Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 16:15

Bulletin n 4

envoye de panama enfin 

Lundi soir  28 décembre

Mouillage de l ile fuerte

 

Hier petite catastrophe , la carte mère de l ordinateur principal a lâché, ce qui nous prive des mails      par iridium, rend difficile l utilisation d e l ordinateur puisque le vieux gericom marche mais avec un clavier déporte, et de plus nous a fait perdre le journal de la semaine passée que je vais donc résumer ; j avais fait 4 pages de très belle prose

 

Mouillage de la Cienaga de Cholon , samedi 19 et dimanche 20

 

Nous avons quitté Carthagène après avoir fait le plein de vivres, d’eau et de fuel, ne sachant quand nous aurons l’occasion de le refaire, direction les iles colombiennes du sud .

Nous avons rallié la cienaga de Cholon ( cienaga veut dire plus ou moins lagune ) au moteur le vent étant quasi nul . Le mouillage très grand et très beau était occupé par 8 bateaux , mais il y avait de la place pour nous dans une crique presque isolée  . Le dimanche nous avons été mangé sur la petite plage qui se trouve à l’entrée de la lagune , occupée par de petits restaurants sommaires . Le dimanche surtout , les gens viennent se Carthagène en lanchas pour déjeuner et se baigner ;. Il y a une ambiance sympathique , même si il y en avait moins qu’il y a 4 ans , mais nous étions en janvier et les gens sont vraiment en vacances du 2 janvier au 15 janvier. Nous avons déjeuné d’un poisson grillé ( menu unique sauf a choisir une langouste , mais nous les avons trouve trop petites ), assis sous les palmes , à cote des cuisines mais devant la mer . Nous aurions pu choisir de déjeuner assis dans l’eau , sous des parasols de paille . prix pour deux pargos ( 4 à nous deux ) et 5 bières : 60000 pesos

 

Nb navigation

Les canaux d accès ne sont plus balisés comme dans la carte remise au club nautico, il manque beaucoup de bouées ; seules sont encore là celles qui sont juste avant l’entrée . En passant au nord de l’ilôt periquillo puis en allant plein sud nous sommes passés par des fonds de 2 m sur du corail. Il semblait y avoir encore deux boues coté est de cet ilot

Pour entrer il suffit de serrer à gauche, tout prés de la rive il y a de l’eau ;

 

Mouillage de Rosario lundi 21  mardi 22 et mercredi 23

 

Mardi matin , nous avons fait au moteur les 5 miles qui séparent Cholon des iles Rosario . Après un essai pour prendre la passe est qui conduit du sud de l isla grande à son nord, nous avons renoncé devant un seuil a moins de 2 m et le balisage nous paraissait curieux ; nous avons été mouille au sud de l isla navale , après un passage un peu délicat sur un seuil , en dépit du balisage , mais le balisage doit etre fait pour des bateaux moteurs sans tirant d’eau .

Le site est joli mai le snorkel est un peu décevant : eau pas très claire et peu de poissons. Nous avons plongé à la passe d’entrée puis sur la platière au sud de l ilsa navale le long du chenal qui se glisse entre l isla navale et l’isla grande .

Le lendemain nouveau snorkel, puis le vent s’est levé , un ^peu , du sud ouest , levant un clapot désagréable . Nous avons donc été dans le chenal ci dessus , et nous avons mouiller entre la base militaire et un restaurant . Nous avons repére à cote de ce restaurant le débarcadère et ce qui semblait un chemin  partant dans l’ile ; Nous avons donc été l après midi explorer l intérieur de l’ile. Eh bien , cette ile que nous croyons un repaire de milliardaires est en fait une ile agricole avec des bois et des champs maintenant  en friche , des sentiers ombragées , et des petites cases le long des chemins. Un gamin  nous a emmené au village principal Oriqua , village avec des cases un peu soignées , une grande place et une aire de combat de coqs. Nous sommes aussi passés devant l’école et le futur terrain de foot.

Un cata nous avait suivi pour éviter le clapot , nous sommes passés leur dire bonjour et nous avons passé la fin de l’après midi a discuter avec Bob et Martine ( bateau leopard ) .

Le lendemain, nous avons profité de l’absence de vent pour aller sur la côte nord . Les chenaux qui permettent d’éviter les bancs cde corail sont bien balisés et nous avons pu longer toute la côte nord . Il y a quelques grandes villas, presque toutes inoccupées et certaines manifestement à l abandon. Nous avons mouillé à l’anse de las mantas ( n 10 10 9  w 75 44 27 ) devant un débarcadère . Nous avons eu la visite d’un sculpteur local qui a réussi à vendre a AM deux petites statues de pierre et qui nous indiqué que nous pouvions utiliser ce débarcadère pour aller à terre et suivre le chemin jusqu’au village . C’est ce que nous avons fait après un snorkel un peu décevant sur la barrière de corail située devant le bateau , un passage prés de la bouée permet d aller à l’extérieur là ou l’eau est un peu plus claire , cette plongée n a été sauvée que par la première vision d’une crevette de Pederson tapie dans une anémone. Donc nous avons pris le chemin et à peine 50 m après le rivage nous avions a choisir entre partir a gauche ou a droite ? BING  on est parti à gauche et nous ne sommes jamais arrives au village . Mais on a fait une belle ballade au milieu des bois et des champs en friche. Les gens que nous croisions nous saluaient gentiment. quelques cases et des petites tiendas longeaient le sentier, des gens somnolant tranquillement sur le seuil. L ile n’est pas riche, mais les gens ne se ruinent pas la santé au travail.      Nb il y a 900 habitants sur cette ile.

De retour au bateau, le vent s’était levé du nord ouest rendant le mouillage clapoteux . Nous sommes donc repartis pour notre premier mouillage , mais une musique très forte nous en a chassés ; nous sommes donc retournés dans le chenal ; la musique étant à un niveau plus raisonnable et nous avons passé une nuit tranquille

 

Archipel de San Bernado jeudi vendredi et samedi

 

Cet archipel se situe à 25 miles au sud des iles Rosario ; c est un vaste plateau avec des fonds de 5 m environ, parsemé de bancs de corail, d’ilots et d’iles . Nous avons  d abord mouillé sous l ile la plus grande et la plus nord : Tintipan. ( n 9 47 2 w75 51 21 ) devant une une anse peu marquée au bout sud ouest de cette ile. Nous étions passé devant une toute petite ile : Islotes , entièrement couvertes de petites maisons , car nous avions envisagé d’y aller passer le réveillon de noel , mais l aspect sale et miséreux des bâtiments nous en dissuadé. Nous avons donc réveillonné au bateau, sous la protection d’un garde côte colombien.

Les 2 nuits ou je suis monté sur le pont (faire pipi) , j ai été eclairé par un projecteur de ce bateau ; la veille doit donc etre effective.

Le vendredi nous avons fait une balade en annexe dans la grande lagune qui s ouvre à l’ouest de l’ile , on doit pouvoir y mouiller à l abri de la houle , mais peut etre pas des moustiques.

Sur les rives de mangrove de cette lagune il y a quelques villas qui semblent là aussi pour la plupart vides voire abandonnées, ce qui est le cas aussi des 4 grandes villas de la cote sud.

Puis nous avons fait un peu de snorkel dans une eau chaude ( 30 degrés) . Pas grand-chose à voir ; il y a vraiment peu de poissons, et d’ailleurs il n y a pas non plus d’oiseaux de mer , ni de pêcheurs mais tremper dans une eau à 30° le soir de Noel ne manque pas de charme. En fin d après midi le cata Maat de Marie et Bernard est arrivé ; nous nous suivons depuis Cabo di vela..

La météo ne prévoit pas beaucoup de vent , aussi le lendemain nous nous contentons d aller  mouiller juste à côté à Mucura ,( S 9 46 7 W 75 52 3 ), assez grande ile ou vont les lanchas qui amènent des touristes pour la journée a partir du continent. Nous avons mouille sur la cote sud, ente la petite plage de sable à restaurants locaux et le petit hameau de pêcheurs de l’extrémité ouest.

