Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 20:00
 

Panama Costa abajo et comarca ngobe

 

Vendredi marina de Shelter bay

 

La journée a été bien remplie mais pas enthousiasmante ; après un réveil matinal , nous avons pris le bus gratuit pour Colon et le centre commercial 4 altos . Il y a un centre internet chez le coiffeur , qui marche bien , et un grande surface d’épicerie :Rey . Nous avons racheté pas mal de choses , surtout des conserves espagnols de mariscos que l’on ne trouve pas ailleurs. Mais il n’y a pas grand-chose d’autre comme magasins.

Nous sommes rentrés vers 12 h et dans l’après midi nous avons tenté de trouver le chemin d’Achiote , qui était utilisé dans l’ancien temps pour acheminer l’or transporté sur le rio chagres ( il venait du Pérou via panama ) jusqu’à Colon. Mais personne n’a pu nous l’indiquer et nous ne l’avons pas trouvé après 3 essais sur des chemins partant de la marina.

 

PS en fait il est probable, comme nous venons de le constater au rio Chagres qu’il n’y ait pas de chemin , mais une route carrossable allant des alentours de la marina au fort de l’entrée du rio Chagres , car nous n’avons pas non plus trouver trace du chemin à partir de ce fort.

 

Samedi Mouillage du rio Indio sur le rio Chagres

N 9 16 8 W 79 57 9

 

La matinée a été dure pour les nerfs ; il a fallu plus d’une heure d’attente pour pouvoir régler les 3 usd de consommation électrique , puis pour apprendre qu’il fallait de toute urgence aller faire le fuel qui allait bientôt fermé ; on nous avait dit qu’il fermait à 12 h, il n’était que 10 h.

Nous avons donc foncé , et pu prendre les 13 gallons de fuel nécessaires ; Comme j’avais payé 20 gallons par avance, je suis retourné à la marina me faire rembourser , mais je n’avais pas pris la facture ( elle en avait déjà fait 3 doubles papier et enregistré dans l’ordinateur ) et il m’a donc fallu faire u A et R supplémentaire . Décidement ce n’est pas une bonne marina , qu’il vaut mieux éviter, sauf si l’on passe le canal . Une solution acceptable est le mouillage de Portobello pour faire les courses nécessaires. Enfin on repart tout de même avec le plein d’eau et de fuel et du linge propre

Enfin nous sommes partis avec un léger vent de sud est pour le rio Chagres . La mer étant plate nous n’avons eu aucune difficulté avec la passe d’entrée et nous avons remonté le rio jusqu’à un grand coude ou arrive un petit rio le rio indio , c’est un joli site au pied d’une belle colline.

Avec l’annexe nous avons visité le rio indio , très joli ; nous avons aperçu des singes hurleurs et vu des chasseurs de poissons ; ils chassaient avec une pique et un fusil harpon soit depuis la barque soit en apnée. Ils ont péché rapidement 3 gros poissons noirs. Nous avons aussi visite le rio Paulino , très étroit jusqu’à une sorte de lac .

Dans la soirée sur l’arbre en face de nous , à moins de 100 m , nous avons eu la chance de voir toute une tribu de singes hurleurs qui se baladaient et se reposaient tout en haut de l’arbre , nous avons compté 7 singes .Nous avons aussi aperçu deux toucans et vu et entendu beaucoup de perroquets

 

dimanche 14 mars 2010 Mouillage du rio congo dans le rio Chagres

N 9 18 W 79 59

Hier soir , à l’apéro nous avons eu un visiteur surprise : un petit paresseux(Aî) est venu s’agripper sur le moteur de l’annexe , il avait du venir à la nage ! il s’est laisser photographier en nous regardant de ses petits yeux tendres. Hélas , il est reparti dans la nuit.

Ce matin , il y avait encore deux singes dans l’arbre, mais nous sommes partis nous balader avec Lulibérine , nous avons été presque jusqu’au barrage ( 4 bateaux étaient mouillés le long du rio 8 KM environ ) et sommes repartis pour mouiller devant le dock au pied de la forteresse San Lorenzo qui domine l’entrée du rio . Il reste assez peu de choses de la forteresse deux fois détruites par les anglais . Mais le site est joli .

Puis nous sommes repartis mouillé devant le rio congo pour l’explorer en annexe , il est très bien, il serpente dans la foret au milieu des grands arbres .

Demain nous partons en principe pour un mouillage de la côte en profitant d’une mer calme et en espérant que le mouillage le sera aussi.

Dans la soirée nous avons eu un concert de singes hurleurs , de perroquets inséparables et grands perroquets verts à tache rouge C’est un grand bain de nature

Le rio chagres vaut le détour , même si il n’y a plus de chemin pour s’enfoncer dans la foret qui l’entoure contrairement à ce que disent les guides . Et nous avons eu le chance d’être au bon endroit au bon moment pour les singes.

 

Mardi soir 16 mars mouillage de l’ile Veraguas

N 9 05 42 W 81 33 8

 

Nous sommes partis vers 8 h 30 . à 9 h nous étions sortis du rio et en route vers l’ouest, en principe pour le rio Aguacate, navigable en annexe selon les guides. Un petit force 2 de nord est nous faisait avancer à 4.5 nœuds et nous pouvons longer la cote de prés en suivant la ligne de sonde des 8 m ( entre 6 et 8 m ) . La cote banale jusqu’au village de miguel de la borda , devient ensuite belle avec des falaises rouges coupées de plages à cocotiers. Nous devions arriver vers Aguacate et avons vu un premier village et un rio bouché par une belle butte de sable , mais nous sommes deux miles à l’est du point des 2 guides . Devant le point du guide rien , et puis deux miles après de nouveau un rio ensablé et une crique avec quelques maisons ce qui pourrait etre la crique de Limon. Les 2 guides sont faux , normal pour celui de Bauhaus qui a copié le Zydler , et Zydler a du se servir d’une carte fausse ; évidement reconnaître le défilement de la cote avec une telle incertitude devient difficile surtout qu’il y a peu de points remarquables, les caps et les criques ne sont pas prononcés et sur la carte la cote est droite .

Finalement nous ne nous arrêtons donc pas à Aguacate, ou ailleurs car malgré le vent faible la mer est suffisamment agitée pour ne pas avoir envie de mouiller, et pourtant il y a peu de vent depuis plusieurs jours. Heureusement nous arrivons au village de Cocle , au fond d’une embouchure extremement envasée : a plus d’un mile du village il n’y a plus que 4 m d’eau . Mais nous pouvons faire un point avec certitude , les guides situent Cocle deux miles plus à l’ouest que notre GPS . Mais ils donnent le point du mouillage avec 3 décimales !!

La cote devient magnifique : de longues plages de sables devant des collines verdoyantes et à chaque micro pointe qui protége un minuscule point pour tirer à terre une barque , une maison dans le style du pays : sur pilotis avec des murs en planche et un toit double pente en palmes.

Vers 80° 38 ( environ ) il y a un village sur la colline, entouré de deux rios , celui de l’est est une gorge profonde , celui de l’ouest passe devant le village , cela ferait un bel arrêt si la mer était plate ; La cote devient encore plus belle , mais il commence à se faire tard , nous arrivons vers 18 h 30 au mouillage du rio euneio , décrit comme le plus confortable, et la situation du guide est conforme à notre GPS ( ce point ne devait pas etre situé sur la même carte et il est exact)  ; il est très beau , la mer est moins forte et il serait possible de mouiller mais la nuit ne serait pas confortable . Après hésitations, car le site est splendide, le capitaine décide de continuer vers l’ile de Veraguas située à 47 miles à l’ouest, ou le mouillage est sur une cote sud , donc à priori plus calme que sur une cote nord .

La nuit se passe sans problème ; le vent nous propulse gentiment jusqu’à une heure du matin, sous un ciel étoilé . Orion puis le scorpion éclaire la nuit sans lune , puis il faut mettre le moteur à petite vitesse pour arriver au jour.

Nous mouillons finalement au mouillage sud ouest de l’ile à7 h 15 ; la cote est belle et curieuse ( cf photos ) . Apres le petit déjeuner, nous faisons une tentative de débarquement victorieusement repoussé par les chitras ( ien iens ) : même AM est piquée. Alors nous repartons mouiller vers la pointe est pour aller en annexe explorer les ilots de cette pointe . C’est magnifique, mais la description dépasse mes capacités et je renvoie aux photos. Puis nous revenons mouiller à l’ouest pour pouvoir bénéficier de la vue avec le soleil dans le dos.

L’après midi se passe à buller et à nager, avec un a et r jusqu’à la cote pour admirer les criques , mais sans aller à la plage pour ne pas provoquer les ien iens .

Nous avons aussi la visite d’une barque : le chef nous montre des papiers prouvant qu’il est mandaté par la comarca ngobe pour encaisser l’impot : 10 usd ; il nous vend aussi une belle langouste ; nous ressortons la marmite qu’AM avait déjà rangée , depuis la fin de la saison de pêche de ces crustacés.

 

Mercredi 17 mars mouillage de Punto Alegre

N 9 09 5 W 81 54 2

Le vent est toujours faible et d’ouest. Nous faisons une tentative pour aller à la voile, mais même en renvoyant toute la grand voile sans ris( une première cette année) rien n’y fait au bout d’une heure nous avons gagné un mile sur la route . Alors tant pis , moteur , nous longeons la cote a partir des ilots rocheux au nord de Tobobe , grandes plages de sable devant des collines boisées , puis tournons autour de la pointe Valiente et de ses ilots , les cayes Valiente ont des arbres , mais les rocks du milieu ne sont que des rochers bas . Puis nous passons le rocher bluefield (quelques palmiers perchés sur le rocher) et arrivons au mouillage de Puerto Alegre . Avant la pointe il y a quelques maisons et l’école, à la pointe un groupe de maisons ; au mouillage il y a un petit bateau ( 28 pieds ) qui bat pavillon belge . Sans vergogne AM nous fait mouiller entre le village et lui ; il n’avait qu’à se mettre plus prés(il exagère ;le bateau était très loin du bord et de Luliberine ;on ne lui cachait rien ). Sitot mouiller des cayucos arrivent . Ils ressemblent aux ulus kunas mais sont généralement plus petits. Le premier est manoeuvré par une dame avec un jeune garçon ; elle nous demande des vêtements , ouf on se débarrasse de trois ; elle nous demande aussi du sucre et du café , mais nous en manquons . Vient ensuite un pêcheur avec une belle gorette et un beau daubenet : 4 usd les deux , le repas de ce soir est assuré. Puis vient un autre villageois qui nous promet des langoustes pour demain , enfin une dame et un monsieur , la dame nous vend un régime de bananes qui ont l’air très mures et très grosses , le monsieur ne nous regarde pas et ne fait pas l’esquisse d’un sourire. . Malheureusement viennent aussi quelques chitras qui ne sont pas les bienvenues et nous obligent à nous habiller long pour échapper à leurs piqures.

Au coucher de soleil des gamins viennent discuter avec nous , ils habitent les maisons de la pointe , ils sont tous de la même famille , le père est le maire du village et les gamins ont l’air évolués ; les autres visiteurs semblaient tout timides , parlant d’une voix très douce presque inaudible.

 

Jeudi 18 mars même mouillage .

 

La nuit a été très calme, mais avec quelques moustiques ; nous n’avions pas allumé les spirales .

Au réveil,le pêcheur nous a bien apporté 4 langoustes dont 2 petites (6 US) ; Le matin petite visite du village , nous sommes accueillis très aimablement par les hommes de la pointe ( le maire ? ) et allons marcher un peu . C’est bien joli mais les enfants semblent se cacher dans les maisons et nous disent hola de loin. Quelle différence avec les kunas. Les femmes que nous croisons font des sourires , mais pas les hommes . Un seul nous saluera avec une poignée de main et après les demandes rituelles ( d’où êtes vous ? ), nous dira « bienvenue , allez « . Nous allons jusqu’au bout du chemin et regardons une jolie maison ; deux jeunes filles viennent nous voir et nous regardent sans rien dire : une idée , elles veulent peut être une photo , oui c’est ça disent elles avec enfin un grand sourire ; nous les prenons en photo et du coup toute la famille vient aussi , même la maman qui, elle, ne veut pas etre sur la photo. Nous leur promettons de leur envoyer de France ;Une jeune dame qui était là nous propose de faire du pain , c’est ok ; nous croisons ensuite son homme qui ne sourit pas mais semble engueuler sa femme.

De retour à la pointe , les gens très aimables nous conseillent d’aller marcher sur le chemin qui part du village du bout de la baie pour aller jusqu’à Cusapin.

Nous partons en annexe, c’est un peu loin, mais nous pouvons longer les berges de très près : c’est beau. Nous amarrons l’annexe au ponton du village, il y a une petite école , un jeune nous confirme que le chemin part d’ici : c’est un chemin en ciment offert par le gouvernement.

Nous partons dans une ravine bien cultivée, dans la forêt , c’est magnifique . Le chemin est bordé de cultures :bananiers ,yuccas , dascheens. .puis arrive à la plage de l’autre coté du cap ; il y a quelques maisons des prairies et des vaches , une grande plage de sable avec des cocotiers et la mer avec de belles vagues . Sur la plage des personnes marchent, des locaux qui vont au village de Cusapin pour faire leurs courses ou pour aller au collège. Les collégiens marchent avec leurs belles chaussures noires à la main et leur chemise blanche sur la tête : il faut etre impeccable en classe. Nous marchons jusqu’au village de Buyaco, et même un peu plus loin, nous marchons ( lentement ) depuis une heure et Cusapin est encore à une demie heure , alors nous revenons. Avant de reprendre l’annexe nous allons à la case de l’artisanat : quatre dames fabriquent des sacs ,spécialité des Ngobe : l’une fait des fils à partir du cactus spécial, l’autre tisse des fils et les autres crochètent . évidement nous repartons avec un sac ( 15 usd ) ;

 

L’après midi nous bullons au soleil , avec en prime une réparation du fil des panneaux solaires qui étaient coupés , et nous nageons autour du bateau Nous terminons la soirée par un apéro agréable au bateau avec l’équipage du petit bateau belge : Linda et Yann qui ont acheté leur bateau à Boca del Toro il y a 6 mois ,mettant à profit un breack de 9 mois dans leur boulot .

 

Vendredi 18 mars mouillage de Sandubi ( popa numéro 2 )

N 9 13 2 W 82 08 6

 

Nous voulions pour passer de la baie de Chiriqui ,emprunter une passe étroite prés de l’ile Popa , mais en étudiant la carte , je me suis rendu compte que les 2 cartes du guide n’étaient pas identiques quant à la position des cayes et des hauts fonds ; du coup j’ai été voir les belges pour consulter leur guide Bauhaus , ses cartes sont encore différentes et surtout il semble que les cayes s’étendent beaucoup plus au sud que les cartes de détail dont nous disposons . Du coup nous changeons nos projets et allons rejoindre la baie d’Almirante par le chenal de crawl cay, qualifié par le guide de cauchemar du navigateur, mais que les belges disent sans problème. A la première éclaircie nous partons avent un vent force 1 , nous mettons les voiles et avançons lentement en tirant des bords ( le vent est nord ouest , pile dans notre direction ) , un moment le vent monte un peu , nous faisons prendre un ris , mais le temps d’établir de nouveau les voiles , il s’effondre de nouveau . Alors nous finirons les 10 miles restant au moteur. Le chenal est finalement très facile , tout droit avec un bon point de repère la caye Crawl et son hotel . Les hauts fonds de droite et de gauche sont assez visibles ( taches vert clair ) malgré le temps gris .

Nous arrivons à Popa 2 à 16 h. Le site est très joli, malgré la bruine tenace, c’est une mangrove découpée de nombreuses criques. La mer est évidement calme.

 

Samedi 19 mars même mouillage

 

Il a plu une  partie de la nuit et ça reprend vers 8 h . Vers 9 h 30 , à la première éclaircie nous partons nous balader . Nous traversons le village , des cases très espacées autour de l’école , et prenons le chemin tout droit ; nous hésitons un peu car les 2 chemins devant nous semblent également boueux, heureusement une dame, accompagnée de ses enfants, arrive et nous dit que le chemin de droite est praticable, nous la suivons , elle va au lavoir et porte un gros baluchon. Le chemin traverse une sorte de marécage , des planches ou des troncs d’arbre permettent de ne pas mettre les pieds dans la boue , mais il faut etre équilibriste ; après 100 m nous arrivons à un pont : arbre courbé en forme d’arche ; là ça devient acrobatique , heureusement la dame aide AM . Puis elle va de son coté au lavoir dans le ruisseau que nous venons de traverser et nous continuons le chemin qui monte sur une butte puis s’engage dans la forêt ( rain forest évidement ) Hélas il se met à pleuvoir et nous revenons en arrière Le chemin du marais se passe bien , si ce n’est qu’à un moment je crois bien faire en quittant les troncs et en essayant un «  raccourci «  , mon pied s’enfonce jusqu'au dessus du genou . J’arrive à le récupérer , met le deuxiéme pied et l’enfonce jusqu'à «  ouille ,ouille , ouille «  .

Nous pouvons heureusement nous nettoyer un peu à un puit d’eau pas très propre, bien placé juste à la fin du chemin

Il pleut toujours .La case de l’ancien hotel est ouverte et il y a une dame ; nous montons voir c’est la dame qui s’occupe de la vente de l’artisanat local : il y a des petits bijoux , quelques robes locales et des chacaras sacs tissés). Un jeune garçon nous montre un petit boa qu’il tient dans ses doigts : en ngobe le boa s’appelle sandubi et c’est le nom qui a été donné à ce village . Nous apprenons que la dame qui allait au lavoir est la présidente de la communauté, ( ils sont en avance sur les français ) et que les dames travaillent ensemble et vendent chacune leur travail par l’intermédiaire de la maison de l’artisanat .

Am soutient l’économie locale.

L’après midi la pluie s’arrête et nous retournons au village nous promener et acheter du pain . Les cases sont très espacées et les enfants restent dans les maisons , c’est un peu curieux de voir un village aussi calme .

