Vendredi 3 décembre 2010 5 03 /12 /Déc /2010 17:43

 

BONJOUR

 

Et nous voilà reparti pour une croisière de 8 mois qui doit nous ramener en Méditerranée. Pour le moment nous sommes terrestres et apres une exploration des hautes terres par tous les moyens de transport terrestres, nous avons navigué sur les eaux interieures .

 

 

dimanche soir 7 novembre

après un très long voyage , nous sommes arrivés au bateau vers 16 h locales ( paris + 7 ) dimanche , en étant partis de la maison à 16 h vendredi ;

Et immédiatement nous avons commencé a ranger le bateau pour le rendre habitable. La marina avait fait un nettoyage sommaire , et nous avons pu manger le soir dans le bateau d'une boite de conserve .

La batterie moteur est déchargée , et nous n avons pu tester le moteur . Le petit moteur du hors bord ne marche pas , la porte du frigidaire n 'est plus tenue et la suspension de la cuisinière est cassée.

Oscar qui a refait l'isolation du frigidaire a fait un gros trou en bas pour passer des fils , il va falloir qu'il le bouche , car pour le moment le frigo ne fait pas beaucoup de froid.

 

Lundi soir 8 novembre

Le nettoyage du bateau se poursuit .Il y a eu des fuites d'eau, ce qui nous obligent a laver et sécher pas mal de coins du bateau ;

après une petite frayeur sur le démarrage du moteur ( rebranche sur les batteries de service ) causée par une bulle d'air dans les injecteurs, il a bien voulu démarrer. Débrancher et sortir la batterie moteur et rebrancher les fils moteurs sur la batterie de service est un petit amusement de plus d'une heure , je suis allongé sur le coté de la couchette , avec les bras tendus sur le cote pour visser et dévisser à l'aveugle les différents boulons qui nécessitent tous une clé différente. A chaque fois c'est une reptation pour aller chercher la bonne clé.

Nous avons remis la grand voile , les tauds et bimini .

Am a fini de ranger l'avant et le carré et a lavé des affaires qui étaient resté au bateau et sentaient un peu le moisi.

Le gros moteur qui était à réparer ne l' a pas été et nous n 'avons pas de bateau pour aller en ville faire des courses; On pourrait y aller par la route , mais il y a plus de 20 minutes de marche le long de la route sur le pont . Du coup on a fait des mini courses de ce coté du pont et le soir nous avons mangé des œufs au bateau .

 

Mardi soir

on a réussi a bricoler une solution sur la suspension de la cuisinière, en espérant qu'elle durera jusqu'à St martin J' ai remis une charnière à la porte du frigo ( qui me marche plus très bien , malgré ou a cause de la nouvelle isolation, ils ont débranché le groupe froid pour refaire l isolation ) contrairement à notre demande .

Un spécialiste est venu vérifier le fonctionnement du frigo , il a remis un peu de gaz , et était content de lui ; mais après quelques heures nous n'avons pas constaté une grande amélioration.

le petit moteur du hors bord a son carburateur hs , en trouvera t on un ici ? Pour le moment le mécanicien nous en a prêté un et le petit moteur marche a vitesse lente.

quand on au gros moteur , a priori il faut changer l hélice , y en aura t il une ici

 

mercredi soir

Le rangement du bateau est presque fini , ce qui veut dire que demain sera encore bien occupé à une foule de bricoles.

Nous avons commencé les courses , avec une grosse déception à la petite grande surface : il y a peu de produits et notamment ni boite haricots ( sauf des haricots en purée ) ni jus d'orange en boite .

Comment va t on faire des appros pour 4 mois , car ce n'est pas à cuba que l'on en trouvera . On sera peut être obligé de passer par le Mexique

 

jeudi soir 11 novembre 18 H 30

 

Ce n'a pas été un jour de repos maisle bateau est presque prêt ; AM a continué à ranger et à laver . Pour ma part j 'ai rebranché le ventilateur de cale et rempli la batterie moteur ( pour cela il a fallu la sortir de sa cachette : une heure ) , j'ai changé l'interrupteur du guindeau ( encore une heure ) , j ai relancé plusieurs fois Oscar pour qu'il finisse le frigo ( il lui reste encire a mettre les étagères ) et poursuivi Denis pour les moteurs ; finalement il faut commander les pieces aux EU , ce qui devrait prendre 8 jours en payant le prix fort.

Nous sommes épuisés par 4 jours de travail de negre comme dirait Guerlain .

Demain départ par le bus de liteguat à 8h , pour un cout quasi ridicule de 100 Q par personne pour Antigua

 

…................

 

Jeudi 25 novembre

 

Après une longue ballade, avec nos amis les Lombard, dans les hautes terres du Guatemala , ce qui fera l objet d'un bulletin spécifique , nous avons retrouvé le bateau .

Le frigidaire fonctionne , un des moteurs hors bord aussi , les provisions sont faites . Donc nous partons tous les quatre ,demain ,visiter le rio dulce et le lac Isabelle.

 

Vendredi 26 mouillage de Cayo julio

 

Le petit moteur n'est pas réparé , la prolongation du visa n'a pas ete faite mais nous partons à 10 H de la marina pour mouiller 200 m plus loin en face du village ou il nous reste quelques courses à faire . Ca y est , nous sommes de nouveau en croisière;

Après le repas , nous partons au moteur pour aller mouiller sous le vent d'une petite ile qui ferme une anse . Il y a quelques lanchas , un pecheur à l'épervier qui ne paraît pas remonter beaucoup de poissons , des mouettes des aigrettes et des cormorans ;tout est paisible et beau.

 

Samedi 27 mouillage de Cayo Grande N 15 46 8 W 88 49 5

 

Le temps a changé et il pleut ce matin au réveil. Après la fin de la pluie nous partons à la voile avec un très léger vent d'ouest . Nous longeons la cote , haute mangrove et roseaux pour arriver devant le petit débarcadère du biotope ( 15 43 8 , 88 55 °) .

Le biotope est abandonné , la case de réception a brulé; nous marchons encore facilement sur le sentier qui fait le tour du petit tertre ou poussent de très grands arbres ,chicles , tecks , cocotiers et meme des palmiers à ivoire végétal ( corozo ).

Nous repartons ensuite mouillé au sud de l'ile du coin nord est du golfete ; le restaurant de los palafitos semble abandonné lui aussi; aprés le départ de 5 à 6 yachts à moteur qui rentrent aux marinas pour la nuit, tout est calme et tranquille .

 

Dimanche 28 mouillage de Laguna Salvador N 15 47 2 W 88 51 8

 

Dans la nuit le temps a changé et est devenu gris et meme pluvieux.

Nous partons vers 9 H pour Livingstone ou nous arrivons à 10H 30 ; meme sous un temps gris le rio dulce est toujours beau. Nous allons faire une grande promenade dans la ville réputée comme territoire garifuna .Les garifunas sont des descendants des noirs exilés des antilles par les anglais au 18 ème siècle , ils sont installés au belize et dans ile iles de la baie au Honduras ainsi que dans quelque localités du panama .

On voit effectivement un certain nombre de noirs à Livingstone , mais il y a aussi beaucoup de gens à la peau claire. Les rues sont cimentées et il y de coquettes maisons avec de belles ferroneries qui voisinnent avec des baraques en tole. La rue principale est bordée de tiendas , de boutiques de souvenirs et de restaurants; Il y a un peu de touristes . Nous avons mangé au restau Happy fish un tapado , soupe garifuna a base de crème de coco , dans laquelle sont cuits , des plantains , des crabes et des poissons ; perso je n'ai pas tellemnent aimé sauf en rajoutant beaucoup de sauce pimentée et du sel .

Nous sommes repartis vers 14 H 30 sous un beau soleil revenu; la remontée du rio a donc été magnifique . A 16 H 30 nous sommes entrés dans la laguna Salvador et y avons mouillé en face du ponton de l'hotel .

La laguna est d'un calme total , excepté 3 cayucos d'enfants venus réclamer un coca .Nous nous sommes baignés dans une eau chaude et brune , bien agréable.

 

NB NAVIGATION

on trouve de la glace à Livingstone, à la tienda en face l'ecole de filles, sur la rue principale.

l'entrée de la laguna est à 15 47 / 88 50 06.

 

Lundi 29 novembre une crique par N 15 37 6 W 89 01 6 à l'entrée du lac Isabelle

 

après avoir examiné les branchements de l'alternateur, qui donne des signes de faiblesse car le compte tours ne marche plus , nous avons conclu qu'il vallait mieux le changer dans une marina au cas ou nous aurions des pbs pour rebrancher le nouveau , car il y a des fils qui ne vont nulle part et des fils qui n'existent que sur l un deux .

Nous croyons avoir compris mais nous ne tenterons pas le diable.

