont très espacées sous des ombrages et toutes entourées d'objets variés. Nous finissons par trouver une épicerie qui a du pain , des tomates et des oranges , c'est tout dont nous avions besoin. Nous continuons notre exploration et avançons sur un sentier dans la mangrove , nous aboutissons à des tours d'observations  construites à des fins touristiques mais elles tombent en ruine . Le sentier est sympa mais finit vite , il est 10H30 , trop tôt pour essayer un restaurant ( fonctionnent ils? ) ; alors nous rentrons au bateau et décidons d'aller mouiller derrière le reef pour essayer de regarder les poissons ; Il y a 4 ans, cette bourgade nous avait fait l'impression d'une station estivale en création avec beaucoup de constructions en cours , aujourd'hui hui elles sont finies mais inoccupées , au total nous aurons croisé 4 touristes .Cela donne une impression un peu triste.

Nous repartons donc de notre mouillage avec un vent force 2 de sud est qui nous permet d'avancer à la voile sur une mer plate : nous sommes dans la baie . 2 heures et 9 miles après nous sommes derrière le reef , mouillés dans 2 m d'eau sur du sable.

Le site ne semble pas favorable à la présence de poissons . Nous repérons un petit sec affleurant un peu au sud de bateau ; nous hésitons un peu et finalement nous y allons ; il y moins d'un mètre d'eau et de rares touffes de corail , mais que de vie : nous voyons des colonies de langoustes, un gros crabe , des couples d'anges , des murènes , des balistes et pour finir nous croisons 2 raies aigles que nous pouvons presque toucher .

 

Mais il est temps de partir pour franchir la passe en voyant les rochers.

 

Samedi midi marina paraiso isla Mujeres

 

La passe est difficile à voir , il y des rochers immergés qui ne lèvent que rarement les vagues , On s'est donc fié au relèvement sur le phare de la pointe ( 280 )  pour éviter de descendre jusqu'au point d'entrée en venant du sud  ; puis nous avons envoyé les voiles avec un vent force 2/3 de sud est . Nous avons tiré un peu est pour aller chercher le courant et dés que l'on l'a trouvé cela a été la cavalcade vers le nord : plus de 6 n?uds sur le fond ,  avec un vent mollissant . Nous allions trop vite pour arriver le jour même a Mujeres distant de 100 miles . Le vent faible n'appuyait pas le bateau qui roulait beaucoup.    A 1 H  du matin nous étions devant Cozumel avec un courant de plus de 3 n?uds . Heureusement nous avons été vers Puerto Morales  pour ralentir notre avancée et arriver de jour et là prés de la cote nous avons trouvé un contre courant portant vers le sud d'au moins un noeud. Nous sommes donc arrivé devant Cancun vers 7h , et pu admirer de la mer cette station de vacances pur béton , il y a des dizaines  et des dizaines de buildings de plus de 15 étages . Heureusement qu'il y a des gens pour  aimer cela , ils nous permettent d'être tranquille  ailleurs par exemple à la Punta Allen .; Le vent était revenu nord ouest force 2 et nous avons  termine au prés , tranquilles, sur une mer plate cette belle partie de navigation.

Nous avons fait le plein de diesel en passant devant la pompe avant d'aller à la marina paraiso .

Bon accueil , aide efficace pour s'amarrer et tout de suite le responsable de la marina,José, s'occupe des papiers : tout se fera sans que nous ayant besoin de nous déplacer mais c'est cher : 14O USD à 2 sans compter sa propina. ( nous avons un supplément de 30 USD pour être arrivé un samedi ).

 


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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 22:56

Bulletin n 2 de Fronteras à Isla Mujeres

 

Samedi soir 4 décembre

 

Après 3 jours de pluie , le soleil est revenu

Les 3 derniers jours ont été tranquilles . Nous avons entretenu le bateau , avec de multiples petits travaux Une fuite aux WC m'a bien occupé ; j ai mis longtemps à voir que c'était une vis qui fuyait , après avoir changé tous les joints. AM a rangé , fait la lessive et lavé le bateau . Nous avons fait pas mal de courses afin de prévoir le ravitaillement pour Cuba. Nous nous arrêterons au Mexique mais nous ne sommes pas sur de trouver plus d'épicerie qu'ici ; ce qui nous manque le plus ce sont des boites de conserve de légumes. Au total nous avons pour 1500 Q d'épicerie.

 

Selon la météo , a partir de mercredi nous pourrions avoir pendant au moins 5 à 6 jours un vent de nord-est     force 3 .. Nous prévoyons de partir de la marina lundi et de Livingstone mercredi .

 

Dimanche soir

 

Encore des courses pour tous nos oublis et pour des vivres frais . L'après midi nous sommes allé en annexe visiter le castillo de San felipe . C' est un petit fortin bien reconstruit il y a 20 ans , c'est mignon ; mais on se demande à quoi il a pu servir , si loin de la mer et pour protéger un lac vide .

Au retour nous avons pris une grosse averse ; le temps est toujours mauvais , nous verrons bien demain matin si nous quittons la marina ; ce soir nous allons diner au restaurant sous le pont .

 

Lundi soir

Nous sommes toujours à la marina , car le temps est toujours gris et froid ( 22 ° ) , mais nous partirons demain; nous avons fait de l'ordinateur pour ranger films et photos ( plus de 2000 de la balade à terre et elles sont toutes bien ! )

 

Mardi soir laguna Calix N 15 46 9  W 89 52 2

 

Ça y est nous sommes partis vers la France , mais en commençant doucement . 15 miles au moteur ( pas de vent ) pour venir mouiller dans la laguna Calix ( à cote de la laguna Salvador )  C'est la même entrée que la laguna Salvador , et on prend la première à gauche . Nous avons mouillé au fond de la baie par 1. 8 d'eau .

Après déjeuner nous avons fait une grande promenade en annexe sur la rio Calix , qui mène en quelques miles à un petit village maya .l'embouchure du rio est caché derrière un tapis de nénuphars , sur lesquels marchent de petits échassiers : des rouges , des noirs et blancs et des noirs . Le rio commence d'abord à serpenter dans la foret noyée puis a travers des champs . Il arrive enfin au débarcadère d'un petit village avec des cases , paroi de planches et toit de palmes . Nous sommes accueillis par Angelina qui nous vend un petit cadre en feuilles de cacao puis par Pablo qui nous emmène chez lui / 2 pièces sans doute une qui ou il nous reçoit avec le feu dans un coin et un hamac ou se trouve sa femme . Elle nous vend un petit sac ( 50 Q ) ; ils ont 7 enfants et l' un d'entre eux est a Guate pour ses études , un autre a fini ses études sur le rio et cherche du travail , mais il y a du chômage. Madame nous offre un chocolat , léger mais gouteux ( pour les mayas le cacao était sacré ).De retour au débarcadère , un monsieur nous invite a visiter l'autre moitié du village et nous délègue son fils ; nous faisons un petit tour , les habitations ( en général 2 cases ) sont dispersés et un peu en hauteur ( max 20 m ) . Tout est très propre . Nous sommes suivis par une dizaines de gamins amicaux .