 

dimanche 21 mars 2010

N 9 11 5 W 82 09

 

Enfin une nuit sans pluie et du soleil le matin. Nous partons à 9 h et sommes mouillés à Popa 1 à 10 h . Popa 1 est située en dessous d’une colline assez haute, et il y a des champs et de l’élevage Nous allons au quai juste sous l’école, il y une dizaine de personnes et nous sommes accueillis très gentiment par les hommes qui viennent travailler pour faire un logement aux maitres de l’école. Nous demandons ou est la maison d’Alberto Smithque nous avions rencontré il y a 4 ans ;ils nous montrent sa maison et nous disent qu’il doit venir travailler mais il va venir travailler. Nous partons nous promener et rencontrons Ernestino Podilla , le chef du village ; il nous emmène au sommet des champs d’où il y a une vue splendide sur le village , sur la baie et les ilots de mangrove. Il nous dit qu’ils ont le projet de faire des cabanas ici ; le site est bien choisi il y a un peu d’air et contrairement à Popa 2 , il peut y avoir de l’eau courante ; tout le village a l’eau au robinet. Le village compte une vingtaine de cases disséminées au bord de l’eau ou dans les champs.

En redescendant nous rencontrons Alberto ; il n’a pas reçu nos photos et nous lui proposons d’en faire de nouvelles ; aussitot nous allons chez lui, sa senora nous offre du café pendant que les enfants se font beau pour les photos. Il a agrandi sa maison, qui a maintenant une «  salle à manger avec une cuisine à l’américaine » : dans un coin de la pièce il y a le foyer traditionnel sur de la terre avec 3 buches en étoile qui chauffent une grande casserole : madame prépare le repas : un plat de bananes bouillis. Alberto nous parle de sa famille,et surtout de son fils qui est à l’université de Panama . En tout il a 11 enfants ( seule sa femme q sait combien ils ont d’enfants ) , 3 sont mariés , 3 sont au collège à Cuasapin ( peninsule de Valiente ) ou ils ont de la famille et 4 sont encore là ; oui je sais il en manque un mais Alberto s’y perd .

Enfin les enfants sont préts et nous commençons une longue séance de photos , avec pour probléme les 2 petits enfants ( 1 et 2 ans ) qui pleurent dés que nous les regardons . Dans la maison il y a aussi la femme du garçon qui est à l’université et ses 2 enfants.(ceux quui pleurent)

Et puis nous repartons tirer les photos , la famille viendra nous voir au bateau à 16 h.

Après avoir tiré les photos nous repartons au village donner le reste de vêtements et de cahiers à Ernestino qui nous remercie chaleureusement et nous dit que nous sommes chez nous au village. Ensuite nous allons à la tienda acheter des bonbons et des bananes qui viennent d’arriver en barque du continent.

Après un bain autour du bateau , l’eau est claire mais verte ce qui fait un effet un peu étrange , nous recevons la famille Smith, puis 2 gamines viennent nous voir en cayuco . Elles sont délurées et bavarde . Cela aura été une journée ou nous aurons beaucoup parler espagnol !

Bonne nouvelle dans la soirée : le résultat des élections régionales , vraiment une bonne journée.

 

LUNDI 22 mars 10 Mouillage des cayes de Bocaritos

N 9 14 7 W 82 14 7

 

Après une nuit sans pluie , celle-ci arrive vers 9 h . A 10 H nous partons en profitant d’une accalmie mais elle ne dure pas et nous louvoyons sous la pluie avec un vent léger qui finit par s’évanouir : grande pluie tue petit vent selon le proverbe ngobé. Et c’est au moteur que nous traversons le champ d’ilots de mangrove qui séparent la baie d’Almirante de celle de la laguna Porras. Le paysage est bien jolie mais serait mieux sous le soleil ; la navigation est facile car les passages entre les ilots sont profonds et sans secs .( jeu de mots facile ) .

Nous mouillons dans une baie de mangrove, prés de la terre ferme ; nous y avons aperçu 2 dauphins, probablement en train de se nourrir de méduses dont ils raffolent parait – il et beaucoup de méduses nagent autour du bateau ; la baignade est interdite aujourd’hui ; dommage , il y a un peu de soleil et l’eau est claire,mais toujours verte.

Le soleil revient faiblement dans l’après midi et nous allons faire un tour en annexe ; il y a de multiples bras , anses, canaux dans la mangrove ; c’est pas mal , nous essayons aussi d’aller à terre en profitant de pontons qui se trouvent dans notre baie  mais nous n’allons pas bien loin, ils ne desservent qu’une butte de terre avec ou non une case abandonnée. Nous avons juste un point de vue un peu meilleur.

La fin de l’après midi est calme, juste le chant des kiskadees ( oiseaux ) et de temps à autre les hurlements des singes dans le lointain.

 

Mardi 23 mars mouillage des Dark lands

N 9 11 5 w 82 16 7

 

La nuit a été généreuse en eau : les deux seaux et le gros bidon sont pleins et le matin ça continue. Nous partons au moteur (vent nul) avec une éclaircie qui ne dure pas longtemps . Nous passons le cap permettant d’aller de la baie de Palos à celle de Porras et nous allons mouiller à l’endroit du guide, derrière quelques ilots de mangrove dans une baie très fermée au pied de montagnes couvertes de forêts. On aperçoit quelques maisons et des débarcadères sur la rive ouest. Vers midi sous une averse un écolier en cayuco vient s’abriter ; il n’est pas bavard mais je réussis à lui faire dire qu’il va à l’école très près, et qu’il vient d’une maison dans la montagne ; l’averse finie, il repart sans un mot ; puis nous voyons passer d’autres cayucos avec des écoliers et écolières, certains en uniforme ;ils viennent de la montagne et pourtant nous ne voyons aucune maison. Vers une heure, d’autres cayucos reviennent de l’école, nous les suivons des yeux ; l’un va à un débarcadère, les autres s’enfoncent dans la mangrove au pied de la montagne ; voila des pistes pour notre promenade .

Nous partons donc en annexe. Comme prévu il y des débarcadères avec des panneaux : « propriété privée » Enfin,nous trouvons un ponton d’ou part un sentier . Il monte fort et est très glissant . Après une centaine de mètres, nous voyons une , puis plusieurs grenouilles vert éclatant avec des taches noires , très jolies. Nous continuons à monter, atteignons la crête, et le chemin continue sur l’autre versant ; il arrive à un gros arbre abattu qui a servi à faire des planches et des madriers ; il en reste quelques uns , chacun doit peser des dizaines de kilos ; comment font ils pour les emporter ? au bout d’une demie heure nous décidons de rebrousser chemin , car nous ne voyons devant nous que la forêt ; ou donc habitent nos écoliers combien de temps mettent ils pour aller à l’école ?

De retour au bateau , vers 18 h nous voyons les écoliers de l’après midi rentrer .Une dizaine rentrent dans le trou de mangrove , ou peuvent être les maisons car nous ne voyons aucune clairière dans la foret ? Quels dommage que les gens soient aussi farouches et que nous ne puisions échanger quelques mots, mais si les filles font un peu de sourires et répondent à nos bonjours, les garçons passent sans nous regarder.

Ps nous avons appris ultérieurement que les cases des écoliers se trouvent de l’autre coté de la crête des montagnes ,soit à plus d’une heure de l’école(marche plus trajet en cayuco)

 

Mercredi 23 mars mouillage de bamboo bight

N 9 16 9 W 82 17 1

 

Enfin une journée sans pluie et même avec du soleil ; et en plus un village ou les gens disent bonjour et causent volontiers avec nous. Un pêcheur nous accueille en nous vendant deux langoustes Le bonheur est total si ce n’était les méduses nombreuses dans l’eau noire du mouillage .

Le mouillage de bamboo bight est vraiment beau ; c’est une grande baie étroite avec de petites baies annexes. Dans l’anse sud est il y a une maison et un tunnel dans la mangrove qui mène au bout d’une centaine de mètres à un ponton et à un sentier en ciment montant au village .

Il est composé d’une quarantaine de cases réparties dans une campagne très vallonnée .Le village est propre , les cases juchées sur des pilotis élevés. Nous nous sommes promenés tranquillement ; nous avons demandé si on pouvait aller marcher dans la montagne : «  oui bien sur il y a de jolis sentiers bien tracés : l’un va au village de Cristobal , l’autre va à une finca »

Hélas les deux sentiers arrivent vite à un rio , pas bien large , mais qu’il faut traverser sur un pont ngobe : un tronc rond de 15 cm de diamètre, boueux et glissant , et de chaque coté une boue noire et profonde , genre sable mouvant que nous avons sonder avec un baton pour essayer de traverser en s’aidant de ce baton , mais nous n’avons pas trouvé le fond ; pourtant cela ne pose pas de problèmes à des écolières toutes bien vêtues de bleu. Nous avons aussi été interpellé par un vieux monsieur souriant qui nous a demandé su nous voulions aller acheter un sac (spécialité ngobé)  : oui bien sur ( nous étions venus pour ça , mais la case de l’artisanat avait disparue ) ; il nous en montré des petits mais nous en voulions un grand, alors nous avons été chez sa belle fille, elle est en fait la trésorière de l’artisanat et nous avons acheté un beau sac « un kraa  » en déclanchant un grand moment de rigolade en essayant de prononcer ce mot qui s’écrit chacara. Bref un très beau village avec des gens agréables

 

Jeudi 25 mars mouillage près de short cut ile de Bastimentos

N 9 19 8 W 82 10 4

 

C’est notre dernière journée en territoire ngobé . Demain nous irons à la ville pour refaire les pleins et les formalités avant de partir pour le nord et les iles de la baie , via Providencia.

Pour cette dernière étape , nous avons enfin une très belle journée ensoleillée , la plus belle peut être depuis la Colombie. Heureusement que nous avons eu du soleil car la navigation entre Bastimentos et Nancy caye n’est pas évidente et s’est faite en partie à vue. Il y a pas mal de cayes sous 1 m d’eau , peu repérables car il y a peu de points facilement identifiables sur la côte et les points GPS ne sont pas assez précis .

Nous nous sommes un peu compliqués la vie en évitant le mouillage du guide dit de short cut , car le fond de la baie est maintenant occupée par une marina ; nous avons donc été dans l’anse d’à coté, avec plusieurs demi tours devant des hauts fonds et en longeant ceux-ci à la vue .Heureusement l’eau était claire et le vent nul. Nous avons trouvé un beau mouillage devant une grande prairie en pente sur la colline , avec un troupeau de vaches.

Malheureusement il y avait encore pas mal de méduses , rendant la baignade désagréable .

Nous avons donc pris l’annexe pour aller au débarcadère indiqué par le guide : il n’est plus en rondin mais il y a un beau ponton , puis une route et un guichet ou il faut payer 3 usd chacun,l’ensemble faisant maintenant partie d’une zone dite écologique. C’est inclus dans un grand projet immobilier dit de «  red frogs beach. »

Nous avons pris le beau chemin qui mène de l’autre coté de l’ile à la plage des grenouilles rouges . Disons de suite que nous ne les avons pas vus ; nous avons vu des jeunes filles(eoropéennes en train de devenir plus rouges que des grenouilles . En effet cette très belle plage est probablement la seule plage sans méduse de Bocas del toro. C’est donc le rv des estivants et des surfers, mais c’est très loin d’être saturé. Pour le moment le projet immobilier n’a pas dénaturé le site qui est agréable. Nous nous demandons toutefois comment sont les vagues quand le vent souffle car avec 8 jours de calme plat, elles sont fortes et brisent fort sur les rochers.

A coté du complexe , il y a un village ngobé d’une vingtaine de cases cachées dans la mangrove. La ballade en annexe a été agréable .Au retour , les méduses étaient toujours là , donc pas de bain mais nous allons nous consoler avec un petit apéro

 

PS nous joignons à ce bulletin les photos sur la vie kuna ;elles n’avaient pu passer l’autre fois


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 14:47

ulletin Panama :  COSTA ARIBA

 

Samedi  6 mars mouillage d’isla grande

N 9 33 6  W 79 34

 

Nous sommes partis ce matin à 9 h de Chichime , gv 1 ris et génois roulé à la troisième marque , et après une navigation bon plein avons mis 6 h pour passer le cap Manzanillo , entrée dans la baie de l’isla grande , 46 miles à l’odomètre ;c’est dire que nous avons bien marché, poussés et remués par les vagues , ce qui a mis nos estomacs à dure épreuve après presque 3 mois de mer plate.  Miraculeusement les vagues se sont aplanies dans la baie et nous avons pu mouiller sur une eau plate et sans vent à la hauteur du débarcadère des touristes.

Comme son nom l’indique Isla grande est une ile ; elle vit du tourisme avec des résidents dans des hotels , des cabanas ou des logements chez l habitant mais aussi des touristes qui logent en face , à La guaira. Il y a donc un trafic incessant de bateaux moteurs qui amènent et ramènent les touristes. Isla grande sous un ciel gris parait triste et nous avons attendu le soir pour aller faire un tour et manger au restaurant. Il y a un sentier cotier de 500 m coté baie, qui dessert les habitations et les plages ; il y avait peu d’animation et les restaurants étaient assez vides ; nous en avons choisi un au hasard qui n a pas bien fait les choses : mon poulpe était correct mais le poisson d’Am était mauvais( frit et refrit,donc sec et huileux)

 

dimanche 7 mars   Mouillage de Linton

N 9 36 8  W 79 35 2

 

Nous nous sommes levés sous un ciel gris ce matin ; nous avons attendu 10 h pour aller à terre à la recherche d’une épicerie ; il y a en a une intitulée bodega qui vend du pain, des alcools et quelques boites de conserves   ; cela nous suffisait ; vers 11 h les restaus étaient assez remplis par des gens qui petit déjeunaient. Il y avait aussi des courageux étalés sur le sable et se baignant.  Dans l’ensemble les gens n’ont pas la morphologie des kunas : un peu plus grands mais 3 fois plus gros. 

Nous sommes partis ensuite pour le mouillage de Linton afin de nous rapprocher de la marina qui n’aura sans doute plus de place , mais nous voulions aller voir en annexe les possibilités du site . Hélas la pluie et la houle nous ont dissuadé de traverser la grande baie qui nous sépare du canal à annexe ; notre petit moteur parait faible pour cela .

Nous verrons demain .

Il y a 35 bateaux dans ce mouillage , ce qui nous le rend peu attrayant malgré un joli site,voir très joli sous le soleil(oh,combien absent !) .

Nous sommes à la limite de la houle , car toutes les places sur eau plate sont prises .

 

Lundi 8 mars 2010  mouillage de Portobello

 

Ce matin le temps était très venteux et pluvieux ; nous avons profité d’une éclaircie pour aller en annexe voir la marina de Panamarina ; hélas les bureaux étaient fermés (dimanche et lundi) et nous n’avons vu personne , seulement  des bateaux vides.

Ensuite nous sommes partis pour Portobello , avec une mer assez grosse et des grains ; ceci nous a gaché un peu le paysage qui ,là aussi ,semble très beau .

Après 10 miles nous sommes arrivés dans la rade de Portobello très calme, ou nous avons mouillé.

Dans l’après midi nous avons exploré les ressources de la ville : elles sont faibles ; il y a deux épiceries avec peu de produits , en particulier pas de légumes ; il y a un internet ou nous avons pu lire notre courrier , mais nous n’avons pas pu utiliser la clé usb .

Ensuite nous sommes allés demander aux 2 bateaux français s’ ils savaient comment faire remplir les bouteilles de gaz ; hélas ils n’en savaient rien ; nous avons longuement discutés de nos voyages respectifs et savons qu’il est possible de faire remplir les bouteilles de gaz a Boca del toro . Nous essaierons demain d’aller avec une bouteille à l’usine de Colon et aussi d’aller à Sabanitas en bus ou il peut y avoir un internet.

 

Mardi 9 mars même mouillage

 

Rude journée et rude nuit

Commençons par la nuit : le vent est complètement tombé, au moins dans la baie , mais une petite ondulation de houle entre , et évidement le bateau se met travers à cette ondulation et roule et roule etc .

Passons à la journée : départ 8h 30 pour prendre le bus de 9 h  pour Colon , il est ponctuel , il démarre et s’arrête tous les 500 m pour prendre des gens ; Nous arrivons donc à Sabanitas ou nous descendons au bout d’une heure de trajet par ailleurs assez joli . Première tache : retirer des dollars au distributeur, ça marche ; deuxième tache aller à un internet pour faire partir le bulletin , il y a en un qui fonctionne bien , en moins de deux heures nous avons envoyé les bulletins et les photos et lu tous les mails et répondu . Troisième tache : remplir la bouteille de gaz (transporté en sac à dos): nous demandons ç gauche et à droite et on nous dit qu’il faut aller à Colon ; nous reprenons le bus qui s’arrête encore plus souvent car il y a beaucoup de cités ( urbanisation ) et beaucoup d’écoliers qui vont ou viennent de l’ école ; nous finissons par arriver à Colon , avec en tête tous les avertissements sur la dangerosité de la ville. Heureusement il y a 2 policiers en tenue de combat et nous leur demandons ou remplir notre bouteille, ils nous emmènent dans un magasin qui leur indique qu’il faut aller à Panagaz ; ok ils arrêtent un taxi et nous partons . Nous arrivons à une petite boutique , j’entre : ok c’est possible de la remplir , vous l’aurez demain , brève hésitation mais c’est ok pour nous . Le taxi nous ramène au terminal de bus et nous montons dans le bus pour Portobello, nous n’avons pas fait deux pas seuls ; mais il nous a semblé  que la ville était beaucoup moins sale qu’il y a 4 ans , ce qui ne veut pas dire qu’elle est moins dangereuse ; les locaux ont peur pour nous ! En passant à Sabanitas nous allons au grand magasin pour acheter quelques provisions qui ne se trouvent pas à Portobello, et nous reprenons le bus qui nous ramène au bateau , la musique à fond , pour 16 h (dans le bus prévu pour 60 ,il y ava&it bien 80 personnes dont une bonne vingtaine aurait pu compter double).

OUF

Demain on remet ça pour aller chercher la bouteille !

Et le bateau roule encore plus que la nuit derniène ; les barres de flèche ne sont pas dans l’eau mais peu s’en faut ;seule consolation tous les monocoques dansent comme nous !

 

Vite un ti punch à l’Abuelo (rhum panaméen pas mauvais)! 

 

Mercredi 10 mars  encore le même mouillage

 

Ce n ‘est pas un mouillage parfait, juste le moins mal commode pour faire du réapprovisionnement , et il faut aller chercher la bouteille de gaz .

Nous partons par le bus de 8 h 30 moins chargé que la veille mais aussi lent. Arrivée à Colon à 9 h 45 , un a et r en taxi pour Panagaz et nous reprenons le bus  de 10 h 30 . Nous sommes de retour à midi et nous allons manger au restaurant «  a rith  », pas mal pour le prix : 12 usd .