Aprés la petite pluie matinale nous allons visiter le village et l'eco lodge :le village est centré sur un terrain de football , et une eglise catholique , il y a une dizaines de cases en planches avec des toits de chaume ; l'ensemble est propre avec des fleurs. Nous ne voyons personne à part quelques enfants et heureusement un jeune garçon au restaurant de l'hotel qui nous dit due nous pouvons déjeuner .

a l'école vide pour cause de vacances nous discutons un peu avec un fonctionnaire du service de santé qui attend des clients. Il nous dit que l'école a 60 enfants , les petits ayant cours le matin et les grands le soir ; il y a deux classes , les maitres étant payé par la communaute et non par le gouvernement .

Nous partons ensuite visiter en annexe la laguna voisine; il y a quelques cases sur les rives , enfoncées dans la foret.

A midi nous mangeons très bien au restaurant , puis repartons vers le lac Isabelle sous génois et moteur . Nous arrivons à la crique sans nom et nous nous y arretons séduit par le site bucolique . Un bon bain dans de le l'eau verte et claire nous ragaillardit.

 

Nb touristique /

ce petit hotel a un site internet www.lagunitasalvador.com et participe a la chine des hotels ecolo www.redecoaldeas.com;

nous ne pouvons que le recommander aux amateurs de calme; il est possible de faire de belles excursions dans la mangrove , dépaysement assuré .

 

Mardi finca paraiso

 

Nous partons de bon matin ( 7 H 30 ), vers le fond du lac et la finca chapin qui se trouve au pied des montagnes, pas loin de l'embouchure du rio oscuro. Nous ne sommes pas très loin de la finca et devant la mangrove ; au fond de hautes montagnes couronnées de nuages ; c'est vraiment beau. Nous nous baignons dans de l'eau douce et chaude.

Aprés le déjeuner , nous repartons vers la finca paraiso en longeant un moment la cote sud du lac . Vers 3h , le vent se lève et nous pouvons traverser le lac à la voile .

Nous mouillons devant le petit débarcadère de la finca et allons vérifier qu'il est possible de diner, car il n'y a personne sauf des poules et des canards . Oui , finalement l'aubergiste vient nous voir et nous lui passons la commande: 3 mojaras et un plat de crevettes pour 7 H . Il y a des bungalows très propres mais aucun client. A l'heure dite nous sommes dans la salle de restaurant une immense hutte circulaire avec de nombreuses tables . Nous y mangeons bien .

 

NB navigation comme les fonds remontent doucement vers les rives on peut mouiller partout , a midi nous avons mouillé par N 15 22 4 W 89 16 5.

Au moins à cette époque le vent de l'aprés midi n'est pas assez fort pour lever un clapot génant pour le mouillage

 

Mecredi 1décembre, dernier jour de cette petite croisière

 

Le temps a changé et la matinée commence par de la pluie , profitons d'une pause nous partons à pied pour aller voir les sources chaudes , curiosités de l'endroit. Nous marchons un quart d'heure dans la campagne verte avec des champs ou broutent des vaches , mais la pluie revient et nous prenons une grosse averse pendant au moins 30 minutes ; l'heure s 'avance , nous n'avons plus le temps de poursuivre car il faut rentrer à la marina .

Nous repartons au moteur à 11h pour arriver peu aprés 13 h à la marina , non sans avoir eu quelques grosses averses ; le temps est vraiment exécrable.

Les Lombard rangent leurs sacs et Jean Pierre et moi démontons l'alternateur et le remplaçons ( 2 heures de travail ) en effet le compte tours ne marche plus et selon le mécanicien de Trinidad c'était signe de défaillance de l'alternateur , mais avec le nouvel alternateur, le compte tours ne marche pas non plus .

C'est la déroute dans l'électronique de bord , il n'y a plus que le sondeur qui fonctionne ( et le GPS et le pilote automatique , quand meme ).

 

nb album photos

outre l album joint , il y a aussi des photos du rio dulce sur l album de mai 2010


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Mercredi 26 mai 2010 3 26 /05 /Mai /2010 08:11

bonjour

 

l ordinateur est bien mort mais on a pu récupéré le dernier bulletin de la saison

 

RIO DULCE

 

Le Guatemala ne possède qu'une étroite fenêtre maritime sur la mer caraibe, moins de 50 kms. 2 vallées venant des montagnes près de Guatemala city arrivent l'une à Puerto barrios , l'autre à Livingstone., celle du fleuve Polochic . Celui ci arrive à la mer après avoir traversé un grand lac, le lac Isabel , passé par un étroit à Fronteras , traversé un nouveau lac le Golfito long de 25 miles , puis s'être frayé un chemin dans les montagnes par un canyon de 5 miles : le rio dulce .

Le rio dulce est un canyon d'une centaine de mètres de large environ, entouré de hautes falaises couvertes de forêts vierges . C'est très beau ; mais le golfito et ses lagunes et le lac Isabel entouré de montagnes sont également très agréables.

 

MERCREDI marina «  mar-marina »

 

Après une soirée agitée dûe au clapot des innombrables lanchas qui vont et viennent depuis le débarcadère du village, nous avons dormi au calme .

Et tôt le matin nous sommes partis à la recherche d'une marina , vu de l'extérieur la marina « mar-marina »nous a paru bien ; nous avons été voir , aprés un accueil sympa nous avons décidé qu'elle nous allait bien et avons conclu après avoir choisi notre emplacement.

Nous sommes revenus au bateau , avons été faire le plein de fuel , fait quelques courses alimentaires et nous avons amarré le bateau à sa place pour l'été .

Le village de Fronteras nous a paru très animé , plus qu'il y a 4 ans . Et pour les courses quelle différence avec nos précédentes escales : les échoppes regorgent de fruits et de légumes à des prix qui empêchent tout marchandage . Premier achat des mangues et des bananes pour 15 Q, deuxième achat des cuisses de poulet marinées et des pavés de légumes pour 24 Q; et enfin dernier achat de pamplemousses à un monsieur assis devant son tas de fruits sur le trottoir: 1 Q le fruit !! (10 Q=1euro)

 

L' après midi a donc été bien occupé et plein de suspense : j ai changé le filtre à huile et le filtre diesel. Normalement ce sont des opérations de routine , mais pour mon habileté manuelle ce sont des opérations à haut risque. Première opération le retrait de l'huile ; j'installe la pompe et commence à essayer de pomper , mais elle est très dure , j'arrive en forçant à retirer un peu d'huile mais c'est anormalement difficile. J'en cherche les causes non sans répandre le peu d'huile contenu dans la pompe sur les fonds , avec le capitaine me reprochant vivement de salir le bateau . Finalement une demie heure me suffira a trouver: pour éviter que l'huile ne coule du tuyau , j'avais mis un bouchon de papier dedans ! Deuxième opération le changement du filtre a fuel , pour cela il faut démonter le support car,sans cela, je n'arrive pas à passer l'outil de serrage ; hélas l'un des deux boulons tombe au fond dans l'eau et l'huile. Je tâte , rien ; il faut vider la cuve , une fois cela fait toujours pas de boulon; en vidant , j'ai du la prendre . Heureusement AM recherche dans notre réserve et trouve un boulon qui peut remplacer le boulon perdu. En tout 3 heures d'effort et d'angoisse pour ce qui aurait du prendre 30 minutes .

Pendant ce temps là,je fais lessive sur lessive:tout ce qui reste au bateau doit être impeccable et sec ,faute de quoi tout risque d'être couvert de moisissure au retour

 

nb navigation le mouillage cote rive gauche est moins agitée que celui devant la ville

mais il y a 5 minutes d'annexe en plus pour aller en ville ; c'est un peu plus près de la tienda reed a coté du poste a essence après le pont ; tienda très bien approvisionnée il y a du ricard !!!

 

Jeudi 22 avril

 

Il fait très chaud , bien que le bateau soit bien placé pour la ventilation ;h. AM s'occupe de l'intérieur du bateau (je frotte, je brique,je range), je finis de m'occuper du moteur et de l'extérieur . Nous rangeons la grand voile et le foc , mais nous avons un problème pour le génois : la manille qui lie le génois et le voyageur de l'enrouleur ne veut pas se décoincer : elle semble soudée par la corrosion . La seule solution me semble de percer le manillon, mais cela dépasse les capacités de la perceuse et de mon habileté

 

Vendredi 23

 

Il fait de plus en plus chaud ; heureusement l'après midi le vent souffle très fort ; mais le bateau bouge pas mal et nous ne sommes plus sûrs d'être à la bonne place pour qu'il reste 6 mois sans surveillance. AM lave et range l'intérieur , je m'occupe de l'extérieur et fait quelques achats de matériel car la marina peut commander tout le matériel d'un important distributeur américain , je trouve même des charnières pour les portes que nous recherchons depuis 4 ans .

Nous mangeons tous seuls au restaurant de la marina le menu typique, pas mal sans plus pour 200 Q.

