Samedi 7 mars 2009 6 07 /03 /Mars /2009 18:29

Bulletin n 3 
mardi a une bouée à Clifton Union

Après une nuit humide, nous avons fait le tour d'union par le sud pour arriver au mouillage de Clifton ou Tiger un water taxi nous a procuré une bouée dans le lagon;tout près de la barrière de corail . Le fond n'est pas de très bonne tenue et la densité des bateaux est grande et nous avons préferé assurer le mouillage. Nous avons fait les formalités de sortie ( à l'aéroport ) , puis quelques courses : il y a des fruits et légumes , mais les super marchés ont peu de choses en rayon; on se serait cru en Guadeloupe pendant la grève. Entre parenthèse on s'inquiète de ce qui se passe là bas , car on a peu de nouvelles. On a essayé internet mais il y a si peu de débit que nous n'avons pu lire que les titres du monde qui ne parlaient pas de la Guadeloupe. Le coût de la vie est très très cher. Le village est assez coquet , avec pas mal de maisons neuves et beaucoup de restaurants locaux, qui vers midi sont tous vides L'après midi nous avons été marché : route jusqu'à Ashton, le deuxième village de l'île , la route est peu fréquentée et assez ombragé avec de points de vue sur la mer ; puis à Ashton nous avons tourné à droite pour revenir par la campagne : c'est vraiment la campagne un peu style bocage , avec de petits champs et quelques cultures . Ce soir nous avions décidé d'aller au restaurant , mais au moment de partir il y a un gros grain ; tant pis nous restons au bateau.

 Mercredi mouillage de tyrell bay Cariacou
 
Au matin , a union Tiger est venu réclamer le paiement de la bouée et nous demande le prix astronomique de 90 EC ; c' est très cher par rapport au prix de toutes les bouées ailleurs dont le prix est compris entre 30 et 5 EC; nous avons une discussion animée et nous payons finalement 60 EC, commentaires de Tiger , les français ne veulent jamais payer. Le vent est devenu raisonnable un petit 5 , nous partons sous voile mouiller à Hillsborough , pour y faire les formalités . Elles sont vite expédiées ; et nous repartons pour Tyrell bay à 3 miles au sud. Nous mouillons a 12h 30. Il y a encore pas mal de bateaux au mouillage . Curieusement le bateau type est très différent des îles d'avant : avant beaucoup de catamarans et de gros bateaux assez récents , ici au contraire très peu de catamarans et des bateaux anciens et plutôt petits ( 9 ou 10 m ) . Nous allons immédiatement voir Lumbadive pour prendre RV pour plonger. Nous sommes invités à remettre à l'eau 3 tortues . Une association rachète au pécheur les tortues prises dans les filets et les remet à l'eau une fois baguées . Ce sont 3 grosses tortues de presque 1 m de long , elles sont passives sur le sable, mais quand on les monte sur le bateau elles sentent l'eau et cherchent à y aller; mais ce ne serait pas prudent pour elles et il faut les remettre à l'eau un peu au large ; une fois remises à l'eau les 3 s'enfoncent rapidement , sans dire merci , ce qui est un bon signe sur leur capacité à avoir surmonter le stress de la capture et de la mise à terre.

Samedi soir au mouillage devant le port de St Georges Grenade

Notre séjour à Cariacou s'est très bien passé; Jeudi nous avons fait deux belles plongées l une prés de l'îlot , et l'autre aux sisters. Les fonds sont très beaux surtout aux sisters avec de grandes gorgones noires qui créent un décor de féerie; pas mal de poissons aussi mais un peu farouches. L'après midi grande ballade sur la pointe sud ouest de l'île Nous avons pris la route qui passe au dessus de la marina puis nous avons continué un chemin de terre, qui dessert des champs ( principalement élevage de bovins et d'ovins ) jusqu'au bout de la pointe . Il y a en plus de ce décor champêtre , de belles vues sur tous les ilots et cailloux de cote sud est de Cariacou. Vendredi deux nouvelles plongées , un retour aux sisters , puis une plongée à coté de l'épave , plongée dans un décor peu spectaculaire et avec peu de fonds , mais extrêmement riche en petite faune: de nombreuses crevettes nettoyeuses, une bourse miniature ( que j ai raté en photo ), une pieuvre peu farouche et beaucoup d'autres . Le soir repas au Lambi queen , qui a le vendredi soir un steel band . Au début de la soirée , beaucoup de blancs sont venus dîner , puis au fil du temps et du départ des estivants ,les locaux sont venus, ce qui a crée une ambiance très chouette. Ce matin nous sommes partis d'assez bonne heure ( 8 h ) pour Grenade , Nous avons fait un petit détour pour passer au vent de l'île ronde , très beau et très différent de l'aspect sous le vent , aperçu de l'île des tantes qui a l'air magnifique mais la mer était trop forte pour envisager d'y mouiller , et enfin passage entre l'île ronde et l'île caille. Celle ci est très sauvage , avec un pavage de basalte noir magnifique Puis nous avons longé de très prés toute la cote de Grenade , qui surtout dans sa partie nord est sauvage avec la foret descendant jusqu'à la mer , et des petites plages de sable bordées de cocotiers. Nous avons réussi à tout faire à la voile, avec un vent faible mais suffisant sur une mer plate. Nous avons décidé de rester en dehors du lagon de St Georges , juste à l'entrée de celui ci, pour bénéficier de la vue sur le vieux port et aussi de l'eau pure et de l'air frais . La douane était fermée mais sera ouverte demain; le magasin d'alimentation était ouvert ( accessible en annexe avec un ponton pour celles ci ) . Il est bien fourni et à des prix raisonnables. Le bateau de Guy bof ; était la mais pas son propriétaire. Guy est l'inventeur du bof système, espèce d'aiguille qui permet de coudre vite à la manière d'une machine à coudre ; quand c'est Guy qui le pratique , c'est convaincant mais nous nous avons du mal à y arriver. Dimanche après midi toujours au mouillage devant St georges Et bien le dimanche à Grenade , c'est toujours la tradition anglaise. Tout ( sauf la douane ) est fermée , même les restaurants y compris celui de la marina . Nous nous sommes un peu baladés dans une ville fantôme , elle que nous avions vu grouillante de vie. Nous nous apprêtons à partir pour Trinidad.


 Lundi après midi 3mars marina coral cove Chaguaramas Trinidad

Nous avons fait une traversée ultra rapide ; moins de 11 h pour les 78 miles en ayant pris du temps au début et en ayant freiné un peu sur la fin . Nous sommes donc arrivés de nuit et nous avons été mouiller à Chacachare , un mouillage solitaire dans une ile à 4 miles du port. Nous y avons un peu dormi et nous sommes repartis à Chaguaramas. Les formalités ont été faites à un rythme plus lent que la traversée, puisqu'il fallu 30 minutes aux policiers pour tamponner nos passeports ( mais nous avons rempli beaucoup de documents ) et 30 minutes aux douaniers pour nous donner notre bon d'entrée. ( Nous sommes arrivés juste avant l'affluence , nos suivants ont du mettre beaucoup plus de temps! Nous avons trouvé une place à la marina de Coral cove , avec des objectifs précis pour notre séjour : faire le plein d'eau, de nourriture , et de gaz et faire de grandes lessives .

Vendredi soir 6 mars

 Finalement nous avons du rester un peu plus que prévu à Trinidad , pour faire le plein de camping gaz , car ils ne prenaient les bouteilles que le jeudi pour les rendre samedi après midi . Nous partirons donc samedi après midi pour l'orénoque. Notre programme a été bien rempli : plein d'eau, plein de nourriture , nous avons même trouvé de l'eau pétillante, les affaires sont lavées , et même assez propres pour une laverie de marina. En plus nous nous sommes baladés. A pied a partir de la marina nous avons été marché sur la presqu'île gourde, un chemin qui a été bitumé et qui va à travers une foret dense jusqu'à des pylones; bien sûr pas de vue ,(les arbres sont trop hauts) mais le chemin est chouette avec beaucoup de papillons , nous nous sommes amusés à la chasse photographique avec de bons résultats. Puis nous avons loué une voiture et passé une après midi dans la tucker valley , marcher sur le covigne trail; C'est une jolie balade , les pieds dans le ruisseau au milieu de la foret, et puis nous avons été aussi voir les Ediths falls , à sec malheureusement là aussi le sentier est sympa. Aujourd'hui nous avons fait le tour de l'ouest du massif montagneux du nord , en passant par Arima, Asa wright center ( centre d'observations des oiseaux), puis Blanchisseuse et retour sur POS. L'objectif principal était de voir les oiseaux Nous en avons vu une quinzaine d'espèces toutes plus colorées les unes que les autres. Nous avons réussi à voir un bell bird , oiseau qui chante comme un réveil matin! l 'on entend souvent mais que l'on voit rarement car il est souvent à la cime des arbres. Nous nous sommes régalés de ce spectacle et avons mitraillé à qui mieux mieux La route de montagne que nous avons suivie, traverse des paysages splendides,; j'ai réussi à les admirer malgré l'extrême attention qu'il fallait porter à la route qui est devenue en très mauvais état. Nous avons aussi beaucoup profité de la cuisine italienne du restaurant chez joe , situé à Coral cove , qui est très bon mais peut etre un peu trop copieux; notre programme dans les 6 prochaines semaines ne comportera pas beaucoup de possibilités de restaurants !

Demain le programme est moins drole: règlement de la marina ,dernières courses ,récupération de nos bouteilles de gaz et formalités de sortie et en route pour l'Orénoque Ps pour se retrouver dans les albums photos , nous les designerons dorénavant par la date en espérant que le tri sera bien fait , les photos seront donc dans l'album 200902


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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 21:34

                 j ai du envoyer le prcedent sous office , je refais donc une version word


Bulletin n 2


après un long séjour chez Cécile, un petit aller et retour en france pour enlever une paratyphoïde à Anne Marie ( et aussi pour profiter des petits enfants), et une courte convalescence de nouveau avec Cécile et les filles, nous sommes repartis en bateau, avec pour objectif un tour de la mer caraïbe en 3 ans , avec un hivernage à Curaçao et un autre au rio dulce.


dimanche 1 Février mouillage de l ile fourche


Notre descente vers Curaçao commence doucement.

Jeudi , Alain est arrivé sans problème malgré la grève nationale métropolitaine. Heureusement qu'il a choisi de nous rejoindre à St Martin , car en Guadeloupe, la grève est générale et l'île est paralysée

Un collectif réclame contre la vie chére et a déposé 146 demandes dont une augmentation générale de 200 euros ; de plus les gérants de station service sont en grève eux aussi contre l'implantation de 5 stations automatiques ( il y a 123 stations service sur l'île ) car le marché de l'essence serait en diminution constante. De ce fait plus rien ne fonctionne , à l'exception des services d 'urgence et de l'électricité; écoles, magasins, et toute forme d'entreprises sont fermées .Nous espérons que tout cela sera résolu à notre arrivée.

Vendredi le vent était sud est fort, nous avons donc repoussé le départ 'J'en ai profite pour une séance supplémentaire de kite , mais je ne suis pas très doué et à la 7 ° leçon , j'ai du mal à décoller. Le soir repas chez Cécile avec Murielle, qui a échangée des souvenirs de Cote d'ivoire avec Alain.

Samedi matin le vent était toujours sud est fort ; notre navigation s 'est donc arrêtée a l'île Tintamarre, soit un grand bond de 10 miles. Nous avons passé un après midi tranquille.

Ce matin le vent avait légèrement viré est en mollissant , et nous avons pu atteindre sur un bord l'île fourche, à la voile . Ce mouillage est toujours aussi beau ; un peu de snorkel avant l'apéro pour profiter du soleil au zénith , puis le soir ballade sur l'île pour admirer la cote nord de St Barth au soleil couchant.

La situation en Guadeloupe n a pas l'air de s'arranger, selon les informations de RFO


LUNDI 2 mouillage de Ballast bay à St Kitts


après 10 h de mer dont 3 h de louvoyage avec un bon vent force 4 , nous sommes arrivés a Ballast bay pour ne voir ni le rayon vert ( a cause de la brume ) , ni les singes . Mais le site est toujours joli , malgré la présence de 5 bateaux , mais nous avons mouillé devant tout le monde près de la plage


Mardi mouillage de rendez vous bay à MONTSERRAT

 

Le vent reste obstinément est force 4 , et au lieu d'aller directement en Guadeloupe , nous nous sommes arrêtés a Montserrat après 10 h de mer et une remontée finale au prés avec un vent de 30 noeuds juste sous le vent de la pointe nord de l'île. Malgré ce vent d'est une grosse houle déferlait sur la plage du « port «  ; nous avons décidé d'aller à la baie juste au nord qui était bien mieux abritée du vent ; la houle se faisait peu sentir; le site est de plus très joli: de hautes falaises avec quelques arbres et quelques chèvres dont on se demande comment elles ont pu arriver là et surtout comment elles vont pouvoir repartir; une plage de sable , des pentes boisées et une belle maison coloniale sans accès visible.


Mercredi mouillage de Deshaies Guadeloupe


Nous sommes partis ce matin à 7 h 45 , ; après avoir longer la cote jusqu'à la baie de Plymouth , la ville engloutie pat les cendres du volcan , peu actif aujourd'hui hui ; nous avons envoyé les voiles avec un fort vent d'est , avec des rafales à plus de 25 noeuds sous le pointe sud de l 'ile. Le cap a faire pour Deshaies était de 142 , nous tenions difficilement 160 , avec des vagues de plus de 3 mètres. Heureusement comme espérée , a peu prés sous le vent de Deshaies le vent s'est calmé et la mer s'est aplatie, nous avons louvoyé 1 h avant d'être suffisamment près de la cote pour que le vent tombe totalement ; c'est donc au moteur que nous avons atteint le mouillage , moins encombré que d'ordinaire à 17 H ; Nous sommes descendus à terre immédiatement ; bonne surprise le poste a essence était ré ouvert et les magasins bien approvisionnés, nous avons donc pu refaire des courses de frais .Évidemment le poste de douane était fermé et sans indications d'heures d ouverture .Pourtant au mouillage il n'y a presque que des bateaux étrangers arborant le drapeau jaune. Le soir , pour nous changer du bateau ,nous avons manger au resto ,correct ,sans plus mais ,malgré les grèves ,le menu était varié Demain direction Malendure pour voir nos amis de Canopée


jeudi mouillage de Malendure


Nous sommes repartis après quelques courses, sans avoir fait la douane qui n ouvrait que de 13 à 14 h. 2 hures après nous mouillons à Malendure à notre place habituelle devant la belle petite plage, à cote de la goelette de Gilbert , lui aussi revenu ici.

