Dimanche 23 décembre 2007 7 23 /12 /2007 22:20

Bulletin n 2 

 

 

     Jeudi matin 5 décembre  Deshaies

 

 

     Nous avions pensé partir lundi matin , après les formalités policières mais il a fallu passer chez le ship pour demander pourquoi skymate ne voulait activer notre compte et acheter 2 filtres à huile au cas ou l'allumage bref d'une alarme lors de notre déplacement serait du à un filtre colmaté.

 

Ensuite j'ai regardé sous le moteur et ayant vidé l'eau très sale de sa cale , j ai trouvé un collier serflex cassé: tout d'abord je n'ai rien vu , mais quand le moteur a tourne la fuite a été évidente : c'était le collier de sortie de l'échangeur eau douce eau de mer .

 

Tout ceci a pris du temps , et de plus les grains se succédaient . Nous avons donc décidé de ne partir que mardi très tot.

 

     Nous  avons levé l'ancre à 7h , avec un petit temps et nous avons fait du moteur jusqu'à la sortie du lagon coté hollandais .  puis nous avons fait voile vers St Kitts, sous un bon vent de 15 noeuds , à midi nous avons repris nos traditions culinaires : apéro au ricard , suivi d'une salade tomate thon. Vers 14 h  un gros nuage noir stationnaire devant St Kitts a coupé le vent qui est tombé à 8/9 noeuds . Nous avons continué doucement sous voile jusqu'à la pointe ou le vent est complètement tombé. Nous avons donc terminé au moteur , avec une course de vitesse avec le soleil couchant ,course que celui a gagné, se couchant à 17 h 30 , horaire éminemment prévisible mais jusque cela cela ne nous avait guère préoccupé et nous tablions sur 18 h  . C'est donc dans une obscurité presque totale que nous avons mouillé devant une plage , heureusement éclairée par des  installations touristiques , la plage de frigate bay. ( 17 16 8 / 62 41 4 )

 

     La nuit a été calme , et nous sommes repartis au petit jour , en longeant la cote rocheuse du sud de St Kitts au moteur le vent étant quasi nul.

 

Le vent s'est levé doucement d'est devant Nevis ( 10 noeuds ) et nous avons pu mettre les voiles a 10 H. Nous étions évidement au prés serré , et notre cap était trop sud pour suivre la route directe. Vers 13h le vent est tombé , nous étions sous Redonda , et ceci nous était déjà arrivé à cet endroit : hasard ou règle ? La brise volvo nous remonté jusqu'à Montserrat, sans que nous voyions le temps passer , car une belle dorade coryphéne avait bien voulu mordre la petite pieuvre rose que nous avions laissé traîner une dizaine de mètres derrière le bateau . Sitôt remontée et tuée a l'anisette(moyen infaillible pour tuer un poisson:verser de l'alcool dans les ouies)  , nous l'avons découpé, et levé les filets : il y en bien pour 3 ou 4 repas . Dans le cockpit flotte une petite odeur de poisson et d'anisette douce.(j'aime bien l'anisette ,beaucoup moins l'odeur de poisson!) Au milieu de Montserrat le vent s'est relevé 15 noeuds , d'est permettant un cap presque direct sur Deshais . A 18 h apéro saucisson suivi d'une boite de saucisses lentilles , encore un retour à nos traditions de navigation de nuit .

 

     Nous sommes arrivés devant Deshaies vers 23 h , et quand j'ai voulu enrouler le génois le vent s'est mis a souffler très fort : plus de 20 noeuds ; le bout d'enrouleur a du surpatter et nous avons du faire un bout de chemin vent arrière pour déventer le génois et parvenir finalement à l'enrouler .

 

     Heureusement le vent s'est calmé dans la baie , et les quelques bateaux au mouillage avaient des feux de mouillage puissants qui éclairaient bien leurs coques , nous n'avons pas eu de problème pour trouver un mouillage.

 

A minuit nous étions mouillé après 80 miles et 17 h de mer.

 

 

Dimanche matin Malendure

 

 

     Jeudi matin,nous avons fait les courses sans problème ; même la douane était ouverte et nous avons pu faire la clearance d'entrée.

 

Le douanier présent nous a dit que leur principal travail était d'essayer d'attraper les passeurs de drogue , les illégaux n'étant pas leur priorité ; il n'avait rien contre ces pauvres gens qui venaient essayer de gagner leur vie dans un pays plus riche que le leur !

 

  Deshaies garde son charme , mais devient chaque année plus coquet, il y a de moins en moins de cases délabrées; les restaurants sont plus beaux , mais leurs prix se sont envolés : pas de plat de poisson à moins de 15 euros , et pas mal de menus à 30 euros. Il y a aussi plus de commerce d'alimentation, avec des légumes frais .

 

Nous avons visité aussi le cimetière assez joli mais avec de belles constructions cubiques , mais encore aussi de petites tombes de sable bordées de coques de lambris.

 

A 2 heures nous étions prêts à repartir et nous sommes partis sous voiles et sous les grains . 10 Miles après nous avons mouillé à Malendure , devant la petite plage , sur une mer bien plate. Nous sommes partis dire bonjour à Anne et Dominique et aussi nous inscrire à une plongée chez PPK.

 

Vendredi matin , belle plongée aux sources chaudes sur la cote nord des ilets Pigeon,( beaucoup de poissons dont un gros bancs de carangues jaunes) , petit picnic chez Canopé en discutant avec Anne et Dom; ils ont réalisé leur rêve : acheté un terrain agricole en montagne pour devenir agriculteurs et sont en train de planter 2000 m? d'ananas pour pouvoir avoir officiellement la carte professionnelle. Leur terrain est situé en haut de Birlonton , pas très loin de Malendure, et a appartenu à une jeune femme qui continue à exploiter ses terrains à coté d'eux.

 

L'après midi apnée le long de la cote , joli mais il manque un peu de soleil: les grains continuent à se succéder!

 

Samedi matin , mon canyoning est annulé faute de place, nous en profitons pour bricoler un peu le bateau : rebranchement de l'antenne du skymate , ce qui a l'air d'améliorer son fonctionnement, sans pour autant qu'il capte tout le temps des satellites. Samedi après midi plongée au jardin japonais , le long de la cote au nord de la ponte Malendure , très belle plongée avec de gros blocs rochers entre 20 m et la surface . Beaucoup de poissons , avec  la tortue habituelle et en prime un gros crabe blanc dans une éponge et un labre immobile en train de se faire nettoyer par de minuscules crevettes. Gilles le moniteur nous dit le plus grand bien des plongées aux saintes avec le club pisquette .  Le soir nous allons manger chez Anne et Dom , qui nous font visiter leur nouveau domaine ; C'est très beau , dans un décor de montagnes boisées avec une vue sur l'horizon. En plus du champ d'ananas, leur terrain comporte une vanilleraie à débroussailler et à renouveler, une plate forme pour y construire une ou plusieurs cases, et de la haute foret. Marie-Laure leur voisine nous offre un petit ti punch, en discutant élections municipales : pas moins de 6 listes qui font toutes les mêmes promesses , mais n'ont pas d'argent pour les réaliser , car la commune est en faillite .Nous dînons ensuite avec Yves , un de leur guide de canyoning qui est en train de s'installer à Malendure. Seul bémol à cette belle soirée, la farine du gâteau d'Anne Marie qui a un petit arrière gôut de moisi, et la météo qui prévoit du vent fort 25 noeuds de mardi à samedi prochain . Il va falloir en tenir compte .

 

    

 

     Mardi soir  Les saintes , anse de la mire

 

Nous sommes partis de Malendure avec un vent léger. Compte tenu de la météo, qui prévoyait un bon vent nous avions grée le foc pour voir si tout allait bien et  comment le ranger quand nous ne l'utilisons pas . NB technique : pour pouvoir faciliter le stockage de l'étai largable , je l'ai fait raccourcir de façon que le ridoir pélican puisse s'accrocher au pontet du hale bas de tangon. Il a donc fallu rajouter une courte itague métallique au point d'amure , ce qui remonte le haut du ridoir pélican et fait que le foc reste assez haut une fois ferlé. Pour moi ça va , mais AM trouve cela pas très beau;la question reste à l'étude! Nous avions bien fait de gréer le foc , car sitôt sorti de l'abri de Basse Terre, le vent a soufflé fort de 25 à 30 noeuds et bien sur nous étions au près. La nouvelle GV arisée à 2 ris est très bien , juste un fasseyement entre de la chute entre les lattes . Après avoir pensé aller jusqu'à Marie Galante , au bout d'une heure de chocs contre la mer ( creux de 2.5 m avec une fréquence de 9 secondes ) nous avons décidé de nous arrêter à Terre de haut ou nous sommes arrivés à 13 H . Il y avait déjà pas mal de bateaux au mouillage , et nous avons réussi à trouver une place un peu au nord de la villa en forme de bateau devant les bouées d'épave , prés de la falaise dans 3 m d'eau . Il y avait encore de très fortes rafales et un gros catamaran switch près de nous a dérapé brusquement.

 

Lundi matin , nous sommes partis faire les courses en commençant à passer le club de plongée les Pisquettes. On nous a proposé de partir immédiatement plonger , et nous sommes partis sur le sec de la baleine : plongée moyenne avec du courant , mais pas mal de poissons peu farouches . Au retour nous avons eu le temps de faire les courses de frais et de glace ( à la boulangerie située pas loin de l'UCPA ). Et à 14 h nous sommes repartis faire une balade . Nous avons escaladé le morne Morel sous le soleil , un peu dur , mais le point de vue vaut le coup , puis j'ai essayé de prendre le sentier des crêtes du sud à partir de la très belle plage de Bompierre. Hélas , après être monté sur le premier piton , juste au dessus de la plage , le chemin s'arrête devant une clôture barbelée , la flèche du sentier incite a faire demi tour , ce qui est obligatoire .  J'étais un peu énervé qu'un sentier ? officiel ? puisse être ainsi bloqué.

 

Mardi matin nouvelle plongée , cette fois à la pointe ouest de l'îlot cabri . Assez belle plongée , peu profonde avec pas mal de poissons ( beaucoup de murènes ne laissant dépasser que leur queue ) , et aussi des tortues , dont une apprivoisée : elle vient tourner tout prés des plongeurs et accepte de se faire caresser le dessous de la carapace et les pattes .( coût des plongées 41 euros ) .L' après midi, le temps  se couvre et après une grosse averse , nous partons à la pointe ouest de l'île par une route peu fréquentée. Nous allons jusqu'à la plage de Grawen , sous un temps sombre qui donne une ambiance peu caribéenne au site . Au retour la pluie recommence et nous rentrons bien mouillés.

 

 

Samedi soir marina bas du fort Pointe à Pitre(POP)

 

 

     mercredi la traversée des Saintes vers POP, a été musclée : vent de 20 à 25 noeuds , avec des rafales à 30 noeuds , au près serré , avec même un petit contre bord a tirer pour passer la pointe de Capesterre ( à noter qu'une fois dans la grande baie le vent a légèrement adonné). Nous sommes arrivés vers 13 h, le vent étant quasi nul pour notre prise de ponton , aidés par la capitainerie qui est venue très vite. Le ponton d'accueil était bien plein. L'après midi a été consacré au bateau et en particulier à l'annexe. Le réparateur après nous avoir prédit un devis autour de 1000 euros , après avoir regardé sa date de fabrication a pronostiqué qu'elle devait être morte . Effectivement le soir après déballage , nous avons pu constater que les bandes de caoutchouc se décollaient et que le caoutchouc était devenu cassant. Heureusement que nous n'en avons pas eu besoin , mais quelle pitié que des engins de survie ne tiennent pas la durée de vie prévue !!, bravo Zodiac!. Après discussions avec le réparateur, nous décidons de racheter un classe 2, non transocéanique ( sans les rations de survie ), ce qui nous interdit au regard de la loi française de s'éloigner des cotes, mais avec le téléphone en cas de besoin , on devrait être retrouvé très vite. A noter que l'ancien bib avait été abîmé par la rotule de la barre . Bravo Dufour ! Le jeudi, outre cet achat imprévu , nous faisons les courses pour nous et pour le bateau  , en particulier une bonbonne de gaz , les nôtres étant extrêmement rouillés et le soir nous allons dîner au restaurant la frégate , moyen pour le menu à 15 euros .