 

Samedi 24

 

 

L'ordinateur est tombé en panne et je continue à Draveil, comme si nous étions encore sur le bateau

 

AM continue le nettoyage du bateau malgré la chaleur de plus en plus épouvantable: à l'intérieur,les meubles sont chauds quand on les touche.

Un mécanicien essaye de débloquer la manille du génois mais celle ci résiste et ne veut pas quitter sa place , si on peut l'enlever nous ne pourrons pas regréer le génois car j'ai coupé la manille pour pouvoir dégréer le génois

Un spécialiste du plastique est venu pour voir les travaux à faire : réparer des gnons sur l'étrave et surtout améliorer l'isolation de frigo .

 

Dimanche 25 avril

 

Nous avons changé de place pour que le bateau ne tire plus ses amarres l'aprés midi quand le vent souffle . La place est moins bien pour la vie à bord mais nous ne craindrons plus une rupture des amarres .

Après beaucoup d'efforts ( 5 heures ) le mécanicien a réussi a casser le manillon; nous sommes soulagés car on se voyait mal parti avec l'enrouleur inutilisable

AM commence les bagages de retour , ce qui est difficile car nous n'avons droit qu'à un seul sac par personne qui peut atteindre 23 KL et devient alors importable. Victoire ,j'ai reussi à tout faire tenir en 2 sacs qui pèsent moins de 15 kg

Nous avons été mangé chez Bruno , pas mal sans plus .

 

Lundi 26

 

A 11 heures les sac s étaient bouclés , il a fallu insister un peu pour qu'ils acceptent de se fermer.

Ensuite nous avons terminé le rangement du bimini et de la capote , et de tout ce qui trainait encore sure le pont et à 18 h nous avons fermé le bateau ayant décidé de passer la dernière nuit à l'hôtel de la marina pour avoir enfin un peu de climatisation. ( 183 Q la nuit) La température à l'ombre avait atteint 40 °sur le bateau !!!

 

Mardi 27

 

Le minibus nous a pris à 8H et nous a emmené à Guatemala City à 13 H à l'hôtel las torres ;( cout 1200 Q ) ( c'est plus cher que le bus normal mais c'est beaucoup plus rapide et confortable et évite le transfert terminal de bus /hotel );c'est un hotel moyen mais qui a l'avantage d'être situé dans la zone 1 de la ville ,partie moderne et surtout tranquille

Nous avons été ensuite visité les deux musées ethnographique et archéologique de l'universite; Ils sont petits mais bien faits , la visite dure moins de deux heures .

Nous avons été diné à un restaurant «  typique  »prés de l'hotel: très très bonne viande cuite comme il faut pour un prix raisonnables.

Demain départ en taxi à 4 h du matin.

 

 

 

 

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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 17:00

de retour a draveil et malgre un emploi du temps chargé ( petits enfants et kayack ), j ai réussi à faire les albums photos 201004 iles du large, honduras , rio dulce

nous ne désespérons pas de recupérer le journal du rio dulce sur l ordinateur en panne

a +


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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 23:40

Bulletin îles de la baie

 

Vendredi soir 9 avril mouillage de el bight Guanaja

N 16 27 27 W 85 52 0

 

Guanaja est l’ile la plus est des îles du Honduras

C est une ile montagneuse de 20 kms de long sur 5 de large, entourée de récifs de corail et de cayes

Elle est peu habitée si ce n’est sur sa cote sud ou, à part la capitale Bonaca située sur un ilot , il y a quelques villages construits autour des abris à chalutiers. La flotte de pêche des îles de la baie est importante, elle pêche essentiellement la crevette et la langouste sur le plateau rocheux qui va du Honduras à la Jamaique. Il y a plus d’une centaine de chalutiers mouillés sur la cote sud de Guanaja, car la saison de pêche est finie (période de reproduction des crustacés)

Nous y sommes arrivés ce matin en prenant un chenal facile pour entrer dans le lagon. Après le fuel, nous avons été mouillé devant le débarcadère de Bonaca, situé sur coté sud ouest de l’ile (au bout de l’estacade il y a une construction en bois, point de départ des lanchas)

. Ce qui frappe en premier lieu, c’est le va et vient des barques à moteur qui servent de taxis entre les habitations de la cote et la capitale. Nous avons été faire les formalités aux autorités portuaires : ils ont été très efficaces puisque en moins de 5 minutes tout était fait : immigration comprise et pour un coût modique : 6 USD. (Prévoir une copie de l’acte de francisation) et ce, avec le sourire Puis nous avons été à internet et faire des courses de frais ; dans la rue principale il y a de nombreuses tiendas, mais toutes petites et sans grand choix ; les légumes frais viennent du continent par de petites barques.

Bonaca est un petit village de 500 m de long sur 100 de large , construit sur une caye ; presque toutes les maisons sont sur pilotis et il y a de minuscules canaux qui sillonnent la ville , l’eau y est très claire et on y voit des poissons. Les maisons sont bariolées, certaines pauvres d’autres plus cossues. Les rues sont très animées et les gens amicaux.

 

En fin d’après midi comme le mouillage était venté et agité par les barques, nous avons été mouillé un peu plus à l’est dans l’anse d’El bight. La cote est belle avec ses montagnes boisées. Au large (300 m), il y a quelques maisons bâties sur des cayes. Le mouillage était encore venté mais l’eau plate ; il n’est pas mal mais un peu défigurée par des épaves rouillées de chalutiers. Il y avait 4 voiliers. A terre il y a deux restaurants, mais comme il y a 4 ans nous avions été dévorés par les yens- yens nous nous sommes bien gardés de mettre le pied à terre. Et de plus nous avons le thon pêché hier à manger.

 

Samedi soir mouillage de Michael Rock

N 16 28 7 W 85 54 4

 

Ce soir dans le très beau mouillage de la cote nord de Guanaja nous espérons voir enfin le rayon vert.

La journée a été bien remplie ; ce matin départ assez matinal pour le mouillage de North East Caye. C’est la caye la plus au nord de la cote sud, le mouillage est bien protégé par un grand reef .Le trajet est sans difficulté en serrant un peu les cayes extérieurs pour éviter prés de la caye un long reef affleurant (on le laisse dans l’ouest) Nous avons mouillé devant la petite plage de la caye (qui est petite, juste un bouquet d’arbres) par 16° 28 8/ 85° 49 37. Nous avons été faire du snorkel sur les patates de corail affleurant un peu au nord, pas mal question corail mais pas tellement de poissons (2 beaux mérous et une grosse murène verte cependant) et les patates de corail sont un peu loin les unes des autres ; entre les patates des fonds de sable sans intérêt ; les patates non affleurantes sont pauvres.

Après le déjeuner nous sommes repartis pour la côte nord ; celle-ci est bordée par un reef presque continu, mais avec quelques passes profondes. Le vent n’étant pas trop fort (un petit 4) nous avons tenté l’aventure. La cote nord est belle, très montagneuse. Nous avons pris la passe dite Michael rock, difficile à repérer car le reef ne brise pas partout ; on l’a repérée grâce au gps (16° 29 9 85° 54 2) et au relèvement du pic Michael par 150 °. Une fois l’entrée repérée c’est facile : tout droit cap sur le pic ; de plus on voit bien le bord des reefs et le bleu profond de la passe ( 30 m d’eau ) ; on continue presque jusqu’à la cote puis on tourne à droite ; on contourne la pointe Michael , gros rocher avec de la végétation qui est relié à la terre par une petite langue de sable ( il faut rester assez loin du rocher au nord et à l’ouest car il y a des hauts fonds , la perche qui les signalait a disparu ) et on arrive au mouillage , très calme ;à notre grande surprise,car nous en avons vu très peu jusqu’à présent, il y a 4 autres bateaux qui profitent du paysage , mais il y a de la place .Toute la baie et le coin du mouillage sont magnifiques :de hautes collines (jusqu’à 400m) couvertes de végétation,des petites plages de sable,et des eaux calmes bleu émeraude ou bleu nuit…

Nous avons fait un beau snorkel sur les rochers du bord : beaucoup de gorgones toutes orientées face à l’ouest et des nuées de poissons : quelques anges royaux et toutes sortes de gorettes ou pagres, assez grosses et peu farouches.

 

Dimanche soir même mouillage

 

Belle journée de snorkel autour du rocher , les eaux sont claires surtout du coté sud ; il y a beaucoup de coraux de tous types ; des ronds, des tabulaires ; des cornes. , de gorgones de toutes les couleurs,des éponges boules ou entonnoirs et pas mal de poissons , dont deux poissons lions noirs , des hamlets indigo, des gros mérous et un gros banc d’agoutis . C’était un des beaux snorkels des Caraïbes. Nous avons fait deux fois 90 minutes et ne sommes ressortis que transis de froid.

 

Ps hier (ni aujourd hui) toujours pas de rayon vert.