Petit snorkel sur la caye en face de la plage là ou vont les locaux ; eau peu claire et pas beaucoup de poissons et en plus du courant. Nous faisons un petit tour en annexe , mais malgré le peu de vent il y a du clapot dès que nous sortons de le cote sud, nous nous contentons d’une petite marche le long de cette cote entre le hameau de pêcheurs et la plage ; l’ile est très basse avec des lagunes ou marécages à l’intérieur .

 

Nb navigation/

  les canaux sont bien balisés et conformes au plan, pour aller du sud d’islote à Mucura il faut passe au nord ou au sud d’un banc de corail bien visible si on a le soleil dans le dos .

Les bancs de coraux de la pointe est de Tintipan s’étendent assez loin de la côte , nous avons coupé sans le faire exprès sur des fonds de 3 m .La cote sud est accore.

 

Ile de Fuerte dimanche et lundi

Nous sommes partis vers midi de Mucura direction Sapzuro , dernière petite ville colombienne avant le Panama  en même temps que Maat  pour une nuit en mer (120 miles) mais il n y avait pas de vent et après avoir dépassé le grand plateau ( fonds de 5 à 8 m )  Maat et nous avons décidé sans concertation de couper court à cette navigation au moteur pour s’arrèter a l ile de Fuerte , peu en dehors de la route directe.

Merci à Eole de nous avoir permis de découvrir cette jolie ile corallienne, assez grande( un cercle de 3 kms de diamètre ) et un peu haute : 30 m .A notre arrivée , nous avons été accueilli par une lancha rouge conduite par John qui nous a fait mouille devant le centre de la   petite ville , au large des barques locales. John nous propose des poissons : un kg de petites bonites pour 10000 pesos, et du fuel ( livré le lundi matin 10 gallons pour 80000 pesos ) ; Une autre lancha, celle de Cleider, nous a invité à son restaurant , rendez vous a 18 h 30 .

Nous y avons été et diner d un pargo grillé à la lueur d’une chandelle, nous étions dans le seul restaurant de la plage à ne pas avoir une ampoule électrique. ; nous étions d’ailleurs les seuls clients de la plage ,les colombiens venant passé la journée pour repartir sur le continent en fin d’après midi (2 h en barque à moteur)

La petite ville vue de la mer semble propre, il y a des lampadaires , et sur le port un bar qui dispose de bons baffles avec une musique très forte ,une spécialité colombienne .    La plage de sable se trouve à la point sud est, environ 200 m et tout le fond de cette plage est occupée par des restaurants de paille, dont celui de Cleider.

Lundi après la livraison ponctuelle du fuel , nous sommes descendus marcher à terre ; la nuit avait été un peu houleuse et musicale ( jusqu’à une heure du matin). Le vent léger de sud ouest ( mouillage protégé ) avait fait place pour la nuit à un vent de 10 nœuds d’est qui levait du clapot. Le vent est retombé en tournant à l ouest vers 9 h . La musique elle est repartie.

Nous avons faits une très longue ballade dans l’ile ; la petite ville est propre avec des rues rocailleuses ( il n y a pas de voitures ) . Les maisons sont de petites villas bien peintes . Sur le plateau, après le château d’eau bien visible, débute la campagne. Prés du stade de foot, se dresse un immense ceiba ( banga ), de plus de 5 mètres de circonférence , c’est l une des célébrités de l’ile avec l arbol qui camina (l’arbre qui marche ),un immense ficus .La campagne est sillonnée de sentiers ombragés , entre les haies de barbelés  délimitant des champs qui semblent presque tous à l abandon. Il y a cependant quelques prairies avec de belles vaches, des cocotiers ,des manguiers…Ici ,les  gens se contentent de cueillette. Ici et la , il y a encore des cases de palmes habitées. L’ensemble a beaucoup de charme.

Nous avons déjeuné avec Maat chez Cleider. Il y avait une cinquantaine de touristes colombiens dans les restaurants. puis nous avons refait une petite promenade ,pas très pressés de retourner sur notre balançoire écouter de la musique pas toujours locale ( nous avons écouté plusieurs fois Aicha ! une scie à la mode ,semble t il) .

 

Mardi 16 h ile Fuerte

 

            Ce soir nous partons vers Sapzuro, le vent n’est pas très fort , mais nous sommes saoulés par la musique et aussi par le clapot de la nuit ; le vent s’est orienté au nord nord est et nous ne sommes pas protégés pour des vents de cette direction.

Ce matin nous avons fait une grande promenade le long de la côte est jusqu’à la pointe sud.

Cette cote est assez touristique, bien que le sentier d’accès soit sommaire, il y a des belles plages calmes ( avec le vent du jour ) , et des cabanas :petits  hôtels à bungalows. Le sentier passe entre des cocoteraies à l‘abandon. Il semble bien que l ile ne vive plus que du tourisme, quoiqu’il soit encore embryonnaire. Aujourd hui il n’y a pas eu beaucoup de barques à touristes et les restaurants de la plage n ont pas fait d affaires.

 

mercredi 30 décembre 2009 : mouillage de Sapzuro

 

            Finalement notre navigation de nuit a été rapide, trop rapide même . Malgré un génois très enroulé et une gv avec un ris, à  une heure du matin nous n’étions plus qu’à 25 miles du but et nous ne voulions pas y entrer de nuit , n ayant aucune carte du coin.

Nous avons roulé le génois , puis affalé la gv pour réduire la vitesse à 2 nœuds ; avec la houle de travers le bateau n’était pas très confortable . Finalement nous avons réussi a n’arriver dans la baie que vers 7 h . Le décor est magnifique , ce sont de hautes montagnes très pentues et couvertes de forêts qui enserrent la grande baie . Au fond il y a un petit village et deux débarcadères. La partie est du mouillage était déjà occupée par 10 bateaux , avec une amarre à terre et cela ne nous laissaient pas de place ; nous avons été mouillé devant le débarcadère non sans avoir touchoté deux blocs de corail à peine visibles car l’eau n’est pas claire. Le mouillage sera donc à peine plus confortable que celui de Fuerte ; de plus il y a de nombreuses vedettes de touristes venant de villages plus au sud qui nous frôlent à pleine vitesse .

            Nous avons été faire un tour à terre et sommes montés par un sentier jusqu’au mirador ; il est situe au col qui sépare Sapzuro du village plus au sud ( presque une heure de montée) ; Le point de vue est splendide , mais le mieux c’est encore la promenade dans la grande forêt. car manifestement le climat ,ici, a changé ; autant la cote colombienne était sèche , autant cette cote est humide , et le soleil a du mal à percer les nuages.

Le village n’a que peu d’intérêt ,  c’est un ensemble de petites maisons et d’hôtels rustiques .Ce n’est qu’un village pour le tourisme , sans âme et sans charme , et il n y a même pas de tienda pour se réapprovisionner. On nous l’avait pourtant présenté comme un petit ST Trop , ce qui nous avait incité à y descendre faire le réveillon !!!

 Nous allons donc quitter la Colombie et irons plus long, cette fois ci aux San Blas 

 


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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 16:57

ps

j avais oublie les photos de carthagene qui sont dans l album 200912carthagene
l ordre de classemnt des albums est un peu bizarre , c est la vie


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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 21:34

Bulletin n 3

 

samedi 5 décembre 16h

marina du club nautico

 

            Ca y est notre séjour à Carthagène a vraiment commencé ce matin.

            Hier matin , nous avons pu avoir une place à la marina , nous avons récupéré les papiers du bateau , nous avons commencé à faire des courses de boissons et notamment d'eau gazeuse , car nous buvons actuellement plus de 3 litres par jour , dont un bon tiers repart presque immédiatement en transpiration. L'essentiel est donc fait; les vacances recommencent.

 Puis le soir nous avons été prendre l'apéro sur le bateau Holiday de Daniel et Bersika pour leur expliquer que le retour sur St martin n'était pas si difficile que l'on le dit , ils sont en effet de St martin et hésitaient à y retourner.