 

Vendredi, en dépit de gros nuages noirs , nous partons en voiture pour aller voir la troisième chute du carbet . C'est une très belle balade d'une heure aller au milieu de la foret , pour arriver à une belle chute avec beaucoup d'eau . Nous poursuivons ensuite un peu sur le chemin de la deuxième chute , nous nous arrêtons après la deuxième traversée de rivière, car il reste encore une heure de montée et AM craint d'être trop fatiguée . Nous rentrons à la voiture vers 1 h , et repartons pour aller voir la cascade de bras de fort.

 

Mais le paysage a changé , par rapport à la description du guide et nous y renonçons , En route pour la cascade de la lézarde , dont nous ne trouvons pas non plus le sentier ( nous lirons ultérieurement qu'elle est interdite par décision préfectorale) . Nous continuons jusqu'à la maison de la foret pour faire un bout de la trace de la rivière quiok : nous marchons 50 mn jusqu'à la première traversée de la rivière : il  resterait 18 traversées , pour aller au bout de la trace ; c'est tentant mais il est trop tard et nous rebroussons chemin ,une autre fois peut être.

 

Ce matin , nous avions envisagé de retourner aux Saintes , mais il a plu tout le matin et nous avons décidé d'attendre . L'après midi nous allons visiter l'aquarium, assez joli et centré sur la région , mais excessivement cher : 8,5 euros pour 30 mn de visite détaillée!

 

 

Mardi soir mouillage de Camden Bay Nevis

 

 

            Nous sommes repartis dimanche matin à 10 h, aprés avoir ravitaillé le bateau en fuel. Un grain violent nous attendait à la sortie du chenal de sortie. Mais nous avions pris deux ris et mis le foc , avec cette petite voilure nous avançions à presque 7 noeuds,7,5 sous les grains. A 14 H nous virions la pointe du vieux fort. Le vent est resté  jusqu'à l'anse à la barque, puis il a fallu mettre le moteur et nous sommes arrivés à Malendure vers 17 h.

 

Lundi matin , j'espérai faire du canyoning, mais il y a trop d'eau dans les rivières; nous avons donc fait une belle plongée, une tortue, un bans de carangues, des barracudas , un platax , etc. Nous avons déjeuné avec Anne et bavardé jusqu'à l'heure de notre départ . Nous sommes partis à 16 H 30 avec un  vent d'est suffisant pour nous faire avancer à la voile. A l'ouest de la pointe, nous avons touché un vent de l'ordre de 15/20 noeuds, et une houle de 2 à 3 m. La mer ne se calme que sous Montserrat. A 5 h nous somme devant la pointe sud de Nevis. A 6h30 nous prenons une bouée jaune de NPA devant le petit port.

 

Nous allons faire les formalités , douane dans le bâtiment devant le port , l'autorité portuaire, puis la police dans la grande rue à une centaine de mètres à l'ouest. Au total 19 USD et une heure , y compris 15 mn d'attente la fin d'un grain. Nous avons ensuite fait un tour de la petite ville, assez jolie et bien entretenue , avec des maisons en pierre noire et en bois .

 

Puis nous sommes repartis vers le nord , en longeant la cote , celle ci est maintenant bordée d'une longue de file de bouées de mouillage , c'est ainsi que nous sommes arrivés jusqu'à Camden bay.

 

Nous avons fait une petite balade à terre , tout le littoral est en construction, de très belles villas ; cela donne l'impression de devenir une réserve à millionnaires .

 

 

JEUDI soir, mouillage de Marigot.

 

Après une nuit difficile en raison d'un fort clapot , et de petits grains obligeant à des manoeuvres du panneau, nous sommes partis à 7 H .

 

Avec au départ une petite frayeur , le câble d'embrayage se coince en marche arrière. Je plonge dans le moteur, lorsque la marche arrière est très loin, le câble est presque aligné avec la manette d'embrayage sur l'inverseur et la poussée devient trop axiale pour faire tourner cette manette . Je réussis à la décoincer à la main .A 8h , nous sommes à la pointe de St Kitts et nous envoyons la voile avec un vent de 12 noeuds d'est. Juste avant l'arrivée à St Barth, nous pêchons un petit thon, mort d'avoir été traîné pendant un certain temps! A 13 h nous virons l'îlot coco, puis longeons la cote . Le mouillage devant Gustavia est noir de monde : au moins une centaine de voiliers, une dizaine de gros yachts à moteur et 4 bateaux de croisière. Heureusement le mouillage de l'île fourchue est moins encombré : il reste 4 bouées libres sur les 7. Nous en prenons une à 15 H 30. Je pars faire une photo de soleil couchant, en montant sur le piton nord ouest : très belle vue sur la baie avec St Barth en arrière plan. Nous aimons beaucoup ce mouillage , un des plus beaux des petites antilles à notre point de vue.

 

Jeudi matin beau snorkel, le long de la cote nord de la baie avec une paire de carangues plumes et un énorme barracuda se mettant à l'ombre sous le bateau. Je fais ensuite une petite montée sur un piton pour admirer le panorama, c'est vraiment beau . Nous repartons ensuite , le vent est très faible et nous devons mettre le moteur . Curieusement nous ne retouchons du vent que sous St Martin. Nous arrivons au mouillage à 15 h 30 . Il y a beaucoup de bateaux , certains mouillés très loin; nous trouvons notre place habituelle un peu en avant le cimetière.    

 

 Nous voici donc de retour pour passer en famille les fêtes de Noël,

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Dimanche 2 décembre 2007 7 02 /12 /2007 13:50

Bulletin n 1

 

 

Saint martin le 27/11/07

 

 

  Pour le moment tout va bien dans la préparation du bateau

 

Le gréeur a bien préparé le mat qui est prêt . Le voilier a bien reçu la grand voile. Nous avons eu un petit jeune qui en 15 H a passé la coque au papier de verre, a fait les retouches de primaire nécessaire  , puis a passé les 2 couches d'antifouling . C'est beaucoup plus rapide qu'à Trinidad , mais c'est un peu moins bien fait : il y a des coulures et la coque n'est pas parfaitement lisse . ( nous avons utilise deux pots de 5 l de Jotum sea quantum classic )

 

Normalement demain le bateau retourne à l'eau et retrouve son mat , avec un haubanage tout neuf et des barres de flèche également neuves .

 

Logés chez les enfants , tout s 'est donc déroulé dans le calme et la quiétude , beaucoup plus confortablement qu'à Trinidad ; J'ai même pu faire de la planche à voile devant la maison .

 

 

Dimanche 2 décembre

 

Jeudi et Vendredi le déroulements des opérations de remise à l'eau et de rematage s'est  bien passé,avec une demie journée seulement de retard. La grand voile a été grée le vendredi matin et nous sommes sortis du lagon avec le pont de 14 H 30, pour aller mouiller dans la baie .

 

Samedi nous avons fait diverses courses ce qui nous a pris beaucoup de temps , car les embouteillages sont devenus gigantesques : 30 min pour traverses Marigot, plus d'une heure pour aller jusqu'à Philippsburg pour trouver deux prises BSN pour l'antenne de notre nouveau système de mail qui ne sera pas disponible avant 15 jours .  

 

Quelques achats chez le shipchandler, des courses alimentaires , et nous sommes rentrés au bateau à 3h , à temps pour récupérer Megan qui est venue dormir au bateau, pendant que ses soeurs allaient avec leur père au cinéma voir un film violent

 

Aujourd'hui hui garde des 3 filles pendant que le père travail et que la mère se paye un week-end de réflexion pédagogique avec quelques collègues sur un catamaran .

 

Donc en principe départ demain pour la Guadeloupe , avec un vent favorable , après le passage à la police des frontières , fermée le week-end et ouverte seulement de 9H à 11 h.

 

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 14:09

 

Mercredi matin mars 2006

Mouillage de San Andres

 

La remontée vers le nord n a pas été très facile !

Voici la recoupie du livre de bord

 

: dimanche

8H 30  Départ avec un soleil voilé

9H à l’entrée des bouches et envoi des voiles, génois car il y 8 nœuds de vent d’ouest.

11H 30 un grain, foc

1H du matin le vent tombe moteur nous sommes a 9 45/ 82 04

2H 30 le petit vent refuse cap nord est

1H45 Arrêt moteur vent 12 N ENE, cap 340, dans une mer clapoteuse, mais ce bord est bien meilleur que l’autre question vagues.

NB nous nous dirigeons donc vers l’ile de Mais, mais il parait peu probable que nous l’atteignons avant la nuit et il est difficile de naviguer la nuit dans ce coin à  haut fond sans savoir comment se comporte la houle.

 

1 H le vent tombe moteur (lundi)

2 H 30 arrêt moteur le vent est revenu Nous sommes à 10 34 /82 35.

7H 30 le vent forci 20/ 22 nœuds nous prenons le 2 éme ris .Position 11 01/82 44 ;

NB Jusqu’ici le moral est bon, nous avançons vite, le cap n’est pas fameux, et nous n’irons pas à l’ile de mais, car c’est sur nous y serions de nuit.

11 H Virement de cap pour se recentrer, cap 90  position 11 5 / 82 &&

 

NB c’est la catastrophe, notre angle de remontée au vent est absolument lamentable, les vagues qui font sauter le bateau et le courant contraire font un angle de louvoyage exécrable. Nous espérons que le vent va tourner à l’est comme prévu et ne pas rester dans l’axe ; nous tirons un long bord vers l’est pour profiter de la bascule

 Mardi -2 h du matin, le bout qui tient l’annexe casse, on répare.

5 h du matin virement de bord  Position 11 5 / 1111

Le nouveau cap est toujours aussi cata 310 !!!                      

5H 30 l’étai largable casse au manchonnage du haut, puis la drisse. On range tout et on repart avec le génois encore plus roule que la 3éme marque ; Et on prend le 3 éme ris, car pour éviter les départs au lof, après les vagues il fallait laisser déventer la GV, le vent se tient entre 18 et 24 nœuds.

9H 30 cap 324 vitesses 6 Nœuds

13 H 3O moteur et voile et louvoyage ver les cayes d’Albuquerque

NB nous espérons atteindre les cayes avant la nuit et y trouver un abri pour attendre un vent plus favorable ; l’appui du moteur apporte un mieux au passage dans les vagues, le bateau lofe moins après une descente et évite donc de se retrouver le nez suspendu au dessus du vide .Enfin le plus souvent.

18h Nous arrivons aux cayes, mais il est trop tard pour y entrer, tous les récifs demandent une navigation à vue qui devient impossible.

Arrêt du moteur et cap 320 direction St Andres (autre ile colombienne)

21 H 30 virement, cap 90 

mercredi -3 H virement pour aller se mettre à l’abri de la cote de st Andres pour attendre le jour pour entrer , il n’y a pas beaucoup à attendre et ce sera moins stressant , nous ne rappelons plus si le chenal est éclairé , et nous n’avons pas de cartes .

5 H a la cape sous le phare de la pointe sud, de la houle mais moins de vent .Le mouillage de la cote ouest envisage sera intenable.

6H nous repartons au moteur.

