Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 13:23
 

Bulletin 6

 

A Puerto la Cruz tout s'est déroulé correctement; le lundi après midi les papiers étaient faits et le linge lavé . Le mardi matin nous avons fait quelques courses alimentaires au super marché ( central Madeirense ) : yoghourt et fruits et un peu de poisson ; il y a avait beaucoup de monde et même la queue au rayon boucherie .Nous avons flâné l'après midi notamment en rangeant les photos et en faisant leurs sauvegardes et en prenant quelques nouvelles du monde sur internet.

Mercredi matin nous avons payé la marina , fini nos bolivars au tout petit magasin de la marina et à 9 h 30 nous sommes partis.

 

Le vent était quasi nul , comme tous les matins dans la rade de Puerto , avec une visibilité mauvaise due à la brume. Le vent s'est établi après le passage de l'ile Borracha . En passant nous avons admiré de loin le mouillage à l'ouest de Borracha qui semble magnifique ; c'est là qu(il y a deux ans un américain s'est fait tué , quel dommage maintenant d'avoir peur d'y aller car c'est un cadre rude mais magnifique de falaises rocheuses.

Le vent est monté dans la journée jusqu'à 18 noeuds de nord est nous permettant d'avancer à vive allure , plus de 7 noeuds ; à la tombée de la nuit nous étions sous Tortuga et le vent a faibli autour de 10 noeuds en virant un peu à l'est . Nous avons continué à bien avancer .Au lever du soleil , j'ai été salué par une troupe de dauphins , puis à 7 h c'est une baleine à bosse qui a croisé notre route, à une cinquantaine de metres devant . Le vent a continué a tourné pour devenir granchement est sous los roques et à fraichir jusqu'à 18 noeuds . A 11 h nous passions devant la pointe de l'île sal ( a noter une grosse vedette mouillée à son nord , en plein vent et clapot ); en passant devant les ilots de dos Mosquises nous avons enfin péché un barracuda ( la ligne était en place depuis la veille) puis vers 13 h bous sommes arrivés à Cayo Agua . Le vent tournait autour de l'île rendant les mouillages sud très clapoteux et nous avons décidé d'aller sous le vent de Cayo Ebert où il y avait 5 ou 6 vedettes à moteur et 2 voiliers un peu à l'écart vers l'ouest sur des fonds verts pale . Nous nous sommes avancés jusqu'à ne plus avoir que de 2 m de fonds et nous avons mouillé sur une mer calme à 14 h 30; à proximité des 2 autres voiliers ,des catas

 

Après déjeuner , nous nous aprètions à descendre nous dégourdir les jambes , quand l'annexe du cata voisin est venu nous dire bonjour et nous inviter pour l'apéro . Nous avons fait une balade sur le coté nord est vers de petites dunes de sable ; la caye est très étroite en son milieu pour s'élargir un peu vers le nord ou il y a un petit étang totalement asséché. Seul petit problème dés que l'on quitte le sable du bord de plage il y a des herbes avec de petites boules très piquantes qui se glissent dans les chaussures. Nous avons réussi quand même à atteindre le sommet des dunes ( 3 m de haut ) pour avoir une très jolie vue sur la baie. Au retour nous avons cherché des têtes de corail , il y en a un peu sur le bord , mais l'eau n'est pas très limpide.

Le soir,nous avons passé un bon moment sur le cata de Claude et Marie Rose, Après5 ans de navigation aux antilles, ils ont navigué 2 ans au Venezuela et s'apprètent à laisser leur bateau à Margarita .L'an prochain ils comptent aller vers l'ouest. Nous aurons donc un programme commun jusqu'au x San Blas Peut être ferons nous un bout de chemin ensemble

Le lendemain matin , nous sommes partis vers l'est de la caye voir les colonies de fous ; Il y en a beaucoup , des dizaines et des dizaines dont les oeufs viennent d'éclore ; les petits sont des grosses boules blanches avec un bec noir blottis contre leur mère. Ils ne sont pas farouches et on peut les approcher de près sans qu'ils montrent des signes d'inquiétude. Nous sommes restés assez longtemps à les regarder en espérant assister à un repas ; mais nous n'avons rien vu , les mères leur donnent des brindilles à machouiller .Il y a pourtant pas mal d'oiseaux en l'air qui tournent , mais en ne plongeant que très rarement., contrairement aux pélicans qui quand ils pêchent plongent très souvent. L'a prés midi nous avons été en snorkel explorer les têtes de corail prés du bord , sans grand espoir de voir quelque chose et la surprise sur la première tête de corail par moins de 2 m de fonds , 4 anges royaux viennent nous regarder en jouant à cache cache. Il y a aussi une multitude de gorettes de toutes espèces Nous verrons ainsi une demi douzaine de têtes de corail, avec tout autour beaucoup de poissons : gorettes , des mérous peu farouches , des anges juvéniles au très belles couleurs , et même quelques thasards .Dommage que l'eau soit si trouble

Le soir ,dernier apéro avec Amaleo .Ils partent aussi demain ,mais vers l'est; peut être à l'an prochain

 

Samedi 11

mouillage de la deuxième baie de l'isla Bartolovento sur los Aves

 

Nous partons vers 8 h . Le vent est plein est et la mer très forte , au moins deux mètres de creux . Avec les voiles en ciseau , nous avançons bien , mais le bateau roule énormément , et nous sommes limites mal de mer ; ce n'est pas une partie de plaisir . Nous arrivons vers 13 h à la pointe ouest de l'ile sud des Aves de Barlovento Cette caye est un immense fer à cheval de plus de 4 miles de diamètre fermée au sud par une ile de même longueur, Cette mince bande de terre abrite dans les hauts palétuviers qui bordent le lagon , une très importante colonie de fous à pattes rouges.

Nous contournons les cayes pour aller mouiller dans la deuxième baie ( en comptant à partir de l'ouest) devant les colonies de fous .Il y a deux autres bateaux .

Nous partons faire le tour de la baie pour voir de près les fous ; Cette espèce niche dans les arbres , les bébés fous , grosse boule blanche , sont tous seuls sur leur nid , quelques branches sommairement entremêlés Il y des oiseaux sur toutes les branches et beaucoup, en l'air ,tourbillonnent

Mais là , encore nous ne voyons pas de séance de nourrissage .Nous faisons un tour à pied jusqu'à la pointe ouest de l'aile , marche facile car un petit sentier est tracé presque jusqu'au bout. Les couleurs du lagon sont très belles .

 

Dimanche soir même mouillage

 

La journée a été consacrée au snorkel

Le matin snorkel sur le reef qui ferme la baie à l'est , à côté de la passe à annexe ; il y a de belles têtes de corail , des cornes de cerfs en abondance et quelques anges royaux , plongée intéressante

l'après midi nous allons en annexe sur le reef qui ferme au nord ouest la quatrième baie , mouillage coté ouest et plongée coté est par une passe à annexe large et profonde . Pour une fois il y a un tombant de corail à environ 8 mètres de profondeur et l'eau est claire ; Le décor est splendide: coraux durs et mous, grandes éponges en tube... , mais il y relativement peu de poissons .de plus , ils sont très farouches et ne se laissent pas photographier.

 

. . Lundi soir mouillage de saki saki aux Aves de sotavento

 

Nous sommes partis vent arrière avec un vent léger et une mer belle ; Après 5 h de navigation ( pour 30 miles ) nous arrivons à Saki saki l'île du phare . La barrière de corail vue du large était quasi invisible même d' assez près . Comme le vent se lève à notre arrivée nous décidons de mouiller sous l'île et non pas coté est comme l'a fait un bateau . Nous mouillons devant un reef de corail qui est devant la plage par 4 m de fond lequel semble pas de très bonne tenue ;le sable n'est qu'en mince couche sur un fonds dur . J'ai été voir car la ligne de pêche que nous avions oublié de rentrer s'est accrochée au fond ; En plongeant, je constate qu'un barracuda y est accroché , la ligne fait un tour autour d'un caillou. En tirant la ligne par devant je la décroche et nous remontons le beau barracuda qui ne défend pas beaucoup .( grillé à la poële,il était délicieux)

Après déjeuner nous allons faire un tour de snorkel , vérifier les fonds , voir si il est facile d'aller mouiller plus prés ( c'est possible mais pas évident ) et voir les poissons ; Le reef entre la plage et nous est composé d'énormes morceaux de coraux morts , principalement des cornes d'élan . La visibilité est mauvaise mais nous voyons quand même deux beaux zawags bleus , ce sont des très gros perroquets (1 M ? )bleu fonçé avec des taches bleu roi sur le front, et bien sûr les poissons habituels: perroquets à foison, gorettes,,, très farouches . Nous voyons aussi les antennes de deux langoustes enfoncées très profondément dans leur trou.

Ensuite nous allons faire le tour de l'île .C'est est un véritable nichoir de sternes fuligineux ( espèce de mouettes noires et blanches) Il y en a des milliers qui tournoient en piaillant ou se cachent dans des buissons sur la terre . C'est la fin de la période de la couvaison; Sous chaque petit buisson il y a une trentaine d'oiseaux , certains couvant sur le sol de petits oeufs blanc ,un peu tacheté, d'autres veillent sur des oisillons petites boules brunes sachant à peine marcher. Le spectacle est hallucinant, les oiseaux peu farouches se laissent approcher sans problème;

Nous voyons aussi plusieurs noddys bruns ( autres sternes) qui nichent eux dans un nid de branches dans les buissons un peu au dessus des sternes . Sur la grève il y a aussi des mouettes atraciles .Malgré le vent cela sent fort le guano .mais ce spectacle en vaut la peine

 

mardi soir mouillage de Palmeras los Aves

La nuit a été un peu rouleuse car le vent a bien soufflé; nous sommes donc partis ce martin pour un mouillage plus au sud ( 2 miles ) qui semblait mieux protégé sur la carte puisque il était entre deux ilots .

C'est vrai , il y a moins de clapot, bien qu'il y en a encore un peu ; et pourtant le mouillage est petit et bien entouré .Nous sommes à 150 m d'une plage au vent et à 50 m de la plage sous le vent .Le fonds n'est pas de très bonne tenue car le sable repose sur une couche dure ou l 'ancre ne peut pénétrer. Notre premier essai de mouillage n'a pas tenu malgré moins de 2 m de fonds , le deuxième résiste , l'ancre ayant croché sur une dizaine de cm.

Le site est beau , les ilots ont chacun une touffe de cocotiers ; les couleurs du lagons sont très belles ; il n'y a aucun oiseau, ce qui est curieux quand on pense à la surpopulation de SakiSaki.

Nous avons fait un snorkel au bord nord de notre mouillage ; C'est pas mal et surtout trois carangues ailes rondes nous ont tourné autour pendant prés d'une heure. Sinon , c'est la faune habituelle toujours aussi farouche. Nous avons fait aussi un tour de l'ile Palmeras , ile absolument déserte, avec des petites plages alternant avec des bancs de coraux

Le soir un bateau a mouillé sous le vent de l'île palmeras; il ne semble pas au calme ; décidément ces îles doivent être plus agréables en été quand les alizés se reposent.

 

Mercredi soir à une bouée à Bonaire.

 

La traversée a été fatigante : 30 miles de vent arrière soutenu avec des creux de plus de 2 m ; nous avons un temps essayé le génois en ciseau , mais le bateau, s' il allait vite, était trop fatigant avec des embardées incessantes et le claquement du génois quand il se déventait ( du fait de galhauban nous ne pouvons pas mettre de tangon perpendiculaire au bateau ) Nous avons donc mis 5 h 3 pour faire les 33 miles jusqu'à la pointe sud de Bonaire . Puis le vent est monté à plus de 22 noeuds quand nous avons tourné vers le nord pour aller au mouillage ; c'est donc à une allure record que nous avons terminé les derniers 8 miles . Nous avons pris une bouée devant la petite ville : c'est obligatoire il est interdit de mouiller sur ancre pour protéger les fonds . Depuis notre passage il y a 4 ans , les maisons ont poussé de partout et le petit village est devenu une petite ville , toujours aussi pimpante: petites maisons très colorées alignées ,en 2 rues, le bord de mer et la rue des boutiques Nous avons été faire les formalités : douane plus police sans problème ; la douane nous a demandé le papier de sortie du Vénézuela ;heureusement que nous avions bien fait ces formalités!

Ensuite nous avons été nous renseigner sur la plongée : nous essaierons demain car nous sommes venus spécialement pour ça ., Ce qui nous est proposé est la fourniture d'une bouteille et son remplissage illimitée dans la journée pour 25 USD; c'est assez étonnant:la côte sous le vent est ceinturée par une barrière de corail , à environ 50 mètres du rivage , y compris devant la ville où se trouvent les mouillages ;on peut donc plonger en partant du bord ou même des bateaux

 

Dimanche après midi Saint Martin

 

Eh oui , la croisière est finie et nous sommes à Saint Martin.

A Bonaire nous avons fait de belles et longues plongées . Elles se ressemblent un peu toutes : il y a une bande de sable qui part de la rive et descend jusqu'à 5 m , sur une trentaine mètres de large, puis un tombant à 45 degrés de corail qui descend jusqu'à 40 mètres. Nous avons fait 6 plongées , entre 15 et 2O mêtres à l'aller et 5 à 10 mêtres au retour en palmant tout doucement : résultat plus de 75 minutes sous l'eau et beaucoup de poissons surtout au retour à la frontière du sable et du corail; les poissons surtout le long du rivage sont peu farouches: des carangues de toutes sortes ,des perroquets, des quantités d'anges ,anges royaux et anges français ....et des coraux comme les éponges sont magnifiques , à Klein Bonaire , la petite île basse en face sa grande soeur ils sont plus farouches. A noter qu'il y a peu de bouées de plongée , beaucoup moins que de sites de plongées indiqués sur la carte.

Après une dernière plongée le dimanche matin , nous avons essayé d'aller au restaurant mais le dimanche à Bonaire tout est fermé , sauf le club de plongée . Nous avons juste trouvé un restaurant qui ne servait que des salades .

Lundi nous sommes repartis pour Curacao, vers 8 h, par un bon vent d'est . Nous avons été jusqu'à la pointe ouest de Bonaire , qui pourrait faire un joli mouillage si on avait le droit d'y mouiller .puis cap vers Curacao . Nous sommes arrivés devant l'entrée du port vers 13 h après une dernière navigation rapide et sans histoire

L'entrée est vraiment jolie avec une une jolie petite ville colorée de part et d'autre du chenal d'entrée .Bonaire et Curacao sont deux iles ex hollandaises ce qui a fortement influencé le style de construction : des maisons assez étroites d'un ou deux étages avec un pignon triangulaire alignées le long de l'eau. Imaginez un petit Amsterdam ,mais dont toutes les façades au lieu d'être grises seraient de toutes les couleurs:jaunes, turquoises, roses, vertes , mauves ça ne manque pas de charme Le chenal est emprunté par tous les bateaux ,grands cargos comme petits voiliers , pour rejoindre la zone industrielle Par chance le pont mobile utilisé par les piétons était ouvert et nous n'avons pas eu à attendre son ouverture . Ensuite nous sommes entrés dans la rade industrielle beaucoup moins agréable : usines, raffineries, entrepots ,citernes de gaz.... Nous avons mouiller à quelques pas de la marina dans une baie très moche et très ventée . Nous avons été au bureau : pas de place à quai pour nous , nous pouvons juste sortir le bateau; nous avons décidé de rester mouiller deux jours pour commencer à préparer le bateau ,

Le mardi nous sommes allés en ville faire les formalités et prendre des billets d'avion pour Saint martin : première date possible, le vendredi après midi , ce qui nous allait bien.

Le reste du temps nous avons donc fini de désarmer le bateau , tout en rencontrant les équipages de deux bateaux français, et en passant la soirée avec eux ; Le premier Lazarina est un trismus 32 avec Stephane , Béatrice et leur ami Eddy en route pour Carthagéne, puis Panama et en attente de la réparation de leur safran , le deuxième Fushi un grand catamaran avec Bernadette et Claude, qui hivernent aussi à Curacao et que nous reverrons peut être aux San Blas .

Le temps a donc passé très vite entre les formalités, le nettoyage , le rangement de Luliberine ,sans oublier les bagages dans lesquels il faut faire rentrer tout ce qui doit être ramené sans pour autant dépasser les 20 Kg fatidiques par personne . Nous n'avons donc guère eu le temps pour visiter Curacao , à part deux heures de déambulations dans la ville, après la deuxième visite à l'immigration. La ville est très propre à la hollandaise . Nous vous raconterons tout sur Curacao la saison prochaine .

Vendredi soir ,après 1 h40 de vol sans histoire,nous sommes arrivés à Saint martin accueillis par Elora et Cécile , très rajeunie par sa nouvelle coupe de cheveux.

 

La saison 2008/2009 est donc finie Nous avons fait 2500 miles environ pour moins de 200 h de moteur , dont 50 sur l'Orénoque . c'est dire que nous avons eu du vent , un peu trop à notre goût .

 


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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 12:20
 

Bulletin n 5

 

Samedi soir mouillage de Cienaga Chimana grande

 

Enfin nous sommes de nouveau au mouillage après 2 jours de marina. à Puerto la Cruz

La vie au Venezuela n'est pas faite pour les voileux , surtout étrangers. Tout est compliqué , surtout quand comme nous ne connaissons pas les lieux ; le peu que nous connaissons date d' il y a longtemps; et il y a eu des changements.

L'obtention de bolivars tout d'abord . La monnaie a été divisé par 1000 , ce qui n'est pas un problème ; mais surtout il y a un contrôle des changes Pas question d'utiliser une carte de crédit pour retirer de l'argent .De toute façon l'usage de la carte de crédit serait très coûteux , car le change serait fait au cours officiel de 2,5 bolivars (bolos) pour 1 euro. Au marché « gris » ( chez l'agent chargé des formalités ), le taux est de 6,7 bolos pour un euro, soit pour nous 1 bolo égal un franc. Sur internet le taux est de 8 .La vie est moins chère au taux gris , mais elle serait beaucoup plus chère au taux officiel.

Quelques exemple de prix : le kg de fruits et de légumes tourne autour de 8/10 euros le kg , les pommes de terre sont plus chères que les tomates!

Le plat de poisson , de qualité médiocre dans un petit restaurant local à coté de la marina ( avec 2 bières ) 45 bolos par personne. Une course de taxi de la marina au super marché 20 ou 25 bolos ' il doit y avoir 4 kms sans embouteillage. La marina coûte 70 bolos par jour. Pour indication les formalités 55 dollars us , comprenant le permis pour aller aux Roques .

Autre NB au magasin les achats d'huile d'olive et de riz étaient limités .

 

C'est ce permis qui nous a causé des inquiétudes ; en effet nous avions demandé à l'agent ( Kaigla ) de faire les formalités d'entrée, ce qui aurait du être fait, en une journée , donné le jeudi , récupéré le vendredi ; mais en demandant vendredi des informations sur les possibilités de faire une sortie du Venez après les Roques ,ils nous ont dit qu'il fallait un permis spécial pour y aller , permis délivrer par le capitaine du port en personne, le bureau étant fermé le WE ; cela repoussait le départ. Heureusement la patronne ( une franco vénézuelienne ) s'en est chargée et nous a promis les papiers pour samedi matin. Samedi matin , nous avons été la voir à 11 h , elle nous dit revenez à midi , à midi elle nous dit : « je vous les apporterai quand je les aurai, mais c'est sur, vous les aurez «  . Finalement elle est venue à 14 h .

Nous étions un peu stressés à l'idée d'être bloqués encore deux jours à Puerto la Cruz; En effet le peu que nous en avons vu avec nos courses en taxi , mais aussi nos souvenirs d'il y a 4 ans , ne donne pas l'envi e de se promener dans la ville qui est pour ce que nous avons vu moche: de grandes artères sales et mal entretenues , des maisons qui semblent être soit en cours de constructions , soit en cours de démolition, des grands buildings implantés au milieu de presque bidonvilles; mais nous n'avons pas été sur le paseo Colon qui serait la belle avenue de PLC;

En ce qui concerne la sécurité, les avis sont très partagés ; quand j 'ai demandé chez l'agent ou il fallait aller pour faire ses courses , il m'a formellement déconseillé le marché central, alors que pour deux français qui cherchaient un billet d'avion, il n'y avait aucun problème. ( NB un billet A et R pour paris coûte environ 45O euros.)

Selon la patronne de l'agence,ancienne voileuse , tout le littoral n'est pas sûr pour les voiliers , seules les iles du large sont sures , avec en plus Mochima , parc régional, ou la garde assure des rondes.

Pour la sortie du Venezuela, les officiels de Puerto Cabello feraient payer plus de 200 dollars , il faut donc aller a La Guaira , ou les formalités sont du même ordre qu'ici . Or le guide dit qu'il n'y pas de place pour les voiliers dans ce grand port commercial et de pêche . Alors nous ne ferons pas de sortie.

Enfin dernier avatar pour nous l'approvisionnement en fuel; il n'est plus possible de faire le plein à la station service sans avoir au préalable été à la capitainerie , puis aux finances payer par avance la quantité demandée: en effet le prix n'est pas le même pour les locaux ou pour les étrangers. Cette différence avait permis à l'ancien pompiste d'arrondir ses fins de mois , du coup il faut payer directement aux finances, compliqué pour nous car l'administration n'est pas réputée pour sa ponctualité , ni sa rapidité. Heureusement nous avions assez de carburant jusqu'à la fin du voyage, n'ayant naviguer qu'à la voile(sauf les manoeuvres)

J'allais oublier , mais c'est circonstanciel(,) l'eau était coupée , et ne coulait qu'une heure de temps à autre ; Nous avons pu remplir les coffres , mais pas de douches , et les WC étaient un peu sales .Moi qui comptait sur la laverie locale pour faire une grande lessive, j'ai du me contenter de faire une lessive sommaire, le minimum vitale.

 

Nous sommes donc partis heureux pour aller mouiller aux îles d'en face , ou la sécurité de jour n'est pas un problème , mais ou il est fortement déconseillé de passer la nuit .

Nous avons fait la courte traversée( 5 milles ) au moteur avec un vent très fort 24 noeuds ( l'anémomètre semble remarcher) et avons mouillé avec confiance dans la baie de Cienaga , magnifique , au milieu d'une demi douzaine de vedettes locales. Le vent y souffle fort. Épuisés par l'attente des papiers nous restons à buller, sans essayer de faire un tour en annexe.

En principe , pour arriver le matin à Tortuga nous devrions partir vers minuit ou au plus tot après 21h car il est indispensable d'arriver de jour à Tortuga, .Nous surveillons nos voisins; si les autres bateaux restent pour la nuit nous partirons le plus tard possible S' ils partent , nous verrons ce que nous ferons, vu toutes les mises en garde qui nous ont été faites

 

Dimanche soir mouillage de la playa Caldera, ile Tortuga

 

Hier soir tous nos voisins sont repartis un peu avant la tombée de la nuit, sauf peut être deux assez loin, mais leurs lumières ont bientôt disparu. Nous avons dîné et puis comme nous attendions sans trop savoir que faire , nous sommes partis un peu tôt ; pour une arrivée avec le soleil sur Tortuga ; il ne faudrait pas aller trop vite .Manque de chance , le vent ne tombait pas et se maintenait à 25 noeuds . Nous avions préparé les 3 ris pour ce cas . Mais après une sortie au moteur dans la nuit noire , avec le seul éclairage des lointaines lumières de Puerto se reflétant sur les îles rocheuses , dans une mer très houleuse; quand nous avons envoyé les voiles ( 3 ris et génois réduit comme un tourmentin ) nous avancions encore à plus de 5 noeuds sur l'eau et plus de 6 sur le fond au GPS. Avec notre voilure réduite les mouvements du bateau étaient assez éprouvants et nous avons du avoir recours à Mercalm pour digérer le boudin purée du soir. Heureusement vers 3 h du matin le vent s'est calmé pendant 3 heures nous permettant d'arriver en vue de Tortuga au lever du jour. A noter que le phare sud est fonctionnait. Tortuga est une ile extrêmement plate dont le sommet nord est doit bien être à 5 m de haut , en comptant le sommet du plus gros buisson perché sur une dune Elle serait donc très difficile à voir de nuit

Après avoir tourné la pointe Caldera , nous sommes entrés dans la baie , magnifique demi cercle de sable blanc 5 bateaux y étaient au mouillage , dansant lentement sur les flots , malgré la bonne orientation de la baie , un résidu de houle longue arrive à y entrer

Sur la longue pointe de sable , des baraques de pêcheurs , 5 sur la pointe au nord vers la baie et une dizaine coté est devant un lagon ou peuvent entrer des bateaux de pêche moyens et de grosses vedettes . Comme nous étions en WE , il y en avait 5 . Il y avait aussi 6 ou 7 petits avions monomoteurs qui peuvent atterrir sur une courte piste de sable dur.

Le soleil caché par la brume a fini par dissiper celle ci et nous avons été faire une balade sur la plage, pour aller voir le lagon. Les baraques de planche des pêcheurs, quoique rudimentaires , font bonne impression. La plage est nettoyée . Il y a même un petit restaurant joliment décoré , mais sans personne. Les couleurs du lagon sont très belles .

Dans l'après midi nous referons une balade un peu vers l'intérieur de l'île , mais il n'y strictement rien à voir , c'est plat , plat avec de rares buissons , et des herbes desséchées, jusqu'à l'horizon. Nous n'irons pas bien loin et referons un tour de plage voir les vedettes et les avions repartir.

Demain nous irons essayer le snorkel sur le récif de los Palanquinos qui est réputé très pour la pêche y compris des langoustes

 

Lundi 23 mars mouillage de Cayo Herradura

Vers 9 h , nous sommes partis avec un vent force 3 sous génois seul vers le récif , distant de 6 miles . Nous avons longé la côte , qui est toujours la même: toute droite , très basse . Le récif, en arc de cercle, protège bien de la houle et derrière celui ci le mouillage est agréable .Le soleil est haut et les couleurs de l'eau magnifiques: toutes les nuances de bleu Nous nous dépêchons de nous équiper et plongeons ,armés de l'appareil photo sous-marin et du crochet à langouste bricolé par Jacques ,au cas ou.... Mais l'eau est très trouble , la visibilité ne dépasse pas 2 m . Le sable est si fin , qu'il est en suspension dans l'eau . Il y a un courant assez fort , nous restons donc derrière la barrière de corail pour ne pas voir grand chose , il y a de jolis blocs de coraux morts recouverts de corail de feu bien vivant . De temps à autre on aperçoit de gros perroquets , nous croiserons aussi quelques barracudas. Finalement nous rentrons un peu déçus , La visibilité est sûrement meilleure à l'extérieur , mais il y a beaucoup de houle et sans doute, du courant. Curieusement il n'y a aucun oiseau

Après déjeuner nous repartons donc pour le mouillage de Cayo Herradura , distant de 2 miles en espérant y trouver une meilleure visibilité et pouvoir plonger dans de meilleures conditions. Cayo Herradura est un récif en arc de cercle recouvert de sable, qui protège une grande baie ou nous trouvons une mer très plate . Mais la pointe que nous croyions rocheuse et entourée de petits blocs de coraux ,est en fait, une plage de sable , donc pas de snorkel.

Il y a 5 voiliers ,2 vedettes au mouillage et 5 bateaux de pêche . Sur la plage , 5 à 6 campements sont installés ,:baraques de planches formant un abri du soleil et du vent;sous ce toit , quelques tables , des chaises et des petites tentes dans lesquelles dorment les pêcheurs

Nous allons nous balader ; Sur la plage au vent, nous trouvons un gisement

de coquillages : conques , porcelaines ,cônes, que nous ramassons ,en

en pensant à Megan qui aurait été ravie . Puis en marchant sur les salicorne ,

nous faisons le tour d'un petit étang Nous allons jusqu'à la pointe est de l'île pour regarder de prés ( et photographier) des pélicans et une colonie de mouettes atraciles et de sternes

Demain soir nous partirons pour les Roques .

La nuit a été très calme ,pas de vague, peu de vent et le ciel très noir,même le phare est éteint! Nous avons pu admiré les étoiles ...Pour une fois ,ce matin, nous avons fait la grasse matinée:(7h )et nous flemmardons attendant que le soleil soit un peu moins voilé pour patauger ou repartir à la chasse aux coquillages ..ou aux oiseaux

Après une heure passée à jouer à l'apprenti coiffeur, Jacques en ayant bien besoin (et personne n'étant là pour analyser mon oeuvre),je reprends le clavier

Le ramassage de coquillages a été fructueux ; nous avons trouvé plein d'espèces différentes mais manquons de documents pour leur donner un nom Aujourd'hui le mouillage s'est peuplé ;il y a 12 voiliers maintenant ,sans compter les pêcheurs et la moitié sont des bateaux français .Cela nous a permis de rencontrer un couple de français sur la plage qui venant des Roques ,vont faire leurs papiers de sortie du Venez à Puerto la Cruz pour rejoindre ensuite Curaçao ; l'an dernier ils se sont fait refouler de Bonaire ,n'ayant pas de clearance de sortie Nous qui pensions arriver à Bonaire sans papier ,c'est raté et nous serons donc obligés comme eux de faire un petit retour en arrière à partir des Roques pour être en règle Heureusement ,nous avons encore du temps devant nous

La suite aux Roques

 

mercredi 25 au soir Les Roques

mouillage de Boca del medio , celui de la piscine

Cette fois ci nous avions tout prévu pour ne pas arriver trop tôt aux Roques ; en effet il faut y naviguer à vue au milieu des pâtés de corail. Un blog ( celui d'étoile de lune très bien fait par ailleurs ) conseillait de partir entre 22 h et minuit. Nous avons décidé de partir à 21 h . Pour arriver vers 10 h cela faisait une moyenne de 5,5 noeuds , le vent était léger 12 noeuds environ. Eh bien pour une fois , la première de la saison, nous allions trop lentement ; nous avons ete obligé de mettre le moteur au milieu de la nuit, le vent tombant à moins de 8 noeuds . Le courant restant inférieur à 1 noeud, nous avons fini par arriver aux bouches de Sebastopol vers 11h.( c'est le nom de la passe d'entrée sud est de l'archipel.

Les Roques sont un vaste plateau corallien rectangulaire de 10 par 20 miles

Tout le coté est est bordé par une barri7re de corail qui ne présente que deux passes , celle que nous avons prise et celle devant laquelle nous sommes mouillés ce soir . Derrière la barrière et devant des îles de mangrove il y a un chenal profond d'une quinzaine de mètres, avec de temps à autres des pâtés de sable et de corail qui remontent prés de la surface . Avec une bonne lumière et le soleil du bon coté , il est facile de les repérer: ils sont de couleur vert pale à blanc tacheté de marron, sur les verts pales il y a de l'eau , les autres sont des affleurants. L'eau profonde est bleu foncé.

Une fois entré sans problème , la passe est large et bien visible , surtout avec du soleil et du vent léger, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner sous l'îlot Buchyaco, petit ilot de mangrove en bordure de la barrière .

Le paysage autour de nous est beau , mais un peu trop vaste . Les îles et les récifs ne forment qu'une mince ligne de couleur entre le bleu de l'eau et le bleu ( mais avec des nuages ) du ciel. Ensuite nous sommes repartis sous génois pour le mouillage de la nuit ou selon le guide il y a du très beau snorkeling. En fait nous avons été un peu déçu . Le tombant des récifs est du sable très pentu avec quelques rares buissons de corail ; heureusement nous nous sommes arrêtés en face d'un endroit où il y en avait une dizaine de blocs de corail . Et là, il y a des bancs de poissons ,des espèces habituelles et fréquentes mais avec des spécimens de grande taille. Curieusement, pour une réserve, ils sont assez craintifs.

 

Jeudi 26 mars Gran Roque

Le soleil très voilé au réveil, s'est dégagé doucement et vers 9 h il perçait suffisamment pour nous permettre de partir au moteur , louvoyer entre les pâtés de corail. A vrai dire ils sont espacés et bien visible, car presque tous affleurent et sont donc bien visibles, le soleil dans le dos . Quand l'eau de bleue foncée devient turquoise ,les fonds passent de 15 m à 7 m . Pour qu'il n'y ait pas d'eau il faut que l'eau devienne presque blanche Après avoir rejoint le chenal du guide , nous avons mis le génois jusqu'à l'arrivée au Gran Roque. Gran Roque est une vraie île d avec 3 pitons dont le plus haut dépasse les 300 m . Au pied de ces montagnes , une petite ville de maisons basses . Nous avons mouillé par 3 m de fonds un peu en avant d'un ponton. Il y avait une dizaine de bateaux au mouillage.

Nous sommes immédiatement allés faire les formalités . Il y a un parcours à suivre de 4 bureaux qui tous notent les mêmes informations sur un grand cahier ; le premier la guardia costa ( qui est le plus loin vers l'ouest) donne un papier tamponné que tous les autres (les gardes nationaux ,les bureaux du parc puis le bureau de l'aéroport) ensuite tamponnent. Finalement au bureau de l'aéroport , il faut payer, pour nous 273 bolivars .Tous ces gens , sauf la jeune fille du parc, sont peu aimables .L'annexe étant au ponton près de l'aéroport, nous avons donc visité le village en le parcourant aller et retour. Il est presque trop beau et trop propre pour être vrai. Une moitié des maisons sont des posadas, bien peintes de couleurs vives et avec des intérieurs qui semblent très bien meublés .Il y a quelques boutiques , une banque, une petite église moderne et quelques restaurants Vers midi l'animation des rues est très faible. Jacques est sévère ; même si ce village ressemble à un décor,il ne manque pas de charme; les 3 rues sont « pavées » de sable, presque toutes ombragées ; ;à chaque maison les couleurs des volets s'harmonisent à celle des murs;à l'école ,très gaie avec ses murs orange, des enfants jouent et crient .de point en point une petite place...

Les formalités nous ont pris 1 h 30

En fin d'après midi nous sommes montés à la tour hollandaise située sur le piton est par un sentier bien balisé et aisé. D'en haut il y a un belle vue sur les îles au nord est de Gran Roque, entourées de leur barrière de corail et ,à notre étonnement très peu envahies par les voiliers Nous sommes redescendus en passant par la chapelle située un plus à l'est.

Nous avons de nouveau parcouru le village , un peu plus animé; des femmes discutent ,assises sur le pas de porte et leurs enfants jouent dans la rue. l'animation se trouve surtout sur la plage où les pélicans s'élèvent au dessus de l'eau et plongent de très haut , aussitôt assaillis par les mouettes qui essaient de leur arracher le poisson du bec, le pauvre pélican en a quelquefois 2 ou 3 sur le dos et la tête. Les pélicans sont très nombreux et les mouettes encore plus.

Nous hésitons pour le repas du soir: restaurant ou bateau; nous n'avons pas mangé de viande ni de poisson depuis quelques temps

 

Vendredi soir mouillage de Carenero.

Finalement hier soir nous sommes restés au bateau , repartir sur l'eau dans le vent et le froid sans savoir si il nous restait assez de bolivars pour payer le restaurant était peu engageant . Nous avons donc mangé une très belle paella.( Paella Garbit, les meilleures...)

 

Ce matin le ciel était encore très voilé, voire franchement nuageux. Nous sommes partis sous génois seul avec un vent de 15 noeuds ( l'anémo semble marcher , mais pas la girouette) pour l'île la plus à l'ouest :Carenero , longue promenade de 10 miles qui nous a permis , enfin, de pêcher un petit thon. Nous avons aperçu les mouillages de Nordisqui , de Crasqui et de Sarki, où n'avons vu qu'un seul bateau au mouillage; nous nous y arrêterons en revenant à Gran Roques Toutes ces îles sont loin d'être surpeuplées.!

Le mouillage est superbe, et nous avons eu la chance d'y arriver avec du soleil; c'est une baie profonde large d'une centaine de mètres , protégée du vent coté est par une mangrove épaisse et vers l'ouest avec une vue dégagée sur un immense lagon , coté sud de Carenero une barrière de corail.

Au mouillage deux bateaux moteur américains, style camping car , de loin nous avions cru qu'il s'agissait de bateaux de pêche . Nous avons exploré la baie , mais la visibilité est moyenne, et surtout tout le corail est mort ; il y a donc peu de poissons , surtout des chirurgiens, de très gros perroquets , et une multitude de tous petits poissons ( en prime une langouste, un barracuda, un thasard ,et un capitaine (,un poisson délicieux qui ferait très bien dans notre assiette)

Nous sommes rentrés un peu déçus , juste avant la pluie.

 

Dimanche soir mouillage de Sarqui

 

Samedi matin le temps était très pluvieux. Profitant d'une éclaircie l'un de nos voisins a été mouillé le long de la grande plage de Caranero . Nous avons fait en annexe le tour de la petite ile Felipe qui clôt le mouillage vers l'ouest .Cela confirme qu'il n'y a pas de corail par ici;par contre sur le coté ouest de la mangrove il y a un petit nichoir à frégates et à fous .

Nous décidons donc de partir pour Sarqui qui semble avoir été le mouillage préféré évoqué dans les blogs Pour le principe nous hissons les voiles pour les 2 miles contre le vent à faire . Elles sont donc bien vite affalées , surtout qu'en arrivant devant le mouillage nous subissons un gros grain réduisant la visibilité à quelques mètres. Une fois le grain passé , nous mouillons devant la plage par 2m d'eau , le préposé au mouillage se faisant engueuler ( tout de suite, des grands mots )d'avoir mouiller trop tôt car nous sommes à plus de 100 m de la plage. Le mouillage est parfaitement plat , mais très venté car la végétation de l'île n'est pas très dense.

Après un bon repas ( salade oeufs durs ) nous partons faire du snorkel sur le coté nord de la baie, le long de la barrière de corail , mais du coté sans vagues. .La visibilité n'est pas très bonne mais il y a pas mal de patates de corail vivant et beaucoup de poissons perroquets . Au retour , pour nous réchauffer( car après 1h 3 dans l'eau nous claquons des dents , enfin presque) nous allons faire un tour sur la plage. L'intérieur de l'île est impénétrable à cause des buissons et de petites bêtes piquantes , nous marchons sur la plage jusqu'à la pointe sud ( environ 300 m ) en admirant les couleurs du lagon , les lézards noirs et quelques crabes des sables couleur sable.

 

Le coucher de soleil est somptueux grâce aux grains qui passent à notre nord : le ciel est rouge et noir , la mer mauve Les pélicans ( qui ne sont pas des poètes) plongent sans relâche dans la mer , pendant qu'à l'inverse beaucoup de poissons essaient de voler .

 

Ce matin, à 5 h 30 les mouettes ont décidé de nous réveiller afin que nous puissions profiter de la journée car le temps s 'annonce meilleur . Ce qui est moins bien c'est qu'elle prennent l'annexe comme nichoir et toilette.

Nous pouvons donc partir de bonne heure faire une petite visite en annexe sur le nord de l'île voisine Espenqui ( il y a un canal de 50 m de large ) . Il y a une très belle plage de sable fin , l'île est couverte de buissons vert éclatant , de salicorne vert pale et de quelques arbres . Nous réussissons à atteindre des dunes ( 3 m de haut ) qui surplombent le coté ouest de l'île battu par e grosses vagues La vue sur le lagon et les îles environnantes est très belle, une élévation de quelques mètres suffisent à améliorer la vue .

Puis nous allons refaire du snorkel , le matin comme la veille et l'après midi au milieu de la baie qui offre un paysage un peu différent : des coraux mous , des goret tes et des labres et quelques thasards

Avec ces 3 h de snorkel , nous sommes mort de froid, et le vent empêche le soleil enfin réapparu de nous réchauffer.(Jacques, tout le monde le sait, est un grand frileux)

 

Lundi mouillage à l'est d'Espengui

 

Après une nouvelle séance de snorkel sur le pâté de corail du milieu de la baie , nous sommes partis pour une longue navigation de 3 miles jusqu'au mouillage de l'est d'Espengui Rien de spécial à dire sur ce mouillage qui n'est ni spécialement beau , ni bien abrité du clapot ( assez curieusement le clapot fait un angle de 45 ° après le petite pointe censée protéger de la houle. Contrairement au guide , il n'y a pas de patates de corail à la pointe

Je fais une marche autour de pointe est de l'île pendant que le capitaine se repose Il y a un étang marécageux relativement accessible , mais sans beaucoup d'oiseaux ( à 2 h de l 'après midi ) juste un petit héron , et 3 petits échassiers aux pattes rouges plus un héron qui s'est envolé en « aboyant » juste au dessus de moi . Les pélicans nichent sur l'extrême pointe de l'île dans les arbres. Bref ce n'est pas le plus beau des mouillages .

 

Mardi soir mouillage de Crasqui

 

Ce matin encore une grande navigation de 3 miles , au moteur pour recharger les batteries . Crasqui est une immense plage de plusieurs kilomètres de sable blanc ;Il y a beaucoup de parasols ( au moins 30 ) sur la pointe sud . Évidemment nous avons été mouiller vers le nord sur des fonds blancs par 2 m de fond ( mais à plus de 150 m de la plage )

Nous avons été marcher sur la plage , puis cet après midi fait du snorkel à la pointe nord Les fonds ne sont pas grandioses , mais il y a pas mal de poissons , dont des mérous vert et noir nageant en pleine eau ( 2 m ) , des tazards , et comme d(habitude ,une multitude de poissons perroquets de toute taille et de toute s couleurs

Le long de la plage, puis autour du bateau, une grande colonie de mouettes crie beaucoup ; elles ont passé la fin d'après midi à chasser des petits poissons qu'elles semblent attraper au vol en passant au ras de l'eau.

 

Mercredi soir mouillage de Fancesqui

 

oui tous les noms des îles se ressemblent , les îles aussi se ressemblent un peu toutes: une grande plage de sable avec des platiers également en sable , des bouquets de mangrove plus ou moins hautes , et souvent des lagons d'eau saumâtre et nauséabonde .Le grand charme de ces îles reste les couleurs des eaux , changeantes au cours de la journée mais toujours aussi belles :toutes les nuances de bleu et de vert :bleu pale, turquoise, outremer devenant presque violet, vert jade, émeraude ...le tout ponctué du jaune des petites plages et du brun des coraux affleurant ...un vrai régal pour les yeux

Dons pour changer sans changer , nous avons changé de mouillage ; En fait il fallait aussi refaire un peu d'approvisionnements à Gran Roque Nous avons donc fait un peu de voile et de louvoyage pour aller mouiller devant le village , le vent avait viré un peu sud est et le mouillage était très clapoteux ; nous avons donc fait rapidement les courses : du pain à la boulangerie et des fruits au super market ( en fait nous n'avons trouvé qu'un peu de tomates et deux mangues , plus du produit à vaisselle et des chicharones ( 60 bolos le tout ).En passant sur la plage , nous nous sommes arrêtés devant la poissonnerie ( un étal où les pêcheurs préparaient le poisson ) nous avons acheté un petit thasard préparé en filet avec une grande dextérité ; Il proposait aussi des capitaines , des barracudas et un énorme pagre qui devait faire une vingtaine de kilos

le restaurant de la plage était ouvert et presque plein.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'île la plus proche Francesqui ( 2 miles )

C'est un grand mouillage de plus d'un mile, entre des îles de mangrove à l'est et des îles sableuses à l'ouest . Il est très fréquenté : au moins 10 voiliers , la plus part vénézuélien et quelques énormes yachts battant pavillon d'Aruba . C'est un spot de kite surf et de planches , malheureusement le vent présent toute la semaine est tombé et n'était plus suffisant pour que je grée ma planche . Alors nous avons fait une petite promenade à terre pour aller voir l'oiseau de l'île un héron bleu qui est tout blanc ( c'est ce que dit le guide ) et nous l'avons vu , ainsi que deux autres hérons et un huîtrier ,petit échassier à pattes rouges.

 

Vendredi soir mouillage de Nordisqui

Jeudi matin comme les possibilités de distraction de Fancesqui étaient limitées ( ni planche , ni snorkel ) nous avons été au mouillage voisin de Nordisqui . Pour une fois le pilotage entre les cayes était un peu pointu et le plan pas tout à fait exact , ( mis bien utile quand même ) , il faut que le soleil soit haut pour y entrer .Nous avons mouillé tout prés de l île. L'île n'occupe qu'une petite partie de l'horizon , tout autour ce sont des cayes et des platières : les couleurs sont magnifiques Nous y sommes seuls , juste à un mile il y a trois parasols sur un tout petit îlot de sable où se font amenés des touristes de Gran Roques

Le matin nous avons plongé dans le lagon, l'eau était claire mais il y a peu de têtes de corail et donc peu de poissons ; mais l'après midi nous sommes sortis du lagon pour aller prés de la pointe nord ouest de l'île ( il y a une petite passe pour annexe le long de la pointe de sable) et nous avons trouvé un très joli site de snorkel : des patates de corail, des coraux mous et beaucoup de poissons dont un banc de carangues ailes noires ,une grosse murène verte.,des thasards ,des anges et ,bien sûr, pleins de perroquets

Aujourd'hui nous avons donc refait du snorkel sur ce site , une petite exploration du lagon de l'île Vapor ne nous ayant pas convaincu de la présence de beaucoup de têtes de corail,

Le vent est faible et d'est ,demain le retour vers Puerto la Cruz devrait être long mais pas trop difficile , inch Eole. .

 

lundi matin Puerto la Cruz

 

aribatu gira comme aurait dit un basque ( ps c'était le nom de la maison d'

Hendaye ou nous avons passé plusieurs années de grandes vacances )

Nous avions prévu entre 24 et 48 heures de mer selon la direction et la force du vent , finalement on a fait 30 heures de navigation plus une journée à la plage.

Nous sommes partis vers 10 h et à 11 h nous étions à la sortie des Roques avec un vent plutôt faible : 12 noeuds d'est puis le vent a tourné sud est ce qui fait que nous avons tiré des bords carrés jusque vers 15 h ; à cette heure nous étions un peu au nord est de gran roque et la distance restant à faire en ligne droite était la même qu'au départ; le moral n'était pas au beau fixe . Puis le vent a viré est nord est et nous avons pu mettre le cap direct sur Tortuga ; cette éventualité avait été envisagée. Au cas ou nous arriverions à Tortuga de jour nous y passerions la journée pour aller à la plage avent de repartir le soir pour arriver au matin à Puerto la Cruz .

Nous sommes arrivés à Cayo Heradero au petit matin. Le mouillage était plein de gros yachts à moteur , c'est le début de la semana santa et beaucoup de vénézueliens sont en vacances, il y a avait bien une trentaine de yachts . Nous avons trouvé une place dans le coin des voiliers ( 5 bateaux ) tout prés de la plage .

La plage était parsemée de tentes et d'abri du soleil. Heureusement les vénézueliens de ces yachts ne mettaient pas la sono à fond et l'ambiance générale était calme . Nous nous sommes reposés, puis nous avons fait un tour sur la plage pour aller rechercher des coquillages .Les mouettes si nombreuses il y a 15 jours avaient disparu .

Nous sommes repartis vers 20 heures avec un vent modéré , mais qui a forci ensuite jusqu'à un bon 20 noeuds ; La mer était désagréable et le bateau ( et l'équipage) était bien secoué Une vague a réussi à inonder l'intérieur malgré la capote, en passant par la descente ! Moi qui aime les navigations de nuit ,j'ai été servi; on se serait cru sur un manège de la foire du trône , un coup à droite ,un à gauche, en haut en bas ...et on recommence .J e n'osais même pas trop passer le nez par dessus la capote pour regarder les étoiles, de peur d'être copieusement douchée comme Jacques l'avait été

Selon le guide le vent aurait du faiblir dans la nuit ; en fait il n'a faibli qu'à quelques miles de l'arrivée pour tomber complètement dans la rade de Puerto la Cruz ce qui nous a permis de terminer cette navigation par un petit déjeuner au soleil ,au doux son du moteur

A 9h nous étions à quai ; à 10 heures toutes les démarches administratives étaient faites pour préparer les papiers de sortie du Venez ;à 11h le linge était déposé à la laverie

et si tout va bien ,nous pourrons repartir mercredi .


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Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 12:13
 

Bulletin n 5

 

Samedi soir mouillage de Cienaga Chimana grande

 

Enfin nous sommes de nouveau au mouillage après 2 jours de marina. à Puerto la Cruz

La vie au Venezuela n'est pas faite pour les voileux , surtout étrangers. Tout est compliqué , surtout quand comme nous ne connaissons pas les lieux ; le peu que nous connaissons date d' il y a longtemps; et il y a eu des changements.

L'obtention de bolivars tout d'abord . La monnaie a été divisé par 1000 , ce qui n'est pas un problème ; mais surtout il y a un contrôle des changes Pas question d'utiliser une carte de crédit pour retirer de l'argent .De toute façon l'usage de la carte de crédit serait très coûteux , car le change serait fait au cours officiel de 2,5 bolivars (bolos) pour 1 euro. Au marché « gris » ( chez l'agent chargé des formalités ), le taux est de 6,7 bolos pour un euro, soit pour nous 1 bolo égal un franc. Sur internet le taux est de 8 .La vie est moins chère au taux gris , mais elle serait beaucoup plus chère au taux officiel.

Quelques exemple de prix : le kg de fruits et de légumes tourne autour de 8/10 euros le kg , les pommes de terre sont plus chères que les tomates!

Le plat de poisson , de qualité médiocre dans un petit restaurant local à coté de la marina ( avec 2 bières ) 45 bolos par personne. Une course de taxi de la marina au super marché 20 ou 25 bolos ' il doit y avoir 4 kms sans embouteillage. La marina coûte 70 bolos par jour. Pour indication les formalités 55 dollars us , comprenant le permis pour aller aux Roques .

Autre NB au magasin les achats d'huile d'olive et de riz étaient limités .

 

C'est ce permis qui nous a causé des inquiétudes ; en effet nous avions demandé à l'agent ( Kaigla ) de faire les formalités d'entrée, ce qui aurait du être fait, en une journée , donné le jeudi , récupéré le vendredi ; mais en demandant vendredi des informations sur les possibilités de faire une sortie du Venez après les Roques ,ils nous ont dit qu'il fallait un permis spécial pour y aller , permis délivrer par le capitaine du port en personne, le bureau étant fermé le WE ; cela repoussait le départ. Heureusement la patronne ( une franco vénézuelienne ) s'en est chargée et nous a promis les papiers pour samedi matin. Samedi matin , nous avons été la voir à 11 h , elle nous dit revenez à midi , à midi elle nous dit : « je vous les apporterai quand je les aurai, mais c'est sur, vous les aurez «  . Finalement elle est venue à 14 h .

Nous étions un peu stressés à l'idée d'être bloqués encore deux jours à Puerto la Cruz; En effet le peu que nous en avons vu avec nos courses en taxi , mais aussi nos souvenirs d'il y a 4 ans , ne donne pas l'envi e de se promener dans la ville qui est pour ce que nous avons vu moche: de grandes artères sales et mal entretenues , des maisons qui semblent être soit en cours de constructions , soit en cours de démolition, des grands buildings implantés au milieu de presque bidonvilles; mais nous n'avons pas été sur le paseo Colon qui serait la belle avenue de PLC;

En ce qui concerne la sécurité, les avis sont très partagés ; quand j 'ai demandé chez l'agent ou il fallait aller pour faire ses courses , il m'a formellement déconseillé le marché central, alors que pour deux français qui cherchaient un billet d'avion, il n'y avait aucun problème. ( NB un billet A et R pour paris coûte environ 45O euros.)

Selon la patronne de l'agence,ancienne voileuse , tout le littoral n'est pas sûr pour les voiliers , seules les iles du large sont sures , avec en plus Mochima , parc régional, ou la garde assure des rondes.

Pour la sortie du Venezuela, les officiels de Puerto Cabello feraient payer plus de 200 dollars , il faut donc aller a La Guaira , ou les formalités sont du même ordre qu'ici . Or le guide dit qu'il n'y pas de place pour les voiliers dans ce grand port commercial et de pêche . Alors nous ne ferons pas de sortie.

Enfin dernier avatar pour nous l'approvisionnement en fuel; il n'est plus possible de faire le plein à la station service sans avoir au préalable été à la capitainerie , puis aux finances payer par avance la quantité demandée: en effet le prix n'est pas le même pour les locaux ou pour les étrangers. Cette différence avait permis à l'ancien pompiste d'arrondir ses fins de mois , du coup il faut payer directement aux finances, compliqué pour nous car l'administration n'est pas réputée pour sa ponctualité , ni sa rapidité. Heureusement nous avions assez de carburant jusqu'à la fin du voyage, n'ayant naviguer qu'à la voile(sauf les manoeuvres)

J'allais oublier , mais c'est circonstanciel(,) l'eau était coupée , et ne coulait qu'une heure de temps à autre ; Nous avons pu remplir les coffres , mais pas de douches , et les WC étaient un peu sales .Moi qui comptait sur la laverie locale pour faire une grande lessive, j'ai du me contenter de faire une lessive sommaire, le minimum vitale.

 

Nous sommes donc partis heureux pour aller mouiller aux îles d'en face , ou la sécurité de jour n'est pas un problème , mais ou il est fortement déconseillé de passer la nuit .

Nous avons fait la courte traversée( 5 milles ) au moteur avec un vent très fort 24 noeuds ( l'anémomètre semble remarcher) et avons mouillé avec confiance dans la baie de Cienaga , magnifique , au milieu d'une demi douzaine de vedettes locales. Le vent y souffle fort. Épuisés par l'attente des papiers nous restons à buller, sans essayer de faire un tour en annexe.

En principe , pour arriver le matin à Tortuga nous devrions partir vers minuit ou au plus tot après 21h car il est indispensable d'arriver de jour à Tortuga, .Nous surveillons nos voisins; si les autres bateaux restent pour la nuit nous partirons le plus tard possible S' ils partent , nous verrons ce que nous ferons, vu toutes les mises en garde qui nous ont été faites

 

Dimanche soir mouillage de la playa Caldera, ile Tortuga

 

Hier soir tous nos voisins sont repartis un peu avant la tombée de la nuit, sauf peut être deux assez loin, mais leurs lumières ont bientôt disparu. Nous avons dîné et puis comme nous attendions sans trop savoir que faire , nous sommes partis un peu tôt ; pour une arrivée avec le soleil sur Tortuga ; il ne faudrait pas aller trop vite .Manque de chance , le vent ne tombait pas et se maintenait à 25 noeuds . Nous avions préparé les 3 ris pour ce cas . Mais après une sortie au moteur dans la nuit noire , avec le seul éclairage des lointaines lumières de Puerto se reflétant sur les îles rocheuses , dans une mer très houleuse; quand nous avons envoyé les voiles ( 3 ris et génois réduit comme un tourmentin ) nous avancions encore à plus de 5 noeuds sur l'eau et plus de 6 sur le fond au GPS. Avec notre voilure réduite les mouvements du bateau étaient assez éprouvants et nous avons du avoir recours à Mercalm pour digérer le boudin purée du soir. Heureusement vers 3 h du matin le vent s'est calmé pendant 3 heures nous permettant d'arriver en vue de Tortuga au lever du jour. A noter que le phare sud est fonctionnait. Tortuga est une ile extrêmement plate dont le sommet nord est doit bien être à 5 m de haut , en comptant le sommet du plus gros buisson perché sur une dune Elle serait donc très difficile à voir de nuit

Après avoir tourné la pointe Caldera , nous sommes entrés dans la baie , magnifique demi cercle de sable blanc 5 bateaux y étaient au mouillage , dansant lentement sur les flots , malgré la bonne orientation de la baie , un résidu de houle longue arrive à y entrer

Sur la longue pointe de sable , des baraques de pêcheurs , 5 sur la pointe au nord vers la baie et une dizaine coté est devant un lagon ou peuvent entrer des bateaux de pêche moyens et de grosses vedettes . Comme nous étions en WE , il y en avait 5 . Il y avait aussi 6 ou 7 petits avions monomoteurs qui peuvent atterrir sur une courte piste de sable dur.

Le soleil caché par la brume a fini par dissiper celle ci et nous avons été faire une balade sur la plage, pour aller voir le lagon. Les baraques de planche des pêcheurs, quoique rudimentaires , font bonne impression. La plage est nettoyée . Il y a même un petit restaurant joliment décoré , mais sans personne. Les couleurs du lagon sont très belles .

Dans l'après midi nous referons une balade un peu vers l'intérieur de l'île , mais il n'y strictement rien à voir , c'est plat , plat avec de rares buissons , et des herbes desséchées, jusqu'à l'horizon. Nous n'irons pas bien loin et referons un tour de plage voir les vedettes et les avions repartir.

Demain nous irons essayer le snorkel sur le récif de los Palanquinos qui est réputé très pour la pêche y compris des langoustes

 

Lundi 23 mars mouillage de Cayo Herradura

Vers 9 h , nous sommes partis avec un vent force 3 sous génois seul vers le récif , distant de 6 miles . Nous avons longé la côte , qui est toujours la même: toute droite , très basse . Le récif, en arc de cercle, protège bien de la houle et derrière celui ci le mouillage est agréable .Le soleil est haut et les couleurs de l'eau magnifiques: toutes les nuances de bleu Nous nous dépêchons de nous équiper et plongeons ,armés de l'appareil photo sous-marin et du crochet à langouste bricolé par Jacques ,au cas ou.... Mais l'eau est très trouble , la visibilité ne dépasse pas 2 m . Le sable est si fin , qu'il est en suspension dans l'eau . Il y a un courant assez fort , nous restons donc derrière la barrière de corail pour ne pas voir grand chose , il y a de jolis blocs de coraux morts recouverts de corail de feu bien vivant . De temps à autre on aperçoit de gros perroquets , nous croiserons aussi quelques barracudas. Finalement nous rentrons un peu déçus , La visibilité est sûrement meilleure à l'extérieur , mais il y a beaucoup de houle et sans doute, du courant. Curieusement il n'y a aucun oiseau

Après déjeuner nous repartons donc pour le mouillage de Cayo Herradura , distant de 2 miles en espérant y trouver une meilleure visibilité et pouvoir plonger dans de meilleures conditions. Cayo Herradura est un récif en arc de cercle recouvert de sable, qui protège une grande baie ou nous trouvons une mer très plate . Mais la pointe que nous croyions rocheuse et entourée de petits blocs de coraux ,est en fait, une plage de sable , donc pas de snorkel.

Il y a 5 voiliers ,2 vedettes au mouillage et 5 bateaux de pêche . Sur la plage , 5 à 6 campements sont installés ,:baraques de planches formant un abri du soleil et du vent;sous ce toit , quelques tables , des chaises et des petites tentes dans lesquelles dorment les pêcheurs

Nous allons nous balader ; Sur la plage au vent, nous trouvons un gisement

de coquillages : conques , porcelaines ,cônes, que nous ramassons ,en

en pensant à Megan qui aurait été ravie . Puis en marchant sur les salicorne ,

nous faisons le tour d'un petit étang Nous allons jusqu'à la pointe est de l'île pour regarder de prés ( et photographier) des pélicans et une colonie de mouettes atraciles et de sternes

Demain soir nous partirons pour les Roques .

La nuit a été très calme ,pas de vague, peu de vent et le ciel très noir,même le phare est éteint! Nous avons pu admiré les étoiles ...Pour une fois ,ce matin, nous avons fait la grasse matinée:(7h )et nous flemmardons attendant que le soleil soit un peu moins voilé pour patauger ou repartir à la chasse aux coquillages ..ou aux oiseaux

Après une heure passée à jouer à l'apprenti coiffeur, Jacques en ayant bien besoin (et personne n'étant là pour analyser mon oeuvre),je reprends le clavier

Le ramassage de coquillages a été fructueux ; nous avons trouvé plein d'espèces différentes mais manquons de documents pour leur donner un nom Aujourd'hui le mouillage s'est peuplé ;il y a 12 voiliers maintenant ,sans compter les pêcheurs et la moitié sont des bateaux français .Cela nous a permis de rencontrer un couple de français sur la plage qui venant des Roques ,vont faire leurs papiers de sortie du Venez à Puerto la Cruz pour rejoindre ensuite Curaçao ; l'an dernier ils se sont fait refouler de Bonaire ,n'ayant pas de clearance de sortie Nous qui pensions arriver à Bonaire sans papier ,c'est raté et nous serons donc obligés comme eux de faire un petit retour en arrière à partir des Roques pour être en règle Heureusement ,nous avons encore du temps devant nous

La suite aux Roques

 

mercredi 25 au soir Les Roques

mouillage de Boca del medio , celui de la piscine

Cette fois ci nous avions tout prévu pour ne pas arriver trop tôt aux Roques ; en effet il faut y naviguer à vue au milieu des pâtés de corail. Un blog ( celui d'étoile de lune très bien fait par ailleurs ) conseillait de partir entre 22 h et minuit. Nous avons décidé de partir à 21 h . Pour arriver vers 10 h cela faisait une moyenne de 5,5 noeuds , le vent était léger 12 noeuds environ. Eh bien pour une fois , la première de la saison, nous allions trop lentement ; nous avons ete obligé de mettre le moteur au milieu de la nuit, le vent tombant à moins de 8 noeuds . Le courant restant inférieur à 1 noeud, nous avons fini par arriver aux bouches de Sebastopol vers 11h.( c'est le nom de la passe d'entrée sud est de l'archipel.

Les Roques sont un vaste plateau corallien rectangulaire de 10 par 20 miles

Tout le coté est est bordé par une barri7re de corail qui ne présente que deux passes , celle que nous avons prise et celle devant laquelle nous sommes mouillés ce soir . Derrière la barrière et devant des îles de mangrove il y a un chenal profond d'une quinzaine de mètres, avec de temps à autres des pâtés de sable et de corail qui remontent prés de la surface . Avec une bonne lumière et le soleil du bon coté , il est facile de les repérer: ils sont de couleur vert pale à blanc tacheté de marron, sur les verts pales il y a de l'eau , les autres sont des affleurants. L'eau profonde est bleu foncé.

Une fois entré sans problème , la passe est large et bien visible , surtout avec du soleil et du vent léger, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner sous l'îlot Buchyaco, petit ilot de mangrove en bordure de la barrière .

Le paysage autour de nous est beau , mais un peu trop vaste . Les îles et les récifs ne forment qu'une mince ligne de couleur entre le bleu de l'eau et le bleu ( mais avec des nuages ) du ciel. Ensuite nous sommes repartis sous génois pour le mouillage de la nuit ou selon le guide il y a du très beau snorkeling. En fait nous avons été un peu déçu . Le tombant des récifs est du sable très pentu avec quelques rares buissons de corail ; heureusement nous nous sommes arrêtés en face d'un endroit où il y en avait une dizaine de blocs de corail . Et là, il y a des bancs de poissons ,des espèces habituelles et fréquentes mais avec des spécimens de grande taille. Curieusement, pour une réserve, ils sont assez craintifs.

 

Jeudi 26 mars Gran Roque

Le soleil très voilé au réveil, s'est dégagé doucement et vers 9 h il perçait suffisamment pour nous permettre de partir au moteur , louvoyer entre les pâtés de corail. A vrai dire ils sont espacés et bien visible, car presque tous affleurent et sont donc bien visibles, le soleil dans le dos . Quand l'eau de bleue foncée devient turquoise ,les fonds passent de 15 m à 7 m . Pour qu'il n'y ait pas d'eau il faut que l'eau devienne presque blanche Après avoir rejoint le chenal du guide , nous avons mis le génois jusqu'à l'arrivée au Gran Roque. Gran Roque est une vraie île d avec 3 pitons dont le plus haut dépasse les 300 m . Au pied de ces montagnes , une petite ville de maisons basses . Nous avons mouillé par 3 m de fonds un peu en avant d'un ponton. Il y avait une dizaine de bateaux au mouillage.

Nous sommes immédiatement allés faire les formalités . Il y a un parcours à suivre de 4 bureaux qui tous notent les mêmes informations sur un grand cahier ; le premier la guardia costa ( qui est le plus loin vers l'ouest) donne un papier tamponné que tous les autres (les gardes nationaux ,les bureaux du parc puis le bureau de l'aéroport) ensuite tamponnent. Finalement au bureau de l'aéroport , il faut payer, pour nous 273 bolivars .Tous ces gens , sauf la jeune fille du parc, sont peu aimables .L'annexe étant au ponton près de l'aéroport, nous avons donc visité le village en le parcourant aller et retour. Il est presque trop beau et trop propre pour être vrai. Une moitié des maisons sont des posadas, bien peintes de couleurs vives et avec des intérieurs qui semblent très bien meublés .Il y a quelques boutiques , une banque, une petite église moderne et quelques restaurants Vers midi l'animation des rues est très faible. Jacques est sévère ; même si ce village ressemble à un décor,il ne manque pas de charme; les 3 rues sont « pavées » de sable, presque toutes ombragées ; ;à chaque maison les couleurs des volets s'harmonisent à celle des murs;à l'école ,très gaie avec ses murs orange, des enfants jouent et crient .de point en point une petite place...

Les formalités nous ont pris 1 h 30

En fin d'après midi nous sommes montés à la tour hollandaise située sur le piton est par un sentier bien balisé et aisé. D'en haut il y a un belle vue sur les îles au nord est de Gran Roque, entourées de leur barrière de corail et ,à notre étonnement très peu envahies par les voiliers Nous sommes redescendus en passant par la chapelle située un plus à l'est.

Nous avons de nouveau parcouru le village , un peu plus animé; des femmes discutent ,assises sur le pas de porte et leurs enfants jouent dans la rue. l'animation se trouve surtout sur la plage où les pélicans s'élèvent au dessus de l'eau et plongent de très haut , aussitôt assaillis par les mouettes qui essaient de leur arracher le poisson du bec, le pauvre pélican en a quelquefois 2 ou 3 sur le dos et la tête. Les pélicans sont très nombreux et les mouettes encore plus.

Nous hésitons pour le repas du soir: restaurant ou bateau; nous n'avons pas mangé de viande ni de poisson depuis quelques temps

 

Vendredi soir mouillage de Carenero.

Finalement hier soir nous sommes restés au bateau , repartir sur l'eau dans le vent et le froid sans savoir si il nous restait assez de bolivars pour payer le restaurant était peu engageant . Nous avons donc mangé une très belle paella.( Paella Garbit, les meilleures...)

 

Ce matin le ciel était encore très voilé, voire franchement nuageux. Nous sommes partis sous génois seul avec un vent de 15 noeuds ( l'anémo semble marcher , mais pas la girouette) pour l'île la plus à l'ouest :Carenero , longue promenade de 10 miles qui nous a permis , enfin, de pêcher un petit thon. Nous avons aperçu les mouillages de Nordisqui , de Crasqui et de Sarki, où n'avons vu qu'un seul bateau au mouillage; nous nous y arrêterons en revenant à Gran Roques Toutes ces îles sont loin d'être surpeuplées.!

Le mouillage est superbe, et nous avons eu la chance d'y arriver avec du soleil; c'est une baie profonde large d'une centaine de mètres , protégée du vent coté est par une mangrove épaisse et vers l'ouest avec une vue dégagée sur un immense lagon , coté sud de Carenero une barrière de corail.

Au mouillage deux bateaux moteur américains, style camping car , de loin nous avions cru qu'il s'agissait de bateaux de pêche . Nous avons exploré la baie , mais la visibilité est moyenne, et surtout tout le corail est mort ; il y a donc peu de poissons , surtout des chirurgiens, de très gros perroquets , et une multitude de tous petits poissons ( en prime une langouste, un barracuda, un thasard ,et un capitaine (,un poisson délicieux qui ferait très bien dans notre assiette)

Nous sommes rentrés un peu déçus , juste avant la pluie.

 

Dimanche soir mouillage de Sarqui

 

Samedi matin le temps était très pluvieux. Profitant d'une éclaircie l'un de nos voisins a été mouillé le long de la grande plage de Caranero . Nous avons fait en annexe le tour de la petite ile Felipe qui clôt le mouillage vers l'ouest .Cela confirme qu'il n'y a pas de corail par ici;par contre sur le coté ouest de la mangrove il y a un petit nichoir à frégates et à fous .