Au retour nous croisons 2 lanchas , qui ramènent probablement des travailleurs au village .

 

Le soleil est en train de se coucher , a une cinquantaine de mètres un cayuco pêche à l'épervier;

il fait un peu frais ( 22 ° ),mais nous sommes bien .

Jeudi matin 10 H mouillage de big cay cockel au sud de turneffe Island . Belize

N 17 1O 5 W87 54

 

Nous sommes arrives à ce  mouillage imprévu ce matin vers 9H

Nous étions partis de la laguna Calix à 7H pour arriver à Livingstone à 9H en admirant une nouvelle fois le rio dulce sous le soleil. Nous avons été voir l'agent pour les papiers de sortie ; comme la marina n'avait pas renouvelé le visa  comme nous leur avions demandé ,nous avons eu une amende de 5Q par jour de présence après la fin du visa ( il y a 4 ans le renouvellement du visa coutait assez cher et nous ne pensons pas avoir perdu beaucoup ) au total avec les autres frais nous avons paye 150 USD . Nous avons fait quelques courses alimentaires et fini de dépenser les quetzals restants.

A midi nous sommes partis au moteur avec un calme plat , pas de problème avec le chenal , la bouée était bien là mais elle nous a semblé changé : c'est un ponton avec 4 pieds qui supportent un tout petit feu.  nous avons continué au moteur ; la météo avait changé : elle prévoyait maintenant 2 jours sans vent et vendredi un petit coup de nord .Donc nous avons décidé de faire au  route au moteur le plus au nord possible jusqu'à jeudi soir. Jusqu'à 5h du matin tout a été conforme . Puis à 5 h un petit vent d'ouest s'est levé et j'ai envoyé la toile . Mais à 6h le vent a forcé beaucoup  , un bon force 5 au moins , car avec 3 ris et le génois roulé à la dernière marque le bateau filait à plus de 6,5 n?uds !! Nous avons pensé que le coup de vent du nord avait de l'avance ( il est  en général précédé par du vent de nord ouest ) Nous avons donc décidé de nous abriter au sud de Turneffe en y entrant par la passe du sud est , située sous le vent .

Il y avait 2 bateaux au mouillage qui viennent de repartir vers un atoll au nord ouest.

L'ile big cay bockel est occupée par un hôtel dont les bungalows sont installé sur la plage coté est.

La nouvelle météo ( fichiers grib ) est beaucoup plus optimiste , un peu de vent de nord léger demain puis 2 jours de calme plat . QUE PENSER !

 

Nb navigation

position bouée du chenal de Livingstone

N 15 50  W 88 44 5 il semble qu'il vaut mieux être  un peu au sud-est du «  chenal «  qu'à l'ouest.

 

entrée du chenal du sud est de Turneffe

La carte de Freya est un peu imprécise ; la latitude est bonne mais pas la longitude ;

l'entrée de la passe est bien orientée à 245 vers la tombée bord de l'ilot ; mais les reefs sont à peine visibles et il n'y a a plus de marques ; le reef coté sud paraît bien moins étendu que sur sa carte . Enfin les fonds remontent vite a peine plus de 2m , et dans l'entrée il semble y avoir de petits blocs de corail.     

 

Jeudi soir

RAS Le vent a soufflé fort toute la journée et il faisait frais ( 22 °) ; alors pas de bain ni de snorkel , juste la bulle.

 

Vendredi soir mouillage dans un bras de la mangrove au nord de drowned cay

N 17 28 6  88 04 8

 

Après avoir fait une tentative pour  prendre le chenal qui traverse le sud de Turneffe et aboutir à Blue creek , tentative qui a échoué , au sens propre sur un haut fonds à moins d un mètre au sondeur ,nous avons fait le tour de la pointe sud et remonté vers le nord à la voile en tirant des bords avec un bon vent de 15 n?uds environ.

5 heures  et 5 virements bord plus tard  , nous étions à la hauteur de la passe d'english cay pour entrer dans le lagon . Nous avons pris la passe , mis le moteur et remonté bout au vent le long des cayes jusqu'à à celle ou nous sommes . Les cayes se ressemblent un peu toutes , couvertes d'une mangrove arbustive qui n'a pas plus d'un mètre de haut. Un certain nombre  ont des bâtiments et nous sommes passés devant jusqu'à en trouver un mouillage vierge de présence humaine. Elle est aussi vierge de toutes espèces d'oiseaux , espérons qu'elle sera vierge de bestioles piqueuses. Le notre est très solitaire , c'est un long bras de plus d'un mile, sur un quart de mile de large. C' est un beau paysage de mangrove.

Nous avons fait un  tour en annexe jusqu'au lagon situé entre le récif et les cayes , il y a un passage avec 50 cm d'eau , suffisant pour l'annexe . C'est assez joli car la mangrove se divise entre de nombreux petits bras . 

 

 Nb navigation

TURNIFFE

Selon la carte de Freya il y avait un signal a contourner pour trouver le chenal . Mais il n'existe plus et nous avons été vraiment vers l'est sans trouver une passe , nous nous étions fixer de faire demi tour avec le sondeur à 1.5 m.

DROWNED CAYS

en restant a une certaine distance à l'ouest des cayes alignées sud nord le long du reef, les fonds restent à plus de 4M , mais si on se rapproche un peu il peut y avoir des bancs de sable qui remontent très vite et qui sont invisibles car l'eau n'est pas limpide . Nous en avons touché un par 17 27 7 88 05 4 ? Il aurait suffit de rester à l'ouest de 89 pour l'éviter.

L'entrée de notre trou se trouve vers N 17 28 3 W 88 05 4  , a partir de ce point on peut faire route vers le fond du bras avec au moins 4m d'eau . Nous avons mouillé par 6 m .

 

samedi soir mouillage de San pedro   N 17 54 9  W 87 57 7

 

 

Belle journée de navigation au moteur ; le vent est resté faible , moins de 6 n?uds et toujours nord donc exactement dans notre direction générale . Il y aurait eu du vent nous aurions quand même été au moteur , car la navigation est un peu difficile . Au nord  de Belize city et pendant plus d'une centaine de miles , l'arrière pays est très plat et derrière le reef il y de très grandes baies avec peu d'eau , en moyenne 2.5 M avec des iles de mangrove largement débordées de hauts fonds , quasi invisibles car la couleur des fonds ne dépend que de leur nature sable ou algues . Il faut donc naviguer  avec le GPS pour dégrossir , car les relevés sont incertains et le sondeur et garder son sang froid quand parfois le sondeur indique moins de 1.5 ;

La première passe a été celle de bogue ships bogue / L' entrée est à 1 mile environ des cayes donc au milieu de nulle part, heureusement une tourelle a été mise ( elle n'est pas indiquée sur la carte )

Nous avons bien trouvé l'entrée mais à la sortie nous avons du dévié un peu car les fonds sont remontés rapidement de 4m à 1,5 : arrêt pour vérifier sur la carte ou nous étions avec des relèvements , normalement il y avait 2m donc nous avons continué et ça a marché.