Nous ramenons la bouteille au bateau et je fais le plein d’eau pendant qu’AM photographie et trouve une française appelée « Coco »marchande de bijoux en tagua(ivoire végétal) et cocobello (joli bois de palmier panaméen). Coco,heurese d’entendre parler français, nous invite pour le thé ; AM choisit un pendentif , nous refaisons quelques courses , visitons le petit musée , rentrons au bateau , rangeons les courses et repartons pour le thé.

Nous ne ferons qu’apercevoir le maitre de maison, Michel, qui fabrique les bijoux et écoutons Coco nous parler du problème des chiens battus à Panama alors que nous attendions des récits sur leur séjour au San Blas ou ils ont vécu plusieurs années et sur le travail des bijoux ;quelle déception

 

Le temps s’est enfin mis au beau pendant la nuit et le vent est quasi nul. Nous partons vers 9 h pour Colon et sa nouvelle marina réputée luxueuse et chère, mais nous avons absolument besoin de laver correctement le linge  , car il n’y a pas de laverie à Portobello , contrairement à ce dit que dit le petit Futé ( il a d’ailleurs presque tout faux et sur les San Blas et sur Portobello ).

Après 4 h de moteur , nous sommes à quai à la marina , dans la baie de Colon . Il nous faut ensuite plus d’une heure pour faire le check in et payer 110usd pour deux nuits. La marina est luxueuse mais il n’y a que 6 douches et toilettes pour une cinquantaine de bateaux habités et j ai du mal à obtenir le branchement électrique. Il y a le wifi mais pas d’ordinateur internet et notre wifi est cassé ;alors nous irons à Colon en bus gratuit mais il faudra faire vite : départ 8 h , arrivée au centre commercial 9 h et retour à 11 h . Aussi pas d’albums photos sur la costa arriba ;ce n’est pas grave, vu le temps elles ne sont pas très belles .

 

Samedi nous repartons pour Boca del Toro à l’ouest de Panama, ou nous serons probablement dans une quinzaine de jours ; après les kunas nous allons voir les indiens ngobé.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 16:59

Mercredi même mouillage

 

La journée a été consacrée au snorkel : le matin dans la passe de l’ouest , l’après midi dans la passe de l’est ( presque 4 h en tout); ils ont été tous les deux très bien , on a même vu 6 balistes bleus et un banc de carangues. Nous avons eu deux nouveaux voisins , des français dont lotus bleu que nous avions vu a Tigre.

 

jeudi 28 janvier 2010  Mouillage de Salar

 

Le temps est devenu maussade, avec des passages de grains ; il a aussi viré au nord est .

Nous avons pu profiter d’une heure de soleil ce matin pour aller au mouillage de l’ile Salar qui nous avait bien plu. Il est maintenant connu puisque nous sommes 10 bateaux au mouillage ; heureusement les gens mouillent loin de la rive et nous avons trouvé une place tranquille, normalement bien protégée ; mais le vent et les vagues tournent autour de l’ile et nous avons du vent virant à l’est et des vagues , heureusement pas trop fortes mais qui font un peu tanguer le bateau. Nous avons pu faire du snorkel dans la passe à l’ouest de Salar, jolis coraux mais peu de poissons, comme d’habitude. Nous avons eu la visite de deux bateaux : un de Maquina avec 3 vendeuses de molas ( AM en a acheté un ) et un autre de Soledad mira qui vendait des langoustes ( AM en a acheté deux tournées ) .

 

Vendredi 29 janvier  mouillage de Gaigar ( Mormake )

N 9 26 33  W 78 51 0

 

Depuis ce matin, le temps est gris avec des averses et de rares éclaircies. C’est en profitant de l’une d’elle que nous sommes partis sous génois pour Mormake : 6 miles à faire en surveillant les cayes qui sont nombreuses. Nous mouillons sous le petit village qui a peu changé, si ce n’est une villa sur le coté ouest . Le mouillage n’est pas bien abrité , mais c’est juste le temps de voir notre ami ( et guide Idelfonso ) . Il nous accueille, nous allons chez lui donner les photos de sa femme et de sa fille ; évidement nous prenons de nouvelles photos des enfants de la famille. AM achète aussi un mola à Venancio,( frère d’Idelfonso et artiste réputé  en mola ) , il est magnifique ( 60 usd , il les vaut largement ! ) ; nous payons les taxes de séjour ( pour le mouillage et pour le droit d’aller sur la rivière ) achetons du pain , puis repartons mouiller à Gaigar , joli mouillage dans les mangroves, très bien protégé. Il y a deux bateaux au mouillage : un américain,un canadien. Finalement, alors que nous redoutions le monde, nous voyons peu de bateaux ( sauf à Salar)  , il n’en est passé que 9 à Mormake en Janvier .

Le temps gris de l’après midi nous incite à la paresse, nos seules activités étant l’achat de bananes et de poissons .

 

Samedi 30 janvier mouillage du rio Esandi

N 9 25 30  W78 51 2

 

A 8 h 30, comme convenu Idefonso et son cousin Yanni arrivent en ulu , pour aller sur le rio . Nous partons avec le gros bateau pour aller mouiller à l’entrée du rio ; le mouillage est joli , prés des collines boisées , avec des petites plages bordées de cocotiers . Nous prenons l’annexe pour remonter pendant 10 minutes le rio,  assez étroit et  vite bordé de collines. Puis nous débarquons et prenons un sentier menant à une cascade ; Au début le sentier est bien tracé : il traverse de nombreux gués peu profonds . Autour c’est la forêt avec des clairières défrichées pour cultiver des bananiers. Sur les collines il y a des champs de yucca car la terre ici y est propice . Puis le sentier devient étroit , juste une piste que nos guides ouvrent à coup de machettes. Nous arrivons à une rivière, le chemin est fini , nous marchons dans la rivière , il faut parfois se mouiller jusqu’à la ceinture. Au bout de 45 minutes nous arrivons à une petite piscine alimentée par une petite cascade. Ce n’est pas grandiose, mais le chemin était bien. En prime nous voyons des grenouilles noires avec des bandes jaune phosphorescent , elles ont la taille d’ un ongle mais chantent très fort et en super prime ; 3 singes hurleurs viennent casser la  croûte ( des feuilles) dans les arbres au dessus de nos têtes en criant très fort.

Nous rentrons de la promenade à 13 h , le temps de retourner au village pour manger et faire de l’eau ( 5 usd  ) il est 16 h et nous repartons mouiller dans la baie du rio . Hélas , si le site est très joli, il est aussi apprécié par les iens- iens qui nous agressent à la tombée de la nuit ; il n’y a aucun vent.

 

Dimanche 31 janvier mouillage de Nubasitupu

N 92922  W 78 52 50

 

Au réveil le temps est très gris et très humide, les iens iens sont toujours actifs ; le temps d’enfiler ma tenue anti iens iens ( chemise à manches longues , pantalon long et chaussettes) je me fais  piquer. Aussi nous partons sitot après le petit déjeuner  pour une ile sans eau douce ce qui limite moustiques et autres bêtes piquantes. Le vent est léger mais il est suffisant pour nous permettre de faire 4 miles au près, jusqu’à un récif de corail , ou il y a une petite ile de cocotiers ( 100 m de diamètre ) ou vivent deux familles. Le mouillage est entouré de coraux mais je doute qu’en cas de houle forte , l’abri soit bon . Heureusement le vent est léger.

Nous faisons le matin un bon snorkel sur le reef au nord de l’ile ;les coraux sont très beaux et très variés , mais un peu profond pour du snorkel ( de 5 a 10 m et plus ) , il n’y a pas beaucoup de poissons , mais il y en a ; nous voyons une tour à langoustes ( 4 sous le même massif de corail) , deux gros bancs de perroquets , une murène et un tentacule bizarre dépassant d’un rocher ( holoturie ?  )

Vers 13 h , un bateau à moteur américain vient mouiller à coté de nous , nous gâchant un peu la vue vers l’est . Nous allons acheter un mola à une dame de l’ile, puis repartons en snorkel. pour voir le même paysage avec en attraction un banc de calmars que nous observons longtemps ; ( je suis fascinés par ces bêtes) .


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 16:20

 

Lundi 1 février mouillage de Cayo Limones

N 9 33 8  W 78 51 6

 

Le temps est toujours gris, mais le vent est passé nord est et souffle à 12 nœuds ; nous partons donc en louvoyage vers cayo limones qui est un très beau mouillage : 3 îles à cocotiers presque inhabitées et beaucoup de platières autour qui donnent des couleurs merveilleuses sous le soleil. Hélas il est aussi très fréquenté et quand nous arrivons, à 11 h 15, il y a plus de 20 bateaux mouillés, dont le catamaran Maat, que nous avions quitté à Fuerte. Heureusement, il y a encore une place disponible dans la petite piscine le long de l’ile sans nom au sud de Banedup et  personne ne pourra se mettre entre l’ile et nous (la hantise du capitaine). Au café, Bernard et Marie viennent nous dire bonjour, nous discutons un moment puis partons plonger sur le reef à l’ouest de Nuinudup, en mouillant l’annexe devant la petite passe qui permet aux annexes de faire le tour de cette ile. Nous faisons un joli snorkel, pour une fois  de gros poissons , surtout dans la passe et beaucoup de perroquets et d’agoutis , quasiment absents ailleurs,par contre très peu de poissons coffres , ils ont du etre exterminés , car il y a 4 ans , il y en avait beaucoup dans l’eau et aussi autour des  feux kunas qui les fumaient ( la chair est délicieuse )    .Nous voyons plusieurs petites langoustes.

Tout au long de l’après midi des bateaux sont arrivés et le soir nous sommes trente bateaux. Heureusement beaucoup sont mouillés en dehors du lagon, très loin.

 

MARDI 2 février même mouillage

 

Encore une journée grise, avec peu de soleil. Ce matin, nous sommes allés visiter les îles ; Banedup a été désertée, il ne reste qu’un chien nourri par les gens des  voiliers. Nuinudup est toujours occupé par les gens de Tupsuit dumat ; mais Arseliano (un instituteur que nous connaissons) n’est pas là, il est en vacances à Panama et a été muté à Aligandi. Mais les dames nous disent que Bredio qui nous a servi de guide il y a 4 ans est toujours là ; nous irons donc à Tupsuit Dumat.  Nous allons faire un long snorkel dans la passe, dont nous rentrons frigorifiés. Courageusement dans l’après midi nous repartons sur la platière juste derrière le bateau , et nous trouvons dans 1 m d’eau , un véritable aquarium, avec beaucoup de petits poissons , et même des langoustes, des calmars et une murène en promenade ( elle ira vite se réfugier dans son trou ).

 

Mercredi mouillage de Wichabwla

 

Le temps est toujours gris et assez venté Au sortir du mouillage nous voyons nos amis du bateau Holiday , qui viennent d’arriver aux san blas ; ils ont attendu longtemps une fenêtre météo car le vent souffle fort sur la Colombie avec des creux énormes . Ici ce n’est pas l’idéal, mais c’est acceptable.

Nous mouillons à Porvenir devant l’estacade pour aller faire les formalités d’entrée à Panama .Accueil très cordial du capitaine du port, qui est de playa chicon. Quand nous lui disons que nous voulons aller à la fête du carnaval, il est encore plus cordial, et nous demande d’aller dire bonjour à sa femme Titina. A l’immigration, c’est moins cordial ; le fonctionnaire ne nous croit pas quand nous lui disons que nous nous avons passé plusieurs semaines en Colombie, et nous dit que sur le zarpe colombien, il n’est pas précisé que nous ferions des escales en Colombie ; en bougonnant, il nous signe quand même nos papiers.

Le mouillage étant peu confortable, nous repartons mouiller sous la petite île toute proche (05 miles) de Wichabwla, ou il y a une épicerie bien approvisionnée (en principe). Nous trouvons des fonds acceptables devant le petit îlot du smithsonian institute (devenu terrain de camping)   , prés du débarcadère ; là encore pas moyen de mouiller entre nous et la cote.

Nous descendons à terre, l’épicerie à cote du débarcadère a des oignons, de la margarine, mais seulement deux tomates pourries, en principe il y en aura demain. Puis nous parcourons le village à la recherche de la boulangerie. Le village n’est pas beau, il est sale, dans les rues des dames cousent des molas et les affichent sur leurs cases mais ce sont des molas touristes : grands carrés très bariolés représentant en général  des fleurs, des arbres, des oiseaux, en particulier des perroquets, faits de pièces appliquées sur le tissu de fond. Nous trouvons la boulangerie et achetons du pain sorti du four à un boulanger très agréable.

Ensuite nous allons visiter l’ile voisine de Nalunega. Ce village est beaucoup plus propre que sa voisine et est assez joli. L’hôtel semble abandonné.

Le mouillage est animé, d’une part par les nombreuses barques à moteur locales, et d’autre part par les arrivées de voiliers  cherchant des fonds adéquats pour mouiller et tournant pas mal pour finir assez loin de nous . Pour une fois AM n’a pas la gaffe à la main (il exagère !) pour repousser les nouveaux arrivants (chose que parait il les américains de la piscine de cayo hollandes pratiquent, mais les voiliers français ne sont pas américanophiles).

 

Jeudi 4 février mouillage de Tupsuit dumat

N 9 31 02  w 79 03 4

 

Nous sommes partis ce matin vers 11 h, après avoir été vérifié à l’épicerie qu’ils n’avaient pas reçu de tomates, ni d’œufs.

Nous avons fait une navigation tranquille sous génois vent de travers 12 nœuds, sur une mer plate jusqu’à Tupsuit.

 Nb de navigation, il y a un décalage sur les positions en coordonnées sur le guide de Zydler d’environ 0.1 miles vers l’ouest, utile pour détecter le récif qui se trouve un peu au nord de Tupsuit et qu’il est préférable de laisser à bâbord, de même il n’y a pas d’eau entre tupsuit et les îlots de l’ouest ; il faut passer prés de la cote et faire un grand tour.

 Il y a 4 autres bateaux au mouillage, dont Holiday et un super Maramu français  Les 2 bateaux français sont partis avec Bredio, notre ami, voire le rio des crocodiles, nous apprend Justinio,  l’un des guides de Tupsuit  venu encaisser la taxe de séjour. (7 USD). Bredio revient de la rivière vers 15 h et nous allons le voir dans sa maison de Tupsuit  pipi. La municipalité de Tupsuit se compose de deux îles Tupsuit dumat (la grande) et Tupsuit pipi (la petite) et deux îlots de pierraille avec des cases entre les deux.

Nous sommes tous contents de nous retrouver ; rien n’a changé si ce n’est que Freddy le petit garçon que nous avions vu  nouveau né. Si ! Une nouveauté cependant, il y a maintenant  deux cases à étages (un seul évidement), en bois et en roseau, les premières que nous voyons en Kuna yala. Il y a aussi une école, mais toujours pas d’aqueduc. Le sahila âgé et très traditionnel est toujours contre  mais il commence a etre moins ferme sur ses positions. Il y a aussi 3 réverbères solaires sur Dumat. Nous prenons rv avec Bredio   pour aller sur le rio à crocodiles  samedi ; il sera occupé demain par la préparation d une chiche fuerte de 4 jours, il est l’un des assistants du Kandur (le chef de la fête de la chicha).

 

A Tupsuit (nous ne sommes pas surs que ce soit partout pareil), il y a deux fêtes célébrant le passage de la jeune fille à l’age adulte : la chicha fuerte de 1 jour et celle de 4 jours. Comme le nom l’indique la première ne dure qu’un jour (de 10 h à 18 h) ; elle a lieu lorsqu’on coupe pour la 1° fois les cheveux que les fillettes portent longs jusqu’à la puberté. La deuxième a lieu lorsque la jeune fille adopte le costume traditionnel : des winis (bracelets), le châle rouge, le paréo appelé sabouré et, bien sûr, la blouse à mola. Les deux fêtes sont l’occasion de beuveries ou tout le monde finit saoul , y compris les femmes ( même les vielles) .A Tupsuit (en fait dans presque toutes les îles) la consommation d’alcool est interdite  , sauf pendant ces fêtes . Le premier jour de la fête on boit de la chicha (alcool de canne), puis les jours suivants  du rhum et de la bière, le cinquième jour il y a danse, mais plus d’alcool .La danse se fait avec  deux chanteurs qui se relaient 4 fois : les gens dansent en cercle autour d’eux au son de flûtes de pan et de maracas   .

Bredio, en tant qu’assistant du kandur (le maître de la chicha) est tenu de rester toute la journée, dans la case de la chicha pendant toute la fête. Si il veut sortir (besoins naturels ou autres) au retour il a une punition : boire une très grande rasade de chicha. En général, il est donc saoul assez rapidement ; quand il tombe, on le porte dans un hamac spécialement installé dans la case, pour les assistants saouls

 Tous les villages du voisinage sont invités, et il y a foule pour entrer dans la case de la chicha. Le père de la jeune fille (appelé dueno)  doit aussi fournir la nourriture pour tout le monde ; elle est servie avant la beuverie. Il faut donc accumuler beaucoup de poissons avant, c’est de préférence des bonites séché au feu de bois, elles deviennent très sèches et dures et se conservent bien. Evidement il faut ensuite les laver et les faire bouillir longtemps avant de les manger.  Plusieurs femmes  du village sont responsables de la nourriture.

Sil le kandur du village ne peut se charger de la cérémonie, le dueno peut faire appel au kandur d’un autre village  et à son équipe.

 

Vendredi 5 février même mouillage

 

Ce matin, lever tot pour aller voir le pressage des cannes à sucre nécessaires à la fabrication de la chicha. Nous sommes descendus à terre vers 8 h quand l’équipe de presseurs  finissait. La canne est pressée entre deux branches horizontales. Une est fixe, l’autre est mobile et d’environ 3 m: elle est manoeuvrée par un homme qui saute dessus  et  presse ainsi la canne. Ils avaient commencé à 4 h du matin.

Le jus de canne est ensuite bouilli dans la case de la chicha dans de grandes bassines posées sur un feu de bois. On prend ensuite le jus bouillant dans des calebasses pour le passer dans une calebasse percée servant de tamis ; on remet à bouillir avec du café moulu kuna ; un goûteur teste  le jus et quand il pense qu’il est prêt, on verse le jus de la marmite  dans de petits seaux ; Chaque seau est ensuite touillé avec une louche en calebasse, par des hommes  du village assis dans la case. A la fin il y a avait ainsi 30 hommes touillant avec plus ou moins de conviction le contenu des  seaux ; quelqu’un notait sur un cahier les présences.

Nous avons assisté sans problème à cette préparation ; les gens nous causaient volontiers pour nous expliquer ce qui se passait. Ce village est d’ailleurs le plus ouvert de tous ceux que nous avons vu et beaucoup d’hommes parlent espagnol ; nous avons aussi discuté avec le sahila en espagnol,  un homme traduisant a moitié en kuna pour suivre la tradition  mais le sahila nous parlait directement  et comprenait parfaitement ce que nous disions.