7H 45 entrée du chenal

8H 20 mouillé devant les bateaux de pêche, de la ville

 

Bilan   188 miles en ligne droite, 400 miles au loch soit prés de 440 parcouru et 72 h de mer

Soit si on retire les 30 premiers miles, vent de travers, une vitesse de remontée vent debout de 2 nœuds (courant contraire probablement de 1 nœud, et beaucoup de vagues faisant dériver le bateau, car la VMG du cadran était autour de 3noeuds, en moyenne)  

 

Et bien la remontée vers le nord est difficile. Quand nous avons regardé la météo nous nous sommes focalisés sur la force du vent, les 20 nœuds prévus le mercredi et le jeudi ne nous gênaient pas trop car nous pensions etre presque arrivés, avec deux bons jours de vent moyen et favorable pendant au moins une journée jusqu’au 11 degré nord. En fait le vent local d’ouest a très vite fait la place au vent normal de la région, NNE. Et puis nous avions eu rarement l’occasion de remonter face au vent dans une mer assez grosse, nous avions donc pense faire un angle de louvoyage correct, environ 100 degrés. En fait cela a été plus tot 120 voire 130 degré (dérive due au courant incluse, que nous avions omise) sans compter les vagues courtes et dans tous les sens ; mais nous voulions partir, pour retrouver Alain et ceci nous a rendu optimiste, sur le temps et notre vitesse. Et nous n avons pas eu de chance avec les stops en cours, toujours un peu trop tard dans la journée pour s’y arrêter.

Nous avions , il y a 3 ans , fait au près la remontée Panama Jamaique , 6 jours de très gros temps , fort difficiles et ,là, vu la bonne  météo prévue et les arrêts possibles , cette remontée nous paraissait sans problème ; ce fut un autre genre mais pas plus simple ; rien n’est pire que le louvoyage , avec l’impression de faire du sur place , surtout lorsque les grains se mettaient  de la partie (nous avons quand même eu de belles nuits étoilées)

 

Le bateau était très humide, avec les embruns qui arrivaient à entrer ; nous avons mouillé au moins 3 tenues, les draps, etc. (oh la la, la petite vague traîtresse qui vous inonde juste au moment ou vous sortez le nez de la descente pour vérifier que tout va bien) L’humidité était si grande que le dessous de plat en teck est couvert de moisi. Et les journaux imbibés d’humidité AM ont été malades presque 2 jours, jusqu’à la purée salvatrice, bien plus efficace que le sureptil.

 Voici quelques exemples de la délicieuse cuisine mijotée à bord : dimanche midi sandwich jambon , fromage ,le soir saucisses lentilles en boite- lundi midi salade mélangée en boite , le soir soupe style potée auvergnate que je n’arrive pas à avaler,mardi midi purée mousseline ( oh délice pour mon estomac récalcitrant) , le soir soupe (qui passe), le tout accompagné de bananes de temps en temps ou de gâteaux secs …un régime excellent pour la ligne .Je ne parlerai pas du confort du cookpit par force 4ou 5 ,et une inclinaison de 10° :  un exercice d’adresse ,l’assiette d’une main, la fourchette de l’autre ( la 3° pour le verre…)   AM souffre toujours aussi des ses démangeaisons ( allergie ou eczéma) qui ne veulent pas s’arrêter .Moi j’ai été à peu prés, mais avec mal à la tête. Nous sommes assez fatigués et espérons avoir enfin du soleil pour nous sécher. Nous sommes en manque depuis la Colombie.

Il est 11H, le bateau est de nouveau en état .N’ayant pas réussi à faire la sieste pour rattraper le sommeil manquant, nous avons asséché les fonds , rangé tout ce qui traînait depuis 3 jours ,lavé tout ce qui avait trempé plus ou moins dans l’eau salé , mis à sécher dehors , la pluie ayant bien voulu s’arrêter …Nous n’avons même pas visité la ville , que nous connaissons déjà ; c’est une grande ville , zone franche, avec pleins de buildings De plus, nous ne voulions pas nous faire repérer par les autorités , les formalités d’entrée et sortie nous auraient bloqué 2 jours ; ce fut vraiment la halte  de récupération.

 

  Mais le vent souffle toujours fort et semble t il toujours assez nord, nous repartirons demain matin, pour l’ile de Providencia. Le vent doit tourner est et faiblir ! A confirmer toutefois par notre routeur

 

Lundi 3 avril Cayes de Vivorio (50 miles à l’est du Honduras)

 

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas .Nous sommes mouillés  depuis midi dans ces  cayes , perdues au milieu de nulle part entre l’ile de Providencia ( Colombie )et l’ile de Guanaja ( Honduras ) Le soleil est là, le vent n’est pas trop fort, la mer avec toutes ces couleurs de bleu baignent deux îlots et les cayes ou nous venons de faire un très beau snorkel : un aquarium avec de coraux magnifiques, des nuées de poissons et en prime  , des anges , des balistes argentés , des diodons , des carangues , des perroquets bleu metallisé et même ,un requin nourrice

Voilà, l’essentiel de la remontée vers le nord est fait et tout c’est très bien passé

 

Mais  reprenons le fil de notre navigation

 

 

Jeudi 30 St Andres

Le GPS nous indique 46 miles pour l’entrée de la baie sud de Providencia. Nos routeurs nous ont indiqué un vent de NE de 15 nœuds, pour les 3 prochains jours.  Avec l’expérience précédente, nous estimons donc à 24 h le temps nécessaire et nous partons donc à 10 h du matin. Il y a du soleil, de la brume, et un peu de vent avec des rafales au mouillage.

Dans le chenal de sortie, le vent souffle de plus en plus fort, un bon 24 nœuds relativement réguliers, une hypothèse optimiste est qu’il y a un effet de cote avec renforcement du vent, le long de la barrière San Andres. Nous décidons d’aller voir dehors et si possible d’aller à un mouillage des cayes du sud est, cayes qui sont quasiment sur la route puisqu’au 120° ; (NB Providencia est au 18°).Les cayes sont à 12 miles donc ; si me mouillage n’est pas tenable et le vent trop fort nous pouvons revenir à San Andres.

La mer est très grosse, des creux d’au moins 3 M, avec nos 3 ris et le génois presque aussi petit qu’un tourmentin, nous allons vite : 6 nœuds sans trop taper car nous sommes à 50 du vent ce qui est le max pour ne pas tout casser. 3h plus tard nous arrivons à l’ile du phare : Cayo Bolivar. L’arrivée sur le reef est magnifique par les couleurs de la mer. Les cartes ne sont pas exactes dans le détail, il y a maintenant des îlots, la ou sur la carte il y a fond à 1,8, mais nous nous y attendions. Nous avons maintenant l’habitude de la navigation à la couleur de l’eau. Nous longeons par son sud une caye de sable avec une statue de la vierge , et mouillons au sud ouest de la caye Bolivar , petite ile couverte de palmiers , avec un poste militaire ; nous espérons faire des échanges de cadeaux , et accepterions bien une langouste . Mais les militaires ne bougent pas. Notre bateau si, car il y a un fort clapot ; ce n’est pas intenable, mais c’est rouleur pour passer la nuit Nous retéléphonons à Nico pour savoir si la météo confirme un vent de 16 nœuds alors que notre anémo indique autour de 20 avec des pointes fréquentes à 24. Nico nous confirme : pour les 3 jours suivants même vent : 16 nœuds d’ENE. D’ailleurs le vent baisse un peu et tourne à l’ENE, nettement plus favorable que le NE d’avant. C’est décidé, nous y allons : direction Providencia

A 17 h nous partons donc, au moteur sur une mer protégée par le reef jusqu’aux brisants les plus à l’ouest . Le vent est de 20 nœuds ; nous gardons notre voilure réduite qui nous permet d’avancer à 6 nœuds, cap plein nord. Mais le gps nous indique une route au 345, il y a un fort courant qui porte à l’ouest, ce que nous avions aussi constaté la veille. Malgré tout ce n’est pas si mal et la navigation n’est pas désagréable ; la houle est régulière, le bateau ne tape pas, et reste sec. Les étoiles sont magnifiques, «  une obscure clarté tombe des étoiles ...», «  décidément mes nuits sont plus belles que vos jours ».  A 23 h, changement de quart et nous enlevons le 3 éme ris. Vers 0 H 45, le vent refuse un peu de 10 °, à 4h, à hauteur de Providencia ; nous virons de bord pour aller vers l’est, en fait cap 115. Le vent continue à baisser ; nous déroulons le génois, renvoyons la GV.et à 7h nous ne sommes plus qu’à 3.5 miles du WP d’entrée. Il nous faut encore 1h pour le faire, le dévent de l’ile devient important et nous envoyons le moteur pour terminer. Nous mouillons à 8H 3O dans la jolie baie du S-W de Providencia

Nous avons mis au total environ 18 H pour faire 90 miles au loch, pour une distance théorique de 50 miles (et cette fois tout confort ou presque)

 

Samedi soir, 1 avril

A midi n’ayant vu aucun mouvement sur les restaurants de la plage , nous avons déjeuné sur le bateau puis nous sommes partis au mouillage devant le port de Providencia, pour faire les papiers en règle .Nous avons donc longer de prés la cote au moteur ; il y a un chenal de 2M à 3M d’eau .Dès notre arrivée au mouillage dans le grande baie ( au total 7 bateaux ) , nous sommes appelés par la capitainerie : défense de bouger avant la visite des officiels et de l’agent : Mr Bush .

Nous attendons donc. Nos voisins reviennent à leur bateau ; ce sont les Biquet, qui ont un site internet assez bien fait. Ils viennent bavarder un peu ; ils nous ont vu ce matin au mouillage où ils étaient au restaurant qui fonctionnait et ils nous le recommandent. Puis les officiels arrivent, expédient les papiers. Comme nous restons très peu, nous avons des papiers simplifiés, sans coût (sauf les 30 USD de l’agent) ; Il faudra aller chercher le zarpe chez lui demain vers 19H .Nous descendons à terre pour faire quelques courses et voir si il y a un restaurant. Aucun ne nous plait : ils sont tous au ras de la rue, très bruyante avec beaucoup de mobylettes qui sentent très mauvais (: l’essence colombienne sent très mauvais, nous l’avions déjà constaté à Carthagène.)

Le lendemain matin après le passage à Internet (message à Alain pour le RV à Guanaja, mais avec les grèves de France quand y arrivera t il ?)  , après un peu d’hésitation nous partons à pied en direction de la baie du sud ouest, là ou nous étions mouillés hier pour aller au restaurant et voir une course de chevaux. Il y a 6 Kms et nous sommes décidés à faire du stop ; mais il y a très peu de circulation .Au bout de 3km, nous hésitons à poursuivre quand enfin une voiture nous prend en stop. La route est belle. Nous allons au restaurant sur la plage ; il y a un peu d’animation, des marchands de friture, une sono et une centaine de gens qui déambulent. Le restaurant est bien ouvert, et nous commandons un plato mixto del mare: demi langouste demi crabe fricassée de crabes, fricassée de lambis, deux poissons et du riz et des bananes plantains (c’est copieux et très bon).Avec 4 bières cela nous fera 21 USD. Il y une dizaine de clients au restaurant, des touristes locaux dont beaucoup viennent en barque depuis leur hôtel. A la fin du repas il y a un grand mouvement de foule sur la plage ; ils vont voir la première course ; nous suivons. Tout à coup, un grand bruit, tout le monde se met sur le coté  en criant et deux chevaux passent au grand galop sur la plage : c’était la 1°course ; tous les spectateurs sont très excités, crient, sautent ,se tapent dans la main… il devait y avoir des paris .Nous allons voir à l’arrivée . ; il y a pas mal de monde, surtout des hommes , venus en petite moto de tous les coins de l’ile et il y a bien un bookmaker. Nous tournons un peu dans la foule, espérant voir une deuxième course, mais comme il ne se passe plus rien, nous décidons de rentrer à pied par la route. La route est agréable, il n ‘y a aucune circulation et elle est assez ombragée ; elle passe d’abord dans la forêt avec des arbres immenses (fromagers), puis dans la foret sèche et finalement dans une zone pavillonnaire. Nous avons soif ; un petit bar se présente et nous nous y installons pour boire un coca. Une voiture s’arrête et 4 personnes en descendent, s’installent et commencent à jouer de la musica tipica : un accordéon diatonique, un tambour, une grille à gratter et un chanteur (qui chante faux avec conviction) ; ce sont des amis qui se retrouvent pour le plaisir ; du coup nous discutons un petit peu. ; Malheureusement, il faut rentrer pour récupérer nos papiers chez Mr Bush

 

. Nous sommes partis à 7H15, dimanche matin de Providencia Le vent était assez est et nous avons pu aller vers le nord (350 °) pour contourner les cayes du « mi lune » Ce choix de route était celui d’une route un peu plus longue que la route directe, mais plus facile avec un seul WP intermédiaire et sans obligation de vérifier pendant la nuit notre position au milieu des cayes, certes très éloignées mais totalement invisibles de nuit. Par ailleurs en montant vers le nord avec des conditions favorables, nous étions presque sûrs de ne pas avoir de changement de vent trop défavorable. En même temps que nous, 3 autres bateaux partaient en faisant le choix de la ligne droite. Ils arriveront 4 h après nous.

Pour nous tout s’est bien passé : jusqu’au soir : petit largue avec 12 nœuds de vent, puis vent de 16 nœuds jusqu’au point intermédiaire au nord des cayes d’Alegardo (120 miles atteint vers 3h du matin) et enfin travers 16/18 nœuds jusqu’à l’arrive à midi, après etre passé devant Cocoruma, la petite ile ou nous avons passé Noël il y a 3 ans. Les traversées heureuses n’ont pas d’histoire et il n’y a rien de plus à dire : 180 miles en 29 heures, sous le soleil et les étoiles (la constellation du scorpion nous accompagne presque toute la nuit)

 

 

Mercredi matin

En mer à 10 miles de Guanaja, ile de la baie, Honduras

     Après une nuit fort agréable et très calme à Vivorio une halte à marquer de plusieurs étoiles) nous sommes partis à 7h pour couvrir les 153 Miles jusqu’à Guanaja

Cette fois ci , Eole était avec nous : 13 à 18 No portant , peu de houle, une bonne vitesse jusqu’à 7 No,un bateau presque horizontal ; nous avons pu lire , faire des mots croisés , bronzer tranquille…

 

Après une belle navigation jusqu’au coucher du soleil, le vent est tombé et c’est au moteur que nous aurons fait la moitié des 150 miles entre Vivorio et dimanche 23 avril 2006

Mouillage de Puerto escondido, en route vers le Guatemala

 

Et voilà, notre visite des îles de la baie (Honduras) est terminée.

Elle a été marquée par une absence de vent sauf exception, ou Eole s’est déchaîné. Cela nous a permis d’aller dans des mouillages derrière le reef, inaccessibles en cas de vent, et nous ne regrettons pas cette absence de vent.

 

Les îles de la baie sont un groupe de trois îles situées au large du Honduras. Historiquement, elles ont été peuplées par des pirates anglais et français, puis par  les garifunas.  Les garifunas sont les métis noirs /caraïbes, insoumis et déportés par les anglais des Antilles (Ste Lucie et st vincent) aux 18 éme siècle, ils peuplent les îles du Belize au Honduras et parlent un patois anglais. .Les îles d’abord colonies anglaises sont cédées au milieu du 19 ème siècle au Honduras.

 Leurs cultures sont donc très différentes de celles des autres pays d’Amérique centrale ; les gens parlent plus anglais qu’espagnol, et la religion est surtout adventiste.

La musique fait un peu penser au calypso trinidadien.

Guanaja et Roatan sont montagneuses, couvertes de forets, avec de très bons abris pour les bateaux ; elles ont commencé par vivre de la pêche, surtout à la crevette, avec de gros bateaux qui ressemblent un peu aux chalutiers bretons les plus modernes. Elles se tournent aujourd’hui vers le tourisme de luxe, avec de très beaux « resorts » et surtout des lotissements pour des américains millionnaires. Utila très peu peuplée (et surtout par des blancs, descendants des pirates) s’est consacré à la plongée, il y a une vingtaine de clubs avec des prix vraiment bas.  

 

Mais reprenons le récit de notre périple, depuis notre arrivée à Guanaja, l’ile le plus à l’ouest.

Nous y sommes arrivés le mercredi matin, 5 avril et avons mouillé devant la petite ville de Bonaca. Nous avons fait les papiers sans problème et sans frais (à part une mordida à l’immigration qui nous a fait aussi le change, car il y avait beaucoup de queue à la banque).

Nous avons aussi fait quelques courses, occasion de parcourir les ruelles de cette petite ville construite sur une caye   ; il y a donc beaucoup de maisons sur pilotis, des canaux de 2m de large qui traversent la ville, mais aussi quelques jardins. L’ensemble n’est pas très beau, mais avec du charme : c’est animé et donne l’impression d’une vraie ville.  Nous aimons bien. Puis nous allons mouiller à l’aéroport, pour y attendre Alain qui n’est pas dans l’avion prévu. Nous téléphonons partout, à Nathalie qui nous dit qu’il est arrivé à San Pedro, aux enfants qui auraient pu avoir de ses nouvelles, rien.

Nous retournons le lendemain matin, toujours pas d’Alain dans l’avion ; a Internet pas de nouvelles. Nous y retournons dans l’après midi avec un petit problème de vent qui s’est levé fort et qui fait déraper le bateau sur la vase molle de ce fond de baie. Ouf cette fois ci Alain est là. En fait sa compagnie ne fait qu’un vol par jour sur  Guanaja et hier il a raté celui du matin  et le vol suivant était l’après midi. Nous allons immédiatement mouiller au mouillage calme de Bight. Il y a 8 bateaux.

Vendredi matin, le vent est tombé et nous partons pour la baie un peu au nord, mais la houle entre et nous mouillons finalement sous une caye qui ferme la baie, à l’abri de la houle sous le reef .Nous y sommes seuls Le site est joli, l’eau est claire et le snorkel pas mal. Dans la nuit le vent se lève et souffle à prés de 30 nœuds , mais l’eau reste plate ; le vent retombe le matin  Nous repartons à la ville faire des courses , du fuel et de l’eau  et passer à Internet . Hélas le patron du fuel est adventiste et ne travaille pas le samedi : ni fuel, ni eau ; mais à Internet nous apprenons par un suisse qui est mouillé au Bight, qu’il y est possible d’y faire de l’eau et de plus, il y un petit restaurant qui fait un barbecue le samedi soir.

Nous repartons donc pour «  el Bight » 

Effectivement il y a barbecue, dans un petit restaurant tenu par des allemands  n’ouvrant que le samedi soir pour les yachties et quelques retraités blancs de l’ile. Il y a aussi de l’eau et en plus beaucoup d’insectes piqueurs .Nous sommes une vingtaine, la majorité américains mais nous arrivons à discuter avec 2couples de suisses ; la soirée est sympa

Le lendemain matin, nous sommes piqués de partout malgré le off, et nous fuyons les lieux pour aller à Barbareta, petite ile au bout de Roatan. Nous avons lu qu’il y avait un carnaval garifuna à Roatan le 12 avril et nous voulons y aller.

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Après une navigation principalement au moteur, mais aussi au louvoyage car le vent passe à l’ouest (heureusement pas fort), nous embouquons la passe de Pigeon çays et mouillons devant la grande plage ; il n’y a pas de vent mais la petite houle d’ouest rentre et fait danser le bateau. Nous essayons d’aller à terre, mais nous sommes refoulés par des gardes qui nous demandent 10 USD par personne pour aller nous promener. Nous ne ferons donc qu’une courte promenade, dans cette ile jolie, couverte de forets et bien entretenue, avec des chemins pour 4 4    

Le lendemain matin, il y a pétole ; c’est donc au moteur nous longeons la côte de Roatan  (la plus grande des trois îles) jusqu’au mouillage de Port royal, immense baie bien protégée par un reef ou il n’y a que 3 passes. Nous avons une pompe à remettre à un cata allemand de la part d’un suisse rencontré au barbecue. Le cata est là depuis 8 ans, n’allant au rio dulce qu’en septembre/octobre à cause des cyclones. Comment rester aussi longtemps, dans cette baie certes jolie et déserte, mais sans attrait particulier. Le snorkel à l’intérieur du reef est moyen et il est difficile d’aller coter mer, la barrière étant continue

Le mardi 11, nous continuons vers l’ouest pour mouiller à French harbour, une des principales villes de l’ile, ou nous laisserons le bateau pour aller au carnaval. Il faut aussi se ravitailler en eau, en vivres frais, et enfin pour nous changer, aller à un restaurant.

Le lendemain , avec difficultés nous trouvons l’agence de location de voiture , mais ils n’ont rien à louer , c’est donc en taxi que nous allons à Punta gorda , le chauffeur de taxi étant étonné d’apprendre qu’il y avait un carnaval . Nous arrivons donc à la bourgade au bord de mer, sur la côte nord : 10 cases éparses, aucune trace d’animation ! Nous décidons de rentrer avec le taxi, qui se renseigne : il y aura bien quelque chose ce soir sur la plage. Nous rentrons quand même, en faisant arrêter le taxi pour admirer le reef de la cote nord. La route est jolie ; elle circule sur la crête et permet de voir aussi bien le nord que le sud de l’ile et nous sommes séduits par la mer côté nord : bleu marine au large, couleur émeraude derrière la barrière de corail, ce qui donne envie d’aller y faire un tour Nous allons aussi visiter une petite réserve à iguanes.

Il nous reste beaucoup de temps et Alain ne souhaitait pas spécialement aller à Utila, car il reprend son avion à Roatan et cela nécessiterait  un retour Utila – Roatan de 40 miles au près. Nous décidons d’aller aux ile Cochinos, un ensemble de petites îles et cayes à 25 miles de Roatan, mais par vent de travers.

En fait le jeudi après une heure de voile, c’est le calme plat.  Nous faisons donc l’essentiel des 25 miles au moteur pour arriver vers midi au mouillage de Cochino grande, ile montagneuse et couverte de foret, comme sa petite sœur Cochino pequeno. Le guide (terrestre du Honduras signale que le mouillage sur ancre est interdit  et qu’il faut prendre une des nombreuses bouées à la disposition des voiliers ; tout l’archipel est devenu une réserve. Nous sommes les seuls et ne voyons que des petites bouées qui nous paraissent toutes petites ; nous prenons la plus grosse ; sur le coté gauche à coté d’une pointe rocheuse et en face l’hôtel de l’ile. Nous descendons à l’hôtel pour marcher un peu sur l’ile et commander un diner ; mais c’est le week end de Pâques ; l’hôtel est plein et n’a plus de nourriture pour nous. Il ne peut pas non plus nous emmener faire une plongée bouteille, mais nous indique où sont les bouées de plongée. Il nous indique aussi le chemin pour monter au phare ; c’est une jolie balade dans la forêt mais évidemment au sommet nous ne voyons rien car les arbres, certains très grands, cachent le paysage. Après le repas  nous partons faire du snorkel sur les rochers : l’eau est très claire et il y a beaucoup de poissons : anges, mérous, perroquets, carangues,  barracudas …  Le lendemain après un nouveau snorkel, et après avoir payé aux gardes la taxe pour la réserve, nous partons en annexe pour le village de chachahuate, village de pécheurs garifunas, sur une caye sableuse à 2 miles. C’est un tout petit village, qui est devenu un lieu de restauration pour les continentaux, mais il garde tout son charme, car ce sont des restaurants pays : une table bancale et des chaises plastiques sous un auvent qui protège du soleil, les pieds presque dans l’eau ; Fausto, patron d’un des petits resto nous accueille avec le sourire, nous vend des colliers de coquillage, et nous fait déjeuner : poisson, platanos et riz.

Le vent est toujours faible et AM veut en profiter pour voir la cote nord de Roatan, qui nous avait semblé si belle depuis la route. Après un dernier snorkel, nous repartons pour Coxen hole, ou Alain pourra également confirmer son vol retour. Coup de chance, le vent se lève un peu et nous pouvons traverser rapidement à la voile.

La ville de Coxen hole en ce dimanche de Paques est très endormie ; elle nous parait beaucoup plus propre que dans nos souvenirs (nous l’avions vu sous la pluie), elle est agréable avec beaucoup de magasins, hélas fermés, mais nous trouverons cependant des petites alimentations pour acheter des fruits, des légumes et un peu de pain.

Lundi matin, nous faisons le plein d’eau ; avec les fuites du circuit d’eau, la consommation  est importante  puis partons pour la cote nord. Le vent nous pousse gentiment, puis   après le cap sud ouest, ou il aurait du nous arriver de face puisque nous retournons vers l’est, il a l la bonne idée de tomber. Nous longeons donc la côte nord et le reef par un calme plat, au moteur, ce qui me plait beaucoup, car les passes d’entrée du reef ont l’air peu large. Nous prenons la passe de Big bight, qualifié de très large par le guide ; heureusement qu’il n’y a ni vent ni vague, car il faut passer entre les coraux : certes la passe est profonde, au moins 30 m et la couleur de l’eau y est bleue foncée, très contrastée avec le reef jaune et vert, mais ce n’est pas très large ; je suis à l’avant et guide à vue AM. Enfin nous sommes derrière le reef et toujours à la vue, dans des fonds de 4/5 M, avec quelques patates de corail ; nous allons jusqu'à une jolie baie en face de la passe de Johnson.

L’après midi snorkel dans la passe ; les fonds sont très beaux, avec de larges canyons et un tombant important ; il y a beaucoup de poissons .Ce n’est pas par là que nous sortirons, car la passe est encombrée de gros blocs de corail qui remontent depuis les 30 M  de fond. En plongée bouteilles ce serait très beau, en tuba c’est un peu profond.

Mardi est un jour de repos, avec beaucoup de snorkel.

Mercredi nous repartons vers l’est pour aller au mouillage de Politilly bight , petit village de pêcheurs; la passe est très étroite et j’hésite beaucoup à la prendre , mais AM veut absolument aller acheter du pain ; après une tentative et une marche arrière , nous trouvons la bonne passe et allons mouiller devant le village : 30 maisons de bois sur pilotis au pied de la colline ; toutes sont colorées et très propres ; les habitants sûrement peu habitués aux touristes répondent à nos saluts en souriant (et victoire , nous trouvons du pain dans une minuscule tienda) .Nous allons faire du snorkel sur la platière , qui est peu profonde mais avec beaucoup de petites patates et de coraux mous et beaucoup de poissons  dans un mètre d’eau : le pied !surtout dans une eau  à 30° .

Jeudi matin , nous repartons vers l’aéroport à Coxen hole ; en chemin nous déjeunons dans la baie d’Anthony resort qui ne nous plait pas ;: le site est très beau mais complètement aménagé : bungalows , resto, très nombreux bateaux de plongée et des barques à moteur qui circulent sans arrêt ; nous continuons donc et en passant devant la plage de West end , nous voyons des voiliers mouilles . L’un des guide indique une passe ; nous la trouvons , elle est large , et nous allons mouiller devant la plage . C’est un joli mouillage, assez loin des hôtels qui commencent à se construire dans ce coin de Roatan, coin privilégié, car à l’abri du vent et avec une belle plage de sable et un reef pour y faire de la plongée.

Dans la nuit le vent souffle fort, mais le mouillage reste calme, et au matin il faut partir pour Coxen hole, car Alain a son avion à prendre. Nous arisons la voile et c’est parti pour une courte mais animée séance de prés. Heureusement il n’y a que 5 miles à faire contre le vent.

  Et à 11H nous mouillons devant Coxen hole. L’après midi est consacrée aux courses et aux formalités de sortie du Honduras et pour la dernière soirée d’Alain ici ,nous trouvons un restaurant pays , pas mal.

 

Samedi mati Alain va prendre son avion. Nous repassons à Internet, voyons le défilé des enfants de écoles pour la fête nationale des îles de la baie ; c’est sympa. Les groupes d’enfants et de jeunes, venus des trois îles ,défilent avec des pancartes écolos accompagnés par des groupes de musique : grosses caisses, tambours et aussi xylophones portatifs ; c’est gai, dynamique et bon enfant Une fois le défilé terminé, le capitaine du port arrive et nous pouvons faire le zarpe de départ. A 11H nous partons avec toujours un bon vent force5/6, alors que la météo donnait 15 nœuds et nous fonçons donc vers Utila  , l’ile la plus à l’ouest ou nous arrivons à 15H 30 ; nous y passons une nuit tranquille 

  Ce matin, dimanche, nous repartons pour Livingston ( Guatemala ) à 140miles d’Utila. Nous naviguons à la voile et sommes salués par une bande de dauphins sauteurs en arrivant sur la côte. Nous faisons une halte baignade au beau mouillage de Puerto escondido, sur la cote hondurienne, mouillage solitaire dans une baie très fermée enchâssée dans de hautes collines .Malheureusement, il fait très gris et brumeux et nous profitons moins du paysage. Après le repas, nous repartons pour une nuit en mer qui va nous amener au Rio dulce, porte d’entrée au Guatemala .

Cette nuit , bien que sans problème,ne fut pas des plus idyllique. Nous attendions un petit vent de 10 à 15 nœuds , nous avons eu de 18 à 24 nœuds ,heureusement portant mais avec une grosse houle arrière si bien que le bateau se dandinait :  tribord  babord ,tribord babord ,pas très confortable .Les nuages cachaient les étoiles et un très gros orage , avec éclairs , menaçaient sur la côte ;nous y avons échappé , ne recevant qu’un petit grain ;bref , nous étions heureux d’arriver après 65miles et 13h de mer. 

 

 

 

jeudi 27 avril 2006

 

Après des formalités d’entrée sans problème à Livingston, nous avons remonté les 20 miles du Rio dulce, retrouvant avec plaisir le spectacle de ses rives : falaises couvertes de forêt tropicale, des oiseaux partout, de jolies habitations le long des rives jusqu’à Fronteras ou se trouvent regrouper toutes les marinas. 

 

Nous sommes amarrés à la marina de Tijax, au rio dulce et préparons le bateau à l’hivernage : non pas avec de l’antigel, mais en essayant de le sécher au maximum, après toutes ces semaines très humides : l’eau s’infiltre un peu partout sur les couchettes arrière et même dans les coffres sous la couchette avant. Mais là, nous croyons savoir pourquoi : le trop plein du réservoir à eau n’avait pas été rebranché vers l’extérieur et il a rempli un peu les coffres mouillant tout le fond, sacs de voyage inclus.

 Nous nous activons pour désarmer le bateau .Je ne vous raconterai pas les détails de cette opération, ce n’est pas le plus drôle dans une croisière ; c’est fou ce qu’il y a à faire dans un si petit bateau ! De plus, il fait très, très chaud ; heureusement nous piquons régulièrement une tête dans la petite piscine du marin

 

 Nous partirons dimanche pour Guatemala City, puis retour lundi via Mexico

 

A bientôt..

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 13:35

fin de la visite de la cote caraibe du  panama

 

De Colon à Guanaja, en passant par les baies de Chiriqui et d’Almirante.

 

Colon le 14 mars 2006

 

Déjà plus d’une semaine que nous sommes au yacht club, en attente de la réparation du presse étoupe, qui devrait se terminer cette après midi.

Cette escale n’est pas des plus agréables. Il a fallu refaire des tas de papiers à l’entrée et à la sortie ; et la ville est affreuse, très sale et dangereuse : il est fortement déconseillé d’y marcher, et de toute façon il n’y a que des détritus à voir.  Je me suis fait escroquer par la caissière d’un super marché qui m’a rendu la monnaie sur 10 USD alors que je lui avais donné 100 ; sa hiérarchie l’a soutenue alors que j’avais un témoin.

Heureusement il y a en ville une grande surface (ou il faut aller en taxi pour cause d’insécurité) avec de jolis magasins et un super marché très bien approvisionné ; nous avons complété nos réserves de nourriture et boissons pour un moment

 

Autre avantage : nous avons retrouvé internet avec pleins de nouvelles et des téléphones publics qui marchent, ce qui nous a permis d’apprendre la grande nouvelle : la naissance de Lucas, le matin même du 8 mars

 

La marina n’est pas super ; nous sommes à quai mais sous le vent d’un incinérateur d’ordures et les filtres anti pollution sont inconnus ici. Seul le restaurant donne de la très bonne viande.

La marina est pleine de gens en attente du passage du canal. Il y a en effet un mois d’attente à raison de deux bateaux par jour ; et encore le planning bouge souvent , car en payant 2500 USD , on peut passer en une semaine , ce qui bouleverse les dates .

Le seul bon moment de ce séjour aura été une excursion de 2 jours chez les indiens emberras, indiens encore plus cool que les kunas.  Sinon c’est l’attente, d’abord de la pièce, puis de la sortie de l’eau, puis d’une pièce à tourner, en croisant des doigts pour ne pas avoir de mauvaise surprise. Nous avons encore amélioré nos scores au freecell et commencé à trier nos 1800 photos.

 

Notre excursion chez les indiens

Nous partons tous les deux, avec un guide français : Philippe Lainé

Après 1 h de voiture, nous arrivons à un grand lac alimenté par le rio Chagrés, et nous prenons une pirogue à moteur. Nous traversons le lac puis remontons le rio Pequini, jolie vallée assez encaissée aux rives couvertes de forêt. Le courant est de plus en plus vif, avec quelques rapides ou il n’y a plus beaucoup d’eau ; la pirogue prend de l’élan et arrive à les remonter. Au bout de 2H, nous arrivons au village. C’est un petit village d’une dizaine de cases sur pilotis avec des toits coniques en chaume : un petit groupe musical nous accueille : tambour et flûte de pan. Les hommes sont en costume : un string avec une grande étoffe de couleur vive qui pend devant, torse et cuisses souvent décorés de motifs géométriques noirs   . Les femmes ont un  paréo très court et la poitrine nue mais toujours ornées de dessins, arabesques spirales …faites avec un colorant naturel qu’elles utilisent aussi pour renforcer la tonalité noire de leurs cheveux. Nous grimpons par une échelle locale sur un parquet perché sur pilotis et abrité par un toit  ou un indien nous accueille et commence à nous raconter l’histoire de ce village. Il a été fondé, il y a 40 ans par son grand père qui a émigré du Darién   ; il compte 27 familles (et autant de cases) et environ 300 personnes. Les cases mesurent environ 10 m sur 1O, ce sont des plateformes sur pilotis d’une hauteur d’environ 2 m ; il n’y a pas de mur, juste un toit de palmes de forme conique; pour monter l’escalier est un tronc de palmier avec des encoches, posé en biais. Les cases sont espacées avec des plantes entre elles, elles s’étagent sur une cinquantaine de mètres .Nous déjeunons avec des poissons du lac (tilapia) cuits au gril par des femmes : la cuisinière est un feu de 3 troncs en étoile, posés sur une couche d’argile. Il y a aussi des platanos frites à l’huile. Puis pendant que Philipe installe les hamacs dans notre case, nous nous promenons dans le village et allons nous baigner dans la rivière avec une dizaine d’enfants ; une petite fille joue longuement avec AM. Tous les enfants nagent avec aisance. Ensuite nous avons une présentation de l’artisanat, vannerie (travail des femmes) et bois sculptés (travail des hommes). Puis danses traditionnelles des femmes, les hommes jouant de la musique : flûte de pan et tambours. Ce n’est pas du grand art mais fait avec beaucoup de gaîté et de bonne humeur. Si les enfants sont très beaux, avec de très grands yeux noirs, les adultes sont tous assez rondelets, à ma grande surprise.

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /2007 14:37

suite et fin de notre sejour aux san blas en 2006

Bulletin n 5  -les San Blas du 23 janvier au 6 mars 2006

 

De Mamitupu à Porvenir avec Michel et Jocelyne Blin

 

A 7 h , Jocelyne et  Michel atterrissaient ,tout de suite mis dans l’ambiance des San Blas : « aéroport » minuscule , 5 minutes à pied sur un sentier au milieu des cocotiers , 2 minutes en annexe, salués par les dauphins et ils  étaient à bord de Luliberine , face au village de Mamitupu

 

Petit déjeuner, premier bain et nous voilà descendus au village pour assister à la suite de la fête : la coupe des cheveux de la jeune fille .Les femmes ,toutes en costume bien sur , sont réunis dans une petite case attenante à la salle de la chicha .Elles entourent la jeune fille et sa mère,assises sur le sol ; la mère se lamente et pleure soutenue par 2 femmes tandis qu’une ancienne du village coupe à grands coups  de ciseau les cheveux de la jeune fille ,silencieuse et figée .Les femmes tapent des mains ,dansent sur place et très vite viennent nous offrir de la chicha dans une calebasse ( heureusement pas trop grande) ;il convient de la boire cul sec ,tout en dansant sur place comme elles ;j’ai réussi à finir la deuxième sous les applaudissements des femmes ,ravies .  Dans la salle de la chicha, il reste des hommes plus ou moins en état, mais très chaleureux pour l’accueil. Dans le hamac, le kandur et son assistant se balancent en fumant, agitant des maracas et chantonnant.

 

En parcourant le village, Jocelyne s’est laissée tenter par son 1° mola et un petit collier d’or fait à la main dans une feuille d’or par le joaillier » local. L’après midi a été consacrée à une leçon de cuisine française, à bord du bateau, à la femme de Pablo : des crêpes, le seul plat que nous puisions faire avec ce que nous trouvons ici (farine, lait, œufs) !

 

Le lendemain, nous avons commencé notre périple vers l’ouest allant d’îles en îles, de mouillages  en mouillages. Ici, les îles sont situées près de la côte dont elles sont séparées par un semis de pâté de corail et ne sont pas protégées par un reef extérieur .Chaque a son village : Achutupu, Alitupi,Tupile… tous villages très traditionnels, des cases , très peu de maisons en dur , pas d’électricité , quelquefois une cabine téléphonique ou les dames ,en bavardant ,attendaient qu’une ligne s’établisse ; par contre il y a de l’eau douce venue des montagnes par des conduites d’eau en plastique  . A chaque arrêt ,un « guide »nous emmenait voir le sahila ,payer nos 5 dollars de séjour et nous partions à la recherche de l’épicerie ou nous pourrions trouver du pain et un peu de fruits et légumes ; « madu nika » ( y a-t-il du pain )-« sate »( non ) ; quant aux verduras ,inutile d’y penser ,à part des bananes .A défaut de nourriture terrestre,nous avons enrichi notre collection de molas

 

La navigation n’était pas toujours aisée .Il fallait louvoyer entre les îles et la côte en surveillant les patates de corail et dès que nous sortions de l’abri des îles, nous étions secoués par la très grosse houle du large,de vrais parties de manège ; heureusement les étapes étaient courtes .

 

A Tupile, nous avons remonté le rio, jolie balade ou nous avons vu beaucoup d’oiseaux : aigrettes blanches, hérons bleus, pélicans et même un vol d’ibis qui le soir sont venus nicher dans la mangrove, tout près du bateau. Nous avons fait 2très beaux mouillages : Monos et Snug Harbour. Au premier , nous étions mouillé entre l’ile Monos, inhabitée, couverte de cocotiers et une presqu’île ; nous avons fait une longue  promenade à terre au milieu des cocoteraies et bananeraies et une remontée du rio , rencontrant beaucoup de ulus chargés de bois , de bananes et de yuccas pour le village de Tupile .Snug Harbour est un magnifique mouillage : un semis d’îles à cocotiers et mangroves ,des petites cayes , des eaux claires ;toutes sont inhabitées sauf une ou s’est établi un joli petit hôtel  ,style local et la plus proche de la côte ou se trouve le village . Pour notre plus grand plaisir, des pêcheurs sont venus nous vendre des petits poissons, des langoustes et des crabes et nous avons fait un diner royal, arrosé d’une de nos dernières bouteilles de muscadet

 

Le lendemain (samedi 28), vers 10h, nous sommes partis pour Tigre, une grande ile qui marque le début de la zone des San Blas plus connue des voiliers .Le temps était gris et venteux, jusqu’à 25 nœuds de vent .Nous avons fait, à la voile ,19 miles sur une mer très houleuse et 3h plus tard nous étions mouillé au sud de Tigre .C’est un grand village aux rues larges formant presque des petits quartiers ;les maisons sont propres ,souvent décorées de fleurs ;quelques unes possèdent un jardinet ou poussent fleurs ,bananier, arbre à pain ;nous avons même vu un potager avec des plants de tomates .Par contre les boutiques sont toujours aussi pauvres ; nous n’avons trouvé que 5 petits pains ( de la taille d’un croissant )et aucun légume .Je me suis donc mise à faire le pain avec plus ou moins de succès ,Jocelyne se spécialisant dans la fabrication des yaourts. Ici, les gens sont très fiers d’être kunas et s’apprêtent à fêter leur révolution : des émeutes contre les Panaméens ,ce qui leur a permis d’obtenir une grande autonomie .Il y aura de grandes réjouissances auxquelles se joindront les villages voisins le 25 février. Nous y sommes invités et y reviendrons avec les Lombard

 

        Le 29 , nous avons quitté le village et la côte pour les cayes de Coco bandero .A partir de Tigre , les îles sont beaucoup plus nombreuses et , en gros ,s’organisent en trois groupes :les îles de la côte ou se regroupent les villages , des îles intermédiaires ou vivent quelques familles venues à tour de rôle ramasser les noix de coco pour leur village et les îles extérieures ,inhabitées, larges cocoteraies ,baignées d’eaux émeraudes très claires et protégées par une très large barrière de corail . Après 2 H de navigation sous génois seul et moteur, par 15No de vent et une mer houleuse, nous avons mouillé à Coco bandero ; c’est un très beau mouillage, entre 3 petites îles entourées de cayes ; malheureusement nous y avons trouvé 20 bateaux, ce qui n’est pas vraiment à notre goût.

 

         Le lendemain, poussés par la nécessité de faire de l’eau et retrouver des produits frais, nous sommes parti pour Nargana ,1 H de moteur sous un soleil voilé. Nargana est l’ile la plus «  moderne » des San Blas ; étant assez centrale et située près d’ un aéroport,de nombreux voiliers y font escale pour accueillir ou débarquer leurs équipages .Beaucoup de maisons sont en dur ; il y a l’électricité , la lumière dans les rues ,plusieurs cabines téléphoniques ( mais il est très difficile d’obtenir une communication) , une petite banque et plusieurs petites épiceries dont celle d’Eidi ou on trouve de tout ; enfin presque .Nous étions ravis de pouvoir renouveler nos stocks de produits frais : tomates , salades , choux , pamplemousses , citrons, oranges,concombres , poivrons, lait non concentré,et  des petits pains …mais il n’y a pas d’eau et les coffres se vident vite à 4 ! Il est encore tot , l’ile manquant de charge nous décidons d’aller mouiller aux Cayes de Green Island , à 2 miles de là .Une heure plus tard ,nous mouillons à l’est de cet archipel , tout près d’une ile inhabitée ; nous y sommes seuls et nous profitons de la mer . Le lendemain, retour à Nargana ; cette fois ci, nous ne trouvons ni pain, ni œufs mais Jacques peut racheter 50 l de fuel et surtout, nous faisons le plein d’eau, c’est le principal.

 

 L’équipage ayant voté pour un mouillage , loin d’un village ,nous repartons pour une autre ile , dont le livre- guide nous dit que c’est joli et peu fréquenté ; c’est effectivement une belle ile à cocotiers  , entourée de cayes avec une entrée assez étroite. Malheureusement, nous n’y sommes pas seuls ; il y a 7voiliers dont 5 Français que nous avions vu à Carthagène ; étant dériveur, nous pouvons nous mettre très près de la plage et faisons un joli snorkel sur les cayes voisines

 

        Mercredi 1février Départ pour le village de Rio Sidra ou nous espérons revoir Lisa, autre artiste en molas et faire une balade sur le rio et les collines avoisinantes

 

Nous faisons 2 h de très agréable navigation, par 15 No de vent, portant pour arriver au village .Un jeune guide Reido vient nous proposer la promenade à terre demain matin. Lisa est absente mais en nous promenant dans le village, nous trouvons de quoi satisfaire nos achats de molas ; il y en a de très beaux mais les prix ont beaucoup augmenté : 40 ,50 dollars et même plus .Nous avons la chance de tomber sur 2 barques venues vendre leurs produits dans l’ile : à l’un nous achetons 3 kg de tomates, un ananas, à l’autre3 poissons pour 1dollar !  Comme prévu, nous partons le lendemain  sur le cayuco à moteur de Reido ; le rio est magnifique ; au début , après le passage d’une barre ,il serpente dans la mangrove , puis à travers les cocoteraies ou travaillent des villageois avant d’atteindre la grande forêt .Nous laissons la barque et montons sur les collines d’où nous voyons la mer et toutes les îles avoisinantes ,y compris Rio Sidra et Luliberine , et continuons sous de très grands arbres jusqu’à une cascade ou nous nous baignons avec plaisir, vu la chaleur : une très belle balade.

 

  Au retour, une fois la salade du midi mangée, nous quittons ce village pour que Jocelyne et Michel passent leurs derniers jours au mouillage. Nous avons choisi les Cayes Limones de l’est dont nous avions gardé un très  bon souvenir

 

      C’est, je pense, notre mouillage préféré aux San Blas. Imaginez un lagon bleu et clair ,entourée de 3 iles couvertes de cocotiers , protégé par une platière et des bancs de coraux .Grace à notre faible tirant d’eau , nous pouvons mouiller au centre , tout près de la petite ile du nord ,les autres bateaux préférant se mettre à l’extérieur le long du reef .Nous profitons  ainsi de la vue sur les iles , du ballet incessant des pélicans plongeant à la recherche de petits poissons ;  au lointain se découpent d’autres cocoteraies .Sur chacune de ces petites iles, vit une famille venue d’un village différent pour entretenir la cocoteraie .Nous avons fait ainsi la connaissance sur l’ile du sud d’Aseliano, maitre d’école de Tupsuit et de sa femme .Ils séjournent là pour 3 mois .Il parle de son métier avec enthousiasme (25 enfants de 6 ans ) ; nous visitons sa maison : une case pour vivre , une pour la cuisine et sa femme nous montre ses molas ;ils sont très beaux et nous achetons une blouse que nous nous partageons avec Jocelyne : d’un coté , un enfant sur un dauphin , de l’autre une femme papillon, tout deux d’une grande finesse . Nous nous baignons , faisons du snorkel sur les barrières voisines ; c’est joli, très riche en petits poissons ,en particulier le reef de l’ile sud ou nous voyons un requin nourrice .Le soir ,une dame Loila vient en ulu nous apporter ses molas ; nous en rachetons un ; comment résister ! Puis le repas vient à domicile : des pêcheurs nous vendent 3 petites langoustes, un gros crabe et une cigale de mer ; de quoi faire un diner royal

 

     Après 2jours de rêve , il a bien fallu rejoindre Porvenir , l’ile ou se trouve l’aéroport .Après 2 heures de moteur , faute de vent , nous avons mouillé sur le coté ouest de l’ile ; ce n’est pas très joli mais fort pratique : 2 minutes en annexe pour atteindre le quai .Sept autres bateaux étaient déjà là ,attendant des arrivants ou des départ .Nous avons pu faire nos formalités d’entrée au Panama ; bien que nous soyons aux San Blas depuis plus de 3 semaines ,il n’y a au aucune difficulté ; il n’y a eu qu’à payer : 40 US pour l’entrée , 89 pour les affaires maritimes

 

Le 5 à l’aube, nous nous sommes levés après une nuit venteuse et agitée .L’avion était prévu

 

6 h 30 ; à 7h, toujours rien ; se succédaient rafales de vent et trombes d’eau ; tous les avions étaient bloqués dans l’attente d’une amélioration .Enfin, à 8 h, l’avion est arrivé, volant en crabe pour se poser à cause du vent (mais sans pluie) : un minuscule avion rouge pour 8 passagers. Le temps d’embarquer, et, hop, nous avons vu l’avion disparaître dans les nuages noirs.

 

 

 

Ballade aux San Blas du 5 au 18 février

 

En 15 jours nous avons été de Porvenir à Nargana, soit 25 miles en ligne droite, mais tout le monde sait que la ligne droite n’est pas une notion de marin, et encore moins de d’ecrases crabes. En fait nous aurons quand même navigué en moyenne deux heures par jour, soit une dizaine de miles, le plus souvent à la voile avec un vent agréable et une mer assez plate. Et nous avons alterné les découvertes de nouveaux mouillages et les retrouvailles avec nos meilleurs souvenirs d’il y a deux ans, en alternant également les mouillages sous le vent d’îles désertes (et peu fréquentées par les voiliers) et les mouillages devant les villages (là pas de problème, sauf exception, nous sommes les seuls ou presque).

Nous avons commencé par quitter le mouillage de Porvenir , pas très agréable après avoir visité le petit musée kuna, pour aller mouiller à 1 mile de là , sous de Wichabula, petite ile avec un beau petit hôtel dans le style pays . Cette ile bien que réputé touristique a gardé son charme, ses maisons en paille, son terrain de basket comme place centrale, et ses femmes en molas qui en proposent évidement aux touristes (nous étions les seuls, sauf un couple à l’hôtel). Nous avons pu faire un peu de course à l’épicerie locale et miracle il y avait du pain. La petite ile voisine de      que nous avons aussi visitée lui ressemble beaucoup, en plus petit encore. Ensuite nous avons été à Tupsuit, petite ile traditionnelle, sans eau, ni électricité mais avec une boulangerie. C'est un beau village, avec des cases bien propres et des rues de sable .Coup de chance, le lendemain il y avait une grande fete de 4 jours, ou le boulanger nous a invité .Nous avons été aussi invité par la sœur d’Arseliano, (l’instit), à qui nous avons acheté un mola.   Dans l’après midi nous avons été visité en annexe le rio Mandinga qui est court mais superbe. Pas de chance le lendemain matin 6 bateaux allemands sont arrivés. Nous sommes partis à la fete avant qu’ils ne débarquent et avons pu assister aux débuts des cérémonies avec les locaux ; mais les allemands ont débarqués et le kandur (chef de la fete) a estimé qu’il y avait trop d’étrangers pour cette fete qui était dans ce village traditionnel, une vraie cérémonie religieuse. Alors nous avons eu droit à une calebasse de chicha (très bonne avec un gout de café, car à Tupsuit on fait aussi macérer du café avec la canne), et au revoir. Tant pis pour la suite, mais comme le rythme des cérémonies kuna est extremement lent, nous en avions aussi un peu assez : voir le kandur fabriquer une maracas pendant 2 heures, c’est intéressant, mais long.

 Nous sommes alors part pour Carti Sugudup, ile faisant partie d’un groupe de 4, autrefois visitée par les cruisers ships. Il reste de cette époque des maisons en dur et l’électricité. Nous avons été accueilli par Eulogio, guide de l’ile. Il nous a emmené faire les courses, voir le sahila, puis invité à manger chez lui le soir, cela sentait le piége, mais comment dire non. Nous avons donc été diner , chez lui , dans sa case ou toute la famille regardait un DVD , ( bienfait de l’électricité ) ; Nous avons manger du thon braise et du riz , puis après avoir répété que le diner était cadeau , nous a réclamé 20 USD pour le guide . Bref Carti est une escale à éviter, d’autant que pendant que nous cherchions un spot à snorkel, on nous a volé la canne à pêche (mais on s’en est aperçu que plus tard).

Nous voulions voir Soledad, l’un des rares villages que nous ne connaissions pas, mais c’était trop de villages et nous avons préféré essayer le mouillage de Moron au nord de Rio Sidra. Ce fut un mouillage presque parfait : mouillé à 20 m de la plage dans 2m d’eau claire, devant des cocotiers et des pélicans qui nous faisaient une démonstration permanente de plongeons, personne sauf des barques de pécheurs avec leur drôle d’épuisette, et un reef assez joli, malheureusement avec pas trop de poissons.

Le lendemain nous avons été mouillé à Gaigar, distante de moins de 5 miles, c’est le mouillage très abrité de Mormake, l’un de nos villages préférés, ou nous voulions revoir Idelfonso et son frère Venancio l’artiste en mola. Dés que nous avons mouillé n, nous avons reçu la visite de vendeurs de molas, puis nous avons vu arriver un ulu à moteur avec ceux que nous venions voir. Venancio nous a montré une cinquantaine de molas ; nous avons finalement craqué pour le plus cher, qui est un véritable tableau naïf montrant des Kuna à la pêche. Après une nuit paisible, nous avons été mouillé devant Mormake, en repérant au GPS toutes les cayes, car le guide est un peu faux sur leur positionnement. Nous avons refait de l’eau et acheté du pain, puis nous sommes partis pour les cayes hollandaises. Après une balade au prés sur une mer plate et 10 nœuds de vent, nous sommes arrivés au mouillage de Caobos bay, que nous avions repéré il y a deux ans et qui est sans doute le plus beau des San Blas et en plus alors qu’il est immense il n’y avait que 3 bateaux groupés dans un coin. Imaginez : 2 îles couvertes de cocotiers à l’est et à l’ouest , séparées par un bras de mer large de 100m donnant sur une immense platière de 50 cm de fonds, au loin la mer qui brise , et derrière nous un reef . Le mouillage n’est accessible que par deux passe étroites : 30 m de large et peu profondes, l’eau est turquoise.

De plus les coraux ne sont pas si mal, il y a un peu de poissons et des raies ocellées magnifiques et peu farouches .Et la promenade en annexe entre le reef et le îles dans des chenaux d’eau turquoise (d’ac. je me répète mais c’est la vérité vraie, et il n’y a pas d’autre mot) est sublime.

Nous y avons passé deux nuits, puis avons été voir le mouillage des cayes de l’ouest, ou le guide promettait du très beau snorkeling. Le mouillage est presque aussi beau, mais plus petit et il y a avait 3 autres bateaux. Il est aussi un peu rouleur, car à l’extrémité du reef, mais pour une fois il y a des poissons.

Mais il était temps d’aller à Rio Sidra pour aller voir la fete. 15 miles vent arrière avec un bon vent et une grosse houle qui s’est calmée en arrivant, mais il subsistait un fort clapot, nous avons mouillé devant le village, mais le ressac était dur ; nous avons essayé le mouillage sous l’ile maison en béton, beaucoup de clapot et loin du village ; alors nous avons mouillé sous la pointe sud du village, pas mal de clapot mais c’était près du village et le voyage en annexe  facile. Nous avons essayé de téléphoner (nos 2 téléphones sont en carafe), mais pas de lignes. Nous avons été voir Lisa et acheté un beau mola  et appris que la fete n’était que le lendemain et semblait etre une petite fete ou nous n’étions pas franchement invité.

Après une nuit houleuse, sous les rafales de vent à plus de 20 nœuds, nous avons décidé d’aller nous abriter sous une ile plus grande : Moron ou Salar à quelques miles au nord. Après une remontée au vent au moteur, nous sommes arrivés à Salar ou l’eau était calme et ou l’ile coupait bien le vent. C’était bien la ou il fallait aller, et d’ailleurs nous n’avons pas été les seuls à avoir la même idée, progressivement 6 autres bateaux sont arrivés, heureusement nous étions si prés de la cote qu’un seul troublait un peu notre vue (mais pas la fureur du capitaine qui n’aime pas voir un bateau entre la cote et elle). Le snorkel a été un peu décevant, les fonds sont beaux mais presque sans poissons.

Le lendemain, le vent était tombé et nous avons été aux prés jusqu’à Cangombia, petite étape avant d’arriver à Nargana, pour profiter d’eaux claires et de mouillage tranquille. Nous avons poussé en annexe jusqu’à une ile dont le guide disait grand bien pour le snorkel, elle était occupé par 4 jeunes italiens qui se payaient une cure d’îles désertes (avec 2 kunas pour l’entretien). Encore de beaux fonds sans poissons. Nous avons alors  plongé dans la passe d’entrée du mouillage et la c’était pas mal, avec des tombants presque verticaux.  

  Et voila, il n’y avait qu’une petite étape pour arriver à Nargana.

 

 

De Nargana à Colon en passant par Tigre pour la fête de la révolution, avec Jean Pierre et Micheline Lombard

 

Colon le 9 mars

 

Après une belle balade chez les indiens Emberra, encore plus cool que les Kunas, nous attendons la presse étoupe qui doit arriver aujourd’hui, pour une réparation lundi si la marée le permet.

 Avant la contribution de Micheline, je résume la fin de notre séjour à Kuna Yala.

Le dimanche, après avoir vu passer 3 avions sans les Lombard, ils finissent par débarquer du  quatrième avion, avec plus d’une heure de retard, dans un aéroport fermé. Après l’installation et le déballer des nourritures terrestres et spirituels, hélas un peu moins fournis que prévues, car la douane a détruit toute la charcuterie dont un jambon de Parme, nous allons chercher un peu de pain en ville, puis partons pour un mouillage, et choisissons celui de Cangombia, bien abrité du vent assez fort qui continue de souffler sur la comarca.

Nous mouillons à 13 H sous un beau soleil, déjeunons puis allons faire du snorkel  sur le reef de l’ile d’à coté De retour au bateau, une barque vient nous voir, c’est Venancio qui déballe ces 97 molas, tous très beaux ; il repart avec 3 ventes. Le chauffeur de la barque est Jairo, notre guide de Rio Sidra.

Lundi matin nous partons refaire du snorkel, sur le reef de l’ile d’à cote en commettant l’erreur d’essayer de traverser la platière ; c’est vraiment pas profond mais suffisamment pour rendre la marche très difficile, et la mise à l’eau dans les petites vagues est sportive .Micheline débusque quand même un requin nourrice. Quand nous rentrons au bateau, Lisa, autre artiste en molas, arrive et nous montre une cinquantaine de molas ; elle en vend 3 à Micheline. Quand elle repart, nous nous interrogeons toujours sur son sexe.

A 11H  nous partons pour Salar, 1 h sous génois seul avec 20 nœuds sur une mer plate, Micheline reprend goût  à la croisière sportive.

Apres midi de farniente.

Mardi matin démonstration de pêche par les kunas à quelques mètres du bateau. D’abord pêche à leur espèce d’épuisette de touts petits poissons pour faire les appâts, puis pêche à la ligne, ça marche fort et à chaque beau poisson attrapé, ils nous les montrent et nous les applaudissons. Evidemment nous leur achetons le repas du jour ; puis petit tour en annexe pour visiter les petites îles de l’ouest. Nous partons avec notre voilure habituelle pour Mormake. 1 H plus tard, nous y mouillons, accueillis par des vendeuses de molas venues de la maison d’en face. Puis nous allons voir Idelfonso et le sahila, petite balade dans le village tout tendu de molas (un petit groupe de visiteurs arrivent d’une ile hôtel) et prenons rendez vous pour la balade de demain. Nous allons mouiller à Gaigar, pour son calme total.

Mercredi matin balade avec Idelfonso à terre d’où nous avons une vue magnifique sur la baie des San Blas ; l’après midi snorkel sur les cayes devant le mouillage. Des ulus passent proposer fruits, langoustes et crabes.

Jeudi, les Lombard étant amarinés, c’est une grande journée de voile avec remontée au prés et louvoyage dans le chenal des mangles pour aller jusqu’à Banedup pipi, au sud ouest de Green Island ; 3 bateaux (dont nous) dans cette immense lagune parfaitement calme et bien abritée du vent. Il y a 20 bateaux à Green Island. 3 H de voile aujourd’hui !

Après le déjeuner, nous allons faire du snorkel dans la passe ; la passe est franchissable en voilier, mais très étroite ; à la voile c’est sportif. En snorkel, c’est une merveille, un vrai aquarium avec en prime 3 raies aigles, une pastenague, des anges, un banc de carangues.

Vendredi 25 février presque deux heures de mer, avec une grosse houle sur la fin pour aller à Tigre.

Le mouillage est presque plein : 10 bateaux ! venus pour assister à la fête de la révolution kuna

Nous allons nous renseigner sur la fête qui commence demain matin par un défilé. Nous allons diner au restaurant près du dock, et avons la chance, le repas terminé d’assister à un spectacle de danse kuna, probablement retravaillé par un chorégraphe (kuna) qui fait faire aux 12 danseurs des mouvements d’ensemble compliqués : il n’y a qu’un pas de base, la musique est faite par les danseurs, petite flûte de pan à 3 notes pour les homme et maracas pour les femmes ; c’est agréable  et enlevé.

Samedi, le grand jour attendu par nous depuis deux ans : la fete de la révolution kuna. Elle commence par un défilé, le groupe de danseurs précédent les officiels drapeau en tête, suivis par les acteurs de la pièce de théâtre qui va raconter la révolution. Nous allons dans la salle des congrès écouter le discours d’un grand sahila, qui réserve un speech pour les invités étrangers.

Puis la représentation commence .Deux sahilas, acteurs ,dans des hamacs discutent, un kuna vient nous traduire et expliquer les événements. Tout le monde sait que la glorieuse révolution a pour cause première le refus des kunas d’accepter l’école espagnole, début de la perte d’identité culturelle. La première partie de la représentation s’achève sur l’arrestation de kunas. Tout le monde se rend sur le place pour un intermède de danse, puis la tragédie reprend : nouvelle exaction des panaméens ils brisent une jarre de chicha fuerte, symbole de la principale fete kuna. Ils brutalisent ceux qui refusent d’accepter les nouvelles règles ; longues séquences de représentations de ces violences avec claques qui font du bruit et sang répandu (encre rouge) .Cela fait pleurer les enfants et rire les adultes ; puis la violence augmente encore : les soldats panaméens forcent les filles à danser des danses modernes. C’est  trop : les sahilas se réveillent, se concertent, puis passent à l’action, les soldats sont tués à coup de pagaies, de pilons et de haches. Victoire de kunas et fin de la représentation ; les choses sérieuses commencent : la chicha partie ou nous sommes invités par le grand sahila.

Les femmes vont s’asseoir avec le femmes , JP et moi avec les hommes ; et la célébration commence : séparément mais simultanément, les goûteurs de chicha avancent vers le « bar «  avec des pas rythmés ponctues de HAN HAN ; ils reçoivent une coupe de chicha , vont à la ronde en donner toujours en dansant ( un bien grand mot ) à d’autres goûteurs , qui boivent , prennent la coupe et le cycle recommence .Pendant ce temps deux fumeurs dansent devant les graines de cacao qui brûlent , et soufflent leur fumée dans l’oreille des goûteurs . Comme la réputation de grands buveurs de JP et de moi a du parvenir aux oreilles des chefs , nous sommes invités aussi à la goûter , nous allons au «  bar » ( sans danser ) , nous rinçons la bouche, crachons l’eau par terre, et prenons une grande calebasse de chicha , qui n’est pas mauvaise .Côté femme ,la même cérémonie se déroule , avec un peu plus de danse et moins de « han, han » ; les femmes ,bien sur , toutes en costume traditionnel , ne se font pas prier pour boire la chicha ; nous sommes assises au milieu d’elles , et après pas mal de sourires échangés ( je ne domine pas vraiment la langue kuna ! ),une vieille dame vient m’offrir en dansant une calebasse de chicha ;je me lève ,l’accepte tout en dansant ( le pas de base est à la portée d’une danseuse moyenne) et je la bois cul sec sous les applaudissements des dames kunas ; je ne pouvais pas décevoir mes ancètres bourguignons !

 

Ayant reçu l’agrément de tous , la chicha peut etre distribué à tous les participants restés assis à leur place ; nous en buvons une nouvelle calebasse , puis nous prenons congé discrètement en remerciant nos hotes .

Le mouillage est un peu houleux ; nous reprenons la mer pour aller dans un mouillage tranquille ; nous choisissons d’aller à Coco Bandero ouest que nous ne connaissons pas. 2 h de voile agréable au bon plein, puis au prés. Nous mouillons à 15 H 45, sous la petit ile d’ordugandup…. le reef s’étend de tous les cotés, c’est très beau et nous sommes seuls au monde, juste dans le lointain l’autre mouillage de coco bandero avec ses 15 voiliers.

Dimanche matin, après une nuit un peu houleuse (les courants de marée agitent l’eau), nous faisons un snorkel moyen sur la caye sous le vent. Nous repartons à 11H pour un mouillage très calme, celui de Caobos. 1H3O de prés sur mer plate ; nous mouillons sous la petite ile , le mouillage à son vent étant déjà pris . Nous sommes deux bateaux , mais nous ne voyons de l’autre que la pointe de son mat.

Nous allons faire un joli snorkel dans la passe ouest.

Lundi le temps est maussade, nous allons sous génois seul a Cayo limones, hélas plein de bateaux, mais nous mouillons tout près de Banedup, sans personne entre nous et les deux petites îles. Nous achetons des molas à la femme de l’amateur d’accordéon que nous avions rencontré il y a 2 ans(il nous reconnaît) ; il nous fournit aussi en langoustes. Les Lombard, un peu malades ( tourista)ne nous accompagnent pas au snorkel de Nuinidup.

Mardi le temps est toujours gris ; quel dommage, les couleurs de la mer sont quand même plus belles sous le soleil. Un peu de snorkel, un peu de farniente, une petite visite des 2 îles, avec un nouvel achat de molas à Arseliano l’instituteur ( voir début du bulletin)qui rentre le lendemain à Tupsuit , et une visite aux nouveaux occupants de Banedup qui nous annoncent que demain , il y aura du pain .(excellente nouvelle pour moi , je n’aurai pas à me mettre au pétrin)

 

Mercredi matin, le soleil revient. Nous allons acheter du pain : c’est « suite ombo les dix, suite pake les vingt », deux nouveaux mots s’ajoutent à notre vocabulaire kuna.

A 10 H 15, nous partons sous génois seul, nous prenons la passe de l’ile Nellie pour aller ensuite à Tupsuit ou nous mouillons à 12H 45. Le comité d’accueil nous propose notamment des nuchus ( petite statuette de bois représentant un esprit protecteur de la maison), et des langoustes ; Nous voyons Breidio qui est d’accord pour nous emmener visiter un village de montagne demain ; il nous fait visiter sa case, faire une risette au bébé de 1 mois ; la future grand mère est aux anges  puis faire le tour de sa petite ile, l’autre Tupsuit. Le bruit s’est répandu qu’il y avait un amateur de nuchu ( Jean Pierre)et tous les gosses nous en proposent. Nous achetons aussi des beaux crabes ( 3 pour 5 dol)et un régime de bananes.( 1 dol !)

Jeudi matin, départ à 7H pour la balade sans Micheline, encore un peu malade. Après 45 mn de mer, nous remontons le rio Nicuesa pendant 20 mn. puis nous prenons le chemin qui monte doucement dans la montagne. Après 2H de marche et la traversée d’un gué, nous arrivons au village. Quel changement par rapport aux villages des îles : les maisons sont grandes , très espacées , il y a de la place ; entre les maisons poussent donc des arbres a pain, des fleurs, des roucous, des avocatiers, etc.  . Nous saluons le sahila qui désherbe devant sa maison, et visitons le village ; les femmes ont étendus tous leurs molas ;  bien qu’il y ait peu de visiteurs, elles ont beaucoup de choses à proposer. AM achète des winis (bracelet de pierres à porter autour des bras ou des jambes) et un mola. Nous pique niquons devant la maison de la soeur de Breidio, en discutant avec son cousin qui est le pasteur de l’élise du christ. Il nous offre une bouchée de porc des montagnes (bouilli et assez bon), des yuccas.

C’est une très belle promenade.

Vendredi, nous allons faire les papiers à Porvenir. l’ile est envahie par les passagers d’un gros bateau de croisière. Elle est transformée en vaste foire à molas et autres souvenirs. Beaucoup de bateaux des îles environnantes sont là, pour balader les croisiéristes. Nous faisons rapidement les papiers, puis repartons mouiller à Wichabuala, mouillage plus calme. C’est là que nous fêtons l’anniversaire de JP avec quelques semaines de retard.

Samedi de bonne heure nous quittons les San Blas avec un petit pincement au cœur.

A 8H20, nous sommes sortis de la passe d’entrée et nous envoyons les voiles, ou plutôt le génois ; avec 20 nœuds de vent ; cela suffit à nous faire aller à plus de 6 nœuds, en longeant la cote assez belle mais inhospitalière. Nous mouillons à 15 h devant Isla grande, un seul bateau est au mouillage.

Nous faisons un petit tour dans l’ile qui nous parait vide, et un peu à l’abandon mais il y a quand même un très bon restaurant local, ou nous dînons le soir.

Dimanche nous repartons à 8H30 ; après etre passé entre l’ile Linton et le continent , nous déroulons le génois et 2 h plus tard , nous mouillons à Porto Bello : 30 voiliers au mouillage !

Promenade dans la petite ville, calme, sale et un peu abandonnée ; déjeuner au restaurant fréquenté par les touristes locaux (bien), puis montée au fort du nord, sur l’autre rive. C’est raide, mais tout le monde arrive en haut pour admirer le panorama.

Lundi pour le dernier jour des Lombard, c’est une belle partie de voile, vent grand largue de 23 nœuds ; nous fonçons avec tout le génois et la grande voile (1 ris) ; en 2H nous atteignons Colon ; et à 11H nous sommes amarrés à quai au Panama Canal Yacht club. La marina est très pleine avec tous les voiliers en attente du passage par le canal ( l’attente peut durer jusqu’à un mois ) ;heureusement nous trouvons une place ce qui facilite bien la vie : eau et électricité sur place sans parler des travaux à faire

 

 

 

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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