Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 19:31

Lundi 1 janvier 2007
Marina de Cienfuegos
 

La guardia nous a, bien sur, accueillis dés notre arrivée, un en bleu (guarda) et un en marron (immigration), bavards et sympas. Après un repas rapide, nous sommes partis faire une première reconnaissance en ville, voir les possibilités pour aller a La Havane et aussi tester l’ambiance de l’avant dernière journée de l’année. Sur ces deux points échec complet : les agences de voyage sont fermées et il n’y a aucune trace de préparation de la st sylvestre. Par contre ,la ville n’est pas mal : il y a d abord pour aller, au centre, une très large avenue, qui longe en partie la mer (la mer intérieure) ; peu de voitures, mais quand même de belles américaines surtout conduites par des jeunes et d’autres plus récentes dont certaines françaises . Beaucoup de voitures à cheval sont en « petits bus « à 6 places et des bicitaxis remplacent les taxis quasi inexistants. Le centre ville a lui aussi de larges rues avec de belles maisons coloniales, en état moyen. Une rue piétonne, avec des boutiques de vêtements et deux «  fnacs » (enfin deux boutiques avec un peu de matériel audio et télé aux prix français), .débouche sur une très grande place rectangulaire (le parque central, traditionnel) bordée de beaux monuments dont le théâtre et la cathédrale. Tout cela donne une impression de vide, car il y a peu de monde, et très peu de voitures. Si les agences de voyage sont fermées, toutes les autres boutiques sont ouvertes. Il y a quelques cafés avec terrasse et quelques restaurants qui ont l’air sympas. Nous trouvons aussi une agence Etecsa (téléphones et postes internet) mais les ordinateurs ne peuvent lire ni les memory stick, ni les CD.

La nuit est difficile car à partir de 22 heures un club, situé dans une grosse bâtisse (style gâteau à la crème) met sa sono à fond ; de plus, du rap ! Il ne fermera qu’à 2H du matin.

Dimanche, enfin, il y a un responsable de la marina, dans le bureau climatisé. Il regarde la télé et nous dit qu’il n’est pas venu nous voir dès notre arrivée car son ordinateur est cassé … il se propose de téléphoner avoir les prix et horaires des cars de La Havane (il ne les aura pas, personne ne répond). Nous visitons la pointe de Punta Gorda , le quartier de la marina , avec des maisons basses  ( à louer ,semble t il,aux touristes cubains ) et de belles maisons « style rococo » diversement entretenues ; nous visitons le Palacio de Valle,un palais de style mauresque, maintenant transformé en restaurant grand chic ( pas de menu spécial réveillon , mais le dîner normal avec une pianiste ) ; nous passons voir le très grand hôtel moderne le Jagua , avec cabaret mais il n’accepte pas les non clients .Nous repartons en ville , cette fois en  calèche ( un CUC chacun pour 3 kms) ; le jeune conducteur, moyennement bavard , nous annonce un  concert ce soir sur la grande place en face la mer. Nous nous baladons dans la ville et allons manger dans un restaurant de la rue piétonne ou deux musiciens, un organiste et un saxo, jouent du bon jazz ; il n’y a que des clients locaux. Le cadre est bien, mais le service limite et la nourriture pas très bonne : du porc, une tranche très mince et sans goût ; mais ce n’est pas très cher : 18 CUC avec deux bières 

 Comme rien ne laisse penser qu’il y aura un réveillon quelque part, nous réservons au palais mauresque pour 20 h .Six tables seulement sont  occupées, dont deux par des locaux .Le repas est quelconque : poisson pour AM et poulet frit pour moi avec du riz très mal cuit ; mais la glace et le café sont bons ; la pianiste, une  vieille dame noire ne joue pas très bien (et chante encore moins bien) mais c’est un bon fond sonore. Le service est médiocre, mais le décor est beau et puis, c’est la fin de l’année et nous sommes bien tous les deux. Après le repas, nous allons voir le spectacle sur la place ou nous arrivons sur les lieux en même temps que l’équipe technique. Beaucoup de monde, couples et familles, se promène sur le malecon, et 200 jeunes environ se sont entassés autour de la scène. A 11 h 15 les artistes arrivent : hélas, des jeunes qui font du rap : te querre pereo ?? Autre déception : les jeunes ne dansent pas, même les filles pour la plupart très minces. Nous rentrons chez nous boire un verre de champagne, regarder un petit feu d’artifice et allons nous coucher (pour une fois, à plus de minuit)…quand la sono d’a coté commence à se déchaîner.

 

Ce matin encore un petit tour de ville. L’agence Cubanacan est ouverte et une dame distinguée parlant un très bon français nous vend des billets de car (en fait, ce sont des vouchers à changer le jour du départ à la station de bus)  pour La havane puis Vinales avec une proposition de logement chez l’habitant : ce sont des amis de son fils, médecin à La Havane.

L’aventure perd un peu de son mystère, mais à, Cuba tout semble possible.
 

Au cours de nos ballades, nous nous faisons des remarques sur la vie cubaine : les belles maisons coloniales ont toutes été transformées en habitations ; par les fenêtres on peut les entrevoir, en particulier, la pièce de séjour : environ 4m sur 2 m, avec jolies chaises à bascule en bois, une table basse avec de très nombreux bibelots en faïence et la télé. Beaucoup de maisons possèdent des climatiseurs (marchent ils ?) Nous avons repéré un certain nombre de tiendas pour l’alimentation relativement approvisionnées et vendant en CUC, donc à des prix voisins des prix européens.

Comment des gens gagnant 500 pesos par mois, soit 25 CUC (salaire qui nous a été indiqué) arrivent à aller dans ces boutiques, au restaurant  ou encore s’acheter des voitures. Les cubains sont égaux mais certains doivent l’être un peu plus que d’autres ! Autre remarque, le peu d’entretien des maisons ; ainsi, à Punta Gorda, quartier chic, plusieurs belles maisons dont les tuiles du toit ont été bousculées par une tempête, restent ainsi ; les murs auraient besoin aussi d’un coup de peinture. Dans les jardins  il y a des arbres, un peu de fleurs, mais jamais de culture de légumes (sauf une maison avec de magnifiques tomates)      

    L’homme nouveau cubain ne semble pas avoir très envie de travailler.

 
 
 
Marina de Cienfuegos le 10 01 07
 

Nous sommes de retour au bateau après la balade, qui s’est déroulée sans aucun problème : cars ponctuels, logements confortables : 3 jours à Vinales et 3 jours et demi à La Havane. Le porte monnaie, lui a un peu souffert car Cuba n’est pas donné pour les touristes : les dépenses ont été d’environ 90 à100 cuc par jour, sans aller dans des hôtels chers mais dans des casas particulares, en ne faisant qu’un repas par jour, mais en visitant sans hésiter à donner des pourboires pour se faire ouvrir les portes  dans les musées.

 
 
VINALES

 Vinales est un petit village de campagne à 300kms à l’ouest de La Havane. Il est situé au milieu de petites montagnes calcaires. Sur quelques kms 2, une plaine collineuse s’est formée, encadrée de falaises et parsemée de pains de sucre appelés mogotes, le tout creusé de nombreuses grottes. La terre rouge semble riche, car tout pousse : yucca (manioc), patates douces, mais et haricots associés, arbres fruitiers et cafèiers, et surtout le tabac. Le tabac est la culture de rapport de la région, avec 4 récoltes par an. Il est cultivé dans de petits champs labourés par une paire de bœufs tirant une charrue soc, comme chez nous il y a cent ans. Le tabac demande un gros travail : labourer, planter les semis, relabourer entre les plants pour aérer la terre, remettre, à la main, les mottes en place et ceci plusieurs fois, couper les feuilles, les attacher deux par deux pour les faire sécher, d’abord à l’air puis dans de grandes huttes triangulaires, sur des claies pendant 3 mois. Ensuite il est vendu à la fabrique d’état. Cas particulier à Cuba, les paysans ne sont pas salariés de l’Etat, mais producteurs indépendants ; comme tout paysan, ils disent ne rien gagner mais dans toutes les maisons il y a une mini chine stéréo, une télé et quelque fois une grosse moto neuve. Les maisons sont petites, en planches peintes en blanc, portes et fenêtres encadrées de bleu avec un toit en chaume, jolies pour les photos.