 

L’après midi nous avons fait un petit tour sur le rio Torti, juste en face le village. C’est un petit rio sans beaucoup d’eau ; les gens y vont chercher de l’eau (pas encore d’aqueduc au village) en  remontant jusqu’à ce que l’eau soit assez claire, mais nous aurions du mal à en boire après avoir vu où ils la prenaient. Nous avons un peu marché dans la forêt, jusqu ‘ à un champ d’ananas a moitié abandonné (a mon avis il manquait d’eau), puis nous avons remonté un peu à pied, le long de la rivière jusqu’ à un beau chemin  partant loin vers l’intérieur. C’est celui qui doit conduire aux champs ; celui de Bredio est à 2 h de marche, il a planté des bananiers, mais c’est difficile d’en ramener beaucoup car c’est loin !

 

Bredio a passé la fin de l’après midi au bateau à nous raconter la chicha et autres coutumes kunas. Bien qu’assistant du sahila, il apprécie beaucoup la bière Samedi 6 février

 

Samedi 6

Nous sommes rentrés un peu déçus de notre promenade sur le rio des crocodiles, car nous n’en avons pas vu, ce que Bredio explique en disant qu’il n’y avait pas assez de soleil pour qu’ils sortent se chauffer sur les plages de sable  bordant la rivière. A noter qu’il y aussi un crocodile dans le rio torti, c’est pourquoi les femmes ne vont pas chercher l’eau l’après midi, seuls les hommes y vont (est ce un bon prétexte car il n’a jamais attaqué personne, si ce n’est des poules et des chiens, même sur les îles habitées !) ;

Mais la ballade était jolie ; le rio est large au début et bordé de petites plages de sable où devaient dormir les crocodiles puis il devient étroit  entre des berges d’argile d’un bon mètre de haut .Contrairement à d’habitude, il n’est pas bordé de champs car loin des villages

(Coût 2 USD pour Bredio et 30 pour le marinero et l’essence (la barque appartient à la communauté qui la loue pour les excursions °)

Puis nous avons fait nos adieux  à Bredio, un peu tristes car il est très agréable et accueillant.

 

Dimanche 7 février  mouillage de Soledad mira

N 9 26 7  W 78 54

 

Nous avons fait aujourd hui une belle navigation, au milieu des cayes, pour arriver à Soledad mira, village souvent aperçu et que nous ne connaissions pas. Nous avons attendu que le soleil ne soit plus plein est pour partir, Bredio en a profité pour une dernière visite et nous a donné une petite carangue. Nous avons levé l ancre à 10 h 45 et avons longé les îles Robeson de l’est, qui sont vraiment toutes petites. Nous avons bien vu le reef de Tupulu qui émerge, mais à peine aperçu le reef de bajo selfridge (N 9 28 8 W 79 59 55) qu’il vaut mieux éviter car on aperçoit du marron au milieu du vert. Nous étions au prés serré et sommes arrivés aux îles Carti. Nous avons mis un peu le moteur pour passer entre elles, nous n’avions pas aimé l’ile principale. Vu de la mer les 2 îles du nord semblent plus jolies. Nous avons tourné le reef à l’est de Coiba, qui va plus loin que les brisants, puis  tourné autour de Nurdupu, une halte possible ; C’est une toute petite île, très jolie, mais si petite que nous n’aurions peut être pas osé descendre à terre, car il ne pouvait y avoir le prétexte d’achats de pain et de bonbons pour visiter l’îlot.   Nous avons mis le cap sur le grand reef, à 1 mile au nord ouest de Soledad, bien visible puis redescendu sur Soledad.

Un bateau était au quai pour faire de l’eau. Comme nous pensions avoir pas mal d’eau encore (le débitmètre ne marche plus), nous ne l’avons pas fait. Nous avons mouillé sous l’école. Immédiatement une barque de gosses est venue nous vendre un crabe et deux langoustes pour 5 USD, puis un ulu nous a vendu un gros régime de bananes

Beaucoup de gosses sont venus réclamer des revues et AM a  presque fini son stock (nous en aurons écoulé plus de 60) et également fini les bonbons. (Caramelos ou pastillas selon les îles). Nous sommes donc allés au village pour en racheter. Un monsieur nous a fait faire le tour, c’est un joli village, bien propre et sans ciment. Il y a cependant quelques antennes de télévision. Am a eu beaucoup de succès avec les bonbons, que même les femmes et quelquefois les hommes réclamaient avec un sourire gêné  Nous avons aussi acheté du pain.

La soirée est calme.

 

Lundi 8 février  mouillage de Banerdup pipi

N 9 29  W 78 40 3

 

Encore une belle journée de voile pour aller à ce beau mouillage tranquille.

Nous sommes partis de bonne heure, avec un vent de 10 nœuds de NE, permettant une route presque directe. Nous sommes passés devant Cangombia (8 bateaux) et sommes arrivés pour un mouillage solitaire devant la passe entre les deux îles du nord, pour profiter de la brise qui nous rafraîchirait si le soleil voulait bien venir. Nous sommes partis faire du snorkel, sous la pluie, dans la passe entre banerdup et madunudup. Il y a de très beaux coraux le long du tombant ouest du reef, mais peu de poissons. Je suis très content quand même, car j’ai pu photographier des crevettes de Pedersen, jolies crevettes translucides avec des points bleus, difficiles à photographier car la mise au point sur un corps translucide se fait mal. Au retour 2 autres bateaux avaient mouillé sous l’île, mais loin de nous et le capitaine n’en était pas fâché.

 

Mardi 9 février mouillage de Nargana

 

Cette journée a été consacrée au snorkel, sous de gros nuages; ce matin nous avons pataugés 2 h devant le reef de Banerdup, il y a toujours de beaux coraux mais peu de poissons ; nous avons cependant vu un requin dormeur la tête enfoncée dans un trou, mais tout le reste du corps dépassait, un rémora se cachait sous lui et n’a pas voulu se laisser prendre en photo. Cette après midi nous nous sommes contentés de rester dans la passe pour voir des raies et nous en avons vus : au début deux belles raies léopard qui se sont laisser photographier d’assez loin, puis à la fin une pastenague qui s’est enfoui dans le sable pour échapper à nos regards, mais la capitaine a l’œil.

Nous sommes ensuite partis mouiller à Nargana pour eventuellement assister à la fête et manger au restaurant.

 

Mercredi 10 février même mouillage

 

Le restaurant d’hier soir était quelconque : petit poisson grillé (carangue ?) et patatas fritas pleine de gras, mais pas cher : 15 USD y compris 3 bières (pour deux).

Aujourd’hui pas de fête, Frederico nous a induit en erreur ; selon les sources il y a bal ou vendredi ou mardi. Mais nous avons eu une journée remplie : ce matin courses (tomates et fruits), et plein d’eau et d’essence pour l’annexe. Cette après midi grande balade sur le rio, jusqu’au chemin qui suit la conduite d’eau ; après il y a des hauts fonds qui interdisent le moteur et du courant que l on ne peut remonter à la rame. Nous sommes allés jusqu’à l’ancienne citerne ; le sentier continue ensuite en suivant la conduite d’eau mais il était trop tard pour continuer. Au début du chemin, il y a des branches qui ont du servir à faire glisser un ulu en fabrication : nous avons mis 15 mn entre le rio et l’endroit ou le ulu a été façonné (il y avait encore des éclats de bois sur le sol. Pour mémoire un ulu se fabrique à partir du tronc d’un certain arbre connu por sa dureté, d’abord en le creusant sur place à la machete pour dégrossir la forme, puis il est amené au village ou on finit de le creuser ; on écarte les bords à l’aide de morceaux de branches très dures et on laisse le bois prendre forme, puis on finit de l’affiner toujours à la machete.  

 

Jeudi 11 février mouillage de Wasaladup ( cayes hollandaises de l’ou est)

N 9 35 7  W 78 46 4

 

Ce fut encore une journée grise avec du vent et des averses : nous aurons eu moins de 2 minutes de soleil mais nous avons quand même passé une bonne journée .Nous avons décidé d’aller vers l’ouest aux cayes hollandaises et fait ce matin une belle partie de louvoyage avec un vent force 5 mais une mer plate : 25 miles en 4 heures ( en ligne droite il y avait 15 miles ). Nous sommes arrivés à Wasaladup vers midi ; 2 bateaux seulement étaient mouillés dans cette grande anse entre 2 îles. Nous avons choisi le coté est de la baie, derrière un reef, devant une dune (toute petite ) de sable. C’est un très joli mouillage

Nous avons plongé le long du reef en partant du bateau : très belle visibilité, de jolis coraux variés et pas mal de poissons dont une raie léopard.

 

vendredi 12 février  mouillage de Norodup

N 9 35 2  W 78 44 3

Le soleil est enfin revenu. Nous avons fait le tour de l’île qui est bien entretenue par 4 familles  venant d’îles différentes. Nous avons un peu discuté avec Aurelio qui parle très bien espagnol. Il est originaire de Nargana et vit depuis 11 ans en permanence sur l île. Sa femme est morte l’année dernière et la vie seul est un peu difficile, mais il gagne bien sa vie . Il a 3 fincas( petites parcelles) et ramasse de 1500 à 2000 noix de coco par mois, qu’il vend 20 cents par noix aux colombiens. Il est moderne puisqu’il utilise une brouette pour ramasser les noix ; la première que nous voyons en kuna yala !!Les3 autres familles se relaient pour la garde des cocoteraies de leur village ( Carti et Soledad )

 Puis nous avons refait le snorkel de la veille toujours aussi beau : un requin nourrice, une pastenague, un barracuda, une tortue ( très farouche ) et beaucoup de perroquets tricolores .

Après le repas, (les habitudes ont pu reprendre salade de tomates, oignons et thon puis bananes ) nous sommes partis sous génois et petit vent vers l’est ; le mouillage de Miriadup étant occupé par un cata , nous avons continué pour entrer dans la grande piscine située entre  le reef extérieur et le reef intérieur ; les fonds le long du reef intérieur sont trop profonds pour mouiller sauf exception . Nous sommes donc mouillés au milieu de nulle part par 4 m d’eau, à plus d’un mile des îles et de la barrière extérieure qui brise au loin. C’est sympa pour une fois , mais le snorkel n’est pas terrible car il y a très peu de corail , juste des pâtés de sable avec quelques blocs  par 50 cm d’eau mais chaque bloc abrite des petites langoustes ; elles sont loin de la taille réglementaire et nous nous contentons de les regarder 

 

Samedi 13 février Mouillage de Niakalubir

N 9 34 0  w 78 43 5

 

Nous partons de bonne heure ,avec un temps couvert Après avoir contourné l’île de Niakalubir ( à moins d’un mile ) nous croyons voir un passage dans le reef pour rejoindre la grande piscine d’hier ; nous avançons prudemment et mouillons par 4 m de fonds quand nous avons une jolie vue sur la cote nord de l’île  Nous allons voir sous l’eau ; sur le coté est de la passe ( car il y a bien une passe assez facile et profonde d’au moins 4 m ) il y a pas mal de pâtés de coraux très beaux , avec des poissons et de petites langoustes .

Après le déjeuner et un petite marche sur l’île occupée par des ramasseurs de noix de coco, nous y retournons et c’est la bonne surprise : un requin nourrice en pleine  vient nous voir , puis s’éloigne, et surtout des poissons lions zébrés ( ils ne figurent pas dans notre  livre des poissons des antilles) ils ressemblent à des poissons lions de mer rouge pour les nageoires  mais sont zébrés noir et blanc et ils se laissent photographier ; c’est le bonheur.

 

dimanche 14 février 2010  mouillage de Caobos

N 9 35 4  W 78 41 6

 

La nuit a été pluvieuse ; nous partons pour un beau mouillage pas trop fréquenté ; il y a seulement 6 bateaux qui semblent mouiller dans le petit lagon .

Cela nous va bien , car nous allons mouiller au bout du chenal qui va vers le reef , 1 mile au dessus des autres bateaux ; nous sommes dans un mouillage comme nous les aimons : seuls face à la mer et aux platières ou toutes les nuances de bleu se côtoient .         

Nous allons plonger dans la passe d’entrée ; il y a des patates de corail , des bouquets de coraux mous sur la pente allant de la platière à la passe : il y a les poissons habituels et les petites langoustes , beaucoup de très petits mérous noirs et d’autres rouges , un immense banc cosmopolite ( gorettes, pagres vivaneaux , chirurgiens , daubenets )et en plus un requin dormeur en pleine eau, un énorme barracuda accompagné d’un banc de carangues franches , 2 raies léopard pas trop farouches , et surtout 4 platax (très jolis poissons plats à rayures verticales noires et blanches) à l’ombre d’un corail parasol ;ils se laissent presque toucher. Comble de bonheur, un bateau épicier est venu nous livrer des tomates , divers légumes et fruits plus 3 œufs ( il avait livré avant les autres bateaux) ; il vient régulièrement  de Porvenir ,à 4 miles de là, pour approvisionner les bateaux ventouses des cayes hollandaises ; certains passent là une semaine ou deux et même plus sans bouger.

 

 

Lundi 15 février   mouillage de Banedup ( caye hollandaise de l’est )

N 9 35  W 78 40 5

 

Nous sommes partis sous le soleil au moteur pour une navigation de 2 miles . Nous avons été visiter la «  piscine  » zone de mouillage en arrière de la barrière ou se trouvaient beaucoup de bateaux serrés :plus de 20 dont Maat  en train de partir pour Coco bandero .

Nous avons été mouiller sous Banedup, devant une grande plage de sable. Le site est beau et moins fréquenté que la piscine ( il n’ y a que 0.5 miles entre les deux.

Le matin plongée sur le reef  fermant la baie à l’ouest : il a peu  a peu d’intérêt et  l’eau y est trouble

L’après midi nous avons pris l’annexe, fait le tour de Banedup par l’est . Il y a très peu d’eau mais nous sommes arrivés à mouiller près de la passe de sortie de la piscine. Le site est beau : c’est un tombant d’une 10 mètres avec de l’eau très claire.  Nous y avons vu peu de  poissons , seulement des balistes lointains , une belle raie , un ange encore plus lointain et 8 gros barracudas Il faut dire qu’ici ,les chasseurs sous marins sont nombreux

 

Mardi 16 février mouillage de Coco bandero

N 9 30 8  W 78 36 9

 

Encore une journée commencée sous le soleil mais qui a fini sous un ciel très gris. Nous avons fait une petite navigation portant de 7 miles pour arriver dans ce mouillage  très beau ( 4 petites iles de cocotiers ) mais aussi très fréquenté ( environ 25 voiliers). Nous avons mouiller au vent de la flotte sous l’ile de Tiadup, à côte de 3 catamarans français , dont Maat

Nous avons été faire un snorkel moyen sur l     e reef juste au nord ouest du bateau ; il y avait peu de poissons ; pourtant, le catamaran des Biquets (que nous connaissons par leur blog)a nous a-t-on dit, tiré un mérou de 36 kg et Maat a pêché une raie et un beau crabe ( à mains nues, ce qui lui a occasionné des griffures )

Nous nous sommes contentés d’acheter 4 petites langoustes à des pécheurs et  avons passé la fin de l’après midi à discuter avec Maat .  

 

Mercredi17 , mouillage de Dream Island

N 9 28  W 78 37 2

 

Ce matin, nous avons quitté Coco bandero pour Nargana, nécessité oblige car nous n’avions plus un gramme de pain ;nous avons fini les derniers légèrement moisis ce matin au petit déjeuner. Après une navigation agréable,vent travers et un détour par les ilots d’Iguana pour voir si c’était  mouillable avec un vent NE,nous nous sommes arrêtés à Nargana ,le temps de quelques achats : 20 litres de fuel,des oignons ,des oranges,des œufs,du sucre et du café que nous avions finis ;hélas,pas de pain, car ,hier, il y avait fête et les boulangers se reposaient ;on nous en a promis pour demain

Ne voulant pas rester pour l’après midi car cela manque de charme, nous avons décidé d’aller à 3 miles de là ,vers l’ouest dans un très joli mouillage que nous avons rejoint en zigzagant au mieux des cayes avec peu d’eau pour le rejoindre . Nous sommes entourés d’îles :devant nous une barrière de corail,sur notre est un ilot Sanadup, derrière un autre ilot, à l’ouest les îles principales de Green Island ,plus loin d’autres îles et Nargana sont visibles ;les eaux sont très belles et nous sommes seuls , le rêve.

 

Jeudi 18 février  mouillage de Snug Harbour

N 9 19 6  W 78 15 3

 

Apres un bref arrêt à Nargana , pour acheter du pain à notre charmant boulanger qui connaît trois mots de français et avait revêtu un maillot de l’équipe de France, pour nous faire plaisir, nous sommes partis au près avec un bon vent et un temps très gris vers l’est. Comme il ne faisait pas beau et n’incitait ni à la baignade, ni à la promenade, nous avons décidé d’aller jusqu’à Snug harbour. Nous avons très bien marché et à 13 h nous mouillons à coté de nos amis d’Amaleo avec qui nous avions rendez vous depuis Carthagène.

Après un déjeuner tardif, nous profitons d’un court instant de soleil pour aller dans le lagon devant nous entre 3 îles, c’est très beau.

Le soir nous allons diner sur Amaleo( petites carangues cuites par Marie Rose,gateau au chocolat préparé par AnneMarie .

 

Vendredi 19 février mouillage de playa chicon

N 9 18 5  w 78 13 8

 

Pour pouvoir aller assister aux fêtes de la révolution , nous sommes allés mouiller au mouillage à l’est du village, bien protégé et plat malgré le vent qui continue à bien souffler.

Nous allons au village l’après midi ; après un tour et la visite des cabanas de Dommy( une belle chambre au premier étage de sa maison avec un grand lit et un cabinet de toilette,rare ici) nous assistons à une première représentation de la fête :beaucoup de monde, des jeunes très occidentalisés dansent comme partout sous le regard des plus anciens assis autour avec femmes en molas et une multitude d’enfants.