 

Deuxième passe celle de Porto stuck . Normalement pas de problème il faut passer entre une rangée de palmes et un mat métallique d'une part et un feu d'autre part . Mais il n'y a plus de mat métallique et le feu est sur un support de métal . Nous dévions un  peu ,: 1.3 au sondeur , le chenal doit être sur notre gauche , ouf gagné nous passons .

 

Nous allons jusqu'à Cay Chapel ou les livres indiquent une marina , car nous avons besoin de fuel ; mais à l'entrée un monsieur nous hèle : la marina est fermée il faut aller à Cay Caulker .

Nous y allons donc et nous y mouillons à midi .

Après le déjeuner nous allons à terre pour trouver du fuel ; la coopérative de pécheurs n'a que de l'essence mais nous indique ou en peut en trouver ; chez une américaine au fond d'une crique ; un taxi( un teuf teuf à 3 roues)'arrive et propose de nous y emmener :OK . Nous  partons dans une voiturette de golf , sur les chemins défoncés, passons dans la ville assez propre avec des guest housses dans des maisons de bois sur pilotis , traversons des marigots ou notre chauffeur nous montre un crocodile dont la tête émerge , et nous arrivons le long de l'aéroport à une maison au bord de l'eau avec une barge munie d' une citerne de fuel. Tout va bien , si ce n'est le prix 80 USD pour 50 litres , mais quand il faut !!

Au retour nous voyons un autre crocodile péché par des gamins : ils le tiennent au bout d'un fil de pêche dont le hameçon est planté dans la gueule , la bête mesure au moins 2 m. Les gosses sont ravis Les crocodiles ne mangeraient pas les baigneurs , seulement les chiens.

 

Nous repartons vers San Pedro toujours sur des fonds dépassant rarement les 2m .

Nous mouillons à 16 H 30 .

 

La météo prévoit une absence de vent demain puis du vent fort plein nord / Nous irons donc demain à Xalack au moteur si cela se confirme .

 

PS il y a eu des iens iens au mouillage des drowned cay , repoussés par des spirales .

 

NB navigation

Pour cette partie du Belize de livre de Freya Rauscher est nécessaire , ainsi qu'un faible tirant d 'eau.

Les relevés de cap  de Freya sont à peu prés bon et les extrapolations de coordonnées a partir des  points connus et de l'échelle sont suffisantes.

Les tourelles et autres marques peuvent avoir disparus; il y a beaucoup de piquets plantés sur le fond sans intérêt pour la navigation , probablement des marques de pécheurs.

Tout ca est assez excitant et stressant , amusez vous bien si vous y venez !! Et vive le dériveur

 

dimanche  soir mouillage de Xalack Mexico

 

Nous sommes partis ce matin avec un ciel tout bleu et un vent force 3 de nord nord ouest ; alors sitôt franchi la passe nous en avons profité pour faire enfin de la voile. En 5 heures de navigation au prés sur une mer plate , avec seulement un  petit contre bord nous sommes arrivés au Mexique et plus précisément à Xalack, minuscule village avec un poste de capitainerie pour y faire les papiers d'entrée. Nous pensons y être pas trop mal pour laisser un coup de vent de nord prévu mardi.

A peine arrivés , nous avons été marché un peu pour se dégourdir les jambes . Le village n'a pas changé depuis 4 ans : une grande rue de sable et quelques maisons autour . La capitainerie était fermée , normal un dimanche après midi , tout était très calme a part quelques gamins en vélo ; nous avons vu l'épicerie et au moins 4 restaurants , mais nous n'irons pas le soir de peur d'être le restaurant des bêtes qui piquent ; avec tous les marais juste derrière la route , il doit y en avoir .

 

NB navigation

 la passe d'entrée a un alignement : les deux phares l'un grande tour blanche , l'autre sur un mat métallique un peu en avant ; il est difficile à repérer en gros il est a l'enracinement de la jetée qui est très visible .

 

Xalack

Si la nuit n' pas été l'une des plus paisibles ,  vu la houle,la journée le fut. Malgré l'absence de vent le bateau a pas mal roulé cette nuit, le léger vent était nord ouest et la houle venait de nord est ; donc de coté....

Le ciel étant toujours bleu et l'air très frais, nous avons attendu que la température se réchauffe un peu avant de descendre à terre ( il a fait moins de 20 ° cette nuit ).

Nous avons été d'abord voir la capitaine du port qui nous accueilli par « il fait froid aujourd'hui » . Elle n'a fait aucun papier ; juste une note sur le zarpe du Guatemala, comme quoi nous étions passés la voir;nous n'avons rien payé . Puis nous avons changé 20 USD au restaurant d'à coté tenu par deux américaines . Nous avons ensuite cherché la boulangerie et le marchand de fruits mais il n'y en a pas ; juste une épicerie qui nous a vendu du pain en tranche et nous a dit qu'un camion amènerait des fruits demain . En face une micro boutique nous a vendu de la glace et voilà les courses étaient terminées . Nous avons été ensuite déjeuner chez les américaines dont le menu de poisson était alléchant mais en fait il n'y avait que des hamburgers et des quesadillas , c'était bon mais pas très mexicain.

L'après midi on a été regardé les fonds premier PMT de l'année ; mais nous n'avons pas trouvé de patates de corail derrière le reef et la plongée n'a pas été terrible : heureusement on a vu un poulpe caché sous une pierre derrière 2 bouteilles qu'il tenait fermement devant lui par les tentacules

 

MARDI 14      Atoll Chinchoro  N 18 45 5  W 87 18 14

 

Ce matin,  après une nouvelle nuit remuée, nous avons repris la météo car le fort vent de nord annoncé n'était pas là ; et bien la météo a changé , il n'y a plus de coup de vent de nord mais aujourd'hui hui  il y encore un vent force 3 de nord ouest qui va virer dans la soirée vers le nord puis l'est.

Nous décidons de partir sur le champ pour l'atoll de Chinchoro 45 miles au nord est de Xalack, nous devrions pour y aller sur un bord aidé par un courant portant au nord .