Le paysage est donc très beau : champs verts et terres rouges, falaises calcaires, bouquets de palmiers... Nous nous y sommes promenés pendant 3 jours : le premier à cheval puis à pied sur les chemins de terre après avoir repéré les montagnes, avec en pont d’orgue le dernier jour une promenade de 5heures faisant le tour du mogote central. 

 

 Nous étions logés dans une casa particulare, sorte de chambre d’hôte à la cubaine. Après des années de semi -clandestinité, les particuliers peuvent louer une chambre et faire à manger à leurs hôtes, de façon officielle, en payant des impôts à l’état ; nous n’avons pu savoir combien revenait à l’Etat. Nous avions une petite maison pour nous : une belle chambre avec salle de bain particulière, maison identique aux autres maisons de la rue qui pour la plus part étaient aussi des casas particulares. Le soir, nous prenions tous le frais sur une petite terrasse donnant sur la rue, contemplant le va et vient, en se balançant sur des fauteuils à bascule comme nos voisins cubains. Nos hôtes vivaient dans une autre maison, dans le jardin où poussaient des orangers, des caféiers et un mamya. Les caféiers fournissaient le café de la maison. Le monsieur ne travaillait pas à l’extérieur mais la dame était dentiste à  mi temps Ils nous servaient un petit déjeuner, et un bon dîner, tous les deux si copieux que nous nous sommes passés de manger le midi.

Les prix (standards) étaient : 25 cuc pour la chambre, 4 pour le petit déjeuner et 8 pour le dîner, soit 49 CuC par jour pour nous deux, ce qui est beaucoup moins cher que les hôtels de touristes, tous de luxe avec des prix de chambre de l’ordre de 150 CUC et plus (pour les individuels).

Nos propriétaires, avec leurs deux petites maisons à louer, gagnaient donc avant impôt 100CUC par jour moins une poignée de CUC pour l’achat en pesos cubains de la nourriture. Le salaire journalier moyen cubain est de 20 pesos (1 CUC vaut 24pesos).

 

Le village de Vinales est assez touristique : deux grands hôtels et 200 casa particulares, mais cela ne se ressent pas ; au cours de nos promenades nous n’avons pas croisé plus de 15 personnes ; il faut dire que peu de touristes, même les jeunes, ont arpenté comme nous les chemins pendant 5 à 6 heures par jour. Nous étions moins bons dans les bars le soir.

Nous avons assisté à une soirée au centre culturel, avec un bon orchestre de musique cubaine, cette fois. Au début (22H), il y avait autant de touristes que de locaux, puis il n’est plus venu que des locaux ; le spectacle était alors dans la salle. Probablement en raison de la pénurie de tissu, les filles font des économies pour leur tenue : nombril largement découvert, jupe de 30 cm de long au plus ou corsaire hyper serré. Le rhum coule à flot, bien que payé en CUC, mais il est permis d’acheter une bouteille entière au bar et de faire ensuite son mélange avec coca ou jus de fruit .A la table voisine, 6 jeunes ont démarré avec 2 bouteilles rhum, quant nous sommes partis à 24 h, la deuxième était très entamée. Les jeunes dansaient mais tous les cubains ne sont pas de bons danseurs ; ne m’étant pas entraînée à balancer des hanches, je ne me suis pas lancée sur la piste  

 

Nous avons donc fait un bon séjour, dans une région très plaisante avec le seul regret : le manque de contact avec les locaux peu bavards. Nos hôtes agréables vaquaient à leurs occupations sans chercher à parler, tout en répondant à nos questions pratiques.  Les paysans étaient aussi peu bavards, ils répondaient à nos bonjours mais n’allaient pas plus avant quand on commençait à dire que leur pays était beau ou que nous posions quelques questions sur leur culture. Nous n’avons réussi à entamer une petite conversation que deux fois. Il est donc bien difficile de se faire une idée de leur vie de tous les jours et des problèmes rencontrés.

Les seuls qui cherchaient à nous parler, voulaient en fait nous vendre quelque chose, principalement des repas dans un resto. Nous avons eu peu de sollicitations pour acheter des cigares, alors que tous les paysans font du tabac.

Nous n’avons pas  réussi à louer de bicyclette ; elles seraient toutes cassées … alors que tous les locaux en ont. Impossible aussi de louer  un scooter : il n’y en avait que quatre en location pour toute la ville ; il fallait faire la queue le matin à 8h ; pas de réservation possible et nous n’en avions aucune envie .Nous avons donc, sans déplaisir, nos pieds à contribution.

 
LA HAVANE

En trois jour et demi nous y avons beaucoup marché, 40 kms environ, dans les quartiers touristiques mais aussi en ville, car notre «  casa »était loin du centre (environ 3 kms et peu de taxis) .Nous avions évidemment un peu imaginé La Havane à la lecture de nos guides et aussi des romans de Zoé Valdes et Pedro Juan Gutierez. Nous n’avons vu en si peu de temps que des façades et la surface des choses mais ce que nous avons vu était souvent éloigné de ce que nous avions pensé.

 
URBANISME ARCHITECTURE

La Havane est une très grande ville avec de très larges avenues, de grandes places, de grands parcs, de grands monuments. La partie touristique de la ville datant d’avant 1950, rassemble 3 quartiers : Habana vieja (partie coloniale), Centro Habana (fin XIX° début XX°) et le Vedado (ville des années 50) mais dans les nouveaux quartiers, les immeubles ressemblent aux notres,  en moins bien entretenus. Partout, le long des avenues plantées d’arbres ,des villas de style colonial cohabitent avec des gratte- ciels .La  première impression de La Havane est donc une impression d’espaces immenses et de très grande diversité.

 Le quartier de Habana vieja (ville coloniale) où se concentrent les hôtels de charme et les beaux restaurants est une zone réduite de moins de 500 m de long sur 300 m de large. Les rues y sont étroites, mais plus larges cependant que celles des villes anciennes européennes et s’organisent autour de quelques places pleines de charme.

     Dans tout le centre (y compris Habana vieja) les immeubles datent, selon leur style, de l’époque coloniale, de la fin du XIX ou de la première moitié du XX éme siècle. A coté de maisons à colonnades, le modern style est aussi bien représenté que le style rococo. Les façades, surtout, sont  très variées : il n’y en pas deux pareils : tous les styles, toutes les tailles et toutes les couleurs se côtoient, entre la villa de plein pied et l’immeuble de 10 étages. Aucun n’est particuliérement beau (sauf exception) mais l’ensemble ne manque pas d’allure et serait bien réussi si les immeubles étaient un peu ravalés.

 
DELABREMENT ET RESTAURATION.

 Le malecon traditionnel le long de la mer, ou se succèdent les maisons à colonnade, est totalement délabré et n’a aucun intérêt (l’autre malecon, dans la partie plus récente de la ville, non plus : ce n’est qu’une autoroute longeant la mer).

Ailleurs les façades sont sales, mais pas délabrées, et un coup de peinture suffit à en améliorer l’aspect, ce qui arrive de temps à autre dans le centre. D’après nos lectures, nous nous attendions à bien pire mais nous n’avons pas vu les intérieurs. Dans certains  immeubles du centre ce que l’on peut apercevoir n’est pas beau, car ils sont surpeuplés , très sombres ; dans les halls ,les compteurs électriques ne sont que des tas de rouille ,les escaliers de marbre un peu cassés mais, après tout, il y a aussi des squats à Paris. Partout, de grandes poubelles vert onyx (les notres)  restent dans la rue et puent. Cela nous a rappelé le Palerme des années 60 .Il n’est pas conseillé de se promener le nez en l’air, les trottoirs nous réservant mille pièges : trous, égouts mal protégés, gravats, arrosage à grande eau des fleurs des balcons…

Les rues du Vedado sont raisonnablement propres et entretenues mais certaines belles villas rococo commencent à s’abîmer sans que cela ait l’air de préoccuper leurs occupants. L’entretien des bâtiments ne semble en fait intéresser personne.