 

 

Lundi 12 avril mouillage de Barbareta

N 16 25 9 W 86 08 7

 

Nous avons fait une belle journée de navigation en empruntant deux chenaux pas évidents, surtout le premier. Nous avons voulu sortir du lagon par le chenal de Soldado ; les 2 livres de navigation n’étaient pas identiques mais il y avait de fortes ressemblances. Nous avons donc mis le cap (heureusement au moteur et par vent nul) sur le WPT donné par l’un des livres pour l’entrée du chenal. Il fallait éviter un reef un peu avant, qui semblait signalé par une bouée rouge, en fait le reef commence plus au nord. Nous l’avons contourné par l’ouest et sommes arrivée au WPT qui était environné de roches, dont certaines faisaient frisotter la surface de l’eau ; alors à tâtons nous avons cherché le chenal. Heureusement le chenal est profond et en se dirigeant vers le bleu sombre, nous avons fini par retrouver des fonds de plus de 10 m. OUF ! Il ne restait plus qu’à sortir en se fiant au compas et au relèvement sur une maison blanche : il n’y avait qu’une espèce de phare qui pouvait correspondre et ça a marché, mais c’était un peu stressant car on ne voyait pas le reef qui devait être à 1 à 2 m sous l’eau, profondeur suffisante pour le rendre difficilement visible et dangereux pour le bateau.

Ensuite nous avons pris la direction des Pigeons Cayes, petites cayes qui jalonnent un chenal entrant dans le lagon de l’ile de Barberata, petite ile à l’est de Roatan. Le plan de Calder ( un des guides mais datant de 15 ans) est un peu erroné ; la première caye n’est plus qu’un affleurant et n’est pas exactement à la position gps de la carte , mais le reste est correct et l’entrée est facile à vue ( avec le soleil dans le dos ) : on longe le reef situé à notre droite jusqu’à ce que le reef de gauche soit près ( 50 m environ ) , il est alors affleurant ; on tourne un peu à gauche en restant à mi chemin des 2 reefs et on débouche sur le lagon avec plus de 10 m d’eau.

Le plus difficile était fait , on se dirige ensuite vers le milieu du rivage de la baie jusqu’à un reef un peu avant la plage ; ce reef est coupé en deux par un profond chenal ( 4 m ) , les reefs sont bien visibles grâce au sable affleurant . Après on tourne à droite et on mouille entre le débarcadère ( il y avait un gros yacht) et le hangar d’aviation (il y avait un assez gros avion devant). L’ile est privée (bien que sans pancarte) et ayant été refoulés il y a 4 ans par des gardes armés, nous n’avons pas cherché à descendre à terre

L’après midi nous avons été faire du snorkel sur le reef entre Pelikan point (la pointe du hangar) et les cayes, nous l’avons trouvé avec un peu de mal car il est assez profond (4 à 5 m) sauf en quelques endroits ou le corail affleure la surface ; méfiance donc l’eau est profonde et d’un seul coup le corail surgit. La plongée était moyenne, mais nous avons vu une tribu d’anges des Caraïbes (jaune et noir) beaucoup moins farouches que d’habitude et un requin dormeur.

 

En rentrant au bateau une barque est venue nous vendre deux belles langoustes pour 5 USD.

 

NB DE NAVIGATION

Le guide de référence est le Calder (un peu ancien 1990)

Chenal de Soldado le guide donne un WPT de 16 28 20 85 55 0 ; en fait il faut aller à 16 28 10 85 55 0 ou même encore un peu plus sud pour avoir la maison blanche à un relèvement de 128. Ensuite on garde ce relèvement jusqu’à la sortie qui se trouve vers 16 28 5 85 55 4.

 

Chenal de Pigeon çays le premier affleurant se trouve à 16 24 4/86 06 0 ensuite le reef se poursuit vers le 280 environ, la caye avec des arbres se trouve un peu au nord de 16 24 56 /86 07 18 et l’entrée du chenal à 16 25 05 /86 08 05

 

 

ROATAN

 

Roatan est la plus grande des îles de la baie ; c’est une longue arête montagneuse (400 m de haut) de 80 kms de long sur 5 kms de large. Les habitations se concentraient dans des fiords de la cote sud, avec quasi rien ailleurs ; les fiords abritant une importante flotte de chalutiers. La montagne est couverte de forets plutôt type humide .Le tourisme est intervenu et maintenant se développe des zones touristiques sur la cote nord, derrière une barrière de corail, mais aussi sur la pointe sud ouest et maintenant sur la cote sud ; ce sont à la fois des résidences hôtelières tout compris et des résidences de particuliers, inclus ou non dans des lotissements ; certains sont discrets, d’autres sont carrément laids. Mais il reste encore quelques endroits peu touchés. La population d’il y a 100 ans était essentiellement garifuna , c'est-à-dire des anciens esclaves noirs qui parlaient un créole anglais, mais avec le tourisme il y a pas mal de blancs , pour la plupart américains et aussi des honduriens du continent venus travailler sur les bateaux de pêche ou pour le tourisme ; l’espagnol gagne donc du terrain,

 

Mardi soir mouillage de Bodden bight.

N 16 23 2 W 86 22 5

 

 

Nous sommes partis sans vent vers 8 h 30, avons longé Barbareta en mettant le cap vers Rose cay, ilot devant la baie Hélène à l’est de Roatan. Puis nous avons contourné l’ilot de Fort cay et entré dans la baie de Port Royal. C’est une grande baie montagneuse encore peu habitée, il y a quelques très belles maisons dans sa partie est et pas mal de maisons dans la partie ouest. Nous avons mouillé derrière le reef, à coté de l’entrée du canal qui permet de passer dans la baie à l’est ; c’est un petit canal taillé dans la mangrove évitant aux petites barques d’aller passer les caps en haute mer. Il y a beaucoup de ce type de canaux sur la cote sud.

Nous voulions faire du snorkel, mais si l’eau est très claire en mer dans le lagon elle est très trouble, et de plus le lagon est très sableux. Nous avons donc renoncé et avons décidé d’aller mouiller à 6 miles dans l’ouest dans une baie très belle selon le guide, Carribean Point Bight. De plus le vent s’était levé et nous permettait une navigation agréable sous génois seul ; Hélas le guide est ancien et il y a maintenant au fond de la baie de hideuses constructions ; alors nous sommes revenus à la baie d’avant Bodden bight La baie ressemble un peu à une baie de Galice, c’est un abri à chalutiers ; le décor est montagneux et boisé et la baie comporte plusieurs anses. Il y a aussi 5 voiliers mouillés et quelques autres à des pontons.

La cote de Roatan entre Port royal et Bodden bight est creusée de 3 baies profondes, qui sont toutes des abris de chalutiers. Il y a évidement aussi le long de la grève des petites maisons à murs de bois colorées et bâties sur pilotis, le tout a beaucoup de charme

 

NB NAVIGATION

Port royal

Nous sommes passés entre les ilots rocheux Cow et Calf (les marins ont peu d’imagination pour les noms de rochers) et la côte ; il y a un seuil à 2.5 m donc aucun problème

La sortie à l’ouest de l’ilot lime cay est facile car on voit bien le reef, il ne faut pas serrer l’ilot contrairement a ce que le plan pourrait laisser penser. Nous avons eu deux perches pour baliser la sortie, (il y a 4 ans il y avaient des bouées) ; il n’y a plus la bouée jaune des guides.

 

Bodden bight

L’entrée est étroite mais droite et courte, et balisée par deux minuscules bouées (visibles à moins de 50 m). Nous avons mouillé par 6 m de fond devant une espèce de cabane sur pilotis au milieu d’une des baies qui s’ouvrent en éventail.

 

Mercredi 14 avril mouillage de French Harbour cayes

N 16 21 2 W 86 26 7

 

Ce matin nous avons un grand tour en annexe en empruntant les chenaux ; nous avons d abord pris le canal qui va vers l’ouest, il est taillé dans la mangrove qui se referme au dessus de lui, en faisant un tunnel au milieu des palétuviers. Il dessert la baie de Caribéen point et des maisons implantées entre le canal et la mer. Puis nous avons pris le grand canal vers l’est, en fait un bras de mer entre le continent et une grande caye , pour aller jusqu’à Oak ridge , une autre grande baie, abri de chalutiers ; nous avons été jusqu’au début de canal allant vers l’est, entre la terre et le reef . Toute cette zone semble active et en plein boom de constructions, il y a de moins en moins de vielles maisons, mais les maisons neuves sont dans le style (bois et pilotis) et l’ensemble a du cachet.

Puis nous sommes partis sous génois seul, avec un vent force 4 d’est. Toute le cote se construit de grands hôtels : la première baie ( caribéen point bight ) puis la pointe , puis toutes les échancrures de rivage ; certains ensembles sont jolis mais il y a aussi des horreurs dont un ensemble style italien (colonnades ,toits de tuile et murs roses)!