Les 25 premiers miles se passent bien, puis le vent faiblit et la mer se creuse . Le bateau n'avance  plus et nous devons mettre le moteur pour escalader les vagues car nous devons arriver avant 16 h pour rentrer avec suffisamment de lumière .Nous embouquons la passe d'entrée à 16H, l'entrée est large mais il quelques grosses vagues qui déferlent de temps à autre sur l'alignement d'entrée . Nous réussissons à passer entre , en fait il y a du fond ( 4 m ) mais les vagues sont hautes . Nous avançons vers le phare et la mer s'apaise sans être plate , mais le mouillage est tenable et ne devrait pas être plus agité que celui de Xalack . A peine arrivés , nous voyons venir une barque de militaires qui viennent vérifier nos papiers et font une inspection de pure forme du bateau .

L'atoll de Chinchoro est immense : plus de 20 miles de long, notre mouillage est aussi immense  ,

nous sommes a 1mile de la barrière et à peu prés autant du phare placée sur une grande ile plate couverte de verdure . Le reste de la barrière est vraiment très loin à peine visible , l'eau a l'air très claire , en principe nous ferons demain du PMT sur des patates de corail  

 

Mercredi soir

 

Le temps a changé. Nous avons eu une journée très sombre et fraiche avec un peu de vent sous les grains .

Du coup nous n avons pas bougé du bateau , ou pourtant nous n »étions pas très bien car il y a beaucoup de clapot.

 

Jeudi soir mouillage de Punta Allen , baie de l'ascension

N 1948  W 87 29 3

 

Dans la nuit le temps a de nouveau changé : le soleil est revenu et le vent est tourné a l'est ( comme la météo l'avait prévu ) . Nous sommes partis a 7 heures vers le nord , sans bien savoir ou l'on allait s'arrêter , le  vent était   assez fort et d' est , donc favorable.

Nous avons 2 ris et génois enroulé a la troisième marque . Au speedo  nous marchions à plus de 6 KNTS , sur une mer très  courte; heureusement qu'elle était de travers ; au GPS nous avancions a plus de 8 n?uds , en raison du fort courant portant au nord . Dans ces conditions nous pouvions être à l'entrée de la baie de l'ascension assez tôt pour pour pouvoir s'y arrêter . Et de fait a 15 H nous étions au way point d'entrée: N17 44 65 W 87 25 0 . Mais la baie est très grande il a fallu deux heures depuis la passe pour arriver au mouillage à l'ouest de la pointe Allen , bien protégé de la houle et du vent.

Cela a été une belle journée de navigation.

 

NB NAVIGATION

Le way point d'entre est mal place sur la carte de Freya , il est en fait très peu au dessus du  bord du reef a laisser au sud: le reef est assez peu visible , il n'est pas continu et brise assez peu .

Pour éviter le banc de sable de la Punta Allen nous avons été en direction des iles culebra jusqu'à 17 44 de latitude , puis tiré a l 'ouest jusqu'à la longitude 87 29 5 ; nous avons toujours au moins 4 m d'eau assez loin vers le nord . Nous sommes mouillés par 1M6 au sondeur.

 

Vendredi 16h mouillage de Nicheban reef N 19 47 1  W 87 25 6

 

Ce matin nous avons été visité la petite bourgade de Punta Allen . Au débarcadère beaucoup de lanchas siglées cooperativo de turismo . Nous prenons la route de sable et en 100 M nous arrivons à la plage  face à l'est  ( Le débarcadère est coté ouest et mangrove , du coté de la pointe ou nous sommes ) Nous avons vu 4 maisons entourées d'un bric et broc invraisemblable d'un tas d'objets assez décrépis. Nous marchons sur la route qui longe la plage , c'est une succession de restaurants et  de d'hôtels ou de résidences hôtelières . La plage est de sable blanc avec pas mal de lanchas mouillées au ras de la berge. La vue sur le lagon est belle sous le soleil; c'est le calme total, personne sauf une dame sur un appontement qui peint.

Le reste du village est également calme , les maisons sont très espacées sous des ombrages et toutes entourées d'objets variés. Nous finissons par trouver une épicerie qui a du pain , des tomates et des oranges , c'est tout dont nous avions besoin. Nous continuons notre exploration et avançons sur un sentier dans la mangrove , nous aboutissons à des tours d'observations  construites à des fins touristiques mais elles tombent en ruine . Le sentier est sympa mais finit vite , il est 10H30 , trop tôt pour essayer un restaurant ( fonctionnent ils? ) ; alors nous rentrons au bateau et décidons d'aller mouiller derrière le reef pour essayer de regarder les poissons ; Il y a 4 ans, cette bourgade nous avait fait l'impression d'une station estivale en création avec beaucoup de constructions en cours , aujourd'hui hui elles sont finies mais inoccupées , au total nous aurons croisé 4 touristes .Cela donne une impression un peu triste.

Nous repartons donc de notre mouillage avec un vent force 2 de sud est qui nous permet d'avancer à la voile sur une mer plate : nous sommes dans la baie . 2 heures et 9 miles après nous sommes derrière le reef , mouillés dans 2 m d'eau sur du sable.

Le site ne semble pas favorable à la présence de poissons . Nous repérons un petit sec affleurant un peu au sud de bateau ; nous hésitons un peu et finalement nous y allons ; il y moins d'un mètre d'eau et de rares touffes de corail , mais que de vie : nous voyons des colonies de langoustes, un gros crabe , des couples d'anges , des murènes , des balistes et pour finir nous croisons 2 raies aigles que nous pouvons presque toucher .

 Mais il est temps de partir pour franchir la passe en voyant les rochers ou les vagues.

 

Samedi midi marina paraiso isla Mujeres

 

La passe est difficile à voir , il y des rochers immergés qui ne lèvent que rarement les vagues , On s'est donc fié au relèvement sur le phare de la pointe ( 280 )  pour éviter de descendre jusqu'au point d'entrée en venant du sud  ; puis nous avons envoyé les voiles avec un vent force 2/3 de sud est . Nous avons tiré un peu est pour aller chercher le courant et dés que l'on l'a trouvé cela a été la cavalcade vers le nord : plus de 6 n?uds sur le fond ,  avec un vent mollissant . Nous allions trop vite pour arriver le jour même a Mujeres distant de 100 miles . Le vent faible n'appuyait pas le bateau qui roulait beaucoup.    A 1 H  du matin nous étions devant Cozumel avec un courant de plus de 3 n?uds . Heureusement nous avons été vers Puerto Morales  pour ralentir notre avancée et arriver de jour et là prés de la cote nous avons trouvé un contre courant portant vers le sud d'au moins un noeud. Nous sommes donc arrivé devant Cancun vers 7h , et pu admirer de la mer cette station de vacances pur béton , il y a des dizaines  et des dizaines de buildings de plus de 15 étages . Heureusement qu'il y a des gens pour  aimer cela , ils nous permettent d'être tranquille  ailleurs par exemple à la Punta Allen .; Le vent était revenu nord ouest force 2 et nous avons  termine au prés , tranquilles, sur une mer plate cette belle partie de navigation.