NB brève histoire de la révolution ( telle que je l’ai comprise, car l’histoire ne semble pas encore totalement figée) 

Au début des années 20 il y avait des contacts difficiles entre les kunas et les étrangers installés notamment prés de la frontière colombienne, pour exploiter les ressources naturelles de la mer ou de la forêt   ; par ailleurs, le sahila de Nargana a voulu moderniser son peuple , a commencé à faire apprendre l’ espagnol et a introduit les religieux. Des postes de police panaméens ont été installés , en particulier pour assurer l’appartenance de cette partie du pays à Panama , car les kunas avaient de bonnes relations avec les colombiens, et la sécession de Panama était récente . Le sahila de Nargana , les religieux et les policiers ont voulu extirper du peuple ses anciennes coutumes et religions et en particulier ont voulu interdire les 2 symboles les plus forts de la tradition : le costume des femmes et la chicha fuerte ( cérémonie pour la puberté des jeunes filles , donnant l’occasion d’une grande beuverie ) . Evidemment il y a eu des affrontements et plusieurs morts kunas, notamment à Playa Chicon à l’occasion d’une chicha fuerte

La résistance s’est donc organisée et une dizaine de villages ont décidé de prendre les armes pour expulser les étrangers . Le 25 fevrier 1925 , la révolte a donc éclaté. Les révoltés ont tué les policiers panaméens et aussi tous les étrangers et métis. La répression panaméenne a été évité grâce à l’intervention des américains , une équipe médicale était dans le pays pour étudier le phénomène des albinos . Un accord a pu avoir lieu pour laisser une grande autonomie aux kunas , ce qui a été finalement formalisé en 1933 par un accord sur l’existence et l’autonomie de la commarca Kuna Yala .

 

Samedi 20 février,toujours Playon chico

 

Arekin est venu nous chercher comme convenu à 9 h pour aller sur le rio . Nous partons dans l’annexe d’Amaleo dotée d’un moteur plus puissant que la notre ; nous coupons le cap juste à l’est du mouillage par une passe dans la mangrove puis contournons une caye avant d’entrer dans le rio chico . Il est très étroit et fait des méandres dans la forêt peu cultivée , il est vite encombré de troncs d’arbre et nous continuons à la pagaie jusqu’à un débarcadère ou il y a déjà 3 ulus . De là nous prenons un chemin bien tracé qui va vers le rio grande ; c’est la foret secondaire avec de temps à autres des plantations plus ou moins abandonnées. Sur la colline des ignames, dans la vallée des bananes mais aussi quelques caféiers qui ont à la fois des graines mures et des fleurs. Arekin nous donne des explications sur les arbres et les fruits utiles ;il a une finca à 2 heures de marche ou il y a des agrumes . Mais ce n’est pas la saison des fruits qui selon lui est le mois de mai ( d’autres disent avril ) , à la saison des pluies .

Au début du sentier il y beaucoup de trous de crabes bleus ; à la saison des pluies ils sont assez gros pour être mangés. Il nous explique quelques trucs pour se protéger des esprits mauvais : faire de petites croix en roseaux et les planter autour de la maison, jeter en l’air une fibre de roseau prélablement roulée  : le bruit effraye les mauvais esprits En une demie heure nous arrivons au bord du rio grande , effectivement assez grand . Des kunas y font une halte pour se baigner en revenant des champs. C’est une très belle promenade , avec une flore variée et beaucoup de papillons.

A 14 H 30 nous allons à terre pour la représentation , qui commence vers 15 h 30 , presque à l’heure dite , sur le terrain de basket. Elle montre la répression de la culture kuna par les policiers panaméens ; un commentateur explique en espagnol et en kuna l’histoire , mais la sono n’est pas idéale et il est difficile de comprendre ; il semble bien qu’il explique en détail les prises de positions des différents sahilas et de leurs iles . La représentation est pour nous un peu lente surtout les discussions entre les sahilas , mais cela doit etre un peu humoristique car les spectateurs rient souvent ; Nous apprécions particulièrement le passage sur la chicha fuerte qui en montre le déroulement complet . Les spectateurs vibrent surtout quand les policiers enlèvent aux femmes leur costumes traditionnels.

Le programme pour demain parait clair : représentation à 7 h , 11 h et 15 h

 

Dimanche

 

Evidement le programme ne s’est pas déroulé exactement comme nous l’avions compris .Vu l’heure, nous avons sauté la séance de 7 h , et vers 9 h 30 j’étais avec Claude sur Amaleo pour réparer notre micro de VHF quand nous avons vu toute une troupe sur le pont , habillée de rouge . Nous avons sauté dans nos annexes  pour aller voir : heureusement car c’était la grande révolte et la tuerie des policiers panaméens : beau spectacle d(une quarantaine de jeunes , voire très jeunes qui mimaient très convaincus l’attaque . Ils menaçaient les spectateurs de leur fusil de bois  en criant ouaga ( étranger ) ; Nous leur répondions «  anaî » ( ami ) ou «  an duele » ( nous sommes kunas) ce qui faisait rire tout le monde.

Le spectacle fini , on nous a dit que le suivant était à 11 h, mais ensuite en rencontrant l’un des acteurs les plus convaincus il nous a dit que cela avait lieu à 13 h . Nous sommes donc rentrés déjeuner , pour revenir vers 13 h, mais le spectacle avait déjà eu lieu vers 12 h ; le prochain était à 15 H . Effectivement à 15 h un spectacle a commencé , mais au début il s’agissait plutot d’exercices pseudo militaires pour les très jeunes ( à partir de 3 ans ) , puis il y a eu une nouvelle attaque de la rébellion, toujours aussi impressionnante. Un de nos voisins nous a raconté que son grand pére avait été un policier kuna au moment de l’attaque ; heureusement il dormait chez lui et a pu ensuite rejoindre les rebelles. L’attaque principale aurait eu lieu à Playa chicon , aidé par quelques unes des iles  voisines pendant que beaucoup de policiers étaient partis danser à Tupile. Le village d’Aligandi , village de Colman le chef de la rébellion, n’avait pas osé venir car il devait passer devant Tupile , par contre les gens d’Ustupu eux étaient venus : c’est drôle de voir ainsi surgir les rivalités entre villages.

Puis un autre monsieur est venu causer : c’était le botanico ( guérisseur du village ) Nous lui avons posé des questions et il nous a emmené chez lui pour nous montrer comment préparer les plantes : il faut non seulement les cueillir , mais aussi chanter pour leur demander de bien vouloir faire ce que pourquoi dieu les avait crées . Nous sommes invités à revenir chez lui demain pour d’autres explications ; il était content de trouver un auditoire , car il n’a qu’un seul éleve pour transmettre ses connaissances ; les traditions se perdent malgré la révolution de 1925.

              

 Lundi 22 fevrier

Après beaucoup d’aller et  retour , nous avons encore assisté, une nouvelle fois, a une scéne de la révolution : le massacre des policiers et des étrangers ; Puis dans l’après midi la famille d’Arekin est venu se faire photographier au bateau et évidemment AM a encore acheté un mola. Le soir nous avons eu tout un spectacle : des danses kunas traditionnelles , mais aussi des sketchs sur la révolution et la vie kuna et même un drame ballet sur une musique péruvienne : entre les scènes deux kunas( sexe indéterminé , mais habillés en filles ) dansaient lascivement.

Les gens riaient ; nous on ne comprenait rien et nous sommes donc partis avant la fin.

 

Mardi 23 fevrier

Après deux aller et retour pour cause de changement d’horaire , nous avons fini par assister à la chicha fuerte . C’était une vrai chicha fuerte pour la puberté de deux jeunes filles . Le dueno de la fete ( père de l’une des jeunes filles et financier de la fête nous a donné l’autorisation de filmer moyennant une contribution pour acheter des cigarettes et la promesse de lui envoyer les photos à notre retour en France. Avec 2 fois 5 usd , il a été très content et n’a cessé au cours de la fete de nous faire prendre des photos ; Même les sahilas ont demandé à etre photographier . Après le début traditionnel, la chicha a commencé à être distribuée très généreusement y compris aux femmes , puis le rhum ; les sahilas n’ont bu que du rhum ; au bout d’une heure les premières personnes ,un peu dans les vaps ont commencés à etre évacuées. Puis les jeunes filles sont arrivées encadrés par des danseurs , elles ont été installées dans la case derrière un voile blanc et servaient à boire aux jeunes garçons .  Elles se sont ensuite retirées ; le kantur(dirigeant de la Fête) et un assistant ont commencé à chanter dans l’indifférence la plus totale ;  ils chantaient pourtant pour que les esprits leur disent quelle devait etre le nom kuna des jeunes filles. Les gens buvaient de plus en plus de rhum et devenaient de plus en plus ivres , alors nous sommes partis. Mais quelle belle fete , ou les locaux étaient  contents de notre présence et venaient discuter et nous expliquer un peu ce qui se passait.( nous n’étions que 4 étrangers)

 

Mercredi mouillage de Tigre

 

Surprise ce matin , le vent venait du sud , des montagnes donc et l’air était très clair. Pour profiter de la petite brise nous sommes partis dès 8 h, en alternant voile et moteur selon les dévents de la côte . Nous avons profité de la mer plate pour naviguer au ras de la cote , qui est très belle . Au passage de Playa grande , petit village , il a fallu passer à 50 m de la pointe de sable pour éviter les platières qui semblaient s’étendre loin au large , nous avions encore 4 m d’eau , mais s’il y avait eu de la houle du large nous aurions sûrement hésiter à passer . Après nous avons viré les culebra rocks bien visibles et passé à terre ,près du sec de la pointe suivante . Ensuite nous sommes passés entre Ticantiqui et la cote, et sommes arrivés à Tigre vers midi ; Il y avait déjà de nombreux bateaux au mouillage ( 21 en tout ,essentiellement des américains); nous nous sommes mouillés en deuxième file derrière Lotus bleu , pendant qu’Amaleo préférait aller mouiller au sud des cayes , plus loin vers la cote .  Après déjeuner , lotus bleu et amaleo sont venus discuter un peu et nous ne sommes descendus à terre que vers 16 h pour apprendre qu’il y avait une réunion d’information pour les voiliers a la case du congresso : un spectacle de danse à 18 h 30 ; Nous sommes donc allés vite diner avec lotus bleu au restaurant , ou il y avait pas mal de monde , puis sommes allés au spectacle : très bien .

 

Jeudi 25 février   mouillage de Tigre

 

Réveil à l’aube ce matin, puisque les spectacles commençaient à 7 h 30. Et ils ont commencer presque à l’heure . Au début il y a eu des danses assez variées bien qu’elle se ressemblent un peu toutes , avec un pas de base et des mélodies très répétitives jouées uniquement par  des flutes accompagnées de maracas  ( leurs flutes ,style flutes de Pan ont peu de notes) . Puis il y a eu la mise en scéne de la révolution , avec surtout la répression de la culture kuna (voir récit précédent) ; dans la rue qui venait à la place ou avait lieu le spectacle, il y avait des petits abris avec des représentations de scènes de la vie kuna : les policiers panaméens venaient empêcher les kunas de vivre leur vie et les menaient en prison en les frappant( avec des armes de mouss), alors que la femme pleurait  et s’accrochait à son homme. C’était un peu répétitif , car il y a eu ainsi une dizaine d’arrestation mais parmi les spectatrices kunas , certaines avaient la larme à l’œil d’émotion : le spectacle n’était pas seulement pour les touristes.  La révolution a ensuite été vite menée : deux policiers ont été tués et tous les acteurs ont été saluer les sahilas puis les spectateurs .

 Nous avons été ensuite invités à entrer dans la case de la chicha , pour assister à la cérémonie   de jeune fille d’une jeune kuna ,et là ,ce n’était plus du théâtre !. Nous avons donc assisté à tout le cérémonial du début jusqu’à ce que nous puissions nous mettre dans la file des femmes pour AM et Denise, des hommes pour JL et moi pour aller boire de la chicha offerte par 2 « officiants »à chaque personne se présentant .L’ambiance était moins festive qu’à Playa chicon et plus «  religieuse «  et les photos étaient interdites .

Nous sommes rentrés au bateau vers 14 h , après le repas longue baignade et discussion avec Lotus bleu ou nous retournons ce soir pour l’apéro.

 

Vendredi 26 février mouillage de Banerdup pipi

N 9 29  W  78 40 3

 

La nuit a été mouvementée , vers 23 h il y a eu un violent orage avec des trombes d’eau et un fort coup de vent qui a fait dérapé lotus bleu qui nous a touché sans dégât heureusement ( un chandelier plié pour lui ) . D’autres bateaux ont du également déraper.

Cependant à 8 H 45 nous sommes partis sous un temps à grains , d’abord pour Nargana pour y faire des courses alimentaires et de l’eau ( nous avons même trouvé du rhum Abuelo )  , puis nous avons été mouiller à Banerdup pipi, ou nous ( Amaleo et nous ) avons retrouvé lotus bleu ; nous avions promis un mouillage presque solitaire : 3 autres bateaux y étaient , et 4 autres bateaux sont arrivés après nous ; heureusement il y a de la place .  

Malgré un temps maussade nous avons fait un snorkel dans la passe. (un vrai requin , un requin nourrice et des raies ).

Nous avons été prendre un thé sur Amaleo ; il faisait tellement frais après le snorkel que tout le monde a préféré une boisson chaude à de la bière !

 

Samedi 27  même mouillage

 

La journée a été pluvieuse ; Le matin nous avons quand même pu faire du snorkel, et nous avons vu beaucoup de petites langoustes . Elles n’y sont pas restées longtemps, car des pêcheurs kunas sont passés après nous et quand ils sont venus nous en vendre ils en avaient plus d’une quinzaine .

Il a plu tout l’après midi avec un orage sur la terre. Lotus bleu est venu au bateau pour essayer de m’installer le logiciel dIiridium mais ce n’a pas marché ; A la tombée de la nuit nous avons essuyé une attaque des chitras ( iens iens ) enrayée par une pulvérisation massive d’insecticide , bonne soirée quand même.  ( le vent est quasi nul )

 

Dimanche 28 même mouillage

 

Sans faire beau, il a fait meilleur : un peu de vent et peu de pluie. Nous avons pu faire nos deux snorkels, la passe du sud du reef est très bien, mais elle semble difficile à prendre en bateau .

 

Lundi 1 mars mouillage d’Acuadup

N 9 27 2  W 78059 9

 

Après avoir dit au revoir à Amaleo et Lotus bleu , nous sommes partis pour Acuadup , un village que nous ne connaissions pas encore au fond du golfe de Porvenir . Nous sommes passés par la passe du snorkel , finalement très bien visible en bateau surtout avec les vagues de face et le soleil ( pâle ) dans le dos . Après 24 miles d’une navigation vent de travers             avec un vent force 3 , d’un peu moins de 4 heures , nous avons mouillé au sud de l’ile .

Nous avons été accueilli par Luis Antonio , jeune garçon qui parle très bien espagnol . Son père , un américain de Floride tient l’hôtel de Porvenir . Il nous a promené dans le village , très joli : c’est un village ou les cases sont largement espacées et ou il y a beaucoup d’arbres.

Contrairement aux autres,  peu d’enfants  jouent dans l’eau ou dans les rues . Il comporte 40 familles, soit environ 500 personnes ! Il n’a pas encore l’eau courante, mais a  une école.     Si le sahila est d’accord nous irons demain nous promener sur le continent avec Luis Antonio ; l’eau n’est pas très claire et n’incite pas au snorkel , cependant nous avons pu acheter des langoustes , je me demande comment ils ont pu voir les bêtes .

NB nous avons pu acheter du pain, il y a au moins deux boulangers.

 

Mardi 2 mars mouillage de Tupsuit dumat

 

Ce matin à 9 h , nous avons vu partir Luis Antonio en ulu vers la rivière ; nous en avons conclu que le sahila n’avait pas été d’acord pour que nous y allions ; nous sommes donc partis vers Tupsuit. Le mouillage était occupé par 7 bateaux italiens qui étaient partis faire une excursion à Cargandi , comme nous l’avions appris à la vhf ,( en principe nous écoutons un peu la vhf pour pouvoir éviter ces rassemblements , nous sommes ici pour voir des locaux et non d’autres voiliers ! ) mais nous voulions dire au revoir a notre ami Bredio . Comme il était parti faire un ulu dans la montagne , nous nous sommes promenés seuls dans les chemins du rio torti . En retour nous avons croisé Bredio qui partait faire la corvée d’eau , il viendra nous voir dans la soirée . Il est effectivement venu nous voir avec Sipu sa femme et son fils charly ; sa femme est enceinte et ils avaient pensé à nous comme parrains , mais nous lui avons dit que nous ne reviendrons pas en voilier mais peut etre par avion si il y avait des cabanas ; Il nous a dit que c’était un de ces projets , peut etre pourrons nous le revoir.

Il a ramassé quelques canettes de biere , il les vend aux colombiens 15 centavos la livre ( une cinquantaine de canettes )  .  

 

Mercredi 3 mars mouillage de cayo limones ouest

N 9 32 7  W 78 53 9

 

Lotus bleu et Amaleo étant à ce mouillage , nous avons décidé d’y aller ; nous ne le  connaissions pas . Nous avons cheminé avec un vent faible mais sous voile pour arriver vers midi.( 3 h pour 10 miles , nous sommes passés entre Ubican et Nupnu , passe facile malgré l’absence de soleil )   Nous avons pris le café sur Amaleo et pris l’apéro sur Luliberine , et entre temps nous avons été plongé sur la barrière : il y a de très beaux coraux cornes de cerfs et d’élans , des poissons mais les fonds sont profonds ( 10 m )et les poissons farouches. Nous avons cependant vu 2 platax par 2 m de fond , et peu farouches .

Il y avait vraiment peu d’eau devant l’hotel de Tiadup : 2 m peut etre et les quillards restent dans l’antichambre qui est un peu rouleuse.   

 

Jeudi 4 mars  mouillage de Wichabuela

 

Nous sommes passés par Porvenir pour obtenir le Zarpe qui nous donne le droit d’aller jusqu’à Boca del toro . ( cout 13 USD ) ; nous avons été voir le musée kuna qui est maintenant bien arrangé et acheté un petit livre sur les coutumes kuna ( je vais le traduire ) ; nous avons été aussi au restaurant pour y manger du poulet , la première viande depuis 10 semaines ! 

Ensuite nous avons été mouillé à Wichabuela , mieux protégé de la houle . Le vent souffle assez fort et il y a de fortes averses , décidément le temps est maussade cette année.

 

Vendredi 5 mars mouillage de Chichime

 

C’est notre dernier jour en Kuna Yala , le temps est passé trop vite, et nous partons sans etre lassé de ce pays attachant. .