A midi, nous avons mouillé à French harbour cayes, très grand lagon ou il n’y avait que 6 bateaux .Puis nous sommes allés en ville pour faire des courses ; nous avons débarqué en annexe à l’ancien yacht club maintenant fermé mais on peut laisser l’annexe aux pontons et utiliser le chemin montant au club ce qui permet ensuite d’aller en ville au plus court. Après les courses nous avons fait un tour dans la ville ;elle semble se détériorer depuis 4 ans ; outre le yacht club l’hôtel romeo semble fermé et des maisons que nous avons reconnues et qui étaient comme neuves il y a 4 ans semblent abandonnées ; quel contraste avec Bodden bight !

 

Navigation

L entrée dans french caye se fait en tournant une bouée marquant le bout du récif qui part de la caye ouest vers l ouest ; ensuite le plus simple est de tourner tout de suite en allant vers la maison au bout de la caye, ceci permet d’éviter les cayes entre la bouée et la terre , mais celles-ci sont bien visibles .

Le super marché (tourner à droite en sortant du yacht club) est bien approvisionné, le centre internet en face est lent et cher mais c’est le seul.

 

UTILA

Utila est assez différente des autres îles ; elle mesure environ 10 kms de long sur 5 kms de large , avec un point culminant à 70 m. La population se concentre autour d’une grande baie bien abritée de l’est . Elle est encore couverte de forets et de pâturages mais elle se développe autour du tourisme et surtout de la plongée : il y a plus de 15 écoles de plongée dont les prix sont imbattables pour les formations Padi (environ 250 USD) ; il y a aussi beaucoup de belles maisons qui doivent appartenir à de riches étrangers, dont, parait il, pas mal de français. Une des école de plongée donne des cours en français !

L ile est donc coquette et fait riche, beaucoup plus que ses voisines.

 

Jeudi 15 avril mouillage d’Utila

N 16 05 7 W 86 53 8

 

Nous sommes partis vers 8 h 30 avec un petit vent de sud est. Nous avons été tout doucement jusqu’à la pointe de Roatan , en longeant la cote de près , de trop près même puisque devant Coxen hole, nous avons enlevé quelques berniques de dessous la dérive sur une caye ; la carte était imprécise. A partir de la pointe défigurée par d’affreuses constructions touristiques, nous avons du mettre le moteur faute de vent. Nous sommes arrivés à Utila à 15 h. Dans la grande baie devant la seule ville de l’ile, 15 bateaux étaient mouillés.

Nous sommes partis à la recherche d’un club de plongée et avons retenu Günter, le plus prés de notre mouillage pour y aller en annexe .Utila est un haut lieu pour la plongée et, les sites de plongée s’échelonnent tout le long de la côte

 

NAVIGATION

 

ROATAN

La baie de Dixon cove est maintenant un lieu d’hivernage de grands bateaux de croisière.

Bien que le guide indique un passage entre la caye au sud de Coxen hole et un haut fond situé à son sud, nous n’avons pas vu ce passage. En fait ce haut fond est maintenant balisé par une bouée et il vaut mieux passer au large de la bouée ; la basse Smith est maintenant balisée par une bouée.

 

UTILA

La passe d’entrée se prend 16° 05 07 86° 54 17 puis en faisant route vers un grand pylône métallique au 22. L’entrée est assez étroite entre deux reefs pas très visibles car couvert d’environ 1 m. Une fois entré il y a encore des reefs au milieu de la baie. Nous les avons contournés vers l’ouest en infléchissant le cap une fois entré. Nous étions mouillés en face du pylône, la majorité des résidents semble mouiller plutôt dans le coin est de la baie, peut etre mieux protégé du sud et plus loin de la musique de Coco Loco, un des bars du bled (mais il y en a aussi de ce coté la)

 

Vendredi 16 avril même mouillage

 

La nuit a été difficile, en effet un bar local le coco loco a mis de la musique très fort jusqu’à 2 h du matin, et pas une musique que nous aimons ; une espèce de rap. Nous avons utilisé des boules quiés ce qui ne faisait qu’atténuer le bruit.

Le matin nous avons été faire les formalités de sortie du Honduras, car tout est fermé du vendredi midi au lundi matin ; c’est rapide avec des gens aimables mais un peu plus cher qu’à Guanaja : 200 lempiras pour le port.

L’après midi plongée ; nous espérions en faire deux mais nous n’en avons fait qu’une , pas terrible par manque de poissons bien que les fonds soient jolis .Il faut dire que notre 2° plongée a été remplacée par la chasse aux requins baleines ,une spécialité d’Utila et ce n’est pas simple !.Il faut d’abord repérer une bande de thons en chasse, ce qui se signale par un frémissement de l’eau (les thons qui sautent ) et quelques oiseaux . En général devant le banc de thons il peut y avoir des requins baleines nageant comme les thons à la poursuite de tous petits poissons ( 2 à 3 cm ). On se précipite alors à l’eau avec palmes et tuba et on fonce dans la direction repérée pour espérer voir la bête. Et nous l’avons vu, une fois très bien : il est venu vers moi et à moins de 3 m a fait demi tour. C’est impressionnant : un long corps gris taché de blanc d’au moins 7 à 8m.En général le sprint n’aboutit pas mais c’est sportif. et nous étions bien contents de l’avoir vu après 4 ou 5 essais.

 

Navigation

On peut laisser l’annexe au quai du super marché (à l’est d’une grande battisse jaune), il y a de la glace et c’est assez bien approvisionné.

 

Samedi 17 avril même mouillage

 

La musique a été moins forte mais vers 2 h du matin, il y a eu un gros orage avec beaucoup de vent qui a duré deux heures, décidément les nuits sont difficiles à Utila, car il y a 6 ans nous avions déjà eu un gros coup de vent venant de l’ouest.

Nous sommes quand même repartis à 7 h au club de plongée, nous étions 10 plongeurs mais l’organisation du départ a duré une bonne heure. Nous avons été faire une plongée sur la cote nord (à peu près une heure de bateau), pas mieux que la première : beaux fonds mais peu de poissons à part des anges royaux et caraïbes. Ensuite nous sommes repartis pour la chasse au requin. C’était un peu long même si, sur une dizaine d’essai, nous avons a vu deux fois une requin baleine, dont un très gros. Mais 3 heures de bateau dansant sur les vagues, pour 30 secondes de vision avant qu’il ne replonge, c’est long et assez fatigant.

Finalement nous n’avons pas pris le bon club de plongée et nous ne recommandons pas Günter : bateau inconfortable, moniteurs pas terribles.

L’après midi nous avons fait une ballade dans la campagne vers Pupkin hill, le point culminant de l’ile mais sans aller jusque là , car la chaleur et les sprints pour voir le requin baleine nous avaient épuisé.

 

Dimanche 18 avril mouillage des waters cays.

N 16 03 6 W 86 58 4

 

La nuit a été encore difficile. A 2 h du matin, il s’est levé un bon vent de sud et un fort clapot qui faisait tanguer le bateau si fort qu’il cognait parfois en retombant. AM dormait quand même. Mais après une heure le vent est tombé et le bateau s’est mis de travers au clapot et a roulé comme jamais il n’avait roulé ; AM réveillée a été dormir par terre dans le carré !

Nous sommes cependant partis à 9 h au moteur par vent très faible de sud ouest, vers les cayes au sud ouest de la grande ile. C’est toute une zone de hauts fonds, avec des reefs submergés et parfois affleurants ; Il y a une dizaine de cayes avec des arbres, dont deux reliées entre elles par un pont qui sont habitées. Nous avons choisi le mouillage dit des Waters cayes qui ne doit pas etre bien protégé de l’est, mais le vent actuellement est faible et plutôt de l’ouest ou du sud ; nous devrions passer une meilleure nuit ? Le mouillage est très beau et l’eau claire ;nous y sommes seuls

Nous avons fait du snorkel sur le reef à coté, mais si les fonds sont beaux et l’eau claire, il y a toujours aussi peu de poissons.

Nous avons aussi visité le petit village très densément habité. Les maisons, sur pilotis évidement, sont assez belles, Il y a pas mal de barques qui sont sortis de l’eau avec des portiques, mais nous en avons vu très peu sur l’eau. Le village est sympa, mais en ce dimanche après midi totalement endormi, nous n’avons vu que quelques messieurs qui avaient mal digéré la messe (il y a quand même 3 églises) et marchaient plutôt de travers (il y a pas mal de petits bars)

 

Nb de navigation

La navigation est  « sticker eyeball » comme ils disent.

Les cartes sont succinctes et pas très exactes, les coraux ont peut être poussés. La carte américaine est approximative sur les reefs ; mais comme l’eau est claire la navigation à vue n’est pas difficile, surtout si il y a peu de vent et que l’eau est plate, Cependant, je ne viendrais pas dans notre mouillage par fort vent d’est, car la passe est large d’une vingtaine de mètres.

Il y a avait 3 bateaux au mouillage de diamant cay, protégé de l’est.

Au village il y a un restaurant et un internet que nous n’avons pas pratiqués , mais qui semble fréquenté par les blancs locaux , il y a aussi des restaurants locaux selon leur enseigne, mais ils ne sont pas très engageants et ce n’est pas sûr qu’ils fonctionnent .