            Aujourd'hui' hui grande balade dans Carthagène, tout d'abord à l'agence de voyage pour avoir des renseignements sur le trek dans les montagnes : ça a l'air super et pas trop difficile. Puis recherche du cadeau d anniversaire d'Anne Marie qui rajeunit d'un a n ce jour. Après 3 bijouteries nous avons abouti à celle ou nous avions conclu, il y a 4 ans et je me suis décidée pour un très joli collier,reproduction d'un bijou précolombien. Il était l'heure de déjeuner ; nous avons été dans un restaurant moyen avec une clientèle de jeunes colombiens , repas moyen pour 10000 pesos ( rue dos ayos à coté du bistro qui de l'extérieur ne nous pas inspiré); à ce prix ce ne peut être du 3 étoiles.( rappel:10 dol = 18000 pesos) Puis nous avons repris notre errance au travers des rues . Le centre historique nous a paru encore plus beau qu'il y a 4 ans , plus propre, plus pimpant :maisons coloniales aux balcons débordant de fleurs,églises assez sobres ,beaucoup de jardins le tout cerné par les remparts en bord de mer .Il y a  toujours autant d'activité et nous ayons eu la chance que ce ne soit pas un jour à bateau de croisière. Le centre historique n 'est pas un musée ,  n'est pas  seulement une attraction touristique , c'est aussi un lieu de vie ou les locaux habitent et travaillent.

 

Mercredi après midi

            Nous commençons à bien connaître le centre de Carthagène , qui n'est pas très grand : à peu prés 1 km sur 500 m .Nous partons en général le matin vers 9 heures , il fait déjà chaud , nous nous baladons jusqu'à 13 H pour aller déjeuner et puis nous rentrons au bateau faire la sieste.

Nous avons réussi à visiter presque tous les musées :Le musée Pedro Claver( religieux au 17° siècle protecteur des esclaves) est à coté de la cathédrale , c'est un ancien monastère   avec de petites collections d'objets  d'art religieux colonial. Le musée de l'or est petit mais détient une belle collection d'orfèvrerie Sinus( cf ps ), en or évidemment  Le musée de l'inquisition est lui aussi dans un beau monument mais il y a peu de choses à voir. Nous sommes aussi entrés dans les 5 églises , l'extérieur est très simple: de gros murs sans ouvertures;l''intérieur est sobre , avec un beau plafond en bois sculpté.

            Carthagène a donc peu de richesses architecturales ou museographiques , mais ses rues animées ou calmes ont un très grand charme. Nous nous y sommes promenés des heures sans nous lasser à regarder les balcons en bois tous fleuris .et aussi les échoppes des vendeurs ambulants qui proposent des jus de fruit , de l'eau ou des boissons gazeuses, des lunettes , des fruits , des montres, de la vaisselle , des beignets de banane ou d'autres sortes , des points appels téléphoniques ( en moyenne 150 pesos l'appel) et dans la matuna ( un quartier ) des réparations de toutes sortes de petits matériels

Le midi nous avons mangé dans un restaurant proposant la comida del dia : une soupe, puis un plat et quelque fois un fruit le prix moyen est de 5000 pesos , nous avons aussi déjeuné rue santo domingo au restaurant « el viniculo « avec un menu du jour à 13 500 pesos de  bien meilleure qualité que la veille et un très bon service. Tous les restaurants proposent aussi des plats entre 25000 pesos pour les moins chéres à 35 000 pesos pour les plus chers . Nous irons dans un beau restaurant un soir , mais à voir la langouste qu'une voisine a mangé au viniculo ( prix 45 000 pesos ) il faut avoir très faim pour finir son assiette.

Nous avons aussi fait presque le plein en provisions et surtout en boissons , nous avons été porté le bimini à réparer a Benjamin Herrera qui nous avait réparé la voile , il y 4 ans et fait remplir la bouteille de gaz vide;

            Nos amis d' Amaleo ont pris leur temps pour venir de Rodadero, puisqu'ils ne sont arrivés que lundi après midi; du coup nous partirons seuls demain pour la balade à la ciudad perdida(ville précolombienne perdue dans la jungle )car ils avaient des travaux à faire faire avant de bouger

 

Ps La Colombie pré colombienne

l'Amérique précolombienne ne se résume pas aux mayas, aztèques et incas . En Amérique centrale il y a eu aussi de nombreuses et brillantes civilisations toutes éteintes ou en grand déclin au moment de l'arrivée des espagnols

Les Sinus occupaient la région autour de Carthagène d' ou le musée qui leur est consacré , mais il y au moins une dizaine de civilisations qui ont laissé des vestiges

La ciudad perdida ou nous allons demain est une cité tayrona , peuple qui habitait sur les contreforts de la sierra de Santa  Marta. Ils avaient un très haut degré d'organisations ; leur routes et canaux dans la montagne n'ont pas souffert après des siècles d'abandon. Ils étaient des jardiniers écologistes bien avant l'heure

Décidément notre enseignement historique est encore très gaulois , peut être qu'avec les suppléments d'heure , il s'élargira un peu . ( ps j'en doute évidemment car j'ai été horrifié par un livre d'histoire de 6 ème , dont prés de la moitié du livre est consacré à la naissance des religions  li ( juive, chrétienne et musulmane ,) ;

ps 2 le musée de l'inquisition montre quelques objets de torture des bons catholiques de 16 ème siècle et rappelle  les horreurs dont ils ont été capables °

 

mercredi après midi 16décembre

                        Nous sommes rentrés hier soir de notre trek en forêt , épuisés et contents ou plutôt très épuisés et très contents; nous avons marché pendant 5 jours dans une chaleur moite, avec des dénivelés importants et des pentes raides , en moyenne  6h par jour; le dernier jour après 7 h de marche dont deux heures de montée , nous avons fini difficilement. mais les paysages traversés sont magnifiques. La Sierra nevada de Santa Marta culmine à plus de 6000 M  et les vallées sont donc très impressionnantes par leur amplitude, plus de 1000 m entre les sommets et le rio qui coure au fond de la vallée.

            La cité perdue a été redécouverte il y 45 ans par des quaqueros ( pilleurs de tombes amérindiennes ); Très vite devant l'ampleur des découvertes , le gouvernement a été alerté et a décidé de sauvegarder le site . Il s'agit du centre spirituel et politique des indiens tayronas, dont la civilisation a duré prés de 1000 ans  sur les pentes de la Sierra nevada. Au coeur de la montagne prés de 1500 personnes vivaient là en communion avec la nature . Les chefs et chamanes y étaient enterrés, dans des urnes funéraires , le corps recouvert de bijoux d'or.

Pour réussir à établir la cité, les indiens ont édifié à flanc de montagne un ensemble de terrasses , reliées entre elles par des escaliers. Sur ces terrasses étaient construites des huttes en bois dont évidemment il ne reste rien ,si ce n'est le socle circulaire de pierre . L'accès à cette cité est possible par un escalier de 1200 marches  montant à partir du rio jusqu'au centre de la cité: au total 300 m de dénivelé.

Quand après 2 jours et demi de marche difficile et la montée de cet escalier on découvre les terrasses de ce centre spirituel , l'effet est formidable.

Le récit détaillé de notre exploit est relaté ci après , notre programme est de partir samedi après avoir terminé l'approvisionnement pour une longue période sans magasins et sans internet Le prochain bulletin ne sera envoyé qu'à Colon , au Panama,dans deux à trois mois

Nous vous souhaitons donc a tous de bonnes fêtes et une bonne année 2010 ;;; et que la france gagne le mondial ???

 

 

Récit détaillé de ces  6 jours   le lecteur pressé pourra  sauter  ce récit de notre « aventure »

.           Nous sommes partis de la marina, le jeudi matin, à 7 H 30 précises par un mini bus puerta a puerta . Le mini bus ramasse 10 personnes à leur domicile avant de partir vers sa destination; Nous étions les troisièmes à monter , nous ne sommes partis de Carthagène qu' une heure plus tard, après avoir visité Boca grande, la ville nouvelle de Carthagene;  après  un tour dans les faubourgs de Baranquilla pour y déposer 5 personnes , nous sommes descendus du bus , pour en attendre un autre allant à Santa Marta. 1H 30 plus tard nous quittions Baranquilla après une longue visite de la ville pour y chercher les  autres clients. Baranquilla est une ville sans charme , très animée avec de magnifiques embouteillages de taxis jaunes et de bus de toutes les couleurs., il y très peu de voitures particulières. Après une heure de route nous sommes arrivés à Santa Marta ou le chauffeur nous a confié à un taxi pour aller jusqu'à la petite station balnéaire de Taganga ou l motel était réservé. Taganga se situe à  5 kms de Santa Marta au fond d'une grande baie. C'est un centre de plongée avec au moins 6 clubs; mais aucun autre interet , la plage est moche. L'hôtel la casa de felipe ne nous paraît pas recommandable; nous avons ete logé dans une cellule de béton , très chaude munie d''un ventilateur qui n a que peu fonctionné en raison d'une panne électrique ( fréquentes selon des habitués ) de plus notre chambre donnait sur l'espace de repas ou des gens ont discuté jusqu'à la panne d'électricité . Tout ce peu de confort pour 70000 pesos .