Nous avons fait le plein de diesel en passant devant la pompe avant d'aller à la marina paraiso .

Bon accueil , aide efficace pour s'amarrer et tout de suite le responsable de la marina,José, s'occupe des papiers : tout se fera sans que nous ayant besoin de nous déplacer mais c'est cher : 14O USD à 2 sans compter sa propina. ( nous avons un supplément de 30 USD pour être arrivé un samedi ).

 


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Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 17:46

 

 

brève introduction géographique

 

Le Guatemala est le pays situé au sud de Mexique et donc le plus nord de l'Amérique centrale. Le pays est situe sur la dorsale volcanique américaine et peut être divise en 3 grandes régions : le centre région de hauts plateaux entre 1500 et 2500 m avec de nombreux volcans dont plusieurs encore en activité, le versant pacifique que nous ne connaissons pas et le versant caraibe ; au sud les montagnes arrivent jusqu'à la mer , plus au nord il y a un plateau calcaire : le Yucatan . Le pays est peuplé en majorité de Mayas ( 60 % ) formant aussi la majorité de la population du Yucatan mexicain.

Les hautes terres sont la partie peuplée et active du Guatemala , c'est la qu'est la capitale très grande métropole : Guatemala city dite Guate. Dans les campagnes fertiles vivent les mayas qui ont gardé beaucoup de leurs traditions.

Les actuels mayas sont les descendants des mayas de l'époque classique batisseurs de grandes cités entre 600 et 900 de notre ére . A cette époque ils vivaient essentiellement dans le yucatan, puis les cités disparurent ( probablement pour des raisons écologiques , la pression démographique ayant épuisé les terres ) et les mayas émigrèrent vers les hautes terres . Au moment de la conquête espagnole ,de nombreuses cités rivales guerroyaient et ces luttes ont beaucoup servi les espagnols, utilisant une cité contre une autre. De cette époque datent les 25 peuples mayas qui ont chacun leur langue. Malgré la christianisation , les croyances anciennes ont résisté et il s'est produit un synchrétisme , les croyances anciennes se cachant dans les pratiques catholiques , la mythologie catholique ayant par ailleurs des points de ressemblance avec la mythologie maya.

Hélas pour la culture maya , les sectes évangéliques avec toute leur puissance financière ont envahi le pays et vont probablement menacer cette culture .

 

Notre voyage commence à Antigua , ancienne capitale du Guatemala jusqu'à sa destruction par un tremblement de terre en 1773, C'est une belle petite ville qui est restée conforme aux villes coloniales espagnoles . Puis nous irons au lac attitlan , lac de cratère d'une vingtaine de kilomètres de diamètre , dont les rives sont partagées entre plusieurs ethnies dont les cackchiquels et les tzuttuhils . Ensuite nous irons à Xela ( 2300 m d'altitude ) ville importante au centre d'un riche bassin agricole Quiche et nous terminerons par l'ancienne cité maya de Copan située au Honduras tout prés de la frontière, une des rares cités mayas classique située dans une zone montagneuse.

 

Pour en savoir plus allez voir wikipedia

 

 

 

 

 

 

Vendredi 12

Après trois jours d'intense activité pour remettre en ordre le bateau et préparer la « chambre  »des amis ,nous avons pris le bus de 8 h de Liteguat pour Antigua, avec changement à la gare de Guate city et nous y sommes arrivés vers 16 h

Antigua est une ville pleine de charme:rues pavées bordées de maisons basses aux murs très colorées jaunes, rouges..., jardins et patios partout, églises très nombreuses...

Mauvaise surprise l hôtel le plus chic d 'Antigua la casa Santo Domingo n'avait pas de réservation pour nous; il y avait juste un mot de nos amis disant que nous étions transférés à l'hôtel rustiqua ; cet hôtel est effectivement rustique; les Lombard ont fini par nous y rejoindre après nous avoir cherché à l'autre hôtel;

Arrivés la veille tard de Paris , ils avaient couché dans une suite de l'hôtel Santo Domingo pour 230 USD , un peu cher pour y rester 3 nuits !!!.

Heureux de nous être retrouvés avec un toit , nous avons été boire un pot au café , fait un tour à Nim pot , le super magasin d'artisanat avec son immense choix de huipils, ( la blouse traditionnelle des femmes mayas ) tous plus beaux les uns que les autres; et pour finir nous avons bien mangé à la casa fonda real: cuisine traditionnelle dans un joli patio.

 

Samedi

Le début de nuit a été un peu difficile car à deux maisons de là ,un café bar a mis de la musique très fort jusqu'à une heure du matin.

Nous nous sommes cependant levés de bon matin pour aller au marché ; il est très coloré avec beaucoup de fruits et légumes , mais aussi de la viande , des poissons des petits restaurants ( comedor) ou les gens mangent de la soupe à toute heure . AM a réussi son premier achat : un beau corsage en coton blanc avec des fleurs bleues brodées main autour du cou .

Nous sommes allés ensuite à l'agence Sin Fronteras que nous connaissions de nos précédents voyages pour retenir la suite du voyage à terre, hôtels et transports.

Après un déjeuner dans un petit restaurant de plats locaux pour 300 Q ( à 4 ) , nous avons été visite le couvent des conventines pour sacrifier au culturel ; la plupart des églises et couvents sont désaffectés ,ayant été à demi détruits par de nombreux tremblements ;ils n'ont été que partiellement restaurés .Puis les femmes ont foncé aux magasins de jade ( bijoux, reproduction de statues mayas....).Le jade est une spécialité des mayas du Guatemala , un des rares pays à l'exploiter.

Après avoir vu 5 magasins, AM ne s'est fait offrir que deux colliers :un pour son anniversaire,un pour Noel( je m en suis bien tiré) tandis que Micheline se laissait séduire par des objets de jade

 

Diner à la parillada argentina bonne viande mais cadre moyen.

 

Dimanche14

 

Le début de nuit a tout aussi bruyant mais le réveil a été précoce: nous avions à voir Nous avons fait un tour des églises du sud,surtout pour admirer les façades et les statues de bois ( Christ, Vierge,saints) habillées d'étoffes souvent très belles.( église de San Pedro et église Santa Clara ).

Nous avons déjeuné au resto ,le Kafka , de beignets de calamars ( moyen ) puis repris la visite culturelle : église de la Merced et cimetière San lazaro, avant de retourner à Nim pot ou j ai craqué pour 4 huipils ( dont un d'occasion ).Chacun son délire;maintenant nous avons de quoi tapisser tous les murs encore libres à Draveil!

Diner à las palmas , bonne nourriture ( en particulier un guacamole citronné très bon ), cadre super et bon service.