 

La nuit a été un peu difficile. Au moment de fermer la lumière , AM a jeté un coup d’œil par le hublot et a vu que l’on avait dérapé malgré plusieurs heures ou l’ancre avait bien croché et 35 m de chaine par 10 m de fond , mais le fond était en pente assez forte et quand nous avons constaté le dérapage ils étaient de 25 m ; il a donc fallu remouiller dans l obscurité presque totale ; seul point de repère des bateaux au loin et le bateau voisin ;  puis on a attendu un certain temps en surveillent le GPS pour voir si le mouillage tenait bien ; la nuit a été courte .

( le vent soufflait à plus de 20 nœuds )

Ce matin le vent avait un peu baissé et nous sommes partis sous voile, vers Chichime , les dernière cayes avant le départ vers l’ouest.

Après 1 h de navigation agréable , nous avons mouillé sous l’ile principale à l’extérieur du lagon , pour éviter le vent ; il y a une petite place pour 2 ou 3 bateaux , sans vent mais avec une légère houle qui contourne les ilots ; nous avons profité d’un rayon de soleil pour faire le tour de l’ile à pied , les cocoteraies ne sont plus très entretenues et les gens vivent du tourisme : il y a divers bateaux charters qui viennent , une espèce de cabanas ( hotel très  rustique ) et toutes les cases vendent des molas.

Puis nous avons fait un peu de snorkel a l’entrée de la passe, mais il y avait peu de poissons et l’eau n’était pas claire.

Après le déjeuner , le bateau roulait un peu et il faisait chaud ; nous avons décidé d’aller mouiller dans le lagon , très ventilé lui. Il y avait 15 bateaux mouillés , mais nous avons trouvé une bonne place en mouillant tout au bout sous la platière ; il y a un petit clapot pas génant et c’est bien ventilé. Nous avons fait quelques réparations et rangements,  vidé les bidons d’eau dans l’un des réservoirs pour pouvoir bénéficier des pluies éventuelles,car le temps est redevenu maussade et gris sombre.

 

 C’est la fin de ce bulletin qui sera envoyé dés que l on trouvera un internet , ce qui peut prendre un certain temps , car les prochaines étapes ne paraissent pas beaucoup plus «  civilisées » ; faudra t il attendre Colon ? 

 

 

Déroulement d une chicha fuerte  ( tigre et playon chico )

 

Le dueno est le père de la jeune fille à qui on coupe les cheveux pour son passage à l’état de femme . C’est lui le financier, mais l’animateur est le kandur. Après avoir fait préparer le jus en fermentation depuis une dizaine de jours, puis jugé que la chicha avait bien fermentée , c’est lui qui va diriger la cérémonie.

Il est assis , entouré de ses assistants sur des petits bancs , et attend en fumant la pipe devant des feux de cacao ( pour chasser les mauvais esprits ) ; devant eux deux hommes avec des colliers d’os de pélican  fument des «  cigares «  de  feuilles de tabac et  de temps à autre soufflent  la fumée sur le visage du kandur et des assistants ; puis des anciens ( ou plus jeunes ) vont chercher des coupes de chicha ( calebasses) et les amènent en dansant ils vont devant le kandur ; les 2 hommes aux colliers dansent et se rassoient , les anciens repartent et reviennent et ça recommence ; après 4 ou 5 aller et retour , ils offrent les tasses , les kandurs se lèvent , saluent le dueno et l’assemblée : «  itomalendo « (équivalent de tchin) , boivent toute la tasse ; les anciens repartent . Pendant ce temps du coté des femmes la même scène se reproduit. Elle se reproduit encore plusieurs fois , entrecoupée une ou deux fois quand les kandurs avec le même cérémonial vont faire boire la famille du dueno,  puis, enfin, toute l’assemblée a le droit de boire ; les femmes d’abord , puis les hommes font la queue pour avoir leur tasse de chicha ; ensuite c’est plus confus ; des petits groupes font boire de la chicha à d’autres groupes avec un cérémonial un peu allége , mais toujours en offrant la tasse en dansant d’un pied sur l’autre et en criant on on  on . Le grand jeu semble de saouler les kandurs Quelques temps après,  le rhum arrive ,du coté des hommes qui boivent alternativement chicha et rhum. Là nous partons car certains kunas commencent à tituber et les rires, coté femmes , se font aigus.

 

Evolution des san blas

 

Depuis 4 ans, les choses évoluent lentement.  Plus de villages ont l’électricité ; le gouvernement a fait installer des panneaux solaires individuels ; il commence à y avoir des télévisions ; le téléphone cellulaire est largement répandu et le téléphone public n’est plus le dernier endroit ou les femmes causent ; les maisons en ciment sont plus nombreuses, les femmes parlent assez souvent espagnol et pratiquement tous les villages ont un aqueduc amenant l’eau des montagnes.  .

Mais il nous semble que l’esprit kuna résiste encore bien

Le rythme de vie très lent continue ; les enfants parlent kuna , les hommes vont sur la terre ferme «   al monte »  pour ramener quelques régimes de bananes ou des branches pour le feu, en prenant leur matinée Les gens se réunissent toujours dans la case du congresso ou se décide la vie du village en particulier les travaux collectifs  Il nous semble que l’économie se base de plus en plus sur le retour d’argent des émigrés à Panama ; mais souvent ceux-ci reviennent au pays après avoir gagné assez d’argent : le rythme kuna est moins stressant que le moderne .

Il reste encore de belles années pour découvrir ce peuple attachant qui tente une évolution maitrisée dans la mondialisation.

 

 « NUEDI  DULE , AN DULE » (  merci aux kunas , je suis kuna )  


nb il manque 6 jours au n 1 on va essayer de les retrouver 
           -

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 16:17

 

Jeudi 31 décembre mouillage de Caretto , Panama

N 8 46 2  W 77 33 4

           

            Nous nous apprêtons à fêter le réveillon dans un très beau mouillage solitaire .

La baie de Caretto est grande au moins 1 mile de large sur autant de profondeur et entourée de grandes montagnes ; la houle y entre largement mais nous avons trouvé dans le coin sud ouest une petite crique protégée par un banc de corail et une petite ile avec 3 cocotiers. Toute la crique est bordée par des cocotiers qui poussent les pieds dans l’eau devant une foret impénétrable. C’est mlagnifique  

Auparavant nous avions essayé de mouiller prés du village devant une plage de la  cote nord de la baie , mais le clapot plus un reste de houle la rendait inconfortable ; bien que la houle soit du nord est elle entre plein est dans la baie et soulève en son milieu des creux de plus de 2 m, Les filles nous ont dit qu’à St Martin il y avait trop de vagues pour plonger, ce doit etre l origine de la houle car le vent n’est pas très fort et nous avons fait la route depuis Sapzurzo au moteur 

.Notre menu de réveillon :blue lagoon, foie gras , cuisses de canard aux flageolets, fruits de saison ; nous n aurons pas de feu d’artifice car le village, au fond de la baie n’émet aucune lumière !

 

Vendredi 1 janvier mouillage de puerto escosses

N 8 49 8  W 77 38

            Ce matin nous avons reçu la visite de 3 pécheurs , dont un jeune Arsemio qui voulait une photo pour un passeport. Ils nous ont invités à leur villa ; nous avons donc réessayé d’y mouiller mais le mouillage était encore agité bien que le vent soit quasi nul ; nous sommes donc partis pour le mouillage immédiatement au nord : Puerto escosses distant de 6 miles .

Ce mouillage est une grande baie de 2 miles de long et 1 mile de large. L’entrée est impressionnante car on passe entre la cote et un récif, sur lesquels la houle brise avec force . Heureusement la houle entre peu à l’intérieur ; elle brise seulement sur les récifs disséminés dans la baie , mais la navigation est aisée  . Il y a deux voiliers mouillés près des ruines du fort ( invisibles de l’eau ) et nous avons mouillé plus loin, sous le vent des cases non habitées pour l’instant  de Sukunya Il existe un certain nombre de petits hameaux dispersés ou les kunas viennent pour récolter les noix de coco de leurs champs ;ainsi,ce hameau est lié à l’ile de Mulatupu,6 miles plus au nord

Nous avons fait une promenade en annexe, en allant voir la baie ouest bordée de cocotiers et d’une plage de sable, mais des hauts fonds qui soulèvent de grosses vagues nous en ont interdits l’accès . Nous avons donc été jusqu’au fond de la baie principale , qui est entourée de mangroves . La mer y est très calme mais le vent n’ y arrive pas et nous avons préféré rester dans un endroit aéré. Toute cette baie est bien jolie.

 

Samedi 2 janvier  mouillage de Suletupu

N 8 53 7  w 77 41 40

 

            Nous sommes partis ce matin vers 10 heures en même temps que les deux autres voiliers . Le vent s’était un peu levé : 10 nœuds environ et nous avons été à la voile jusqu’au mouillage sous le vent de Suletupu , grande ile haute de 150 m . Le guide indiquait qu’il était possible d’entrer dans un vaste lagon , nous avons tenté un chenal vert clair mais nous avons dû faire demi-tour devant un obstacle marron clair. Sur le vert clair il y avait 1.50 m mais le marron clair indiquait moins d’1 m. ( nous avons été vérifié en annexe , il y avait effectivement 80 cm ) ; alors nous avons renoncé à entrer et avons mouillé devant le chenal. En annexe , nous avons été cherché le chenal , il semble y en avoir un prés du coté sud est , en alignant un bouquet de palmiers avec la tombée de Suletupu , mais nous avons préféré rester à notre mouillage , tout aussi calme , mais sans doute un tout petit moins beau . Toute cette zone sous le vent de Suletupu est un haut fond de sable avec des ilots de mangrove et de cocotiers , C’est beau .

Nous avons essayé le snorkel , mais il n’y a rien à voir : que des herbes et en plus il y a du courant , probablement dû aux vagues qui passent sur la barrière de corail et remplissent le lagon.

 

dimanche 3 janvier 2010  mouillage de Nubadup

 N 8 54 99  W 77 43 00

            Nous avons été nous promené ce matin sur l ile de Suletupu . Au pied d’un bouquet de cocotiers il y a un petit sentier qui s’enfonce dans la cocoteraie abandonnée et suit le pied de la colline, jusqu’à arriver à la cote au vent, mais il ne monte dans la colline .

Ensuite nous sommes repartis pour aller à Caledonia, le village située à un mile de notre mouillage mais ce village semblait vide d’habitants , un effet du dimanche ? , et comme le temps était au beau , nous an avons profité pour aller au village suivant de Nubadup, car le guide n’était pas très explicite sur le choix du chemin à suivre et nous voulions profiter du soleil dans le dos pour repérer les éventuels hauts fonds . En fait en allant tout droit , direction une grosse bosse , en longeant les hauts fonds du coté de l’aéroport , on a toujours au moins 3 m d’eau autour des iles et ilots qui sont les villages de Nubadup et Tubiana . Nous avons finalement mouillé dans le chenal entre Nubadup et Putumayo

Ces villages sont principalement composés de cases de palme, avec quelques bâtiments en dur dont l’école. Nous avons eu la visite des enfants) venus  demander en ulu des bonbons ;ils ont bien du mérite à ramer contre le vent qui souffle à 11 nœuds .Le ulu est une barque  assez rudimentaire creusée directement dans un tronc d’arbre et d’un seul tenant ;il se manie à la rame ,et au portant avec une voile faite de tissus rapiécés , le gréement rappelant celui  des Optimists

 

Lundi mouillage de Suskantupu 

N  8 56 5  W 77 44

 

            Ce matin , nous avons visité les deux villages pour rechercher du pain : «  madu nika » en kuna Hélas rien. Nubadup est un petit village ou nous avons été accueillis par un jeune étudiant en anglais , vivant à4 h de bus de Panama. Il nous adit que nous pouvions librement visiter le village et nous a emmené à une petite tienda pour qu’AM puisse racheter des bonbons car à la vitesse ou elle en donne notre réserve fond très vite ; les adultes raffolant autant des bonbons que les enfants même si ils sont un plus timides pour en demander.

Nous avons été ensuite à l’autre village , au quai un monsieur nous a pris en charge pour aller à la boulangerie qui se trouve assez loin du quai ; la boulangère était en train de rouler des petits pains kunas à partir d’une grosse boule bien levée. Elle avait un beau four électrique pour la cuisson. Nous lui avons commandé 10 petits pains pour midi et nous sommes rentrés au bateau . Ce village a de jolies cases , dont quelques une avec des jardins . Tout est tès propre.

Nous sommes revenus mouiller devant le quai avec Luliberine et accompagné de nouveau par le monsieur du quai avons été cherché le pain .Hélas la boulangère avait tout vendu. Au retour une barque est arrivée ,chargée de poissons :des  bonites . Cela a été la ruée des dames kunas , brandissant leur billet pour se faire servir . Notre guide a essayé de nous faire servir , mais devant la très forte demande des locaux , je lui ai dit que nous attendrions que les dames soient servis et ensuite il ne restait plus de poissons.(heureusement ,nous ne manquons pas de thon en boite)

Nous sommes donc repartis mouiller dans un coin isolé , prés de l’aéroport de Mulatupu , au bord de la mangrove . Nous avons essayé de faire du snorkel , mais l’eau était peu claire et de toute façon les fonds étaient des herbiers . Nous avons vu une petite langouste sous un bloc de corail , mais elle n’avait pas la taille réglementaire. Dans la soirée,un ulu est venu nous voir ; il pèchait au bord de la mangrove et avait attrapé une vingtaine de petits barracudas. Nous en avons pris deux pour 1 dollar ( la monnaie de panama est le dollar usd ).ils étaient délicieux !

 

mardi 5 janvier 2010 Mouillage de Mulatupu

N 8 56 7  W 77 45 1

           

            Nous sommes partis de notre mouillage vers 10 H 30 , sous un soleil voilé avec des nuages et un vent toujours faible ( force 2  de nord ) . Les cayes qui protégent le mouillage étaient bien visibles et c’est sans difficulté que nous avons mouiller devant le quai de Mulatupu , la deuxième ville des San Blas ( 3000 habitants il y a 10 ans, a voir le nombre d’enfants l accroissement démographique doit etre rapide )   .

Nous sommes descendus immédiatement pour aller voir notre ami Leone Guttierez qui nous avait servi de cicerone il y a 4 ans. Un vieux monsieur sur le quai l’a reconnu sur la photo que nous lui montrions et nous a indiqué sa maison . AM lui a parlé du sahila , mais il n’a pas compris et nous sommes partis à la recherche de Leone . Aidé par les gens nous avons trouvé sa maison ; sa petite fille alexandra s’est jeté à notre cou quand elle nous a vu et Leone a été très content de nous voir . Sa maison nous semble plus propre qu’il y a 4 ans et plus ,fleurie . ( c’est une remarque générale , les maisons semblent mieux , les rues plus propres et les gens plus souriants, mieux habillés et avec pour les dames pas mal de bijoux en or; la jupe , en fait ,un paréo, se porte maintenant très courte , au dessus du genou , et découvre quelquefois la cuisse chez les jeunes femmes )

Alexandra nous a emmené à la boulangerie et nous avons pu acheter 4 baguettes ( 2 usd les 4 ) .

A 3 heures nous sommes retournés chez Leone pour faire visiter le bateau à sa sœur . Nous avons donc pris le café sur le bateau. Leone parle bien espagnol , mais sa sœur pas du tout et Alexandra ,, bien quelle soit en 5 ème année de primaire , pas très bien. Les jeunes qui viennent nous voir en ulu , pour réclamer des photos ou des bonbons , ne parlent  non plus très bien même quand ils ont l’age d avoir été plusieurs années à l’école.

Je m’arrête car AM essaye de parler anglais avec un kuna et m’interrompt sans cesse pour me demander un mot.  c’est terrible ,je me sens mieux lorsque je parle espagnol ; c’est dire mon niveau d’ oral en anglais )

 

Mercredi 6 janvier  Mulatupu

 

Ce matin nous avons été remplir nos bidons d’eau chez Leone ; il a en effet un robinet d’eau dans un espace qui pourrait s appeler buanderie ; il y a des bidons , des casseroles  et un demi ulu ( canoe)  servant à laver le linge. Toutes les maisons ont ainsi l’eau venant de la montagne par un long aqueduc ,une eau très pure.

Puis comme Leone était parti  «  al monte » , c'est-à-dire à un de ses champs sur le continent, nous avons été faire une promenade en annexe sur la rivière , qui serpente d abord dans la mangrove puis dans les cocoteraies ; celles-ci paraissent un peu abandonnées et nous n avons vu que peu de ulus sur les berges et pourtant nous avons été assez loin, au delà du cimetière. Nous n avons pas vu le ulu de Leone ( il est rouge) ;’il y a donc d’autres champs  que ceux  le long de la rivière.

L’après midi nous avons été nous promener dans le village et AM a servi de photographe à beaucoup d’enfants mais aussi à des adultes ravis de se faire photographier pour avoir des souvenirs. Notamment Laurentino, nous a emmené chez lui pour faire des photos de ses voisines , sa famille est à Panama actuellement. Nous avons fait des photos d’une épicière et de 2 de ses amies,( évidemment il avait fallu acheter  un autre paquet de bonbons qui filent très vite) . C’est le miracle du numérique , les gens se voient en photos et en sont tout contents . Nous avons été invité à discuter un peu avec un vieux monsieur assis dans sa case , il nous interpelle avec le mot anai : ami en kuna . Les gens sont vraiment souriants . Nous avons aussi été rattrapés par le chargé de la taxe de séjour ( 10 usd ) . Commentaire de Leone : «  il ne faut pas trainer dans les rues »

 Nous sommes retournés au bateau avec Novia , la fille de Leone et l mère d’Alexandra pour lui faire visiter. Hier,elle n’avait pu se joindre à nous ,ayant été retenu par une réunion de femmes obligatoire pour toutes  Ils nous ont offert un régime de bananes et un mola . Evidement nous leur avons offert un peu de nourriture mais aussi des illustrés et des crayons de couleur aux enfants qui en étaient ravis. Ils nous ont invité demain matin à voir couper les cheveux d’Alexandra . Demain Leone va passer 3 jours à Puerto Escosses pour s occuper de ses champs et ramener des cocos et des bananes ; à la rame, il y va avec son petit fils , il lui faut 4 heures car il s’aide de la voile , mais au retour il lui faudra 6 heures . Cela nous parait curieux un effort pareil pour si peu , d autant qu’il semble y avoir beaucoup de terrains prés de Mulatupu mal exploités.

 

Jeudi soir mouillage de Pinos ( Tubadup )

 

Et bien ce matin , ce n’était pour voir couper les cheveux d’Alexandra que nous étions invités mais pour qu’AM les lui coupe pour me ressembler ,a dit Alexandra10 ans (  la cérémonie de la coupe des cheveux est une des cérémonies essentielles des Kunas , c’est le passage à la puberté de l’enfance à l’age adulte, et pour les plus riches cela donne lieu à une chicha party ) ; AM était bien gêné et a finalement refuse , disant qu’elle ne savait pas couper les cheveux (  mon coiffeur est de cet avis ) j’ai consolé ma petite amie en lui donnant un collier de petits coquillages.