            Vendredi matin un des organisateurs est venu nous chercher: . Après  une heure de route et une heure et demie de piste de montagne en 4-4 nous sommes arrivés au petit village de Machete de pelaos  Un autre groupe est arrivé et nous nous sommes retrouvés à 14 pour deux guides:Edwin, José et un cuisinier: Luis. Les 12 autres étaient des jeunes de moins de trente ans , ne parlant qu'anglais , les contacts avec eux ont donc été rares car nous étions de vieux français parlant une langue incompréhensible

A une heure , nous sommes partis sac au dos pour la première étape , temps prévu 4 heures , nous nous avons mis 5 heures . En particulier une montée très raide nous a posé des problèmes de souffle Heureusement chacun marche à son pas  , donc nous étions tous seuls en fin de peloton ( très loin derrière ) montant à notre rythme dans un très beau paysage ( c'est la dernière fois que  je le dis car le paysage a toujours été très beau ), en particulier après la montée le sentier suit une arête  dominant les vallées. Le but de l'étape était un refuge, avec salle à manger à tables de bois, douches et  toilettes : le grand confort; L'organisation était impeccable avec une bonne cuisine faite sur des cuisinières traditionnelles en terre,et,bien sûr,au feu de bois. A noter un incident technique pour Anne Marie:Cette étape s'est corsée pour moi  à la suite d'un incident technique :la perte de mes semelles de chaussure de marche qui se sont décollées au bout de 10 minutes et j'ai donc continué sur la semelle interne! Sans José ,l'un des guides ,la balade était finie pour moi/.il a passé 2 heures à les recoudre aussi bien qu'un cordonnier professionnel!

            Samedi après la fin de la couture des chaussures d'Anne Marie nous sommes partis vers 9h 30 Nous avons commencé par une longue montée d'une heure pas trop difficile ,en traversant des fincas (petites fermes locales) et des herbages , puis au col nous sommes entrés dans la foret. Il y faisait à peine moins chaud; une heure de descente nous a conduit à un petit gué , puis nous avons cheminé à travers des espaces un peu cultivés par les indiens koguis; ce sont les descendants des  Tayronas  Ils vivent encore dans les montagnes assez isolés, parlant peu l'espagnol et ne cherchant pas le contact. mais certains acceptent de monter a dos d'homme , la nourriture pour les touristes; Ils vivent de façon semi nomade dans des huttes rondes à mur de pise et toit en palmes, ils ont plusieurs huttes qu'ils utilisent en fonction des cultures . Leur organisation est très familiale, et chaque famille vit assez isolée; Ils ne se regroupent que pour les cérémonies et moment important de la vie dans des villages spécialement réservé à cet effet . Dans ce village , en dehors des huttes familiales , il y a deux grandes cases pour les cérémonies , une pour les hommes et une pour les femmes . Les chamanes exercent un fort contrôle sur la population. Physiquement ce sont de vrais amérindiens , de petite taille ( peut être plus petits encore que les kunas ) vêtus d'une tunique et d'un pantalon blanc ; la tenue pour aller au village de Machete est immaculée mais celle de tous les jours est moins blanche. Ils ont les cheveux longs , les hommes portent des sacs tressés en bandoulières et les femmes des colliers seuls signes distinctifs entre la tenue des deux sexes. Nous avons traversé un village vide sauf un gardien  puis nous sommes arrivés à un deuxième refuge , situé sur le bord du rio Buritica , vers 14h 30  Les courageux ont été s'y baigner dans de l'eau pas très chaude  Ce refuge est plus petit que le premier ,il y a aussi des douches froides et des banos, mais la salle à manger est petite nous avons eu du mal à tous y trouver une place , d'autant qu'un autre groupe nous y a rejoint.

Le cuisinier et les guides se sont mis à la cuisine pour nous faire du riz au haricots. Nous avons dormi dans de vrais lits avec draps et moustiquaires.

            Dimanche matin , pas de grasse matinée : lever à 6H 30 , les guides et le cuisinier étaient levés depuis 5 h pour préparer des toasts pain et fromage . Ce refuge marque la fin du convoyage des vivres par des mules , après ce sont des koguis qui prennent le relais pour les monter au refuge n 3 , celui de la ciudad perdida. Le début du chemin est difficile: en fait il n'y a plus de chemin , mais un parcours sur des pierres à 100 m de vide  au dessus du rio, j'étais limite avec mon vertige .et le guide n'aidait qu'Anne Marie me laissant seul affronter ma peur  A prés 30 mn d'émotions nous traversons le rio et entamons une longue montée , très raide ; notre guide voyant les difficultés d'AM prend son sac.  Nous cheminons sur une crête montante , passons devant une hutte kogui réservée à l'extraction du sucre de la canne avec un moulin de bois à engrenage Après une heure de montée et un bref arrêt en haut de la montée à une, buvette tenue par une kogui , nous redescendons vers le rio en passant encore devant deux huttes koguis . Le chemin est barré quelquefois par des barrières de bois , que l'on escalade facilement grâce a des troncs obliques ou des marches sont taillées Ces barrières marquent les limites des fincas faisant un peu d'élevage

 La descente n'est pas uniforme , à chaque ruisseau à traverser il y a 20 m à descendre  puis à remonter .Nous arrivons enfin au rio , petite baignade pour ceux qui aiment l'eau froide , et première traversée sur les huit que nous avons à faire; le chemin suit les bords du rio en le traversant en fonction du relief et des guées possibles ; en cette saison sèche nous avons de l'eau jusqu'au genou et il faut faire attention en traversant car le courant est fort. J'ai alors apprécié la main secourable de notre guide ,ayant quelquefois de l'eau jusqu'aux  fesses

Au bout d' une heure nous arrivons au pied d'un escalier de pierres : plus que 1200 marches à monter et nous serons arrivé à la ciudad perdida  Heureusement l'escalier n'est pas rectiligne et tourne un peu, car sinon j'aurai eu le vertige , j'évite quand même de regarder vers le bas . Au bout de 902 marches nous arrivons aux premières terrasses de la cité , c'est un moment fort de joie et d'émotions . L'escalier se poursuit pour arriver à un ensemble de terrasses de pierre qui étaient les soubassements des temples . Encore un effort et nous arrivons vers 15 h au refuge n 3 . Ce refuge est petit et la salle à manger toute petite . Il n'a qu'une existence précaire car les koguis ne veulent pas que les touristes dorment dans ce lieu sacré , ils sont déjà obligés de tolérer la présence de militaires qui en assurent la garde . La soirée est fraîche , nous sommes à 1200 m et il pleut même un peu .

            Lundi matin ; le cuisinier nous prépare des beignets de fromage et de thon , avant de partir vers 9 h visiter le site avec les commentaires de l'autre guide Edwin qui pratique ce lieu depuis son enfance ,son père y ayant travaillé au moment des fouilles avant d'y être guide à son tour . Nous marcherons deux heures par des chemins dallés et des escaliers reliant des terrasses  Les terrasses des temples servaient aussi de cimetière aux chefs et chamans , ce sont elles qui ont été pillées par les guaqueros , les archéologues les ont remis en l'état . Depuis l'arrivée de l'armée , les fouilles ont été arrêtées car les koguis ne veulent pas que leur site sacré soit profané.