 

Lundi

 

Nous sommes partis à 8 h en mini bus pour Panajachel ,principal village situé sur le lac Attitlan ,coeur du pays maya . La route normale a été coupée par les éboulements dus à la tempête Agata de cet été et nous avons pris une longue route , elle aussi bien endommagée par les éboulements . La route traverse une région montagneuse très belle ,couverte de forêts de pins et des champs de mais. Nous sommes arrivés à 11 H à l'hôtel Utz jay ou nous avons revu Sergio le propriétaire,un homme charmant ,maya convaincu. Il nous a avait servi de guide il y a 6 ans ; nous l'avons embauché de nouveau pour mercredi; l'hotel est charmant: 5,6 bungalows aux meubles locaux dans un jardin très calme rempli de fleurs

Puis nous avons été au marché de Panajachel; c'est un petit marché mais très coloré et fréquenté par des femmes dont la plupart porte le vêtement traditionnel : huipil et jupe longue appelée corte; tout est tissé à la main et rebrodé de fleurs ,d'oiseaux ou de figures géométriquesselon les villages .Quelques hommes sont eux aussi en costume traditionnel : bermuda de couleur , jupette brune et chemise .C'est un chatoiement de couleurs. Comme il était midi , nous avons décidé de manger dans l un des comedors installés dans le marché couvert. Dans une petite cuisine , des marmites chauffent sur un feu de bois; devant il y a des tables couvertes de toiles cirées et des bancs. Nous en avons choisi un et nous y avons mangé une bonne soupe de bœuf et de légumes ; le morceau de bœuf était un peu dur mais bon, quand on avait la patience de déchirer la viande petit à petit.:68 quetzals à 4 (8 QU valent environ 1 DOL)

Nous avons pris ensuite un pick up ou nous étions une bonne douzaine , debouts serrés les uns contre les autres pour aller à Santa catarina de palopo, petit village sur la côte est du lac . Le pick up est l'un des moyens de transport très utilisés : c'est une camionnette avec une plate forme entourée d'une sorte de cage en fer : les voyageurs sont installés debout sur le plateforme et se tiennent aux barres de la cage ; c'est décoiffant au sens propre. Nous avons ensuite marché jusqu'à San Antonio de palopo , dernier village au bout de la route ; les femmes ont une couleur de vêtements très caractéristique: un joli bleu . Une jolie vendeuse a réussi à me vendre une chemisette dans le tissu local .

Nous sommes rentrés en pick up.

Diner le soir au restaurant las gaviotas qui n'est pas terrible .

 

Mardi 16 novembre

C'est le jour du marché de Solola, grand village situé à une dizaine de Kms et dominant le lac Attitlan. Comme la route est coupée , c'est une petite aventure pour aller à cette petite ville sur le bord des pentes qui descendent vers le lac ( dénivelée d'environ 500m ) ;

Nous prenons d'abord une lancha ( barque à moteur ) ; puis un pick up jusqu'au village de San Jorge , puis un chicken bus ( bus local d'un confort sommaire ). En une heure nous arrivons à la place du marché . Il y a un monde fou qui se presse dans les allées autour des échoppes , principalement de légumes et de fruits Tout le monde est en costume local: c'est magnifique . La foule est compacte et pour avancer nous prenons le sillage d'une grosse dame maya qui fonce en poussant les gens Quasiment seuls touristes nous nous promenons dans la foule sans le moindre problème. Il y a aussi quelques huipils à acheter et jean pierre se laisse tenter par un huipil de Santiago ( brodé avec des oiseaux ) qu'il achète malgré peu de succès dans son marchandage

Nous mangeons au restaurant cafetin sur la place du marché pour 150 Q , bon repas et arrière salle agréable sans les fumées des autobus qui empuantissent la première salle;nous redescendons a pied par la route jusqu'à San Jorge pour profiter des belles vues sur le lac. L'église de San Jorge possède de très belles statues de bois.

De retour à Pana nous allons un peu flâner dans le marché artisanal: achat d'un bermuda pour moi dans le style de santa catarina ( mais sans la jupette ) et d'un huipil de Patzun: rouge avec une belle broderie autour du cou. Chaque village maya a son style et ses couleurs de huipils et les femmes se reconnaissent à la couleur de leurs vêtements

Nous dinons le soir au restaurant uruguayen avec une viande de qualité , avec en musique live deux guitaristes .( 200Q)

 

mercredi

Nous partons avec Sergio visiter les 3 villages du coté ouest du lac : San Juan , San pedro et Santiago.

San Juan est un village tranquille avec peu de touristes. Il y a des coopératives de femmes qui font des tissages de qualité , utilisant uniquement des cotons teints avec des colorants naturels obtenus à partir des plantes locales. Anna nous montre le travail de préparation des fleurs et des écorces qui serviront pour la teinture. Les teintes obtenues sont tendres,plûtot pastelles ce qui change des couleurs habituelles. Sergio nous racontent les difficultés des femmes pour faire ces coopératives en raison de l'opposition des hommes machos qui voyaient d'un mauvais œil les femmes échapper à leur emprise.

Nous montons sur une butte pour admirer le panorama , le petit sentier monte raide . Des paysans sont en train de planter des caféiers sur une pente qui me donnent le vertige ; il y a aussi des champs de mais , les paysans portent des chaussures de footballeurs pour se cramponner dans la pente.

Nous allons ensuite à San pedro devenu Gringotenango ( la ville des gringos) en raison du nombre d'étrangers venus s'y installer : c'est devenu la ville de la drogue.

Nous montons en tchuk tchuk à la place de l'église . Sergio nous explique que cette place était avant un lieu sacré maya , l'église construite sur ce lieu a gardé des traces des anciens cultes dans des détails qui montrent la mise en place du syncrétisme . Notamment les statues de Jésus ou de la vierge ont des auréoles en demi cercle qui sont dans la symbolique maya la représentation du soleil et de la lune .

 

Nous allons ensuite à Santiago;c'est une petite ville avec de nombreux grands bâtiments pas très beaux : les nouveaux temples évangéliques. Manifestement ces « églises » ont de l'argent et veulent le montrer; 80 % de la population serait évangélique.

Pour Sergio , l'économie guatémaltèque repose sur l'argent des évangéliques et de la drogue , sans savoir lequel est le plus néfaste. Mais les anciens cultes subsistent et nous allons voir une fête votive de Saint Maximon. Saint Maximon, saint local du lac attitlan n'est pas précisément un saint, il aime la fumée et l'alcool et d'une manière générale les dépravations . Certains l'assimilent à Judas car comme Judas il est symboliquement pendu à Pâques ; il ne peut pas entrer dans l'église lors de sa procession. Chaque année un des membres de la confrérie a en charge son autel et sa statue; c'est un rude honneur car quand un fidèle vient remercier le saint pour son intervention , le gardien doit boire un coup avec lui , peu de gardiens finissent l 'année sans être gravement alcoolique !. Il y a 4 fêtes annuelles plus des fêtes votives ,comme celle d'aujourd'hui. Comme saint Maximon aime l'argent , nous pouvons y assister en lui donnant de l'argent , nous y resterons peu car c'est très impressionnant ; dans la cour au son d'une musique forte deux hommes dansent lourdement , dans un réduit presque noir sauf la lueur d'une vingtaine de cierges il y les statues du saint et les assistants ; ils sont immobiles, sans expressions , probablement ivres morts a en croire le nombre de bouteilles vides .