Nous décidons donc de partir pour Sarqui qui semble avoir été le mouillage préféré évoqué dans les blogs Pour le principe nous hissons les voiles pour les 2 miles contre le vent à faire . Elles sont donc bien vite affalées , surtout qu'en arrivant devant le mouillage nous subissons un gros grain réduisant la visibilité à quelques mètres. Une fois le grain passé , nous mouillons devant la plage par 2m d'eau , le préposé au mouillage se faisant engueuler ( tout de suite, des grands mots )d'avoir mouiller trop tôt car nous sommes à plus de 100 m de la plage. Le mouillage est parfaitement plat , mais très venté car la végétation de l'île n'est pas très dense.

Après un bon repas ( salade oeufs durs ) nous partons faire du snorkel sur le coté nord de la baie, le long de la barrière de corail , mais du coté sans vagues. .La visibilité n'est pas très bonne mais il y a pas mal de patates de corail vivant et beaucoup de poissons perroquets . Au retour , pour nous réchauffer( car après 1h 3 dans l'eau nous claquons des dents , enfin presque) nous allons faire un tour sur la plage. L'intérieur de l'île est impénétrable à cause des buissons et de petites bêtes piquantes , nous marchons sur la plage jusqu'à la pointe sud ( environ 300 m ) en admirant les couleurs du lagon , les lézards noirs et quelques crabes des sables couleur sable.

 

Le coucher de soleil est somptueux grâce aux grains qui passent à notre nord : le ciel est rouge et noir , la mer mauve Les pélicans ( qui ne sont pas des poètes) plongent sans relâche dans la mer , pendant qu'à l'inverse beaucoup de poissons essaient de voler .

 

Ce matin, à 5 h 30 les mouettes ont décidé de nous réveiller afin que nous puissions profiter de la journée car le temps s 'annonce meilleur . Ce qui est moins bien c'est qu'elle prennent l'annexe comme nichoir et toilette.

Nous pouvons donc partir de bonne heure faire une petite visite en annexe sur le nord de l'île voisine Espenqui ( il y a un canal de 50 m de large ) . Il y a une très belle plage de sable fin , l'île est couverte de buissons vert éclatant , de salicorne vert pale et de quelques arbres . Nous réussissons à atteindre des dunes ( 3 m de haut ) qui surplombent le coté ouest de l'île battu par e grosses vagues La vue sur le lagon et les îles environnantes est très belle, une élévation de quelques mètres suffisent à améliorer la vue .

Puis nous allons refaire du snorkel , le matin comme la veille et l'après midi au milieu de la baie qui offre un paysage un peu différent : des coraux mous , des goret tes et des labres et quelques thasards

Avec ces 3 h de snorkel , nous sommes mort de froid, et le vent empêche le soleil enfin réapparu de nous réchauffer.(Jacques, tout le monde le sait, est un grand frileux)

 

Lundi mouillage à l'est d'Espengui

 

Après une nouvelle séance de snorkel sur le pâté de corail du milieu de la baie , nous sommes partis pour une longue navigation de 3 miles jusqu'au mouillage de l'est d'Espengui Rien de spécial à dire sur ce mouillage qui n'est ni spécialement beau , ni bien abrité du clapot ( assez curieusement le clapot fait un angle de 45 ° après le petite pointe censée protéger de la houle. Contrairement au guide , il n'y a pas de patates de corail à la pointe

Je fais une marche autour de pointe est de l'île pendant que le capitaine se repose Il y a un étang marécageux relativement accessible , mais sans beaucoup d'oiseaux ( à 2 h de l 'après midi ) juste un petit héron , et 3 petits échassiers aux pattes rouges plus un héron qui s'est envolé en « aboyant » juste au dessus de moi . Les pélicans nichent sur l'extrême pointe de l'île dans les arbres. Bref ce n'est pas le plus beau des mouillages .

 

Mardi soir mouillage de Crasqui

 

Ce matin encore une grande navigation de 3 miles , au moteur pour recharger les batteries . Crasqui est une immense plage de plusieurs kilomètres de sable blanc ;Il y a beaucoup de parasols ( au moins 30 ) sur la pointe sud . Évidemment nous avons été mouiller vers le nord sur des fonds blancs par 2 m de fond ( mais à plus de 150 m de la plage )

Nous avons été marcher sur la plage , puis cet après midi fait du snorkel à la pointe nord Les fonds ne sont pas grandioses , mais il y a pas mal de poissons , dont des mérous vert et noir nageant en pleine eau ( 2 m ) , des tazards , et comme d(habitude ,une multitude de poissons perroquets de toute taille et de toute s couleurs

Le long de la plage, puis autour du bateau, une grande colonie de mouettes crie beaucoup ; elles ont passé la fin d'après midi à chasser des petits poissons qu'elles semblent attraper au vol en passant au ras de l'eau.

 

Mercredi soir mouillage de Fancesqui

 

oui tous les noms des îles se ressemblent , les îles aussi se ressemblent un peu toutes: une grande plage de sable avec des platiers également en sable , des bouquets de mangrove plus ou moins hautes , et souvent des lagons d'eau saumâtre et nauséabonde .Le grand charme de ces îles reste les couleurs des eaux , changeantes au cours de la journée mais toujours aussi belles :toutes les nuances de bleu et de vert :bleu pale, turquoise, outremer devenant presque violet, vert jade, émeraude ...le tout ponctué du jaune des petites plages et du brun des coraux affleurant ...un vrai régal pour les yeux

Dons pour changer sans changer , nous avons changé de mouillage ; En fait il fallait aussi refaire un peu d'approvisionnements à Gran Roque Nous avons donc fait un peu de voile et de louvoyage pour aller mouiller devant le village , le vent avait viré un peu sud est et le mouillage était très clapoteux ; nous avons donc fait rapidement les courses : du pain à la boulangerie et des fruits au super market ( en fait nous n'avons trouvé qu'un peu de tomates et deux mangues , plus du produit à vaisselle et des chicharones ( 60 bolos le tout ).En passant sur la plage , nous nous sommes arrêtés devant la poissonnerie ( un étal où les pêcheurs préparaient le poisson ) nous avons acheté un petit thasard préparé en filet avec une grande dextérité ; Il proposait aussi des capitaines , des barracudas et un énorme pagre qui devait faire une vingtaine de kilos

le restaurant de la plage était ouvert et presque plein.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'île la plus proche Francesqui ( 2 miles )

C'est un grand mouillage de plus d'un mile, entre des îles de mangrove à l'est et des îles sableuses à l'ouest . Il est très fréquenté : au moins 10 voiliers , la plus part vénézuélien et quelques énormes yachts battant pavillon d'Aruba . C'est un spot de kite surf et de planches , malheureusement le vent présent toute la semaine est tombé et n'était plus suffisant pour que je grée ma planche . Alors nous avons fait une petite promenade à terre pour aller voir l'oiseau de l'île un héron bleu qui est tout blanc ( c'est ce que dit le guide ) et nous l'avons vu , ainsi que deux autres hérons et un huîtrier ,petit échassier à pattes rouges.

 

Vendredi soir mouillage de Nordisqui

Jeudi matin comme les possibilités de distraction de Fancesqui étaient limitées ( ni planche , ni snorkel ) nous avons été au mouillage voisin de Nordisqui . Pour une fois le pilotage entre les cayes était un peu pointu et le plan pas tout à fait exact , ( mis bien utile quand même ) , il faut que le soleil soit haut pour y entrer .Nous avons mouillé tout prés de l île. L'île n'occupe qu'une petite partie de l'horizon , tout autour ce sont des cayes et des platières : les couleurs sont magnifiques Nous y sommes seuls , juste à un mile il y a trois parasols sur un tout petit îlot de sable où se font amenés des touristes de Gran Roques

Le matin nous avons plongé dans le lagon, l'eau était claire mais il y a peu de têtes de corail et donc peu de poissons ; mais l'après midi nous sommes sortis du lagon pour aller prés de la pointe nord ouest de l'île ( il y a une petite passe pour annexe le long de la pointe de sable) et nous avons trouvé un très joli site de snorkel : des patates de corail, des coraux mous et beaucoup de poissons dont un banc de carangues ailes noires ,une grosse murène verte.,des thasards ,des anges et ,bien sûr, pleins de perroquets

Aujourd'hui nous avons donc refait du snorkel sur ce site , une petite exploration du lagon de l'île Vapor ne nous ayant pas convaincu de la présence de beaucoup de têtes de corail,

Le vent est faible et d'est ,demain le retour vers Puerto la Cruz devrait être long mais pas trop difficile , inch Eole. .

 

lundi matin Puerto la Cruz

 

aribatu gira comme aurait dit un basque ( ps c'était le nom de la maison d'

Hendaye ou nous avons passé plusieurs années de grandes vacances )

Nous avions prévu entre 24 et 48 heures de mer selon la direction et la force du vent , finalement on a fait 30 heures de navigation plus une journée à la plage.

Nous sommes partis vers 10 h et à 11 h nous étions à la sortie des Roques avec un vent plutôt faible : 12 noeuds d'est puis le vent a tourné sud est ce qui fait que nous avons tiré des bords carrés jusque vers 15 h ; à cette heure nous étions un peu au nord est de gran roque et la distance restant à faire en ligne droite était la même qu'au départ; le moral n'était pas au beau fixe . Puis le vent a viré est nord est et nous avons pu mettre le cap direct sur Tortuga ; cette éventualité avait été envisagée. Au cas ou nous arriverions à Tortuga de jour nous y passerions la journée pour aller à la plage avent de repartir le soir pour arriver au matin à Puerto la Cruz .

Nous sommes arrivés à Cayo Heradero au petit matin. Le mouillage était plein de gros yachts à moteur , c'est le début de la semana santa et beaucoup de vénézueliens sont en vacances, il y a avait bien une trentaine de yachts . Nous avons trouvé une place dans le coin des voiliers ( 5 bateaux ) tout prés de la plage .

La plage était parsemée de tentes et d'abri du soleil. Heureusement les vénézueliens de ces yachts ne mettaient pas la sono à fond et l'ambiance générale était calme . Nous nous sommes reposés, puis nous avons fait un tour sur la plage pour aller rechercher des coquillages .Les mouettes si nombreuses il y a 15 jours avaient disparu .

Nous sommes repartis vers 20 heures avec un vent modéré , mais qui a forci ensuite jusqu'à un bon 20 noeuds ; La mer était désagréable et le bateau ( et l'équipage) était bien secoué Une vague a réussi à inonder l'intérieur malgré la capote, en passant par la descente ! Moi qui aime les navigations de nuit ,j'ai été servi; on se serait cru sur un manège de la foire du trône , un coup à droite ,un à gauche, en haut en bas ...et on recommence .J e n'osais même pas trop passer le nez par dessus la capote pour regarder les étoiles, de peur d'être copieusement douchée comme Jacques l'avait été

Selon le guide le vent aurait du faiblir dans la nuit ; en fait il n'a faibli qu'à quelques miles de l'arrivée pour tomber complètement dans la rade de Puerto la Cruz ce qui nous a permis de terminer cette navigation par un petit déjeuner au soleil ,au doux son du moteur

A 9h nous étions à quai ; à 10 heures toutes les démarches administratives étaient faites pour préparer les papiers de sortie du Venez ;à 11h le linge était déposé à la laverie

et si tout va bien ,nous pourrons repartir mercredi .


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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /Mars /2009 14:38
 

Bulletin n 4 vérifiée par la capitaine

photos dans album 200903orenoque et 200903testigos

merci de nous dire (pour ceux qui n ont pas vista) si ils ont pu lire la version odt de ce bulletin


dimanche 8 mars

mouillage de l'île aux ibis cano Manamo delta de l'Orénoque


Nous goûtons en cette fin d'après midi le calme du mouillage en attendant devant un nichoir à ibis rouges qu'ils arrivent. Tout irait très bien si les WC n'étaient pas bouchés; j'ai changé tous les clapets, démonté et remonté 3 fois , rien n'y a fait , l'expulsion n'est plus possible, quelque part entre la cuvette et la vanne du holding tank il y a un bouchon.

Mais revenons à la chronologie.

La journée de samedi a été une longue suite d'attentes pour finir tout ce qu'il nous restait à faire avant de partir. Attente du loueur de voitures , j, ai fini par laisser les clés à la marina , attente devant le bureau de l'immigration qui portait un écriteau : comme back in 20 mn, ; les dames charmantes sont arrivées au bout d'une demie heure , ont fait assez vite les 10 formulaires et coups de tampon ,nécessaires et nous ont fait payé 100 tt de travail le samedi.

Attente à la douane pour que le fonctionnaire ait terminé un coup de fil à sa « darling », puis qu'il refasse pas mal de formulaires agrémentés de coup de tampon , chaque coup de tampon étant ensuite visé en rouge , et pour finir il nous a fait payer 200 TT (1 TT à peu près 1Fr), mais pour ce prix nous avons eu le droit à deux reçus;

Tout cela nous a mené jusqu'à midi , et nous avons été à internet. Sur la porte un panneau : je reviens a midi( j'ai traduit ) , nous nous asseyons au bar à coté , puis comme le temps passe nous décidons d'y manger ;c'est très bon : une tranche de marlin cuite comme il faut et pas cher 35 tt ( nb c'est le restaurant de Tardieu marina , à coté du bureau de Jesse James ). A une heure internet ouvre enfin. Nous allons ensuite rechercher nos bouteilles de gaz et nous sommes prêts à partir : il est 15 h .

Nous allons mouiller à Scotland bay, pour y attendre l'heure de partir. Nous avons 50 miles à faire pour atteindre la bouée d'entrée du chenal,et nous voulons entrer de jour. En comptant 5 noeuds de moyenne il nous faudra 10 heures , nous partirons donc à 20 h. Le mouillage de Scotland bay est très beau : c'est une baie très fermée entourée de montagnes boisées , un des beaux mouillages des antilles.

A 20h nous partons , avec 2 ris et foc pour ne pas aller trop vite et calmement. Mais nous sommes plein vent arrière et nous empannons sans cesse , nous affalons donc la grand voile et restons sous foc ; Au début nous avançons bien comme prévu à 5 noeuds , mais 5 noeuds sur l'eau, car sur le fond nous allons à plus de 6 noeuds :, trop vite . Nous affalons aussi le foc , et sous fardage seul nous allons encore à 3,5 noeuds; heureusement le courant s'arrête sans toutefois s'inverser ; Nous arrivons à la bouée au lever du jour, il y a pas mal de vent , de grosses vagues et le courant dans le passe est descendant donc contraire au vent ; les vagues deviennent très courtes et déferlent ; nous sommes un peu crispés , car quand on parle chenal , c'est un chenal virtuel qui passe entre deux bouées puis va tout droit au milieu de hauts fonds invisibles .

L'an passé nous avions eu toujours 4 m d'eau , cette année nous descendrons jusqu'à 2 m ; ( il est probable que nous avons été entraînés un peu au sud du chenal; enfin tout se passe bien et nous arrivons vers 8 h au mouillage devant le poste de garde de Pedernales . Le vent est fort ainsi que le courant et il y a des vagues ; nous mouillons , le bateau gigote . Je descends seul à terre , AM restant par précaution au bateau ; de toute façon elle n'aurait pas pu monter sur le ponton , car il faut faire de l'escalade pour y arriver. Je donne vite fait nos noms au préposé et je retourne au bateau : les formalités sont finies. Nous repartons ensuite sous foc seul , plein vent arrière , pour faire les 15 miles jusqu'à notre mouillage de ce soir


lundi soir mouillage du cano des dauphins 9°35 94 62° 18 73


Hier vers 17h 3 , nous étions un peu déçus; il y avait quelques groupes d'ibis sur la rive est ; mais rien d'extraordinaire. Puis soudain à 18h 15 , les vols d'oiseaux ont commencé à arriver, des dizaines puis des centaines d'ibis sont venus se percher à l'extrémité sud de l'île devant le bateau. C'était vraiment le spectacle que nous attendions .les arbres étaient rouges d'oiseaux dont on entendait les cris et le bruissement d'ailes EXTRAORDINAIRE !

Le départ des ibis le lendemain matin a été encore plus extraordinaire mais encore plus bref : vers 6h 2 , en 2 vagues successives tous les ibis sont repartis;le ciel en était rouge

Levés de bonne heure , nous étions prêts pour une grande journée de navigation.

Mais comme nous préférions attendre la marée montante vers 12 h pour profiter des 2 noeuds de courant; j'ai repris la réparation des WC, en triturant le plus possible le tuyau d'expulsion et miracle en forçant un peu sur la pompe, j'ai entendu un petit sifflement puis d'un coup tout s'est débloqué; ouf! Nous avons ensuite utilisé une bouteille d'HCL pour dissoudre toute trace de calcaire.

Le vent étant toujours nord , nous sommes donc partis sous génois vers le sud avec la marée montante :3 h de navigation sous voile et sur eau plate: le rêve!. Nous n'avons affalé ce dernier une fois 'arrivés au cano des dauphins roses ,celui ci étant trop étroit pour être bien venté.

Notre entrée sur le cano a été salué par un envol de grands perroquets, jaunes et bleus, puis par les dauphins . Nous avons continué vers l'amont , dépassé un petit hameau, puis un autre pour aller mouiller par 9 35 94 S,62 18 73 N;

Des enfants d'une hutte en amont sont venus nous dire bonjour , timidement. AM leur a donné des bonbons , puis nous leur avons donné une photo. Ils sont repartis pour aller chercher les autres enfants de la famille: ils voulaient eux aussi une photos. La photo est vraiment un bon moyen d'avoir un contact et notre imprimante Samsung marche très bien.



Mardi soir mouillage du cano de Wumamorena par 9 40 42 S 62 21 22 N


Au réveil ce matin un arbre , transporté par le courant,est accroché dans le chaîne, heureusement je le tracte assez facilement avec l'annexe et il se dégage. Il y a aussi quelques ilots de jacinthes qui défilent , mais ils restent de faibles dimensions et ne restent pas accrochés ,heureusement. Nous partons vers l'amont pour voir si nous trouvons un lodge, il doit y en avoir un , car nous avons vu passer un canot avec du sable. Mais après 4 miles et 3 courbes, nous renonçons , car nous ne voulons pas passer trop de temps à faire du moteur. Nous commençons donc notre lent retour vers la mer Devant les palafitos ( leurs cases rudimentaires :un plateau de rondins de bois, un toit de palmes, pas de murs) , des enfants nous proposent des vanneries depuis la rive; nous faisons demi_tour et ils se précipitent dans une barque ,leur père à la commande Nous échangeons donc des vanneries dont deux grands plateaux tressés contre des vêtements; Voyant cela la maman depuis la rive nous propose un immense plateau de plus d'un mètre , c'est tentant mais comment le ranger dans le bateau , nous déclinons donc l'offre. A noter que le père ne sert que de chauffeur , il ne dit rien quant aux échanges , la règle semblant être un objet contre un vêtement . A coté une grande barque charge des rondins de bois , pas de doute un lodge est bien en construction quelque part en amont.

Nous poursuivons en contemplant les rives et surtout les vols de grands perroquets . Heureusement pour la photographe animalière du bord ( ou plutôt photographe ornithologique ), les perroquets sont très bruyants et sont donc faciles à repérer. Nous mouillons vers midi un peu avant le cano manamo, par 9 38 638 62 20 66 .Et aussitôt , nos amis les dauphins roses viennent nous voir . Mais ce sont pas les amis des photographes , car ils semblent prendre un malin plaisir à réapparaître là ou ne les attendait pas ; le temps que l'appareil ait fini sa mise au point le plus souvent il ne photographie que le remous ou au mieux le dos . Mais nous les avons bien vus : ils sont gris sur le dessus mais le ventre est tout rose. Ils ont même sauté devant nous ; nous n'avons aucune preuve photo et certains malveillants pourraient accuser un certain abus de rhum ; Ils auraient tort , car le midi nous ne prenons que de l'anisette , et de plus nous faisons attention à nos réserves , car nous n'avons pas fait le plein en Martinique comme prévu.

Nous nous arrachons à la contemplation des remous pour aller en annexe explorer des canos Z ( un cano Z est un cano ou l'annexe a des difficultés à se frayer un passage ) ; Hélas le petit cano que nous avions tant aimé l'année passée est obstrué par un arbre, nous en trouvons un autre sur la rive gauche juste à la hauteur du mouillage;il est beau mais dépourvu d'oiseaux

Nous repartons vers 15 h pour aller mouiller pour la nuit près du village . En passant devant le hameau en amont, des barques viennent faire du troc: nous échangeons encore et acquérons une pagaie contre un flacon de shampoing.

A 16 H30 nous mouillons. Assez rapidement des barques viennent nous voir pour des échanges et aussi pour se faire photographier: la nouvelle s'est vite répandue au village Danni , le guide , vient nous voir et après marchandage nous le retenons pour la journée de demain :60 usd .( 120 US au départ)

Rendez vous à 7h.



Mercredi soir mouillage des 3 rios ( un peu en amont de Morokoto )


La journée a été bien remplie . Après une nuit ou les singes hurleurs ont essayé de nous empêcher de dormir avec leurs cris., Dani est arrivé ,à 7h précises ,dans une pirogue pays équipée cependant d' un gros hors-bord de 40 cv . Une pirogue pays est d'abord un tronc d'arbre évidé, complété par des deux rangées de planches pour franc bord. Évidemment , malgré un calfatage sommaire, dès que la liaison entre tronc et planche est dans l'eau elle fuit et il faut constamment écoper. En partant , nous avons repéré sur la cime d'un arbre 2 singes hurleurs se déplaçant tranquillement

Nous sommes allés dans un cano sur la rive gauche du Manamo, en face du village, d'abord dans un bras assez large puis dans un petit cano ou Danni a arrêté le moteur et poursuivi à la pagaie. C'était superbe, puis nous avons entendu dans les arbres un grand vacarme. Après quelques minutes Danni nous a dit : monos; C'était une bande de singes capucins qui se baladaient dans les branches Ils ont traversé la rivière , en passant de branches en branches, puis ont disparu. C'est impressionnant ce que de petits singes peuvent faire comme bruit ; On a un peu bavardé en espagnol, pour nous avec un peu de difficultés; Danni a été guide dans un campement en amont pendant 10 ans , avant de s'établir dans le village avec sa femme Il espère faire un mini campement dans un palafito , en face du village; Nous sommes rentrés au bateau et Danni a été cherché sa famille pour lui faire visiter le bateau. Nous en avons profité pour lui préparer un petit dossier publicitaire avec les photos prises avec lui. Il est revenu avec sa femme et ses 4 enfants dont la dernière tête encore le sein , ( 13 mois). Nous avons encore un peu bavardé.

Il est revenu vers 13h , avec une autre barque en planches , à fond assez plat pour aller pêcher le piranha et marcher en forêt ; la stabilité était meilleure. Après quelques essais de pêche infructueux , nous sommes allés marcher un peu dans la forêt; c'est la forêt inondable, a marée haute il y a 10 cm d'eau , à marée basse on marche soit sur les racines , soit dans la boue; la végétation se compose d'arbres assez grands avec des troncs très droits et d'immenses racines et de plusieurs types de palmiers; l'un deux à des fruits en forme de 3 boules qui contienne un peu d'eau légèrement sucrée; une racine donne aussi un pas mal d'eau quand elle est coupée.( ils l'appellent la liane d'eau) Un autre palmier sert pour les couvertures de cases, et un autre donne du coeur de palmier . Pour nous le faire goûter, Danni n'a pas hésité il a tronçonné le tronc ( au moins 5 m de haut) plusieurs fois, avec sa machète, jusqu'à ce que le haut soit descendu à portée de main; il a ensuite pelé la partie verte du haut du tronc, jusqu'à arriver à la partie blanche, nous avons mangé du coeur de palmier frais; c'est délicieux Et ,surprise ,nous avons vu aussi 3 toucans juste 10 mètres au dessus de nous Nous sommes retourné pêcher , Danni a réussi à attraper un petit piranha , tout pale sans couleur rouge comme ceux de l'Amazonie , mais avec de belles dents.

Au retour, Danni nous a emmené dans sa case, au village pour prendre des photos .C'est une case classique avec 2 toits couvrant des plate formes de rondins , une des plate formes est équipée d'une machine à laver et d'un frigidaire, l'autre sert pour la vie, il y a le coin cuisine : de la terre sur des rondins pour allumer le feu de bois, le coin « rangement » :des sacs suspendus pour les affaires et le coin à hamac .Toutes les cases ressemblent à la sienne ;elles sont reliées par des trottoirs en bois ( de rondins ) Le sol est propre et le village est alimenté en électricité par un groupe électrogène assez bruyant

De retour au bateau , nous avons dit au revoir à Danni en le remerciant de cette super journée et sommes repartis pour notre mouillage de la soirée , un peu en aval près du village de Morokoto.


Jeudi soir mouillage de l'île aux ibis


La soirée a été rendue un peu pénible par les iens iens , surtout pour moi particulièrement allergique à ces bestioles.

Au matin nous avons remonté le rio du milieu pour aller jusqu'à un cano ou nous avions vu l'année dernière vu beaucoup d'ibis. Nous avons d'abord exploré un autre cano , très beau mais sans oiseau , à part un anahinga ( gros échassier noir , gris et blanc) puis retourné au cano de l'année dernière ; Hélas il était bouché par un tronc . Nous n'avons donc pas vu beaucoup d'ibis . Mais comme l'eau était particulièrement calme, j'en ai profité pour monter changer l'anémomètre en haut de mat.. Hélas, le nouveau ne donne pas plus de bonnes indications que l'ancien: étrange que l'électronique numérique ne soit pas du tout ou rien .

Ne voulant pas de nouveau subir les assauts des ien iens , nous avons décidé de retourner au mouillage de l'île aux ibis plus dégagé, et ou n'avions pas eu de bestioles ( à part quelques mouches noires et piquantes ) ce qui nous permettrait de profiter de nouveau du retour des ibis

Nous avons longtemps attendu les ibis , ils ne se sont décidés a venir qu 'après le coucher du soleil , tous ensemble; après avoir tourné autour de l'île pendant 30 minutes par petits groupes , puis par vols de plus en plus fourni: d'abord des hérons bleus, des aigrettes puis les ibis, les juvéniles gris et noirs suivis des adultes rouge flamboyant Arbres et buissons rougissent peu à peu puis la lumière décline

Les voir s'installer tous , en moins de 10 minutes est particulièrement impressionnant , pour l'oeil bien sur , mais aussi pour l'oreille à cause du bruits des ailes .

Le matin , nous étions debout à 6 h pour ne pas rater leur départ ; avant

même que le soleil ne monte au dessus de la crête des arbres, dans un grand bruissements d'ailes , ils sont tous partis , dans toutes les directions , en quelques minutes

 

Vendredi soir mouillage à l'entrée du rio Pedernales


Ce matin , nous avons exploré un cano assez grand , situe à 2 miles en aval de l'île aux ibis sur la rive droite du cano manamo. Le paysage est un peu différent, il a sur les rives moins de palétuviers et plus de petits palmiers .Nous avons fait quelques miles, croisé une pirogue avec des gens assez bien habillés et déjeuné dans un grand calme.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'entrée du rio pedernales ,près d'une petite ile à l'abri du courant pour pouvoir partir demain matin à la fin de la marée montante , à 6 h du matin . En effet dès que vent et courant sont de sens contraires les vagues deviennent très difficiles à passer , le bateau est chahuté, roule , tangue , saute et n'avance plus .

Nous avons donc passé une fin d'après midi calme. Cécile nous a donné la météo : nord est 5 à 6 m/s, la force nous va , pas la direction, on fera avec.


Samedi 14 mars 9 h

Nous avons raté la marée . Pas de notre faute , nous étions partis à l'heure prévue , mais alors que nous commencions à prendre le chemin de la sortie , le bateau de la guardia nous a fait faire demi tour et ancrer devant le poste .

Le jeune commandant est monté à bord,l'air peu aimable, pendant que son bateau tournait autour. Il a commencé par nous dire qu'il fallait se signaler à la sortie , qu'il fallait aussi passer à la douane de Tucupita ( à plus de 100 miles en amont !! )

Il a un peu fouillé le bateau, s'est fait montrer les photos de nos enfants et nous avons commencé à parler de choses et d'autres, dont les raisons de notre présence sur le fleuve .Après un silence , il m'a dit: «  entonces! ( alors!) » (, je lui ai répondu avec mon espagnol un peu rudimentaire qu'ayant raté la marée nous allions retourner ancrer à l'abri en attendant 14h , la prochaine marée montante; Après une nouvelle dizaine de minutes , et quelques échanges de nouvelles,nous lui avons offert une bouteille de vin. et nous avons continué à bavarder : il est originaire de la montagne , est en poste ici pour deux ans et souffre de l'absence de filles à la peau claire , manifestement il ne se plaît pas en la compagnie des indiens. Il espère être en poste après à Margarita , le paradis pour lui car il y a beaucoup de jolies filles ; il a demandé une autre bouteille de vin pour le matelot ( mais de moins bonne qualité) puis est reparti en nous demandant si nous voulions quelque chose : je lui ai dit un peu de pain .

Il a regagné le poste et est revenu nous donner du pain, du lait et une bouteille appelée vino et du café. Curieuse rencontre mais là, nous nous rendons compte de l' intérêt qu'il y a à parler un peu la langue du pays§


PS PHOTOS En plus de l'album de ce bulletin , vous pouvez aussi regarde les photos de l'année dernière album orénoque.


Dimanche 15 mouillage de Chacachare Trinidad


Le voyage de retour ne s'est pas trop mal passé

Comme prévu , nous sommes repartis en toute fin de marée descendante, pour tester les vagues , au début du chenal quand il longe encore la rive. Les vagues étaient acceptables : peu de vent et peu de courant , nous avons continué. Nous avons suivi scrupuleusement les waypoints et avons finalement atteint la bouée rouge d'entrée de chenal à 16h au début de la marée montante , avec une mer désagréable, mais acceptable à petite vitesse; durant tout le chenal les fonds n'ont jamais été inférieurs à 4M, ; en fait le chenal est tout droit de la bouée rouge au derrick , presque alignée avec la pointe de terre. Il y a du fond sur le coté nord de cette ligne ( enfin nous n'avons pas testé trop loin , juste de quoi louvoyer un peu pour ne prendre les vagues de face ); Les 2 bouées rouge et verte qui étaient un peu plus vers la terre que les deux premières ont disparu.

Évidemment le vent est orienté nord est , en plein dans le cap , heureusement il n'est pas très fort , comme l'anémomètre donne des chiffres erratiques , nous l'estimerons à 12 noeuds ( l'anémomètre se met a ajouter le vent apparent à la vitesse du bateau pour avoir le vent réel au près !!! et nous ne sommes pas sur du vent apparent car la girouette donne tout et n'importe quoi comme indication ) Nous commençons donc à tirer des bords , probablement aussi contre un fort courant car l'angle de louvoyage sur le fond est de l'ordre de 150 degrés Notre progression vers le but est donc très lente : en 3h nous avons fait vers Chacachare 5 miles .Nous mangeons de bon appétit des saucisses lentilles , sans prendre d'apéro car les estomacs ont un peu de mal à se réhabituer à la mer qui est bien houleuse, après une semaine de calme. AM bat même un record de vitesse car elle finit son assiette avant moi ! Une première!Et puis nous prenons le rythme de la nuit. Il y a un trou de vent qui nous oblige à mettre le moteur 3 h . Le vent reprend un peu avant l'aube , pour nous laisser tomber vers 8h , à 5 miles de Chacachare ou nous arrivons vers 9h. Le temps est gris et n'incite pas à la baignade , nous restons à vaquer en attendant l'heure de départ pour les Testigos , selon nos calculs un départ à 5 h du soir nous permettra d'arriver tôt le matin aux Testigos inch Eole !comme disaient les grecs.


Lundi 16 mars mouillage de Ballandra bay IslaTestigos Grande


Nous sommes partis hier soir sous un ciel plombé, avec quelques rafales. Le moral du capitaine était comme le ciel, mais enfin il fallait bien y aller .

La traversée des bouches du dragon a été difficile, de grosses vagues dans tous les sens et des rafales; heureusement à mi chemin de la traversée une troupe de dauphins est venue nous saluer , ce qui a remonté le moral sinon l'estomac du capitaine .Heureusement une bonne platrée de riz concoctée par Uncle ben , et chauffée par mes soins lui a calé ce dernier ( l'estomac). Le rythme de la nuit a commencé Nous faisons 4 quarts de 2h30 : AM ,Jacques ,AM,Jacques ce qui couvre la période de nuit Heureusement le vent a faibli car durant la première heure nous avons avancé à plus de 8 noeuds sur le fond ( vent + courant), ce qui en cas de continuation à cette vitesse nous faisait arriver de nuit aux Testigos. Le vent a même trop faibli ,et le bateau n'étant plus poussé par le vent était balloté par les vagues. Puis au cours de la nuit tout s'est amélioré : le ciel s'est dégagé et nous avons vu les étoiles, les vagues ont diminué et le vent est revenu. Au lever du soleil, les Testigos étaient en vue.

Nous avons mouillé à Iguana Grande pour aller faire les formalités. Le mouillage était assez agité . Les formalités ont été vite expédiées, mais nous n'avons eu droit qu'à deux jours de séjour ; ( pour rester le temps que l(on voulait , il fallait avoir fait auparavant l'entrée officielle à Margarita ).

Nous avons parcouru la rue du village , qui ne nous a pas paru changé depuis 3 ans; seule l'école s'est agrandie avec au moins 4 classes .

Nous sommes repartis mouiller sur l'île en face , théoriquement bien mieux protégée du vent et de la houle. Nous avons essayé le mouillage de Tamarindo , mais les vagues passaient par dessus le récif de l'isla Langoleta et nous remuaient en tot sens ; nous avons décidé d'aller au mouillage de Balandra qui paraissait bien mieux ( 4 bateaux au mouillage de Tamarindo et 4 bateaux au mouillage de Balandra )

Comme tous les bateaux étaient mouillés avec un bout à terre nous avons fait pareil. Nous sommes mieux qu'au mouillage de Tamarindo, mais ce n'est pas parfait; C'est curieux comme le vent tourne autour de l'île : d'est en mer , il est au mouillage sud ouest ! Et le mouillage est ouvert de ce coté. Tant pis ,c'est tout de même mieux

Après un déjeuner frugal (: salade de tomates au thon et aux oignons, suivi d'un pamplemousse) le temps étant un peu gris ,nous sommes allés marcher vers le petit village de l'ile et prendre quelques photos et film depuis la butte surplombant la baie ;cela nous à dérouiller les jambes mais après deux nuits successives en mer , nous nous sommes abstenus cette année de monter au sémaphore!


Mercredi aprés midi mouillage de Balandra.


Après une nuit un peu agitée par la clapot, mardi matin,nous avons été essayer le 4 ème mouillage de l'archipel, celui de Playa Real. Hélas le grand mouillage était encore plus clapoteux et nous testé celui devant le tout petit village de Testigo pequeno. Il était aussi un peu rouleur , mais nous avons quand même été faire un peu de snorkel. C'était un véritable aquarium. Nous avons été aussi un peu marché sur le coté sud de l'ile en face de la coupure entre les deux Testigos.

Le paysage est splendide ( cf photo ): sable blanc, cocotiers, mer vert émeraude, petites barques se balançant doucement ,quelques abris e pêcheurs en palme; il y a aussi beaucoup de frégates qui font du soaring et de temps à autre frôlent l'eau , nous n'arrivons pas à voir si elles attrapent à chaque fois du poisson. Puis comme le mouillage continuait à rouler , nous sommes repartis à Balandra; les 3 bateaux français venaient de partir, nous libérant la meilleure place , juste au coin. Nous étions seuls et heureux. Puis un , puis deux puis une dizaine de barques de pécheurs sont venus mouiller autour de nous. Nous avons passé peu de temps aux Testigos mais les méthodes de pèche nous semblent étranges . Tout d'abord les habitants des Testigos semblent avoir plus de barques que de maisons , mais on voit rarement celles ci sortir De plus on voit très peu de casiers à langouste et très peu de marques de casier en mer. Ensuite les pêcheurs venus d'ailleurs sur tout type d'embarcation; il y en a des grosses ( 20 m ) qui semblent capables d'avoir de l'autonomie et de pouvoir stocker des poissons mais il y a aussi de simples barques , on se demande comment ils peuvent stocker leur nourriture et leur eau et en plus du poisson ; A coté de nous il y avait une petite barque , 5 m de long avec 4 personnes à bord qui ont dormi au moins deux nuits dans le bateau protégé par une toile ciré montée en tente ; Ils sont sortis moins de 4 h pour pécher à la ligne.ce qui est la méthode générale de tous ces pêcheurs de l'extérieur. et on ne les voit pas souvent relever du poisson. D'ailleurs aucun ne nous en a proposé et moi qui comptait sur un festin de langoustes !

La nuit a été meilleure , le vent avait probablement faibli, du mouillage on ne peut pas deviner sa force car au mouillage la brisette vient généralement d'ouest , alors que le vent du large reste évidemment toujours d'est.

Aujourd'hui nous avons fait du snorkel sur la côte en face le bateau ; il y avait encore plus de poissons , des petits bien surs mais aussi de gros anges , de très gros perroquets et même, dans 2 m d'eau , 2 langoustes .Un régal.,hélas uniquement visuel!

Ce soir nous partons vers 17 h pour Puerto la cruz et sa marina pour faire les formalités d'entrée au Vénézuela et refaire des approvisionnements, nourriture, fuel et eau , lavage,bref les corvées habituelles lorsque nous arrivons dans une marina


Jeudi après midi 19mars

marina de Bahia Redonda Puerto la cruz.


Notre navigation s'est très bien passée. Partis à 17 h 30, nous avons eu jusqu'à Margarita un bon vent de nord est , presque plein vent arrière, sans génois et avec la GV arisée nous sommes arrivés au phare des baleines vers 1 h du matin.

Le vent et la mer se sont calmés progressivement , nous avons déroule le génois et sommes arrivés à la bouée de Coche à 4 h du matin . Tous les phares marchaient , seul le phare de Cubagua ne respectait pas les indications de la carte , sa période étant passée de 3 sec à 9 sec , ce qui est un peu troublant. Une première cette année ,cette navigation de nuit a été fort agréable: du vent mais pas trop , peu de houle , de quoi se distraire avec à tribord toutes les lumières de Margarita , à abord la croix du sud , le scorpion et de surcroît un très joli lever de lune

A 7 h nous virons lat tourelle d'Araya , pour rencontrer une flotille de petites barques de pêche , mouillées en alignement.. Après examen de la carte , ils sont mouillés sur la fin des hauts fonds de la pointe d'Araya , mais c'était très surprenant de découvrir cette trentaine de barques , alignées au milieu de nulle part. A 11 H nous sommes passés entre les îles Caracas. Ce sont de petites îles hautes , désertiques et toutes rouges ; nous y avions mouiller, il y a 4 ans .mais maintenant toutes les petites grèves sont occupées par des campements de pécheurs à l'aspect miséreux. C'est très beau à voir en passant , mais il n'y a plus de mouillage solitaire .Nous sommes passés ensuite aux îles Chimana , aussi noires que les iles Caracas sont rouges . Nous y avions aussi mouillé , avec peu de voisins , mais aujourd'hui elles sont désertes , effet de l'insécurité ? Pour nous oui à coup sur .

A deux heures nous sommes arrivés devant la marina. Aidés par deux marineros , nous avons pris notre place . La marina est à moitié vide . Nous sommes passés au bureau , de la marina et à celui de l'agent pour les formalités; Tout se fait en espagnol , mais nous comprenons et arrivons à se faire comprendre . Seul petit probléme , il n'est pas possible de retirer de l'argent avec une carte de crédit et si l'on paye avec celle ci, cela se fait au cours officiel , trois fois moins intéressant que le change de cash .


La suite dans 3 à 4 semaines après notre passage dans les iles vénezueliennes totalement dépourvues de moyens de communiquer


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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 14:02
 

Bulletin n 4 non vérifiée par la capitaine pour les derniers jours

photos dans album 200903orenoque et 200903testigos



dimanche 8 mars

mouillage de l'île aux ibis cano Manamo delta de l'Orénoque


Nous goûtons en cette fin d'après midi le calme du mouillage en attendant devant un nichoir à ibis rouges qu'ils arrivent. Tout irait très bien si les WC n'étaient pas bouchés; j'ai changé tous les clapets, démonté et remonté 3 fois , rien n'y a fait , l'expulsion n'est plus possible, quelque part entre la cuvette et la vanne du holding tank il y a un bouchon.

Mais revenons à la chronologie.

La journée de samedi a été une longue suite d'attentes pour finir tout ce qu'il nous restait à faire avant de partir. Attente du loueur de voitures , j, ai fini par laisser les clés à la marina , attente devant le bureau de l'immigration qui portait un écriteau : comme back in 20 mn, ; les dames charmantes sont arrivées au bout d'une demie heure , ont fait assez vite les 10 formulaires et coups de tampon ,nécessaires et nous ont fait payé 100 tt de travail le samedi.

Attente à la douane pour que le fonctionnaire ait terminé un coup de fil à sa « darling », puis qu'il refasse pas mal de formulaires agrémentés de coup de tampon , chaque coup de tampon étant ensuite visé en rouge , et pour finir il nous a fait payer 200 TT (1 TT à peu près 1Fr), mais pour ce prix nous avons eu le droit à deux reçus;

Tout cela nous a mené jusqu'à midi , et nous avons été à internet. Sur la porte un panneau : je reviens a midi( j'ai traduit ) , nous nous asseyons au bar à coté , puis comme le temps passe nous décidons d'y manger ;c'est très bon : une tranche de marlin cuite comme il faut et pas cher 35 tt ( nb c'est le restaurant de Tardieu marina , à coté du bureau de Jesse James ). A une heure internet ouvre enfin. Nous allons ensuite rechercher nos bouteilles de gaz et nous sommes prêts à partir : il est 15 h .

Nous allons mouiller à Scotland bay, pour y attendre l'heure de partir. Nous avons 50 miles à faire pour atteindre la bouée d'entrée du chenal,et nous voulons entrer de jour. En comptant 5 noeuds de moyenne il nous faudra 10 heures , nous partirons donc à 20 h. Le mouillage de Scotland bay est très beau : c'est une baie très fermée entourée de montagnes boisées , un des beaux mouillages des antilles.

A 20h nous partons , avec 2 ris et foc pour ne pas aller trop vite et calmement. Mais nous sommes plein vent arrière et nous empannons sans cesse , nous affalons donc la grand voile et restons sous foc ; Au début nous avançons bien comme prévu à 5 noeuds , mais 5 noeuds sur l'eau, car sur le fond nous allons à plus de 6 noeuds :, trop vite . Nous affalons aussi le foc , et sous fardage seul nous allons encore à 3,5 noeuds; heureusement le courant s'arrête sans toutefois s'inverser ; Nous arrivons à la bouée au lever du jour, il y a pas mal de vent , de grosses vagues et le courant dans le passe est descendant donc contraire au vent ; les vagues deviennent très courtes et déferlent ; nous sommes un peu crispés , car quand on parle chenal , c'est un chenal virtuel qui passe entre deux bouées puis va tout droit au milieu de hauts fonds invisibles .

L'an passé nous avions eu toujours 4 m d'eau , cette année nous descendrons jusqu'à 2 m ; ( il est probable que nous avons été entraînés un peu au sud du chenal; enfin tout se passe bien et nous arrivons vers 8 h au mouillage devant le poste de garde de Pedernales . Le vent est fort ainsi que le courant et il y a des vagues ; nous mouillons , le bateau gigote . Je descends seul à terre , AM restant par précaution au bateau ; de toute façon elle n'aurait pas pu monter sur le ponton , car il faut faire de l'escalade pour y arriver. Je donne vite fait nos noms au préposé et je retourne au bateau : les formalités sont finies. Nous repartons ensuite sous foc seul , plein vent arrière , pour faire les 15 miles jusqu'à notre mouillage de ce soir


lundi soir mouillage du cano des dauphins 9°35 94 62° 18 73


Hier vers 17h 3 , nous étions un peu déçus; il y avait quelques groupes d'ibis sur la rive est ; mais rien d'extraordinaire. Puis soudain à 18h 15 , les vols d'oiseaux ont commencé à arriver, des dizaines puis des centaines d'ibis sont venus se percher à l'extrémité sud de l'île devant le bateau. C'était vraiment le spectacle que nous attendions .les arbres étaient rouges d'oiseaux dont on entendait les cris et le bruissement d'ailes EXTRAORDINAIRE !

Le départ des ibis le lendemain matin a été encore plus extraordinaire mais encore plus bref : vers 6h 2 , en 2 vagues successives tous les ibis sont repartis;le ciel en était rouge

Levés de bonne heure , nous étions prêts pour une grande journée de navigation.

Mais comme nous préférions attendre la marée montante vers 12 h pour profiter des 2 noeuds de courant; j'ai repris la réparation des WC, en triturant le plus possible le tuyau d'expulsion et miracle en forçant un peu sur la pompe, j'ai entendu un petit sifflement puis d'un coup tout s'est débloqué; ouf! Nous avons ensuite utilisé une bouteille d'HCL pour dissoudre toute trace de calcaire.

Le vent étant toujours nord , nous sommes donc partis sous génois vers le sud avec la marée montante :3 h de navigation sous voile et sur eau plate: le rêve!. Nous n'avons affalé ce dernier une fois 'arrivés au cano des dauphins roses ,celui ci étant trop étroit pour être bien venté.

Notre entrée sur le cano a été salué par un envol de grands perroquets, jaunes et bleus, puis par les dauphins . Nous avons continué vers l'amont , dépassé un petit hameau, puis un autre pour aller mouiller par 9 35 94 S,62 18 73 N;

Des enfants d'une hutte en amont sont venus nous dire bonjour , timidement. AM leur a donné des bonbons , puis nous leur avons donné une photo. Ils sont repartis pour aller chercher les autres enfants de la famille: ils voulaient eux aussi une photos. La photo est vraiment un bon moyen d'avoir un contact et notre imprimante Samsung marche très bien.



Mardi soir mouillage du cano de Wumamorena par 9 40 42 S 62 21 22 N


Au réveil ce matin un arbre , transporté par le courant,est accroché dans le chaîne, heureusement je le tracte assez facilement avec l'annexe et il se dégage. Il y a aussi quelques ilots de jacinthes qui défilent , mais ils restent de faibles dimensions et ne restent pas accrochés ,heureusement. Nous partons vers l'amont pour voir si nous trouvons un lodge, il doit y en avoir un , car nous avons vu passer un canot avec du sable. Mais après 4 miles et 3 courbes, nous renonçons , car nous ne voulons pas passer trop de temps à faire du moteur. Nous commençons donc notre lent retour vers la mer Devant les palafitos ( leurs cases rudimentaires :un plateau de rondins de bois, un toit de palmes, pas de murs) , des enfants nous proposent des vanneries depuis la rive; nous faisons demi_tour et ils se précipitent dans une barque ,leur père à la commande Nous échangeons donc des vanneries dont deux grands plateaux tressés contre des vêtements; Voyant cela la maman depuis la rive nous propose un immense plateau de plus d'un mètre , c'est tentant mais comment le ranger dans le bateau , nous déclinons donc l'offre. A noter que le père ne sert que de chauffeur , il ne dit rien quant aux échanges , la règle semblant être un objet contre un vêtement . A coté une grande barque charge des rondins de bois , pas de doute un lodge est bien en construction quelque part en amont.

Nous poursuivons en contemplant les rives et surtout les vols de grands perroquets . Heureusement pour la photographe animalière du bord ( ou plutôt photographe ornithologique ), les perroquets sont très bruyants et sont donc faciles à repérer. Nous mouillons vers midi un peu avant le cano manamo, par 9 38 638 62 20 66 .Et aussitôt , nos amis les dauphins roses viennent nous voir . Mais ce sont pas les amis des photographes , car ils semblent prendre un malin plaisir à réapparaître là ou ne les attendait pas ; le temps que l'appareil ait fini sa mise au point le plus souvent il ne photographie que le remous ou au mieux le dos . Mais nous les avons bien vus : ils sont gris sur le dessus mais le ventre est tout rose. Ils ont même sauté devant nous ; nous n'avons aucune preuve photo et certains malveillants pourraient accuser un certain abus de rhum ; Ils auraient tort , car le midi nous ne prenons que de l'anisette , et de plus nous faisons attention à nos réserves , car nous n'avons pas fait le plein en Martinique comme prévu.

Nous nous arrachons à la contemplation des remous pour aller en annexe explorer des canos Z ( un cano Z est un cano ou l'annexe a des difficultés à se frayer un passage ) ; Hélas le petit cano que nous avions tant aimé l'année passée est obstrué par un arbre, nous en trouvons un autre sur la rive gauche juste à la hauteur du mouillage;il est beau mais dépourvu d'oiseaux

Nous repartons vers 15 h pour aller mouiller pour la nuit près du village . En passant devant le hameau en amont, des barques viennent faire du troc: nous échangeons encore et acquérons une pagaie contre un flacon de shampoing.

A 16 H30 nous mouillons. Assez rapidement des barques viennent nous voir pour des échanges et aussi pour se faire photographier: la nouvelle s'est vite répandue au village Danni , le guide , vient nous voir et après marchandage nous le retenons pour la journée de demain :60 usd .( 120 US au départ)

Rendez vous à 7h.



Mercredi soir mouillage des 3 rios ( un peu en amont de Morokoto )


La journée a été bien remplie . Après une nuit ou les singes hurleurs ont essayé de nous empêcher de dormir avec leurs cris., Dani est arrivé ,à 7h précises ,dans une pirogue pays équipée cependant d' un gros hors-bord de 40 cv . Une pirogue pays est d'abord un tronc d'arbre évidé, complété par des deux rangées de planches pour franc bord. Évidemment , malgré un calfatage sommaire, dès que la liaison entre tronc et planche est dans l'eau elle fuit et il faut constamment écoper. En partant , nous avons repéré sur la cime d'un arbre 2 singes hurleurs se déplaçant tranquillement

Nous sommes allés dans un cano sur la rive gauche du Manamo, en face du village, d'abord dans un bras assez large puis dans un petit cano ou Danni a arrêté le moteur et poursuivi à la pagaie. C'était superbe, puis nous avons entendu dans les arbres un grand vacarme. Après quelques minutes Danni nous a dit : monos; C'était une bande de singes capucins qui se baladaient dans les branches Ils ont traversé la rivière , en passant de branches en branches, puis ont disparu. C'est impressionnant ce que de petits singes peuvent faire comme bruit ; On a un peu bavardé en espagnol, pour nous avec un peu de difficultés; Danni a été guide dans un campement en amont pendant 10 ans , avant de s'établir dans le village avec sa femme Il espère faire un mini campement dans un palafito , en face du village; Nous sommes rentrés au bateau et Danni a été cherché sa famille pour lui faire visiter le bateau. Nous en avons profité pour lui préparer un petit dossier publicitaire avec les photos prises avec lui. Il est revenu avec sa femme et ses 4 enfants dont la dernière tête encore le sein , ( 13 mois). Nous avons encore un peu bavardé.

Il est revenu vers 13h , avec une autre barque en planches , à fond assez plat pour aller pêcher le piranha et marcher en forêt ; la stabilité était meilleure. Après quelques essais de pêche infructueux , nous sommes allés marcher un peu dans la forêt; c'est la forêt inondable, a marée haute il y a 10 cm d'eau , à marée basse on marche soit sur les racines , soit dans la boue; la végétation se compose d'arbres assez grands avec des troncs très droits et d'immenses racines et de plusieurs types de palmiers; l'un deux à des fruits en forme de 3 boules qui contienne un peu d'eau légèrement sucrée; une racine donne aussi un pas mal d'eau quand elle est coupée.( ils l'appellent la liane d'eau) Un autre palmier sert pour les couvertures de cases, et un autre donne du coeur de palmier . Pour nous le faire goûter, Danni n'a pas hésité il a tronçonné le tronc ( au moins 5 m de haut) plusieurs fois, avec sa machète, jusqu'à ce que le haut soit descendu à portée de main; il a ensuite pelé la partie verte du haut du tronc, jusqu'à arriver à la partie blanche, nous avons mangé du coeur de palmier frais; c'est délicieux Et ,surprise ,nous avons vu aussi 3 toucans juste 10 mètres au dessus de nous Nous sommes retourné pêcher , Danni a réussi à attraper un petit piranha , tout pale sans couleur rouge comme ceux de l'Amazonie , mais avec de belles dents.

Au retour, Danni nous a emmené dans sa case, au village pour prendre des photos .C'est une case classique avec 2 toits couvrant des plate formes de rondins , une des plate formes est équipée d'une machine à laver et d'un frigidaire, l'autre sert pour la vie, il y a le coin cuisine : de la terre sur des rondins pour allumer le feu de bois, le coin « rangement » :des sacs suspendus pour les affaires et le coin à hamac .Toutes les cases ressemblent à la sienne ;elles sont reliées par des trottoirs en bois ( de rondins ) Le sol est propre et le village est alimenté en électricité par un groupe électrogène assez bruyant

De retour au bateau , nous avons dit au revoir à Danni en le remerciant de cette super journée et sommes repartis pour notre mouillage de la soirée , un peu en aval près du village de Morokoto.


Jeudi soir mouillage de l'île aux ibis


La soirée a été rendue un peu pénible par les iens iens , surtout pour moi particulièrement allergique à ces bestioles.

Au matin nous avons remonté le rio du milieu pour aller jusqu'à un cano ou nous avions vu l'année dernière vu beaucoup d'ibis. Nous avons d'abord exploré un autre cano , très beau mais sans oiseau , à part un anahinga ( gros échassier noir , gris et blanc) puis retourné au cano de l'année dernière ; Hélas il était bouché par un tronc . Nous n'avons donc pas vu beaucoup d'ibis . Mais comme l'eau était particulièrement calme, j'en ai profité pour monter changer l'anémomètre en haut de mat.. Hélas, le nouveau ne donne pas plus de bonnes indications que l'ancien: étrange que l'électronique numérique ne soit pas du tout ou rien .

Ne voulant pas de nouveau subir les assauts des ien iens , nous avons décidé de retourner au mouillage de l'île aux ibis plus dégagé, et ou n'avions pas eu de bestioles ( à part quelques mouches noires et piquantes ) ce qui nous permettrait de profiter de nouveau du retour des ibis

Nous avons longtemps attendu les ibis , ils ne se sont décidés a venir qu 'après le coucher du soleil , tous ensemble; après avoir tourné autour de l'île pendant 30 minutes par petits groupes , puis par vols de plus en plus fourni: d'abord des hérons bleus, des aigrettes puis les ibis, les juvéniles gris et noirs suivis des adultes rouge flamboyant Arbres et buissons rougissent peu à peu puis la lumière décline

Les voir s'installer tous , en moins de 10 minutes est particulièrement impressionnant , pour l'oeil bien sur , mais aussi pour l'oreille à cause du bruits des ailes .

Le matin , nous étions debout à 6 h pour ne pas rater leur départ ; avant

même que le soleil ne monte au dessus de la crête des arbres, dans un grand bruissements d'ailes , ils sont tous partis , dans toutes les directions , en quelques minutes

 

Vendredi soir mouillage à l'entrée du rio Pedernales


Ce matin , nous avons exploré un cano assez grand , situe à 2 miles en aval de l'île aux ibis sur la rive droite du cano manamo. Le paysage est un peu différent, il a sur les rives moins de palétuviers et plus de petits palmiers .Nous avons fait quelques miles, croisé une pirogue avec des gens assez bien habillés et déjeuné dans un grand calme.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'entrée du rio pedernales ,près d'une petite ile à l'abri du courant pour pouvoir partir demain matin à la fin de la marée montante , à 6 h du matin . En effet dès que vent et courant sont de sens contraires les vagues deviennent très difficiles à passer , le bateau est chahuté, roule , tangue , saute et n'avance plus .

Nous avons donc passé une fin d'après midi calme. Cécile nous a donné la météo : nord est 5 à 6 m/s, la force nous va , pas la direction, on fera avec.


Samedi 14 mars 9 h

Nous avons raté la marée . Pas de notre faute , nous étions partis à l'heure prévue , mais alors que nous commencions à prendre le chemin de la sortie , le bateau de la guardia nous a fait faire demi tour et ancrer devant le poste .

Le jeune commandant est monté à bord,l'air peu aimable, pendant que son bateau tournait autour. Il a commencé par nous dire qu'il fallait se signaler à la sortie , qu'il fallait aussi passer à la douane de Tucupita ( à plus de 100 miles en amont !! )

Il a un peu fouillé le bateau, s'est fait montrer les photos de nos enfants et nous avons commencé à parler de choses et d'autres, dont les raisons de notre présence sur le fleuve .Après un silence , il m'a dit: «  entonces! ( alors!) » (, je lui ai répondu avec mon espagnol un peu rudimentaire qu'ayant raté la marée nous allions retourner ancrer à l'abri en attendant 14h , la prochaine marée montante; Après une nouvelle dizaine de minutes , et quelques échanges de nouvelles,nous lui avons offert une bouteille de vin. et nous avons continué à bavarder : il est originaire de la montagne , est en poste ici pour deux ans et souffre de l'absence de filles à la peau claire , manifestement il ne se plaît pas en la compagnie des indiens. Il espère être en poste après à Margarita , le paradis pour lui car il y a beaucoup de jolies filles ; il a demandé une autre bouteille de vin pour le matelot ( mais de moins bonne qualité) puis est reparti en nous demandant si nous voulions quelque chose : je lui ai dit un peu de pain .

Il a regagné le poste et est revenu nous donner du pain, du lait et une bouteille appelée vino et du café. Curieuse rencontre mais là, nous nous rendons compte de l' intérêt qu'il y a à parler un peu la langue du pays§


PS PHOTOS En plus de l'album de ce bulletin , vous pouvez aussi regarde les photos de l'année dernière album orénoque.


Dimanche 15 mouillage de Chacachare Trinidad

Le voyage de retour ne s'est pas trop mal passé

Comme prévu , nous sommes repartis en toute fin de marée descendante, pour tester les vagues , au début du chenal quand il longe encore la rive. Les vagues étaient acceptables : peu de vent et peu de courant , nous avons continué. Nous avons suivi scrupuleusement les waypoints et avons finalement atteint la bouée rouge d'entrée de chenal à 16h au début de la marée montante , avec une mer désagréable, mais acceptable à petite vitesse; durant tout le chenal les fonds n'ont jamais été inférieurs à 4M, ; en fait le chenal est tout droit de la bouée rouge au derrick , presque alignée avec la pointe de terre. Et il y a du fond sur le coté nord de cette ligne ( enfin nous n'avons pas testé trop loin , juste de quoi louvoyer un peu pour ne prendre les vagues de face ); Les 2 bouées rouge et verte qui étaient un peu plus vers la terre que les deux premières ont disparu.

Évidemment le vent est orienté nord est , en plein dans le cap , heureusement il n'est pas très fort , comme l'anémomètre donne des chiffres erratiques , nous l'estimerons à 12 noeuds ( l'anémomètre se met a ajouter le vent apparent à la vitesse du bateau pour avoir le vent réel au près !!! et nous ne sommes pas sur du vent apparent car la girouette donne tout et n'importe quoi comme indication ) Nous commençons donc à tirer des bords , probablement aussi contre un fort courant car l'angle de louvoyage sur le fond est de l'ordre de 150 degrés Notre progression vers le but est donc très lente : en 3h nous avons fait vers Chacachare 5 miles .Nous mangeons de bon appétit des saucisses lentilles , sans prendre d'apéro car les estomacs ont un peu de mal à se réhabituer à la mer qui est bien houleuse, après une semaine de calme. AM bat même un record de vitesse car elle finit son assiette avant moi ! Une première!Et puis nous prenons le rythme de la nuit. Il y a un trou de vent qui nous oblige à mettre le moteur 3 h . Le vent reprend un peu avant l'aube , pour nous laisser tomber vers 8h , à 5 miles de Chacachare ou nous arrivons vers 9h. Le temps est gris et n'incite pas à la baignade , nous restons à vaquer en attendant l'heure de départ pour les Testigos , selon nos calculs un départ à 5 h du soir nous permettra d'arriver tôt le matin aux Testigos inch Eole !comme disaient les grecs.


Lundi 16 mars mouillage de Ballandra bay IslaTestigos Grande


Nous sommes partis hier soir sous un ciel plombé, avec quelques rafales. Le moral du capitaine était comme le ciel, mais enfin il fallait bien y aller .

La traversée des bouches du dragon a été difficile, de grosses vagues dans tous les sens et des rafales; heureusement à mi chemin de la traversée une troupe de dauphins est venue nous saluer , ce qui a remonté le moral sinon l'estomac du capitaine .Heureusement une bonne platrée de riz concoctée par Uncle ben , et chauffée par mes soins lui a calé ce dernier ( l'estomac). Le rythme de la nuit a commencé Nous faisons 4 quarts de 2h30 : AM ,Jacques ,AM,Jacques ce qui couvre la période de nuit Heureusement le vent a faibli car durant la première heure nous avons avançé à plus de 8 noeuds sur le fond ( vent + courant), ce qui en cas de continuation à cette vitesse nous faisait arriver de nuit aux Testigos. Le vent a même trop faibli ,et le bateau n'étant plus poussé par le vent était balloté par les vagues. Puis au cours de la nuit tout s'est amélioré : le ciel s'est dégagé et nous avons vu les étoiles, les vagues ont diminué et le vent est revenu. Au lever du soleil, les Testigos étaient en vue.

Nous avons mouillé à Iguana Grande pour aller faire les formalités. Le mouillage était assez agité . Les formalités ont été vite expédiées, mais nous n'avons eu droit qu'à deux jours de séjour ; ( pour rester le temps que l(on voulait , il fallait avoir fait auparavant l'entrée officielle à Margarita ).

Nous avons parcouru la rue du village , qui ne nous a pas paru changé depuis 3 ans; seule l'école s'est agrandie avec au moins 4 classes .

Nous sommes repartis mouiller sur l'île en face , théoriquement bien mieux protégée du vent et de la houle. Nous avons essayé le mouillage de Tamarindo , mais les vagues passaient par dessus le récif de l'isla langoleta et nous remuaient en tot sens ; nous avons décidé d'aller au mouillage de Ballandra qui paraissait bien mieux ( 4 bateaux au mouillage de Tamarindo et 4 bateaux au mouillage de Balandra )

Comme tous les bateaux étaient mouillés avec un bout à terre nous avons fait pareil. Nous sommes mieux qu'au mouillage de Tamarindo, mais ce n'est pas parfait; C'est curieux comme le vent tourne autour de l'île : d'est en mer , il est au mouillage sud ouest ! Et le mouillage est ouvert de ce coté. Tant pis ,c'est tout de même mieux

Après un déjeuner frugal (: salade de tomates au thon et aux oignons, suivi d'un pamplemousse) le temps étant un peu gris ,nous sommes allés marcher vers le petit village de l'ile et prendre quelques photos et film depuis la butte surplombant la baie ;cela nous à dérouiller les jambes mais après deux nuits successives en mer , nous nous sommes abstenus cette année de monter au sémaphore!


Mercredi aprés midi mouillage de Balandra.


Après une nuit un peu agitée par la clapot, mardi matin,nous avons été essayé le 4 ème mouillage de l'archipel, celui de Playa Real. Hélas le grand mouillage était encore plus clapoteux et nous testé celui devant le tout petit village de testigo pequeno. Il était aussi un peu rouleur , mais nuis avons quand même été faire un peu de snorkel. C'était un véritable aquarium. Nous avons été aussi un peu marché sur le coté sud de l'ile en face de la coupure entre les deux testigos.

Le paysage est splendide ( cf photo ); il y a aussi beaucoup de frégates qui font du soaring et de temps à autre frole l'eau , nous n'arrivons pas à voir si elles attrapent à chaque fois du poisson. Puis comme le mouillage continuait à rouler , nous sommes repartis à Balandra; les 3 bateaux français venaient de partir, nous libérant la meilleure place , juste au coin. Nous étions seuls et heureux. Puis un , puis deux puis une dizaine de barques de pécheurs sont venus mouiller autour de nous. Nous avons passé peu de temps aux testigos mais les méthodes de pèche nous semblent étranges . Tout d'abord les habitants des testigos semblent avoir plus de barques que de maisons , mais on voit rarement celles ci sortir De plus on voit très peu de casiers à langouste et très peu de marques de casier en mer. Ensuite les pêcheurs venus d'ailleurs sur tout type d'embarcation; il y en a des grosses ( 20 m ) qui semblent capables d'avoir de l'autonomie et de pouvoir stocker des poissons. Mais il yen a aussi de simples barques , ou on se demande comment ils peuvent stocker leur nourriture et leur eau et en plus du poisson ; A coté de nous il y avait une petite barque , 5 m de long avec 4 personnes à bord qui ont dormi au moins deux nuits dans le bateau protégé par une toile ciré montée en tente ; Ils sont sortis moins de 4 h pour pécher à la ligne. Ce qui est la méthode générale de tous ces pecheurs de l'extérieur. Et on ne les voit pas souvent relever du poisson. D'ailleurs aucun ne nous en a proposé !

La nuit a été meilleure , le vent avait probablement faibli, du mouillage on ne peut deviner sa force car au mouiilage la brisette vient généralement d'ouest , alors sue le vent du large est évidemment toujours d'est.

Aujouird'hui nous avons fait du snorkel sur la cote en face le bateau ; il y avait encore plus de poissons , des petits bien surs mais aussi de gros anges , de très gros perroquets et meme dans 2 m d'eau , 2 langoustes .Un régal.

Ce soir nous partons vers 5 h pour Puerto la cruz et sa marina pour faire les formalités d'entrée au Vénézuela et refaire des approvisionnements, nourriture, fuel et eau .


Jeudi après midi marina de Bahia Redonda Puerto la cruz.


Notre navigation s'est très bien passée. Partis à 17 h 30, nous avons eu jusqu'à Margarita un bon vent de nord est , presque plein vent arrière, sans génois et avec la GV arisé nous sommes arrivés au phare des baleines vers 1 h du matin.

Le vent et la mer se sont calmés progressivement , nous avons déroule le génois et sommes arrivés à la bouée de Coche à 4 h du matin . Tous les phares marchaient , seul le phare de cubagua ne respectait pas les indications de la carte , sa période étant passée de 3 sec à 9 sec , ce qui est un peu troublant.

A 7 h nous virons lat tourelle d'araya , pour rencontrer une flotille de petites barques de peche , mouillées en alignement.. Aprés examen de la carte , ils sont mouillés sur la fin des hauts fonds de la pointe d'Araya , mais c'était très surprenant de découvrir cette trentaine de barques , alignées au milieu de nulle part. A 11 H nous sommes passés entre les îles Caracas. Ce sont de petites îles hautes , désertiques et toutes rouges ; nous y avions mouiller, il y a 4 ans . Mais maintenant toutes les petites gréves sont occupés par des campements de pécheurs à l'aspect miséreux. C'est très beau à voir en passant , mais il n'y a plus de mouillage solitaire . Ensuite nous sommes passés aux îles Chimana , aussi moires que les iles caracas sont rouges . Nous y avions aussi mouillés , avec peu de voisins , mais aujourd'hui elles sont désertes , effet de l'insécurité ? Pour nous oui à coup sur .

Et a deux heures nous sommes arrivés devant la marina. Aidés par deux marineros , nous avons pris notre place . La marina est à moitié vide . Nous sommes passés aux bureaux , de la marina et aussi de l'agent pour les formalités; Tout s e fait en espagnol , mais nous comprenons et arrivons à se faire comprendre . Seul petit probléme , il n'est pas possible de retirer de l'argent avec une carte de crédit et si l'on paye avec celle ci, cela se fait au cours officiel , trois fois moins interessant que le change de cash .



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