 

Lundi 19 avril 17 h mouillage de Puerto escondido

N 15 54 6 W 87 37 8

 

Nous faisons une halte provisoire dans ce superbe mouillage de la côte hondurienne, pour attendre la nuit et repartir pour Livingstone avec une arrivée prévue vers 8 h car l’arrivée de nuit est strictement impossible.

Nous sommes partis vers 7 h , avec un vent léger de nord nord ouest. Vers 8 h 30 il est tombé mais nous avons du mettre le moteur, en allant un peu vers la cote en direction du cap Obispo, en espérant attraper une brise de mer et voir un peu de paysage. Nous avons croisé la route d’un thazard pas très futé puisqu’il a croqué notre rapala .

Le cap Obispo est pas mal , grosse colline dominant une cote basse . Puis le vent s’est levé, force 3, virant depuis le nord jusqu’à l’est. Nous avons donc fini sous voile ; le paysage de Punto sal est magnifique ; c’est une arête très escarpée, couverte de forêt, débordé par des rochers habités de frégates et de pélicans.

La deuxième anse à gauche après le cap est Puerto escondido , vaste anse bordée de hautes colinnes coté mer ( ouest ) et de mangroves du coté est . C’est très beau et le mouillage est calme , il y avait 4 bateaux .

Nous nous sommes baignées dans une eau pas très claire mais chaude ; arrivées à la plage , dans le coin nord ouest , nous avons eu la chance d’apercevoir deux singes très noirs dans les branches des arbres du bord et d’entendre les singes hurleurs.

 

Navigation

UTILA

Nous sommes passés au sud de l’ilot pointu le plus sud (avec une maison à son sommet) qui ne figurait pas dans les guides et sur notre routière est marqué comme un rocher 1 m sous l’eau. L’eau n’est jamais profonde entre 8 et 20 m , et comme l’eau est claire c’est un peu stressant.

PUERTO ESCONDIDO

L’entrée de puerto escondido est sans pb, il y a juste un affleurant peu visible, à coté du gros rocher à gauche en entrant .

 

Mardi 20 avril mouillage devant Fronteras (Rio dulce -Guatemala)

N 19 39 2 W 89 00

 

Notre dernière traversée s’est effectuée au moteur, avec un vent d’est trop faible pour gonfler les voiles. Nous avons été doucement pour arriver à la bouée de chenal à 8 h.

Heureusement la bouée était la et nous avons trouvé le chenal, le sondeur restant longtemps à 1.5 m avec un passage par 1.4 m ; il doit nous laisser un pied de pilote de 30 à 40 cm ;

Dés notre mouillage à Livingstone, les autorités sont arrivées, accompagnées par Raoul qui nous a reconnu ; c’était l’agent de la SAT (douanes ?), il est maintenant agent maritime et nous avons accepté ses services pour faire les formalités. ( coût de ses services 200 Q pour un total de 1000 Q ) ; en 1 h il a tout fait . Nous au lieu de faire le tour des 3 bureaux nous nous sommes un peu promenés. La grande rue était très animée, avec beaucoup de jeunes mères mayas et leur bébé qu’elles portent dans un sac dorsal tenu par un bandeau frontal. Les paysans du coin venaient à la ville pour faire leur courses . Il y avait aussi quelques boutiques de souvenirs ou AM a retrouvé un sac à main , le dernier acheté ici lui a servi 4 ans mais commence à faiblir.

A 11 H 30 nous sommes repartis pour Fronteras , le village ou se trouvent les marinas à plus de 25 miles en amont de la rivière . Après avoir fait les 5 miles du canyon du rio dulce , magnifique paysage dominé par les falaises couvertes de forêt et peuplés d’oiseaux : pélicans ,frégates,aigrettes blanches ,cormorans, nous nous sommes arrêtés devant le restaurant el viagero , que nous avions repéré auparavant . Nous y avons bien mangé pour pas cher ( crevettes et filet de roballo ) en regardant du coin de l’œil le match inter barcelone , suivi avec passion par pas mal de locaux . Mais nous n’avions pas le temps d’attendre la fin car il restait 20 miles. Heureusement il y a eu du vent à la sortie du canyon et la traversée du petit lac ( El Golfete ) s’est fait sous génois seul et sous le soleil . très beau aussi .

Et à 17 h nous avons mouillé devant le village de Fronteras .

 

Notre croisière de cette année est terminée, 2260 miles et plus de 100 mouillages différents .

Tout s’est bien passé, nous sommes heureux .

 

NAVIGATION

 

Il nous parait que la meilleure solution est d’arriver tôt a Livingstone pour avoir le temps de faire les papiers et de repartir pour mouiller au moins dans l e Golfete ou, mieux ,à Fronteras , car les mouillages de Livingstone et du rio dulce ne sont pas considérés comme sûrs ( vols ) .

La bouée d’entrée est proche de 15° 50 , 88° 44 ; Nous sommes passés un peu à l’ouest par le point 15° 50 213 88° 43 960 , et avons fait cap sur le sommet juste à gauche de l’entrée du rio , cap à 218° , vers un point 15° 49 33 88° 44 74 .

 

une panne de windows sur le deuxieme ordinateur vous prive du recit du desarmement, vous aurez droit a un supplemement si il veut bien refonctionner, apres notre retour a paris le 1 mai

 

 


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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 22:49

Bulletin îles du large

 

Vendredi 26 mars marina de Bocas del toro

 

Encore une belle journée ensoleillée et sans le moindre souffle de vent.

Ce matin, nous sommes partis de bonne heure pour la marina . Comme nous avions bien repéré les secs, nous n’avons pas eu de problème ; à 9 h nous étions au ponton de fuel ou le bateau a avalé ses 15 gallons de diesel, nous avons plus consommé en 15 jours que pendant tout le mois précédent .Nous avons eu une place sans problème ; la marina n’est qu’à moitié pleine ; il n’y a que des bateaux américains , pour beaucoup inhabités. La marina est très clean et les gens accueillants ;il y a une laverie ,un resto que nous n’avons pas encore testé , des douches luxueuses ,des pelouses bien peignées ;bien ,le tout pour 48 US les 2 jours

A 10 H nous sommes partis, en annexe, faire ce qu’il y avait à faire : formalités pour la clearance out, internet et des courses alimentaires. NB la ville n’est accessible depuis la marina qu’en annexe ou avec le bateau de la marina , c’est très près , on laisse l’annexe à un ponton situé au pied du restaurant le pirate. A 10 H 30 nous avons commencé à attendre à l’autorité maritime, le chef était très occupé et est parti voir un bateau ; pendant l’attente deux autres équipages de voiliers dont un représenté par un agent sont venus et des lancheros ; Le chef est revenu à 11 h 45 et heureusement a laissé remplir les papiers concernant les voiliers par l’agent en insistant, comme nous étions les premiers qu’il commence par nous. A 12 H nous avions le zarpe, mais il a fallu suivre un douanier à son bureau ; là après de nombreuses tentatives il a réussi à remplir un papier sur l’ordinateur et à faire des copies avec un fax, le papier était un compte rendu de visite du bateau daté de dimanche prochain à l’heure du départ prévu et il nous a fait « une gentillesse «  en ne me faisant payer que 20 usd , contre 40 si la visite avait eu lieu dimanche ; comme il ne m a pas donné de reçu on peut douter de sa gentillesse.

Il était l’heure d’aller manger : pas mal pour 15 usd au pirate (le restaurant ou on laisse l’annexe) ; puis d’aller à internet. Ensuite nous avons été à l’immigration à l’aéroport ,tout près de la ville. En général c’est vite fait , eh bien là on a battu les records . Le responsable a commence par me dire qu’il lui fallait beaucoup de photocopies de nos papiers ; puis comme un avion arrivait ( de Panama ) il s’est occupé des arrivants une bonne dizaine de jeunes ; cela a duré une bonne heure avec pour ses jeunes une fouille minutieuse de leurs bagages. Il est enfin revenu à nous et a rempli deux formulaires en tirant la langue ( 15 minutes ) puis nous sommes partis à l’extérieur faire les photocopies ; en chemin il nous dit que nous devions payer 25 usd , je proteste dit que je n’avais jamais payé pour l’immigration dans aucun pays et que si je dois payer je voulais un reçu et que j’écrirais au ministère pour me plaindre. On palabre , on fait faire les photocopies et il nous dit bon voyage. Le coup des photocopies n’était qu’un stratagème pour nous extorquer en douce 25 usd ; voilà comment arrondir ces fins de mois

Nous avons fait ensuite des courses alimentaires et sommes rentrés au bateau à 17 h 30, bonne journée

 

Samedi même marina

 

La matinée a été consacrée aux courses alimentaires, le coût de la vie est élevé ; pour 100 usd on a eu un petit chariot et le choix est limité surtout en fruits et légumes ; en fruit il n’y a que des bananes et un peu de mangues, pas de citrons ce qui est gênant pour les ti punchs. Les avocats coûtant 1 usd pièce nous les avons laissés.