Nous allons ensuite voir l'église, en passant sur la place nous pouvons voir une procession protestante qui se prépare à défiler; le maire est en tête ( c'est un évangéliste) mais le cortège est surtout composé de femmes , il arbore une étoile de David et une banderole avec shalom; l'église et sa place sont jolies; dans l'église on peut notamment voir beaucoup de statues de saints habillées d'une même couleur par des confréries .

Nous rentrons à l'hôtel très content de cette journée.

 

 

 

 

 

Jeudi

Nous allons en lancha jusqu'à Jabalaito, petit village sur le cote nord du lac, le prix nous est d abord proposé à 25 Q , ramené à 15 après négociations ; ;les petits villages de la cote nord ne sont pas reliés par la route tant la pente des montagnes qui plongent dans la mer est forte . Les petits villages sont au débouché de vallées étroites ou poussent des caféiers. Nous marchons sur un sentier difficile et parfois vertigineux, qui monte et descend de façon abrupt pour passer les ravines ;les vues sur le lac sont superbes. Nous sommes rattrapés par une dame qui porte en plus d'un bébé sur le ventre un sac de bois que je n'arrive pas à soulever;ses 2 enfants portent aussi du bois sur leur dos ;le tas est si gros que de dos on ne les voit plus ;tout ce bois est destiné à la cuisine familiale . A prés 2 h de marche nous arrivons au village affamés ; il y a bien un petit hôtel coquet mais il ne peut rien pour nous car la cuisinière n'est pas là; nous montons à la place du village ou nous trouvons une petite roulotte à friture qui nous fait une assiette de frites;nous rentrons en lancha .

De retour a Pana nouveau tour des boutiques et évidement quelques achats de plus.

Nous dinons au restaurant les Penguines sur la calle santander:bon plat guatémaltèque et ambiance musicale avec les filles du patron qui jouent du marimba; en renouvelant le style de cet instrument traditionnel ( le marimba est un grand xylophone avec sous les plaques vibrantes des caisses de résonance en courge ou en bois , il se joue à plusieurs , chacun frappant avec ses maillets sur une partie de l instrument.)

 

vendredi 19

Nous allons nous promener au biotope près du grand hôtel vert; c'est une promenade le long d'un ravin au milieu des caféiers et des lianes jusqu'à une grande cascade ; on peut y voir des singes qui font les singes pour quelques cacahuètes et des coatis qui attendent aussi de la nourriture

Nous retournons au marché notamment pour acheter à la boutique dont nous a parler Sergio des produits destinés a exaucer les vœux : poudre pour avoir de l'argent , de l'amour , faire taire sa voisine , etc j'achète une poudre d'amour éternel et un parfum aphrodisiaque les sept machos , dont nous réservons l'essai pour les 69 ans de la capitaine. Puis nous allons au restaurant del mariscos, juste à côté du marché : il propose un menu du jour à 15Q ;nous y mangeons un excellant pepian de pollo (une spécialité du pays) , le meilleur que nous avons jamais mangé au Guatemala , ( nous avons repris un plat de plus par gourmandise ).

Notre minibus arrive avec retard à 17H 30; c'est donc de nuit que nous allons à Xela ,aussi appelé Qetzaltenango ( le quetzal est l'oiseau emblématique des mayas).C'est un long trajet car la route , autoroute à 4 voies en principe, est une route de montagne souvent réduite à 2 voies en raison de très nombreux éboulements dus aux pluies torrentielles de cet été.

L'hôtel Modelo ou nous logeons, a un style chic et vieillot et un restaurant quelconque.

 

SAMEDI

Départ de bon matin par un chicken bus pour le marché d'Almonloga . La route suit une rivière entre de hautes montagnes puis arrive dans une cuvette ou se trouve le village. Le marché est extraordinaire , une foule énorme s'y presse ; les femmes ici ont des huipils très colorés et plus riants qu'ailleurs. A l'église se déroule une messe accompagnée par un petit groupe de marimba , l'église a encore de belles statues.

Nous reprenons le chicken bus pour Tzunil, village spécialisé dans le tissage de tissu ;encore une gorge puis une cuvette avec des cultures et un peu en hauteur le village. Nous montons à la place du village , une fête se prépare avec un mur de sono , la fête est pour demain avec plusieurs groupes de marimba ; nous visitons l 'église , encore de belles statues ; puis nous montons au cimetière pour avoir une vue sur la vallée . Le cimetière a beaucoup de tombes diverses , certaines colorées , d'autres toutes simples : quelques pierres blanches ; presque toutes ont un abri pour des bougies ; il y a encore beaucoup de fleurs sur les tombes; elles commencent à sécher mais à la Toussaint cela a du être splendide

Nous déjeunons au restaurant sur la place , celui le plus loin de l'église ( il y en a un autre a coté) , bien et pas cher ; le patron nous indique la coopérative artisanale , première rue a gauche en descendant ; il y a des tissages magnifiques pour les jupes des femmes avec des broderies ; ici c'est la montagne et les nuits sont fraiches : les tissus sont épais : AM craque pour 2 jupes qui feront de très jolies nappes et les Lombard pour des tours de tète , fait en un tissage très fin que les femmes ,ici, portent roulés autour du front .C'est cher mais quel travail.

Nous rentrons ensuite à l'hôtel et dinons au restaurant typique utz hua, avec un kakik de pollo (soupe de poulet doucement pimentée.)

 

Dimanche

C'est jour de marché à San Cristobal de tecnocapan, village qui abrite aussi la plus belle église du Guatemala selon le guide du routard . Déception en arrivant , elle est fermée car c'est la fête du christ roi Elle se se déroule dans un village voisin et toutes les églises du secteur seront fermées pour permettre aux catholiques de se concentrer sur le lieu de fête . Nous tournons autour de l'église et voyons deux personnes sortir du cloitre ; nous demandons s' il est possible de visiter le cloitre : « oui bien sur «et gentiment ils appellent le sacristain qui vient nous ouvrir l'église et nous la fait visiter ; elle contient 13 retables de bois de toute beauté et un chœur doré ,en coupole et orné d'un autel d'argent . Nous montons au campanile . J'ai le vertige car il n'y a pas de rambarde . Le sacristain y monte 2 fois par jour pour sonner les cloches .

Nous faisons un tour de marché , très pittoresque , mais avec moins de femmes en costumes ; après Solola et Almolonga nous sommes devenus très exigeants .