 

Le centre de Habana vieja a commencé à être restauré par l’Etat (une partie a été déclarée patrimoine de l’humanité). Une rue et trois places sont entièrement restaurées et autour, une dizaine de chantiers sont ouverts mais la richesse en monuments et anciens palais est si grande que l’on se demande combien de temps cela va  prendre pour redonner à l’ensemble belle allure ?  

 
MONUMENTS   MUSEES

Les plus visités sont, avant tout, monumentaux, et nombreux, et ont été des palais ou demeures très riches. 

Le plus grand est le Capitolio (1929), copie du capitole américain : dôme de 64m de haut , statue de République 18m de haut, galeries immenses (2 à3 fois la galerie des glace), très richement décorées , des pièces au mobilier exceptionnel, en particulier une bibliothèque dont murs et rayonnages sont en acajou... Ce n’est pas beau mais grandiose.

Mais l’ex palais du gouverneur, les couvents, et des palais sont eux aussi immenses mais sans interet architectural particulier, à l’exception des palais et églises de la fin du XVIII° de style baroque

Dans Vedado on peut aussi citer l’immense et célèbre hôtel Habana libre (24 étages) ou Castro établit son Q.G en59, une copie de l’Empire State building : l’Hôtel nacional (au moins 20 étages-1930), le bâtiment Fosca (30 étages).

 

Finalement les plus intéressants sont les hôtels de luxe, le plus souvent installés dans de petits palais ou des belles maisons particulières. Richement meublés et décorés, ils possèdent tous un ou deux patios ombragés ; certains (tel l’hôtel Raquel, ont des décorations et des meubles modern style exceptionnels. (Évidement nous ne connaissons pas les équivalents français et ne pouvons comparer) A notre grande surprise, même dans les plus grands, nous avons pu entrer nous promener, prendre des photos sans que l’on nous demande rien  

Nous avons délibérément évité les grands musées (galeries de peinture, musée de la Révolution…), préférant   visiter des petits trouvés au hasard de nos déambulations ; il y en a des dizaines. Ces musées sont installés dans des bâtiments restaurés et en eux même, une raison de visite : façades jaunes ,portes et fenêtres bleues , escaliers et plafonds de bois….La plupart présente des pièces meublées comme elles l’étaient à l’époque ; certains meubles sont magnifiques .Au hasard de nos marches, nous avons ainsi vu de petits joyaux : une église aux murs encore entièrement décorées, des autels dorés,de belles statues de bois ,un chemin de croix en petits tableaux  de haut reliefs en bois peint admirables, l’ancienne salle du conseil municipal, le musée de la photographie, l’hôtel Raquel,une vieille pharmacie de plusieurs pièces aux rayonnages garnis de ses pots de faïence….

NB nous n’avons pas du tout apprécier le guide lonely planet sur Cuba qui est mal écrit, mal traduit et a une conception très différente de la notre des visites ; on peut visiter La Havane sans y chercher le culte de Hemingway ni passer son temps à trouver le meilleure resto.

 
CIRCULATION

Si pas mal de rues sont de facto piétonnes, il y a de la circulation dans les grandes artères avec non seulement, de vieilles voitures américaines, mais aussi des voitures neuves. La circulation est comparable à celle de Paris au mois d’Août. C’est loin des embouteillages de Guatemala city, mais c’est beaucoup pour un pays super pauvre (nous avons même vu dans le jardin d’une villa normale, probablement occupée par un cubain, un 4X4 Pajero). Dans Vedado, certaines rues sont presque pleines de voitures au parking mais on voit aussi souvent des voitures, le capot levé, une ou du personnes les mains plongées dans le moteur.

Les vieilles américaine sont beaucoup utilisés comme taxi style guagua, ou l’on entasse une dizaine de personnes ; d’autres, décapotables, reluisantes, utilisées pour véhiculer les jeunes mariés.

Les habitants se déplacent donc surtout en bus, pas assez nombreux et les files d’attente sont immenses .Les bus sont donc surchargés (nous n’avons pas cherché à les prendre, faisant confiance à notre capacité de marche,…et nous avons marché). Il y a pas mal de bicitaxis assez peu utilisés et qui ne paraissent pas recherche les clients ; souvent regroupés par 2ou 3, ils dissertent. Il en est de même des taxis ; nous avons essuyés deux refus de prise en charge ; alors que le prix normal Vedado, Centre est de 3 CUC, un coco taxi (voiturette ouverte avec un conducteur et deux siéges derrière) en nous demandait 5 et n’a pas essayé de marchander ; une autre fois, le soir, le taxi a dit ne pas pouvoir nous prendre : nous  n’étions que deux et il lui fallait 4 personnes. 

 
MARCHER DANS LES RUES

Nous nous sommes toujours sentis en sécurité, même la nuit. La police est présente, mais pas plus qu’en France et surtout dans les quartiers à touristes .Nous avons donc traversé pas mal de quartiers un peu crads. Une seule fois une dame nous a dit de faire attention à la caméra.

Nous n’avons pas été importunés par des quémandeurs (cf contact avec les cubains) qui n’ont été agressifs qu’une fois ; au théâtre nous avons pris des places pour des ballets (à la chorégraphie incroyablement vieillotte) au prix touriste : 20 CUC ; des revendeurs nous en proposaient a mi prix, sous les yeux du préposé à la queue, et en devenant presque méchants quand je leur disais que je n’avais pas confiance. NB les cubains paye les places 10 pesos soit 50 fois moins chers pour les mèmes places mais il leur est interdit d’acheter des billets en CUC

 

Sans doute ou myopes ou naïfs ou pas aux bons endroits à la bonne heure, nous n’avons vu aucune prostituée (il faut dire que ni l’un ni l’autre n’avons fait le test de nous promener seuls). De temps à autres, dans les restaurants ou les cafés, on voit des couples réunis par un coup de foudre étonnant : un beau jeune noir et une dame plutôt âgée mais aussi un vieux barbon (notre age, quoi) et une petite jeunette.  

 
CONTACT AVEC LES CUBAINS

Nous espérions pratiquer notre espagnol ; il est certes utile, mais les gens ne recherchent pas le contact ; ils sont normalement indifférents ou méfiants. En revanche nous n’avons pas été importuné par des quémandeurs. De temps à autre, un monsieur murmure en nous croisant et nous croyons comprendre : « cigars ou paladars », mais c’est peu fréquent et pas gênant. Notre logeuse, quoique très souriante n’a pas chercher à bavarder, malgré nos essais de dialogue.

Le personnel des services d’Etat (internet, restaurants, banques  etc.) sont peu aimables et pas du tout attentionnés pour les clients ; ils daignent rarement répondre aux questions, se contentant d’un bref : »a la cola (à la queue) » ; il est alors impératif de lancer à la cantonade : »quien est el ultimo » ; nous commençons à bien pratiquer la chose… . Une partie des gardiennes de musée est aimable, mais est ce pour le pourboire, on peut le croire car dans les musées nous avons rarement trouvé des guides ; par contre, les gardiens n’hésitent pas à nous ouvrir les salles fermés et à nous laisser photographier.

Le plus amusant est la placidité avec laquelle les rabatteurs officiels des restaurants regardent passer les chalands sans  faire le moindre geste pour  les retenir. (Ce sont des restaurants d’Etat et tous sont salariés)

 
MAGASINS

Il y a très peu de petits marchés ; ceux que nous avons vu, étaient peu approvisionnés mais ils avaient des légumes et un peu de fruits à vendre et peu de clients  faisaient la queue. Nous avons peu vu de grandes surfaces vendant de l’épicerie et de nombreux rayons sont vides ; nous n’avons trouvé que 2 boulangeries ou le pain arrive au compte goutte mais il y en a toute la journée. On se demande comment les habitants s’approvisionnent, car la campagne est très loin.

 Pour le reste : vêtements, quincaillerie, etc., des magasins, peu fournis, existent mais là ou nous avons vu le plus de monde, c’est à la galerie commerciale de l’hôtel Habana libre, assez au de gamme : une dizaine de boutiques de fringues, une d’audiovisuel, des parfumeries ,2 boutiques d’alcool et, même, une boutique Ted lapidus.

Le midi, heure de pose, tout le monde fait la queue devant les petites boutiques de sandwichs et boissons ; à toute heure des cubains attendent pour boire leur petit café ou déguster une glace au grand glacier de Cuba : Coppelia.

 
RESTAURANTS

Nous n’avons été ni dans les restaurants en pesos, ni dans les restaurants de comida rapida, seulement dans 3 restaurants de la zone touristique et un paladar (restaurant privé).

Les prix sont tous un peu semblables, quelque soit l’aspect extérieur : 30 CUC à deux en buvant chacun une bière. Nous avons payé moins cher et mieux mangé dans l’hôtel Florida (5 étoiles, un très beau cadre) qu’à la terrasse du Mina (mais celui avait un bon orchestre au lieu d un piano romantique)  Le paladar du Vedado était bon et copieux mais aussi cher. Finalement le meilleur a été la Taberna de Muralla sur la place d’armes: nourriture bonne et copieuse, orchestre typique et le soir ambiance locale avec de nombreux apprentis santéristes 5 (CF explication dans souvenirs). Il était moitié prix.

  La quasi-totalité des restaurants de la zone touristique a un orchestre local, généralement de qualité.

 
SOUVENIRS

Il y a évidemment les cigares, mais non fumeurs activistes nous n’en avons pas acheté.

Il y a aussi des objets en bois souvent jolis (mais encombrants), pas mal de tableaux dans de nombre petites galeries us et surtout des CD de musique, chaque orchestre de restaurant vendant le sien Nous avons craqué pour une petite toile représentant Ochun, la déesse de la sensualité et des eaux terrestres pour la Santeria et patronne de Cuba. La religion santeria, d origine Yoruba, est un syncrétisme entre la religion africaine et le christianisme ; les dieux orisha sont associés à des saints catholiques et aux différentes Vierges. Elle est, dit on, très en vogue à Cuba, elle doit être peu différente de celle d’Haïti ou du Brésil. Les apprentis à l’initiation doivent pendant un an, ne se vêtir qu’en blanc, à l’exception de grands colliers. Ils sont donc aisément repérables ; nous avons vu jeunes femmes et jeunes hommes, très élégants tout de blanc vêtus (les hommes arborant en plus casquette blanche et  parapluie blanc) 

NB les églises est nombreuses, toutes restaurés ; si certaines sont transformées en musées ou en salle de concert, la majorité est utilisée pour les offices et le dimanche les fidèles sont nombreux pour participer à la messe

 

Au total, nous avons apprécié La Havane, été impressionnés par la quantité de monuments et musées, par l’extraordinaire diversité des styles architecturaux, notre préférence allant aux petits hôtels et musées pleins de charme. Si la nourriture n’est pas toujours super, l’ambiance des restos avec groupe musical   est agréable. Après rénovation (mais quand ?), l’ensemble aura grande allure …mais il faut prévoir un porte-monnaie bien garni

 
Album photos
 

1 La grande place de Cienfuegos est bordée de monuments de style colonial dont un grand théâtre à l’italienne toujours utilisé

 

2 La grande avenue qui va de la ville à Punta Gorda (qui longe la mer) est parcourue par ces taxis hippomobiles aussi cher pour nous que les taxis, pour las cubains ce sont des autobus à 1 peso

 

3 Cette grande maison de style mauresque abrite maintenant un restaurant ou nous avons dîné le 31 décembre. 

 

4 La grande avenue dans le centre ville ; il y a un large terre plein central ou les gens flânent ; les maisons sont toutes à colonnades et en bon état.

 

5 premiers labourages après la plantation des plants de tabac

 

6 La campagne autour de Vinales, dans une zone sans tabac.

 

7 champs de tabac (1 mois) au pied d’un mogote .La petite maison est typique.

 

8 la place des anges à Habana Vieja, en dehors de la zone touristique ; 2 jours après la photo, la voiture était toujours en réparation.

 

9 sur une seule photo, 3 styles de bâtiments prés de l hôtel nacional et 3 époques : 1900, 1930, 1980.

 

10 Rue prés de notre casa, représentative des rues de Vedado avec des immeubles 1930.

 

11 vue du hall de l hôtel Raquel de Habana Vieja

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
Ecrire un commentaire - - Recommander
Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /2007 15:34

CUBA 2

 

Archipielago de los Canarreos

 

jeudi 21 décembre 2006  16 h

Mouillage de Cayo Campos

 

Il fait soleil, la mer nous offre toutes ses nuances de bleu, le vent souffle à 13 nœuds juste pour faire frémir les palmiers, 4 queues de langoustes cuisent : enfin nous sommes dans la croisière des magazines.

Jusqu’ici ce n’était pas exactement le cas. Hier nous sommes partis vers 9H du port de Nueva Gerona, après les formalités habituelles, pour trouver en mer le vent prévu : 26 nœuds d’est, soit en plein dans le nez. Normalement la météo prévoyait la baisse du vent pour midi ; alors nous avons fait une première halte dans la baie de Charcon, 5 miles à l’est du port. C’est une grande baie bien abritée du vent d’est et de la houle. Après le repas et la sieste, le vent avait un peu baissé (22 nœuds), alors nous sommes partis pour un mouillage sous une caye à l’est, pour nous rapprocher de la passe qui nous permettra de pénétrer dans la baie de Batabano et d’aller dans les cayos camaros. Toute la cote est de l’île de la jeunesse est en effet bordée d’une ceintures de cayes avec seulement quelques passes ayant juste assez d’eau pour nous .En 3 heures nous avons gagne les 11 miles vers l’est pour aller mouiller dans 1, 8 d’eau sous le vent de la Cayo del navio, prés de la passe de la Cruz. Joli mouillage de mangrove, avec de nombreux chenaux  à explorer en annexe ?

Il a plu toute la nuit.

Ce matin, sous un ciel gris, nous n’avons pas pris la passe de la Cruz , un peu trop de vent et pas assez de perches , pour se glisser dans un chenal théoriquement à 1, 8 entouré de fonds d’un mètre.

Nous sommes donc remonter vers le nord, de 4 miles, jusqu’à la passe de Quitassol bien balisée ; puis cap vers les cayes, en l’occurrence cayos campos, avec un vent de 15 à 20 nœuds nous permettant de filer au prés à plus de 6 nœuds (et une vmg qui a atteint les 4,4 nœuds) sur une mer très plate : les fonds n’ont jamais excédé 6 m. 30 miles plus loin et, enfin,avec du soleil nous avons mouillé devant cayo campos , pas loin d’un bateau de pêche . Nous étions à peine mouillé que qu’ils nous hélaient : langusta ?. Si !!

 Nous leur avons  acheté 4 grosses queues de langoustes (ici, ils coupent les tètes pour éviter que la chair ne noircisse) pour 5 CUC, sans beaucoup marchander (et en cadeau, un paquet de cigarettes et 2 bières). Ils étaient partis hier de Nueva Gerona pour pêcher langoustes et poissons. La pêche avait été mauvaise à cause de la pluie et du vent, mais ils avaient déjà pas mal de langoustes. Ils vont ensuite vendre leur pêche à Cayo Largo pour les fêtes.    

 

Samedi soir

Mouillage de Rosario 

La croisière se poursuit paisiblement sous le soleil. Hier ce fut une journée de repos : au matin j’ai été cherché de la glace au bateau de pêche, puis nous avons été voir les singes. L’île de Campos est une réserve biologique, ou ont été implantés des macaques( pour tester médicaments et vaccins) qui y vivent en liberté , mais sont un peu nourris par une équipe de scientifiques : 8 personnes qui se relaient par quatre tous les 20 jours . Ils vivent dans une petite cabane avec un peu de nourriture amenée de la ville, mais aussi de langoustes. Quand nous sommes arrivés sur la plage (il y avait une trentaine de singes dont beaucoup de jeunes) nous avons été accueillis par le chef : il nous a proposé des langoustes avec un échange : un peu d’essence (2 L) contre des langoustes ; évidemment nous étions d’accord. Après, nous avons été voir les coraux le long du récif ; c’était pas mal.

Après le repas de langouste et la sieste, nous avons été chercher nos langoustes qui nous attendaient en vivier et offert un peu de rhum. Il n’y avait plus que Luis les autres étaient repartis avec les pêcheurs jusqu’à Gerone car une belle-sœur venait d’arriver du Canada : ils sont assez cools. Luis avait donc un demi litre de rhum pour lui ; nous espérons qu’il en a laissé pour les autres.

Aujourd’hui départ vers 9 H, sous le soleil et avec un vent oscillant entre 6 et 9 nœuds. C’était suffisant, sur une mer plate  pour avancer gentiment au prés ; nous avons ainsi avancé au prés pendant 4H, sur des fonds de 3M : la mer était turquoise. Nous avons ensuite mis le moteur car nous avions à passer sur des fonds de 2M lesquels sont parfois remontés jusqu’à 1,8 ; c’est une sensation étrange et légèrement stressante , d’être ainsi au milieu de nulle part avec si peu d’eau (mais quelle eau ! toujours turquoise) . Finalement après une navigation de 25 miles nous avons mouillé sur le coté ouest de Rosario. Tout seuls !!

L’eau est à 29 °, nous nous sommes baignés avec plaisir.

Maintenant nous sirotons le rhum en regardant un joli coucher doré.

 

NB nautique : nous sommes passés par l’intérieur des cayes en virant au nord de cayo tablones ; le guide fait couper au plus pres des hauts fonds qui bordent les cayes au nord est ; nous avons plutôt suivi Max sea qui en passant par les WP suivant doit assurer au moins 2 ,2 M d’eau.  21 45 N 82 O4 W. 21 45 N 82 W / 21 43 N 81 58 6 W / pour arriver à la balise à laisser à l’ouest (passer à son est) 21 41 N 81 58 6 W ; il y a 2,2 m d’eau. 

 

Lundi soir, 25 décembre

Marina de cayo largo

 

Encore deux jours de soleil, le bateau commence à sécher.

Hier fut une  journée paisible. Le matin nous avons été à l’île d’en face (2 miles), Cayo Cantiles, ou il y a aussi une station d’élevage de singes, des singes verts. Nous avions été très bien accueillis il y a 3 ans ; nous espérions revoir Carlos et Esteban, deux biologistes très sympas, et éventuellement fêter Noël ensemble. Mais à la station, il n’y avait que deux jeunes, pas très causants (nos amis étaient partis pour une semaine de vacances en famille) Nous avons marché un peu, espérant faire un tour sur les chemins intérieurs de l’île mais les moustiques nous ont littéralement attaqués ; comme il y a eu beaucoup de pluie cette année, ces bestioles abondent. Nous sommes rentrés au bateau et nous avons été faire du snorkel prés de la barrière de corail. C’est curieux, juste sous le vent de la barrière il y a un creux de 2 à 3 m avec des coraux et beaucoup de poisons (un véritable aquarium), dont un requin dormeur  alors que tout le coté est de Rosario est un plateau sableux avec 2 m et moins d’eau jusqu’à 1 mile  de la côte. Nous n’avons  pas vu de langoustes, pas de langoustes non plus de la part du bateau de pêche qui faisait des tours dans le lagon.

Heureusement il nous en restait pour fêter Noël, avec une bouteille de champagne qui avait bien vieilli et une petite boite de foie gras. Dans la soirée 2 voiliers avaient mouillé dans le lagon, les premiers voiliers que nous voyions depuis le Mexique. Ils étaient trop loin de nous pour bavarder ; il faut dire que nous étions mouillés tout près du rivage dans 1m80 d’eau ( c’est l’avantage du dériveur)

 

 

Ce matin le vent s’était levé et soufflait entre 15 et 20 nœuds de sud est donc assez favorable pour aller à Cayo Largo, 20 miles dans l’est. Partis à 9H, nous sommes arrivés à Cayo Largo vers 13 h, après une navigation plaisante malgré les gros creux (2 à 3 m). Nous avons mouillé devant la plage avant la marina, déjeuné, puis pris un bain dans une eau opalescente.

 Puis nous sommes entrés à la marina, belle marina avec des cats ways, de l’eau (il était temps, nous étions à sec d’eau douce) et de l’électricité. C’est une marina internationale, nous ont dit les Cubains mais il n’y a presque personne : il y a seulement 2 voiliers : un cata français inoccupé, et un bateau canadien, sans compter quelques catamarans de promenade pour les plages et 2 bateaux de plongée.

       C’est l’endroit le plus côté des cayes cubaines : toutes une séries d’îles et de cayes, plus ou moins grandes, avec des plages de sables blanc, de la végétation, le tout baigné dans une eau turquoise du plus bel effet sous le soleil (il y a bien unes séries d’hôtels mais regroupés sur la cote sud de l’île et invisibles d’ici)

 

 

NB technique

Le rhum est une denrée essentielle à bord et le bon rhum est rare. Notre provision de Bologne commence à s’épuiser et nous recherchons des rhums acceptables. A Panama nous avions trouvé le rhum Abuelo , vraiment bon ; au Mexique le Millenario n’est pas mauvais et à Cuba le Havana club blanc 3 ans d’age n’est pas mal ; ces rhums n’ont pas le goût de canne des rhums agricoles français , mais ce ne sont pas seulement de l’alcool .  

 

Jeudi soir

Encore au mouillage à Cayo Largo

 

Evidement dés notre arrivée, nous avons eu droit à l’accueil de la guardia et des autres, qui ont été déçus de voir que nous avions fait les formalités ailleurs. Compte tenu du nombre de bateaux qui passent, ils doivent s’ennuyer un peu  

Mercredi il a recommencé à faire gris. Le matin nous avons été à la tienda du port, la seule de l’île semble t il, mais elle a peu de choses essentiellement des boites de conserve espagnoles et des bouteilles d’alcool, mais pas de fruits ou de légumes. La dame nous a dit qu’elle allait en commander, mais quand nous sommes revenus, elle n’en avait pas trouvé (heureusement nous avons récupéré 2 pains) ; pourtant les hôtels doivent en avoir. Les prix sont en CUC, et plus chers qu’à l’île de la jeunesse.

Nous avons été à Internet qui ne se trouve que dans un hôtel à 3kms de la marina . La météo était moyenne : vent de nord est puis est de 15 à 20 nœuds. A l aller nous avons pris un taxi, pensant le payer en peso cubano, mais le CUC se dit  aussi  peso cubano et le prix était en CUC : 5 CUC soit à peu pres 5euros, c’est cher pour 3 km .Après la séance internet (6CUCde l’heure) et un petit tour dans les jardins de l’hôtel, histoire de voir) , nous sommes rentrés à pied mais  un bus navette  nous a gentiment pris Les hôtels sont séparés de la mer par des dunes de corail. Ils sont faits de petits blocs d’appartements sur deux étages. La plage est très belle, mais avec du ressac. Le temps ne s’y prêtait pas, mais il y avait peu de monde sur la plage, plus prés des piscines.

Jeudi nous avons fait les formalités de départ et payé la marina (32 CUC pour 2 jours), puis nous avons été mouillé prés des îlots rocheux pour faire du snorkel (los ballenatos) :pas mal.  Comme il était tard nous avons remis le départ pour Cienfuegos à aujourd hui et avons été mouillé le long de la grande plage de l’est, théoriquement bien abritée. Cependant la houle entrait du sud et nous a fait un peu balancer durant la nuit mais nous avons eu un coucher de soleil somptueux.

 Ce matin départ ; à la sortie du chenal, vers 8 H, le vent était raisonnable : 15 nœuds, et malgré une mer très forte et très courte, nous avancions bien ; puis le vent est monté pour s‘établir en permanence à 22 nœuds, rafales à 24 et bien sur pile de face, il y a avait beaucoup de gros nuages noirs. Le bateau était chahuté, cognait dans les vagues et AM était un peu malade ; alors au bout de deux heures nous avons fait demi tour, espérant que demain ce sera meilleur : bilan 28 miles à la voile pour revenir encore un peu plus loin que notre point de départ, car nous nous sommes mouillé dans une baie très protégée et très calme, un peu avant la marina.

Demain nous ferons les 70 miles (en ligne droite) pour Cienfuegos .La météo nous promet 15 à 20 nœuds d’est, soit 30 miles au louvoyage et 40 au prés  serré ; nous prévoyons un peu plus de 24 h.

 

samedi 30 décembre 2006

Marina de Cienfuegos

 

Ouf, nous y sommes arrivés, mais cela a été dur.

Le trajet comportait deux étapes : la première de 30 miles jusqu’à un phare à l’extrémité de l’archipel  vers l’est ; la deuxième de ce phare à Cienfuegos direction nord est. Normalement si une de ces deux étapes était au louvoyage, l’autre devait être seulement un bord de pres. Et ben non, nous avons eu deux louvoyages avec le vent pile de face.

Au départ nous avons encore eu du fort vent, jusqu’à 25 nœuds d’est et une mer avec des creux de 4 m. Puis, au bout de 8 miles (3 h)  nous avons pris une passe dans le reef et avons été sur des hauts fonds au vent de Cayo Largo : miracle sitôt sur les hauts fonds (4 M) la mer est devenu plate et le vent beaucoup moins fort   . Nous avons donc louvoyé paisiblement jusqu’au phare. Au total pour les 3Omiles en ligne droite, nous avons parcouru 48 miles.

Nous avons mouillé sous le phare, mais il était trop tard pour faire du snorkel ; alors nous sommes repartis au moteur, car le vent était très faible et la houle forte. Vers 20 H 30, brutalement le vent est arrivé : 20 nœuds, pile de face. Alors commencé un long louvoyage, marqué par une mer forte avec des vagues très courtes (une seconde entre deux vagues) qui faisaient danser le bateau, et l’équipage. De plus le vent passait fréquemment de 10 nœuds à 25 nœuds, avec des changements de direction, d’une vingtaine de degré. Toute la nuit nous avons donc modifié les voiles et viré de bord : au total une vingtaine de virements ; même avec le génois un peu enroule, c’était dur.

Mais finalement nous sommes arrivés devant le chenal d’entrée de Cienfuegos à 10 h après 74 M de louvoyage pour 40M en direct( et on appelle cela la plaisance !) Ce chenal assez étroit entre des collines,surmonté par un vieux fort espagnol, débouche ensuite sur une  immense mer intérieure et au fond se trouve la ville et la marina, ou nous sommes.

Pour cette deuxième étape nous avons reverifié le dicton : au louvoyage deux fois la route : les vagues interdisent un cap plus serré que 55/60 ° ; sous peine de taper dans toutes les vagues et de s’arêter dans chacune.

 

Nous avons prévu de laisser le bateau une dizaine de jours et de partir visiter un peu Cuba,  surtout La Havane et Vinales, et, bien sur aussi, la région de Cienfuegos . 

 

  

ALBUM PHOTOS

 

01 L’équipage est en pleine forme, malgré la compression JPG , qui nous rend un peu lépreux.

 

La compression ne permet pas l’envoi de photos montrant les couleurs de la mer,  désolé !!

 

1 La passe de Quitassol permet d’aller de l’île de la jeunesse au golfe de Batabano, en traversant les cayes de mangrove.  Largeur 200 m profondeur 4 m au milieu de fonds de 50 cm.

 

2 3 Certaines cayes de l’archipel des Canarreos ont de belles plages de sable, coté récif.

 

4 5 Les plus grandes cayes sont de veritables iles avec de la végétation, des lagunes d’eau saumâtre ou se baignent les crocodiles.

 

6 7 Le charme de Cayo largo ce sont ses îles de sable, posées sur un lagon de sable qui d
Par le mousse - Publié dans : luliberine
Ecrire un commentaire - - Recommander
Mardi 19 décembre 2006 2 19 /12 /2006 17:26

jeudi 14 décembre 2006

Mouillage de Maria la Gorda  Cuba

 

Après de nombreuses hésitations liées à la météo, nous sommes partis finalement mardi de l’isla mujeres. Les prévisions météo donnaient du vent fort d’est jusqu’à mardi, puis des vents très faibles, à cause de l’arrivée d’un nouveau front froid faible. Partir trop tôt c’était s’exposer à une traversée difficile, partir trop tard s’était se condamner probablement au moteur. Finalement le mardi matin le vent étant faible nous sommes partis de la marina, avons fait plein de fuel et nous sommes partis pour être cueillis à la sortie de la baie par un  grain avec 30 nœuds de vent    . Du coup demi tour car tout l’horizon était noir et nous avons fait un mouillage tranquille dans la baie. Vers 13 heures, le vent étant faible et le ciel dégagé, nous sommes partis, cette fois pour de bon. Le vent était d’est 8 nœuds, c‘est donc au moteur que nous avons commencé la traversée. Très rapidement la mer s’est transformée en shaker, avec de grosses vagues et dans tous les sens. Notre estomac a commencé à protester, surtout celui d’Anne-Marie.  Il a fallu attendre 17h que le vent s’établisse à 15 nœuds, nous permettant d’envoyer le génois et d’appuyer un peu plus le bateau ; c’était trop tard pour AM.

Vers 10 h brusque rafale et changement de vent qui passe au sud est, chouette nous mettons le cap à l’est   . Mais vers 11 H le vent est tombé et il a fallu remettre en route le moteur. Toute la nuit a été une succession de grains et de calme. Enfin au petit matin, la pluie s’est arrêtée et le vent d’est est monté à 15  nœuds, nous permettant de renvoyer la voile.

Vers 15 h, nous luttions de vitesse avec un grain très noir pour passer devant lui, nous croyons avoir réussi quand il nous a rattrapé : cela a été une très forte rafale (30 nœuds) avec un refus de 30 °,  et une pluie torrentielle : visi à peine plus que le bateau. Le bateau s’est couché et a l’intérieur une moitié de la vaisselle et surtout une boite d’œufs a giclé !!(Nous avions malheureusement oublié de fermer une porte)

Le temps de réduire, le vent est totalement tombé, et c’est au moteur que nous avions continué jusqu’à la tombée de la nuit ou il est revenu d’ENE, pile dans la direction de Maria la Gorda, qui n’était plus qu’à 2O miles ; nous avons donc louvoyé dans une mer calmée, jusqu’au mouillage atteint vers 21H 30.

A peine mouillé, le capitaine du port nous a appelé à la VHF, pour demander les renseignements usuels.

 

Ce matin à notre réveil, la VHF s’est remis en route pour nous annoncer la visite des officiels .Ils sont arrivés avec le bateau de plongée. C’est la médecin (une femme) qui a commencé par monter à bord : nous étions apparemment en bonne santé, elle a donc signé son certificat d’inspection, et laissé la place à 2 militaires et leurs chiens : le premier couple cherchait la drogue, le deuxième les explosifs. Tout allant bien, les 5 autres personnes sont alors monté à bord :le capitaine du port , un agent de l’immigration , un homme des services de santé animale et un autre de la santé végétale et enfin un cinquième dont nous avons pas bien compris ce qu’il,faisait . Une heure après et  10 papiers remplis (pour notre part), tout était fini, sauf le paiement des droits (au total : 100 pesos convertibles, à peu près 100 dol, visas touristiques inclus).

Nous avons fait un petit snorkel, dans une eau cristalline : les poissons anges aiment toujours autant la chaîne qui frotte sur le corail, et autour d’elle ils étaient 6 poissons anges et deux balistes royaux et beaucoup d’autres poissons moins remarquables.

Puis nous avons été payer, avec des problèmes de change un peu compliqués, car c’est l’hôtel qui fait le change, mais ce n’est pas une banque. Il semble que 100 CUC (pesos convertibles) valent 125 USD ou 85 euros. Mais ensuite pour payer la plongée il a fallu payer en dollars avec une taxe de 11 % pour la carte bleue. La plongée coûte donc 37 USD.

 

 

Vendredi soir

 

Encore une journée sans soleil et avec un peu de pluie !  Ce qui nous oblige a faire tourner le moteur, ce dont je profite pour utiliser l’ordinateur ; en effet la batterie neuve de celui-ci ne se charge pas

Nous avons fait deux belles plongées ce matin : la première sur un mur qui descend de 20 m à 1850 m ; nous nous sommes contentés de regarder les 25 m supérieurs ornés de gorgones et coraux, y compris du corail noir; la deuxième au lieu dit Iemanja (la déesse de la mer des senteros)  comporte des canyons qui dévalent  de 20 m jusqu’au fond. Le site est superbe. Dans les deux plongées, il y a  beaucoup de poissons peu farouches, avec en bonus deux poissons pierres, deux énormes carangues venant s’amuser dans les bulles, un gros mérou avec un rémora.

  

Le capitaine de port vient à chaque plongée vérifier la liste des plongeurs.

Il vit avec ses companeros dans la même petite case qu’il y a 3 ans, mais maintenant il y a l’air conditionné et la télé avec CNN.

 

 

Lundi midi (18 décembre) Nueva Gerona île de la jeunesse

 

Finalement nous sommes partis de Maria la Gorda, samedi à 3 heures de l’après midi, sans faire de nouvelles plongées, les oreilles d’Anne Marie fonctionnant mal ,suite à un rhume carabiné récolté dans les cars conditionnés au Mexique. Le capitaine est venu révérifier le bateau et nous a demandé un CD de musique ; NOTA  il a un équipement pour voir les DVD.

Il y avait un petit vent d’est sud est d’une dizaine de nœuds ; comme nous n’étions pas pressé, car nous voulions entrer de jour dans le port de La Coloma , nous avons gardé la voile toute la nuit. La mer un peu clapoteuse au début est devenu très plate une fois sur les hauts fonds du golfe de Batabano (4 à 5 m d’eau).

Nous sommes arrivés dans la brume à la tourelle d’entrée de chenal vers 9H, et avons embouqué le chenal pour arriver vers 10 h au port : port de pêche et port de commerce. La guardia nous a fait signe de s’amarrer à son quai, est montée à bord et nous a immédiatement dit que nous ne pouvions pas rester car la sécurité du port n’était pas assurée : fonds de mauvaise tenue, semble –t-il. Il a quand même rempli laborieusement des formulaires, notant  la couleur de mes yeux ; je ne suis pas sur qu’il maîtrisait bien la lecture. Il a donc fallu repartir immédiatement .Pour nous, c’était une déception car nous avions prévu, à partir de Coloma, une virée de 2jours vers Pinar del rio et Vinales, une des régions les plus jolies de Cuba ; nous le ferons plus tard à partir de La Havane, mais ce sera plus loin. Notre objectif suivant était donc les cayes de San Felipe à 15 miles au sud est, le capitaine nous disant qu’on y serait très bien pour y passer la nuit avec une bonne météo. Le vent était passé plein est et avec ce vent un seul mouillage protégé paraissait possible celui des cayo cocos, avec une entrée un peu sportive : un seuil de 1,8 à passer prés d’un piquet.

Vers 16 h nous voila au piquet , devant des cayes de mangrove qui paraissait bien sympas ; hélas le seuil s’était comblé et nous avons fait demi tour quand le sondeur a indiqué 1, 3 m . Le mouillage à l’extérieur est protégé du sud est mais pas de l’est. Il nous a donc fallu repartir direction Nueva Gerona. Nous avons donc commencé un long louvoyage, sur une mer heureusement plate : toujours des fonds de 3 à 4 m. Vers 3H  du matin le vent a forci jusqu’à 15 nœuds et vers 6h dans la nuit nous avons mouillé dans la baie à l’est du port pour y attendre le jour, les feux étant peu visibles et le vent important : 18 nœuds et des rafales.   Au total nous avons parcouru 170 miles depuis Maria la Gorda dont 10 de chenal pour La Coloma et 5 de recherche d’entrée du mouillage des cayes ; presque tout à la voile (et 2nuits en mer pas toujours très calmes ni très étoilées).

Vers 9h nous sommes repartis pour entrer dans la rivière au fond de la quelle se trouve le port de Nueva Gerona, seule vraie ville de l’île de la jeunesse Finalement nous sommes amarrés au quai des hydroglisseurs, le long de gros pneus bien noirs ; il n’y a aucune commodité, mais la ville est tout à coté. Evidement les amarres à peine tournées, la guardia sont arrivée, avec encore un chien renifleur de drogues. Nous leur avons demandé s’il était possible d’aller à Pinar del rio en laissant le bateau ici .En théorie, c’est possible (il y a des ferrys et des bus) mais ils nous l’ont déconseillé à cause de la sécurité ; alors que tous les guides disent que l’île de la jeunesse est sans danger. Y a-t-il un réel danger ou se couvrent ils, en évitant de s’encombrer de touristes ? Finalement nous irons visiter la terre à partir de Cienfuegos. La petite ville est très propre et les rues du centre plutôt jolies avec des maisons à colonnades ; mais ce qui est frappant est l’absence quasi-totale de voitures. Il y a beaucoup de vélos, de vélos taxi, tricycles à deux places passagers et de voitures à cheval. 

   Nous avons pu retirer des CUC ( pesos convertibles)à la banque avec la carte bleue sans réussir à comprendre ce qui sera débitée sur notre compte et si le calcul était avec des dollars et la taxe puis nous avons changé dans une officine spécialisée 10 CUC pour 240 pesos. Beaucoup de locaux faisaient de même ; il y a donc une double monnaie généralisée, même pour les cubains. Reste à élucider ce qui se paye en CUC et ce qui se paye en pesos. En tout cas internet se paye en CUC et cher : 6 cuc l’heure ; il en sera de même pour le repas chez un particulier : 10 CUC, car un cubain Yorgy, nous a montré internet et  nous a conduit chez un particulier,faisant restaurant( il propose aussi une chambre très propre avec douche et WC particulier).

Dans la rue principale, plusieurs boutiques font l’épicerie ; les étagères ne sont guère pleines mais on y trouve un certain nombres de produits ; nous pensons que les prix sont en CUC, car ils sont de l’ordre de grandeur des prix français .Il y a aussi des boutiques de vêtements  et sur les trottoirs des petites  échoppes de manucures ou les dames attendent leur tour en devisant calmement

Mardi matin

 

Le soir , comme prévu , nous sommes allés manger à 20h chez l’habitant : une famille ,la mère , un jeune couple et une petite fille de 5 mois Yorgy nous y a accompagné : le repas était bon et très copieux : comme apéro ,un mojito, une entrée à base de poisson, une soupe, un peu de crudités, le plat de résistance ,des tranches de pagres cuisinés avec des tomates ,accompagnées d’un habituel plat de riz blanc .Il y en avait bien pour 4 !Yorgy nous a aidé à partager ce repas( ce qui n’était pas vraiment prévu)tout en discutant de la vie  cubaine, très vite en espagnol comme tous les cubains .Nous n’avons pas toujours tout compris !Nous avions convenu d’un prix : 10 CUC par  personne( en fait , nous avons aussi payé pour Yorgy ,ce n’était pas un invité gratuit )

 

Nous pensons partir demain matin vers les Cayes de l’est :1° étape ,Cayo campos ,à 50 miles d’ici ,si le vent le permet .Nous allons acheter un peu de vivres frais :légumes ,fruits et pain et , bien sur, prévenir la guarda de notre départ  

 

 

Addenda nautique : le courant du canal du Yucatan a été bien plus faible qu’indiqué sur les guides ; nous l’estimons de l’ordre de 1  nœud et non pas de 4 nœuds.

