Samedi 15 mars 2008 6 15 /03 /Mars /2008 20:48

Jeudi 5 mars mouillage du blue lagoon

St Vincent  pointe sud est

 

Le vent souffle fort de l'est nord -est alors nous avons remonté doucement vers le nord en choisissant des mouillages bien abrités , que nous espérions peu ventés , Nous nous sommes donc arrêtés à Canouan dans la baie de Rameau , un peu au sud de l'anse Corbac . Nous étions au pied d'une muraille d'arbres de plus de 100 m de haut (à moins de 50 m du bord ) et malgré cela nous avons subi de fortes rafales de vent qui passaient par dessus la colline. Nous avons fait un snorkel moyen, dans les blocs de rochers du bord . Puis nous avons été jusqu'à Bequia , dans la grande baie , ou nous nous sommes mouillés devant la Princess Point , pour éviter les zones à bouée. Le mouillage était calme quant aux vagues , mais la encore les rafales étaient fortes . Nous avons été à pied jusqu'à Friendship bay, balade que nous avions faite en 1988. Quel changement ! Il y a maintenant une route fréquentée par des minibus qui roulent à tombeau ouvert ; le paysage bucolique est devenu extrêmement construit de belles villas . Bequia semble maintenant une ile résidentielle avec beaucoup de blancs  . La petite ville de port Elisabeth est touristique avec des restaurants sur le bord de mer . Comme nous avions achetés un demi thon à un pêcheur de Canouan , nous avons dîné à bord . Bequia fait un peu penser à Saint Martin coté français , la végétation étant plus haute , avec beaucoup de fleurs dans les jardins  .

Et puis ce matin nous avons traversé au près le canal  entre Bequia et Saint Vincent avec de bonnes rafales , et des vagues à certains moments très fortes et creuses , sans doute des effets de courant . Il ne nous a fallu que 4 virements de bord pour arriver à Blue Lagoon, petite anse encerclée par des reefs , mais le houle rentre quand même un peu , on se demande par ou !. Nous avons pris une bouée , il faut dire qu'il n'y a pas de place pour mouiller et ce n''est pas très cher : 80 ec pour deux nuits .

Notre programme est maintenant de visiter la moitié ouest de St Vincent que nous ne connaissons pas du tout puis de faire la moitié est à partir de Walilabu ou nous remonterons en bateau. 

 

Samedi soir

mouillage de Walilabu

Sauf le fait que faute de crédit téléphone ( le portable orange passe partout , mais nous n'avons pas réussi à trouver comment le recharger avec la carte bleue !!! ), tout va bien et nous sommes contents d'avoir pris notre temps pour visiter St Vincent .

Nous avons été tout d 'abord visiter Kingston , en empruntant un minibus local; les records de remplissage du Guatemala ne sont pas battus , mais comme certaines noires valent non pas deux blanches mais 3 mayas , en poids nous ne devions pas être loin du record ( pour mémoire 24 dans un minibus ) , nous étions seulement 21 , plus un petit enfant. Les conducteurs étant payés au chiffre d'affaire , les minibus roulent à fond sur des routes de montagne  car toute l'île est très montagneuse; entre Blue Lagoon et Kingston , il y a 2 miles par la mer et au moins 10 kms par la route qui monte et descend . Kingston n'est pas une jolie ville, le front de mer est occupé par le port de commerce mais il y a encore de vieilles maisons en pierres noires, des rues commerçantes avec des arcades, des églises style anglais et un petit joyau kitsch : la cathédrale catholique. Les rues sont animées, et les magasins bien approvisionnés, il y a un très grand marché couvert avec de petites échoppes de légumes et de fruits, mais aussi des vendeurs ambulants , beaucoup d'enfants en uniforme scolaire . C'est donc une ville ou il n'est pas désagréable de se promener et ou n'avons jamais importuné. Pour nous aider à trouver une place dans le bus pour le retour, à la station principale de bus,  une dame a sûrement perdu une dizaine de minutes à attendre avec nous pour nous montrer le bon bus car rien n'est marqué.

Le lendemain nous avons fait un tour en taxi . Après avoir hésité à monter au volcan (à cause du prix 150 usd mais surtout des nuages toujours présents), nous avons visité le coin sud est de l'île , et surtout la Mesopotamia valley , qui doit son nom comme celle de l'Irak au fait que c'est une triple vallée. C'est un ancien immense cratère , drainé aujourd'hui par 3 rivières, qui se réunissent pour atteindre la mer dans de très belles gorges .C'est une région très cultivée, avec des champs de bananes et de cocotiers , des dasheens, des ananas et autres fruits et légumes. Les maisons sont coquettes et plutôt grandes; selon notre chauffeur beaucoup sont propriété d émigrants qui reviennent  construire au pays . Nous avons été aussi a un beau jardin botanique au pied des montagnes et de la grande forêt. La marina étant très animée avec l'arrivée de nombreux locataires de bateaux ( c'est une base Sunsail )nous avons été dîner au restaurant « barefoot », d'un bon ragoût de chèvre , copieux mais assez chers ( 80 ec le plat )

Vendredi nous sommes repartis en longeant la côte, heureusement vent arrière avec un très fort vent ; dans la baie de Kingston , il y avait plus de 25 noeuds avec des rafales à 30; de Blue lagoon à Kingston , la côte est très peuplée , les maisons s'étagent sur les pentes très fortes; puis ensuite en remontant la cote sous le vent , il y a beaucoup moins d'habitations. La côte devient magnifique avec des plages de sable noir , des cocoteraies en premier plan et de hautes montagnes en deuxième plan. Nous sommes passés devant le mouillage de petit byahaut , mais l'hôtel a fermé, puis devant celui de la plage noir au nord de Layou . Nous sommes arrivés vers midi à Walilabou. C'est une crique qui a servi pour tourner certaines scènes des pirates des Caraïbes et il reste encore des façades ( en carton pâte ) des maisons de  ville,un pont, un embarquadaire... , mais de loin cela n'est pas mal. Un boat boy nous a conduit jusqu'à une bouée et nous a aidé a nous amarrer sous les rafales , nous étions le seul bateau. Une autre barque est venue nous proposer des colliers et des fruits , le tout à des prix abordables .   Dans l'après midi nous avons marché jusqu'à une petite chute d'eau . Nous avons marché sur la route , mais elle est peu fréquentée et le paysage est superbe. Nous sommes ensuite allés faire la clearance out au bureau de douane qui a ouvert à 16 h 30 . Le douanier très aimable m ' indiqué que j'avais 24 h pour partir et que si nous voulions rester un jour de plus il faudrait revenir le voir ; la douane est ouverte tous les jours , sauf en cas de cyclone !

Le soir nous avons été dîner au restaurant en face du ponton, non sans avoir reçu des propositions de 3 autres restaurants . Les boat boys ne sont pas très nombreux , ni agressifs , mais il y en a encore . Le liner était bon . Nous avons dîné avec l'équipage de Vitamine , qui remontait vite de Grenade vers Le marin pour réparer ; ils trouvaient que c'était la plus pénible des croisières qu'ils avaient faites (question vent et mer).

 

Lundi matin mouillage de Cumberland

Nous étions décidés  à rester une journée de plus à Walilabu, mais après que nous ayons fait une promenade pour voir le point de vue depuis la tour qui domine la baie, le vent s'est levé , une espèce de brise de mer du nord-ouest qui a levée de bonnes vagues . Vers midi , nous avons donc largué la bouée et avons fait 1 mile au moteur pour trouver refuge dans la baie au dessus . Curieusement alors que sur la carte rien n'indique que leur régime de clapot puisse être différent , la baie était calme. Un rasta cool nous a indiqué ou mouiller puis à porter une amarre à terre . Nous sommes dans le coin nord de la baie, en face d'un restaurant pays dont le propriétaire a élevé de véhémentes protestations quand nous avons refusé son offre pour préférer celle du restaurant des français , représenté par le rasta cool. Il s'est calmé contre la promesse que ce serait lui qui déferait le lendemain l'amarre à terre. Dans l'après-midi nous avons fait un snorkel le long de la côte nord de la baie ; les fonds sont assez beaux mais il y a peu de poissons . Après un coucher de soleil à rayon vert, après l'apéro sur le bateau , un peu attristé par la baisse inéluctable du niveau de la dernière bouteille de Bologne, nous avons été dîné au Black Baron , le restaurant français , ou nous avons dîné d'une très bonne dorade coryphène. Il y avait beaucoup de français , des voileux du bateau papa djo, mais aussi des locaux .

Nous sommes prêts à partir pour Ste Lucie

 

 

Mardi soir mouillage de la Soufrière , Ste Lucie

 

La traversée vers Ste Lucie a été pénible. Très vite le vent s'est levé , nord est assez fort ( 18 noeuds ) , avec des courants probablement forts car la mer était par moment infernale : des vagues creuses de plus de 2 m qui déferlaient souvent . Évidement dans ces conditions le près n'était pas fameux puis la mer s'est calmée , probablement la renverse de courant qui nous alors entraîné vers l'ouest . A la latitude de la pointe sud de Ste Lucie , mais très loin dans l'ouest ( 10miles ) le vent a tourné nord , puis est tombé; Nous avons donc du finir au moteur , contre une mer clapoteuse . Nous sommes arrivés vers 16h dans la baie de la Soufrière, après plus de 50 miles de mer contre 35 en ligne droite. Un boat boy peu aimable nous a aidé à nous amarrer à une bouée ( obligatoire , car nous sommes dans une réserve marine ) et nous a convaincu d'aller immédiatement à la douane . Un peu abrutis après 8 h de brassage, nous avons accepté , et la douane était déjà fermée! Nous avons payé le bateau taxi pour rien , si ce n'est pour trouver de la glace ( station texaco ) .