Après beaucoup de recherches , de questions nous finissons par trouver un pick up qui va à San Andres de texul , village remarquable par son église . Le pick up est plein a craquer , il fonce et semble prendre un malin plaisir à déposer le plus rapidement possible ses passagers à tous les arrêts ( les bus et autres moyens de transport s'arrêtent à la demande , quelque fois 3 fois en 100 m ) .

San Andres a une église avec une façade jaune vif et des statues bariolées , c'est original mais pas très beau . Nous montons jusqu'en haut du village pour une belle vue sur la vallée . Il y a encore de vielles maisons en briques de terre et toits en tuile . Des écheveaux de fils de coton de toutes les couleurs sèchent sur les terrasses ( la teinture des fils est la spécialité de ce village) ; nous déjeunons sous un abri en taule sur la place;la cuisine est faite au feu de bois,directement dans de grosses bassines posées au sol et les dames nous servent un pepian de pollo pas mauvais .

Nous reprenons un pick up taxi pour Salcaja , dont la spécialité est un apéro a l'œuf et au rhum :le rompopo; nous sommes dimanche après midi et le village est endormi. Un restaurateur questionné sur la possibilité d'achat de ce rompopo appelle au téléphone un vendeur qui nous emmène dans sa boutique ou Jean Pierre achète deux bouteilles que nous savourerons au bateau

Nous rentrons à Xela par le chicken bus puis un minibus, pour arriver sur la place centrale ou se prépare le défilé de «  navidano » , le petit Noël . Il y a un défilé des orphéons de la ville , au moins 5 groupes, qui s'intercalent dans un défilé de voitures publicitaires ou tronent des Péres Noels ;toutes hurlent leur slogan à la gloire de coca cola et autres biens de consommation ; c'est rigolo.

Bon diner au royal paris , restaurant propriété d'un français mais servant une bonne cuisine locale.

 

Lundi

Le minibus nous prend à l'hôtel pour nous ramener à Antigua,brève halte avant d'aller jusqu'à Copan au Honduras. Heureusement que nous voyageons avec des minibus privés car nos bagages avec tous nos achats de textile finissent par peser très lourds; les Lombard ont du acheter un sac en plus !!

La route pour Antigua que nous n 'avions pu apprécier à l'aller est belle , c'est une route de montagne avec une alternance de bois et de champs de mais avec de beaux panoramas sur les volcans .

L'hôtel de San pedro à Antiqua est joli , bien mieux que le rustiqua pour un prix raisonnable , il a un joli patio et les chambres ont de beaux meubles ; dommage que nous n'y restons qu'une nuit . Nous allons visiter le petit musée du textile ( achat d'une tenture ) et retournons à Nim Pot ( nouvelle tenture )

diner a las Antorchas avec un bon churasco ( bonne viande )

 

mardi

départ à 6 heure en minibus pour Guate , ou après une heure d'attente nous prenons un bus de première classe pour Copan, célèbre cité maya de l'époque classique connue par son roi lapin 18 qui a fait la splendeur de ville , mais s'est fait couper la tête par le roi de Quirigua. un rival

Nous arrivons à Copan vers 14H , trop tard pour visiter les ruines mais dans les temps pour visiter le musée très bien fait avec de beaux hauts reliefs,des stèles magnifiques et le reconstitution d'un temple de rosa lila , temple recouvert par un autre temple que les archéologues ont découvert en faisant des tunnels sous les bâtiments.

Nous dinons très bien a l'asado en fac de l'hôtel bonne viande servie en grande quantité avec des oignons ou une sauce douce. Nous sommes sur une terrasse au frais .

 

MERCREDI

Les ruines ouvrant à 8 h , nous allons petit déjeuner au restaurant dans la rue descendant de l'hôtel vers les ruines , puis allons à pied retrouver Ramon le guide parlant français qui nous avait abordé hier.

Il nous fera une visite de presque 3 h , passionnante avec des anecdotes sur les rois de Copan, la description de ce qu'il faut voir sur les sculptures et les stèles( et ce n'est pas évident de retrouver la gueule du serpent qui avale le sommeil) , la vie a la cour des rois et dignitaires , les règles du jeu de pelote,le symbolisme maya à retrouver sur les stèles.... Le site est grand avec des monuments moins hauts que ceux de Tikal, mais avec beaucoup de sculptures et stèles en haut relief. Notre guide nous dit avec humour : « Tikal,c'est NewYork et ses grands buidings ; Copan, c'est Paris ,son charme et ses artistes »

Nous allons visiter le quartier des maisons des dignitaires de la cour , c'est bien mais pas indispensable car il y a d'autres maisons plus près et de plus il faut rentrer à pied car il n'y a pas de tchuktchuk

nous retournons au restaurant asado ; visitons le tout petit musée de la ville: 15 minutes pour voir 7 très belles statues de terre , et penons le bus qui nous ramène au rio dulce en 4H 30

 

 

Nous avons beaucoup apprécié ce voyage; Antigua est une jolie ville coloniale espagnole avec de belles maisons dont les murs extérieurs cachent de jolis patios heureusement beaucoup de ces vieilles maisons sont devenues des hotels , des restaurants ou des magasins et on peut les visiter; Nim Pot et les magasins de jade sont aussi des petits musées de la culture maya actuelle et ancienne;

Le lac attitlan est un très beau lieu et les petits villages sur ses rives , malgré une progression des villas et du tourisme ont gardé leur charme et beaucoup de leurs traditions.

Xela a peu de charme mais les villages qui l'entourent ont gardé leurs vêtements et offrent eux aussi une tentation permanente aux amateurs de beaux tissus.

Nous nous sommes remplis les yeux de couleurs dans les marchés: fruits et légumes étalés partout, vétements des paysans mayas, décorations des églises et des statues, montagnes verdoyantes et couvertes de cultures .

Quoi que disent le site internet du gouvernement francais et les statistiques de mort violentes ( 4000 morts par balles) nous n'avons jamais ressenti la moindre gène en nous promenant dans des marchés archi combles ou dans les petits villages . Au contraire les gens étaient souvent souriants et amicaux : on peut donc visiter le Guatemala seul .

Signe parmi d'autres d'une certaine tranquillité : les caisses automatiques ne sont pas gardées , a l'inverse il y a beaucoup de gardes privés armes notamment à notre marina ou à la grande épicerie locale , mais il y a eu beaucoup de révolutionnaires et contre-révolutionnaires de la guerre civile à réintégrer . La violence semble donc essentiellement familiale ou liée à la drogue qui se propage comme partout.

 

 

Coout total, sans les restaurants, a partir d'Antigua pour 4 personnes 2200 usd environ; sans les achats aussi bien sur ; cout moyen de restaurant par jour pour 4 environ 800 Q. ( 1 DOL environ 8 Q)

 

 

 


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