A midi nous avons déjeuné au restaurant « le reef » recommandé par le petit futé , resto presque vide à part une table de jeunes locaux . Nos poulpes étaient bons mais un peu durs ( 25 usd )Puis nous avons loué 2 vélos style hollandais : pas de dérailleurs , freins à la pédale , guidon haut ;c’est pas le pied pour pédaler mais l’ile est plate . Nous avons pris la route des plages sur la cote nord ; la côte est vite jolie , la forêt reste encore présente , mais tous les terrains sont à vendre .Ici, les plages sont impraticables sauf peut être aux surfeurs: plages avec des rochers ( grès ) et de grosses vagues et selon les panneaux des courants traitres. Au retour AM a crevé, ce qui ne nous a pas permis d’aller jusqu’à Boca del drago .

La soirée est calme au bateau ; le restau de la marina est fermé , comme d’ailleurs la marina ,cela tous les samedis et dimanche ;4 bateaux ont été mouillés à Bastimentos ( 1 mile plus loin )

La météo prévue pour la traversée est calme : pendant 5 miles vent de Nw 8 nœuds tournant au nord puis nord est et forcissant jusqu’à 10 nœuds ; si c’est vrai nous souffrirons moins qu’il y a 4 ans.

 

Mardi 30 mars mouillage de cayo bolivar

N 12 23 8 W 81 28 5

 

Eh bien la traversée s’est passée sans problème.

Nous sommes partis sous le soleil à 8 h 30, avec un vent nul. Nous avons donc fait du moteur jusque vers 18 h et 10° 08 de latitude ou le vent s’est levé doucement de nord est . Jusqu’à 4 h du matin , nous avons eu un vent faible mais suffisant et des accalmies ou il fallait mettre le moteur . A 7 H nous passions le 11° degré de latitude avec toujours un vent de nord est force 1 à 2 ( vitesse entre 3 et 4 nœuds) ; puis le vent tournait vers le nord et le courant portant à l’ouest se faisait sentir A 17 H le virement de bord révélait la force du courant puisque d’un cap 335 , nous passions à cap 110 , soit un angle de louvoyage de 135 ( pour les non marins un angle normal est d’environ 100 degrés ; la route s’allonge très vite avec l’ angle de louvoyage , un courant de face augmente l’angle de louvoyage sur le fond , même s’ il reste de 100 degrés sur l’eau !... facile pas vrai ) ; la nuit s’est passée tranquillement et vers 7 h du matin nous étions à proximité des cayes d’Albuquerque, ou le mouillage doit être possible Nous avons décidé de continuer jusqu’au caye dite du sud est et précisement la caye bolivar , ou nous nous étions arrêté il y ans , soit 22 miles encore contre le vent . A 13 h nous étions mouillé sous l’ile du phare , pas trop mal protégé de la houle et du clapot ; ( nb l’arrivée par le sud est clair de tous dangers , c’est tout droit ).

Pour 190 miles en ligne droite, nous avons parcouru 237 miles sur le fond dont 75 au moteur et 160 à la voile ( 115 en ligne droite ) . Grace à un meilleur vent nous avons été plus vite qu’il y a 4 ans et bien plus tranquillement (même nos estomacs n’ont pas trop protesté grâce à la bonne purée Mousseline du soir)

L’après midi nous avons fait du snorkel sur les rochers de la face sud de l’ile, l’eau est magnifiquement claire et avec une nuance particulière de bleu (un bleu vert presque couleur émeraude n’oublions pas que c’est une caye colombienne !)

 

Mercredi 31 mars 12 H mouillage au nord des cayes du sud est

N 12 26 98 W 80 29 09

 

La nuit a été un peu agitée, car le vent s’est levé. Alors nous avons décidé d’aller mouiller tout au nord des cayes, à un endroit qui sur la carte parait bien protégé, par le reef .

Nous y avons été au moteur en restant sur les hauts fonds, d’après la carte après les hauts fonds situés au nord ouest du phare ( il y a en plus que sur la carte ) il était possible d’aller plein nord avec une dizaine de mètres d’eau ; mais nous avons du un peu zigzaguer en voyant des zones dont la couleur de l’eau ne paraissait pas engageante: un peu jaune verdâtre , signe en général de fonds rocheux de moins de 1 m . Peut être y avait il de l’eau nous avons préféré les éviter et naviguer à vue , il y avait trop de vent pour faire de l’exploration.

Nous sommes finalement mouillés sur un fonds de sable de 5m: eau turquoise ;

Le vent est d’environ 18 nœuds de direction 30° ; après calculs et suppositions sur le courant il nous semble que pour aller à Providencia la prochaine étape distante de 51 miles dans le nord nous allons mettre entre 20 et 25 heures . Donc vers midi départ , car l’arrivée de nuit sur Providencia ne semble pas des plus faciles

Que vaudront ces calculs ? réponse demain .

 

Nb spécial Mathilde ( ma petite fille à qui j’ai expliqué sinus et cosinus )

Pour préparer le brevet, calcule les distances à faire pour remonter au vent sur 10 miles entre 90 ° et 180 ° disons tous les 20 ° en ajoutant la distance pour 120 ° qui peut se déduire sans calcul

 

Jeudi soir mouillage de Santa Isabella Providencia

N 13 22 9 W 81 22 3

 

Les calculs n’étaient pas si faux : nous avons mis 18 h pour atteindre le mouillage du sud de Providencia, la baie du sud ouest . Le vent est resté constant , nous faisons avancer à bonne vitesse mais à un mauvais cap , car le clapot et la grosse houle créait une mer confuse et chaque vague faisait perdre plusieurs mètres sous le vent ; nous avons fait 115 miles sur le fond pour 51 en ligne droite soit un angle de louvoyage d’un peu plus de 120 degrés , alors que le compas de route indiquait environ 90/100 !

A 7 h 30 nous avons pris la passe, pour entrer dans le lagon qui entoure Providencia , l’entrée est un peu impressionnante, car les fonds passent de 1000 m à 4 m très rapidement , et on passe brutalement du bleu au noir sombre des hauts fonds sur lesquels il y a encore 4 m d’eau . A 8h nous avons donc mouillé dans la baie du sud ouest , pour pouvoir petit déjeuner sur un bateau tranquille ; la baie est calme et le petit village semble avoir peu changé depuis 4 ans.

Puis nous sommes repartis pour la ville principale, au moteur en longeant la côte de près( il n’y a jamais eu moins de 3.5 m d’eau ) en laissant a gauche les plaques d’eau bleu clair .

Après avoir mouillé nous avons un peu attendu la visite des douaniers qui étaient arrivés très vite la dernière fois ; au bout d’une heure nous sommes descendus à terre pour faire les papiers ; au bâtiment municipal ( à gauche au débarcadère ) une dame a appelé l’agent Mr Bush ( avec de la chance on peut aussi le joindre sur le 16 ) , il était à l’immigration au premier étage et nous a fait faire les procédures de l’immigration, puis nous avons été chez lui pour remplir les autres papiers ; il était très pressé et nous a juste donné rv lundi matin pour nous donner le zarpe , car nous lui avons dit vouloir partir lundi . Il ne nous a pas donné le prix, disant en on discute lundi ???

Nous avons ensuite retiré de l’argent et fait des courses à l’un des supers marchés ou on trouve un peu de tout (mais c’est cher) ;demain c’est le vendredi de paques et tout sera peut être fermé ; il y a peu de choix mais il y a un peu de légumes et de fruits .

L’après midi nous avons visité Santa Catalina une petite ile relié à Providencia par un pont piétonnier flottant d’une centaine de mètres. Il y a un sentier de bord de mer en ciment très propre qui dessert une cinquantaine de maisons coquettes ; au bout ouest, un escalier monte vers un vieux fort ruiné ( il n’en reste rien que 2 canons ) puis redescend vers une belle plage de sable noir bordée de cocotiers avec un sentier bien tracé :le Morgan trail . Ce sentier monte doucement sous le couvert de la forêt sèche jusqu’à un joli point de vue ; le paysage est splendide .

Ce soir nous irons au restaurant juste en face notre mouillage sur Santa Catalina

 

Addendum le restaurant était très bon, de la vraie cuisine, en particulier des pinces de crabe à la créole , ce sont des petites pinces ( moins d’un cm ) décortiqués , il n’y a plus qu’à sucer .C’est vraiment bon et la sauce est délicieuse . En prime nous avons eu de la musique locale , un groupe de cinq jeunes avec une espèce de bouzouki ,une guitare, des maracas et 2 instruments étranges une bassine reliée à une corde tendue à volonté pat un bout de bois de 70 cm qui donnait un son un peu comme une contrebasse et aussi une mâchoire d’âne frappée par un maillet faisant office de batterie ; la musique était différente de la musique caribéenne habituelle et ,ma foi ,très agréable à écouter

 

Vendredi mouillage de la baie du sud

 

Ce matin nous sommes repartis mouiller dans la baie du sud ouest , ou celle de Manzanillo sur la cote sud est , car elles sont plus jolies que la baie de Santa Isabella.

Il y avait encore pas mal de vent et nous sommes descendus le long de la cote sous génois très enroulé pour ne pas aller trop vite. Hélas la baie de Manzanillo était un peu trop ventée et avec du clapot et le mouillage aurait été inconfortable. Donc nous sommes revenus dans la baie du sud ouest ou nous sommes arrivés vers midi.

L’aprés midi nous avons été , mais à pied , voir la plage de Manzanillo . Il y a 45 minutes de marche sur la route en ciment heureusement peu fréquentée. La plage est le rendez vous des locaux ; c’est une plage étroite bordée de cocotiers et longue de 1000 m .mais les gens se concentrent autour du parking et du restaurant ; il y avait plus d’une centaine de motos ce qui veut dire plus de deux cents personnes, car pas mal de motos portent 3 personnes, voire 4 ( si il y a 2 enfants ) . Tous ces gens discutent en buvant et en regardant la mer ou seuls les enfants se baignent ; la musique se déverse à grand brui ,ce qui ne gène personne ,semble t il ! Pour nous cette plage est moins bien que celle du sud ouest ou nous avons mouillé : moins de plage, moins de cocotiers,moins de petits restos .Pourtant , notre plage est bien moins fréquentée en ce début d’avril  Est ce une question d’habitude ? les locaux préfèrent ils les plages sans touristes ?

 

Samedi soir même mouillage

 

Le début de nuit hier a été un gâché par la musique du restaurant rasta situé en face de l’ilot , il a mis de la musique rap reggae très fort jusqu’à 2 h du matin . C’est long !!.

Le matin nous avons été faire un tour du village ; il est tout petit, une trentaine de maisons , pour la plupart petites et faisant un peu misérables . il y a une petite épicerie et une boulangerie. Aucune route ou sentier ne permet de se promener dans la campagne ou au bord de la mer. A midi nous avons été au restaurant de plage : el divino nino , recommandé par le petit futé ; nous avons pris un plato mixto : langouste, crabe , lambi et thon. C’est pas mauvais et copieux mais les ingrédients ne sont pas frais pêchés : ils sortent du congélateur et le poisson est beaucoup trop cuit . il faut dire que nous n’avons pas vu un pêcheur en mer .

Au retour nous avons été mouiller de l’autre coté de la baie pour fuir le reggae ; il y avait un bateau français «  le tiyann  », d’arrivant des San blas . Il nous a donné un gros morceau de thazard ; il y en a qui savent pêcher !

Nous avons été voir les rochers de la pointe en snorkel mais l’eau est trouble et il n’y a que très peu de poissons , nous avons juste vu deux petites torpilles sur les herbes.

 

Dimanche soir mouillage de Santa isabella

 

Le début de nuit a été encore difficile à cause de la musique venant d’un autre petit troquet nous étions prêts à partir de nuit quand le bruit a cessé vers 22h.

Nous avons fait une ballade vers la baie juste au nord, la baie d’Agua dulce, il y a maintenant de petits hôtels avec des maisonnettes basses et colorées. Sur la plage il y avait une vingtaine de personnes.

Puis nous sommes repartis mouiller dans la grande baie du village principal : Santa Isabella Le temps a viré à un temps à grains, mais nous avons réussi à aller marcher sur la cote nord est en faisant le tour de la colline Maracaibo : le long du bord de mer il y a des petites maisons et de toutes petites résidences hôtelières qui semblaient inoccupées ; on est encore à la campagne mais très peu cultivée ; il y a des prés à vaches mais nous n’avons vu aucun jardin a légumes ou à fruits.

Le village, ce dimanche après midi, était vide, les magasins fermés  et, pourtant , les gens n’étaient pas à la plage

 

Mardi soir mouillage de Vivorio

N 15 50 W 83 17

 

Lundi matin nous sommes allé voir notre agent pour avoir le zarpe promis pour 8h ; évidement il n’avait rien fait mais à 9 h nous étions à l’immigration qui venait d’ouvrir et qui nous a retamponné les passeports. Le zarpe nous a coute 60 us , car Mr Bush nous a fait un prix soit disant ; normalement cela aurait été 40 us pour l’entrée et 40 us pour la sortie ,le tout sans aucun reçu ( en fait il semble que ce soit totalement à la tête du client, car d’autres ont payé 100 ou 80 us en râlant , donc on s’en sort bien)

A 10 h nous quittions le mouillage, pour une longue étape de 200 miles.

Le début a été parfait ; une mer plate et un bon vent de nord est (pour un cap de 335 ) ; nous filions à plus de 7 nœuds . Puis avec la nuit, les grains sont arrivés précédés de calme et accompagnées de grosses averses ; il a donc fallu manœuvrer envoyer et prendr les ris , enrouler et dérouler le génois , évidement sous des trombes d’eau .

Puis ce matin le temps s’est doucement amélioré et nous avons fini avec un vent régulier et sous le soleil ; finalement nous sommes arrivés à 15 h , soit 30 h de mer pour 200 miles parcourus sur le fond .

Nous sommes maintenant mouillé derrière une petite ile à cocotiers dans ces cayes ou il y a 3 iles et un très long banc de corail les reliant côté est ;nous sommes bien protégés de la houle , l’ensemble est très beau ,les eaux de couleurs très variées .

Nous y sommes seuls.

 

NB de navigation pour éviter d’avoir à faire des changements de direction dans la nuit dans des chenaux certes larges mais sans repères, nous avons choisi d’aller tourner autour du récif d’Algorado ( wp N 15 13 W 82 18 ) à l’est de celui de media Luna , ce qui permet une navigation loin de tout récif. C’est un peu plus long mais moins stressant surtout la nuit.

 

Mercredi soir même mouillage

 

La journée a été morose d’un point de vue soleil, celui-ci ne s’est pas montré souvent ; de plus comme le vent est passé sud est le plan d’eau est un peu agité ; ce n’est pas intenable mais un peu fatigant surtout la nuit

Mais nous avons pu faire de très beaux snorkels . Déjà en allant voir l’ancre ( sur fonds de sable par moins de 2 m d’eau elle a peu de chance de ne pas crocher ) nous avons vu deux lièvres de mer et une belle raie . Puis en prenant l’annexe et en allant explorer les deux cotés de la fausse passe du sud ( entre le reef et les rochers qui ont un peu de verdure ), nous avons vu de très beaux fonds entre 1m et 4 m , l’idéal quoi. Sous le rocher à verdure il y a un champ de coraux extraordinaire, le plus fourni que nous ayons jamais vu, de l’autre coté c’est un buisson de cornes d’élan ; et il y beaucoup de poissons peu farouches, des anges , des capitaines, toutes sortes de gorettes et de pagres , des bancs de perroquets bleus et plus rares encore : des hamlets dorés et unicolores ,un très gros perroquet bleu et noir,le zawack et un énorme tarpon (au moins 1 m) .

 

vendredi 9 avril 2010 midi mouillage de Bonacca, ile de Guanaja au Honduras

N 16 23 W 85 42

 

La nuit de mercredi a été un peu difficile car le bateau roulait un peu ; alors nous avons décider de partir pour le Honduras et l’ile de Guanaja . Nous avons fait une belle traversée avec un vent de sud est,ce qui est rare, presque vent arrière force 4 et une mer assez plate . Le soleil nous a accompagné (le jour ) , la nuit les étoiles étaient très belles (J’ai pu admiré Orion , la grande Ourse, le lever du Scorpion et de la croix du sud…) . Bref , partis à 10 h nous sommes arrivés a 10 h , soit 24 h pour 155 miles en ligne droite . En plus, au coucher du soleil, nous avons pêché un beau thon doré , de 50 cm de long ; nos repas sont ainsi garantis pour plusieurs jours. Seul bémol : le découpage de la bête, un peu long et sanguinolent, joint à une mer légèrement houleuse nous a obligé à manger de la purée le soir, ( c’est un bon remède contre le mal de mer )

Nb de navigation : nous sommes entrés par le chenal de Pond cay, sans problème , le reef qui part de Kingston cay vers l’ouest est bien visible notamment son extrémité ouest qui, de plus, est marqué par un poteau.

La station de fuel texaco sur un petit ilot à l’ouest de la ville, dans Wild Hill Bay était ouverte et nous avons fait le plein d’eau , de fuel , de gazoline et même de glace (le luxe) et on peut payer en carte bleue ou en dollars .

 

Nb un problème de lecture des cartes photos par l’ordinateur ne nous rend pas possible la création d’un album photo ;nous le ferons plus tard (mais il y a des albums de notre passage ici il y a 4 ans sur le site) .


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