Nous sous sommes dit en revoir avec plein de larmes en promettant d’écrire ; cela a été un moment difficile et émouvant , Alexandra voulant que l on nous construise une case dans leur enclos familial .

Nous sommes donc repartis avec un bon vent et une forte houle de nord est . Nous avons mis les voiles pour une grosse demie heure afin d’aller à Pinos, moins de 4 miles au nord.

Nous avons mouillé dans notre petite crique(celle d’il y a 4 ans) , 3 autres bateaux étaient au mouillage dans le chenal . Dans l’après midi , David est arrivé , nous a reconnu et nous a fait payer l’impuesto traditionnel :ici, 8 dollars. Il est toujours aussi bavard et prétentieux . Selon lui, la richesse est venue au village , ils ont des groupes électrogènes et 5 tiendas ( le village doit compter au maximum 500 habitants permanents ) Il nous a parlé de sa femme actuellement à Panama dans sa famille et de sa girl friend que nous avions photographiée à Mulatupu ( il a dans son porte feuille une photo d’elle en bikini, quelle imprudence) . Bref il nous a saoulé de mots en anglais pendant une heure. Nous avons visité le village , qui a un peu changé depuis 4 ans ; il y a une école et une maison en béton avec des grilles. Nous avons le droit de prendre des photos et nous n avons pas vu le sahila ; Au débarcadère il y a toujours deux « douaniers » qui somnolent un cahier à la main.—Nous avons pu acheter 10 petits pains kuna ( 1 usd )

Heureusement nous avons pu faussé compagnie à David qui a reçu un coup de téléphone de sa girl friend et nous a quitté. 

 

Vendredi soir  toujours à Pinos

 

            Ce matin nous avons fait une grande promenade de près de 4 heures. Nous sommes partis vers le sud dans la cocoteraie , nous avons croisé une famille qui revenait des champs ; ils avaient nettoyé un peu une centaine de mètres carres , de broussailles sous les cocotiers et avaient fait brûler celles-ci avec les vielles palmes et les vielles noix de coco. Ils nous ont dit que le sentier allait à une plage puis faisait le tour de l’ile ; nous sommes bien arrivés à la plage au sud de l’ile , le sentier nous a conduit ensuite à une clairière ou avait été faite une coupe de bois ; mais il s’arrêtait là . Nous sommes repartis vers le village,  à la pointe nord ouest de l’ile puis avons suivi le bord de mer , dans une belle cocoteraie bien entretenue ;  5 personnes au moins y travaillaient , dont Horatio, un vieux monsieur que nous avions vu il y a 4 ans ;il tient un livre d or des bateaux de passage et nous a invité à venir le voir dans sa maison . Au retour nous y sommes passés, et nous avons un peu discuté en espagnol et rempli son livre d’or.

Nous sommes rentré au bateau un peu fatigués, mais cela ne nous  a pas empêché après le repas de nous baigner longuement dans de l’eau tiède.

 

samedi 9 janvier 2010 mouillage d’Ustupu

 

            Ce matin départ à 10 heures pour une de nos grandes étapes : 10 miles en ligne droite. Après le passage de la passe de Pinos entre les récifs sur lesquels la grande houle se brisait, nous avons envoyé les voiles pour un semi louvoyage ( vent de nord nord ouest pour un cap à 300 ) ; nous avons ainsi navigué entre la cote et des récifs au large qui laissaient passer une belle houle . Nous sommes arrivés vers 2 h à Ustupu et avons mouillé un peu au nord du dock.

NB de navigation : nous sommes passés entre l’ile et l’ilot , il y a 10 m d’eau , les fonds remontant progressivement vers le nord , a priori pas de hauts fonds . Le haut fond d’ukupsibu est largement débordé sur son nord est par un caillou qui levait des grosses vagues.

 

A peine mouillé, le ulu du percepteur est venu nous faire payer 8 usd de taxe de séjour. Ce n’était pas Luis ,que nous avons connu il y a 4 ans .

Nous sommes ensuite descendus à terre pour visiter le village , enfin la ville car elle compte 10000 habitants . Elle fait vraiment ville avec des rues presque perpendiculaires , des enclos bien rangés, certains ombragés et fleuris , des places , de l’éclairage public avec des lampes à panneaux solaires. De nombreux petits canaux , enjambés par des  ponts,pénètrent dans le village et les ulus peuvent venir s’accrocher devant  chaque case ; cela donne un charme particulier à Ustupu que nous avons baptisé « la Venise kuna »

Les gens nous saluent en espagnol ; mais les femmes portent toujours le costume traditionnel. Il y a pas mal de tiendas ne vendant que des conserves, toujours pas de légumes ni de fruits , pas de poissons mais nous avons trouvé une boulangerie  et nous avons attendu la sortie du four en discutant en espagnol avec un monsieur qui connaissait  Napoléon et  nous a explique qu’aujourd hui était l’anniversaire au Panama d’un incident sanglant avec les Etats unis du temps du canal. 

Et puis nous sommes rentrés au bateau.

 

Dimanche

 Pour la 1°fois depuis notre départ, il a plu toute la matinée .Nous avons paisiblement attendu l’éclaircie en lisant , bricolant …pour descendre et aller manger dans un des 2 resto ,juste à côté du dock ; menu : poulet ..ou poulet accompagné de riz et grosses lentilles , pas très gastronomique mais ça change du bateau( 7 us à 2) .Le soleil étant de retour, nous avons refait un tour de « ville » , acheté un petit tableau naïf à Alex ,l’artiste d’Ustupu et continué notre chasse alimentaire ; victoire : des petits pains ,des bananes   mais pas d’œufs ; tant pis ,ce sera pour plus tard .A défaut de bain ( impossible ici,nous sommes sous le vent de l’ile et l’eau est verdâtre), nous avons bu le thé ,installés dans le cookpit,excellent poste d’observation

 

Lundi

           

            Malgré un temps maussade, nous avons bien visité la baie d’Ustupu . Tout d’abord , nous avons été avec le bateau jusqu’au fond nord ouest de la baie ; il n’y a pas de probléme pour éviter les deux cayes qui se trouvent entre le dock et l’aéroport , il suffit de rester assez prés du bord de l’ile , et de plus on les voit assez bien que l’eau ne soit pas claire . Ensuite c’est tout droit jusqu’au fond . Nous avons mouiller au fond de la baie très calme , malgré le vent assez fort, l’eau n’était pas claire mais elle était propre ce qui nous a permis de nous baigner , ce que nous n’avions pas ose faire devant la ville. Puis en annexe nous avons fait le tour de la baie à la recherche d’un endroit ou débarquer . Nous en avons trouvé un , petit trou dans la mangrove ou il y avait deux ulus ; un chemin en partait mais il ne nous a mené nulle part , bien que n’ayons vu personne.

Nous sommes repartis ensuite mouiller prés de la rivière pour aller la visiter en annexe ;  belle promenade jusqu’à un seuil avec 10 cm d’eau , nous avons débarqué devant une petite bananeraie, d’où partait un chemin que nous avons emprunté ; mais AM avait mal évalué la façon de se chausser , elle avait des claquettes et le chemin était  très boueux. Nous avons donc été moins loin qu’avec Arnolfo il y a 4 ans .

Nous sommes revenus ensuite mouiller devant le village , ou nous avons été acheter du pain , des bananes et des boites de sardines , car notre stock s’épuise.

 

Mardi 12 janvier mouillage de Mamitupu

 

Nous sommes partis d’Ustupu à 8 h 45 et à 10 h 30 nous étions mouiller à Mamitupu , après une navigation vent de face ou presque et une grosse houle de travers. Cette houle rendait bien visible les cayes qui bordent le chenal des 2 cotés.

NB de navigation : un bateau de commerce a emprunté la passe au nord de la baie , nous l’avions vu coté baie , elle n’était pas sympathique , coté mer elle l est encore moins !

Les cayes qui entourent le mouillage sous le château d’eau de Mamitupu sont bien visibles et sont franches : elles ne posent aucun problème , d’autant que la mer est bien calme derrière la première ile .

A peine mouiller nous avons vu les premiers ulus qui revenaient des champs. Le premier nous a salué, le deuxième nous a vendu 10 citrons ( 1 usd ), le troisième 3 oranges ( 1 usd ), un autre du poisson pour deux( 2 usd ) ( comme il y a du vent et des vagues , ile ne pêchent que sous le vent et il y a peu de poissons ) et enfin un autre nous a vendu un régime de 10 bananas ( 2 usd )( ce sont des bananes assez grandes et sections carré, il en avait des plus petites appelées chinos , longues de 8 cm environ et trapues )

A 3 heures nous sommes descendus à terre pour aller au village et payer la taxe de séjour, Ernesto nous a accompagnés , le bureau étant fermé , il nous a emmené à la case de Pablo , qui était à Panama mais nous avons vu sa femme à qui nous avions appris à faire des crêpes il y a 4ans( cela ne l’a pas marquée) .Nous lui avons donné une photo et du coup nous avons photographié toute la famille. Ensuite le bureau étant ouvert nous avons payé nos 5 usd .et nous sommes rentrés au bateau . Ernesto nous a dit qu’il y avait une fête ce soir vers 17 h , que nous pouvions y venir . De fait dans un grand enclos un groupe de femmes semblait boire de la chicha .Au bateau , nous avons essayé de tirer les photos sur papier , mais la carte mémoire ne marchait plus avec l’imprimante ( elle avait marché à Mulatupu ) et avec l’ordinateur l’impression faisait tourner les photos , c’était un peu raté.             Nous sommes redescendus à terre pour voir la fete , nous avons vu un petit groupe de femmes un peu éméchées qui couraient ,en balayant le chemin et agitant des petites calebasses( en général utiluisées pour boire la chicha) mais tout le reste du village vaquait tranquillement à ses occupations .N’ayant pas trouvé la fête, après un tour de village et des de nombreux refus de propositions de molas ( l’un était pas mal mais hors de prix : 80 usd ) nous sommes repassés devant l’enclos ; il n’y avait toujours que des femmes qui discutaient , alors nous sommes rentrés.

 

mercredi 13 janvier 2010 même mouillage

 

Ce matin grande ballade dans la cocoteraie (presque 3 heures) . Nous sommes partis de l’aéroport et en bout de piste nous avons pris un petit chemin qui serpentait dans un taillis touffu . Arrivés à une clairière de cocoteraie en cours de nettoyage nous avons perdus sa trace , mais heureusement un kuna est arrivé et nous a dit que nous pouvions rejoindre la rivière en continuant tout droit ; il nous emmené jusqu’à un chemin assez marqué, enfin pas toujours , mais nous avons réussi à  atteindre la rivière. A partir de là il était facile de rejoindre la plage et de retourner à l’annexe. La cocoteraie du bord de la rivière est très belle , il y a aussi beaucoup de bananiers et aussi des calebassiers ( utiles pour faire les récipients et les écopes ) .C’est curieux comme les kunas marchent loin pour aller ramasser du bois , des roseaux , des noix de coco ou des bananes alors qu’il y en a beaucoup très prés .( notre marchand de bananes avait marché 3 heures pour aller les cueillir) ; il y a aussi des champs de yuccas abandonnés au bord de l’eau .

Cette après midi nous avons été faire de l’eau , au château d’eau puis un tour au village pour donner les photos que nous avions réussi à tirer, il y avait un bateau colombien au quai , avec beaucoup de visiteuses kunas qui achetaient surtout des vêtements d’enfants . Nous nous avons acheté un chou , et deux concombres , enfin des légumes ! nous avons aussi réussi à acheter du pain , c’est Byzance.²

 

Jeudi 14 janvier  mouillage d’Achutupu

N 9 11 7 W 77 59 3

            Encore une grande journée de navigation puisque nous avons fait 2 miles au moteur pour aller jusqu’à Achutupu. !

Nous sommes partis après avoir été porté une nouvelle série de photos à la famille de Pablo . Il y avait peu de vent , et un peu de soleil ce qui nous a permis de bien voir les cayes. Le mouillage d’Achutupu est au sud de la pointe ouest de l’ile assez loin de la côte , car il y beaucoup de cayes peu profondes prés du rivage. Nous avons été immédiatement à terre et accueilli par la trésorière , Suleika , qui nous a fait payer 2 fois 2.50 usd . Elle nous a ensuite emmené à la maison d’Ifelfonso, le guide de Mormake qui nous avait dit avoir démenagé dans l’ile de sa femme, Evelxi. Hélas il était reparti depuis une semaine pour Mormake laissant sa fille et son bébé d’une semaine pour reprendre son boulot de guide pendant la période touristique. Nous avons donc donné la photo d’Idelfonso et du coup nous avons photographié  tous les bébés de la famille . Au reour, nous avons aussi photographié les bébés de la famille de Suleika (je deviens vraiment la spécialiste des photos d’enfants ;malheureusement ,les mères jouent les timides et en général ,ne veulent pas se laisser prendre malgré leur superbe costume) . Nous nous sommes donc promenés dans tout le village qui est l’un des plus beau des San Blas : il y des rues larges , les maisons ont souvent des jardins avec des fleurs et des arbres , les maisons sont plus coquettes ; celle d’Evelxi et de sa famille avait des tentures sur les murs et aussi au plafond . Nous sommes rentrés au bateau pour tirer les photos ; et nous avons eu la chance d’avoir la visite d’un bateau qui revenait de la pêche à la langouste : nous avons acheté une grosse langouste et un gros crabe pour 20 usd ; ils avaient été péchés au delà des récifs malgré les vagues toujours grosses ; nb le mouillage est calme, la houle est bien cassée par la barrière et l’ile.

En revenant pour donner les tirages , nous avons été requis pour de nouvelles photos de bébés  , en particulier dans la famille de Nestor . Celui-ci doit etre un notable , il parle très bien espagnol et est représentant d’un parti politique , sa maison a des murs en dur et il a une télévision , et une chaine stéréo ; là, la femme et la mère de Nestor ont réclamé une photo avec le bébé ,mais à l’intérieur pour que l’on voit bien la télé ! . Le téléphone cellulaire est moins répandu qu’à Ustupu , mais il est assez fréquent et les dames n’hésitent pas à téléphoner : Evelxi a appelé Idelfonso pendant au moins 25 minutes  pour lui annoncer notre venue un peu plus tard.   Sur la place du village, il y avait un match de football à 5, très sérieux avec arbitres et maillots officiels . Une équipe jouait très bien.

Et maintenant la cocote bout avec la langouste ; on va se régaler.

 

Vendredi 15 janvier  mouillage d’Islandia

N 9 13 47 W 78 00 54

 

En allant porter  les photos , nous avons été interpellé par Braoulia , une vendeuse de molas .AM a craqué pour un joli mola avec oiseau et pour un  mola «  antique »  à dessins géométriques fait par la grand’mère ( 20 usd ) ; à noter que selon les iles, les femmes portent des molas plus ou moins géométriques , a Mamitupu village traditionnel les molas sont presque tous purement géométrique , ici ils sont plus variés .

Ensuite, pour nous changer un peu des villages, nous sommes partis au moteur , pour Islandia distant de 2 miles ; il y a beaucoup de cayes heureusement bien visibles car nous avions le soleil dans le dos ( le plan d’eau est plat et elles ne brisent pas ; les vagues s’arrêtent sur la barrière extérieure .

Islandia se compose de 4 petits ilots , 2 avec des cocotiers , un avec 1 cocotier et le dernier avec 4 cabanas d’un hôtel ( vide ) ; le plan d’eau est relativement plat. Le site est  joli , avec en arrière plan les brisants .

Petite déception pour le snorkel , l’eau n’est pas très claire et de plus il y a peu de poissons ; Nous n’avons pas vu de langouste , mais les 3 pêcheurs qui étaient à proximité non plus .

Cela a donc été une journée de repos, après la tension linguistique ( relative ) des discussions avec les kunas   .

 

Samedi 16 janvier  mouillage d’Aligandi

N 9 13 7 W 78 01 8

 

Encore une grande journée de navigation puisque nous avons fait 2 miles sous le soleil , sans vent pour aller mouiller prés du village d’Aligandi . Cette année pas de comités d’accueil : pas de vendeuses de molas ni de trésorière. Nous avons donc été à terre , en commençant par l’officina , dans un grand bâtiment prés de la jetée. Nous avons payé 2 fois 3 usd . puis nous avons fait un tour de village . C’est un village d’environ 1000 habitants, qui semble plus prospère que les autres. Il y a, bien sûr , l’eau courante, mais aussi l’électricité . Il y a donc des téléviseurs dans certaines maisons ( au moins une vingtaine d’antennes ) . Les enclos familiaux sont grands avec pas mal d’arbres et de fleurs. Beaucoup de maisons ont des sols de ciment , voire des murs en briques de ciment ; il y a comme partout de grandes maisons en béton qui semblent abandonnées. Certaines maisons font des efforts de décorations en entrelaçant les palmes et les roseaux des murs pour faire des dessins Comme nous y étions vers 11 h , il n’ y avait que des vieux dans les rues  et les femmes dans les maisons cousaient des molas . Mais une seule grand-mère nous abordée, une petite fille à la main pour nous vendre une blouse ; elle a du nous dire qu’elle le vendait pour subvenir aux besoins de la petite fille et c’est pourquoi AM a craqué

Elle nous a fait ranger le mola dans le sac , comme si elle ne voulait pas que l’on voie que nous en avions acheté un ??.

Nous avons trouvé du pain , mais le restaurant d’il y a 4 ans n’existe plus . Il semble que les kunas ont des problèmes avec le tourisme et qu’ils manquent de clients.

L’après midi nous avons été sur le rio , d’abord au moteur jusqu’à la panne sèche , le tohatsu consomme beaucoup , il est vrai qu’il ne marche que starter ouvert en faisant beaucoup de fumées. Nous sommes arrivés jusqu’à la dernière tombe, un peu avant le réservoir d’eau Nous avons ensuite suivi le chemin qui suit la conduite d’eau venant  de la montagne pendant une heure ; belle promenade au milieu de grands arbres et de la forêt , il y a peu de cocotiers ou de cultures . Nous avons été jusqu’à un pont et avons rebroussé chemin . Au retour nous avons été dépassés par 3 hommes , un portait 3 tasseaux et un autre une grosse tronçonneuse ils avaient été loin en foret pour découper ces tasseaux .Faute d’essence, nous sommes revenus à la rame , avec une dernière ligne droite contre le vent qui a été un peu dure. Contrairement à il y a 4 ans nous n’avons vu que très peu d’oiseaux .