Dans l'après midi nous avons été dire bonjour à Anne ; Elle nous a raconté ce qu'elle ressentait de la grève . Après une semaine ou les gens ont épuisé leur stock d 'essence, l 'ile est devenue une ile morte, sans circulation , ou même les médecins avaient du mal à se rendre sur leur lieu de travail . Le long de la cote sous le vent , l'ambiance est restée calme, même si des groupes de grévistes ont fait fermer les clubs de Mallendure, et probablement aussi d'autres magasins qui sont quand même en général resté à demi ouvert , c'est à dire le rideau de fer à moitié ouvert et prêt à être fermé en cas de besoin. Il semblerait que l'ambiance soit beaucoup plus tendue à Grand Terre. Évidemment cela ne fait l'affaire des gens du tourisme, alors que le mois de février aurait du être le meilleur mois de l'année. Ambre s'inquiète des conséquences sur sa scolarité d'au moins 4 semaines de grève , Meo lui est ravi ( il est en CP ) .Il semble que les gens ne croient pas beaucoup à une fin rapide de la paralysie de la Guadeloupe.

Nous sommes aussi passé dire bonjour à la plongée , ou tous les moniteurs étaient présents , mais sans aucun client.


Samedi soir mouillage des saintes


Vendredi matin nous sommes partis plonger sous une pluie battante, seuls clients du bateau . Nous sommes allés voir les bancs de platax et de carangues un peu au sud est de la statue de Cousteau puis nous avons flâné dans les coraux mous , j'ai testé notre nouveau appareil canon , il semble très bien avec un écran de visée très lisible , enfin je vois la photo que je prends . Les indications de réglages sont aussi très visibles.

Le soir nous sommes montés dîner chez Anne et Dom avec 2 de leurs amis , très sympa sauf pour la bouteille de bologne qui n 'y a pas survécu.

Ce matin nous sommes partis à 9 h, moteur jusqu'à Basse terre, puis voile avec de bonnes rafales au passage du cap ( un bon 6 ), puis un vent plus maniable nous permettant d'aller rejoindre le mouillage de la ville sur un bord;

Le mouillage de Cabrit était plein ; plus d'une dizaine de bateaux, évitant dans tous les sens . Heureusement le mouillage de la ville était moins dense et nous avons retrouvé notre place habituelle entre la falaise et l'épave.

La vie aux Saintes était aussi animée que d'habitude, et les magasins normalement approvisionnés;

La radio annonce que les négociations sont en cours avec le ministre , celui ci est satisfait mais le plus dur reste à venir : les 200 euros d'augmentation; pour le moment les banques semblent les grandes perdantes , elles vont devoir aligner leurs conditions sur celles de la métropole; mais c'est évidemment très insuffisant pour les grévistes. La grève s 'étend a la Martinique , ou elle semble très dure : grève de l'essence et fermeture autoritaire des restaurants. Alain réussira t il à prendre l'avion samedi ?


Dimanche mouillage de Porsmouth Dominique


Bien que la météo annonçait un alizé modéré, nous avons eu droit à un très gros grain , avec plus de 30 noeuds de vent pendant plus de 30 minutes Nous l'avons subi en affalant la grand voile, sous foc seul vent de travers nous avancions encore à 7 noeuds ! Nous sommes arrivés au mouillage accueillis par Dede , boat boy officiel qui nous a vendu un BBQ pour le soir au restaurant des boat boys ,les bénéfices vont à l'achat d'un canot de sauvetage. Nous avons rendez vous demain pour aller à la rivière indienne et à la douane.

Il y a beaucoup de bateaux au mouillage , une trentaine au moins , mais il y a beaucoup de place et nous sommes devant tout le monde , par 4 m de fond sur une mer plate . Tout serait parfait si les grains s'espaçaient un peu plus.

Après le grain de ce matin , nous étions transis de froid , nous ne sommes pas murs pour l'antarctique!



Lundi soir Portsmouth


bonne journée à terre , qui avait commencé la veille avec le BBQ des boat boys. C'était un petit BBQ pour le nourriture , mais le planteur était à volonté , avec en plus une bonne sono et la possibilité de zouker sur la plage. Nous étions une bonne cinquantaine de yachties de toutes nationalités , sympa

Puis ce matin Dede est venu chercher à 9 h précises pour nous emmener d abord à la douane , Le douanier était sympa et parlait bien français; nous avons fait l'entrée et la sortie, avec un permis de visite jusqu'à Roseau pour 5 jours. Puis nous avons fait une .belle promenade à la rame ( c'est Dede qui ramait ) sur une rivière qui serpente dans la mangrove avec de beaux palétuviers aux racines impressionnantes . Dede nous a propose une promenade pour l 'après midi à une cascade (120 euros pour nous trois ) , nous sommes donc partis dans le taxi de Dylan qui parlait très bien français , nous avons commencé par la cascade de Milton , situé sur les flancs du morne Diablotin, petite marche de 30 minutes aller dans la foret tropicale et 2 traversées de rivière, pour arriver à une cascade de 50 m avec un beau débit ,. Puis nous sommes repartis pour aller jusqu'au lodge de la réserve du morne diablotin . Chemin faisant Dylan , nous cueillait toutes sortes de plantes odorantes qui sont utilisées par la médecine locale . Au lodge il y a un sentier d'une heure environ bien tracé dans une très foret tropicale avec des arbres gigantesques .

Pour finir cette bonne journée nous avons mangé au bateau des cuisses de canard confites et des patates sautées dans la graisse. Ce n'était pas exactement un repas de régime!et il nous reste un bocal de graisse !


Mardi soir mouillage de Salisbury


Après 2 h de moteur tout prés de la cote , nous avons mouillé à Salisbury. Nous avons déjeuné au petit restaurant d 'Harold et Béatrice du club de plongée East Carribean dive , nous nous sommes inscrits pour une plongée le lendemain et sommes allés marchés le long de la rivière Macoucheri . Anne marie ayant retrouvé la forme , nous sommes allés jusqu'au bout de la vallée et au retour nous avons visité le petit village , étonnant mélange de petites cases et de maisons neuves . Nous avons acheté à un rasta 10 bananes pour 2 EC .


Mercredi mouillage de Roseau


Ce matin nous avons plongé devant Mero puis devant Salisbury , 2 belles plongées , hélas sans voir de poissons crapauds ou chauves souris, qui sont normalement visibles , mais en voyant cependant un gros hippocampe. Notre nouvel appareil photos de plongée fonctionne très bien , et je suis arrivé a faire de belles photos , en voyant ce que je photographiais. Puis après le plat du jour au restaurant ( une belle tranche de marlin cuite à point ) , nous sommes partis pour Roseau ou nous sommes arrivés à 17 H après 2 h de moteur . Il y a maintenant beaucoup de bouées de mouillage devant l'hôtel Anchorage ou nous n avons pas vu de bateaux de plongée .


JEUDI 12

mouillage de Saint Pierre


La traversée du canal a été sportive , avec des vents jamais inférieurs à 28 noeuds , atteignant parfois les 36 noeuds , partis avec le foc et 2 ris , nous avons été obligé d'affaler complètement la grand voile , car le bateau partait à l'auloffé après un surf sur les vagues de plus de 3 m . juste avec le foc , nous filions encore à plus de 7 noeuds avec des pointe à 8 noeuds .

Le vent ne s'est calmé qu'à quelques dizaines de mètres du rivage de Saint Pierre, pour une fois il n'y avait pas houle.

Dans l'après midi , après avoir admiré les longues files de voiture qui faisaient la queue pour obtenir 30 euros d'essence, nous sommes descendus à terre pour faire les formalités et un peu de ravitaillement si possible. Le café pour les formalités était fermé, mais nous avons réussi à acheter 2 baguettes et quelques provisions dans un magasin presque vide de provisions . En effet après la Guadeloupe , la Martinique est elle aussi en grève générale. Selon la radio, elle semble encore plus dure que celle de Guadeloupe qui continue , malgré le court séjour de Jego, sous ministre des DOM

De ce fait nous changeons nos plans ; nous irons déposer Alain au pied de l'aéroport, puis nous verrons selon l'évolution de la situation.


VENDREDI 13 mouillage de l'anse mitan baie de Fort de France


Après un départ paisible jusqu'à l'usine électrique, nous avons retrouvé un bon vent pour traverser la baie de Fort de France , et notre près nous a amené rapidement et bien gité jusqu'à l'anse à l'âne; il y a une belle plage de sable , des villas sur les collines , et une bonne dizaine de bateaux au mouillage, Nous mouillons à l'ouest du chenal devant des parasols bleus , désertés pour le moment.

Nous bullons un peu , puis la plage se remplit et une animatrice sur la plage annonce un tournoi de beach volley et surtout une soirée dansante animée par un célèbre DJ; Nous décidons de ne pas profiter de la musique et partons mouiller un peu plus à l'est dans une petite anse juste sous le vent d(une bouée nord , c'est plus joli mais on ne peut descendre à terre.


Samedi soir mouillage de la grande anse d'arlet


Nous partons au moteur déposer Alain tout prés de l'aéroport, car si certaines stations d'essence sont de nouveau ouvertes , selon la radio , c'est la cohue: il y tellement de queue que les camions citernes de ravitaillement ne peuvent pas accéder aux pompes La situation en Guadeloupe à l'air de se durcir également; Fillon aurait désavoué Jego qui aurait admis le principe de baisses de charges sociales pour permettre une augmentation des salaires.

A 9 h 30 nous mouillons devant l'entrée de la rivière de port cohe; cette petite rivière est transformée en marina , avec beaucoup de bateaux à moteur et quelques voiliers dont certains un peu délabrés ,tous des locaux. Nous partons en annexe , vérifier la possibilité de débarquer et de rejoindre l'aéroport , pas de problème .

Après le déjeuner , nous déposons Alain à terre et il part à pied vers l'aéroport; il nous téléphonera un peu plus tard après son enregistrement, il a trouvé quelqu'un pour l'emmener en voiture.

Nous nous repartons aussitôt , car la tenue du mouillage est très mauvaise, et nous allons sous foc seul jusqu'à la grande anse d'arlet; La cote est très belle, couverte de forets , et dominée par des mornes très hauts et très raides , l'anse noire paraît très belle mais il y a déjà 7 bateaux ce qui est beaucoup pour un mouillage solitaire Nous mouillons sur le coté nord de la grande anse d'arlet, moins encombré par les voiliers que le coté sud, car malgré la grève générale , les bateaux locaux sont de sortie pour le week-end ,

Nous descendons à terre pour faire la balade du cap Salomon ; nous voulions marcher un peu et c'est bien ce que l'on a fait : cela commence par une montée de 50 minutes, très raide sur un chemin très pierreux, à travers une petite végétation de foret sèche. Avantage il y a de l'ombre, inconvénient il n'y a aucun point de vue sur la rade. Puis le chemin continue à peu prés à niveau, contourne deux mares , et finalement arrive sur une espace un peu découvert d'où l'on peut apercevoir la rade de Fort de France; ensuite il plonge vers l'anse Dufour; C'est la que nous faisons demi tour.

Au retour nous faisons la promenade le long de la plage; c'est sympa et très animé; malgré le peu d'essence disponible selon la radio; beaucoup de martiniquais en ont quand même trouvé pour aller à la plage. Nous trouvons une petite épicerie ouverte , mais avec bien peu de marchandises sur les rayons.

Nous avons réussi à joindre nos amis, Mireille et Christian Dechatre qui après une semaine de vacances à Ste Anne ont pris un catamaran au Marin avec leur fille Sylvie et leurs3 petits enfants. Ils nous confirment que les magasins du marin sont tous fermés et qu'il n y a pas d'essence. Nous partirons donc directement sur Ste Lucie et Rodney bay ou nous pourrons refaire le plein d'eau et de fuel. Ils ont passé de bonnes vacances , mais sans pouvoir beaucoup visiter l'île, ils ont ,sans trop de problème, pu se ravitailler au hasard des magasins ouverts


Dimanche soir marina de Rodney bay Sainte Lucie


Nous avons fait une traversée ultra rapide du canal .poussés par un alizé puissant . Avec 2 ris et le génois un peu enroulé nous avons tenu une moyenne de 7 noeuds en dépit d'une mer forte. Nous avons pu écouté radio caraïbe jusqu'à la baie, la situation et en Guadeloupe et en Martinique ne s'améliore pas ; nous n'aurons plus de nouvelles jusqu'au prochain internet.

Nous avons mouillé à l'entrée du chenal de la marina , à coté du catamaran des amis , et avons aussitôt été prendre l'apéro et déjeuné avec eux.

Après un gros grain , nous sommes allés au fuel; pas de chance il est fermé car les cuves sont vides.: les Martiniquais ayant des bateaux viennent se ravitailler en fuel et en essence à Ste Lucie; Nous irons donc passer une nuit à la marina, pour être sur d'avoir de l'eau. Après des tentatives de contact avec la marina , mais les rares réponses nous sont totalement incompréhensibles , nous prenons un emplacement vide, sous une pluie battante.


Lundi soir mouillage de Marigot bay ( ou plutôt à l'entrée de marigot bay ).


La matinée a été très occupée , tout d'abord passage à la douane; nous étions les premiers à 8h ; heure théorique d'ouverture et avons attendu jusqu'à 8 h 30; heureusement que nous étions les premiers car ensuite il y avait foule. Cette demie heure d'attente nous a permis de discuter avec deux français qui tiennent une boutique d'optique à St Pierre. Ils sont venus en catamaran chercher de l'essence pour leurs employés , car il leur faut continuer à travailler pour payer la banque. Ils nous expliquent que l'octroi de mer en Martinique peut être très élevé:par exemple 30 pour cent sur l'optique. Curieusement les taux sont différents dans les deux départements ce qui fait qu'ils approvisionnent selon les produits soit en Guadeloupe , soit en Martinique, car il n'y pas de droits entre les deux. La douane s'est passée normalement à l'arrivée des fonctionnaires , ce n'est pas cher, puis passage au ship pour acheter une latte pour remplacer elle envolée lors du grain de la Dominique;: il doit y en avoir une de disponible , ils vont chercher dans le stock. Enfin nous allons à la grande surface ; les rayons sont pleins , mais il y a peu de choix pour les produits qui nous intéressent: peu de fruits , peu de tomates , de belles salades toutefois et question boites de conserves presque rien, sauf des multitudes de sauces sucrées. Le fuel devrait être livré dans l'après midi, mais il y a plus d'une douzaine de bateaux qui attendent déjà, nous ferons le fuel plus loin.

Après être repassés au ship et fini par avoir la latte , nous partons à midi; les amis sont partis , ils doivent être à Marigot; nous partons donc vent arrière , sous génois seul, quel plaisir d'être portant!

Vers 13h 30 nous arrivons devant Marigot; le catamaran est bien là, mouillé à l'entrée du chenal du lagon, nous commençons par aller au fuel, puis nous mouillons à coté d'eux Il y a vraiment beaucoup de bateaux et beaucoup de bouées ( les bouées sont chères : 25 usd ) et toute l'après midi nous verrons du passage Le site est très beau mais il y a vraiment trop de monde . Nous nous contentons d'un bain autour du bateau et passons ne très bonne soirée tous ensemble sur leur cata . A 9 , c'est tout de même plus confortable que sur Luliberine!

N'ayant plus en principe à naviguer au près et avec beaucoup de vent, nous avons dégrée le foc 1 en place depuis St Martin pour reprendre le génois


MARDI soir mouillage de la soufrière

Bonne journée

Après un départ pas très matinal nous avons longé la cote de ste lucie de près en admirant le paysage à petite vitesse , ( vent de 5 à 8 knts ) , mais nous allions plus vite que l'ovni 39 des glénans qui était au large. Nous avons pris une bouée à la Soufrière avec le catamaran , du coté du village ( coté sud ) ; C''est Michel le boat boy qui nous aidé à prendre nos bouées; il nous a proposé une balade en taxi que nous avons accepté après un léger marchandage : 80 euros contre 100. pour tous

Dans l'après midi Thomas nous a donc emmené d abord aux bouches du volcan d 'ou s'échappent des vapeurs chaudes qui font bouillir des mares d'eaux ferrugineuses ( noires ) . Puis nous avons été nous enduire de cette boue noire un peu plus bas , mais, quand même, dans une eau à prés de 50 degré. Un gentil rasta nous a dit que cette boue guérissait tous les problèmes de peau . Nous nous sommes tous bien amusés, ; comme l 'a dit l une des filles: «   il faut en profiter pour une fois que l'on a le droit de se salir. » Puis nous avons été à la cascade chaude , située dans un très beau jardin tropical .L'eau n'était plus qu'à 40 degré; presque froide !

Ce soir repas de thasard fourni par Michel ( 10 usd le kilo ) sur le catamaran pour notre dernière soirée ensemble; après ils remontent vers le nord car ils doivent rendre le bateau au Marin samedi et nous nous continuons vers le sud.


Mercredi soir mouillage de la Soufrière


La matinée a été consacrée la visite du village très «  authentique «  , avec de vielles maisons coloniales à balcon . C'est chouette mais il, faut faire attention en photographiant les maisons , car les rastas ne veulent pas être photographiés; ils sont pourtant pittoresques et ils le recherchent sûrement à être remarqués car ce sont des rastas de ville , , les vrais rastas vivent à la campagne.

Nous avons été à internet , prendre des nouvelles de la Guadeloupe: ca va mal avec des émeutes et un mort . Nous avons aussi pris la météo qui est bonne : vent de 9 noeuds , paisible quoi.

Nous avons aussi pris le chemin qui mène à l'anse Mitan située au pied du piton; un rasta nous a proposé l 'ascension du piton : «  700 m en 2 h facile » nous a dit il dit , nous lui avons promis pour une prochaine vie. Puis nous avons ete à la douane , il fallait aussi passer à la police mais le préposé à la vérification des passeports n'était pas là , et nous ne l'avons pas attendu, un coup de tampon en moins sur les passeports , c'est toujours bon à prendre.

L'après midi nous avons fait un petit snorkel le long de la côte , mais ce n'est pas extraordinaire, sous le bateau les fonds sont beaux mais il y a 8 m de fond.


Vendredi 20 février 14 h mouillage de Bequia


Jeudi matin nous sommes partis de bonne heure , car nous voulions tâter la mer pour voir si il était possible d'aller un peu sur la cote sud de Ste Lucie , jusqu'à l'anse laborie; mais très vite le vent est monté très fort avec de la mer et nous avons pris la direction de St Vincent. Le vent et le mer ne nous ont pas ménagés: vagues de plus de 3 m le vent était soutenu à plus de 30 noeuds avec des rafales jusqu'à 35 noeuds . La météo s'est plantée ou nous avons mal lu ; il s'agissait peut être de la carte de hauteur des vagues .Heureusement, nous n'étions plus au près!

Le ciel était bleu et ne s'est couvert que lorsque nous avons atteint le cap des baleines à la pointe nord de St Vincent. Nous avons longé de près la cote , l'une des plus belles des caraïbes , avec descentes raides couvertes de végétation tropicale qui monte jusqu'au sommet de la soufrière ( encore une ) à plus de 1500 m haut. Il y a des ravines profondes , et quelques champs accrochés sur les pentes : c'est magnifique .

Puis nous sommes arrivés à Cumberland bay , l'une de nos escales préférées. Nous avons été accueillis par Williams qui nous a aidé à passer un bout à terre juste devant le restaurant « mojito » dans le coin nord de la baie. (nb il y a 4 restaurants sur la plage ) Nous lui avons commandé un plat de poisson pour le soir. et nous sommes montés au village sur la crête juste au nord , c'est un tout petit village avec 2 bars rastas et 2 églises et une vingtaine de maisons agrippées à la pente. Nous avons continué le chemin un peu au delà , pour voir un paysage mixte de foret , de pâturages et de cultures . Pour faire du jardinage , il ne faut pas avoir le vertige.

Nous avons rebroussé chemin quand il a commencé à bruiner

A 7 h il a fallu débarquer pour aller au restau , il pleuvait toujours et le ressac sur la plage était assez fort ; heureusement des locaux nous ont gentiment aidé; le restaurant était tout simple , mais les tables avaient des nappes et étaient mises avec goût. Le repas était très bon avec un poisson bien cuit et des légumes cuits à l'étouffé excellents. AM a pris au dessert des bananes flambées avec une glace à la vanille au milieu : le raffinement . Les prix étaient à la hauteur : 140 ec pour nous deux ( 2,7 ec = 1usd ; 1,3 usd = i euro faites le calcul nous on se plante à chaque fois)


Il a plu toute la nuit et ce matin il pleuvait encore avec un vent fort un peu traversier et un ressac de plus en plus fort.

Nous sommes partis , passés devant Wallilabou ou il y avait 8 bateaux qui semblaient au calme. Le vent s'est ensuite calmé; Anne Marie à lu les instructions nautiques pour la traversée du canal St Vincent Bequia : c'est une traversée courte mais le pont est balayé par les lames et il est conseillé de cappeler son ciré. Sous le vent de St Vincent cela nous a nous fait sourire , mais on a serré les dents peu après : 32 noeuds de vent et des vagues de 4 m ((heureusement grand largue) , décidément la météo ne marche plus.

Nous sommes arrivés à Bequia vers midi , pas de boat boy pour nous proposer une bouée , nous avons trouvé un coin ou poser l'ancre , un peu devant un bateau canadien qui nous a dit que le fond était de mauvaise tenue ; premier essai ça dérape malgré 30 m de chaîne pour 4 m de fond, deuxième essai ça tient 2 0 minutes puis ça commence à reculer . Nous repartons pour un autre coin , et essayer de prendre une bouée , exercice très difficile dans un vent rafaleux de 25 noeuds ; heureusement un boat boy arrive et nous aide : coût de la bouée : 50 ec ( cf plus haut pour la traduction en euro ) ; mais nous sommes tranquilles nous ne chasserons plus et nous pourrons descendre à terre sans crainte


samedi mouillage de Mayero anse principale


hier après midi malgré la pluie nous avons été à terre pour faire l'essentiel: aller à la douane ( les officiels sont aussi peu aimables que dans les autres BWI ), aller prendre la météo à internet et acheter de la glace.

Finalement pour la météo , on s'est aperçu que buoyweather avait changé d'échelle de vent ; ils ne sont plus en noeuds , mais en m/s ; donc 10 m/s cela fait environ 20 noeuds , et la météo annonce maintenant 15 m/s soit 30 noeuds pour les prochains jours ;Nous hésitons sur la suite du programme.

Ce matin le temps semble s'améliorer tant du point de vue pluie , que du vent . Après avoir regréer le foc et gréer le 3 ème ris , nous décidons de partir vers le sud. Le temps est gris, la visibilité est très mauvaise, à peine 5 miles ,et le vent souffle force 6 avec de fortes rafales sous les grains. Alors que nous passons devant Canouan le soleil réapparaît et nous décidons de continuer jusqu'à Mayero, ou nous n'avons pas été depuis longtemps, et dont AM garde le souvenir de l'achat d'une langouste à un prix raisonnable. A 13 h nous mouillons devant la grande plage de sable en compagnie d'une dizaine de bateaux . Un boat boy vient nous proposer de la langouste : 40 EC la livre , c'est un prix pour américain , pas pour des français . A noter que l'on voit beaucoup de bateaux américains et canadiens dans les mouillages et fort peu de bateaux français et relativement peu de bateaux de location.

Dans l'après midi nous allons faire un petit tour à terre ; Il y a un gros ressac sur la plage et le débarquement au pontons est malaisé. L'annexe se frotte un peu sur les pneus et les ferrailles .Le village a bien changé depuis 20 ans : le nombre de maisons n'a pas augmenté , mais maintenant ce sont de belles maisons et la rue est bordée de restaurants , nous en avons compté 6 ; un seul affichait les prix 65 EC le plat de poisson , c'est cohérent avec le prix de la langouste !

De l'église catholique , il y a un magnifique panorama sur les tobago cayes:un ciel enfin bleu et une eau turquoise .Il semble y avoir assez peu de bateaux au mouillage , il est vrai qu'avec ce vent il doit y avoir un fort clapot

A notre mouillage , les rafales atteignent les 30 noeuds .


Dimanche 22février

mouillage de Chatham bay à Union

Après une petite heure sous foc seul et à plus de 6 noeuds , nous avons rejoint le mouillage de Chatham bay , l'un de nos mouillages préférés des petites antilles .

La mer y est parfaitement calme , malgré le vent qui réussit à passer sur les hauteurs. Le mouillage est immense et la quinzaine de bateaux y sont éloignés les uns des autres.

La baie est un grand demi cercle cerné de hautes collines boisées

Nous commençons par un petit snorkel le long de la cote nord ; le paysage aquatique n'est pas des plus beaux mais il y beaucoup de poissons dans moins de 2 m d'eau ; sous presque chaque trou , on peut trouver des crevettes , des crabes , voire même une langouste .Nous avons nagé, accompagnés par banc de petites sardines ( ou autres ) , composé de milliers de poissons , banc si dense qu'il cachait a certains moments les rochers.

Puis l'après midi nous avons fait un grand tour à terre , montant par la piste jusqu'au col , puis prenant la route cimentée vers la gauche . Elle fait le tour d'un morne , avec de beaux points de vue sur la cote nord d'Union et au loin les Tobago cayes et Canouan ; puis sur l'intérieur de l'île. Nous avons pris la première à gauche ( 50 minutes depuis le départ ) et remonter sur la crête ,pour redescendre sur notre baie . Nous avons refait le petit sentier qui domine la baie , mais il est maintenant très abandonné , et tellement entouré d'arbres que l'on n'aperçoit jamais la baie .

Lundi

Nous nous sentons si bien ici que nous décidons de rester un jour de plus et de flemmarder un peu en profitant du site ; Bizarrement, la baie s'est vidée ;il ne reste que 8 bateaux très loin les uns des autres. Après un nouveau snorkel ,encore plus réussi qu'hier dans une eau limpide , nous lisons au soleil et bricolons un peu sur le bateau Demain,nous passerons à Clifton , « capitale de l'ile » pour faire les formalités de sortie des Grenadines


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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 21:29

 


Bulletin n 2


après un long séjour chez Cécile, un petit aller et retour en france pour enlever une paratyphoïde à Anne Marie ( et aussi pour profiter des petits enfants), et une courte convalescence de nouveau avec Cécile et les filles, nous sommes repartis en bateau, avec pour objectif un tour de la mer caraïbe en 3 ans , avec un hivernage à Curaçao et un autre au rio dulce.


dimanche 1 Février mouillage de l ile fourche


Notre descente vers Curaçao commence doucement.

Jeudi , Alain est arrivé sans problème malgré la grève nationale métropolitaine. Heureusement qu'il a choisi de nous rejoindre à St Martin , car en Guadeloupe, la grève est générale et l'île est paralysée

Un collectif réclame contre la vie chére et a déposé 146 demandes dont une augmentation générale de 200 euros ; de plus les gérants de station service sont en grève eux aussi contre l'implantation de 5 stations automatiques ( il y a 123 stations service sur l'île ) car le marché de l'essence serait en diminution constante. De ce fait plus rien ne fonctionne , à l'exception des services d 'urgence et de l'électricité; écoles, magasins, et toute forme d'entreprises sont fermées .Nous espérons que tout cela sera résolu à notre arrivée.

Vendredi le vent était sud est fort, nous avons donc repoussé le départ 'J'en ai profite pour une séance supplémentaire de kite , mais je ne suis pas très doué et à la 7 ° leçon , j'ai du mal à décoller. Le soir repas chez Cécile avec Murielle, qui a échangée des souvenirs de Cote d'ivoire avec Alain.

Samedi matin le vent était toujours sud est fort ; notre navigation s 'est donc arrêtée a l'île Tintamarre, soit un grand bond de 10 miles. Nous avons passé un après midi tranquille.

Ce matin le vent avait légèrement viré est en mollissant , et nous avons pu atteindre sur un bord l'île fourche, à la voile . Ce mouillage est toujours aussi beau ; un peu de snorkel avant l'apéro pour profiter du soleil au zénith , puis le soir ballade sur l'île pour admirer la cote nord de St Barth au soleil couchant.

La situation en Guadeloupe n a pas l'air de s'arranger, selon les informations de RFO


LUNDI 2 mouillage de Ballast bay à St Kitts


après 10 h de mer dont 3 h de louvoyage avec un bon vent force 4 , nous sommes arrivés a Ballast bay pour ne voir ni le rayon vert ( a cause de la brume ) , ni les singes . Mais le site est toujours joli , malgré la présence de 5 bateaux , mais nous avons mouillé devant tout le monde près de la plage


Mardi mouillage de rendez vous bay à MONTSERRAT

 

Le vent reste obstinément est force 4 , et au lieu d'aller directement en Guadeloupe , nous nous sommes arrêtés a Montserrat après 10 h de mer et une remontée finale au prés avec un vent de 30 noeuds juste sous le vent de la pointe nord de l'île. Malgré ce vent d'est une grosse houle déferlait sur la plage du « port «  ; nous avons décidé d'aller à la baie juste au nord qui était bien mieux abritée du vent ; la houle se faisait peu sentir; le site est de plus très joli: de hautes falaises avec quelques arbres et quelques chèvres dont on se demande comment elles ont pu arriver là et surtout comment elles vont pouvoir repartir; une plage de sable , des pentes boisées et une belle maison coloniale sans accès visible.


Mercredi mouillage de Deshaies Guadeloupe


Nous sommes partis ce matin à 7 h 45 , ; après avoir longer la cote jusqu'à la baie de Plymouth , la ville engloutie pat les cendres du volcan , peu actif aujourd'hui hui ; nous avons envoyé les voiles avec un fort vent d'est , avec des rafales à plus de 25 noeuds sous le pointe sud de l 'ile. Le cap a faire pour Deshaies était de 142 , nous tenions difficilement 160 , avec des vagues de plus de 3 mètres. Heureusement comme espérée , a peu prés sous le vent de Deshaies le vent s'est calmé et la mer s'est aplatie, nous avons louvoyé 1 h avant d'être suffisamment près de la cote pour que le vent tombe totalement ; c'est donc au moteur que nous avons atteint le mouillage , moins encombré que d'ordinaire à 17 H ; Nous sommes descendus à terre immédiatement ; bonne surprise le poste a essence était ré ouvert et les magasins bien approvisionnés, nous avons donc pu refaire des courses de frais .Évidemment le poste de douane était fermé et sans indications d'heures d ouverture .Pourtant au mouillage il n'y a presque que des bateaux étrangers arborant le drapeau jaune. Le soir , pour nous changer du bateau ,nous avons manger au resto ,correct ,sans plus mais ,malgré les grèves ,le menu était varié Demain direction Malendure pour voir nos amis de Canopée


jeudi mouillage de Malendure


Nous sommes repartis après quelques courses, sans avoir fait la douane qui n ouvrait que de 13 à 14 h. 2 hures après nous mouillons à Malendure à notre place habituelle devant la belle petite plage, à cote de la goelette de Gilbert , lui aussi revenu ici.

Dans l'après midi nous avons été dire bonjour à Anne ; Elle nous a raconté ce qu'elle ressentait de la grève . Après une semaine ou les gens ont épuisé leur stock d 'essence, l 'ile est devenue une ile morte, sans circulation , ou même les médecins avaient du mal à se rendre sur leur lieu de travail . Le long de la cote sous le vent , l'ambiance est restée calme, même si des groupes de grévistes ont fait fermer les clubs de Mallendure, et probablement aussi d'autres magasins qui sont quand même en général resté à demi ouvert , c'est à dire le rideau de fer à moitié ouvert et prêt à être fermé en cas de besoin. Il semblerait que l'ambiance soit beaucoup plus tendue à Grand Terre. Évidemment cela ne fait l'affaire des gens du tourisme, alors que le mois de février aurait du être le meilleur mois de l'année. Ambre s'inquiète des conséquences sur sa scolarité d'au moins 4 semaines de grève , Meo lui est ravi ( il est en CP ) .Il semble que les gens ne croient pas beaucoup à une fin rapide de la paralysie de la Guadeloupe.

Nous sommes aussi passé dire bonjour à la plongée , ou tous les moniteurs étaient présents , mais sans aucun client.


Samedi soir mouillage des saintes


Vendredi matin nous sommes partis plonger sous une pluie battante, seuls clients du bateau . Nous sommes allés voir les bancs de platax et de carangues un peu au sud est de la statue de Cousteau puis nous avons flâné dans les coraux mous , j'ai testé notre nouveau appareil canon , il semble très bien avec un écran de visée très lisible , enfin je vois la photo que je prends . Les indications de réglages sont aussi très visibles.

Le soir nous sommes montés dîner chez Anne et Dom avec 2 de leurs amis , très sympa sauf pour la bouteille de bologne qui n 'y a pas survécu.

Ce matin nous sommes partis à 9 h, moteur jusqu'à Basse terre, puis voile avec de bonnes rafales au passage du cap ( un bon 6 ), puis un vent plus maniable nous permettant d'aller rejoindre le mouillage de la ville sur un bord;

Le mouillage de Cabrit était plein ; plus d'une dizaine de bateaux, évitant dans tous les sens . Heureusement le mouillage de la ville était moins dense et nous avons retrouvé notre place habituelle entre la falaise et l'épave.

La vie aux Saintes était aussi animée que d'habitude, et les magasins normalement approvisionnés;

La radio annonce que les négociations sont en cours avec le ministre , celui ci est satisfait mais le plus dur reste à venir : les 200 euros d'augmentation; pour le moment les banques semblent les grandes perdantes , elles vont devoir aligner leurs conditions sur celles de la métropole; mais c'est évidemment très insuffisant pour les grévistes. La grève s 'étend a la Martinique , ou elle semble très dure : grève de l'essence et fermeture autoritaire des restaurants. Alain réussira t il à prendre l'avion samedi ?


Dimanche mouillage de Porsmouth Dominique


Bien que la météo annonçait un alizé modéré, nous avons eu droit à un très gros grain , avec plus de 30 noeuds de vent pendant plus de 30 minutes Nous l'avons subi en affalant la grand voile, sous foc seul vent de travers nous avancions encore à 7 noeuds ! Nous sommes arrivés au mouillage accueillis par Dede , boat boy officiel qui nous a vendu un BBQ pour le soir au restaurant des boat boys ,les bénéfices vont à l'achat d'un canot de sauvetage. Nous avons rendez vous demain pour aller à la rivière indienne et à la douane.

Il y a beaucoup de bateaux au mouillage , une trentaine au moins , mais il y a beaucoup de place et nous sommes devant tout le monde , par 4 m de fond sur une mer plate . Tout serait parfait si les grains s'espaçaient un peu plus.

Après le grain de ce matin , nous étions transis de froid , nous ne sommes pas murs pour l'antarctique!



Lundi soir Portsmouth


bonne journée à terre , qui avait commencé la veille avec le BBQ des boat boys. C'était un petit BBQ pour le nourriture , mais le planteur était à volonté , avec en plus une bonne sono et la possibilité de zouker sur la plage. Nous étions une bonne cinquantaine de yachties de toutes nationalités , sympa

Puis ce matin Dede est venu chercher à 9 h précises pour nous emmener d abord à la douane , Le douanier était sympa et parlait bien français; nous avons fait l'entrée et la sortie, avec un permis de visite jusqu'à Roseau pour 5 jours. Puis nous avons fait une .belle promenade à la rame ( c'est Dede qui ramait ) sur une rivière qui serpente dans la mangrove avec de beaux palétuviers aux racines impressionnantes . Dede nous a propose une promenade pour l 'après midi à une cascade (120 euros pour nous trois ) , nous sommes donc partis dans le taxi de Dylan qui parlait très bien français , nous avons commencé par la cascade de Milton , situé sur les flancs du morne Diablotin, petite marche de 30 minutes aller dans la foret tropicale et 2 traversées de rivière, pour arriver à une cascade de 50 m avec un beau débit ,. Puis nous sommes repartis pour aller jusqu'au lodge de la réserve du morne diablotin . Chemin faisant Dylan , nous cueillait toutes sortes de plantes odorantes qui sont utilisées par la médecine locale . Au lodge il y a un sentier d'une heure environ bien tracé dans une très foret tropicale avec des arbres gigantesques .

Pour finir cette bonne journée nous avons mangé au bateau des cuisses de canard confites et des patates sautées dans la graisse. Ce n'était pas exactement un repas de régime!et il nous reste un bocal de graisse !


Mardi soir mouillage de Salisbury


Après 2 h de moteur tout prés de la cote , nous avons mouillé à Salisbury. Nous avons déjeuné au petit restaurant d 'Harold et Béatrice du club de plongée East Carribean dive , nous nous sommes inscrits pour une plongée le lendemain et sommes allés marchés le long de la rivière Macoucheri . Anne marie ayant retrouvé la forme , nous sommes allés jusqu'au bout de la vallée et au retour nous avons visité le petit village , étonnant mélange de petites cases et de maisons neuves . Nous avons acheté à un rasta 10 bananes pour 2 EC .


Mercredi mouillage de Roseau


Ce matin nous avons plongé devant Mero puis devant Salisbury , 2 belles plongées , hélas sans voir de poissons crapauds ou chauves souris, qui sont normalement visibles , mais en voyant cependant un gros hippocampe. Notre nouvel appareil photos de plongée fonctionne très bien , et je suis arrivé a faire de belles photos , en voyant ce que je photographiais. Puis après le plat du jour au restaurant ( une belle tranche de marlin cuite à point ) , nous sommes partis pour Roseau ou nous sommes arrivés à 17 H après 2 h de moteur . Il y a maintenant beaucoup de bouées de mouillage devant l'hôtel Anchorage ou nous n avons pas vu de bateaux de plongée .


JEUDI 12

mouillage de Saint Pierre


La traversée du canal a été sportive , avec des vents jamais inférieurs à 28 noeuds , atteignant parfois les 36 noeuds , partis avec le foc et 2 ris , nous avons été obligé d'affaler complètement la grand voile , car le bateau partait à l'auloffé après un surf sur les vagues de plus de 3 m . juste avec le foc , nous filions encore à plus de 7 noeuds avec des pointe à 8 noeuds .

Le vent ne s'est calmé qu'à quelques dizaines de mètres du rivage de Saint Pierre, pour une fois il n'y avait pas houle.

Dans l'après midi , après avoir admiré les longues files de voiture qui faisaient la queue pour obtenir 30 euros d'essence, nous sommes descendus à terre pour faire les formalités et un peu de ravitaillement si possible. Le café pour les formalités était fermé, mais nous avons réussi à acheter 2 baguettes et quelques provisions dans un magasin presque vide de provisions . En effet après la Guadeloupe , la Martinique est elle aussi en grève générale. Selon la radio, elle semble encore plus dure que celle de Guadeloupe qui continue , malgré le court séjour de Jego, sous ministre des DOM

De ce fait nous changeons nos plans ; nous irons déposer Alain au pied de l'aéroport, puis nous verrons selon l'évolution de la situation.


VENDREDI 13 mouillage de l'anse mitan baie de Fort de France


Après un départ paisible jusqu'à l'usine électrique, nous avons retrouvé un bon vent pour traverser la baie de Fort de France , et notre près nous a amené rapidement et bien gité jusqu'à l'anse à l'âne; il y a une belle plage de sable , des villas sur les collines , et une bonne dizaine de bateaux au mouillage, Nous mouillons à l'ouest du chenal devant des parasols bleus , désertés pour le moment.

Nous bullons un peu , puis la plage se remplit et une animatrice sur la plage annonce un tournoi de beach volley et surtout une soirée dansante animée par un célèbre DJ; Nous décidons de ne pas profiter de la musique et partons mouiller un peu plus à l'est dans une petite anse juste sous le vent d(une bouée nord , c'est plus joli mais on ne peut descendre à terre.


Samedi soir mouillage de la grande anse d'arlet


Nous partons au moteur déposer Alain tout prés de l'aéroport, car si certaines stations d'essence sont de nouveau ouvertes , selon la radio , c'est la cohue: il y tellement de queue que les camions citernes de ravitaillement ne peuvent pas accéder aux pompes La situation en Guadeloupe à l'air de se durcir également; Fillon aurait désavoué Jego qui aurait admis le principe de baisses de charges sociales pour permettre une augmentation des salaires.

A 9 h 30 nous mouillons devant l'entrée de la rivière de port cohe; cette petite rivière est transformée en marina , avec beaucoup de bateaux à moteur et quelques voiliers dont certains un peu délabrés ,tous des locaux. Nous partons en annexe , vérifier la possibilité de débarquer et de rejoindre l'aéroport , pas de problème .

Après le déjeuner , nous déposons Alain à terre et il part à pied vers l'aéroport; il nous téléphonera un peu plus tard après son enregistrement, il a trouvé quelqu'un pour l'emmener en voiture.

Nous nous repartons aussitôt , car la tenue du mouillage est très mauvaise, et nous allons sous foc seul jusqu'à la grande anse d'arlet; La cote est très belle, couverte de forets , et dominée par des mornes très hauts et très raides , l'anse noire paraît très belle mais il y a déjà 7 bateaux ce qui est beaucoup pour un mouillage solitaire Nous mouillons sur le coté nord de la grande anse d'arlet, moins encombré par les voiliers que le coté sud, car malgré la grève générale , les bateaux locaux sont de sortie pour le week-end ,

Nous descendons à terre pour faire la balade du cap Salomon ; nous voulions marcher un peu et c'est bien ce que l'on a fait : cela commence par une montée de 50 minutes, très raide sur un chemin très pierreux, à travers une petite végétation de foret sèche. Avantage il y a de l'ombre, inconvénient il n'y a aucun point de vue sur la rade. Puis le chemin continue à peu prés à niveau, contourne deux mares , et finalement arrive sur une espace un peu découvert d'où l'on peut apercevoir la rade de Fort de France; ensuite il plonge vers l'anse Dufour; C'est la que nous faisons demi tour.

Au retour nous faisons la promenade le long de la plage; c'est sympa et très animé; malgré le peu d'essence disponible selon la radio; beaucoup de martiniquais en ont quand même trouvé pour aller à la plage. Nous trouvons une petite épicerie ouverte , mais avec bien peu de marchandises sur les rayons.

Nous avons réussi à joindre nos amis, Mireille et Christian Dechatre qui après une semaine de vacances à Ste Anne ont pris un catamaran au Marin avec leur fille Sylvie et leurs3 petits enfants. Ils nous confirment que les magasins du marin sont tous fermés et qu'il n y a pas d'essence. Nous partirons donc directement sur Ste Lucie et Rodney bay ou nous pourrons refaire le plein d'eau et de fuel. Ils ont passé de bonnes vacances , mais sans pouvoir beaucoup visiter l'île, ils ont ,sans trop de problème, pu se ravitailler au hasard des magasins ouverts


Dimanche soir marina de Rodney bay Sainte Lucie


Nous avons fait une traversée ultra rapide du canal .poussés par un alizé puissant . Avec 2 ris et le génois un peu enroulé nous avons tenu une moyenne de 7 noeuds en dépit d'une mer forte. Nous avons pu écouté radio caraïbe jusqu'à la baie, la situation et en Guadeloupe et en Martinique ne s'améliore pas ; nous n'aurons plus de nouvelles jusqu'au prochain internet.

Nous avons mouillé à l'entrée du chenal de la marina , à coté du catamaran des amis , et avons aussitôt été prendre l'apéro et déjeuné avec eux.

Après un gros grain , nous sommes allés au fuel; pas de chance il est fermé car les cuves sont vides.: les Martiniquais ayant des bateaux viennent se ravitailler en fuel et en essence à Ste Lucie; Nous irons donc passer une nuit à la marina, pour être sur d'avoir de l'eau. Après des tentatives de contact avec la marina , mais les rares réponses nous sont totalement incompréhensibles , nous prenons un emplacement vide, sous une pluie battante.


Lundi soir mouillage de Marigot bay ( ou plutôt à l'entrée de marigot bay ).


La matinée a été très occupée , tout d'abord passage à la douane; nous étions les premiers à 8h ; heure théorique d'ouverture et avons attendu jusqu'à 8 h 30; heureusement que nous étions les premiers car ensuite il y avait foule. Cette demie heure d'attente nous a permis de discuter avec deux français qui tiennent une boutique d'optique à St Pierre. Ils sont venus en catamaran chercher de l'essence pour leurs employés , car il leur faut continuer à travailler pour payer la banque. Ils nous expliquent que l'octroi de mer en Martinique peut être très élevé:par exemple 30 pour cent sur l'optique. Curieusement les taux sont différents dans les deux départements ce qui fait qu'ils approvisionnent selon les produits soit en Guadeloupe , soit en Martinique, car il n'y pas de droits entre les deux. La douane s'est passée normalement à l'arrivée des fonctionnaires , ce n'est pas cher, puis passage au ship pour acheter une latte pour remplacer elle envolée lors du grain de la Dominique;: il doit y en avoir une de disponible , ils vont chercher dans le stock. Enfin nous allons à la grande surface ; les rayons sont pleins , mais il y a peu de choix pour les produits qui nous intéressent: peu de fruits , peu de tomates , de belles salades toutefois et question boites de conserves presque rien, sauf des multitudes de sauces sucrées. Le fuel devrait être livré dans l'après midi, mais il y a plus d'une douzaine de bateaux qui attendent déjà, nous ferons le fuel plus loin.

Après être repassés au ship et fini par avoir la latte , nous partons à midi; les amis sont partis , ils doivent être à Marigot; nous partons donc vent arrière , sous génois seul, quel plaisir d'être portant!

Vers 13h 30 nous arrivons devant Marigot; le catamaran est bien là, mouillé à l'entrée du chenal du lagon, nous commençons par aller au fuel, puis nous mouillons à coté d'eux Il y a vraiment beaucoup de bateaux et beaucoup de bouées ( les bouées sont chères : 25 usd ) et toute l'après midi nous verrons du passage Le site est très beau mais il y a vraiment trop de monde . Nous nous contentons d'un bain autour du bateau et passons ne très bonne soirée tous ensemble sur leur cata . A 9 , c'est tout de même plus confortable que sur Luliberine!

N'ayant plus en principe à naviguer au près et avec beaucoup de vent, nous avons dégrée le foc 1 en place depuis St Martin pour reprendre le génois


MARDI soir mouillage de la soufrière

Bonne journée

Après un départ pas très matinal nous avons longé la cote de ste lucie de près en admirant le paysage à petite vitesse , ( vent de 5 à 8 knts ) , mais nous allions plus vite que l'ovni 39 des glénans qui était au large. Nous avons pris une bouée à la Soufrière avec le catamaran , du coté du village ( coté sud ) ; C''est Michel le boat boy qui nous aidé à prendre nos bouées; il nous a proposé une balade en taxi que nous avons accepté après un léger marchandage : 80 euros contre 100. pour tous

Dans l'après midi Thomas nous a donc emmené d abord aux bouches du volcan d 'ou s'échappent des vapeurs chaudes qui font bouillir des mares d'eaux ferrugineuses ( noires ) . Puis nous avons été nous enduire de cette boue noire un peu plus bas , mais, quand même, dans une eau à prés de 50 degré. Un gentil rasta nous a dit que cette boue guérissait tous les problèmes de peau . Nous nous sommes tous bien amusés, ; comme l 'a dit l une des filles: «   il faut en profiter pour une fois que l'on a le droit de se salir. » Puis nous avons été à la cascade chaude , située dans un très beau jardin tropical .L'eau n'était plus qu'à 40 degré; presque froide !

Ce soir repas de thasard fourni par Michel ( 10 usd le kilo ) sur le catamaran pour notre dernière soirée ensemble; après ils remontent vers le nord car ils doivent rendre le bateau au Marin samedi et nous nous continuons vers le sud.


Mercredi soir mouillage de la Soufrière


La matinée a été consacrée la visite du village très «  authentique «  , avec de vielles maisons coloniales à balcon . C'est chouette mais il, faut faire attention en photographiant les maisons , car les rastas ne veulent pas être photographiés; ils sont pourtant pittoresques et ils le recherchent sûrement à être remarqués car ce sont des rastas de ville , , les vrais rastas vivent à la campagne.

Nous avons été à internet , prendre des nouvelles de la Guadeloupe: ca va mal avec des émeutes et un mort . Nous avons aussi pris la météo qui est bonne : vent de 9 noeuds , paisible quoi.

Nous avons aussi pris le chemin qui mène à l'anse Mitan située au pied du piton; un rasta nous a proposé l 'ascension du piton : «  700 m en 2 h facile » nous a dit il dit , nous lui avons promis pour une prochaine vie. Puis nous avons ete à la douane , il fallait aussi passer à la police mais le préposé à la vérification des passeports n'était pas là , et nous ne l'avons pas attendu, un coup de tampon en moins sur les passeports , c'est toujours bon à prendre.

L'après midi nous avons fait un petit snorkel le long de la côte , mais ce n'est pas extraordinaire, sous le bateau les fonds sont beaux mais il y a 8 m de fond.


Vendredi 20 février 14 h mouillage de Bequia


Jeudi matin nous sommes partis de bonne heure , car nous voulions tâter la mer pour voir si il était possible d'aller un peu sur la cote sud de Ste Lucie , jusqu'à l'anse laborie; mais très vite le vent est monté très fort avec de la mer et nous avons pris la direction de St Vincent. Le vent et le mer ne nous ont pas ménagés: vagues de plus de 3 m le vent était soutenu à plus de 30 noeuds avec des rafales jusqu'à 35 noeuds . La météo s'est plantée ou nous avons mal lu ; il s'agissait peut être de la carte de hauteur des vagues .Heureusement, nous n'étions plus au près!

Le ciel était bleu et ne s'est couvert que lorsque nous avons atteint le cap des baleines à la pointe nord de St Vincent. Nous avons longé de près la cote , l'une des plus belles des caraïbes , avec descentes raides couvertes de végétation tropicale qui monte jusqu'au sommet de la soufrière ( encore une ) à plus de 1500 m haut. Il y a des ravines profondes , et quelques champs accrochés sur les pentes : c'est magnifique .

Puis nous sommes arrivés à Cumberland bay , l'une de nos escales préférées. Nous avons été accueillis par Williams qui nous a aidé à passer un bout à terre juste devant le restaurant « mojito » dans le coin nord de la baie. (nb il y a 4 restaurants sur la plage ) Nous lui avons commandé un plat de poisson pour le soir. et nous sommes montés au village sur la crête juste au nord , c'est un tout petit village avec 2 bars rastas et 2 églises et une vingtaine de maisons agrippées à la pente. Nous avons continué le chemin un peu au delà , pour voir un paysage mixte de foret , de pâturages et de cultures . Pour faire du jardinage , il ne faut pas avoir le vertige.

Nous avons rebroussé chemin quand il a commencé à bruiner

A 7 h il a fallu débarquer pour aller au restau , il pleuvait toujours et le ressac sur la plage était assez fort ; heureusement des locaux nous ont gentiment aidé; le restaurant était tout simple , mais les tables avaient des nappes et étaient mises avec goût. Le repas était très bon avec un poisson bien cuit et des légumes cuits à l'étouffé excellents. AM a pris au dessert des bananes flambées avec une glace à la vanille au milieu : le raffinement . Les prix étaient à la hauteur : 140 ec pour nous deux ( 2,7 ec = 1usd ; 1,3 usd = i euro faites le calcul nous on se plante à chaque fois)


Il a plu toute la nuit et ce matin il pleuvait encore avec un vent fort un peu traversier et un ressac de plus en plus fort.

Nous sommes partis , passés devant Wallilabou ou il y avait 8 bateaux qui semblaient au calme. Le vent s'est ensuite calmé; Anne Marie à lu les instructions nautiques pour la traversée du canal St Vincent Bequia : c'est une traversée courte mais le pont est balayé par les lames et il est conseillé de cappeler son ciré. Sous le vent de St Vincent cela nous a nous fait sourire , mais on a serré les dents peu après : 32 noeuds de vent et des vagues de 4 m ((heureusement grand largue) , décidément la météo ne marche plus.

Nous sommes arrivés à Bequia vers midi , pas de boat boy pour nous proposer une bouée , nous avons trouvé un coin ou poser l'ancre , un peu devant un bateau canadien qui nous a dit que le fond était de mauvaise tenue ; premier essai ça dérape malgré 30 m de chaîne pour 4 m de fond, deuxième essai ça tient 2 0 minutes puis ça commence à reculer . Nous repartons pour un autre coin , et essayer de prendre une bouée , exercice très difficile dans un vent rafaleux de 25 noeuds ; heureusement un boat boy arrive et nous aide : coût de la bouée : 50 ec ( cf plus haut pour la traduction en euro ) ; mais nous sommes tranquilles nous ne chasserons plus et nous pourrons descendre à terre sans crainte


samedi mouillage de Mayero anse principale


hier après midi malgré la pluie nous avons été à terre pour faire l'essentiel: aller à la douane ( les officiels sont aussi peu aimables que dans les autres BWI ), aller prendre la météo à internet et acheter de la glace.

Finalement pour la météo , on s'est aperçu que buoyweather avait changé d'échelle de vent ; ils ne sont plus en noeuds , mais en m/s ; donc 10 m/s cela fait environ 20 noeuds , et la météo annonce maintenant 15 m/s soit 30 noeuds pour les prochains jours ;Nous hésitons sur la suite du programme.

Ce matin le temps semble s'améliorer tant du point de vue pluie , que du vent . Après avoir regréer le foc et gréer le 3 ème ris , nous décidons de partir vers le sud. Le temps est gris, la visibilité est très mauvaise, à peine 5 miles ,et le vent souffle force 6 avec de fortes rafales sous les grains. Alors que nous passons devant Canouan le soleil réapparaît et nous décidons de continuer jusqu'à Mayero, ou nous n'avons pas été depuis longtemps, et dont AM garde le souvenir de l'achat d'une langouste à un prix raisonnable. A 13 h nous mouillons devant la grande plage de sable en compagnie d'une dizaine de bateaux . Un boat boy vient nous proposer de la langouste : 40 EC la livre , c'est un prix pour américain , pas pour des français . A noter que l'on voit beaucoup de bateaux américains et canadiens dans les mouillages et fort peu de bateaux français et relativement peu de bateaux de location.

Dans l'après midi nous allons faire un petit tour à terre ; Il y a un gros ressac sur la plage et le débarquement au pontons est malaisé. L'annexe se frotte un peu sur les pneus et les ferrailles .Le village a bien changé depuis 20 ans : le nombre de maisons n'a pas augmenté , mais maintenant ce sont de belles maisons et la rue est bordée de restaurants , nous en avons compté 6 ; un seul affichait les prix 65 EC le plat de poisson , c'est cohérent avec le prix de la langouste !

De l'église catholique , il y a un magnifique panorama sur les tobago cayes:un ciel enfin bleu et une eau turquoise .Il semble y avoir assez peu de bateaux au mouillage , il est vrai qu'avec ce vent il doit y avoir un fort clapot

A notre mouillage , les rafales atteignent les 30 noeuds .


Dimanche 22février

mouillage de Chatham bay à Union

Après une petite heure sous foc seul et à plus de 6 noeuds , nous avons rejoint le mouillage de Chatham bay , l'un de nos mouillages préférés des petites antilles .

La mer y est parfaitement calme , malgré le vent qui réussit à passer sur les hauteurs. Le mouillage est immense et la quinzaine de bateaux y sont éloignés les uns des autres.

La baie est un grand demi cercle cerné de hautes collines boisées

Nous commençons par un petit snorkel le long de la cote nord ; le paysage aquatique n'est pas des plus beaux mais il y beaucoup de poissons dans moins de 2 m d'eau ; sous presque chaque trou , on peut trouver des crevettes , des crabes , voire même une langouste .Nous avons nagé, accompagnés par banc de petites sardines ( ou autres ) , composé de milliers de poissons , banc si dense qu'il cachait a certains moments les rochers.

Puis l'après midi nous avons fait un grand tour à terre , montant par la piste jusqu'au col , puis prenant la route cimentée vers la gauche . Elle fait le tour d'un morne , avec de beaux points de vue sur la cote nord d'Union et au loin les Tobago cayes et Canouan ; puis sur l'intérieur de l'île. Nous avons pris la première à gauche ( 50 minutes depuis le départ ) et remonter sur la crête ,pour redescendre sur notre baie . Nous avons refait le petit sentier qui domine la baie , mais il est maintenant très abandonné , et tellement entouré d'arbres que l'on n'aperçoit jamais la baie .

Lundi

Nous nous sentons si bien ici que nous décidons de rester un jour de plus et de flemmarder un peu en profitant du site ; Bizarrement, la baie s'est vidée ;il ne reste que 8 bateaux très loin les uns des autres. Après un nouveau snorkel ,encore plus réussi qu'hier dans une eau limpide , nous lisons au soleil et bricolons un peu sur le bateau Demain,nous passerons à Clifton , « capitale de l'ile » pour faire les formalités de sortie des Grenadines


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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 22:55

Bulletin n 1

 

 

Samedi matin 29 novembre

           Ca y est le bateau est au mouillage de Marigot;

Nous avons tranquillement préparé le bateau pendant ces 10 derniers jours. La chaleur de l'après midi étant forte, nous n avons travaillé que le matin. De plus nous voulions profiter de Cécile et des petites filles Malgré le temps humide de l’été, le bateau n’était pas moisi, a l'exception des réservoirs d'eau qui sentaient un peu le moisi; Ils sentent maintenant le chlore, car je leur appliqué un traitement de cheval à base d'eau de javel, en principe l'odeur devrait s'évaporer rapidement, pour le moment on pourrait les utiliser pour une piscine municipale.

Nous avons changé les batteries, totalement mortes au bout de 4 ans, la chaine bien rouillée, mais nous la ferons durer jusqu'à l'Orénoque car son eau acide détruit la galvanisation; l'ancre elle même est rouillée, mais ce n'est pas gênant; J'ai retendu le gréement ce qui devrait éviter que la barre de flèche se démette de son logement  A la remise à l'eau le moteur n a pas voulu redémarrer, bien que le fuel arrive jusqu'aux injecteurs. En fait il arrivait en trop petite quantité  car le filtre était colmaté. L'anémomètre ne marche pas, selon le réparateur c'est l’aérien. Il faut le changer, En janvier il nous en fournira un d'occasion  car, selon lui, les nouveaux ne se montent pas à la place des anciens, il faudra que je monte en haut du mat car l'ascension ce n'est pas son truc

Nous avons eu le temps de profiter de la famille. Cécile a tourné la page, Jean mi est au Mexique, Cécile sort assez souvent avec ses copines ce qui provoquent quelques réclamations des filles, surtout de Mathilde évidement.

La vie s'est donc écoulé paisiblement le vent étant trop faible pour la planche.

 

Dimanche soir

Nous partons demain, bien que le vent soit fort depuis ce matin et d'est de surcroit; Nous verrons bien ou on pourra aller

Aujourd’hui nous avons fait un restau plage avec Cecile, Megan Muriel et Aurélie, les 2 grandes ayant voulu rester à la maison : «  pourquoi aller à la plage, la maison est déjà sur la plage !  »

 

 

           Lundi Grand Case

  Après été avoir été acheté du mauvais pain français, et essayé d acheter des glaçons (il n y en avait pas à l'épicerie du coin) et des journaux (pas encore ouvert) nous  avons quitté le mouillage vers 9h. L’anémomètre ne fonctionnait pas, ce qui était attendu, mais surprise le speedometre non plus ; quand au GPS il avait un comportement curieux: l'écran n affichait plus qu'une ligne au bout de quelques minutes de fonctionnement normal; La mer était blanche et le vent fort et surtout très est. Après un peu d’hésitation nous décidé de ne pas aller à Statia, car nous risquions d'y arriver de nuit. Donc direction grand case à 3 miles à l’est. L anémomètre s'est mis à remarcher dans une rafale mais la girouette si elle n'était plus bloquée sur 30 degrés, donnait des indications fantaisistes. Selon l'anémomètre le vent était de 28 nœuds, vent apparent bien sur puisque le speedo restait à zéro. ce qui était plausible

Vers 12 h nous avons mouillé à Grand case, dans une zone calme. Hélas, le calme n a pas duré .En fait cette zone était la rencontre du vent qui tournait la pointe nord  et du vent qui passait dans le venturi de l'aéroport/ donc 5 mn de calme, puis une grosse rafale du nord, puis une grosse rafale de l'est ; Le bateau a fait de nombreux tours sur une mer heureusement très plate.

 

Mardi mouillage de Basse Terre à St Kitts

 , nous sommes partis à l'aube pour St Kitts avec un vent un peu moins fort que le lundi (environ 20 nœuds). A 8H 30nous avons viré la pointe ouest de st martin et pu constater que la direction du vent était satisfaisante : nous étions bon plein pour aller à St Kitts. Mais la mer était houleuse  et nous avons eu un peu de mal de mer. A 15 h nous avons atteint la zone calme sous St Kitts, et par chance le vent a continué jusque devant Basse terre, la capitale de St Kitts. Il y a une petite marina ou nous espérions aller, mai il n'y avait plus de place ; alors nous avons mouillé juste devant l'entrée en compagnie de 4 autre voiliers. Nous avons sauté dans l’annexe pour aller à la douane, mais la douane de la marina était déjà fermée, malgré l'insistance du chauffeur de taxi qui voulait nous emmener aux autres bureaux pour 10 USD, nous avons remis au lendemain les formalités.

 

Mercredi   mouillage de white house bay à St Kitts

 

           A 9h du matin nous sommes partis a la douane située dans le grand hall d'arrivée des bateaux de croisière ; heureusement ce jour il n'y avait qu'un 4 mats luxembourgeois. La douane s'est bien passée pour un cout modique 12 USD pour la douane et 3 USD pour le port.

Pour les bateaux de croisière St Kitts a crée un immense centre commercial hors taxe, avec boutiques de luxe, de souvenirs etc.  C'est bien fait mais cela manque un peu d’âme.

Ensuite nous avons  visité la petite ville, propre et sympathique, avec des gens souriants et des belles filles minces (ce n’est pas St Martin). Les maisons sont colorées. Il y a un grand parc avec une fontaine, comme celle de la place des innocents, mais les grâces sont  colorées  et des petites places avec de petites statues, il y a aussi des églises en blocs de lave noire. Peu de voitures circulent dans les rues, les piétons marchent lentement en se disant bonjour. Il y a peu de magasins d’alimentation, mais nous avons réussi à trouver du pain  Le marché sur le bord de mer était fermée.

           A midi nous sommes partis mouiller à white house bay, un de nos mouillages préférés, nous y étions seuls. La topographie de St Kitts comprend un grand volcan, une arête de colline et plusieurs haute collines au sud est avec entre elles des salines ; pour le moment il n’y a encore quasiment pas d’habitations. En fin d 'après midi nous avons été faire une balade à terre et nous avons vu un début d lotissement à grande échelle. Dans quelques années toutes ces collines vont être construites de villas de résidences secondaires ou tourisme, ce très beau site  sera défiguré, mais pour le moment c'est encore très beau.

 

Jeudi  mouillage de Nevis

           Après avoir diagnostiquer quelques problèmes électriques : (un interrupteur défaillant pour le carré  qui a été remplacé par une pince à linge assurant le contact entre les fils et la lampe néon de la cuisine hors service et a remplacer), nous sommes partis pour Nevis, ou nous sommes arrivés pour midi. Nevis est une petite ile dominée par un beau volcan avec des résidences de tourisme tout autour et un village pour capitale.

Nous avons été faire les documents douaniers de sortie de la fédération de st Kitts et Nevis, puis un petit tour dans le village, charmant et propre; en passant par le marché nous avons acheté quelques légumes à un prix encore plus élevé qu'à St Martin : 32 Ec soit environ 50 euros pour 2 kg de tomates, un choux et 4 maracujas.

 

Samedi matin  Deshaies

           Après un lever avant l’aube, nous sommes partis à 6 h du matin pour la grande traversée vers la Guadeloupe. Après la sortie du dévent du volcan, le vent s'est établi à force ¾ d'est nord est. Pour une fois les conditions étaient idéales pour aller en Guadeloupe. Nous avons pu passe prés tout près du rocher de Redonda, pour longer ensuite la cote au vent de Montserrat, pour pouvoir admirer les fumées qui s'échappent toujours autour du sommet du grand volcan   Nous étions à peine éloignés de quelques miles, que nous avons vu une énorme colonne de fumées s'élever vers le ciel, heureusement que n'étions pas sous le vent !

           Nous sommes arrivés a Deshaies à 19 h, dans une rade peu encombrée, seulement 10 bateaux alors que généralement il y a en avait le double. Et nous sommes partis manger au restaurant pour fêter les 18 printemps d’Anne Marie (case du pécheur : cuisine fine et prix assez cher);

Avant de débarquer  nous avons eu la surprise de constater que le ponton avait été supprimé ; ce serait Omar, le dernier cyclone, qui l'aurait détruit.

 

Samedi soir 6 décembre mouillage de Malendure

Après avoir constaté que la douane n'était pas ouverte et ne le serait pas avant lundi matin de 6 à  7 h ; puis 2 h dans la journée, nous avons décidé de reporter les formalités à plus tard ; A noter que la douane en dehors du lundi n’est plus ouverte que les mardi, mercredi et vendredi matin de 6h a 7 h du matin ; le développement du tourisme nautique est vraiment une priorité de Deshaies : plus de ponton et presque plus de douane !

Nous avons fait les courses au supermarché et acheté une tranche de marlin à un  pêcheur ; Sauf pour le marlin, les prix sont à la hausse. Nous sommes ensuite partis avec un vent léger vers Malendure .A peine arrivés, nous avons été retenir une plongée à PPK et dire bonjour  à Anne et Dom, qui nous  invitent pour diner demain soir.

 

Lundi après midi

hier belle plongée le matin au nord des ilets ( près des sources chaudes ) avec en particulier un immense banc de carangues jaunes ; puis dans l'après midi changement de la courroie de l'alternateur qui était si usée que l'alternateur ne tournait plus ; un peu auparavant le compte tour moteur avait cessé de fonctionner mais l'alternateur tournant toujours , j avais craint qu'il ne commence à céder et qu'il faille le changer , j 'avais regardé la possibilité de faire mais était un peu dubitatif car l'ancien et le nouveau n'étaient pas identiques quant aux fils et que le plan de câblage du manuel n'était pas identique aux fils en place : j'en avais deux de trop .

Le soir diner très agréable, chez Anne et Dom, sur les hauteurs de Birlonton,   Ils nous parlent de leurs projets agricoles  .Plus d’un an après avoir payé leur terrain et avoir plante des ananas, ils vont enfin bientôt, en principe, conclure vraiment l'acte de vente devant le notaire  Ceci ne les empêche de commencer à préparer les plantations de vanille, à partir de boutures ramassées dans la foret.

Ce matin nouveau plongée autour de la statue de Cousteau, puis repas bokit  à Canopée

(Un bokit est une espèce de  sandwich ou de samossa, à la morue ou tout autre viande, mais le pain est remplacé par de la pate à pain fraiche cuite à la friture)

La Guadeloupe est aujourd hui bloquée par une grève des patrons (et oui ici tout est possible) et des barrages routiers afin d obtenir une baisse du prix de l'essence ; la Guyane venant d'obtenir après une semaine de barricades une diminution de 50 cts au litre. Il est vrai qu'il y a un monopole d'une société pour la distribution de l'essence et que le prix de vente actuel est de 1 55 le litre de fuel, l'insularité n’explique pas tout puisque; 'à St Martin le prix le moins cher est de moins de 1 USD, soit presque moitié moins.

 

Mardi après midi

Hier après midi, j ai trouvé la panne de l'alternateur, ce n'était que la courroie qui était détendue et très usée. Hier soir nous avons pris l'apéro sur la goélette de Gilbert, également moniteur bénévole à PPK. Nous avons parlé bateaux et croisière en Amérique centrale.

Ce matin j'ai fait du canyoning avec Philippe (Gorges : soit la rivière de Bourseau);

Cela fait plusieurs fois que je la fait, mais le paysage est si beau, que c'est toujours le même émerveillement devant la végétation et le paysage. AM elle a fait une plongée. (Très belle: 3 tortues, des langoustes, murènes, poissons anges,)

 

Mercredi soir

Après 3 jours de blocage des routes, les patrons semblent avoir gagné et le prix de l'essence va descendre, mais il semble que l UGTG  (syndicat local très revendicatif et plutôt violent) ne soit pas content ; ils voulaient faire une grande journée de manifestations mardi, on peut craindre qu'ils veulent faire mieux que les patrons. Il va falloir en tenir compte dans notre programme

Hier soir nous avons vu le terrain d 'Anne et Dom, il est très bien situé et une fois élagué quelques arbres il y aura une superbe vue sur la montagne et la mer. Ils ont déjà installé pas mal de plants de vanilles , mais il faut attendre plusieurs années pour vendre les gousses : il faut un an pour avoir les premières fleurs, qu'il faut pollinies à la main , ensuite il faut que la gousse murisse ( plusieurs mois) , puis mettre à sécher la gousse pendant environ un an , non sans la caresser doucement pour qu'elle exprime la vanilline et la maintenir dans le bon état d'humidité.

Ce matin nous avons une nouvelle plongée

Nous partons demain pour les Saintes.

 

JEU DI 11 septembre. Ilot Cabrit.

 

Encore une journée pluvieuse. La descente jusqu'à Basse terre s'est faite au moteur, puis nous avons eu un bon alizé d'est avec un gros grain en arrivant aux Saintes, il a fallu prendre un deuxième ris en vitesse, sous des trombes d’eau, le vent atteignant les 30 nœuds  

Le mouillage a été compliqué, car il y avait déjà 6 bateaux au mouillage et que les vents tourbillonnaient dans tous les sens, ce qui rendait le choix de la pose de l'ancre difficile.

 

Vendredi  mouillage de Saint Louis Marie Galante

Nous sommes partis à 8 h pour le mouillage de la ville; nous avons fait les formalités d'entrée à la mairie (ouverte de 8 à 12 et de 2 à 4), et quelques courses

puis nous le vent n'étant pas trop fort et la mer calme nous sommes partis vers Marie Galante ; Nous avons louvoyé entre les grains réussissant à en éviter 6 , mais ne pouvant éviter le dernier juste devant la rade de Saint Louis , la pluie tombait si fort qu'il y avait une couche d'eau douce sur la mer .Au total 6 heures de louvoyage pour 17 miles en ligne droite

 

Samedi

Nous sommes descendu à terre pendant que la navette de Guadeloupe arrivait; il y avait donc beaucoup de démarcheurs pour les locations de voiture ; nous avons pris la première qui proposait une clio pour 35 euros la journée .Et nous avons visité l’ile, avec beaucoup de soleil. C'est vraiment une très belle ile, avec des paysages variées : une cote nord et est de hautes falaises calcaires  et un intérieur de collines avec des dépressions profondes au fond desquelles il y a des mares ; la culture principale est la canne à sucre, mais il y aussi beaucoup de pâturages avec des vaches à grandes cornes et des taureaux à bosses.

 

Dimanche ilot Cabrit

Après des courses à Saint Louis (légumes au marché à un prix raisonnable, viande  au boucher à coté du marché et glaçons), nous sommes partis à l'anse canot 3 miles au nord. Hélas le vent et la houle avait viré au nord est, le mouillage était un peu rouleur et surtout le débarquement en annexe sur la plage semblait acrobatique. De plus le ciel était de nouveau sombre et porteur de grains ; Alors nous avons décidé de revenir aux Saintes, abandonnant définitivement l'idée d'aller à Pointe à Pitre, en raison de la grève du mardi qui pouvait être dure et fermer et la marina et surtout les ponts de la rivière salée.

Après 3 heures de navigation vent arrière, nous avons mouillé sous l'ilot Cabrit, avec les mêmes difficultés : encombrement du mouillage et vents tournants

Profitant d'un moment de soleil nous sommes montés jusqu'en haut de l'ilot pour admirer le panorama sur l'archipel 

 

Lundi 15

Après des pluies ininterrompues jusqu'à 10h,le soleil a fait son apparition et nous avons fait un tour en palmes ,tuba jusqu'à la pointe W de l'ilot Cabrit ,très décevant; de retour au bateau nous avons décidé de lever l'ancre pour Terre de Bas ( à peine 2 miles) A 12H, juste pour l'apéro, nous avons mouillé dans le seul mouillage possible de l'ile, l'anse Fielding ou nous étions seuls et parfaitement bien  nous préférons cette ile à Terre de Haut beaucoup moins touristique ,très propre , d'un grand calme Nous avons occupé notre après midi à une longue balade de 3h  sur la trace dite des falaises ,d'abord le long de la mer coté rade des Saintes puis montée vers le sommet ( 260 m !!) à travers la belle forêt du centre de l'ile : gommiers rouges, bois d'inde, flamboyants, courbarils  ...très agréable

Les traces sur terre de bas sont bien faites et bien indiquées. Et elles sont presque toutes en grande partie sous les ombrages,

Manifestement l'ile essaye d'attirer les touristes, sans encore y arriver ; c'est donc le bon moment d'y aller!

 

Mardi

Il est temps de penser au retour puisque nous avons prévu d'être à St Martin vendredi soir ; Ne pouvant passer par la rivière salée (risque de grève avec fermeture des ponts permettant d'atteindre Grand cul de sac (les cayes du Nord Guadeloupe), nous avons levé l'ancre à 8h pour la cote sous le vent  pour Rivière de Sens, petite marina ou il est en principe de faire la clearance de sortie. Cette marina, la seule de la cote caraïbe est totalement occupée par les locaux et n'a pas de ponton d'accueil. Il faut donc mouiller à l'extérieur et aller en annexe essayer de trouver une place ou débarquer  Nous y étions à 10h ,tout cela pour nous casser le nez au poste de douane ou nous avons pourtant sonner un bon quart d'heure  ,le bureau étant censé être ouvert; des gendarmes maritimes sortant du bureau situé à coté nous août confirmé qu'il fallait beaucoup de chance pour trouver le bureau ouvert ! Peut être y arriverons nous à Deshaies ou nous sommes repartis aussitôt

A 13 h, nous avons pu arrêter le moteur, le vent étant revenu du NE. Contrairement aux prévisions météo, le vent n'a cessé de monter pour s'établir à 25 No, c’est donc avec un ris et au louvoyage que nous avons atteint Deshaies à 17 H  ouf quelle journée ! Nous avons apprécié notre petit apéro du soir. Il n'y avait pas beaucoup de voiliers au mouillage, dont beaucoup d’étrangers avec le pavillon jaune (formalités d'entrée dans le pays non faites) ; il va y avoir queue au bureau demain matin à 6H;

 

Mercredi mouillage de la rivière Goyave dans le grand cul de sac marin

A 6h j'ai donc pris l'annexe pour me rendre à la douane. Evidement elle était fermée. En fait les horaires affichées changent toutes les semaines, ou plutôt il y avait une nouvelle affiche donnant des horaires pour la semaine passée et qui étaient différents de ceux de la semaine pas d'avant .Ce mercredi les horaires de la semaine n'étaient pas affichés. Tant pis nous ne ferons pas les formalités de sortie.

Finalement il n'existe que deux possibilités de faire une clearance en Guadeloupe : les saintes et pointe a pitre ; et ce dernier n'est pas très pratique surtout pour les quillards puisque la sortie par le nord leur est interdite par une barre à 1,60 m à la sortie de la rivière salée. La région Guadeloupe pour améliorer le tourisme nautique va créer un portail internet, une délégation de clearance à l'office de tourisme de Deshaies serait plus efficace, pour éviter que les voiliers évitent la Guadeloupe.

Nous sommes donc partis de bonne heure pour le nord ; le vent était faible, avec une grosse houle de nord est. Après une hésitation pour aller visiter le port de Sainte rose, nous avons décidé d'aller dans le grand cul de sac marin, pour être sur de trouver un plan d'eau calme.

Le long chenal d'entrée n'a pas été trop difficile, car le vent était quasiment nul. Mais que les bouées sont loin les unes des autres- et difficiles à repérer, d'autant qu'il y a aussi les bouées du parc maritime que l'on peut confondre de loin avec celles du chenal ; d'autre part avec un peu de dérive traversière (courant ou vent) il n’est pas facile de l'estimer et le chenal n'est pas si large. A l'entrée du chenal un bateau était mouillé juste derrière la première caye  sur une eau parfaitement plate.

Nous avons choisi d'aller visiter la rivière Goyave et avons mouillé juste devant l’entrée. Nota la carte du Patuelli est partiellement fausse : la seule entrée est l'entrée sur la face sud de l’estuaire, juste devant une bouée jaune. Pour y aller on peut aller directement a partir de la bouée C8 en direction de la bouée jaune à l'est de l’estuaire, a 300 m environ obliquer sur la gauche vers la deuxiéme bouée jaune (celle devant la quelle mouiller) Il y a une caye peu visible qui déborde la ligne droite entre les 2 bouées 

La balade sur la rivière en annexe est très jolie ; la rivière a une cinquantaine de mètres de large. Au début les rives sont couvertes de palétuviers, puis apparaissent des herbages avec de gros bœufs aux grandes cornes et des champs de canne à sucre Les rives sont couvertes de bambous, de palmiers et de manguiers. C'est un grand calme champêtre, presque aucune trace de présence humaine.

La soirée est très calme très loin de tout, sur une eau lisse comme un miroir.

 

Vendredi soir mouillage de Marigot

Ca y est nous sommes de retour à Marigot. Le retour a été inhabituel, et facile.

Nous pensions faire une halte à St Kitts pour y passer la nuit, mais la météo annonçait que le vent faible de nord est allait virer au nord le vendredi; dans ces conditions le vent aurait été de face entre St Kitts et St Martin. alors que jeudi matin le vent était faible mais suffisant pour aller sur un bord de bon plein directement sur St Barth et St martin. Nous avons donc décidé de passer la nuit en mer, d'autant que le temps était beau et les risques de grain très faibles Le vent apparent variait entre 8 et 13 nœuds, juste suffisant pour assurer une moyenne de 5 nœuds. Au sud d'Antigua (le tiers de la route), le vent est passé au nord et nous aux prés serré mais avec le cap sur St Barth. Nous sommes arrivés à St Barth au lever du soleil et avons continué vers Tintamarre petite ilot au nord est de St Martin. Si le mouillage de Gustavia était encombré, les mouillages pourtant bien plus jolis de Colombier et l'ile fourche étaient quasi vide.

Nous sommes arrivés à Tintamarre en même temps que 3 catamarans de promenade de jour, mais il y avait encore de la place et nous avons mouillé tout au nord, pres de la pointe rocheuse pour ne pas les voir. Nous n'avons pu vu passer que des nageurs avec des masques et des bouées jaunes. Il ne faut prendre aucun risque avec les américains !

Heureusement après notre snorkeling, les catas sont repartis, et nous sommes restes peu nombreux; après une courte balade sur l’ile( mais il n'y a pas de sentier qui permette une grande balade), nous sommes repartis à 14 h 30 pour rentrer sur Marigot ou nous sommes arrivés 2 h plus tard.

Rendez vous est pris avec Cécile à 18 h 30 au ponton et notre soirée s’est agréablement terminée au Calmos Café, un restau sypa au bord de l’eau à Grand Case

 

Notre première partie de croisière est terminée avec 450 miles au compteur.

Place maintenant à la famille jusqu'au 10 janvier puis après un bref retour en France pour corriger les parathyroïdes d'AM  départ pour le carnaval de Trinidad et l'hivernage à Curaçao

 

Bonnes fêtes à tous

Publié dans : luliberine
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Mercredi 9 avril 2008 3 09 /04 /Avr /2008 16:14

 Bulletin n 9

 

mercredi 19 mars

mouillage de l'îlot Madame , havre du Robert

 

Notre remontée de la côte au vent de la Martinique se poursuit sous un temps variable et sous la menace d'une alarme orange pour une forte houle de nord envoyée par les tempêtes au large des États unis. Pour le moment nous n'en sommes pas gênés , mais cela rend difficile des prévisions de route  d'autant que le très long week-end de Pâques des administrations ( du jeudi au mardi ) rend impossible la sortie de Martinique avant mardi.

 

Dimanche , une belle navigation nous a conduit au mouillage de l'îlot des palétuviers dans la baie des anglais au sud est de la Martinique . C'est un beau mouillage dans un cadre de collines verdoyantes , tout au fond d'une grande baie peu profonde à cause des pâtés de corail. Le mouillage derrière un îlot est très tranquille. La baie aussi est tranquille, peu fréquentée sauf par quelques locaux qui viennent depuis cap chevalier en barque pour pique -niquer sur la plage.

Après la grosse chaleur du début d'après midi , nous avons suivi le sentier qui va jusqu'à cap chevalier , dans la mangrove .

Lundi encore une belle navigation sous un temps gris , rendant difficile le repérage des bancs de corail. Nous avons pris le canal du Vauclin entre des cayes et la côte pour profiter d'une mer plate ; il est heureusement bien balisé. Nous sommes passés devant petite grenade , abri anticyclonique , mais la passe entre les cayes déferlantes , sans autre repère que les vagues , avec un temps gris et un bon vent nous poussant sur les cayes ne nous a pas inspirés et nous avons continué jusqu'au cul de sac frégate. La cote est devenu très construite et par des maisons souvent très laides . Il ne reste que les îles , elles aussi construites mais avec une densité faible. Après un aller et retour dans le cul de sac, nous avons mouillé sous le vent de l'ilet Terry . Le décor est agréable , à coté des fameux fonds blancs de Joséphine , petit espace entouré de corail avec un fonds de sable très blanc, ou, dit on , Joséphine venait prendre des bains . Un catamaran y était mouillé.

Mardi , pour éviter la forte houle annoncée , nous avons été dans la baie du François . Là encore , les alentours du village ont été défigurés par des constructions hideuses . Nous avons mouillé sous l'ilet Lavigne , heureusement dans un environnement encore un peu sauvage, à part quelques cases délabrées en tôle ondulée sur la cote.

Nous avons trouvé de la glace pour pécheurs , à la petite marina ; nous avons eu deux énormes sacs de paillettes bien froides, qui doivent durer plusieurs jours  .Nous avons aussi remonté en annexe le canal vers la ville, jusqu'au marché des pécheurs . Nous n'étions plus très loin du bourg, mais comme il était difficile de sécuriser l'amarrage de l'annexe , nous sommes repartis après avoir constaté que le boulanger le plus proche était fermé.

Aujourd'hui ' hui nous sommes remontés vers le nord pour mouiller dans la baie de Robert , afin d'avoir plusieurs mouillages protégés de la houle de tempête qui se fait attendre . Nous avons fait une jolie navigation à la voile au milieu des pâtés de corail , heureusement bien visibles sous un ciel bleu , et avec un vent faible ce qui nous permettait de virer sans trop d'effort ( nous avions le foc ) , en nous laissant le temps de faire la navigation à l'ancienne avec des relèvements . Nous nous sommes mouillés à l'entrée de la baie sous l'îlot madame . Là encore, la cote sud de la baie est défigurée de villas affreuses .

Nous sommes heureusement à l'extérieur de ces constructions.

Nous sommes arrivés juste avant un grain énorme , qui me laisse le loisir de mettre à jour le bulletin. 

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dimanche soir

mouillage de la baie du trésor  presqu'île de la caravelle

 

Selon la radio, la houle de nord s'apaise , après avoir fait quelques dégâts sur la cote nord de la Martinique.

Pour nous , bien protégés derrière de nombreuses cayes , elle ne nous a pas gênés et nous avons eu des mouillages parfaitement calmes , seulement un peu clapoteux avec le vent sous l'îlot madame.

Après donc une nuit un peu clapoteuse , nous avons traversé la baie pour aller mouiller sous l'île Chancel, avec une mer plate et une bonne ventilation passant entre cette ile et l'ilot voisin.

L'environnement est assez sauvage , mais là encore quelques constructions assez laides n'améliorent pas le paysage . L'île Chancel, bien que public est interdite à la marche pour protéger le biotope et les iguanes , mais il y a une maison et des moutons qui paissent librement sur l'île; les iguanes ont beau pouvoir monter aux arbres, les moutons doivent leur prendre pas mal de nourriture . Nous avons quand même fait une petite marche dans la mangrove et le long de la côte a partir de la plage autorisée. L'île est recouverte d'une foret sèche pas très dense .