Heureusement le soir nous sous sommes réconfortés en mangeant une belle langouste ( acheté à un pécheur de Cumberland ) et en buvant un chablis à bonne température grâce à la glace . NOTA  depuis que le frigidaire est en panne , nous n'avons plus à nous préoccuper des batteries , elles sont toujours chargées avec les panneaux solaires ,; fini aussi les recharges au moteur , nous économisons du fuel , ( mais nous achetons de la glace , je ne sais pas quel est le meilleur prix de revient et il faut en trouver).

La nuit a été agitée , pas de vent mais un reste de houle donc le bateau était souvent travers et roulait beaucoup.

Ce matin nous sommes retournés aux formalités , vite faites et sans frais. puis nous avons parcouru la petite ville assez agréable , avec un mélange kitsch de vielles maisons en bois plus ou moins restaurées et de bâtiments modern style. Nous avons marché jusqu'à un point de vue sur la baie , la végétation est magnifique . En ville, nous avons trouvé un internet dans la galerie marchande , sans pouvoir utiliser le disque dur.

Nous avons fait du snorkel le long de la cote , le relief est joli , mais, là aussi, il y a très peu de poissons ; il était temps que la zone soit une réserve ( mais est elle respectée ? Il y a pas mal de pécheurs et de mouettes ) .

 

vendredi 14

marina du Marin Martinique

mardi nous avons finalement décidé de rester au mouillage de La Soufrière; mauvais choix car nous avons été autant chahutés que la nuit précédente . Nous aurions du aller à la baie Cochon , comme nous l'avons constaté le lendemain. En effet le mercredi matin nous avons longé au moteur la côte de tout prês, pour voir les mouillages possibles : anse canarie : pas mal mais la houle entre , ( par houle il s'agit d'une légère ondulation qui va un peu dans tous les sens et qui suffit à faire rouler au mouillage , même si elle est quasi insensible en route ), anse mahaut : très jolie mais surement rouleuse, anse cochon : pas mal et la houle n'entre pas : il y a un bateau accroché à une bouée et il ne bouge pas ( c'était le mouillage à faire pour dormir tranquille) , anse la raye , pas si mal d'un point de vue houle , mais le village fait un peu crade(à faire si on est le vendredi soir car ,ce jour là il paraît qu'il y a une fête ).  A peu prés à la hauteur de Marigot bay , le mouillage le plus sur mais aussi le plus cher des antilles ( ils visent la clientèle des mega yachts ) nous avons renvoyé les voiles et avons foncé avec juste un tout petit peu de louvoyage vers Rodney bay à la pointe nord de l'île . Avec un bon vent de 18 noeuds et une mer plate , le bateau avançait à plus de 4 noeuds de VMG , avec un angle de prés par rapport au vent apparent de moins de 35 degrés; quelle différence avec une mer clapoteuse !

Nous sommes donc arrivés à Rodney Bay pour l'apéritif; il y avait pas mal de bateaux mais la baie est immense et la mer y est plate.

Dans l'après midi nous avons été admiré le panorama en haut de Pigeon Island , l'île qui ferme la baie d'ou nous avons une très belle vue

Hier matin nous sommes partis de bonne heure , car nous craignons d'avoir à louvoyer , mais le vent était suffisement est pour nous permettre malgré un courant portant à l'ouest, de faire la route bon plein : en 3 heures nous sommes arrivés à la pointe Dunkerque qui ferme la baie de Ste Anne. Nous y avons déjeuné puis nous avons rejoint la marina ou nous avons trouvé une place à un des pontons. Nous voilà revenus en terrain connu.  


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Jeudi 13 mars 2008 4 13 /03 /Mars /2008 20:49

Mercredi 20 février

lagon de St Georges Grenade

 

Nous sommes de nouveau dans les petites Antilles.

La remontée depuis Trinidad s'est faite au prés , avec un vent force 4, sauf un peu avant l'arrivée ou il y a eu un grain soutenu avec des rafales à plus de 25 noeuds . Arrivés à hauteur de Grenade , le vent s'est calmé et AM , de quart , a entendu un drôle de bruit; après enquête c'était la barre de flèche sous le vent qui avait quitté son embase de mat ; encore des vis montées sans lock it qui se défont sous les vibrations . Par chance on s'en est aperçu avant de virer de bord , ce qui  économise aux assurances un mat et à nous beaucoup de soucis. Du coup on a fini par rejoindre au moteur Prickly bay , le mouillage sous le vent qui devait être calme. Nous y sommes arrivés à 4 h du matin.

Après une fin de nuit calme , au matin nous avons constaté que ni la pompe à eau, ni le frigidaire ne marchait. Probablement les suites de la voie d'eau , car l'eau avait pu atteindre les moteurs électriques . Du coup la journée a été consacrée au bateau : réparation de la barre de flèche et remplacement de la pompe à eau , heureusement à Prickly bay il y a un ship ( budget marine) pas trop mal approvisionné; et aussi nettoyage des cales et des boites de conserves touchées par l'eau ; pas trop de dégâts à déplorer sauf nos spirales antimoustiques et un sachet de semoule qui commençait à fermenter. Comme l'internet de la marina fonctionnait mal, nous avons décidé d'aller à St Georges,la capitale de l'île.

Ce matin donc 1 h 30 de voile pour rejoindre le lagon , et y mouiller. Le site est vraiment beau, St Georges est la seule ville des petites antilles qui ressemble un peu aux ports européens . De hautes collines escarpées encadrent deux lagons , la ville s'étage sur ces collines , avec des rues étroites des maisons de tout style,  de grandes églises style anglais et autour des quais d'anciens entrepôts restaurés en brique rouge. Nous nous y sommes promenés tout l'après midi, à la recherche d'un cyber café que nous avons fini par trouver à l'embarcadère des cruise ships . Hélas à peine connectés, le système de l'île s'est planté . Donc toujours pas moyen de contacter Cécile. De retour au bateau , à tout hasard nous essayons le téléphone portable : miracle nous obtenons la messagerie de Cécile.

AM retrouve le sourire, en attendant le rappel de sa fille.

 

Samedi après midi

toujours au lagon de St Georges

Finalement non seulement le téléphone marche, mais il y a aussi un poste wifi gratuit , qui ne marche pas très bien car il perd souvent le contact avec Internet , mais cela nous a permis d avoir la météo : vent fort de nord est jusqu'à Samedi . Ce n'est pas le moment de partir .

Nous essayons de louer une voiture mais comme il n'y en a pas , nous retenons un taxi qui pour 100 usd nous fait faire vendredi un  tour du sud de l(ile en passant par les chutes d'Annendale et le lac de cratère, puis Greenville port de pèche de la cote est . Grenade est vraiment belle; c'est très montagneux , avec des vallées très profondes , mais aussi très habitées . Il y a de grands arbres partout , beaucoup de manguiers , de palmiers et d'autres  arbres à fruits ,beaucoup de fleurs aussi. La foret d'altitude a beaucoup souffert du cyclone, et il y a encore des troncs morts , les arbres dépouillés de leurs feuilles n'ont pas survécu mais les arbustes ont tenu et autour du lac de cratère , c'est encore très beau.

Greenville est une petite ville animée , avec un marché actif , les fermiers des vallées avoisinantes viennent y vendre une poignée de légumes et de fruits; Il y a aussi un beau marché de poissons avec des thons et des daurades . Nous avons mangé dans un restaurant local avec le chauffeur de taxi , pas mal et pas très cher ( 40 ec pour 2 avec 2 bières  1 dol= 3 EC) .

Grenade vaut certainement une visite plus longue mais nous avons hâte de retrouver l'eau claire pour nous baigner , ce que nous n'avons pas fait depuis Tobago.

Donc nous partons samedi matin ; le vent est très fort dès la sortie du port , nous encaissons des rafales à plus de 25 noeuds et la barre de flèche sous le vent repart de son logement. Nous affalons et rentrons au moteur . Je monte voir , en fait j'avais remis les vis dans du vide, pas étonnant que ce soit parti. Guy , du bateau Bof ,inventeur du bof système( qui permet de faire des coutures de voile à la main) arrive pour nous aider et me dit qu'il n'y a qu'une solution : percer la barre de flèche et mettre des boulons , c'est bien ce que je pensais, mais que j'hésitais à faire. Donc je vais chercher des boulons perce la barre de flèche et mets des boulons , cette fois la barre de flèche tribord est retenue par quelque chose qui ne partira pas . Nous invitons Guy pour le dîner et en attendant nous regardons les bateaux tenter de mouiller dans ce petit lagon très encombré avec des vents tourbillonnants et des fonds de très mauvaise tenue . Le cata mouillé à notre vent dérape et tombe sur nous , après une heure d'inquiétude l'équipage arrive . Ils avaient dérapés déjà 3 fois la nuit d'avant . Ils repartent sans encombre. Il y a toujours a voir dans un mouillage encombré.

 

Lundi matin

ile ronde , au nord de Grenade

Nous sommes enfin repartis de Grenade , hier matin avec un vent moyen, mais de Nord est . Pour arriver à l'île ronde nous avons parcouru presque 30 miles pour moins de 15 en ligne droite ! Mais le temps était agréable et nous avons fait une belle partie de voile. La cote de Grenade est très belle.