.

Dimanche mouillage sans nom

 

Nous avons battu notre record de navigation en faisant 0.7 miles aujourd hui .Nous essayons d’alyerner village et mouillage pour varier les plaisirs et pouvoir nous baigner ailleurs que dans les rejets des villages Nous sommes mouillé devant une ile sans nom, à l’entrée d’un joli lagon qui n’a malheureusement pas suffisamment d’eau pour le voilier.  Le snorkel que nous espérions est toujours décevant : visibilité médiocre et très peu de poissons sur les cayes de corail ( mais il est toujours agréable de se baigner dans l’eau bien chaude) . Nous avons juste vu dans le lagon une tribu de méduses Cassiopées ; ce sont des méduses posées à l’envers sur le sable , c’a’d tentacules vers le haut avec au milieu des tentacules beaucoup de fines algues symbiotiques qui les colorent de bleu ou de vert,très curieux !

Heureusement,pour nous consoler, une barque à moteur d’Achutupu est venu nous voir de retour de la pêche ( chasse sous marine au-delà des barrières de corail ) ; ils nous ont vendus très contents ( et nous aussi ) une belle langouste et un gros poisson pour 12 usd . Ils avaient aussi dans le bateau 3 crabes et une cinquantaine de gros poissons. Par contre les pêcheurs à la ligne qui étaient à proximité du bateau toute la matinée n’ont rien attrapé

 

Mardi 19 janvier, mouillage de l’ile Monos et village de Tupile

 

Hier, grande navigation puisque nous avons parcouru 12 miles et ce, avec une surveillance attentive des cayes car le secteur est mal pavé

Lorsque nous avons atteint le mouillage que nous connaissions, après 3 heures de navigation et nous avons eu la surprise de trouver de grands panneaux interdisant d’ancrer avant de passer au village voisin .Nous avons donc continué jusqu’à Tupile, à 2 miles de là ,toujours en zigzagant au milieu des cayes .Bien nous en a pris car nous avons trouvé des villageois euphoriques après une fête de la chicha bien arrosée la veille . Nous avons débarqué au muele (quai )ou sont construites 3 maisons en dur :le poste de police ,le magasin communautaire et l’officina ou nous avons payé notre redevance (ici,10 us) à 3 jeunes femmes kunas ,secrétaires du sahila  Nous avons parcouru les rues du village à la recherche de pain et nous nous sommes faits interpeller par un agar ( traducteur et porte parole du sahila)qui ,affalé dans son fauteuil, nous a tenu tout un discours sur son rôle ,sur la théologie kuna …, ses copains ( un botaniste ,un agronome) riant sous cap ; manifestement ,la chicha n’avait pas fini d’agir .De pain , pas ! il fallait revenir à 2 h .De retour au quai , une bonne surprise , un bateau panaméen est arrivé et décharge des marchandises ; un villageois jeune et exubérant nous propose : «  des patates ,des oignons ,des concombres »… « non ,tout ça, nous avons »  « du diesel ? »   « d’accord ,retour à 2 heures » Débarquement à 2h et notre kuna nous annonce : « il y a des œufs , des tomates … » un vrai miracle ! Pendant que Jacques s’occupe du fuel , je vais au magasin récupérer les tomates(presque tout :2 kg ! ), des mandarines pour 1 dol que je paie aux 3 secrétaires devenues caissières,chaque achat donnant lieu à une facture écrite à la main .Pour les œufs ,c’est plus long ;j’en veux 24 et manifestement ,cela étonne beaucoup les dames . Notre « vendeur » court du magasin au fuel ,rapporte le prix des marchandises ,retourne s’occuper du fuel pendant que 2 vieux messieurs entament la conversation en espagnol : «  d’où je viens ,comme je me nomme  ,ou vivons nous… » ils partent en attirant la bénédiction du ciel sur nos têtes .Enfin, je récupère mes 24 œufs et l’une des jeunes ,hilare, glousse en faisant « cot ,cot, cot… » au milieu d’un fou rire général.  Nous refaisons un tour de village pour prendre quelques photos .Les rues sont larges , propres avec des fleurs et des arbres .Les cases sont souvent plus grandes ,il y a moins d’enclos familiaux et pas mal de maisons en dur dont les murs sont recouverts de lamelles de roseau ;certaines ont même 1 étage . A part les vieilles dames ,nous voyons très peu de femmes en tenue traditionnel et personne ne nous propose de mola ; les bonnes habitudes se perdent !

De retour au bateau avec nos trésors, nous partons au mouillage de Monos ou 2 bateaux américains nous ont précédé

  Le mouillage est grand et très beau : devant nous ,l’ile Monos avec de grands arbres et des cocotiers , sur le côté la presqu’ile avec une cocoteraie ,derrière nous la terre avec ses collines  couvertes de forêts

Ce matin, instruit par le snorkel sans intérêt de la veille, nous avons décidé de remonter le rio, une expédition :1 mile à faire en annexe,avec de la houle et le vieux moteur poussif . Le rio est large avec de nombreux méandres ; nous l’avons remonté à la rame pour profiter du calme et voir les oiseaux :hérons ,aigrettes, martins pêcheurs sucriers .Le long des rives ,des plantations :cocoteraies ,bananeraies ,canne à sucre,cacaoyers  ,de temps en temps un ulu attaché au bout d’une demie heure,le rio n’étant plus navigable ,nous avons suivi un chemin souvent emprunté ,serpentant dans la grande forêt entrecoupée de plantations .Nous avons eu la chance de croiser 2 jeunes chasseurs ramenant chacun un oiseau qu’ils nous ont appelé «  pavo » un bel oiseau de la taille d’un dindon ,plumes mordorées,crête blanche et noire, parait il très bon   Une belle balade ! Au retour, un bon bain pour se rafraîchir dans ce mouillage désert, les 2 autres bateaux étant partis .

 

Mercredi 20 janvier mouillage de Snug harbour

N 9 19 72 W 78 14 9

 

Encore une journée bien occupée. Nous sommes partis à 9 h 15 et avons mis les voiles à la sortie des cayes de Tupile ; Le vent était léger mais suffisant pour nous faire avancer à 5 nœuds , vitesse qui nous laissait le temps de surveiller les récifs abondants à l’entrée de Playa Chicon . Nous n’avons affalé que pour mouiller devant la jetée . Un monsieur en ulu est arrivé de suite pour nous faire payer la taxe de séjour ( 10 usd ) et nous dire que ce mouillage était interdit car dans l’axe de l’aéroport . Nous avons juste été en ville pour acheter du pain et des pommes de terre , ce monsieur nous accompagnant ; il a fallu aller à 4 tiendas pour avoir des pommes de terre. Puis nous sommes repartis mouiller un peu à l’extérieur sur un sec , que le kuna nous a montré ( il nous a accompagné à la rame ) , désirant aller visiter le cimetière , bien visible sur le sommet d’une petite colline. Nous commencions à marcher, un jeune nous a rejoint pour nous montrer le chemin. Oswaldo, c’est son nom parlait bien espagnol et nous avons pu bavardé pas mal ; il y 3 cimetières et beaucoup de vieilles dames y vont faire un tour , car le chemin est facile , sauf le petit raidillon final.  Les tombes sont donc bien entretenues ; et pour beaucoup il y a les ustensiles qui accompagnent le mort dans l’au delà ; sur une tombe de chasseur il y avait des os de gibier . ( les tombes sont protégés par un toit de palmes , la tombe elle-même est une simple butte de terre ) . Du haut de la butte, le paysage autour de playa chicon est magnifique ; c’est un archipel d’iles avec des cocotiers et de récifs brisants .  

 

En redescendant nous avons été voir le jardin de l’école d’agriculture . Il y pousse beaucoup de plantes , dont des ananas , des tomates , des potirons et des piments ; plantes dont les kunas semblent avoir du mal à s’approprier la culture ; malheureusement les tomates étaient vertes et nous n’avons pu acheter que des petits piments doux , pas piquants mais avec le gout des piments . Parmi les infos recueillis : le prix de vente d’une noix de coco est de 20 cts, celui de la livre de langouste 5 usd , et celui de la livre de crabe 1.5 usd . ( un petit avion monoplace vient chercher les langoustes pour les livrer à Panama , mais je doute qu’il y en ait beaucoup actuellement car peu de pêcheurs nous en proposent ; ils les pêchent en apnée, et l’eau a cause des vagues est peu claire. J ai dit que nous aimions beaucoup les langoustes , mais sans amener de propositions

Nous sommes repartis ensuite mouiller devant l’hotel d’Isartupu . Après avoir discute avec les équipages de 2 bateaux qui étaient venu boire une bière, nous avons déjeuné d’un poisson et de frites avec un peu de tomates, quel délice !!.

Puis nous avons été mouiller après avoir louvoyé entre les cayes ( bien visibles c’est facile) tout prés d’une passe entre deux iles , donnant sur le large . Le plan d’eau est calme et aéré , la vue admirable : parfait . nb c ’est au sud d’Ogumnaga et au nord de Kaymatar,2 ilots couvert de cocotiers.Nous sommes 4 bateaux dans ce très beau mouillage :un américain, un australien,un belge et nous

 

jeudi 21 janvier 2010 même mouillage

 

la journée a été calme . Ce matin Deleone est venu nous voir en ulu pour nous proposer de nous ramener du pain et des langoustes . OK ;. Puis nous sommes partis faire du snorkel , la visibilité est meilleure mais il y a fort peu de poissons et surtout des touts petits . Le corail ( essentiellement du corail de feu) pousse sur le haut des récifs et descend peu profond , un à deux mètres . En revenant au bateau un ulu nous a proposé deux toutes petites langoustes et une un peu plus grosse ,  nous les avons accepté un peu honteux ;

Cette après midi nous avons un peu marché dans la cocoteraie abandonnée sous laquelle nous sommes mouillé ; nous avons croisé un kuna qui venait de passer son après midi à couper une branche d’arbre pour la charpente de maison ; il y a bien 45 minutes de rame pour le village.

Puis nous avons vu arriver Deleone que nous n’espérions plus . il avait été pêcher aux cayes à l’extérieur : au moins 2 miles face au vent et à la houle ; il nous a ramené deux petites langoustes , et il avait aussi pêché ( au fusil )  5 ou 6 poissons rouges surtout des ti soleil .

Demain il doit nous amener du pain. Nous avons terminé notre soirée en dégustant nos langoustes. 

 

vendredi 22 janvier 2010 mouillage de Ticantiqui

N 9025 2 W 78 28 9

 

Enfin une belle journée de voile , pres de 25 miles contre le vent , en partie au moteur car il fallait arriver avant 16 h .

Nous ne sommes partis que vers 10 h après avoir attendu sans trop y croire Deleone qui devait nous amener du pain, pour             attendre nous nous sommes baignés longuement dans de l’eau tiéde et qui devenait plus claire avec la baisse de la houle ( et du vent ) .

Nous étions partis pour mouiller à des cayes à 2 miles au nord , mais la houle était forte et nous avons renoncé, pour aller vers l’ouest direction Niadup, avec un vent pas très fort 10 nœuds mais pile de face . Nous avons louvoyé un peu , mais cela n’allait pas très vite alors nous avons du finir au moteur , car nous préferrons voire les cayes en entrant dans les mouillages . Nous sommes donc arrivés vers 15 h 30 , après 3 autres bateaux qui étaient aussi à Snug Harbour . Le mouillage est venté , mais protégé de la houle si on s’avance suffisement vers le nord ouest .

 

Samedi 23 janvier

 

A 9h Aquilino est venu nous voir pour encaisser la taxe de séjour : 5 usd . Il nous a proposé de remplir noos jerricans d’eau chez lui , juste en face du bateau . Nous y sommes allés et fait deux navettes pour ramener 110 litres d’eau , les coffres sont de nouveau plein. Evidement sa femme, Iphigenia,  nous a montré ses molas et nous en avons acheté un , bien fait pour 20 usd .Puis nous nous sommes promené dans le village avec Aquilinio, joli village avec peu de béton ( quelques commerces et les églises catholique, mormons et baptiste et l’école ) Le village compte 1000 habitants et comme c’est les vacances scolaires il y a beaucoup d’enfants qui vivent à Panama qui sont chez leurs grands parents. Aquilino a chez lui 10 petits enfants qui parlent plus espagnol que kuna. Au retour nous faisons une séance photo pour ceux des petits enfants qui veulent bien se faire photographier , les filles ado bien entendu refusent en gloussant . Nous glissons le mola dans un sac , il ne faut pas le montrer ! il semble que la vente des molas aux visiteurs soit officielement interdite , mais largement tolérée si elle n’est pas ostentatoire

L’ après midi nous débarquons en annexe prés de l’aéroport ( quasi desaffecté , car les kunas utilisent maintenant la route qui va a carti ) . Et nous prenons le chemin très bien tracé qui part tout droit à l’intérieur. Un monsieur nous dit qu’il va au cimetière , puis au rio . Le chemin sui en fait l’arrivée d’eau. En une demi heure nous arrivons au cimetière bien entretenu , curieux mélange de croix chrétiennes et d’offrandes kunas : assiettes et ustensiles de cuisine et pour le sahila une coiffe de plumes et beaucoup de plumes isolées. Puis nous poursuivons le chemin qui suit de loin le rio . C’est un paysage de champs abandonnées , que la foret reconquière . Il y a aussi beaucoup de manguiers ( saison mars , avril , hélas ) . Nous retournons lorsque le chemin arrive à un gué avec pas mal d’eau .

Au retour nous allons livrer les photos , donner des lunettes de soleil à un albinos ( nb les albinos sont relativement nombreux aux San Blas et évidement ils souffrent du soleil , la petite fille avait les bras tout ulcérés et les yeux presque fermés) . Nous saluons la famille et repartons avec une invitation pour la fete de la révolution le 25 et 26 février.

 

Dimanche 24 janvier mouillage de Tigre

N 9 25 9 W 78 31 4

   

A 9 h 3 0, nous partons sous génois pour Tigre , à 2 miles à l’ouest . Bien que la houle se soit calmée , les cayes sont encore bien visibles . Nous entrons sans problème par la passe est . Nos voisins de Ticantiqui y sont , il y a aussi  Zen , . Après les salutations , nous descendons tenter de payer la taxe , mais le bureau est fermé ; nous visitons le village qui a un peu changé , il y a maintenant des maisons en dur et toutes , y compris les cases , ont un panneau solaire monté sur un piquet . Il n’ y a pas de pain à la boulangerie , car il n’y a pas de farine , par contre les dames déballent leur molas et AM en achète un : 10 usd . bien pour le prix.

L’après midi nous allons faire du snorkel sur la caye derrière nous . L’eau est claire, les coraux sont beaux et variés mais il y a très peu de poissons.

 Le soir nous allons manger au restaurant des cabanas , nous y retrouvons les équipages de lotus bleu d’un bateau québécois, et d’un bateau jaune .

Puis nous assistons à la projection d’une video sur la fete de la révolution de 2008 , un peu long mais amusant a cause des remarques des kunas présents .La date de la prochaine fete est le 25 février, nous sommes invités.

 

Lundi 25 janvier mouillage de Nargana

 

Nous partons les premiers de Tigre , sans avoir pu payer la taxe de séjour. Nous arrivons à Nargana en prenant la passe de l’aéroport pas difficile finalement . Il n’ y a que 7 bateaux au mouillage . Nous descendons rapidement au village et nous sommes acceuillis par notre vieille connaissance Frederico Gonzales, qui pilote aussi une américaine pour faire les courses . Manifestement les affaires marchent pour lui, car il a un air de bonne santé. D’ailleurs ses fils sont actuellemnt en visite à Paris . Dans sa case il a une bonne télé . Le village aussi a changé : encore plus de maisons en dur , des télés un peu partout ( nb il y a depuis longtemps un groupe électrogène pour le village) ; les femmes ne portent plus de molas et beaucoup de gens et meme de femmes parlent espagnol .Comme le disait le monsieur de Tigre , les gens de Nargana ne savent plus si ils sont kunas ou ladinos. Mais nous pouvons faire des courses prsque complétes : il y a des tomates en abondance , des légumes divers , et meme du sopalin .Nous refaisons le plein de bière au magasin de la sahilatura ( mairie ), qui semble le seul habilité à en vendre . ( a Tupile aussi il y avait un magasin de la mairie) .

En début d’après midi Frederico nous livre du fuel et de l’essence , puis nous partons faire un peu d’annexe sur le rio , la barre de la sortie en face le pont est difficile à passer : plus de 50 m a trainer l’annexe en marchant dans la vase molle . Ensuite le rio est large ( plus de 100 m ) et traverse une cocoteraie avec des morceaux de foret. Nous avançons jusqu’à la panne séche, ce qui nous a conduit jusqu’à une berge ou viennent boire des petits oiseaux multicolores : des jaunes et noir , des tout rouge et un tout bleu ; mais les iens iens sont aussi présents et nous repartons après avoir rempli le réservoir ; Effet de la nouvelle essence , le moteur marche mieux et fume moins .  

 

Mardi 26 janvier mouillage de Cangombia.

N 9 28 5  w 78 42 5

 

Enfin une belle sortie sous voile , avec un vent de 15 nœuds et une mer plate , au bon plein .

Nous n’avons cependant navigué que moins de deux heures pour aller au mouillage de Cangombia que nous aimons bien . L’entrée du mouillage à un seuil à 2 m qui dissuade beaucoup de venir et il y a peu de monde ( nous sommes finalement 5 bateaux mais le mouillage est grand ) . ( nb il y deux iles avec des cocotiers, , un lagon sous le vent et une barrière de corail affleurante par endroit , le mouillage est profond de 2 m à l’est et de 13 m à l’ouest , mais il y a encore de la place sous l’autre ile)

L’après midi nous avons fait un long snorkel sur le coté est de l’ile. Jusqu0 des poteaux il y a peu d’eau , mais nous avons vu une petite langouste, puis près des poteaux , une grosse patate abritait un requin nourice qui s’est laissé photographier . Nous avons continué vers le nord , da,s la passe pour arriver à un beau tombant : des coraux varies et non plus seulement des coraux de feu , des coraux souples , et des poissons , enfin ! l’eau était claire ? QUE DU BONHEUR ; pour finir , prés de la pointe nord est du reef , nous sommes tombés sur un banc de carangues jaunes et franches , et sur un gros baliste bleu. Du coup nous refairons du snorkel demain autour de l’ile.   

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés