Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 11:21

 

 

Comme l’ecrit JF Deniau dans son livre la mer est ronde, un des charmes de la croisiére , est la préparation et/ou le souvenir des navigations .

C’est donc avec beaucoup de plaisirs que je revois les photos de notre croisière sur les cotes d’Amerique centrale, dans ce bulletin bonaire curacao colombie et quelques iles des san blas.

 

 

Bulletin n 3

 

Mardi soir 20 décembre

 Spanish harbour Curaçao

 

Nous sommes arrivés à la frontière de la zone de navigation des Antilles, les plans et les indications se font plus rares mais c’est encore une zone de croisière connue ; après ce sera plus l’aventure.

Porto la Cruz n’a été pour nous qu’une halte de ravitaillement , mais aussi un peu de bavardage de pontons , car nous y avons retrouvé Maki , et d’autres français à la marina de Bahia Redonda, belle marina encore assez pleine .Colette ( de Maki ) nous a emmené au marche de frais : légumes, fruits, poissons et viande en bus , et c’est vrai que ce n’est pas cher ;  là,nous avons trouvé de tout :fruits ,légumes de qualité, toutes sortes de viande, pas mal de poissons… elle nous a indiqué un super marché que nous avons rejoint en bus ,de l’autre coté de la ville et là, par contre ,les prix sont les prix mondiaux , à l’exception de la bière locale vraiment pas chère . Les 2 grands avantages du Venezuela pour les prix sont donc surtout l’essence et la bière ; le premier poste n(est pas conséquent le deuxième l’est plus, car finalement un bateau consomme plus de bière que de diesel, le notre en tout cas. La ville en elle même n’a pas d’intérêt : c’est une très grande ville, avec un mélange de quartiers pauvres et plutôt sales et de zones de buildings ; par contre, la marina est jolie, clean, des fleurs partout, une piscine, Internet… mais pas de magasins d’alimentation    

 Mercredi matin, nous sommes partis pour Bonaire, mais avec l’intention de faire deux stops dans les îles du Vénézuela : le premier aux Roques, le deuxième aux Aves.

La traversée jusqu’au Roques nous a pris 24 h. les Roques sont un grand plateau corallien a peu prés rectangulaire de 20 kms sur 10 kms. Il y a une multitude ‘îles  et de récifs ; nous avons choisi d’aller à un petit groupe d’îles tout à l’ouest de ce grand ensemble : l’ile principale s’appelle Caya agua ; elle fait partie d’un ensemble corallien en fer à cheval ouvert sur l’ouest et en forme le coté sud ; c’est une ile de 3 kms de long sur 200 m de large , couvert de buissons avec de petits lagons et de la mangrove ; il y a aussi une belle plage de sable ou viennent quelques touristes qui doivent résider sur des îles à hôtels . Nous y avons passé une après-midi tranquille à marcher un peu, à voir les poissons et à flemmarder. C’est étonnant comme les récifs brisent la mer et à l’intérieur de l’atoll la mer est plate, alors qu’au loin on voit les rouleaux. .Cet archipel mérite un arrêt beaucoup plus long car les eaux sont très, très claires et très riches en poissons ; ce sera pour une autre année lorsque nous naviguerons plus longuement au Venez…

 

Le lendemain nous faisons une belle navigation jusqu’aux îles Aves de Barlovento. C’est aussi un récif corallien avec la même disposition que décrite précédemment. Mais l’ile sud est cette fois bordée sur le coté nord (intérieur  du lagon) par de grands arbres pleins d’oiseaux ; il y en a des centaines ; des frégates, des pélicans, des fous de toutes sortes, des gris des noirs et surtout des blancs à pattes rouges  c’est à 50 m de l’un de ces perchoirs que nous mouillons et nous passerons l’après midi à regarder les oiseaux. Ils planent, plongent, pèchent et criaillent avec énergie : quel spectacle ; de plus, les eaux sont magnifiques, bleu turquoise et très claires mais nous n’avons pas plongé : il était déjà tard et la zone plutôt bien ventilée.    

Le vent se lève dans la nuit et bien que le mouillage reste confortable, nous décidons de repartir pour Bonaire ; c’est une belle traversée ultrarapide puisque nous faisons les 5O miles jusqu’à la pointe de Bonaire en 5H 30 .Nous avons du battre notre record de vitesse et cela, au portant et sur mer plate ! …La remontée en louvoyant par 25 nœuds de vent sur une mer plate jusqu'à la zone de mouillage nous parait long.

Il y a une quarantaine de bateaux au mouillage ( sur bouée car il est interdit de jeter l’ancre à Bonaire pour ne pas détruire le corail ) Nous en prenons un juste en face du ponton à annexe le Karels bar . Mauvais choix, car la nuit sera très bruyante : un concert live, puis deux boites de nuit (impossible de dormir même avec des boules Quies et les basses faisaient vibrer la coque du bateau) .Nous allons faire les formalités, facile car le centre est petit, les officiels sont sympas. La petite ville est très propre, avec de petites maisons colorées et de jolis magasins .Elle fait calme, ( mais nous sommes dimanche , jour «  mort » en général )avec beaucoup de blancs ( tout à fait type hollandais ) ; les gens dans la rue parlent une espèce d’espagnol avec des intonations hollandaises : c’est le créole local le papimiento ; c’est encore plus curieux à lire : de l’espagnol orthographié à la manière hollandaise avec plein de H et de K, il faut lire à haute voix pour comprendre.

Le dimanche nous vérifions que tout est fermé ; l’après midi AM fait un peu de snorkel autour du bateau tandis que je fais une reconnaissance en vélo : 45 kms sous le soleil, en 3 H, je suis fatigué et nous décidons que le lendemain la visite de l’île se fera en voiture Les fonds sont jolis ; l’eau est d’une extrême clarté ;il y a du corail bien vivant et beaucoup de poissons même à 2m du bord ; l’ile est réputée pour ses plongées , les sites sont situés tout le long de la côte sous le vent et peuvent etre atteints depuis la route le long de la mer ;Jacques ayant toujours mal aux oreilles ,nous n’avons pas testé . Ce sera pour une autre année.

A 9h nous partons dans un pick-up, la plus petite voiture disponible. Nous prenons la route de la cote vers le nord jusqu’au sanctuaire des flamands roses : c’est une grande lagune entre de hautes collines rouges, comme un lac de montagne et les flamands sont bien là  Nous allons jusqu’au  Washington Park ,y entrons ; le gardien nous prévient la route est «  bumpy «, et c’est vrai, c’est une piste ravagée par les pluies, avec des ornières et des passages d’oued difficiles ; finalement Bonaire n’est pas une île plate, ni une île sans eau. Il y a des collines, et de la végétation de foret sèche : arbustes à piquants, cactus et euphorbes; c’est beau. Il y a aussi beaucoup de lézards qui veulent tous traverser la route devant nos roues, là aussi, des lagunes avec des flamants et beaucoup de perroquets verts au cou jaune.

Nous rentrons fatigués et contents.

Mardi matin , après la douane et la police ,fait vite et gratuitement, nous partons vers 10 H avec un vent variable de 10 à 15 nœuds , qui nous amène tranquillement, après une nuit sans problème, à la ponte sud de Curaçao vers 16 h . Après quelques hésitations nous trouvons l’entrée du chenal du lagon de Spanish Water , immense lagon très découpé devenu un lieu de résidence et de marinas . Selon les descriptions d’il y a 10 ans c’était désert ! et à la place des réservoirs à l’entrée du chenal il y a maintenant une plage aménagée .

 

Dimanche en mer entre Cabo di vela et Santa Marta, le long de la côte colombienne

 

Je profite du moteur pour mettre à jour ce bulletin.

Curaçao ne nous a pas emballé ; le mouillage est calme, mais l’eau n’y est pas très claire et n’incite pas à la baignade ; la marina n’est qu’un restaurant avec internet, (il y a une machine à laver), et la ville est loin. Il faut 35 mn en bus pour la rejoindre, ce qui nous avons fait pour aller faire les formalités ou par chance ils ont bien voulu nous faire entrée et sortie en même temps, nous évitant un deuxième déplacement. La ville est coquette, avec une vaste zone pavillonnaire et un centre d’immeubles colorés, dédiés au free taxe Jacques est plutot sévère avec Willemstad ; la ville ancienne ne manque pas d’originalité : des rues étroites et très propres le long de l’eau, des maisons très style hollandais (haut fronton, façade étroite, fenêtres à petits carreaux) mais peintes des plus belles couleurs : jaunes, roses, bleues ; c’est étonnant.   Il y a beaucoup de touristes, des gens débarqués des bateaux de croisière ou selon la langue que nous entendons des sud américains probablement venus faire les courses de noël ; il n’y a aucun signe visible de l’approche des fêtes. Depuis la marina, nous n’avons donc fait que le seul déplacement aisé grâce à un bus spécial gratuit: les courses au supermarché. Il est bien approvisionné, avec du choix et même de la bonne viande ; les prix sont antillais, sans plus, la salade (américaine) est même moins chère qu’au Vénézuela .Pour la bateau , il y a même un shipchandler bien approvisionné

Le restaurant est bon et les gens agréables ; ce n’est pas le cas des autres yachties qui ont pris le car gratuit pour aller avec nous au supermarché, ni hollandais ni américain, nous n’étions pas fréquentables ! Cette escale restera marquée cependant par la rencontre de Marie et d’Antony du bateau Destinée, bateau qu’ils ont aménagé totalement par eux-mêmes en deux ans, très beau travail d’ébénisterie ; ils partent faire le tour du monde, en travaillant de temps à autre pour remplir la caisse du bord, elle est infirmière et lui artisan de bateau. Ils sont bien sympas et nous espérons les revoir à Carthagène ou aux San Blas.

Nous sommes donc repartis assez vite de Curaçao, sans aller voir par la terre la partie nord, ou il y a un parc national.

Cependant, en repartant, nous avons longé la côte sous le vent, et passé les zones pétrochimiques ; nous avons vu une belle côte avec des plages qui semblent mouillables, bien qu’elles soient désertes de bateaux (sauf 2 bateaux de plongée). Donc peut etre reviendrons nous à Curaçao pour explorer la région nord.

En chemin nous avons aperçu Aruba dont toute la partie sud n’est qu’une zone pétrochimique, là, c’est sûr nous n’irons pas à Aruba.

 

Jeudi soir

Carthagène

 

Nous prenons le frais au soleil couchant sur la rade, avec un léger clapotis dû aux bateaux de touristes qui sillonnent la rade, et avec une légère odeur de pétrole due probablement à la marine de guerre stationnée un peu au vent ; léger clapotis, Jacques est modeste, Lulibérine danse quelquefois la sarabande au passage d’un gros « promène- couillon »   Le soleil se couche entre les gratte ciel, mais ceux-ci sont jolis

Quel contraste avec ce que nous avons vu de la Colombie , au moins jusqu’à Santa Marta.

Notre première étape a donc été Cabo di Vela, atteint après 30 h de mer et une déchirure de la grande voile dans un empennage pourtant maîtrisé, mais la grande voile est maintenant usée, nous espérions qu’elle tienne encore deux ans ; nous le souhaitons toujours, mais ce sera difficile. Nous avons longé la cote de la péninsule de Guaijara , totalement désertique : aucune nuance de vert sur les dunes et falaises basses . L’arrivée au Cabo di vela est un choc, car après des kilomètres de cotes basses, c’est une montagne noire qui se dresse, avec un sol rocheux comme lavé par le soleil (si j’ose dire). C’est magnifique ; et puis on arrive dans la baie derrière cette montagne qui contrairement à nos espérances n’est du tout déventé ; le vent souffle à plus de 20 nœuds, il n’y a presque rien que quelques cases pour véliplanchistes. A coté, Sal est un jardin. C’est donc sur le bateau que nous ferons notre repas de Noël :filets de barracuda sauce citron,pommes sautées, et gâteau ,le tout arrosé d’un petit vin blanc

 

De cabo di vela nous refaisons une longue navigation pour essayer de trouver un mouillage dans l’une des 5 baies du parc naturel de Tairona, au nord de Santa Marta.

Au petit matin, nous approchons d’une cote montagneuse qui émerge de la brume ; pour la première fois en Colombie nous voyons des nuages et des arbres sur les montagnes. Nous ne disposons que de peu d’informations sur les baies, qui ne sont pas cartographiées, mais selon des récits, il est possible d’y mouiller. Hélas les noms donnés par les récits ou les renseignements touristiques ne correspondent pas aux noms des cartes : nous ferons à vue.

La troisième baie à sur l’une des cartes un  peu de bleu, signe de fonds de moins de 20 m.

Nous y entrons donc, avec méfiance, car la baie n’est pas très protégée de la houle du nord est .C’est vraiment très beau et sauvage. Mais la première crique à gauche est une petite plage aménagée et il me semble apercevoir des restaurants ; chouette nous allons pouvoir manger colombien. Et dés notre arrivée de petites barques amènent des touristes colombiens en congé pour le week end de Noél ; heureusement ce n’est pas bruyant et elles ne font pas de vagues.  Nous reprenons la réparation de la voile, ce qui durera toute la journée avec une pause pour aller au restaurant Le Mirador, qui domine la plage. C’est une grande hutte , avec des tables en bois ; nous choisissons notre poisson , une belle gorette qui nous est servie avec du riz parfumé au coco et des plantains pour une fois tendres ; il y aura deux autres couples à déjeuner . C’est calme, il n’y a pas de musique, juste le vent dans les arbres, il y a aussi très peu d’oiseaux. Sur la plage une centaine de colombiens se bronzent au soleil. Au soir, ils repartent tandis que les pécheurs restent, ils préparent leurs filets sur la plage.

La nuit est un peu houleuse, la houle du large rentre de l’autre coté de la baie et se réfléchit sur les falaises, comme le vent est très variable en force et en direction, le bateau tourne et lorsqu’il est de coté à la houle, il danse pas mal. Pour finir la réparation, nous décidons d’aller mouiller dans une autre baie, si possible la suivante, qui n’a pas de bleu sur les cartes, mais comme une rivière y arrive, nous pensons qu’il y aura une plage et des fonds correct ;

La baie est aussi belle que l’autre, il y a une grande plage, avec quelques barques et des tentes à touristes dans un coin. Tout est bien , sauf qu’à 10 m de la plage il y a encore 20 m d’eau , trop profond pour mouiller , nous cherchons le long de la cote et trouvons une crique dont la moitié est prise par un filet . Nous mouillons, mais à peine installés, une barque arrive et explique que nous gênons la future manoeuvre des filets, il faut partir. Nous trouvons une baie de l’autre coté, avec des fonds adéquats, elle est peu plus en face de la houle, mais pour le moment elle est calme. Nous finissons la réparation, faisons un petit tour de tuba, abrégé par une piqûre de méduse, puis un tour de plage, mais la végétation empêche toute promenade vers l’intérieur.   Le vent se lève et soufflera toute la nuit levant un clapot qui lui aussi fait danser le bateau. Peu importe, nous sommes maintenant bien amarinés et dormons sans problème, un peu fatigués par nos réparations de voile : au moins 10 H chacun

 

Au matin nous repartons donc et essayons la grand voile ; le départ est parfait puis le vent se lève dés la sortie de la baie ; Nous n’avons que des îles à doubler , avant de retrouver des eaux abritées ; alors nous continuons , le vent forcit et au passage de l’ile , il y a un vent à prés de 35 nœuds ; la voile tient mais nous sommes vent arrière et il va falloir empanner ; dés que le vent baisse un peu ( 25 noeuds ) nous y allons avec douceur , tout est parfait mais le seul passage de la voile  bordée dans l’axe suffit à la faire éclater , c’est tout une couture qui a cisaillé le tissu , il ne nous reste qu’ une grand voile à 2 ris .C’est un peu ce que je craignais ;ses 5 ans de navigation au soleil commencent sérieusement à se faire sentir

 

Nous décidons  d’aller directement à Carthagène pour essayer de faire réparer, car cette fois cela dépasse nos possibilités et il faut du tissu. Nous passons devant Santa Marta, ville moderne dans un très beau cadre de montagne, quand un bateau garde cote arrive et nous demande de mouiller à Rodadero, ceci très poliment et même avec le sourire; nous obtempérons et mouillons devant cette station balnéaire ultra moderne, avec plein de beaux gratte ciels, et de bateaux de touristes ; c’est plus une visite de courtoisie, nous bavassons un peu et ils repartent. Nous aussi, sauf que nous constatons un comportement bizarre du pilote automatique qui s’agite beaucoup ; d’habitude il fonctionne avec une très grande économie de mouvement et là, la barre n’arrête pas de tourner.

Nous enquêtons (c’est-à-dire que Jacques va ramper dans le coqueron arrière du  bateau) et trouvons : une tringle qui relie la barre à un safran est cassée et c’est celle qui a le senseur de position du pilote. Celui-ci reçoit donc des infos d’un safran fou ; il faut donc se passer des services du pilote, et avec un seul safran beaucoup moins efficace que les deux nous avons environ 20 H de route pour Carthagène. Nous trouvons finalement un  réglage de voile et de dérive qui permet de barrer sans trop de sinuosités sauf quand la vague nous emmène au surf, là il faut beaucoup d’anticipation. Heureusement le vent n’est pas trop fort (5) et la mer pas trop grosse. La navigation est donc fatigante ( mais nous imaginions bien pire pour toute cette zone qu’un croiseur dans son récit avait baptisée le cap Horn des Antilles). A la fin de la nuit nous arrivons devant Carthagène ; il est trop tot pour passer par la petite passe du nord et nous faisons donc le tour de l’ile qui ferme la baie , au moteur car le vent est complètement tombé. L’arrivée est belle au lever du jour ; l’ile d’entrée est basse et longue,très verte et bordée au sud par les restes d’une muraille de l’époque coloniale espagnole .La baie est très grande , très découpée ;la ville ancienne est située tout au nord ,dominée par un ensemble de buildings assez réussi de la ville moderne .La marina ou nous sommes est petite ,2 pontons tous remplis ; nous sommes donc au mouillage comme une bonne cinquantaine de bateaux Les gens de la marina sont accueillants et facilitent grandement le séjour

 

La première journée a été consacrée au bateau : renseignements, formalités (un agent es donné par la marina), Internet pour aller lire de vos nouvelles (les spam ont encore une fois gagné en nombre), aller au mécanicien qui doit refaire la pièce cassée (2 aller et retour en taxi, nous l’espérons pour demain) et rendez vous avec le voilier pour demain matin. Il est peu probable que nous visitions beaucoup Carthagène demain.

 

Carthagène

 

 C’est bien une jolie ville qui doit etre agréable à vivre. Il y a la vieille ville , de beaux quartiers modernes , le centre avec des gratte-ciels vus de loin ,  le quartier résidentiel ,ou se situe la marina , avec de beaux pavillons de toutes les couleurs .

Les rues sont très propres et parcourues par des armées de balayeurs vêtus de vert, il n’y a ni chien, ni chat, ce qui aide à la propreté des trottoirs, pas mal de voitures et de taxis jaunes qui pratiquent des tarifs honnêtes, des petits vendeurs ambulants proposant du café en thermos, de l’eau fraîche (dans des caisses de polystyrène), des fruits, des beignets frits. Il y a peu de policiers dans la ville et encore moins de militaires (sauf dans le quartier ancien et touristique quand il y a un croiseur qui débarque ses touristes).

 

La vieille ville

La vieille ville, à 10 mn à pied de la marina, est très agréable. Elle est entièrement entourée de murailles. La plupart des maisons ont deux  étages, avec de grands balcons  surplombant la rue ; construits en bois, ils sont souvent très fleuris ; les façades sont toutes peintes de couleur pastel, jaune et rose dominants  il y a des constructions modernes mais le style ne choque pas ; des rénovations sont en cours un peu partout. Dans la partie la plus chic, autour de la cathédrale, au point nord, les balcons sont des œuvres d’art en bois.

 Beaucoup de rues, assez étroites sont piétonnières, très animées avec des boutiques de mode, des joailleries nombreuses, quelques boutiques d’artisanat, et des restaurants que nous n’avons pas encore testés, mais qui installés  dans de magnifiques maisons à patio intérieur semblent sympathiques Les bâtiments officiels ont de l’allure ; quant aux églises à façade souvent  de style jésuite, elles ont un intérieur sobre et dans la nef, un très beau plafond de bois. Au-delà de ce centre, il y a encore de belles maisons des places ombragées,  des magasins et même des fabriques de meubles ou des garages.

Dans les rues il y a beaucoup de petits vendeurs : des vendeurs d’eau fraîche avec une caisse en polystyrène contenant des canettes fraîches, des vendeurs de café en thermos (200 pesos le café), des vendeurs de citronnades, des loteries, des vendeurs de beignets, etc. y compris un petit vendeur d’autos miniatures (à cause des rois mages ?).

Les gens sont habillés légers ; il y a pas mal d’hommes en short, ce qui n’est pas fréquent en Amérique du Sud,  et les femmes ne sont pas particulièrement élégantes pour un 31 décembre. Les gens sont plutôt blanc de peau, avec des nuances indiennes.

Les églises sont de grosses bâtisses, très sobres, peu décorées intérieurement mais beaucoup de monde assiste aux offices, par exemple lundi matin l’église Santo Domingo était pleine. 

Il y a quelques musées pas passionnants mais situés dans de belles demeures .Ils sont souvent petits, possèdent peu d’objets mais bien présentés et nous avons beaucoup appris sur l’histoire préhispanique

 

Au total, c’est une ville sans monuments particulièrement beaux , mais l’ensembles des rues et des places , la douceur de vivre que nous y avons ressenti, en font une ville à part dans tout ce que nous avons vu jusqu’ici en Amérique du Sud .

 

Réveillon

Nous nous sommes aussi promenés, pour le réveillon, dans la vielle ville pour voir comment les Colombiens fêtaient ce jour

. Beaucoup de familles  se promènent dans les rues, en groupe ; d’autres bavardent, assis dans les squares .Il faisait très beau une température agréable .Dans toutes les rues, devant chaque restaurant petit ou grand, sont installées de longues tables nappées de blanc et fleuries pour le repas de réveillon ; cela a du charme mais à 10 h (heure à laquelle nous sommes rentrés), tous les restaurants n’étaient pas pleins, loin de là. Pour le réveillon, les restaurants installent leurs tables dans la rue, les plus huppés prenant une place qu’ils ferment avec des barrières, et y installent une sono, voire un orchestre. Nous hésitions un peu à y aller diner, mais quand nous avons entendu les premières sonos, (style techno) nous avons fui : les basses nous remuaient les tripes : insupportable pour nous. Il ne semblait pas prévu de piste de danse, l’orchestre doit avoir pour seule fonction d’empêcher d’entendre le voisin. A noter que devant quelques très belles maisons particulières qui laissaient deviner l’intérieur par la porte ouverte, des gens avaient installé leur table dans la rue devant chez eux et y accueillaient famille et amis L’ambiance n’était pas particulièrement joyeuse, mais il était tot .Quand nous sommes rentrés à la marina (10h 30) où il y avait une soirée privée colombienne ou les invités commençaient à peine à arriver  

C’est une très bonne halte ; la ville a répondu à notre attente et nous nous y sommes promenés avec grand plaisir . Pour l’avitaillement ,il n’y a pas de problème et nous avons pu faire réparer la voile et la barre de safran .La marina ou nous sommes , le Club Nautico ,est sympathique , l’accueil est agréable , le cadre joli mais elle est trop petite pour permettre d’ètre an ponton ,ce qui nécessite de rester au mouillage avec les inconvénients de corvée d’eau aux bidons mais surtout pendant la journée ,nous sommes ballottés par le passage incessant de barque en tous genres . Nous aspirons à retrouver le calme , la clarté de l’eau et les bains pour nous rafraichir

 

 

 

 

01 à 03  Los roques cayo de agua

 

c’est une petite caye , loin du centre

 

04à06 los aves del sur

cette caye est réputée pour ses oiseaux , notamment la mouettes a patte rouges

 

07 à 11 bonaire

la capitale est une bourgade pimpante, il y a des collines et des lacs avec des oiseaux

 

12 à 15 curacao

une grande ville , un beau mouillage , et une grande réserve que nous n’avons pas vue

 

16 à 17 cabo di vela

la cote colombienne présente peu d’abri, celui de cabo di vela est très bon , mais venté avec une « station touristique «  de planche à voile

 

19 à 24 baies de Santa marta

au dessus du nous le plus haut pic de l’amérique du sud

il y a quelques baies accessibles par la mer, avec quelques touristes locaux , venus en barque

 

25 à 34 carthagéne

c est une grande ville avec des quartiers modernes et de beaux buildings

evidement nous avons surtout marché dans la vieille ville bien conservée et encore vivante , avec ses boutiques ambulantes de boissons fraiches.

a noter les balcons fleuris

 

 

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 14:59

Pendant que le bateau se repose au chantier de st martin, je profite de l’accès aisé à internet , pour vous transmettre quelques photos de notre croisière de l’année passée, qui nous avait mené de Trinidad au Guatemala.

 

Pour vous remorer le contexte , je transmets aussi les bulletins de l’époque

 

Marina  Cumanatogo à Cumana Venezuela

samedi 3 décembre 2005

 

samedi de la semaine passée, nous étions parti passer le week-end à Scotland bay (3 miles du port), très joli mouillage entre des montagnes couvertes de foret vierge et peuplées de singes hurleurs. En me promenant j’en ai dérangé un qui a cherché à m’intimider, et bien ça hurle vraiment.

C’est un très beau mouillage, assez étroit, en pleine nature, ce qui est fort appréciable après 3 semaines de port ; autour de nous, la forêt tropicale, les cris des bandes de singes hurleurs et la mer pour se rafraîchir

 

Donc mardi, nous voila partis pour le Venezuela (après les formalités d’immigration et de douane,faciles ,et le règlement de la marina ,moins facile pour le porte- monnaie :presque 30euros par jour) .Le premier départ ne nous a pas mené bien loin : 10 m environ, le temps de prendre une haussière dans l’hélice, il m’a fallu bien 30 mn d’efforts pour enlever le bout qui s’était coincé entre le support arbre et le coupe orin (qui n’a pas réussi à couper une haussière).

Notre deuxième étape a été à peine plus longue, nous avons été (sans incident) jusqu’à Chacachare, une île déserte au bout de Trinidad, juste avant le Venezuela. Nous avons passé un après-midi tranquille en regardant les vautours tournoyer dans les ascendants (et je me suis, bien sur, baigné dans ce mouillage ou nous étions seuls) pour attendre l’heure du départ pour les Testigos ; il y a 90 miles à faire, l’heure idéale de départ se situe donc vers 5h de l’après_midi, pour être sur d’arriver en fin de matinée.

 

Les Testigos sont un groupe d’îlots montagneux, habités par une centaine de pêcheurs de langoustes, en deux petits villages.

La traversée s’est faite par un vent quasi nul et au moteur (à part une brève tentative à la voile), nous sommes donc arrivés vers 9H du matin ; la traversée bien qu’un peu bruyante faute de vent, a tout de même été agrémenté par un ciel très étoilé et une mer si riche en plancton que nous laissions derrière nous un sillage lumineux .Nous avons été nous déclarer au poste de gardes côte, et nous nous sommes promenés dans le village en bordure de plage. Pa rapport à notre visite d’il y a 3 ans, nous avons l’impression que le village est plus propre, plus gai ; il y a quelques maisons en maçonnerie, dont une avec des céramiques sur le mur.

Sur la plage, devant leurs maisons les hommes préparent des filets de poissons pour les sécher. Le village donne une impression de quiétude ; il y a aussi une école flambante neuve, avec des écoliers en uniforme. Nous repartons ensuit au village de Testigos Grande (4ou 5 maisons sur la plage à l’ombre des cocotiers), et nous mouillons devant un restaurant : l’Erotica Te, malheureusement fermé  Dans la soirée, il s’avère aussi que c’est devant le groupe électrogène du village.

Tant pis, nous sommes à pied d’œuvre pour faire la balade du phare qui se trouve en haut de la montagne (800 pieds). C’est une joli promenade, un peu fatigante, mais avec de belles vues sur l’archipel .Nous sommes accompagnés depuis la plage par un petit chien noir adorable, et, malheureusement, par des essaims de mouches minuscules qui vrombissent autour de nous, en essayant d’éviter de se faire avaler, trois y perdrons la vie avalée par AM qui avait pourtant petit déjeuner .Malgré la chaleur et les moucherons, nous sommes récompensés par une vue à 360° de l’archipel des Testigos. Cet ensemble d’îlots mérite le détour :peu de voiliers,des eaux bleues incomparables et seulement les 2 petits villages de pêcheurs vivant du ramassage de langoustes, emmenées la nuit même vers l’ile de Margarita ou la côte 

 

Au retour de la balade, nous changeons de mouillage, et c’est là qu’un deuxième incident impossible se produit : un serflex casse, celui qui assure l’étanchéité du circuit d’eau douce, au bout de 10 mn donc, l’alarme température s’est déclenchée, nous avons constatée que la cale moteur était pleine d’eau verte (le liquide de refroidissement) et trouvé la fuite. Mais évidemment pas de serflex de remplacement de cette taille (grande), j’ai donc bricolé un serflex en fil à voile pendant qu’AM filtrait le liquide de refroidissement répandu dans les fonds pour le remettre dans le circuit.

Bon, en bateau on trouve toujours quelque chose à faire.

Nous avons pu quand même faire du snorkeling (joli et riche en poissons : perroquets, anges français, chevaliers, bourses, une murène…) et de la marche sur l’île (cactus, lézards, iguanes, et dans le ciel, fous de bassan, frégates et pélicans).

Vendredi soir, à 5 h, par un vent léger nous avons quitté les Testigos pour aller à Cumana, sur la côte vénézuelienne. Notre regret sera de n’avoir pas mangé de langoustes, aucun de ces pêcheurs de langouste ne nous en a proposé, non plus que du poisson.

La traversé de 90 miles s’est bien passée, au portant, presque entièrement à la voile, malgré un vent faible ; depuis notre départ, nous devinions l’ile de Margarita que nous avons longé entre minuit et 4h du matin, sans aucune difficulté vu l’éclairage de  la côte, très bâtie et hérissée de buildings ce qui ne donne guère envie de s’y arrèter. Le vent ne s’est levé que dans la matinée et maintenant il souffle à 18/20 nœuds.

La marina est bien protégée , le vent souffle dans les haubans , mais grâce à la hauteur des digues ne gène pas les manœuvres ; A notre arrivée , on nous a indiqué une place et du personnel de la marina nous a aidé pour l’amarrage. Il n’y a quasiment que des bateaux vénézueliens plutôt à moteur, mais il y a aussi quelques voiliers. L’accueil au bureau est agréable, seul problème il faut attendre lundi pour faire les papiers car demain dimanche tout et fermé et en plus ce sont les élections législatives.  

 

Jeudi anse de Laguna Chica

 

C’est dans cette très joli anse que nous finissons notre visite du golfe de Cariaco qui nous a beaucoup plu ;  il a pas mal plu également (mauvais jeu de mot, mais nous sommes surpris par l’humidité du temps sur cette côte réputée par sa sécheresse)

La pluie a commencé le dimanche , pluie battante avec des rafales à plus de 25 nœuds , nous étions finalement contents d’être au port(nous avons remis notre visite de la ville à plus tard, nous contentant de faire un tour dans le complexe de magasins de la marina :boutiques de vêtements ou chaussures, une librairie,un ciné avec 6 salles ,des restos, un Internet…) ; la journée a été pluvieuse dans tout le Vénézuela , puisque cela a été l’explication officiel du taux d’abstention aux élections  plus de 75 % ; il est vrai que les partis d’oppositions avaient retiré 3 jours avant leurs candidats, ; donc Chavez a ( 100 % des siéges à l’assemblée ; nous ne connaissons pas la politique locale , mais cela ne semble pas très malin de la part de l’opposition.

Le lundi, nous avons visité la ville, assez jolie, sans beaucoup d’immeubles (la zone est très sismique), et nous n’avons pas noté un grand interet pour la politique : aucune affiche électorale,  très peu de vendeurs de journaux .D’après notre guide Artaud , elle ne présente pas d’intérêt, nous avons été agréablement surpris :la place principale entourée d’arbres magnifique,la cathédrale au plafond  de caissons de bois et un chœur richement orné d’un retable doré, des rues étroites bordées de maisons très colorées

 

Nous avons fait de courses alimentaires dans le quartier plus moderne de la ville (rues très animées, des échoppes partout sur les trottoirs, et la musique omniprésente) pour constater que le coût de la vie est comparable à celui de Trinidad et donc à celui des Antilles pu de la France ; seules les bananes, et les fruits de la passion sont moins chers, et l’essence qui est vraiment donnée. Bien sur, les comparaisons sont difficiles d’autant qu’il y a un taux de change bancaire et un taux de change parallèle, mais personne ne nous l’a proposé (des français de la marina  faisait un change un peu meilleur de 5 %, alors qu'il parait que le boni pouvait atteindre 20 %) globalement le Vénézuela n’est donc pas un pays qui ne coûte rien à un occidental. Pour l’instant, nous essayons de nous habituer au Bolivar : 1 dollar vaut 215O Bol soit pour simplifier3 Frs =1000BOL

 

Alexis nous a fait les papiers de douane : coût 200 000 Bolivars, soit presque 100 euros, ce n’est pas donné, et je n’ai pas compris la part revenant à l’état et celle allant dans la poche d’Alexis.   

Mardi nous sommes partis vers 10 h, trop tot pour avoir de la glace qui serait prête dans la journée selon la fille peu aimable de la boutique et Internet que nous avions utilisé la veille ne marchait plus

 

 Vers 2H nous sommes arrivés dans la grande baie de Laguna Grande ? SUR LA COTE NORD DU Golfe de Cariaco : c’est magnifique : de très hautes collines rouge vif, de multiples criques bordées de mangroves vertes.

Evidement qui dit collines dit montée sur  le sommet de celles-ci, nous avons choisi un mouillage qui semblait présenter un chemin vers les crêtes, et sitôt avalé le repas je suis parti en expédition ; heureusement la végétation est tellement clairsemée qu’il est facile de cheminer, et d’en haut (3OO M ?) quelle vue. (Pendant que je lisais et me rafraîchissais par un bon bain)

 

Le lendemain matin, nous y sommes donc repartis cette fois AM acceptant de faire l’effort (2H tout de même AR mais sous un soleil raisonnable) elle ne l’a pas regretté. C’est vrai, c’est très beau, ce très grand mouillage, découpé entouré de collines jaunes, rouges, mauves, parsemées de cactus et d’euphorbes verts pales …  

 

Puis nous sommes partis en louvoyant doucement (8 nœuds de vent) jusqu’au village de Medregal ou il y a un hôtel marina qui aurait pu nous servir pour laisser le bateau au sec. L’hôtel est joli avec de petites maisons à toit de chaume, mais il n’y a personne (10 bateaux au mouillage) et l’ensemble nous parait triste et peu accueillent. De plus c’est très loin de tout, et donc sûrement pas très pratique.

Aujourd’hui nous avons poursuivi la visite du golfe en allant jusqu'au fond de celui-ci  vers l’est au moteur (vent quasi nul) ; au passage nous avons eu la chance de voir une baleine qui passait par la, paresseusement, puis un perchoir à frégates avec beaucoup de males arborant une magnifique gorge rouge.

Le retour vent portant s’est fait sous voiles, avec un vent très variable de 8 à 25 nœuds, et nous a eu la chance d’éviter presque toute la pluie qui n’a pas arrêtée de tomber soit sur la cote nord, soit sur la cote sud. A notre arrivée sur la partie nord du golfe, nous avons été accueillis par une bande d’une dizaine de dauphins qui nous ont escortés une heure ,en alternant sauts, plongeons et courses de vitesse

 

Nous avons fini par arriver Laguna chica, en face de Cumana ; c’est une très jolie anse avec des collines rouges, des plages bordées de palmiers, qui ombragent des maisons de pécheurs et 2 petits chantiers de construction de barques.

Bref, une bonne journée : une navigation sympa, des rencontres non prévues : frégates, baleine et dauphins joueurs et pour finir un très beau mouillage

 

 

 

 

 

 

Vendredi soir

Baie de Mochima

 

Ce matin après le journal de RFI, nous sommes partis nous balader dans le village ; Il est dans le lit d’un oued, avec de petites maisons, certaines coquettes en dur et d’autres plus pauvre en tôle plastique. Beaucoup d’arbres et surtout des manguiers qui commencent à avoir des fruits, mais aussi d’autres arbres fruitiers et des grenadiers. Ce village donne l’impression d’un véritable oasis au bord de mer, cerné par toutes ces hautes collines rouges ; presque toutes les maisons ont des fleurs, même les plus pauvres et les enfants à l’école sont en uniforme  Nous avons marché ainsi jusqu’à arriver à une plage donnant sur la Laguna Grande, avec des maisons de pêcheurs et leurs barques. Au retour nous avons marché jusqu’à la pointe de la baie, pour voir le petit mouillage indiqué dans le guide. A voir la couleur des fonds, elle est envasée. Il y a un petit atelier de construction de lanchas, mais nous n’avons vu personne travailler sur les 5 bateaux en cours. Nous sommes revenus au bateau quand un voilier ancrait ; Nous nous sommes salués et sommes partis. pour Mochima. I l était 11H et nous avions plus de 20 miles à faire.

Au début le vent était faible, environ 10 nœuds, puis il a forci jusqu’à 20 nœuds à l’arrivée à Mochima mais portant c’est toujours agréable, surtout sur mer plate .Mais là, mauvaise surprise il a tourné nord dans l’axe de l’entrée, en continuant à souffler assez fort, bien que cette baie magnifique soit entourée de hautes montagnes. Nous avons donc déboulé jusqu’au fond de la baie à 7noeuds Nous avons donc choisi la seule crique protégée du nord et de l’est, devant une plage avec restaurant, en face du petit village de Mochima; comme on est vendredi il n’y a personne demain ce sera plus dur, mais nous serons repartis. A ce mouillage, il y a deux autres bateaux américains et à notre grande surprise, nous ne voyons que très peu de voiliers .Les fonds tombent très vite, et nous sommes mouillés tout prés de la rive, la chaîne à un peu dérapée avant de crocher .Tout près de nous dans la mangrove, les perroquets commencent à rentrer ; il est 16h

 

 

 

Lundi midi

Marina Bahia Redonda Puerto la Cruz

 

Et voila notre brève incursion au Venezuela est presque terminée ; nous faisons la sortie (en principe mercredi) pour partir vers Bonaire, avec peut être une halte sauvage aux Aves.

Ces deux derniers jours nous avons visité le parc national de Mochima, en passant le long de toutes les côtes ; b’abord nous avons fait le tour de la baie de Mochima : bien mais pas extraordinaire , puis nous avons vu à la sortie à gauche la baie de Manare , très jolie avec de hautes falaises rouges encadrant le plage , puis la grande baie Oculto , entourée de montagnes verdoyantes ( au moins de loin ) , pour arriver au mouillage de El Coral dans les îles Caracas ; ce sont des îles hautes et rocheuses , de couleur rouge avec une végétation très clairsemée. La mer est plate , mais nous sommes dans les rouleaux de la crête ( je parle de l’air et non de l’eau ) et le bateau tourne dans tous les sens ; AM part faire du tuba , puis je monte en haut de la colline , ce n’est pas facile car le peu de végétation est très piquant, surtout des petits cactus avec des feuilles plates , et des piquants à barbule : une fois piqué le cactus tient attaché à la jambe .Mais de là haut il y a un panorama splendide .  AM repart faire des photos sous marines des «  arbres de noël » : ce sont des spirographes de toutes les couleurs (c’est très joli ; imaginez des bouquets en boule formés de corail de feu fin comme de la dentelle sur lesquels s’attache ces petits spirographes jaunes, rouges, mauves, blancs…le tout environné d’une multitude de petits poissons. Juste avant de se mettre au diner, AM prise d’une intuition subite met le sondeur et constate que la profondeur augmente : nous dérapons ; il a fallu la nuit pour que cela nous arrive, en guise d’apéro nous relevons le mouillage, nous allons nous remouiller encore plus prés de la plage et nous mettons 30 m de chaîne pour 3M d’eau. (Nous sommes vraiment prés du bord, car les fonds tombent très vite) ; après une nuit moyenne (nous vérifions que le mouillage tient), nous repartons le dimanche matin et évidemment le vent tombe. C’est donc au moteur que nous longeons les îles Aparos, lieu de week end des locaux, et le vent se relève quand nous arrivons aux îles Chimana, îles de pierres blanches avec de rares buissons (nous continuons donc sous génois seul); le passage entre les 2 îles est magnifique et nous allons mouiller à la baie de Ciénaga ; le mouillage est calme, mais très ventilée. Le cadre est superbe, mais l’eau est peu limpide et les promenades à terre impossible en raison de la pente des collines et du terrain glissant. 4à5 grosses vedettes à moteur sont venues passés l’après midi ; nous sommes dimanche et très près de la ville (5miles) mais pour une fois ils n’ont pas mis de musique .A notre grande surprise, nous n’avons vu de voiliers pratiquement nulle part

 

Et le soir le scénario du jour précédent se répète : à l’apéro, nous constatons que le bateau a dérapé et il nous faut remouiller à la lueur de la lune (dans 2,5 m d’eau et 30 m de chaîne). Le vent a soufflé toute la nuit.

Demain  matin, nous allons à la marina, faire le plein d’eau, de diesel, de provisions et surtout faire la sortie du Vénézuela, car c’est le dernier port pratique avant Bonaire. La marina semble jolie ; ici, il y a pas mal de voiliers, y compris des français ; les marinas sont un peu excentrées par rapport à la ville dont nous voyions surtout de très grands et très nombreux buildings    

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Vendredi 25 mai 2007 5 25 /05 /2007 14:59

Pendant que le bateau se repose au chantier de st martin, je profite de l’accès aisé à internet , pour vous transmettre quelques photos de notre croisière de l’année passée, qui nous avait mené de Trinidad au Guatemala.

 

Pour vous remorer le contexte , je transmets aussi les bulletins de l’époque

 

Marina  Cumanatogo à Cumana Venezuela

samedi 3 décembre 2005

 

samedi de la semaine passée, nous étions parti passer le week-end à Scotland bay (3 miles du port), très joli mouillage entre des montagnes couvertes de foret vierge et peuplées de singes hurleurs. En me promenant j’en ai dérangé un qui a cherché à m’intimider, et bien ça hurle vraiment.

C’est un très beau mouillage, assez étroit, en pleine nature, ce qui est fort appréciable après 3 semaines de port ; autour de nous, la forêt tropicale, les cris des bandes de singes hurleurs et la mer pour se rafraîchir

 

Donc mardi, nous voila partis pour le Venezuela (après les formalités d’immigration et de douane,faciles ,et le règlement de la marina ,moins facile pour le porte- monnaie :presque 30euros par jour) .Le premier départ ne nous a pas mené bien loin : 10 m environ, le temps de prendre une haussière dans l’hélice, il m’a fallu bien 30 mn d’efforts pour enlever le bout qui s’était coincé entre le support arbre et le coupe orin (qui n’a pas réussi à couper une haussière).

Notre deuxième étape a été à peine plus longue, nous avons été (sans incident) jusqu’à Chacachare, une île déserte au bout de Trinidad, juste avant le Venezuela. Nous avons passé un après-midi tranquille en regardant les vautours tournoyer dans les ascendants (et je me suis, bien sur, baigné dans ce mouillage ou nous étions seuls) pour attendre l’heure du départ pour les Testigos ; il y a 90 miles à faire, l’heure idéale de départ se situe donc vers 5h de l’après_midi, pour être sur d’arriver en fin de matinée.

 

Les Testigos sont un groupe d’îlots montagneux, habités par une centaine de pêcheurs de langoustes, en deux petits villages.

La traversée s’est faite par un vent quasi nul et au moteur (à part une brève tentative à la voile), nous sommes donc arrivés vers 9H du matin ; la traversée bien qu’un peu bruyante faute de vent, a tout de même été agrémenté par un ciel très étoilé et une mer si riche en plancton que nous laissions derrière nous un sillage lumineux .Nous avons été nous déclarer au poste de gardes côte, et nous nous sommes promenés dans le village en bordure de plage. Pa rapport à notre visite d’il y a 3 ans, nous avons l’impression que le village est plus propre, plus gai ; il y a quelques maisons en maçonnerie, dont une avec des céramiques sur le mur.

Sur la plage, devant leurs maisons les hommes préparent des filets de poissons pour les sécher. Le village donne une impression de quiétude ; il y a aussi une école flambante neuve, avec des écoliers en uniforme. Nous repartons ensuit au village de Testigos Grande (4ou 5 maisons sur la plage à l’ombre des cocotiers), et nous mouillons devant un restaurant : l’Erotica Te, malheureusement fermé  Dans la soirée, il s’avère aussi que c’est devant le groupe électrogène du village.

Tant pis, nous sommes à pied d’œuvre pour faire la balade du phare qui se trouve en haut de la montagne (800 pieds). C’est une joli promenade, un peu fatigante, mais avec de belles vues sur l’archipel .Nous sommes accompagnés depuis la plage par un petit chien noir adorable, et, malheureusement, par des essaims de mouches minuscules qui vrombissent autour de nous, en essayant d’éviter de se faire avaler, trois y perdrons la vie avalée par AM qui avait pourtant petit déjeuner .Malgré la chaleur et les moucherons, nous sommes récompensés par une vue à 360° de l’archipel des Testigos. Cet ensemble d’îlots mérite le détour :peu de voiliers,des eaux bleues incomparables et seulement les 2 petits villages de pêcheurs vivant du ramassage de langoustes, emmenées la nuit même vers l’ile de Margarita ou la côte 

 

Au retour de la balade, nous changeons de mouillage, et c’est là qu’un deuxième incident impossible se produit : un serflex casse, celui qui assure l’étanchéité du circuit d’eau douce, au bout de 10 mn donc, l’alarme température s’est déclenchée, nous avons constatée que la cale moteur était pleine d’eau verte (le liquide de refroidissement) et trouvé la fuite. Mais évidemment pas de serflex de remplacement de cette taille (grande), j’ai donc bricolé un serflex en fil à voile pendant qu’AM filtrait le liquide de refroidissement répandu dans les fonds pour le remettre dans le circuit.

Bon, en bateau on trouve toujours quelque chose à faire.

Nous avons pu quand même faire du snorkeling (joli et riche en poissons : perroquets, anges français, chevaliers, bourses, une murène…) et de la marche sur l’île (cactus, lézards, iguanes, et dans le ciel, fous de bassan, frégates et pélicans).

Vendredi soir, à 5 h, par un vent léger nous avons quitté les Testigos pour aller à Cumana, sur la côte vénézuelienne. Notre regret sera de n’avoir pas mangé de langoustes, aucun de ces pêcheurs de langouste ne nous en a proposé, non plus que du poisson.

La traversé de 90 miles s’est bien passée, au portant, presque entièrement à la voile, malgré un vent faible ; depuis notre départ, nous devinions l’ile de Margarita que nous avons longé entre minuit et 4h du matin, sans aucune difficulté vu l’éclairage de  la côte, très bâtie et hérissée de buildings ce qui ne donne guère envie de s’y arrèter. Le vent ne s’est levé que dans la matinée et maintenant il souffle à 18/20 nœuds.

La marina est bien protégée , le vent souffle dans les haubans , mais grâce à la hauteur des digues ne gène pas les manœuvres ; A notre arrivée , on nous a indiqué une place et du personnel de la marina nous a aidé pour l’amarrage. Il n’y a quasiment que des bateaux vénézueliens plutôt à moteur, mais il y a aussi quelques voiliers. L’accueil au bureau est agréable, seul problème il faut attendre lundi pour faire les papiers car demain dimanche tout et fermé et en plus ce sont les élections législatives.  

 

Jeudi anse de Laguna Chica

 

C’est dans cette très joli anse que nous finissons notre visite du golfe de Cariaco qui nous a beaucoup plu ;  il a pas mal plu également (mauvais jeu de mot, mais nous sommes surpris par l’humidité du temps sur cette côte réputée par sa sécheresse)

La pluie a commencé le dimanche , pluie battante avec des rafales à plus de 25 nœuds , nous étions finalement contents d’être au port(nous avons remis notre visite de la ville à plus tard, nous contentant de faire un tour dans le complexe de magasins de la marina :boutiques de vêtements ou chaussures, une librairie,un ciné avec 6 salles ,des restos, un Internet…) ; la journée a été pluvieuse dans tout le Vénézuela , puisque cela a été l’explication officiel du taux d’abstention aux élections  plus de 75 % ; il est vrai que les partis d’oppositions avaient retiré 3 jours avant leurs candidats, ; donc Chavez a ( 100 % des siéges à l’assemblée ; nous ne connaissons pas la politique locale , mais cela ne semble pas très malin de la part de l’opposition.

Le lundi, nous avons visité la ville, assez jolie, sans beaucoup d’immeubles (la zone est très sismique), et nous n’avons pas noté un grand interet pour la politique : aucune affiche électorale,  très peu de vendeurs de journaux .D’après notre guide Artaud , elle ne présente pas d’intérêt, nous avons été agréablement surpris :la place principale entourée d’arbres magnifique,la cathédrale au plafond  de caissons de bois et un chœur richement orné d’un retable doré, des rues étroites bordées de maisons très colorées

 

Nous avons fait de courses alimentaires dans le quartier plus moderne de la ville (rues très animées, des échoppes partout sur les trottoirs, et la musique omniprésente) pour constater que le coût de la vie est comparable à celui de Trinidad et donc à celui des Antilles pu de la France ; seules les bananes, et les fruits de la passion sont moins chers, et l’essence qui est vraiment donnée. Bien sur, les comparaisons sont difficiles d’autant qu’il y a un taux de change bancaire et un taux de change parallèle, mais personne ne nous l’a proposé (des français de la marina  faisait un change un peu meilleur de 5 %, alors qu'il parait que le boni pouvait atteindre 20 %) globalement le Vénézuela n’est donc pas un pays qui ne coûte rien à un occidental. Pour l’instant, nous essayons de nous habituer au Bolivar : 1 dollar vaut 215O Bol soit pour simplifier3 Frs =1000BOL

 

Alexis nous a fait les papiers de douane : coût 200 000 Bolivars, soit presque 100 euros, ce n’est pas donné, et je n’ai pas compris la part revenant à l’état et celle allant dans la poche d’Alexis.   

Mardi nous sommes partis vers 10 h, trop tot pour avoir de la glace qui serait prête dans la journée selon la fille peu aimable de la boutique et Internet que nous avions utilisé la veille ne marchait plus

 

 Vers 2H nous sommes arrivés dans la grande baie de Laguna Grande ? SUR LA COTE NORD DU Golfe de Cariaco : c’est magnifique : de très hautes collines rouge vif, de multiples criques bordées de mangroves vertes.

Evidement qui dit collines dit montée sur  le sommet de celles-ci, nous avons choisi un mouillage qui semblait présenter un chemin vers les crêtes, et sitôt avalé le repas je suis parti en expédition ; heureusement la végétation est tellement clairsemée qu’il est facile de cheminer, et d’en haut (3OO M ?) quelle vue. (Pendant que je lisais et me rafraîchissais par un bon bain)

 

Le lendemain matin, nous y sommes donc repartis cette fois AM acceptant de faire l’effort (2H tout de même AR mais sous un soleil raisonnable) elle ne l’a pas regretté. C’est vrai, c’est très beau, ce très grand mouillage, découpé entouré de collines jaunes, rouges, mauves, parsemées de cactus et d’euphorbes verts pales …  

 

Puis nous sommes partis en louvoyant doucement (8 nœuds de vent) jusqu’au village de Medregal ou il y a un hôtel marina qui aurait pu nous servir pour laisser le bateau au sec. L’hôtel est joli avec de petites maisons à toit de chaume, mais il n’y a personne (10 bateaux au mouillage) et l’ensemble nous parait triste et peu accueillent. De plus c’est très loin de tout, et donc sûrement pas très pratique.

Aujourd’hui nous avons poursuivi la visite du golfe en allant jusqu'au fond de celui-ci  vers l’est au moteur (vent quasi nul) ; au passage nous avons eu la chance de voir une baleine qui passait par la, paresseusement, puis un perchoir à frégates avec beaucoup de males arborant une magnifique gorge rouge.

Le retour vent portant s’est fait sous voiles, avec un vent très variable de 8 à 25 nœuds, et nous a eu la chance d’éviter presque toute la pluie qui n’a pas arrêtée de tomber soit sur la cote nord, soit sur la cote sud. A notre arrivée sur la partie nord du golfe, nous avons été accueillis par une bande d’une dizaine de dauphins qui nous ont escortés une heure ,en alternant sauts, plongeons et courses de vitesse

 

Nous avons fini par arriver Laguna chica, en face de Cumana ; c’est une très jolie anse avec des collines rouges, des plages bordées de palmiers, qui ombragent des maisons de pécheurs et 2 petits chantiers de construction de barques.

Bref, une bonne journée : une navigation sympa, des rencontres non prévues : frégates, baleine et dauphins joueurs et pour finir un très beau mouillage

 

 

 

 

 

 

Vendredi soir

Baie de Mochima

 

Ce matin après le journal de RFI, nous sommes partis nous balader dans le village ; Il est dans le lit d’un oued, avec de petites maisons, certaines coquettes en dur et d’autres plus pauvre en tôle plastique. Beaucoup d’arbres et surtout des manguiers qui commencent à avoir des fruits, mais aussi d’autres arbres fruitiers et des grenadiers. Ce village donne l’impression d’un véritable oasis au bord de mer, cerné par toutes ces hautes collines rouges ; presque toutes les maisons ont des fleurs, même les plus pauvres et les enfants à l’école sont en uniforme  Nous avons marché ainsi jusqu’à arriver à une plage donnant sur la Laguna Grande, avec des maisons de pêcheurs et leurs barques. Au retour nous avons marché jusqu’à la pointe de la baie, pour voir le petit mouillage indiqué dans le guide. A voir la couleur des fonds, elle est envasée. Il y a un petit atelier de construction de lanchas, mais nous n’avons vu personne travailler sur les 5 bateaux en cours. Nous sommes revenus au bateau quand un voilier ancrait ; Nous nous sommes salués et sommes partis. pour Mochima. I l était 11H et nous avions plus de 20 miles à faire.

Au début le vent était faible, environ 10 nœuds, puis il a forci jusqu’à 20 nœuds à l’arrivée à Mochima mais portant c’est toujours agréable, surtout sur mer plate .Mais là, mauvaise surprise il a tourné nord dans l’axe de l’entrée, en continuant à souffler assez fort, bien que cette baie magnifique soit entourée de hautes montagnes. Nous avons donc déboulé jusqu’au fond de la baie à 7noeuds Nous avons donc choisi la seule crique protégée du nord et de l’est, devant une plage avec restaurant, en face du petit village de Mochima; comme on est vendredi il n’y a personne demain ce sera plus dur, mais nous serons repartis. A ce mouillage, il y a deux autres bateaux américains et à notre grande surprise, nous ne voyons que très peu de voiliers .Les fonds tombent très vite, et nous sommes mouillés tout prés de la rive, la chaîne à un peu dérapée avant de crocher .Tout près de nous dans la mangrove, les perroquets commencent à rentrer ; il est 16h

 

 

 

Lundi midi

Marina Bahia Redonda Puerto la Cruz

 

Et voila notre brève incursion au Venezuela est presque terminée ; nous faisons la sortie (en principe mercredi) pour partir vers Bonaire, avec peut être une halte sauvage aux Aves.

Ces deux derniers jours nous avons visité le parc national de Mochima, en passant le long de toutes les côtes ; b’abord nous avons fait le tour de la baie de Mochima : bien mais pas extraordinaire , puis nous avons vu à la sortie à gauche la baie de Manare , très jolie avec de hautes falaises rouges encadrant le plage , puis la grande baie Oculto , entourée de montagnes verdoyantes ( au moins de loin ) , pour arriver au mouillage de El Coral dans les îles Caracas ; ce sont des îles hautes et rocheuses , de couleur rouge avec une végétation très clairsemée. La mer est plate , mais nous sommes dans les rouleaux de la crête ( je parle de l’air et non de l’eau ) et le bateau tourne dans tous les sens ; AM part faire du tuba , puis je monte en haut de la colline , ce n’est pas facile car le peu de végétation est très piquant, surtout des petits cactus avec des feuilles plates , et des piquants à barbule : une fois piqué le cactus tient attaché à la jambe .Mais de là haut il y a un panorama splendide .  AM repart faire des photos sous marines des «  arbres de noël » : ce sont des spirographes de toutes les couleurs (c’est très joli ; imaginez des bouquets en boule formés de corail de feu fin comme de la dentelle sur lesquels s’attache ces petits spirographes jaunes, rouges, mauves, blancs…le tout environné d’une multitude de petits poissons. Juste avant de se mettre au diner, AM prise d’une intuition subite met le sondeur et constate que la profondeur augmente : nous dérapons ; il a fallu la nuit pour que cela nous arrive, en guise d’apéro nous relevons le mouillage, nous allons nous remouiller encore plus prés de la plage et nous mettons 30 m de chaîne pour 3M d’eau. (Nous sommes vraiment prés du bord, car les fonds tombent très vite) ; après une nuit moyenne (nous vérifions que le mouillage tient), nous repartons le dimanche matin et évidemment le vent tombe. C’est donc au moteur que nous longeons les îles Aparos, lieu de week end des locaux, et le vent se relève quand nous arrivons aux îles Chimana, îles de pierres blanches avec de rares buissons (nous continuons donc sous génois seul); le passage entre les 2 îles est magnifique et nous allons mouiller à la baie de Ciénaga ; le mouillage est calme, mais très ventilée. Le cadre est superbe, mais l’eau est peu limpide et les promenades à terre impossible en raison de la pente des collines et du terrain glissant. 4à5 grosses vedettes à moteur sont venues passés l’après midi ; nous sommes dimanche et très près de la ville (5miles) mais pour une fois ils n’ont pas mis de musique .A notre grande surprise, nous n’avons vu de voiliers pratiquement nulle part

 

Et le soir le scénario du jour précédent se répète : à l’apéro, nous constatons que le bateau a dérapé et il nous faut remouiller à la lueur de la lune (dans 2,5 m d’eau et 30 m de chaîne). Le vent a soufflé toute la nuit.

Demain  matin, nous allons à la marina, faire le plein d’eau, de diesel, de provisions et surtout faire la sortie du Vénézuela, car c’est le dernier port pratique avant Bonaire. La marina semble jolie ; ici, il y a pas mal de voiliers, y compris des français ; les marinas sont un peu excentrées par rapport à la ville dont nous voyions surtout de très grands et très nombreux buildings    

 

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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /2007 21:44

Lundi 16 Avril

Mouillage de Deshaies Guadeloupe

 

Après une longue halte à Saint Martin, nous voila repartis pour une ballade de 3 semaines avant de revenir à Saint Martin pour y hiverner le bateau.

Notre descente vers la Guadeloupe a été lente.

 

Mercredi nous ne sommes partis que vers 10H 30, après avoir attendu l’ouverture de la PAF (sous traité à la nouvelle COM) pour avoir une clearance. NB  du fait de la COM les formalités sont payantes : 5 euros.

A peine partis nous avons constaté que le bateau n’avançait pas très vite et nous avons été mouillé devant la villa des enfants pour caréner .En un mois la coque était entièrement recouverte d’anatifes et d’éponges avec une épaisseur de près d’un demi centimètre. La peinture antifouling doit commencer à disparaître. Après deux heures de grattage avec une truelle et de multiples coupures aux doigts, la coque avait retrouvé un aspect presque normal.

La coque abritait aussi une immense colonie de petites crevettes, qui ont rempli ma combinaison. Nous avons mangé avec la famille et nous sommes partis ; compte tenu de l’heure tardive nous avons été jusqu’à Tintamarre la petite île déserte au nord est de Saint Martin, en face la baie orientale : 2H 30 de louvoyage tranquille contre un vent de 10 nœuds de sud est.

Jeudi le vent, hélas, avait gardé la même orientation et la même force. Après 5 h de louvoyage, nous étions près de la Fourche, ilot volcanique au sud ouest de St Barth. Nous avons donc décidé de nous arrêter à Saint Barth et de profiter de la direction du vent pour voir la cote nord et pour mouiller à l’anse Marigot. L’anse marigot est bien abritée, avec un joli décor de collines et quelques maisons. Après le déjeuner, une baigneuse est venue nous dire que nous étions dans une zone interdite au mouillage ; comme nos cartes et nos guides ne le disaient pas, nous sommes restés jusqu’à un ce que un bateau de la réserve, probablement alerté par la baigneuse, viennent nous dire de repartir, carte à l’appui. L’un des beaux mouillages de Saint Barth est réservé à ses riverains. (Nb un petit bateau moteur était mouillé un peu plus loin sans attirer de remarques de la part des officiels). Nous sommes donc repartis jusqu’au mouillage de Colombier, beaucoup plus fréquenté. (Une trentaine de bateaux, dont de très gros voiliers)

Vendredi départ à 7H, pour le sud est avec un vent de 10 nœuds permettant un cap direct vers l’extrémité sud est de Saint Kitts. Nous avons donc tiré un long bord, avec une petite aide finale du  moteur quand le vent est tombé à moins de 7 nœuds.  

A 16 h nous avons mouillé dans la belle baie de Coq Shell, au sud de St Kitts. 3 autres bateaux y étaient mouillés. Le sud de St Kitts est un ensemble de hautes collines recouvertes d’une végétation rabougrie et presque désertes, en dépit de la construction d’un ensemble immobilier dans la baie Moustique.

Il y a une grande plage de sable, avec un peu de palmiers, l’ensemble évoque plus l’Afrique du nord que les Antilles. Le paysage est très beau, avec au sud à quelques miles le volcan de Nevis grand cône vert couronné de nuages.

Samedi matin départ toujours matinal vers Montserrat, à 40 miles au sud est. Le vent est toujours est sud est de 10 /12 nœuds ; nous passons sous le vent de Nevis presque dans la bonne direction. Vers midi une saute de vent nous fait tirer un petit bord vers Redonda, un très gros caillou qui fut jadis un royaume éphémère. Puis nous avons repris le bord bâbord amures vers Montserrat. Vers 16 h, nous avons mouillé à Little bay, ou il y avait 5 autres bateaux .nb le mouillage était tranquille en dehors le présence d’un bar qui a joué de la mauvaise musique tard dans la nuit, la prochaine fois nous irons mouillé devant la grande plage juste au nord de Little bay, sûrement moins tranquille par nord est mais calme ave de l’est 

Dimanche matin le vent soufflait enfin assez fort. Nous avons longé la cote sous le vent de Montserrat, verte jusqu’à la rivière puis brûlée par les émanations acides du volcan. Celui-ci ne semble plus aussi actif qu’avant car il n’y a pas de panache de fumée à son sommet, mais il y a encore beaucoup de fumées de soufre et nous avons du faire un grand détour pour ne pas suffoquer.   Mais quel beau spectacle que ce volcan !

Le vent à la sortie de l’île était fort : 22 nœuds très sud est, mais un peu éloigné de l’île il a baissé vers 18 nœuds et repris sa direction habituelle, nous permettant une route vers le sud de la Guadeloupe.  La mer avait repris son aspect habituelle de vagues d’environ un mètre espacées de moins de 15 mètres,  faisant danser le bateau, dans tous les sens. Puis nous avons eu un gros grain tuant totalement le vent. Et nous avons fini au moteur dans une mer encore plus agitée.

A 16H, nous mouillions à Deshaies, avec grand plaisir après cette après midi ou Luliberine ressemblait plus à un ludion qu’à un fougueux coursier. Ce mouillage, point d’entrée en Guadeloupe, est très fréquenté et nous y avons trouvé une vingtaine de bateaux. 

 

Jeudi matin mouillage de Malendure

 

Lundi soir nous avons été au restaurant, après une hésitation entre les 3 du bord de mer, nous avons choisi les pécheurs. Mauvais choix : AM a mangé du poisson grille, préalablement congelé et bouilli, j’ai mangé de la pieuvre dure et tout ça pour un prix voisin de ceux de St Martin.

Mardi matin courses alimentaires et ravitaillement en journaux, puis formalités douanières. Les douaniers affichent maintenant les heures d’ouverture du bureau, en général entre 12 et 15 h. Selon eux la mairie a refusé de prendre en charge l’établissement des clearances. La mairie ne fait pas grand-chose pour les plaisanciers car le quai est mal commode avec des échelles difficiles à escalader .Tout l’argent a été mis dans un port pour les bateaux à moteur, archi plein de bateaux immobiles.

L’après-midi nous avons fait du snorkeleing le long de la falaise de cote nord de la crique : éboulis de grosses roches avec pas mal de petits poissons mais sans interet particulier.

Mercredi matin départ pour Malendure avec un vent totalement nul, mais une houle légère de secteur sud laissant craindre un mouillage rouleur. Effectivement après 1H 30 de slalom entre les casiers, nous sommes arrivés au mouillage et avons constaté que le ressac sur la plage était fort. Nous avons réussi à débarquer et avons été voir Dom et Anne, animateurs de Canopée, spécialistes du canyoning .Les retrouvailles ont été bien agréables et la journée et la soirée  (invités chez eux dans leur maison sur les hauteurs) ont été vite passées en bavardages.

Mercredi, après une nuit difficile car extrêmement rouleuse, (pas de vent et légère houle de sud), AM a été plongé avec PPK à la réserve Cousteau (très joli cadre avec des coraux et éponges énormes, des poissons à foison : carangues, castagnoles, perroquets, balistes, anges …et un magnifique banc de Platax) et moi j’ai été faire un canyon, Gorges. Le décor est extremement beau, l’eau tiède, et les passages « sportifs » amusants et faciles : 2 rappels de 20 et 30 m et deux sauts. C’est vraiment un must.

Le midi nous mangeons des bokits ( sandwichs de pate à pain frite ) de chez Melou sur la plage.

Nous avons prévu de rester plusieurs jours pour profiter du canyoning et de la plongée, et peut être, louer une voiture pour se balader sur Basse Terre

 

Dimanche 22 avril 2007 à Marina de Pointe à Pitre

          Jeudi

 La nuit a été mauvaise. En l’absence de vent, Luliberine se mettait en travers de la petite houle de sud et roulant bord sur bord. AM a couché par terre au milieu du bateau, j’ai dormi (un peu) sur la banquette du carré. Nous sommes partis à la plongée alors que le vent commençait à se lever. Après une belle plongée autour de la pointe sud ouest , quand nous sommes remontés sur le bateau le vent soufflait fort et levait une grosse houle : au moins un mètre ! Nous avons mangé avec Anne des bokits, en regardant notre bateau sauter sur les vagues. Impossible de rester ici une nuit de plus

Nous avons abandonné l’idée de poursuivre vers le sud, car les Saintes, prochain mouillage abrité du sud était bien loin et bien au vent  établi plein sud à 20 nœuds avec rafales .Nous  avons donc décidé de faire le tour de Basse terre par le nord en allant mouiller à Saint Rose pour gagner Pointe à Pitre en passant par la rivière salée. .

En repartant en annexe, encore bien loin du bateau le moteur s’est arrêté, après avoir tiré sur la ficelle sans succès, j’ai mieux regardé : l’embout d’essence du moteur avait cassé. Il n’y avait plus qu’à ramer, heureusement que les rames étaient dans l’annexe. Il nous a fallu au moins 2O mn d’effort pour arriver au bateau qui tanguait dans des creux de 1 ,5 m. Nous sommes partis nous mettre sous le vent des îlets  sous des rafales qui atteignaient 24 nœuds pour remonter l’annexe,  remettre de l’ordre dans le bateau et vérifier que même sous le vent il y avait encore trop de houle pour y passer la nuit. Nous avons déroule le génois et sommes partis à 5 nœuds vers le nord. Nous sommes arrivés à Deshaies, vers 16H30, un peu tard pour aller à Sainte Rose, et comme le mouillage n’était pas trop rouleur nous nous sommes arrêtés. Le vent avait diminué à hauteur du cap Ferry.

 

Vendredi

Après une nuit moyenne, heureusement que nous étions mouillés sur le coté sud de la baie car les bateaux coté nord dansaient pas mal, nous sommes partis sans vent vers le Nord. A hauteur de la bouée d’entrée du chenal de Sainte Rose, le vent s’est levé 20 nœuds de sud est.

Nous avons tiré un grand bord jusqu’à Port Louis, en voyant de loin les vagues déferler sur le récif, puis nous avons louvoyé jusqu’aux bouées d’entrée du chenal colas. Nous étions un peu inquiets car nos deux expériences précédentes de ce chenal avaient été difficiles avec des sorties du chenal pour se retrouver au milieu du platier. De plus, il y avait un peu de brume qui ne nous permettait pas de voir toutes les bouées du chenal, beaucoup de vent avec un clapot court et beaucoup de moutons, mais sur  mer plate. Heureusement tout s’est bien passé et avec l’aide du compas nous avons suivi le bleu du chenal

. NB technique : A l’entrée de la rivière salée, bouée S1, nous sommes passés sur des fonds à 1, 3 au sondeur.

A 14 h nous mouillons dans un creux de la rivière à 200m du premier pont. Enfin tout était calme.

 

Samedi

La nuit a été calme mais courte : le réveil a sonné à 4h car l’ouverture du pont est à 4H30 ;

Nous étions deux à passer vers le sud, vers le nord ils étaient 5. Le gros cata qui nous précédait à touché le bord du premier pont (pour éclaircir, il y a deux ponts a chaque passage) tellement le passage est étroit. A 6 h nous avons pris une bouée juste avant la marina  de Pointe à Pitre. Puis à 8H30, nous avons été faire le plein de fuel avant de prendre une place au ponton visiteur. L’accueil de la marina est excellent et leur aide efficace, car le vent traversier soufflait fort.

Les formalités faites nous avons été acheter la pièce de rechange pour le moteur hors bord (chez Fred, qui a l’air d’avoir beaucoup de pièces) et quelques journaux.

Malgré le vent il faisait très chaud et nous avons été mangé au restaurant (La frégate, pas mal). Demain repos en attendant les résultats du premier tour.

 Le vent doit tourner à l’est lundi ce qui nous permettrait d’aller à Marie galante sans problème (si Eole le veut).

 

 

Dimanche 22

Nous avons passé la journée à écouter la radio et les résultats de l’élection présidentielle. AM est pessimiste pour le second tour, moi je reste optimiste. Nous avons quand même fait les courses et constaté que les prix de la Guadeloupe étaient voisins de ceux de Saint Martin, donc élevés.

La météo prévoit encore deux jours de sud est puis de l’est ; nous projetons donc d’aller jusqu’aux Petites Terres, deux petits îlots  au sud de la Désirade, qui sont une réserve naturelle.

 

Lundi

Nous sommes partis vers 10H 30 pour Marie Galante avec un vent de sud est, force 3. Nous avons commencé par louvoyer le long de la cote jusqu’à Sainte Anne, puis tiré un bord jusqu’au nord de Marie Galante vers l’ilot du fort .Nous y sommes arrivés vers 16h, après de 27 miles de prés, donc trop tard pour repartir vers les Petites Terres. Comme le mouillage de l’anse de l’ilot était un peu agité, nous avons été mouillé l’anse Canot que nous aimons beaucoup, pour son calme et la beauté du site .Il y avait 3 autres bateaux.

 

Mardi

Départ de bonne heure pour les îlots avec un vent toujours sud est force 3. Nous avons tiré un grand bord de 15 miles jusqu’à la bouée de la réserve, puis mis le moteur pour entrer dans le mouillage. Malgré le vent faible, et la mer calme, il y avait une petite déferlante à l’entrée. Comme c’est une réserve il est obligatoire de prendre une bouée. Nous avons eu quelques difficultés à en saisir une, ayant sous estimé le courant assez fort dans le lagon et gêné par un catamaran qui est venu prendre un coffre à peu près à 2 M de nous, pendant nous manœuvrions. L’esprit marin et la politesse se perdent.

 Le site est beau, les eaux très claires mais le mouillage est, hélas, un lieu de destination de gros catamarans de St François qui viennent offrir un déjeuner sur une île presque déserte. Il y a environ 15 m entre les bouées de mouillage qui sont peu nombreuses (mouillage à éviter en week-end car sans doute surpeuplé)

 

Nous avons fait la petite promenade du sentier découverte, bien fait, avec des panneaux d’explication sur la flore et la faune, heureusement peu variées. Il est aussi très court, heureusement car il est en plein soleil et il faisait très chaud. Puis nous avons fait du snorkel dans le lagon, pas mal mais avec beaucoup de courant. Nous avons vu une grosse tortue baguée, (marquée avec une bague) et de très grosses vives tropicales (poissons fusiformes qui entrent dans des terriers de sable la tête en avant ; pb comment ressortent ils ?).

 

Mercredi

Nous sommes partis à 7H 30, avec un vent toujours force 3, mais d’est maintenant. Pour une fois, nous étions donc portants ; Nous avons longé un petit peu la belle cote nord est de Marie Galante, cote de hautes falaises, puis nous avons mouillé à l’anse Canot à 11H 30 (15 miles),

Après le repas, nous avons fait du snorkel vers la pointe nord de l’anse mais les fonds sont nuls : sable jusqu’au pied des falaises. J’ai ensuite flâné au bateau pendant que Jacques faisait une petite balade sur la pointe Nord.

 

 

jeudi 26 avril 2007 

Nous sommes partis à 8h, pour faire le sentier de randonnée qui passe devant la plage, de bonne heure pour profiter de la fraîcheur relative du matin .C’est un sentier de 9kms qui longe d abord la belle plage de l’anse Mays ; dans les feuilles sous les arbres il y une multitude de crabes rouge et noirs les tourlourous.  Le sentier longe ensuite une ravine, puis sur un morne dans un paysage bucolique : herbages (un peu secs), champs de canne à sucre, manguiers. Il y de belles vues sur Basse terre, les Saintes, et la Dominique (aujourd’hui le temps est clair). Puis le chemin redescend vers la rivière du vieux fort qu’il longe, sans que l’on puisse la voir ;) il débouche sur la grande plage, déserte malgré sa beauté ; il y a sans doute du monde le week end. Il n’y a plus que faire le tour de la pointe et on est de retour après 3 h de très belle promenade.

Dès notre retour, nous sommes partis jusqu’à Saint Louis : 2 miles sous génois avec un vent assez fort et avons mouillé prés de l’estacade. Nous sommes aussitôt descendus à terre pour

Pour manger au restaurant chez Henri, à droite de l’estacade, très bonne sauce caraïbe avec du marlin un peu trop cuit. Maintenant nous flemmardons en regardant (et entendant) l’école de kayak ; le moniteur est sûrement un voileux, en tout cas il crie très fort. (Quelques précisions : lui est sur la plage,les 20 gamins dans l’eau jusqu’à la taille avec gilet de sauvetage et pagaie ; après une bonne demi heure d’exercices, ils ont enfin eu le droit de monter dans un kayak, mais attention un par un , le mono continuant à hurler)

 

Vendredi

La nuit a été humide avec pas mal de petites averses, nécessitant de nombreuses ouvertures et fermetures du panneau.  Le matin il pleut toujours, nous avions prévu une balade en voiture ! Il faut attendre 9H, pour que la pluie cesse : nous en profitions pour descendre et aller chercher la voiture ; la météo a prévu une matinée pluvieuse mais une après-midi ensoleillée.

Nous partons sous une petite bruine, jusqu’à Grand bourg, la grande ville de l’île : il y a un port surtout pour les pécheurs et aussi pour 4 voiliers sur coffre qui occupent tout l’espace ; un bateau de passage pourrait difficilement trouver une place. La ville a deux places, l’une avec l’église et le marché, l’autre avec les monuments officiels dont la mairie en style 1930. Il y a une librairie avec beaucoup de périodiques de foot et de courses et des bouquins sur la vie à deux ou la vie spirituelle. J’achète le canard enchaîné. Nous repartons vers Capesterre, petite bourgade sans charme mais avec des sens interdits tels que nous en faisons 3 fois le tour avant de prendre la route du bord de mer ; celle-ci devient bientôt une piste  longeant le pied de falaises coralliennes. Nous décidons de faire demi tour et prenons la grande route vers le nord jusqu’à Vieux fort. La route traverse un grand plateau à distance respectable de la très belle cote de falaises, visible uniquement à pied. Après Vieux fort nous reprenons la route qui longe la rivière (D 205) : le paysage est assez beau avec des champs de canne au fond de la vallée .Nous apercevons une paire de bœuf attelées à une charrette, symbole de Marie Galante ; nous nous arrêtons pour une photo quand un paysan arrive en nous invectivant, nous menace avec un bâton et entreprend de barrer la route avec du bois (il n’était que 10h du matin mais le rhum avait déjà du  faire effet). Après une retraite prudente, nous réussissons à passer, la route en fonds de vallée est belle,  une petite route qui va vers Dorot pour aboutir à la barre de l’île : c’est très beau même si la route est un peu défoncée.  Nous finissons par revenir à Saint Louis pour aller manger au restaurant le Skipper, ou nous mangeons très bien. Dans l’après midi nous allons le long de la rivière (sentier des sources) visiter l’habitation Murat, ruines d’un ancien beau domaine, avec sa sucrerie et explorer quelques impasses à peine carrossables sur le plateau. C’est un beau paysage de campagne, avec des creux profonds, des pentes raides boisées et des champs de canne sur le plateau. ( routes vers Bielle, Durocher ). Mais le mieux serait de les explorer en VTT, il y a pas mal de petites côtes, mais ce ne doit pas être trop dur.

De retour au bateau, une mauvaise surprise : en regardant le haubanage, je constate que le bas hauban tribord a commencé à se détoronner : 3 fils sont cassés. Ouf le mat n’est pas tombé ; zut nous sommes condamnés à retourner au moteur jusqu’à Pointe à Pitre ou nous pourrons peut être refaire faire le  bas hauban.

 

Samedi

Aux aurores (7H), nous partons au moteur pour POP, 15 miles au moteur avec un bon vent de travers et des vagues qui nous roulent en tous sens (vraiment, le bateau au moteur, c’est pas mon truc) Arrivés au port nous fonçons chez Caraïbe Gréement, heureusement ouvert bien que ce soit le week end du 1°mai ; pas de problème je n’ai qu’à démonter le hauban et l’amener il en fera un nouveau. Hélas après avoir démonté le ridoir, je monte dans le mat et ne trouve aucun moyen pour retirer le hauban, sauf à le faire remonter dans le mat et le sortir par le haut, ce qui me parait impraticable. Je retourne chez le ship, qui me dit qu’il viendra voir lundi matin

Nous allons louer une voiture (agence cap caraïbe à 28 euros la journée) et comme il est déjà deux heures, nous décidons de voir la cote ouest de Grande Terre, promenade qui n’a pas un grand interet. Toute la partie des Abymes est très construite avec des maisons de plus en plus grandes mais sans charme. Puis à compter de Morne à l’eau la route traverse de très grands  champs de cannes. Grand bourg, Saint louis, anse Bertrand ne sont que des bourgades avec des maisons laides et pas très bien entretenues. Au retour nous passons par Vieux bourg, petite bourgade elle aussi au bord de la mangrove (chenal d’accès depuis la mer ??), qui a un certain charme. La route vers la plage de Babin est sympathique serpentant au milieu de collines.

 

Dimanche

Pas de chance , le matin, il pleut de nouveau .Nous partons cependant pour Mallendure car nous devons aller récupérer le matériel de plongée oubliée sur le bateau par Anne Marie à notre dernière plongée chez  PPK et nous avons prévu  d’ aller déjeuner avec Anne et Dom. Nous passons par Sainte Rose et Deshaies ; la route est longue mais sympa, avec des vues magnifiques sur la mer. Nous allons visiter la maison du bois à Pointe Noire, un peu décevante car il y a peu de mobiliers exposés et très peu d’artisanat   ; Le petit arboretum nous intéresse car nous essayons toujours d’apprendre à reconnaître les arbres.

 Nous récupérons le détendeur et la combi d’AM et allons chercher Anne, Dom et les enfants. Le temps s’est remis au beau Nous allons déjeuner au restaurant des tortues, prés de l’anse à la barque. Le cadre est joli et c’est bien cuisiné ; nous goûtons au balaou (Poisson très courant avec un long rostre qui vit prés de la surface  , ça a un petit goût de maquereau), et à de gros bulots (la coquille des Bernard l’Hermite) ; très bon.

Nous rentrons en passant par la cote sud de Basse Terre en repérant au passage la route pour aller voir la 3 éme chute du Carbet.

Les routes de Basse Terre sont jolies, mais elles ne sont pas rapides : un demi tour de Basse Terre prend un peu plus de deux heures.

 

Lundi 30

Caribe gréement ne peut se déplacer, mais il m’explique comment démonter le hauban ; j’y arrive et à 2h je récupère le nouveau hauban que je remonte aussitôt. (Ouf, je nous voyais mal rentrer au moteur à ST Martin ,150 miles avec le bruit et la houle)

 

Nous essayons de savoir avec l’aide de la marina si le pont de la rivière salée ouvre le premier mai, mais ce lundi après midi il n’y déjà plus personne dans les bureaux et la dame de la marina pense qu’il est probable que les pont n’ouvrent pas. Après un moment d’hésitation nous décidons de partir sur le champ en faisant le tour par le sud , soit prés de 50 miles supplémentaires mais nous sommes heureux de refaire de la voile. Après deux heures agréables, à la tombée de la nuit, nous subissons un gros grain de pluie sans vent et une fois le grain passé, le vent ne se relève pas. Nous tournons donc la pointe sud au moteur, c’est bien la première fois que ça nous arrive, d’habitude c’est un coin venté.

Nous irons au moteur jusqu’à la hauteur de Deshaies, ou nous pouvons renvoyer les voiles dans un vent léger d’est : 12 nœuds en moyenne. Nous arrivons au sud de Montserrat vers 7H, dans un grain de pluie dense qui là encore tue le vent. C’est donc au moteur que nous longeons la cote au vent de Montserrat. Le spectacle du volcan est très impressionnant, plus que du coté sous le vent, il fume encore beaucoup de ce coté : on voit bien les bouches des cheminées.  Le vent monte d’un coup à 20 nœuds et nous allons grand largue, vers Redonda puis la cote sud de Nevis que nous longeons en slalomant entre les casiers. Nous mettons vers le cap vers White house bay à l’extrémité sud est de St Kitts, un mouillage que nous aimons beaucoup. Nous mouillons vers 16 h pour nous baigner et manger tranquille avant de repartir vers 20h  pour St Martin ou nous prévoyons d’arriver vers 6h.

Tout se déroule selon les prévisions ; seul regret nous ne voyons pas les singes qui habites ce coin de St Kitts. Nous avons aussi la distraction d’un bateau de location qui mouille trois fois et revient finalement mouiller à moins de 10 m de nous, dans cet immense mouillage. Encore un manque de savoir vivre (ce sont des américains) .Nous partons à 20h précises pour avec un bon vent d’est de force 5 qui ne nous pas laisser tomber jusqu’à l’arrivée sauf une petite heure sous le volcan de St Kitts   .La nuit est tranquille : pas de grain et la lune au rendez vous

 

 

 Mercredi 2

A 6H nous tournons la pointe est de St Martin et après un petit louvoyage nous mouillons devant chez les Pélissier à 7H. (En espérant après un bon petit déjeuner faire une sieste réparatrice)

 

Cécile nous apprend qu’il y a des problèmes de date pour la sortie du bateau (c’était prévu le 7 mai), le chef du chantier devant aller en France pour une durée non définie. Nous tentons notre chance pour le faire sortir immédiatement ; nous entrons dans le lagon par le pont de 8h 15.

Nous voyons Antoine (le chef du chantier) et rendez vous est pris pour une sortie de l’eau à 14H.  Comme prévu, le bateau est mis à terre, lavé au karcher de ses algues et arapèdes et placé sur le terrain ou il va passer l’été

 

C’est la 1° fois que nous laissons le bateau à St Martin pour la saison cyclonique .Il  a été démâté et nous avons constaté que le mât avait bien besoin d’une révision complète ; un 2° hauban était en train de céder, les barres de flèches sont à changer, les feux à remplacer...Finalement notre choix de St Martin pour l’hivernage tombe bien ; nous pouvons trouver ici de bons techniciens et tout le matériel nécessaire .Le bateau sera ensuite sanglé et les sangles pitonnées dans le sol ; en principe rien à craindre des cyclones .

 

Il ne nous reste plus qu’à nettoyer le bateau de fond en comble et tout ranger, travail habituel après chaque période de navigation 

 

Cette année, nous avons la chance d’être hébergé chez Cécile pendant cette période de rangements, ce qui nous évite de crever de chaud à terre .De plus nous profitons un maximum de toute la petite famille

 

 

 

C’est la fin de notre saison 2006/2007.

 

.

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /2007 14:50

saint martin

depuis bientot un mois nous sommes à Saint Martin, au mouillage de Marigot, au milieu d'une centaine d'autres bateaux.

Mais nous ne sommes pas souvent sur le bateau , beaucoup plus chez les enfants pour nous occuper un peu des petites filles . J ai quand meme réussi à faire de la planche .

Nous sommes aussi rentrer une 15 aine de jours en France pour voir Lucas, notre petit fils , faire ses premiers pas . Nous en avons profiter pour passer 6 jours à la montagne pour renouer avec le ski , et nous avons constater que nous n'avons rien perdu .

Nous avons fait réparer l'alternateur , ou plutot son branchement ; En effet l'excitation était branché sur la batterie moteur et non sur les batteries de service .La batterie moteur étant vite pleine , l'alternateur ne debitait que peu . Ayant changé le branchement il débite maintenant normalement.

Nous allons repartir pour une quinzaine d jours pour la Guadeloupe , avant de revenir laisser le bateau hiverner à Saint Martin , le stockage à terre semblant prévu pour les cyclones .

Par le mousse - Publié dans : luliberine
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