 A 11 h nous commençons le retour par la descente des 1200 marches ; AM bénéficie de la main de José .j'ai apprécié mais sans sac à dos c'est déjà beaucoup plus facile ,d'autant plus que pour moi ,les descentes sont toujours bien plus faciles que les montées. Moi je me débrouille tant bien que mal , juste derrière une canadienne qui a encore plus peur que moi , à certains moments la pente est si forte que je descends à l'envers. Nous arrivons au refuge n 2 vers 16 H

            Mardi matin départ pour nous à 7 h 30 après avoir petit déjeuner de toasts , la journée sera longue puisque nous faisons en une journée les deux premières , certes en bénéficiant de 250 m de descente à la place de montées mais il reste encore deux solides montées ; nous partons donc les premiers pour aller a notre rythme , heureusement sans sacs , car tous les sacs seront transportés par mules. Progressivement nous sommes doublés par tous les jeunes et nous finiront derniers comme d'habitude, exténues et heureux . Nous arrivons au village de départ vers 13h30 .

Après le repas nous reprenons la jeep pour Santa Marta . À l'entrée de la ville Jose et Edwin nous jettent dans un taxi direction le terminal de bus .il est 17H 30 A peine entrés dans le hall, nous sommes pris en charge par quelqu'un qui nous enmene au bon guichet , il y en a des dizaines , nous payons puis on nous prend les sacs et nous montons dans un car qui démarre aussitôt, il est presque vide , mais il ne le restera pas longtemps . A la sortie du terminal il s'arrête pour héler les passants et les invitera monter , ensuite il continue à petite vitesse , l'aide à la portière criant Baranquilla  A la sortie de la ville le bus sera presque plein. Arrivés au terminal de Baranquilla , l'aide prend nos sacs et nous conduit au prochain bus pour Carthagène , quelques minutes après le bus démarre . Nous arrivons à Carthagène à 23 h , après deux heures de route un peu dures à cause du froid dans le car et des cahots : nous étions à l'arrière sur les roues , et le revêtement des routes n'est pas très bon , en plus il y a de nombreux ralentisseurs .Un taxi nous emmène ensuite à toute vitesse au bateau , en roulant à plus de 100 KM/heures dans des rues heureusement peu fréquentées. Rude journée et nous retrouvons notre lit sur Luliberine avec le plus grand plaisir Malgré notre grande fatigue ,ce fut extraordinaire :les paysages ,le site de cette cité,la forêt,la gentillesse de nos guides,...un grand moment dont nous nous souviendrons longtemps


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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 15:16

Bulletin numéro 2

de Curaçao à Carthagène

 

fin de séjour à la marina

 

            Mercredi soir nous avions bon espoir de partir samedi matin ;eh  bien cela a été réalisé de justesse.

Le peintre n'est revenu travailler que le jeudi après midi et a passé dans la foulée un peu d'époxy , la couche de primer et une couche d'antifouling. Nous en avons profiter pour retourner au super marché acheter de nouvelles boissons , car nous avons une consommation très importante d'eau ,en particulier d'eau pétillante,puis, dans l'après midi nous avons été nous promener jusqu'au centre ville , une grosse demie heure à pied

Le centre était plus animé que  le dimanche , avec de nombreux touristes de deux paquebots de croisière venus en foule faire des achats ,  pourtant la plupart des magasins ont des vitrines qui n'incitent pas à l'achat.  Elles sont encore plus ringardes que celles des boutiques de mode draveilloises.

Vendredi matin en insistant j'ai pu obtenir que le peintre finisse sa deuxième couche pour une mise à l'eau en fin d'après midi. Nous sommes donc partis faire les formalités de  sortie à l'immigration , les gens de la marina disant qu'il était inutile d'aller à la douane . Nous les avons cru , car cela voulait dire qu'ils n'avaient pas fait le renouvellement du séjour , nous rendant passible de fortes amendes . L'immigration s'est bien passée et nous avons même pu aller aux autorités du port obtenir le droit de mouiller dans  la baie de santa cruz au nord de l'ile.

À peine rentrés , nous avons été mis à l'eau à toute vitesse , le bateau en désordre .Notre mise à l'eau impossible à programmer, selon les responsables était devenu urgente. Anne marie a été pleurer pour obtenir une place à quai ,Elle a été très mal reçue : il a fallu aux autorités une demie heure de palabres pour qu'elle obtienne de se mettre à couple d'un autre bateau . Pour comble à la fin , un de ces messieurs qui l'avait laisser s'escrimer en anglais , lui a déclaré dans un français parfait que nous n'avions pas réservé. Décidément l'accueil de cette marina est très mauvais au moins pour les français à petit bateau . Ils doivent préférer les catamarans de 50 pieds et plus qui occupent plus de la moité de l'espace mais paient davantage.

Par contre la facture est la plus chère que nous ayons eu : 21 h de peinture facturées à 20 usd l'heure alors que le peintre n'en a effectué au plus que 12 heures plus une facture de peinture de 1100 usd pour 1 gallon de primer et 3 gallons de sea hawk ( antifouling) . Nous n'avons pas vu si il y avait des reste de  peinture.

Enfin le  bateau a été mis à l'eau , le moteur tourne , celui de l'annexe aussi même si le ralenti ne va pas bien . La jauge de diesel ne marche plus ,ni l'anémomètre.

 

Samedi soir baie de Santa Cruz   Curaçao suite et fin

A  8 heures nous avons dit au revoir à nos voisins pour aller mouiller dans la darse voisine pour gréer le génois ,ce que nous n'avions pu faire étant à couple c'un autre bateau et mal orienté par rapport au vent Tout s'est bien passé jusqu'à ce que le génois soit hissé mais  celui ci dans une claque de vent envoie le capitaine à la mer . Malgré un joli plongeon arrière AM a été bien éraflée au menton et un peu choquée.

Néanmoins comme un gros bateau se préparait à sortir , nous sommes partis dans la foulée pour profiter de l'ouverture du pont flottant.qui ferme l'entrée du canal de Willemstadt, Anne marie étant un peu dans les nuages.

Nous avons ensuite longé la côte jusqu'à la baie de Santa cruz sous génois seul bien enroulé. C' est une cote de falaises corallienne avec, de temps à autre ,des zones de villas surtout prés de Willemsdadt

Après un  gigantesque dépôt pétrolier l'arrière pays devient plus sauvage , et la baie de Santa cruz bénéficie d'un environnement agréable .Il y a une jolie plage avec quelques paillotes, une mangrove en arrière plan, des collines couvertes de maquis autour et des falaises coralliennes sur les cotés.mais elle est très ventée, les collines canalisent le vent , heureusement la mer est plate et nous y avons passé une bonne nuit

J'ai fait un peu de snorkel , les fonds sont moyens .

 

Lundi après midi mouillage du Cabo de vela

12 12 N  72 09 7 W

Nous sommes en Colombie . Le voyage s'est très bien passé avec un bon vent d'est de 20 noeuds environ  qui nous a permis d'établir notre record sur 24 heures : 190 miles soir presque 8 noeuds de moyenne . Évidement la mer était un peu formée et le bateau roulait un peu. Comme le bateau ne peut avoir ses deux voiles en vent arrière , nous avions choisi de naviguer sous génois seul très enroulé , ( à la troisième marque il devait rester moins de 20 m2)

Nous sommes donc arrivés au mouillage après 205 miles, vers 10 heures . Surprise il y avait 6 bateaux au mouillage , dont nos amis d'Amaleo alors qu'il y a 4 ans ,cette côte était absolument déserte. Le mouillage est de plus encombré de  filets de pêcheurs à peine visibles. Nous avons mouillé prés d' Amaleo et été à la nage leur dire bonjour .Le vent soufflait fort mais ils nous ont dit que le vent allait souffler encore plus dans l'après midi , hier ils ont eu jusqu'à 35 noeuds .De fait pendant notre bavardage , notre bateau a un peu dérapé malgré 20 mètres de chaîne dans 4 m de fond. Il nous a donc fallu remouiller après un slalom entre les filets . Du coup j ai mis 40 m de chaîne et ça a l'air de tenir malgré le vent qui est maintenant établi à 25 noeuds avec rafales à 35 noeuds .

L'arrivée sur le cabo de vela est très belle , c'est un massif de roches noires de quelques centaines de mètres de haut, sans une pousse de végétation; cette région est  la plus sèche de Colombie ,c'est un vrai désert.

A noter qu' à l'est de ce cap il y a un champ d'éoliennes , sur les 15 , 5 ne tournaient pas ; est ce la un indice du taux de disponibilité de ces machines ?