Le mouillage de l'île ronde semble sur la carte très abrité , mais en fait la houle de nord est contourne la pointe et arrive à rentrer , ce qui fait que le bateau se dandine un peu . Hier nous avons fait un petit tour de snorkel , pas mal de petits poissons dans les blocs le long de la cote . Ce matin AM regarde les pécheurs pécher à la senne . Il ne se passe pas grand chose , et finalement elle ne sait pas ce qu'il y avait dans le filet! 

 

Jeudi 28 mouillage de tyrell bay cariacou

Après un faux départ de l'île ronde du a une rupture d'un serflex du circuit de refroidissement du moteur survenue peu après le départ, nous sommes partis de l 'ile mardi matin avec un bon vent , juste dans le nez . Il nous a fallu 20 miles pour rallier Tyrell bay alors que la distance en ligne droite n'était que de 11 miles. Mais c'était une belle navigation avec une mer pas désagréable. Nous sommes passés devant les mouillages de des îles Frégate et Grande ,qui ne nous ont  paru pas très intéressants et rouleurs.

Le mouillage de Tyrell bay était très calme , il y a environ une cinquantaine de bateaux, mais la baie est grande . Nous avons été aussitôt retenir des places de plongée chez Lumbo dive , tenu pas JP ( Jean philippe) un français qui nous avait faire de très belles plongées il y a quatre ans.

Hier nous avons deux plongées de une heure chacune , la première sur la côte sud de Mabouya , la deuxième dans une petite crique au sud de Cistern point ( joli mouillage), deux belles plongées avec des coraux mous et beaucoup de poissons .

Aujourd'hui hui nous avons loué une voiture pour visiter l'île . Cela en valait la peine . Cariacou est montagneuse et vallonnée, couverte de forets sèches . Sur la crête de l'île , a plus de 200 m d'altitude , il y a des vues magnifiques sur les lagons et vers le Nord sur les grenadines et vers le sud sur toutes les petites îles ou rochers jusqu'à Grenade. Il y a pas mal d'habitations qui sont assez jolies et agrémentent le paysage dans ses parties cultivées.

CF note sur les promenades pédestres à Cariacou.

 

Dimanche soir

 mouillage de l'île Saline au sud de Tyrell Bay      

Nous terminons notre séjour à Grenade , par l'un des mouillages préferés d'AM. C'est un mouillage le long d'une petite île qui avait autrefois une saline , d'où le nom ; il en reste une mare et une mangrove basse. L'entrée se fait entre 2 cones basaltiques du plus belle effet Il y aussi une petite colline basaltique. Juste au  nord une barrière de corail protège le mouillage de la houle  Elle a été très belle et poissonneuse , mais hélas aujourd'hui , suite au  cyclone elle est dévastée. Au loin il y a la cote sud de Cariacou et de multiples récifs . Évidemment nous sommes montés en haut de la colline , en nous frayant un chemin dans les broussailles et les cactus  ; et la vue d'en haut mérite l'effort.

Hier et avant hier nous avons de très belles plongées , de plus d'une heure , sur des sites splendides , plein de coraux et de poissons. JP , le guide, va lentement quasiment sans donner de coups de palme et nous pouvons en profiter pour regarder dans les trous pour y voir des langoustes , des murènes et leur crevettes , des tortues et des requins dormeurs . Ce sont vraiment parmi les plus belles plongées des antilles.

Nous connaissions mal Cariacou mais c'est vraiment une escale à ne pas manquer tant pour ses plongées que pour les balades à faire

 

Lundi soir

mouillage de Clifton à Union , la plus sud des îles de St Vincent

Bonne journée bien remplie , avec pour commencer une belle navigation de 10 miles,jusqu'à Hillsborough, la capitale de Cariacou, ou il y a les commerces et surtout la police et la douane pour faire les formalités de sortie. Comme on était lundi il y avait la queue au poste de police pour les yachties qui entraient ou sortaient de Grenade ( en week end , les formalités sont plus chers). Malgré cela les formalités ont été vite faites .Nous avons fait quelques courses :du frais ,en particulier des tomates et des fruits , du pain qui ne soit pas brioché et surtout ,des pains de glace car depuis que nous sommes privés de frigo ,c'est la chasse pour continuer à boire un peu frais  ...en particulier l'apéro !   A 11 h 30 nous repartions pour Union . 10 miles de louvoyage avec un vent force 4 , en distançant un 45 pied mooring , le pied !

Puis prise d'une bouée ( 60 ec ) , car le mouillage est difficile; et de nouveau des formalités :d'entrée cette fois à St Vincent ; tout est regroupé a l'aéroport et cela a été vite; puis bidonnage de 100 l d'eau (nos coffres commençaient à afficher marée basse) Nous sommes prêts pour remonter vers le Nord.

 

Nous avons été diner au restaurant sur le quai au sud , avec steel band à partir de 8 H , le poisson au grill avait été préalablement bouilli et n'était pas très bon , par contre la musique était très agréable

 

note sur la visite de Cariacou

les cartes routières sont fausses en ce sens qu'elles ne distinguent pas les routes cimentées , les routes en terre praticables et les pistes difficiles.

On peut se déplacer facilement en minibus, pas chers et fréquents .s Sauf entre Tyrell bay et hillsborough les routes sont quasi désertes et la marche n'y est pas désagréable , sur les pistes en terre la circulation est rarissime.

Deux belles promenades à pied sur des pistes

De Bolges ( atteint ne bus ) prendre la piste qui,va jusqu'à Winward, nous ne l'avons fait que jusqu'à l'anse la roche , la piste est ombragée et facile . Le détour par l anse la roche ( signalement rouge dur les pierres , a une vingtaine de minutes du départ ) vaut le coup.

Deux marcheurs anglais vus a l'anse la roche sont arrivés avant nous ( en voiture ) à Winward , il doit y avoir environ 6 kms de piste.

A partir des six routes ( en bus ), descendre la piste vers Dumfries ( existe uniquement sur les cartes ), après la décharge , prendre la piste a gauche , qui longe en laissant à droite une ancienne usine. La piste longe la mer sur plusieurs kms puis va jusqu'à une route cimentée qui longe également la mer . A la deuxième route cimentée sur la gauche , on a le choix : soit la prendre ( ou prendre un bus ) pour remonter sur la crête et de la redescendre soit sur hillsborough ou sur les six routes ( routes cimentées ) ou continuer le bord de mer ( piste de terre jusqu'à bacaye puis ciment ) jusqu'à Winward.

Au départ de Tyrell bay on peut aussi marcher sur la route cimentée qui part vers l'intérieur au milieu du village. La route conduit à de points de vue sur l'île saline , avec possibilités de longer le rivage bucolique.

La piste qui va de l'hôpital jusqu'à top hill est praticable en voiture ( très belles vues sur les grenadines )  


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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 13:19

Bulletin n 6

 

dimanche 10 février : départ pour l'Orénoque

 

mouillage du cano (= rio) San Juan , affluent du cano Pedarnales,un bras nord de l'Orénoque

lat 9 46 long 62 11

 

Nous sommes repartis de Trinidad jeudi soir , après un mouillage de l'après midi à

Scotland bay , mouillage qui nous était en principe interdit car nous avions fait le

formalités de sortie du pays a 11h 40 , et qu'il fallait quitter immédiatement le pays .

Heureusement la douane ne s'est pas manifestée et nous avons pu profiter de ce très

beau mouillage tout l'après midi , sous un soleil voilé. Nous avons eu une nuit

paisible , et aidé par un bon courant , nous avons dû mettre à la cape pour attendre le

jour afin de prendre le chenal d'entrée vers Pedernales ( cf note technique ).

En fait le chenal ne pose aucun problème et nous sommes arrivés vers 9 h devant le petit village de Pedernales ou nous avons mouillé devant la jetée. Nous sommes descendus à terre pour aller signaler notre arrivée à la guardia mais l'enceinte du poste était fermée avec un gros cadenas et nous ne voyions personne. Nous sommes un peu promenés dans le village , coquet avec de larges rues cimentées peintes de couleurs vives ( restes de carnaval ) et propres . La seule activité visible dans le village était celles des nettoyeurs. Ayant vu que le poste de la guardia donnait sur le rio Pedernales, nous sommes repartis pour aller mouiller devant . Mais le courant était très fort , de plus nous étions en plein grain (plus de 20 noeuds), nous avons donc relevé difficilement l'ancre et sommes repartis , d'autant que nos manoeuvres effectuées 50 m devant le poste n'avaient attiré l'attention de personne.

Nous sommes partis sur le rio Pedernales , (dont les cartes sont exactes ) . Jean Claude le skipper de mille sabords habitué de ce rio , nous l'avait dit : pas de problème il n'y a qu'à laisser les îles à gauche en montant , jusqu'au village de Guayaco qui se trouve sur la rive droite et il faut laisser l'île en face de ce village à droite . Le rio est très large peut être 500 m environ , pas très profond de 5 à 10 m,. L'eau est de couleur variable de toutes les nuances du marron claire au brun foncé.

Les rives sont couvertes de palétuviers assez hauts , sur lesquels nichent les ibis

rouges qui ,de loin, font comme des fleurs .Nous savions pour l'avoir lu ,qu'il y

avait des ibis rouges mais de là à imaginer des vols de centaines d'oiseaux !

un régal pour les yeu Quel spectacle magnifique quand il s'envolent ,tournent

et planent au dessus des arbres avant de se reposer un peu plus loin.

Il y a un peu de vent , qui arrive en risées ; Nous retrouvons les joie de navigation

sur la seine , tant de fois pratiquée: ne pas toucher aux voiles , ajuster le cap en

fonction du vent et lofer quand il n y a plus de vent pour le retrouver un peu plus haut

 

Après 20 miles environ, nous sommes arrivés au village de Guayaco, n'ayant vu

sur les 20 miles de la remontée qu'une seule hutte warao .

Les waraos sont les indiens qui habitent le delta de l'orénoque , en tout environ 20 000 . La hutte warao est réduite à l'essentiel : un plancher de bois sur pilotis , et un toit ; aux poutres ,sont suspendus des sacs , et des hamacs . Le village a dû être récemment installé : il y a une longue promenade de bois sur pilotis en arrière des cases, avec des fils électriques et des lampadaires mais les cases sont les cases traditionnelles. Devant chaque case ,une estacade ou des enfants nous regardent passer très calmement , répondant mollement à nos gestes de bonjour. Au passage devant la case isolée , un petit garçon en pirogue s'était un peu approché , mais nous avons eu l'impression que de la rive son père lui criait de rentrer . Les quelques barques à moteur que nous avons vu ont attendus que nous les saluons avant de nous répondre. Nous avons été mouillé dans un cano juste après le village à 200 m du rio principal. Nous y avons passé l'après midi et la nuit en écoutant les singes hurleurs tout prés de nous. Quelques bateaux sont passés, à toute vitesse . Les coques sont très bien conçues et planent sans faire de remous, elles vont très vite . Personne n'est venu nous voir , pas même les connaissances de Jean Claude, sauf une barque de dames à qui nous avons essayé de parler en espagnol , mais manifestement elles ne parlaient que le warao . Nous n'avons pas osé débarquer car il n'y a rien à voir dans le village , sauf l'intérieur des cases puisqu'elles n'ont pas de murs .

Hier nous avons remonté le rio un peu plus loin, il paraissait continuer ainsi loin devant sans changement . Alors nous avons fait demi tour pour se mouiller dans un petit affluent ( le seul )que nous avions vu en montant.

Il s'agit du rio San Juan , large d'une cinquantaine de mètres. Nous avions mouillé par 10 m de fond, l'arrière du bateau allant flirter avec les arbres des deux rives au hasard des risées et du courant. Nous sommes partis en dinghy , explorer ce cano, très vite il se divise , puis le bras se subdivise, les arbres font une voute au dessus de la rivière Nous avons fini par nous arrêter devant des murs végétaux . L'eau y est très noire . Peu d'oiseaux : un martin pêcheur et une espèce de cormoran avec des taches blanches sur les ailes (appelé Anhinga), un petit rapace gris aux pattes rouges .et dans les airs,quelques perroquets vert et jaune. Belle balade dans un grand calme. Une barque est venue jeter un filet dans le rio , dans la barque un gros poisson genre carpe; Nous avons essayé d'échanger quelques mots , mais ils ne parlaient pas l'espagnol.

A la nuit , une barque est venue nous voir : c'était la guardia. Ils nous ont demandé pourquoi nous n'avions pas été les voir . On s'est expliqué et nous avons rendez vous tout à l heure pour les formalités.

 

Lundi11 village de Wumamorena

9° 40 5 _62 °21 2

 

Depuis deux jours il pleut presque sans arrêt, quelquefois des trombes , le plus souvent un crachin.

Dimanche matin , nous avons donc été faire les formalités à la guardia ; le plus long a été de mouiller avec beaucoup de courant et de vent, puis de trouver la méthode pour débarquer sur le ponton; un jeune garde est venu nous dire d'utiliser la barque de la guardia , puis a noté nos numéros de passeport et le numéro du bateau; c'était fini . Il regardait à la télé le président Chavez en visite dans la campagne , manifestement il était chaviste.

Comme le mouillage était agité nous sommes repartis sous la pluie battante avec une visi réduite à moins de 500 m . Nous avons continué jusque devant un petit cano, avec l'intention de l'explorer en annexe , mais la pluie ne s'est pas arrêtée. Ce matin nous sommes repartis en profitant d'une éclaircie et nous avons pu naviguer 3 h sans pluie, jusqu à notre mouillage; Devant le village de Moritoco nous avons eu la visite de pirogues avec des enfants , distribution de bonbons , de savonettes et de photos développées aussitôt sur une petite imprimante A notre arrivée au mouillage , les pirogues sont aussi arrivées avec des ados ( filles ) qui venaient proposer un peu d'artisanat : petits paniers bien tressés mais peu décorés, sacs et ceintures en fibre , avec du marchandage sous la pluie .Ici, on achète pas ,on troque. après avoir lu quelques récits de navigateurs, nous avions prévu un certain nombre d'articles sensés leur plaire: crayons , stylos, cahiers, savonnettes,brosses à dents(eh oui!), tee shirts pour les hommes , un peu de vétements d'enfants ,pour les femmes de quoi coudre....En fait,sels les vêtements leur plaisent ,à condition qu'ils soient de couleur gaie:rouge, jaune ,orange...

Nous écoutons actuellement les songes hurleurs qui rugissent pas très loin de nous et avons eu la chance de voir tout prés du bateau , un dauphin rose venir respirer par deux fois. Depuis 10 miles nous voyons défiler les jacinthes , pour le moment facilement évitables , car elles sont très alignées. Par contre les iens iens sont difficilement évitables et j ai du revêtir ma tenue de combat : chaussettes , pantalon long , sweet a manches longue foulard autour du coup , sans oublier les spirales qui brûlent en permanence . Par contre les moustiques sont très peu nombreux.

J'ai beaucoup de chance, ils préfèrent tous la peau de Jacques!

 

Mercredi soir

mouillage par 9° 35 22 , devant un petit cano au son des grenouilles

 

Nous avions décidé de partir avec la renverse de la marée montante , mais une barque est arrivée et nous avons fait un peu de troc .Décidément les savons n'intéressent pas ,ni les crayons,ni les cahiers , par contre les tee-shirts oui , et la petite fille qui l'a reçu l'a immédiatement enfilé et en a rosi de plaisir. Les waraos que nous avons rencontrés ne parlant pas un mot d'espagnol,le troc n'est pas toujours simple ; ils vous présentent leur article ; si vous êtes preneur ,vous sortez quelques objets en échange et vous regardez leur visage ;s'ils restent impassibles ,inutile d'insister;vous proposez autre chose jusqu'à obtenir un sourire accompagné de vifs hochements de tête:affaire conclue

Pais les jacinthes sont arrivées , poussées par le courant et nous avons fuit devant elles. Pendant 5 miles elles formaient un épais rideau et il nous a fallu slalomer , puis l'eau est redevenue libre . Nous avons été vers l'amont jusqu'à un lodge , le paysage changeant progressivement ; les palétuviers ont laissé la place aux palmiers , puis il y a eu des friches et des cases en bordure de rivière.

Nous sommes arrivés au lodge vers midi, un voilier était au mouillage et est parti presque tout de suite au début de la marée descendante.

Nous avons été voir si nous pouvions dîner , puis téléphoner depuis le lodge . Nous avons appelé Nicolas pour qu'il nous rappelle et ça a très bien marché . Hélas,notre téléphone iridium est de nouveau en panne de micro et comme skymate ne marche toujours pas , nous n'avons plus de moyen de communication . Mais au milieu de la foret , grâce au lodge , nous avons pu avoir Nicolas .

La pluie nous ayant fait rentrer dans le bateau , c'est maintenant avec la musique

des années 60 ( cadeau de François pour la traversée de l'atlantique ) que je termine

ce bulletin

Puis nous avons fait une balade en annexe et avons eu la chance de voir deux groupes de hoazins , oiseaux curieux puisque ruminants et dont les jeunes sont pourvus de griffes pour s 'agripper aux branches ; c'est aussi un bel oiseau, de la taille d'une pintade(corps orangé, crète sur la tête, plumes bleues autour de l'oeil , longue queue orange et noire ) que nous n'avions aperçu jusqu'alors qu'à Soure ( Marajo , Brésil )

De retour au bateau , un dauphin est venu renifler deux fois devant nous.

Le cano est parcouru par de nombreuses jacinthes , mais elles ne sont pas assez compactes pour s'accrocher en quantité sur la chaîne .

Le soir dîner tardif( 21 h ) et léger au lodge pour un prix correct (10 usd pour deux ) . Il y avait en dehors de nous 6 clients , une dizaine d'employés et beaucoup de moustiques ; les eaux salées n'arrivent plus jusqu'ici , et les moustiques s'y sentent à l'aise .

Ce matin nouvelle balade en annexe , pour aller revoir les hoazins, ce sont vraiment de beaux oiseaux, qui ,paraît il ,sentent très mauvais , mais cela ne nous a pas incommodés; il ne se laissent pas approchés .Nous avons aussi beaucoup de perroquets verts,de très grands perroquets (ou aras)au corps vert et ventre jaune, pas mal de rapaces...

Puis à la renverse de courant , départ pour l'aval.

En longeant les rives , de prés comme AM l'aime , c'est a dire environ 5 m ( il y a encore au moins 10 m au sondeur !!) , nous avons revu deux groupes de hoazins .

Nous avons pu aussi entre deux averses faire un peu de voile, moment très agréable de glisser en silence sur des eaux plates , couleur kaki.

Nous avons aperçu un petit cano qui nous a semblé propice à la promenade et nous avons mouillé , en dérangeant des ibis rouges.

Assez rapidement , nous avons eu la visite d'une pirogue de 3 petites filles qui voulaient échanger un collier de graines ; AM leur a proposé des colliers de plastique fluo, ce qui leur a beaucoup plus !! Elles venaient d'une case à plus d'un mile. Puis nous avons eu la visite d'un dauphin ; nous avons entendu un grand bruit bizarre et Megan aurait pu dire : arrête de péter Mammy , mais c'était le dauphin qui venait respirer ; il est resté prés d'une demi heure autour de bateau , mais il ne reste que peu de temps en surface.

L'après- midi s'est terminé en regardant les oiseaux.

 

Jeudi soir

mouillage par 9 38 7 62 20 9 dans un cano de la rive droite du cano Manamo

 

Ce matin belle promenade en annexe sur le rio classe B; nous avons été vers le nord ouest pendant 2 miles sans voir le débouché sur un rio de classe A , mais c'est sur il débouche sur un rio qui va à la mer , car le courant était fort.

La végétation est très diverse , on était à la limite des palétuviers rouges et des palmiers , et il y avait aussi plein d'espèces dont le chataignier de guyane , et une autre plante à la fleur bizarre qui reste un défi d'identification (cf photo pour de l'aide merci ); il y a aussi un arbre qui ressemble au poix doux gris , avec ses feuilles à rachis ailé, avec des fleurs à grandes étamines mais avec des graines et non des gousses. Que de défis pour une botaniste spécialisée en flore alpine! Sur le rio il y avait aussi deux palafitos (cases) de waraos qui devaient refuser l'intégration dans les villages ; sur les plateformes beaucoup d'enfants et de hamacs avec les adultes . On se demande de quoi ils vivent , car il n'y a pas trace de culture ou de pêche . Nous avons aussi remonté un rio classe C , sentiment un peu oppressant d'être au milieu de la forêt profonde , avec des arbres a contrefort , des racines courant aussi sur le sol , des palmiers à épine ... .

Nous sommes repartis à 13h 30 avec la renverse , sous les yeux de 2 waraos qui nous regardaient depuis leurs pirogues enfoncées dans les taillis de la rive depuis deux heures sans bouger. En passant devant le village , une pirogue conduite par un ado et pleine de filles est venu nous proposer du troc ; comme il faut écouler le stock de tee shirts et de vêtements d'enfants donnes par Cécile , AM s'en est donnée à coeur joie. Nous avons fini par nous arrêter dans un cano classe B , rive droite que nous avons baptisé le cano des dauphins roses.

En effet, nous avons passé la fin de l'aprés midi et le début de la soirée à regarder

une troupe de dauphins qui nous regardaient . De notre coté la joie était très forte .

Ils ont bien le ventre rose , ils ont un museau allongé et respirent en deux temps , un petit coup d'évent puis un regard en surface avant de de renfoncer dans l'eau.

La nuit est tombée et ils continuent à tourner autour de nous , on les devine à peine mais on entend aussi leur souffle .Le matin, ils étaient toujours là

 

Samedi midi

mouillage sur un cano sans nom par 9 45 3 62 13 8

Le cano semble aller à un lodge , alors nous l'avons un peu remonté pour voir. Nous avons fait 5 miles environ , en ne voyant que deux hameaux de quelques palafitos , ou nous avons encore pu faire un peu de troc, l'offre est toujours la même : des plats tressés présentés par les enfants et quelques fois des petits paniers avec couvercle. Puis nous sommes redescendus jusqu'à un départ de cano classe z ( accessible uniquement en annexe ); passé l'entrée sous les buissons , le cano se révèle être entretenu et conduire à un espace ou des palmiers ont été élagués probablement pour faire des couvertures de toit; Cet endroit est fabuleux: le cano fait des méandres autour des mangles avec leur racines larges ,aplaties comme sculptées et polies , il fait très sombre , l'eau est noir foncé , des morphos ( très jolis papillons bleu métallisés à bordure noire) volètent .;

Après déjeuner , nous partons mouiller devant le village de Wumamorena, notre mouillage de la montée . Au passage , une barque vient nous proposer du troc , avec une dame parlant très bien l' espagnol, la première que nous rencontrons parlant autre chose que le warao. Comme elle me dit qu'il y a une école , je lui donne le stock de cahiers qui n'interessait pas beaucoup jusque ainsi que des crayons ,stylos billes .... Réflexion faite, malheureusement un peu tard, nous avons pensé que cela devait être la maitresse de l'école; la prochaine fois nous irons visiter l'école ; c'est sans doute elle aussi qui apprend aux enfants à faire les colliers de graine ainsi que la vannerie .

Au mouillage nous recevons quelques visites , mais nous ne pouvons échanger que des sourires , sauf avec Dani, qui se dit guide et parle un tout petit peu espagnol ; je lui promets que nous reviendrons le voir et profiterons de ces services pour pêcher les pirhanas et voir les singes .

Mais le lendemain matin , nous verrons deux singes hurleurs , sans aucune aide . Nous sommes réveillés à 6 h par leur hurlements vraiment très proches; en orientant les jumelles vers le bruit et tout en haut d'un arbre nous repérons 2 singes singes , peur être trois . Nous partons ensuite mouillé prés du village de Morotico, à un confluent de plusieurs rios par 9 43 8 61 17 3 .

Très vite une pirogue et s'approche et AM comprend qu'ils veulent des photos ( rappel on avait donné des photos lors de la montée sans que cela semble les intéressés ) Nous partons en annexe visiter le rio du mileu ( classe b ) ; nous visitons des petits rios classe c, admirons des rapaces et des anhingas , des morphos en grand nombre et saluons deux pêcheurs à la ligne qui semblent très doués car ils n'arrêtent pas de remonter des poissons .

A peine de retour de nouvelles pirogues arrivent ; ils viennent se faire photographier , même des mamans avec leur bébés dans les bras qui se sont faites belles pour la photo . Il en vient jusqu'à la tombée de la nuit ; nous pensons avoir photographier la moitié du village ( mais pas les hommes ).Et là, nous avons eu trop à de nombreux sourires et manifestations de joie

Ce matin départ avec Luliberine explorer le rio classe ab , qui va vers le rio Pedernales . Nous le remontons jusqu'à 9°45 3 _62 °13 8 , d'ou part un petit rio classe c , ou nous avons vu s'envoler des ibis et des aigrettes et des petits hérons bleus ; nous suivons le groupe en annexe pendant plusieurs centaines de mètres , quand nous sommes à une vingtaine de mètres , le groupe s'envole pour se reposer une cinquantaine de mètres plus loin ( ch photos ).

Mais tot a une fin ; notre promenade sur le delta s'achève , aprés déjeuner nous repartons vers les Antilles.

Ces 10 jours nous ont beaucoup plu:un vrai bain de nature:une végétation exubérante,énormément d'oiseaux mais aussi des dauphins roses; le soir ,au mouillage , pas de bruit ,sinon le glissement de l'eau ou des iles de jacinthes le long de la coque et quelquefois un concert de singes hurleurs ou de grenouilles..Notre seul regret: l'impossibilité de communiquer avec les waraos ,faute de langage commun

 

Lundi 18

mouillage de Chacachare Trinidad

Le début du retour a été dur. Après un départ salué par les enfants du village , une barque à moteur est venue spécialement nous souhaiter bon voyage, nous avons descendus le rio jusqu'à Pedernales sans souci. Ensuite le vent s'est un peu levé , pas bien fort mais en plein de face ; comme nous avions choisi d'avoir le courant avec nous ( jusqu'à 3 noeuds ) , la mer était très courte et hachée, pas très grosse car les fonds ne sont que 4 m voire moins ; nous sommes arrivés aux bouées à la tombée de la nuit , elles n'étaient pas toutes allumées et leur portée est très faible , moins d'un mile même en dehors des grains et des grains, nous en avons eu 2 très forts . A la sortie du chenal nous avons mis les voiles , le vent était nord est , donc en plein de face . Le premier bord bers le nord a été extrêmement chahuté , de grosses vagues dans un vent force 4 . Rapidement nous avons remarqué de l'eau sur le plancher du carré ,.je la goûte c'est de l'eau salée . AIE . AM est malade , dur de retrouver la mer après 10 jours de rivière. Je tente de vider l'eau avec un seau et un bol, mais je n'arrive qu'à endiguer le niveau.Jacques ,après avoir enlevé les planchers ,assis par terre , remplie son seau qu'il me passe;moi ,sur les marches ,attrape le seau et le vide dans le cookpit ...et on recommence .A ce tarif là, mon estomac a très vite violemment protesté! Je vérifie toutes les vannes : aucun problème semble t il . Bon on continue , d'ailleurs il n'y a pas d'autre solution.

A la fin du quart d'AM nous ne sommes plus très loin de la cote vénézulienne et nous virons de bord ; l'eau a montée de nouveau et il faut à nouveau la vider . Je revérifie les vannes surtout du coté salle de bains car elles sont maintenant hors d'eau,L'eau monte toujours , ce ne sont donc pas les vannes qui sont en cause . Je vais voir à l'avant si il y a de l'eau , ( avant ce n'était pas possible à cause des vagues ) , et surprise je vois le capteur du speedometre fuir; je mets le bouchon et repart vider les fonds . Cette fois le niveau descend , la fuite est trouvée . OUF .

Le reste de la nuit se passe sans problème avec une mer plus calme et nous arrivons à Chacachare ( petite ile tout près de Trinidad à 7 h du matin ; il n'y a plus qu'à laver le bateau et ranger le bazar accumulé au cours de cette folle nuit

 


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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /Fév /2008 15:10

 

Bulletin n 5  du Marin à Trinidad

 

Samedi 19,jour de départ du Marin

Réveillée à l'aurore , AM se précipite sur le tricot de Chloe ;'il  faut le terminer pour le donner à Kideor lequel le remettra à la poste en profitant d'une heure creuse . En effet Suzon nous a proposé d'aller à la poste au bon moment pour éviter l'heure de queue habituelle (Le Marin est le dernier port français avant longtemps ;comme j'ai tricoté pour 3 mois ,il était urgent que ça parte avant que Chloe n'ait trop grandi) . NB à entendre Jaki et Suzon les queues de Cuba ne sont pas pires que celles de la Martinique , ce que nous avions pris pour un phénomène cubain serait donc une spécialité antillaise ; exemple vécu: arrivés à 5h du matin pour une consultation médicale, ils étaient 6 ème de la la queue ; et dans notre cas chez le médecin ( je ne me souviens jamais si  la phrase correcte est au médecin ou chez le coiffeur ) nous avons aussi attendu environ une heure. Comme à Cuba le nouvel arrivant demande qui est le dernier pour prendre la suite.

A 9h le pull de Chloe est terminé( même les boutons sont cousus). Je pars à la douane ou il y a aussi la queue car l'informatique perturbe tout le monde y compris la douanière qui rentre de vacances et qui se se demande comment ça fonctionne . Je passe donc prés de ? h à la douane .Le temps de voir Kideor pour leur remettre le pull de la miss, puis de passer à la marina payer ( ce n'est pas cher : 61 euros pour 3 jours ) , puis au fuel pour faire le plein , nous quittons la marina vers 11h.

Compte tenu de l'heure nous décidons de déjeuner au mouillage de St Anne et de réfléchir à la meilleure façon de descendre dans le sud . Les options sont: partir de suite vers Les grenadine puis  Tobago, partir demain matin et coucher à St Lucie puis partir sur Tobago . Le capitaine choisit la deuxième option , car la météo prévoit du vent fort (jusqu'à 25 noeuds), autant commencer par une navigation de jour . Nous passons donc la fin d'après midi à flemmarder.

 

Dimanche

Nous partons à 7 30 avec un ris . Le vent est un bon force 4 et nous allons vite; A 11  h nous sommes devant Rodney bay , le mouillage le plus nord de St Lucie; il y a une vingtaine de bateaux au mouillage qui semble très calme , mais pas particulièrement intéressant ,Nous longeons ensuite la cote . Ste Lucie semble être devenu un endroit de villégiature : il y a beaucoup de belles villas sur toutes les collines entre Rodney bay et Castries . Après Castries la cote devient montagneuse et très belle, nous passons devant le mouillage de Marigot , bien plein , puis devant de belles plages qui feraient de beaux mouillages presque déserts . Notamment la pointe un peu au nord de La raye, la baie de l'anse cochon ou il y a un petit ensemble résidentiel et 5 bateaux , et la baie de Chastanet , avec des bouées de mouillage. Nous sommes abordés par des boat boys qui nous indiquent une bouée à prendre à l'anse des 2 Pitons . Nous les suivons et prenons la bouée à 14 H, avec leur aide ( 5 usd ) . Le vent est tombé juste après Marigot . Mais il souffle en rafales très fortes au mouillage ; celui ci est très beau mais il est trop  venté pour être agréable, AM trouve qu'il y a trop de vent pour se baigner . Un rasta passe nous vendre des fruits(corossol, fruits de la passion,oranges ,au moins 3 kgs pour 9 us) , et le marine ranger vient encaisser le droit de mouillage : 15 usd ( pour deux jours )

Ce mouillage,très connu , est effectivement magnifique ,encadré par 2 énormes pitons volcaniques mais cet endroit que nous avons connu presque désert est maintenant occupé par un hôtel et la plage dont les cocotiers ont disparu,est maintenant privée ,avec chaises longues et parasols;dommage!...pour mouiller autant choisir la baie de la soufrière ,juste avant

Mardi

Nous avons 150 miles à faire en principe travers , avec un bon vent nous devrions être arrivés tot à Charloteville , à la pointe est de Tobago . Nous avons prévu à peu près 24h

Nous partons à 8 h. Une longue file de bateaux est déjà en route  pour les Grenadines.  Nous longeons la cote jusqu'au village de Choiseul, collines vertes avec des villas  .

Puis nous mettons le cap vers le sud ; le début ( 5 miles) est difficile : vent de 20/25 noeuds et très forte houle de face ,nous roulons le génois et prenons un deuxième ris puis la mer se calme , le temps est beau nous filons , la vie est belle , sauf qu'un fort courant traversier nous dévie vers l'ouest , de 15 degrés environ. Au vent de St Vincent le vent faiblit puis tombe ; Après une heure de moteur le vent repart fort , une ligne de grains s'approche et le vent force : 25 noeuds ; Nous reprenons le deuxième ris largué un peu plus tot . A l'apéro un banc de dauphins vient nous saluer, ce sont les premiers de l'année. Le vent continue à forcir , même entre les grains . A 22 h nous prenons le troisième ris et roulons le génois bien au delà la troisième marque. Le vent est établi à plus de 28 noeuds , avec des pointes à 31/32 ; sur l'eau nous  fonçons : souvent 7 noeuds au speedometre , mais sur le fond nous n'avançons guère pas plus de 4 noeuds : il doit donc y avoir un courant contraire d'au moins 2 noeuds ( le bateau est plutôt secoué, style shaker et la nuit pas des plus idyllique ,malgré un magnifique clair de lune). Au matin le beau temps revient et c'est sous un ciel bleu que nous continuons à foncer ( sur l'eau ) en dévalant des vagues très grosses ( difficile à estimer leur hauteur , mais au moins 3 m voire 4 ) . Le courant reste contraire et ne faiblit que tout prés de Tobago; Nous arrivons à 16 H et mouillons dans la baie des pirates; pour faire sur le fond 150 miles , nous parcouru sur l'eau près de 200 miles ,le tout en 32 h. Le bateau est humide et de l'eau s'est infiltrée un peu partout; par la descente malgré la capote car de grosses vagues sont passées; et aussi à l'avant probablement par l'aérateur qui n'aime pas être balayé par le coté.

Le mouillage est calme , juste une petite houle résiduelle. Le décor est magnifique: une paroi montagneuse est couverte d'arbres et les perroquets s'y disputent. il y a 6 bateaux au mouillage , dont beaucoup de plus petits que nous.

         Mais nous ne profitons pas beaucoup du paysage , car il nous faut réparer le        

          bimini qui s'est déchiré pendant la nuit.(le fil de couture ,cuit par le soleil,a fini

         par craquer sur le devant et les rafales faisaient gonfler et battre la toile qui l

         a mal supportée)

 

Mercredi

Nous allons à la douane . Le douanier nous informe que nous aurions du y aller hier dès notre arrivée , car ils sont ouverts en permanence ( sauf de midi à une heure pour le lunch )  Après sa remontrance sentencieuse , il fait les papiers en nous comptant le surplus d'heures supplémentaires qu'il aurait du faire hier soir.( coût 37 usd ). Nous nous promenons dans le petit village étagé sur les flancs de la colline , au milieu d'une végétation exubérante. Nous repérons une machine à billets et internet , mais les lignes téléphoniques étant coupées , ils ne fonctionnent pas.

De retour au bateau , nous entreprenons la réparation du bimini, il y a plus de  3 m de couture à faire , dans des positions difficiles ( perchés sur les bancs ,les bras en l'air et souvent ,le soleil dans l'oeil...) .

Nous faisons aussi un petit snorkel le long de la cote vers le nord ; la visibilité n'est pas très bonne ; Il y a de beaux coraux corne d'élan, et pas mal de poissons .Nous voyons un tout petit bébé ange picorer un chirurgien qui se laisse faire , c'est la première fois que je vois un bébé ange en poisson nettoyeur ; Nous voyons aussi une tortue qui vit sa vie sans s'inquiéter de nous.

Le temps n'est pas extra , c'est très nuageux avec de temps à autre un peu de pluie mais le cadre est tellement beau !.

 

Jeudi

    Nous retentons notre chance à la machine à billets , mais elle ne veut pas de nos cartes ; Nous trouvons un autre internet qui fonctionne : 300 spams à effacer. Puis nous allons faire une petite ballade sur le sentier qui mène à la baie des pirates , et continuons au delà jusqu'à une maison ; le sentier est à peine tracé au milieu de la foret et des cacaoyers qui forment une voute au dessus du sentier . Nous voyons un très bel oiseau : un motmot bleu et faisons fuir deux serpents .  Nous sommes heureux en pleine nature. De retour au bateau , notre voisin nous appelle ; c'est un allemand qui parle français sans accent et a traversé sur un beneteau 21( c'est vraiment tout petit pour voyager ) ; il s'est coupé le doigt en voulant ouvrir une noix de coco et demande de l'aide pour faire un pansement . Nous bavardons un peu avec lui , et finalement il va se faire soigner à l'hôpital.

Nous faisons un snorkel devant la plage et le récif de rochers , mais la visibilité est limite, 3 à 4 m pas plus .

 

Vendredi

Nous allons à Internet mais il est n'est pas ouvert , après avoir attendu une heure nous repartons non sans constater que beaucoup de magasins sont fermés ; il y a une grande école méthodiste ; est ce que les méthodistes ne travaillent pas le vendredi ? . Dommage nous n'avons pas de nouvelles de nos demandes de réservations de mouillage à Trinidad, ni de météo pour essayer de deviner si les petits mouillages de Tobago sont fréquentables . Au retour nous passons prendre des nouvelles de l'allemand qui finalement a été recousu et est content de l'hôpital ( gratuit ) .

L'après midi nous faisons une promenade sur la route qui va vers Bloody Bay . La route est très peu fréquentée et c'est une excursion qui nous permet de faire de la botanique et de l'ornithologie : Tobago est réputé pour la richesse de sa faune et effectivement nous voyons une dizaine d' espèces de très beaux oiseaux dont l'oiseau national: le cocrico. ( temps pour aller à la plage environ 2 h en regardant les oiseaux souvent difficiles à voir )

 

Samedi

L'internet est toujours fermé, mais la douane est ouverte . Après nous avoir annoncé des frais du au travail du samedi, finalement nous ne payons rien car nous allons à Trinidad ; par contre il faut bien faire les papiers en disant que nous faisons une halte , nous disons Parlatuvier , car encore dans le ressort de Charlotte ville et non de Scarborough. Nous partons vers 11 h . Le vent n'est pas très fort et nous arrivons vite à Parlatuvier que nous découvrons quand nous avons déjà dépassé la baie ; nous allons donc jusqu'à Englishman bay. C'est une très belle crique ; il y a deux bateaux au mouillage qui dansent beaucoup. Nous mouillons aussi , mais constatons que l'eau est très trouble et que le débarquement sur la plage avec un fort ressac risque d'être difficile. Alors nous repartons vers Plymouth qui sur le plan paraît bien protégé. ( nb il y a 5 ans les mouillages de Parlatuvier et Englishman bay étaient parfaits, mais il y a eu une semaine de vent et de houle. Ces mouillages sont très beaux avec la grande foret en arrière plan  )  .

Nous arrivons au soleil couchant à Plymouth , la baie est calme mais un résidu de houle rentre et la nuit est houleuse ,( le capitaine dort sur le sol au milieu du carré )

 

Dimanche

Nous partons mouiller à Mount Irvine bay; nous avons lu sur le guide qu'il y avait un sanctuaire d'oiseaux accessible à pied . Le mouillage est calme , il y a une grande plage qui commence  être fréquentée , et 3 bateaux mouillés. Nous partons sur la route vers l'est et après 15 mn , nous trouvons l'embranchement qui monte à la réserve . Le site fait un peu abandonné , mais les sentiers sont encore bien tracés  au travers d'une ancienne plantation que la foret commence à recouvrir , essentiellement de bambous et arbres ?  canon. ? Et nous voyons des oiseaux : jacamars , cocricos et d'autres .C'est une joli balade , qu'il aurait mieux fallu faire autour de de 8 h ou de 16 h , heures à laquelle ils nourrissent les oiseaux.

Au retour nous mangeons des steaks de requin au restau de la plage.

Puis nous repartons vers Crown point, car on nous a dit que l(on pouvait attraper Internet par Wifi . En fait la connexion est trop faible et Internet passe mal. A terre pas de trace de cybercafé . Nous aurions du rester à Pigeon point qui est un mouillage bien plus beau , 1 mile plus au nord à coté du reef . Ce mouillage n'a aucun interet , sauf pour louer une voiture à l'aéroport .Les bateaux au mouillage sont nombreux ,la baie est entourée d'hôtels ;il y a une petite plage mais aucun dock pour débarquer en annexe

Nous repartons à 20 h pour Chaguaramas , navigation sans vent ( 3 h de 10 noeuds en tout ) mais avec un courant qui nous aide .

Lundi 28

Ne sachant toujours pas si nous trouverons une bouée de mouillage (nous n'osons espérer une place à quai ,aucune marina n'ayant répondu) ,nous sommes pressés d'arriver  A 7 h nous sommes devant les bouches du dragon à Trinidad ; à 9 h nous sommes au quai de la douane ; les formalités se passent très vite et sans frais car nous venons de Tobago, juste une remarque du douanier qui s'étonne de nos 3 jours pour venir de Charlotte ville. Comme nous avions déclaré un stop aux autorités de Tobago , tout va bien .

Nous allons voir à Coral Cove si il y a une place à la marina , nous rencontrons Calvin , le gruteur que nous connaissons bien et qui nous trouve une place semi officielle ; tout va bien ; nous allons pouvoir profiter pleinement du carnaval.

 

Jeudi

 

Finalement avant le carnaval, les manifestations ont lieu en soirée ,ce qui nous laissent le temps pour nous occuper du bateau : rangement , nettoyage, bricolages divers par exemple pour ce matin : changement du câble d'alimentation secteur qui est tombé en panne cette nuit, changement d'une lampe plafonnier, et recherche de la panne partielle du guindeau ( la descente ne marche plus ) et changement du contacteur et ,bien sur,courses de frais, un peu de ménage, couture ,lessive, internet ....et inscriptions aux activités qui nous intéressent ;heureusement,le bureau de Jesse James ,le grand organisateur du coin est dans la marina d'à côté ,même pas 5 mn à pied

Nous avons déjà assisté à une demi finale du concours des rois et reines du carnaval et à une finale de la compétition de steel band.

Le concours des rois et reines est curieux. Sur la scène défilent des femmes , puis des hommes porteurs d'immenses costumes,plus décorations que costumes. Les femmes catégorie juniors, portaient donc le plus souvent d'immenses décors à base de plumes d'autruches,de paillettes d'or et d'argent... pouvant atteindre une dizaine de mètres de diamètre. Elles esquissent quelques déplacements , mais ne dansent pas véritablement , leur harnachement doit être trop lourd. Pour les hommes la taille des présentations est encore plus grande et elles sont maintenant portées ( les présentations )par des structures sur roulettes .Nous pensons que la seule limite est due l'ensemble soit tractée par l'homme et non par un moteur.

Toutes les présentations ont un thème : la mer ,la nature, oiseaux ,papillons L'Afrique ( pour les hommes les guerriers zoulous ) , mais cela reste très abstrait ; l 'une des plus impressionnante est un immense demi cercle de plus de 10 m tout en paillettes d'argent , représentant un grand soleil blanc .Hélas nous ne pouvons pas prendre de photos , mais il doit y en avoir sur des sites internet ; si vous en trouvez merci de nous envoyer l'adresse.

                Curieusement il y avait assez peu de spectateurs , en majorité blancs , quoique nous

                n'étions qu'une douzaine de yachties emmenés par le guide de la partie nord de             

                Chaguaramas Jesse James .

               C 'est très beau ,très coloré,une véritable prouesse sur le plan élaboration mais ça

                 manque d'âme et les spectateurs restent assez froids et trop sérieux , semble t il,

                 plus intéressés par le côté technique que par le manque de vie des présentations

Pour le steel band dont c'était la finale des petits groupes ( environ 50 personnes ) et la demi finale des groupes traditionnels ( encore un peu plus de joueurs ) , il y a avait encore moins de spectateurs , pas plus d'une centaine. Il n'y avait donc aucune ambiance , probablement pas plus que pour un concours de conservatoire . Mais la musique nous plaît bien et nous avons donc passé une très bonne soirée.

Nous allons encore assister à la fin du concours de rois et de reines , puis lundi commence le ? vrai ?  carnaval qui s'ouvre lundi matin à 4h . Bien sur nous y serons avec un déguisement.

 

 

Nb le matin petite promenade vers le morne Catherine ; prendre derrière les pompiers de Carenage, la rue asphaltée marquée accès réservé, et monter dans la foret, on a vu deux cyclistes et une voiture de garde qui nous ont dit bonjour . Tout de suite j ai vu un singe velu traverser la route; nous avons pris le sentier crestt trail juste à la première épingle a cheveux; il conduit très vite à une rivière très facile à remonter , en dérangeant de multiples petites grenouilles grosses comme un ongle. Joli promenade dans la foret.

 

Mardi soir

Nous rentrons fatigués ( un peu )  et très contents de la journée passée à suivre les mas bands qui ont défilé dans la rue ; c'est une débauche de kwh de soca pour la musique , et de plumes pour les déguisements des filles. L'organisation est la même qu'hier :un énorme camion pour la musique, suivi du groupe( souvent de  100 à 200 personnes et même plus  ) déguisé sur un thème :les indiens, le Mexique, l'Afrique ,la marine, la nature,oiseaux et fleurs, la mer...une débauche de couleur ,de paillettes d'or et d'argent ;chez les femmes,le costume est des plus réduit:bikini  ou même string ,soutien gorge doré,maquillage soigné ...et plumes partout . Commencé à 8h du matin,les groupes se sont dispersés vers 17h et leur ravitaillement était même assuré par des camions roulants intégrés au défilé C'est très spectaculaire et très bon enfant comme ambiance ; les gens sont là pour s 'amuser , danser et se montrer .  Les spectateurs viennent saluer leurs connaissances ,se faire prendre en photos avec les plus beaux ,lesquels se prêtent au jeu avec le sourire, ravis d'être remarqués Il est difficile de dénombrer les participants mais sûrement quelques dizaines de milliers de personnes , dont pas mal de blancs qui avaient acheté un costume et défilaient avec les locaux . Les gens sont de tous ages ; toutes les filles, des jeunes très minces aux grands mères plus dodues avaient des tenues minimales ( sauf pour les plumes ) et colorées .

Mon talent de plume ( astuce ) n'est pas suffisant pour décrire le spectacle ; il faut le voir .   

 


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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 20:23

Bulletin n 4

 

mardi 8

Nous sommes à l'île fourchue, après une navigation très tranquille : vent d'est 5 à 8 noeuds . Nous étions partis vers St Kitts , mais avec le vent faible et de plus tournant au sud est nous avons pré ferré nous arrêter dans ce beau mouillage ou nous sommes arrivés vers 13h 30

Après le déjeuner, nous avons escalade le morne sud ouest , puis fait un peu de snorkel . L'eau devient fraîche: 26 degrés !

 

Mercredi 9

Après une nuit pluvieuse , nous sommes partis avec un vent quasi nul en longeant St Barth . Le mouillage de Gustavia est plein , avec beaucoup de gros yachts à moteur . Nous hésitons sur la destination car le vent est sud est , nous choisissons d'aller à St Kitts . Très vite le vent tombe complètement : moins de 4  noeuds et c'est donc au moteur que nous arrivons au sud de St Kitts, en passant par les Narrows, au mouillage de cockshell, joli mouillage calme avec une belle plage de sable , mais aussi nouveauté de cette année des transats et un kiosque de plagiste . Un bateau américain est aussi au mouillage .

 

Jeudi 10

Il est 17 h et nous venons de passer Montserrat au moteur , car le vent est strictement nul. Nous avons emprunté la passe sud des Narrows, longé la cote est de Nevis , jolie avec les cônes volcaniques en arrière plan , essayé de mouiller à Redonda , gros cailloux à pic ( mais nous avons craint de ne pouvoir remonter l'ancre car le fond est un amoncellement de gros blocs rocheux ), longé la cote est de Montserrat pour admirer le volcan qui émet beaucoup de fumées . Et nous allons prendre le thé ,, car il commence à faire frais ; je ne peux préciser car le thermomètre ne marche plus ; il a baigné suite aux pluies de la nuit à l'île fourchue. Autre problème technique: l'anémomètre de tête de mat ne tourne plus avec un vent faible, cela donne des résultats curieux sur le calcul du vent réel.

 

Vendredi 11

Nous sommes finalement arrivés à Malendure à minuit avec un vent toujours aussi faible ( 17h de moteur ,dur,dur pour des voileux). La lumière des étoiles était suffisante pour apercevoir les bateaux au mouillage et nous connaissions bien les lieux.

Dans la journée , j'ai fait un canyon «  gorges » avec Canopée , pendant qu'Anne Marie faisait le courrier et tentait de finir le tricot pour Chloe avant notre passage au Marin. La météo continue à prévoir du vent faible pour le week-end . Demain nous irons plonger et après demain je ferai un nouveau canyon . Ensuite il faudra bien descendre vers le sud .

Samedi 12

Ce matin surprise , le voltmètre indique une tension très basse , moins de 11 volts , alors que nous n'avons pas consommé beaucoup d'électricité . Que peut il se passer ?

Nous allons plonger à midi , très belle plongée sur la pointe à carangues , beaucoup de poissons et en prime des marionnettes ( petits poissons qui se tiennent la tête en haut , la queue dans un terrier et qui sortent et qui rentrent de leur trou ) et surtout un hippocampe sur un mur au milieu d'algues rouges , donc un hippocampe rouge ; Il fallait le bon oeil du guide pour le voir et deux autres primes pendant le palier : un crabe honteux et un oursin des sables ; très belle plongée de 65 minutes

Nous allons ensuite prendre l'apéro chez Anne et Dom , puis nous dînons ensemble , ( avec également  Yves le guide de canyon) , chez Dada d' une très bonne fricassée de chatrou.

 

Dimanche 13

bonne surprise le matin , le voltmètre est est remonté pendant la nuit de 11,5 le soir à 12,4 le soir ; incompréhensible ; est ce une batterie faible ? Je débranche la première batterie, pour voir . Puis je pars faire un canyon avec Yves, un affluent de la rivière de Beaugendre . C'est une petit torrent étroit , au milieu de la foret avec de nombreux rappels dont deux de 25 m au milieu des cascades . C'est très beau. AM fait ,elle ,une plongée (2 tortues,des pissons anges, murène, poissons papillons ,de très beaux coraux,,,,). De retour au bateau , je charge les batteries pour voir si l'une chauffe à la charge ; non tout est normal . ETRANGE .

 

Lundi 14

Nous partons vers le sud . Il n'y a pas de vent jusqu'à la pointe sud de Basse Terre, mais ensuite nous pouvons mettre les voiles  avec un vent force 3 .Nous nous arrêtons à Terre de bas aux Saintes , à l'anse Fielding . Il n'y a qu'un catamaran dans ce grand mouillage bien calme .

Après le déjeuner, nous partons nous balader ; nous prenons le sentier rouge au moins au début , car dans un lotissement en cours de piquetage , nous perdons le sentier et montons droit dans la montagne , au travers de la foret sèche , heureusement peu dense . Nous retrouvons le sentier presque en haut à 250 m d'altitude ; après avoir longé les étangs et marché dans une belle futaie, nous redescendons par le sentier bleu qui dégringole tout droit . Nous aurions mieux fait de prendre la piste des falaises, à peine plus longue. ( durée de la balade environ 2 heures ) , car dans la foret il n y a aucun point de vue sur l'archipel, la végétation est trop dense.

          Le petit village de Grande Anse est très propre , et sympa . Pour moi c'est bien   

        mieux que Terre de haut , mais évidemment il n'y a pas de commerce ( sauf 2

        épiceries mal approvisionnées ) , aucun commerce de bibelots et souvenirs ( ni de

         librairie ) ;le seul resto semble fermé!

Au retour au bateau nous constatons que les batteries se comportent presque normalement, juste une baisse un peu trop rapide . DE PLUS EN PLUS ETRANGE !!

 

Mardi 15

           Nous partons par avec une brise moyenne ( force 3 ) vers le sud . Nous allons à  

         la voile jusqu'au pain de sucre , au sud de Porsmouth, qui pour une fois n'est pas

     sous la pluie. Ensuite0 nous sommes sous le dévent de la haute montagne, jusqu'à

      Salisbury, ou nous retrouvons de bonnes rafales . Nous décidons de ne pas nous

     arrêter à Roseau , que nous dépassons vers 1 h . A 15 h , nous passons la pointe sud

     de la Dominique. Le vent est d'est de 15 noeuds , sauf sous les grains . Nous en

      encaissons un gros , très impressionnant quand il arrive sur nous ; le rideau d'eau

    est si dense que j'ai l'impression de voir arriver une déferlante; le coup de vent est

    bref mais intense : plus de 30 noeuds ; nous partons vent arrière pour soulager le

      bateau et perdons rapidement 2 miles sous le vent. Nous arrivons au Prêcheur vers

      19 h , et le capitaine AM décide de s'arrêter à  St Pierre. ( après 12 h de mer et

     sachant qu'il en reste au moins 8 ,je ne voyais pas l'intérèt de continuer pour arriver

     de nuit à la marina ,et peut ètre dans des conditions musclées car il restait du près à

     faire) . Nous y arrivons à 20 h;il y a une vingtaine de bateaux au mouillage,

      heureusement calme.

 

Mercredi 16

Nous partons de bonne heure sans vent jusqu'à la baie de Fort de France. Le vent s'établit force 4/5, avec des rafales. Le passage de la pointe avant le diamant est difficile : beaucoup de rafales( jusqu'à 28 noeuds) et de grosses vagues très courtes et très creuses. Il faut dépasser de quelques miles la pointe pour retrouver une mer normale , c'est à dire simplement très hachée. Après 3 h de louvoyage musclé, nous arrivons au chenal du Marin.

Heureusement à notre arrivée au ponton , le vent est très faible.

Nous allons immédiatement retrouver nos amis du rallye Jaki et Suzon , dont le bateau Kideor est basé au Marin.

 

Jeudi 1è

La matinée est consacrée aux formalités douanières ( maintenant on saisit sur ordinateur la déclaration d'entrée ), au dépôt de linge , à la visite au médecin pour soigner la cystite d'AM et enfin quelques courses.

L'après midi je resserre les câbles des batteries , en supposant que la baisse de tension est due à un problème de connexion.

Puis le soir dîner sur Kideor , nous bavardons jusqu'à deux heures du matin et parlons de tous les moments agréables que nous avons passé ensemble

Kideor salue les anciens du rallye.

 

Vendredi 18

       L'approvisionneur vient nous livrer une grande quantité d'épicerie que nous

      mettons la matinée à ranger , avec méthode . Sachant que dans nos prochaines

       escales nous ne trouverons aucun approvisionnement,à part un peu de frais,

      nous avons prévu très large et comme toujours ,je trouve nos coffres bien petits

En principe demain nous partons vers Trinidad , sans avoir décidé nos escales , sans doute St Vincent et Tobago, tout dépendra du vent et de nos humeurs .


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