 

La glace commençant à fondre , nous sommes partis le lendemain matin mouiller devant le village du Robert.

 C'était le vendredi de Pâques et le village était presque mort; Seule l'église était pleine . Le village construit sur une butte , est assez joli dominé par une église en bois bleu ciel.

Au pied de l'église , se trouve le cimetière, très coquet avec des tombes familiales toutes blanches et pleines de fleurs . Beaucoup de commerces étaient fermées  mais quelques maraîchers devant leur voiture vendaient des fruits et nous avons trouvé quelques épiceries et une boulangerie. Nous avons recherché sans la trouver la station service qui devait avoir de la glace ,  mais cela nous a permis de nous balader dans les faubourgs , eux aussi très coquets avec de toutes petites maisons dans des jardins fleuris. Finalement nous avons trouvé de la glace au petit snack situé au pied de l'appontement . Nous sommes repartis après ces courses pour nous mouiller sous l'îlot petite Martinique, dans un cadre agréable et sur une mer bien plate.

Nous avons fait une petite promenade en annexe, jusqu'à la baie du Galion ( il y a un passage pour annexe ), pour regarder la houle qui ne nous a pas paru énorme. L'ensemble du havre du Robert fait un peu penser à un petit golfe du Morbihan et si la cote Nord n'est pas exempte de constructions celles ci restent suffisemment discrètes pour ne pas la défigurer.

Samedi matin , nous sommes repartis mouiller devant le Robert,afin de déposer nos poubelles, puis, après avoir attendu le passage d'un gros grain nous sommes partis à la voile pour la baie du Galion , belle navigation avec un vent de 12 noeuds , force de vent qui me fait un peu râler , juste pas assez pour la planche; les trois planches sur l'eau ne planaient pas malgré de grandes voiles. Par contre, pour une navigation au louvoyage le vent était parfait. Nous sommes arrivés vers  13h 30 , devant le petite plage juste après la pointe Brunet. La baie du galion est beaucoup moins construite et  jolie, dominée au nord par la presqu'île de la caravelle, très boisée. Le mouillage était parfaitement calme. Nous avons cherché ensuite le sentier , tout d'abord prés de l'habitation Blin , mais deux gros chiens m'ont dissuadé de débarquer ; alors nous avons été jusqu'à la plage à l'ouest de pointe Brunet. L'anse est belle, mais truffée de pâtés de coraux. Nous avons réussi à aller jusqu'à la plage et à trouver le sentier , que nous avons un peu suivi ; il monte dans la forêt qui ne laisse que peu de vues sur la baie , mais quelles belles vues .

Au retour, voyant passer deux coureurs à pied sur la plage devant notre mouillage , nous avons été  voir , et bien oui le sentier passait là !

Ce matin nous sommes partis à la voile pour la baie du trésor , juste à l'entrée de la baie ; c'est un très beau site sauvage, au pied du phare, accessible en navigant à vue dans les pâtés de coraux bien visibles si le soleil est du bon coté. Nous avons mouiller devant la petite plage , qui en ce dimanche de Pâques était un peu occupée. Nous avons fait une grande promenade de 3 h sur le sentier , en allant jusqu'à la pointe Caracoli , d'un coté , et au sentier botanique prés du château dubuc de l'autre coté. C'est magnifique et  nous avons profité de la beauté du mouillage devenu désert au coucher du soleil..  

 

Ps le soir apéro avec nos voisins d'un catamaran basé au Robert que les propriétaires veulent changer pour un monocoque.

Le mouillage à la baie du trésor est interdit la nuit , mais il y a tellement de passe droits dans la réserve, dont une cabane pays ( en tôle rouillée ) sur la plage et si peu de contrôle que peu à peu les voiliers reviennent ; la nuit précédente ,il y avait un Oceanis 505 local .

 

Vendredi soir28 , mouillage de Saint Louis Marie Galante

 

Je reprends le récit de notre remontée

Le lundi  au  matin , nous sommes partis vers Saint Pierre afin d'y faire les formalités de sortie pour pouvoir ensuite nous arréter en Dominique. La houle du nord était tombée et ce fut une belle navigation avec un bon vent , surtout vers la pointe nord de la Martinique ou il s'est établi entre 25 et 30 noeuds . Cette portion de côte magnifique vu de terre , l'est aussi vu de mer . Le vent s'est maintenu plus ou moins jusqu'à la rade de Saint Pierre et nous avons mouillé au sud de la jetée .

Ce lundi de Pâques tout était fermée , même les restaurants . Nous avons retrouvé Kideor en partance pour la Guadeloupe.

 

Mardi matin nous avons pu faire la clearance au cyber-café l'escapade , ( sur la place au sud de la place du marché) , puis nous avons aussi réussi à trouver de la glace pour notre glacière. Nous sommes partis vers 9h 30 ,direction la Dominique, et un vent très sympa nous a poussé jusqu'à Roseau ou nous sommes arrivés vers 16 h . Il y avait pas mal de bateaux , mais un boat boy nous a trouvé une bouée ( 10 usd ) la bouée est quasi obligatoire compte tenu de la profondeur des fonds tout près de la grève; nous avons été faire la clearance , vite expédiée et pas très cher 15 ec et s'inscrire pour une plongée le lendemain à l'hôtel Anchorage (90 us le bi -tanck)

Malgré le mauvais temps,(grains et rafales de vent ),nous avons fait 2 très belles plongées à la Soufrière sur 2 sites appelés « pinacles »:des pitons très riches en gorgones ,coraux et éponges de toutes les couleurs ;nous y avons même vu 2 hippocampes ce qui est rare et une tortue très tranquille broutant des algues sous notre nez Au retour ,nous avons décidé d'aller dormir plus au nord ,à Salisbury ,un mouillage que nous aimons bien ou,de plus ,se trouve un autre petit club de plongée que nous n'avons jamais essayé. Partis à 13 H,sous génois seul, nous avons essuyé de fortes rafales à partir d'un petit village, Layou ( jusqu'à 29 No) et nous avons fini ,vu le vent , par rouler le génois et finir au moteur pour attraper une bouée devant la plage de Salisbury à16H30 .Un tour à terre nous a permis de nous dégourdir les jambes et de faire la connaissance d'Harald, un allemand ,et Béatrice,française à l'accent méridional,les propriétaires du club de plongée.

Après une nuit un peu houleuse,nous sommes donc partis plonger avec eux et toute une équipe de plongeurs francophones pour une fois :français, suisses et belges . Ils avaient décidé de plonger à la Soufrière ou nous étions la veille .La majorité ne connaissait pas ces sites et cela ne nous ennuyait pas ,les plongées y étant toutes très belles. Là encore ,nous avons subi grains et rafales de vent ;heureusement, les plongées étaient réussies et l'ambiance très sympa . Au retour ,nous avons mangé au resto du club:bon et très abordable et terminé la journée par une grande balade dans la vallée toute proche de Macoucheri : 2 H de marche au milieu des cultures de canne à sucre , primeurs, cocoteraies le long de la rivière dominée par de très hautes falaises calcaires.( nb prévoir 4 h a et r pour aller jusqu'au bout de la route, en 1 h on arrive au pied de la montée dans la foret ) /Bref, c'est une très bonne étape :le club est sympa , moins cher qu'à Anchorage Hotel et le cadre très beau , malgré un plan d'eau un peu rouleur (nous commençons à nous y résigner)

   Ce matin donc ,nous sommes repartis au moteur ,faute de vent,jusqu'à Porsmouth; nous avons décidé de ne pas faire de formalités de sortie ce qui nous gagne une journée .De plus ,vu le crachin, nous n'aurions rien pu faire. Nous avons donc envoyé les voiles, direction Marie Galante.  Dès la pointe de Dominique, le vent s'est établi: 20 à 25 noeuds , heureusement d'est ce qui nous a permis avec 1 ris et foc1 d'atteindre Marie Galante sans tirer de bord , malgré pluies et grains Après 30 miles et 6 H de navigation, nous avons donc mouillé à Port Louis, sur le coté sud de la jetée par 2 m de fonds . Entre deux grains , nous avons débarqué pour faire des courses . La petite jetée à annexes a disparu , il faut donc aller débarquer sur la plage . Décidément tout semble fait pour décourager les voiliers de venir à Marie Galante  , ce qui semble difficile d'ailleurs car nous sommes plus d'une vingtaine de bateaux dont deux qui ont été contre le vent à Grand Bourg et qui en sont revenus . Nous avions vu l'an passé que la « marina » avait été occupée par les locaux et rendus inaccessibles aux visiteurs. Comme la clearance se fait à l'office de tourisme de cette ville, nous ne la ferons pas à Marie Galante et attendrons les Saintes ,ou plus tard. Nous avons trouvé une épicerie qui vend de la glace , mais pour les journaux en  dehors du journal local , il n'y a rien .

 

 

Jeudi 3 avril, mouillage de Deshaie

 

Décidément le temps n'est plus ce qu'il était et nous sommes en attente d'une baisse de vent pour repartir vers Saint Martin ; pour l'heure selon la météo il souffle à plus de 35 noeuds avec  des vagues jusqu'à 6 m . Dans la rade , nous avons sous les grains des périodes à plus de 30 noeuds , il y a des grains toutes les heures !

Samedi dernier nous sommes partis vent arrière pour les Saintes , nous avons eu un vent moyen avec une mer assez grosse . Pendant ce temps là, nos amis de Kideor venaient de Pointe à Pitre, sous 3 ris et tourmentin . Nous les avons retrouvés au mouillage , comme nous , ils avaient eu beaucoup de vent la semaine précédente. Evidemment nous sommes arrivés trop tard pour l'ouverture de l'office du tourisme qui fait la clearance . Le soir apéro à bord avec l'équipage de Kideor qui repart pour Le Marin.

Dimanche nous partons avec un vent de 25 noeuds pour Mallendure , en plaignant tous ceux qui rentrent à POP contre le vent , avec beaucoup de ris et pour la plupart au moteur. Après Basseterre ( pointe sud de Guadelope), le vent tombe presque totalement , mais nous arriverons à continuer à avancer à la voile jusqu'au mouillage

A peine arrivés, les grains s'installent et nous bloquent dans le bateau, faisant même renoncer AM à la baignade. Lundi nous allons voir nos amis de Canopée et faisons une plongée avec PPK , jardin de corail, derrière la pointe; c'est beau avec de gros rochers et de nombreux poissons mais le temps gris gâche un peu le spectacle. Le lendemain je fais un canyon ( vallée de Beaugendre ) c'est toujours beau malgré le temps gris , il y a pas mal d'eau et nous terminons sous la pluie ; AM elle plonge de nouveau. Le soir nous mangeons chez Anne et Dom . Leur reconversion en agriculteurs avance doucement ; les ananas se portent bien , mais l'achat du terrain n'est pas encore totalement finalisé chez le notaire .En guadeloupe, c'est encore plus long qu'en métropole . L'activité de Canopée est difficile, et le nombre de touristes actifs est en forte baisse , le plongée affecte une baisse de 30 % , seul le bateau de verre va bien ! . ce qui engendre des comportement peu éthiques entre concurrents et des baisses de prix qui vont peut -être ruiner tout le monde!

Hier nous sommes repartis sous les grains avec un petit gag , ayant attaché le mousqueton de drisse de GV sur le coulisseau , celui ci a cassé , m'obligeant à monter au mat pour récupérer la drisse , un peu sportif car il y a un peu de houle. Arrivés à Deshaies, nous avons eu la chance qu'un douanier nous fasse la clearance bien que le poste soit fermé , mais cela ne nous servira finalement à rien, car avec la météo nous renonçons à aller à Statia . et nous passons l'après midi à regarder passer les grains .    

 

Mercredi 9 avril , à Saint Martin

 

Nous voici donc arrivés à la fin de notre périple et ravis de retrouver toute la petite famille .Je termine ce bulletin pendant que Jacques se prépare à faire de la planche devant chez Cécile, le vent continuant à souffler.

Nous avons décidé de remonter très vite sur St Martin pour pouvoir fêter l'anniversaire des filles Mathilde et Megan .Il nous restait donc 3 jours

Le vendredi matin, la météo ayant annoncé une légère amélioration de temps( pas plus de 20 No et moins de vagues), nous sommes partis à 7h avec cependant 3 ris et le foc .Bien nous en a pris ; à peine dépassée la pointe nord de Guadeloupe ,nous avons été cueillis par un vent costaud , 30 noeuds en moyenne ,et des vagues assez impressionnantes ,3 à 4 m ; du coup , nous avons extirpé le tourmentin du fond du bateau ( en 8 ans ,ce n'est que la 2°fois) pour remplacer le foc .Heureusement ,nous étions portant et nous avons ainsi filé jusqu'à St Kitts: 8h de navigation , arrosés de temps en temps par quelques jolies vagues mais ,par chance, pas de pluie ,même sous les grains .Nous avons du battre notre record de vitesse:pas loin de 8 noeuds de moyenne !

A mouillage de White House, sud de ST Kitts, malgré le vent ,le plan d'eau était calme et la nuit réparatrice .A 7 h,nous avons levé l'ancre pour St Martin,après avoir remis le foc. Il n'y avait plus que 20 à 25 no , une mer toujours turbulente et un plus gênante car nous étions travers. Un peu

moins rapide ( 7 noeuds) mais un peu plus arrosés par quelques gros grains à pluie, plus avons jeté l'ancre à Marigot ,vers 16 H . Le mouillage ,bien que très grand, est surpeuplé , une bonne centaine de bateaux,beaucoup  en attente d'une accalmie pour reprendre la navigation.

  Après un rangement très rapide, pressés d'embrasser  Cécile et les filles , nous les avons rejointes pour fêter l'anniversaire des 2 filles  avec tous les amis petits et grands,invités par Mathilde .Cécile nous avait mijoté un bon couscous et la soirée a été joyeuse .

L e vent continue ,il ne fait pas très chaud mais le soleil est tout de même de retour. Nous allons profiter au maximum de cet épisode familial avant de désarmer le bateau pour rentrer début mai

 

 


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