A noter également que la guardia costa a ete visité certains voiliers ( pas le notre car il tournait trop vite autour de sa chaine et ils ont eu peur de monter à bord ) , et qu'ils ont volé des appareils photos sur deux bateaux.

 

Mardi soir 

Le vent continue à souffler très fort , levant un clapot qui fait doucement tanguer le bateau; Ce matin nous avons fini quelques réparations : remplacement de la poulie de pied de mat de la drisse de génois qui avait explosé, bricolage pour remettre le tuyau de la pompe à eau de mer . Compte tenu de la place , il a fallu rallonger le tuyau avec un autre bout  de tuyau en stock qui miraculeusement s'est emboîté dans l'ancien , raccommodage du pavillon national qui devenait bleu et blanc.

Un pêcheur qui venait de relever un filet est venu nous voir , nous disant qu'il avait faim, nous lui avons donné un paquet de riz; il y avait une dizaine de petits poissons dans sa pauvre barque 

 Puis malgré le vent nous avons mis l'annexe à l'eau et été à terre nous promener. Le trajet est court jusqu'à la plage , mais nous avons été trempé par les embruns.

Nous avons marché deux heures dans les collines vers la mer . C'est un paysage désertique avec quelques buissons épineux ; Malgré le peu de relief , des ravins gênent la marche car ils forment de petits canyons  C'est un décor de western, avec quelques chèvres et quelques moutons . Nous avons évidement gravis les deux plus hautes collines . En haut le vent était terrible.

Après être passé dire bonjour à Amaleo, nous sommes rentrés au bateau pour y passer une après midi calme , dans la cabine pour éviter le vent et son bruit infernal.

 

Mercredi soir

Après une accalmie matinale le vent a continué à souffler très fort. Heureusement ce matin , nous avons une longue balade . Tout d abord nous avons marche le long de la plage jusqu'au village ou  nous avons retrouvé Amaleo et Bernard et Marie du catamaran MAAT ;. Il y a quelques barques de pêche , auprès de l'une d'elle des pêcheurs vidaient et écaillaient leur maigre prise: 3 petits poissons et une grosse murène  Le village est une longue rangée d'auberges et de restaurants , tous dans le même style pays : maisons en paille et en pise , assez jolies et fraîches . Le vent est beaucoup moins fort devant le village qu'à l'endroit de notre mouillage et il est sans doute préférable d'y aller mouiller . Il y a au moins 6 restaurants dont un seul était ouvert , ce n'est pas encore la saison ( nous avons aperçu 3 routards ) , il paraît qu'en juin juillet il t beaucoup d'européens ; Nous avons eu la chance d'assister à la clôture de l'année scolaire qui se passait dans la petite église du village , à côté de l'école . Il y avait beaucoup de mères bien habillées de robes longues et multicolores ; nous avons compris qu'il s'agissait de la distribution des prix : un prix pour une fille et un garçon de chaque classe d'age qui attendaient en rang avant d'entrer dans l'église recevoir leur diplôme. Les filles avaient une jolie robe longue . Tous avaient un type indien prononcé : nous sommes dans le territoire des indiens Wayuu. Dans le village il y avait aussi deux tiendas vendant quelques conserves , et un marchant ambulant de fruits auquel nous avons acheté 6 mandarines pour 3 dollars . Nous avons aussi échange 10 USD contre 13000 pesos . Après une bière bue en compagnie des autres équipages , nous sommes partis à pied à travers la steppe en direction d'une montagne noire en forme de cône  dominant la mer . En suivant des pistes ( de chèvres ? ) nous avons traversé une zone d'épineux pour atteindre notre objectif et découvert un très beau paysage : des montagnes noires et blanches , au loin une très grande lagune . Cela valait bien une heure de marche ( aller ), surtout que le plaisir est d'aller à l'aventure en pleine nature.

 

Jeudi 13 h

Après une accalmie matinale qui m'a permis d'aller à terre, le vent souffle de nouveau avec vigueur , au moins force 6 avec des rafales à 30 noeuds  Mais c'est décidé nous partons pour la baie de Negangue , une des baies du cap avant Santa Marta, soit 126 miles de route . Tout le problème est d'estimer la vitesse et le vent que nous aurons cette nuit, je pense qu'il va baisser , voire tomber          ; La météo prévoit autour de 15 noeuds , mais il y a des effets locaux comme celui qui fait dans la baie souffler Eole beaucoup plus fort.

Ce matin j'ai refait une belle balade dans les montagnes , en allant à l'est du cap Agua et en passant par l'un des points culminants .( on part sur le droite de la route qui mène au phare ). C'est vraiment très beau et sauvage ; la marche en tous terrains est facile car il y a très peu d'épineux, mais la trajectoire doit tenir compte des nombreuses ravines qui sont souvent si creusées qu'elles en sont infranchissables .

L'heure est venue de lever l'ancre

 

PS au moment de partir Amaleo signale qu'il a un problème de drisse de génois . Je vais voir à la nage ( trop de vent pour l'annexe ) Sa drisse de génois mollie faute d'un taquet coinceur défaillant s'est enroulée autour de l'émerillon ; il faut monter en tête de mat ce qui avec ce vent est difficile;ils décident d'attendre l'éventuelle accalmie de demain matin pour partir . 

 

 

Vendredi soir 27 novembre

mouillage de la playa cristal  baie de Negangue

11 19 67 N  74 04 70 W

 

            Notre départ de Cabo di vela s'est tres bien passé, nous avons évité tous les filets et sommes partis vers l'ouest à  5 noeuds sous fardage seul; puis nous avons déroulé le génois , d abord  jusqu'à atteindre 15 m2  ( vitesse  6 noeuds ) , puis de plus en plus le vent faiblissant . A  3 h du matin , il a fallu mettre le moteur , le vent étant devenu quasi nul; il est un peu revenu ensuite pour cesser vers 10 h du matin à 30 miles de l'objectif .     A 10 miles de la pointe Negangue , nous avons enfin aperçu les montagnes de la côte : elles étaient à moins de  miles mais noyées dans une brume épaisse  Le paysage est très beau: ce sont de hautes montagnes couvertes de forêts , avec de  belles plages au bord de l'eau .mais aucun abri pour un voilier  les vagues déferlant sur le rivage .

A l'entrée de la baie nous étions un peu inquiet sur l'abri , car les vagues rentraient tout droit, bien que la baie soit orientée nord sud .Mais progressivement la mer s'est calmée et nous avons mouillé devant la petite plage , après avoir tourné autour d'un petit rocher .Tout était calme.et nous étions le seul voilier

Nous avons mis 24 Heures pour 126 miles

La baie est très grande plus d'un mile de large et 2 de profondeur, Mais devant notre petite plage nous nous sentons chez nous. La plage est aménagée , il y a des parasols , les gens y viennent en barque depuis la grands plage au fond de la baie .A 4 heures tous les touristes sont repartis , il ne reste plus que quelques pêcheurs . Et nous pouvons admirer le coucher de soleil.

 

PS exploit : nous avons réussi a attraper un petit thon ( 25 cm de long ! ) après avoir perdu 2 hameçon 

 

samedi soir

 

La nuit a été un peu difficile car le vent a souffle avec de fortes rafales de toutes les directions. Comme nous étions mouillé par 2 mètres sur une zone à gros cailloux , la chaîne tournait autour des patates et était parfois très courte . Les mouvements de rappel du bateau était donc brutaux; heureusement peu de houle.

La matinée a commencée par un long snorkel, l'eau est plus claire le matin que le soir. puis nous sommes descendus nous promener sur la plage. Sous mes mancenilliers , il y a maintenant beaucoup de restaurants rustiques . Hélas le restaurant d'il y a  4 ans est en réfection, il avait l'avantage d'être en hauteur et bien ventilé. Mais ce n(est pas encore la haute saison. Les touristes arrivent à la plage entre 11 H et midi , beaucoup viennent avec leur picnic , mais il y en a aussi pas mal qui en descendant d la barque, vont à l'un des restaurants , regardent les poissons du jour conserves dans une glacière de fortune , et commandent le repas pour une heure donnée , repas servis au restaurant ou sur la plage . En nous promenant nous nous sommes fait arrêter par une jeune femme qui nous a montré ses poissons , nous en avons choisi un et commande le repas.

Nous avons mange du poisson frit accompagné de riz cuit au lait de coco. Pas mal sans plus . Avec 3 bières nous en avons eu pour 45 USD ; nous avons du nous faire avoir quelque part ( le change était à 1550 pesos pour 1 USD ) mais avec ses chiffres en milliers cela trouble.

Après le repas un coup de moteur nous a emmené à la baie suivante,appelée Guairaca . Elle ressemble à la précédente. Le fonds de la baie est une grande plage de sable ou on peut mouiller par 4 mètres de fonds de vase.

Heureusement la zone de mouillage est vaste car il y avait déjà tous les autres bateaux de cabo di vela.

Nous avons été faire un petit snorkel : eau assez trouble mais un peu de poissons dont beaucoup de petits diodons et un poisson pierre tapi dans le  sable, qui ne ressemble pas exactement à ceux du guide des poissons.

 

Dimanche soir même mouillage de Guairaca

Après une nuit ventée et rafaleuse , nous avons eu une journée bien remplie

Ce matin nous avons commencé par un long snorkel dans une eau plus claire , il y a de beaux blocs avec pas mal de poissons .( ps nous sommes mouillés cote est de la baie et plongeons sur le cote est ); ensuite nous avons fait un tour sur la plage pour aller jusqu'aux maisons du coté ouest ; nous nous sommes fait interpellé par Reinaldo , petit homme maigre et musclé . Son plaisir semble être de collectionner les cartes des bateaux de passage et de rencontrer tous les équipages . Nous avons bavardé un moment de choses et d'autres ; il nous a donne le taux de change : 1800 pesos pour un USD , proposé de nous commander un taxi pour aller à Santa Marta et nous a indiqué une promenade de 2 kms jusqu'à un mirador. Évidemment nous y sommes partis , la balade est un peu décevante car elle se fait en grande partie au soleil, sur la route bitumée ( très mal ), qui va de Santa marta à Negangue  Le décor est joli, montagneux et couvert de foret sèche , mais bien verte et dense: épineux, espèces de gommiers , cactus etc  . Le point de vue du mirador permet de découvrir presque toute la baie de Negangue et la playa brava , sur son coté ouest : grande plage de sable ou les vagues déferlent

Après le repas, Amaleo a invite au café , les bateaux français du mouillage ( 4 au total ) . Nous avons passé une agréable après midi 0 parler de choses et d'autres . Nous avons aussi décidé d'aller avec Amaleo en taxi à Santa marta , j'irai voir demain matin à l'aube Reinaldo.

 

Mardi matin

Hier comme prévu nous avons été à Santa marta

J'ai été voir à 8 heures Reinaldo , qui est arrivé en courant. Il allait voir ce qu'il pouvait faire pour avoir un véhicule mais ce n'était pas sur : en effet il devait aller sur la route goudronnée , donc à 500 M de là pour attendre sur la route qu'un véhicule ami passe. Nous sommes donc revenus voir à 9 30 si il en avait trouve un . Au bout de 10 minutes , une pick-up R 12 est arrivé ; c'était lui. Deux colombiens sont montés sur la plate forme , nous nous  sommes insérés tous les quatreavec le chanfeur et ...en route . La route est belle , je parle du paysage car la route elle même est défoncée. Elle traverse  des collines escarpées et boisées. 45 minutes plus tard nous sommes arrivés à Santa Clara . C'est une petite ville mi ancienne mi moderne , avec une belle promenade au bord de mer , à coté du port . Il y a même une plage ou des gens se baignent et le port pourrait faire une belle escale . La ville possède un centre très animé avec de nombreuses échoppes sur les trottoirs qui vendent de tout : fruits,billets de loteries petites choses à manger, des lunettes ou des montres , des minutes de téléphone etc , des vendeurs ambulants de café et de boissons. Il y a aussi de grandes places ombragées déjà décorées pour Noël ; Les ressources culturelles sont plus faibles : 2 églises dont la cathédrale , hélas fermée, deux tout petits  musées ( c'esr à Santa Marta que Simon Bolivar a terminé sa vie); Les ressources culinaires sont plus nombreuses, nous avons é mangé dans un petit restau local , une portion de poulet ou de côtelettes cuit à la braise avec des patates pour 5000 pesos la portion. Nous avons aussi pu faire un petit réapprovisionnement de fruits et de viande et tirer de l'argent colombien.( 2000    pesos pour 1 dollar )A 16 heures le pick up nous attendait pour le retour . A Guaraica nous avons payé à Reinaldo le prix convenu : 120 000 Pesos plus l'entrée officielle dans le parc 30000 pesos par personne. Journée intéressante qui nous a permis de voir, un peu ,vivre une ville provinciale colombienne , à  aucun moment nous n'avons été importuné ; les gens sont souriants et un monsieur a  meme offert une rose à Anne Marie. J'avais eu droit aussi a de beaux sourires de dames mais je ne suis pas sur que c'était seulement pour mon charme .

Aujourd'hui nous profitons encore de la plage , avant de partir pour Carthagène . Nous ne retrouverons la plage qu'après notre séjour dans cette ville.

 

Jeudi 3decembre

mouillage de Carthagène

 

Nous avons bien profité de notre dernière journée à la plage : long snorkel le matin , puis belle ballade sur un petit sentier qui part prés de la maison de Reinaldo pour aller jusqu'à la playa del amor. Le sentier suit à hauteur le bord de mer à travers une dense forêt sèche. Les arbres de la foret colombienne sont assez différents de ceux des antilles et certains assez curieux. Il y a de beaux panoramas sur la baie et les plages sont désertes

Puis mercredi matin nous sommes partis vers Rodadero en même temps qu'Amaleo. Nous sommes passé entre l'ile d'Aguja et la cote ,escortés par une bande d'une dizaine de dauphins sauteurs( la carte de l'amirauté est fausse , car elle ne mentionne pas les rochers affleurants du milieu de la passe , mais on passe facilement à côté) . Nous n'avons pas eu plus de 15 noeuds de vent , alors qu' Amaleo au large avait des rafales à 35 noeuds;

Nous avons  ensuite été abordés par la guardia costa qui a laissé de grosses marques noires sur la coque ; ils ont juste demander ou on allait , auraient souhaiter que l'on aille mouiller à Santa Marta pour faire des papiers , mais nous avons poliment décliné leur demande et ils n'ont pas insisté.

Aprés 2 h de route nous avons mouillé à Rodadero et retrouvé les bateaux de cabo de vela et de Guaraica.  Nous sommes repartis aprés déjeuner , vers 14 h , laissant nos 3 compagnons français qui ne partiront que demain pour passer le cap de Baranquilla de jour. Nous avions prévu d'aller mouiller au matin à la pointe Canoa ; mais nous sommes allés beaucoup trop vite . A 5 heures du matin nous y étions soit presque 8 noeuds de moyenne , sous génois très enroulé!!

Comme il y avait du vent et de la mer , nous n'avons pas osé aller mouiller de nuit. Ensuite le vent est tombé , et nous avons terminé à petite vitesse le temps que la capitaine fasse son quart de sommeil.

A 7H 30 nous avons pris la passe ( bien balisée ) au travers de la digue submergée de Carthagène, et a 8H30 nous avons mouillé devant le club nautico.de Manga hélas en pleine réfection, ce qui ne va pas faciliter les choses Il y a beaucoup beaucoup de bateaux au mouillage , plus de 200 probablement. Les gens chassés par la peur du Venezuela vont vers Panama et le Belize .

Nous espérons cependant trouver une place à quai pour pouvoir laisser le bateau tranquillement pendant une petite visite de l'intérieur de   Colombie.

 

ps deux albums photos 200912 un sur cabo di vela , l autre sur les 5 baies


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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 11:49
 

Luliberine BULLETIN NUMERO UN

 

JEUDI soir heure de l'apéro

 

Après une très chaude journée , nous prenons le frais( très relatif ) sur le pont en regardant la marina

Le bateau est toujours à sec . La peinture a commencé mais sera plus longue que prévue, car la couche faite à saint martin l'année dernière a mal accroché et il faut l'enlever .

Nous sommes arrivés à Curaçao mardi après midi après dix jours chez Cécile ou nous avons bien profité de la famille : étude des sinus et cosinus avec Mathilde , aucun devoir avec Elora dont une partie des profs est absent et qui ne pense qu'à jouer sur ordinateur avec sa poupée Bimbo . Megan quant à elle est toujours la même :dehors avec les copains .

La maison de Cécile est vraiment bien , et grande . Seul regret pas de piscine

Nous la laissons en pleine réflexion sur la mutation de l'année prochaine : Réunion, Guadeloupe ou France .

 

Donc à partir de mardi après midi , nous nous sommes occupés du bateau .

Point positif, il est sec ( mais très poussiéreux ) Il a bien fallu toute la journée du mercredi pour le rendre habitable : vidage de l'intérieur de tout ce qui a vocation à être dehors ( :voiles , moteur et autres) , rangement des 46 kgs de bagages que nous avons amené ( dont 3 kgs de rhum Bologne )

Seul point non encore abouti , l'anémomètre . L'ancien donnait des indications fantaisistes . Nous avons donc racheté un nouveau indicateur . Hélas il donne aussi des indications erronées et je ne sais pas quoi faire pour y remédier; de plus il n 'est pas sur que nous trouvions un électronicien ici. Nous ne trouvons pas non plus de lattes pour la grand' voile , car la troisième nous a quitté l'année dernière quand nous avons affalé avant d'entrer dans le port de Curaçao .

Ce matin nous avons été faire des courses au grand magasin avec une navette gratuite en bus , il y de tout , à des prix raisonnables ( en gros identiques aux prix français ) Pour les 4 jours qui viennent nous avons loué une voiture ( 30 usd par jour ) afin d aller faire les courses plus facilement pour la boisson et aussi pour le diesel et pour aller visiter l'île, samedi et dimanche.

 

DIMANCHE SOIR

 

Vendredi matin, un ouvrier a commence à gratter le bateau;comme dit précédemment la dernière couche de peinture tient mal sur le précédente et il ne suffit pas de poncer , il faut aussi gratter . Ça risque d'être long et onéreux. D'autant plus long que l ouvrier n a travaillé que le matin.

Par contre nous avons réussi à contacter un voilier qui a peut être des lattes. Avec la voiture nous avons pu aller faire des courses de boissons : nous avons maintenant le plein ; nous avons aussi fait le plein de fuel à coup de jerricans ( la jauge ne marche plus , tant pis ) ; en fait il devait être possible de se faire livrer par un camion citerne , mais nous n 'avions pas penser à cette possibilité.

Le soir profitant de la voiture nous allons manger en ville . Hélas le centre ville est désert, seul le restaurant le long de l'entrée du canal est ouvert ; nous y dînons d'un churasco trop cuit et d'un ragoût pas mauvais , accompagnés de french fries qui sont les légumes typiques de Curaçao

 

Samedi nous avons été visité le nord ouest de l'île. Maracaïbo est une ile longue de 61 kms et au plus large de 14 kms . Nous sommes au quart est de l'île , dans une immense ria , qui débouche sur la mer à la capitale Willemsdadt ; Tout autour de ce plan d'eau , il y a des raffineries de pétrole et des installations portuaires . Le sud est de l'île est plat , sans grand intérêt , sauf la ria de Spansee water, une vaste zone de mouillage , plus agréable que notre marina mais très loin de la ville.

Nous avons décidé de ne visiter que le nord ouest , a l'extrémité on aperçoit des collines et il y a deux parcs naturels .

La circulation est facile , les routes sont correctement entretenues et très larges mais avec très peu de panneaux indicateurs . Après la traversée d'une zone pavillonnaire , la route passe dans un paysage presque plat , couvert d une végétation basse : épineux et cactus . Il y a beaucoup d'habitations dispersées avec de temps à autre de grandes églises peintes de couleur vive. Nous arrivons devant le parc naturel de shete boka et faisons une promenade à pied le long de la mer . Rien de bien sensationnel; cette

çôte au vent battu par la houle est une falaise corallienne de 5 m de hauteur , coupée par des criques au débouché d'oueds . Sur plus de 5OO m de larges , rien ne pousse sur les cailloux . Nous décidons donc de ne pas aller voir le deuxième parc , mais plutôt d 'aller nous baigner .

Nous arrivons donc à playa forti, petite plage de sable au pied de falaises;sur le petit cap un restaurant ou nous pouvons manger malgré l'heure tardive deux filets de rouget . Hélas les filets sortent du congélateur et sont un peu aqueux ; la sauce épicée fait passer la fadeur de la chair.

La plage n'ayant aucun ombrage , nous allons à la plage un peu plus à l'est:

groot knip .C'est une petite plage au débouché d'un oued , dans une petite baie

 

entourée de falaises .La plage est aménagée avec des parasols de paille , mais ils sont tous occupés Nous allons voir les fonds ; il y pas mal de poissons mais très peu de corail. Après le bain nous repartons vers l'est en visitant de nombreuses plages , toutes sur le même modèle; la plage de Santa cruz nous plaît bien , elle est assez grande , avec très peu de monde , et un voilier mouillé à son ouvert. La plage de Daaibooi nous plaît encore plus et nous décidons d'y revenir demain

Dimanche donc départ pour la plage en passant par la baie de Santa Marta , un peu difficile à trouver en raison de travaux sur la route . Le site est notre préféré de l'île: c'est une grande lagune entourée de collines verdoyantes , avec un accès à la mer entre deux falaises . Au bout de la route , il y a un joli village de vacances totalement désert et semblant en grande partie abandonné; Comme nous ne voyons pas d'accès à la plage , nous repartons pour la plage choisie hier., petite déception le snack que nous avions cru remarquer hier est fermé , tant mieux pour le régime. Les fonds ne sont pas mieux qu'à groot knip, seul point remarquable des multitudes de poissons haches

En rentrant ,nous passons par le centre de Willemstad; pas de chance ,c'est tout aussi désert que vendredi soir :pas un magasin,pas un restau ouvert! Nous en profitons pour faire quelques photos sans être géné par le moindre passant

le soir nous allons manger au restaurant Rodéo , pas très loin de la marina , restaurant recommandé par le guide nautique, nous y mangeons de bonnes ribs accompagnées de french fries, c'est bon et assez cher : 74 nafl pour deux ( 1.8 NAFL vaut un USD )

 

LUNDI

G rosse déception :pas le moindre travail de peinture sur le bateau ; n'ayant pas pris rendez vous à l'avance sur leur planning ( ce que nous ignorions ) ,le chantier ne peut nous prendre que lorsqu'ils ont un trou dans les travaux !

De plus ,la batterie moteur que Jacques a commandé il y a un mois n'est toujours pas là ;ce serait bloqué dans un container à la douane; décidemment ,Curaçao n'est pas une halte rêvée pour des travaux! Pas de matériel, peu de spécialistes,,,, quand partirons nous?

Du coup, je me lance dans une grande lessive ,tout cela à l'antique ,dans 2 seaux ,à la brosse et à l'huile de coude car il n'y a pas de buanderie ici; juste 2 WC et 3 douches ce qui est limite vu le nombre de bateaux habités sur le chantier

Pendant ce temps là, Jacques bricole : mise en place d'une latte car on a fini par trouver un voilier, remplacement du joint presse étoupe par un mécano , changement de la chaine d'ancre et peinture de l'ancre très rouillée après nos 2 passages dans les eaux acides de l'Orénoque etc ... à part l'anti-fouling ,ça avance

 

MARDI

Pour ne pas tourner en rond, nous continuons à bricoler : couture du bimini qui ,refait à ST Martin il y a 2 ans ,se decoud de partout , nettoyage des pare battages ,salis par 15 jours sur les eaux brunes de l'Orénoque, graissage par Jacques des winchs...

Enfin ,victoire ,à 13 h un ouvrier arrive avec sa poinceuse pour la coque

 

MERCREDI SOIR

 

Le bateau a enfin une couche de peinture

Nous avons refait le plein des courses , et au magasin nous avons rencontré Claude et marie rose du bateau Amaleo , et nous sommes donné rendez vous à un des mouillages de la cote colombienne : ils partent samedi de Spansee Water

nous esperons pouvoir partir vendredi ou samedi
prochain bulletin de Carthagene dans une quinzaine de jours
l'album photos a le titre 200911 cuaracao

a bientot de vous lire


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