Par contre le long de la cote entre le cap Corrientes et le cap Frances il y a un courant d’au moins 1 nœud portant à l’est.

 

 

Addenda nautique sur l’île des femmes paiement des taxes de sortie

Il y a deux bureaux à voir pour obtenir les papiers de sortie : le port et l’immigration comme partout. Mais l’originalité de l’île est qu’il faut aller à Cancun pour payer les 193 pesos de taxe : il faut donc prendre le ferry coût A et R 140 pesos, puis le bus, aller à une grande banque payer et revenir ; de plus le chauffeur de bus ne nous a pas prévenu de l’endroit ou descendre, et il nous a fallu faire un grand tour en plus ; au total 4 heures de promenade pour payer les taxes. Nous avions commencé à 9H, nous avons fini à 14 H !!

C’est un bon abri mais ce n’est pas une bonne escale !

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
Ecrire un commentaire - - Recommander
Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /2006 20:37

ISLA DE MUJERES

 

Mardi soir 5 décembre

 

Le temps va en empirant et cela ne va pas s’arranger selon la météo avant mardi prochain, date nouvelle de notre possible départ pour Cuba. On verra bien.

   Samedi après midi , nous avons été occupés d abord par des formalités policières et sanitaires , puis petite visite en ville qui est à plus de 20 minutes a pied sur une route sans intérêt .La ville est petite et très touristique : beaucoup d’échoppes de souvenirs notamment des bijoux en argent (mais surtout des reproductions de masques et de statues absolument horribles). Nous avons vu le super marché et une agence de voyage qui ne propose pour la visite de Chichen Itza ( belle cité maya qui selon les photos est bien rénovée ) qu’une excursion d’une journée, alors que nous aurions souhaité 2 jours  .Nous continuons à chercher.

Dimanche nous avons commencé à recoudre la grand voile, en dehors de la laize décousue, il y plusieurs autres coutures dont le fil commence à lâcher, nous allons donc les reprendre mais la pluie nous a interrompu. Nous avons cependant pu aller déjeuner en ville, du bon poisson (coût à deux : 300 pesos, dix pesos font un USD).Les agences de voyage proposent toutes la même excursion pour Chichen Itza.

Lundi il a plu toute la matinée ; l’après midi nous avons trouvé des serres câbles pour bricoler un étai largable mixte avec la drisse de foc et le reste de l’étai, le tourmentin, voire le foc étant envoyé par la drisse de spi. Nous avons appris par le gars de la marina qu’il fallait aller aussi à Cancun pour faire des documents douaniers ce qu’il avait omis de nous dire à notre arrivée.

Donc ce matin, nous avons été à Cancun (ce qui exige 20mn de trajet en bac )  ; après les formalités (30 min) nous avons pris un bus pour aller en ville. Nous avons d abord traversé une ville normale, animée et un peu de bric et de broc, puis nous avons traversé la zone des hôtels tous plus gigantesques les uns que les autres; au bout de 40 mn nous étions devant un centre commercial et nous sommes descendus pour voir : c’est un centre commercial pour touristes fortunés avec des boutiques de mode, de bijoux et d’artisanat industriel. Après la visite des commodités (banos) moyennement propres nous avons repris le bus : surprise, c’était le même chauffeur qu’à l’aller qui avait été jusqu’au terminus. Les hôtels sont alignés sur le front de mer et rivalisent de hauteur et de luxe apparent : beaucoup de 5 étoiles. Il y a encore quelques espaces libres entre eux, mais ils sont en train de disparaître pour de nouveaux  palaces ; la station doit plaire !!!

Au retour sur notre petite île, nous avons été au resto local sur la plage et bien mangé pour 150 pesos à 2; puis internet, passage à l’agence de voyage pour réserver l’excursion et retour sous la pluie. La météo prévoit toujours 25 à 30 nœuds d’est jusque Lundi et 15 nœuds pour mardi.  Nous allons avoir le temps de visiter l’île et ses fonds sous marins.

 

Vendredi soir  8 décembre

 

Le vent souffle a plus de 25 nœuds ; nous sommes mieux à la marina qu’en mer !!

Il souffle si fort que la plongée que nous avions réservée a été annulée car la capitainerie avait interdit aux petits bateaux de sortir. Alors aujourd hui nous avons fait des courses en entassant encore plus de 50 kg de vivre et de boissons dans les cales ; nous pourrons survivre à Cuba. Nous avons loué pour ramener ces courses une voiture de golf, véhicule le plus présent sur l’île ; avec la voiture nous avons fait le tour de l’île : 20 kms en tout avec retour par la côte au vent : c’était bien le cas de le dire ( les rafales balayaient les cotes sous un ciel plombéet la mer était bien loin du bleu lagon !) . Nous commençons à bien connaître l’île qui a un certain charme, mais n’a pas grand interêt.

Heureusement hier nous avons été à Chichen Itza en tour organisé. Le trajet était long avec les arrêts aux boutiques de souvenirs, tous plus moches les uns que les autres ; c’est curieux comme l’artisanat du Guatemala est beau et celui du Yucatan, également maya est laid. La route est droite et traverse une plaine calcaire couverte d’arbres de taille médiocre, sans aucune habitation, pendant 200 kms.

Mais Chichen Itza est magnifique ; ce qui frappe c’est la grandeur du site et des monuments : la pyramide souvent représentée en photo, mais aussi le jeu de pelote , l’observatoire et d’autres monuments très bien restaurés  .

Nous avons écouté deux fois les explications du guide : en espagnol et en anglais ; mais c’était intéressant, puis nous avons erré dans les ruines qui commençaient à se vider. Une visite magnifique, qui valait de se lever à 5H 15 et de rentrer à 21 h 30. De plus nous avons un réveil matin à 5H15, c’est un bateau de tourisme rangé à 50 m de nous qui démarre à cette heure  là son moteur et le laisse tourner pendant une heure. La journée a failli se terminer par un bain de minuit car les gens de la marina avait écarté le bateau du quai, compte tenu du vent. Heureusement j’ai trouvé une planche pour remonter à bord ce qui nous a évité un bain. Avec le froid (nous avons du mettre les K-ways pour le retour) nous n’avions pas envie de bain nocturne. 

 

Dimanche après midi       10 décembre

 

Depuis ce matin il pleut ; un peu ou beaucoup mais il pleut .Le vent a baissé et demain c’est sur nous partons à Cuba . Hier il n’a pas beaucoup plu , mais il y avait encore trop de vent pour la plongée . Nous avons pu encore une fois arpenter la ville alors qu’aujourd ‘hui , nous restons confinés dans le carré. Seul rayon de soleil symbolique : iridium remarche !!

Restent à faire les dernières courses de vivres frais , les formalités de sortie et nous serons prèts

La traversée durera de 1 jour à 3 jours selon la direction du vent ; nous viserons Maria La Gorda mais cela dépend aussi du courant que les guides annoncent très fort.

Le prochain article sera envoyé probablement de l’ile de la jeunesse , si il y a un internet.

 

 ps  nautique les formalites sont abominables longues et la marina tres chere

ce n est pas une escale a recommander, essayer plutot puerto morelos ou il y a une nouvelle marina

 

Commentaires photos

 

Cancun : exemple d’hotel , sur le front de mer il y en a une trentaine de cette taille et une dizaine en construction .

 

Chichen Itza : pour les details se reporter aux ouvrages specialisés. Disons simplement que la pyramide est post classique et que l’eglise est du pur style puuc.

 

Mujeres

1 Le cimetière est le monument le plus curieux de l’ile :chaque tombe semble rivaliser de kitsch. Toute ont une petite chapelle fermée avec un l’intérieur une statue de la vierge, des cierges et une bouteille d’eau potable ( bouteille plastique ) a demie remplie .Ce doit etre des restes de la culture maya . Les gens de par ici sont des mayas. Ils ont le profil des sculptures et une petite taille .

2 Ce restaurant est fréquentée par des locaux et touristes qui mangent à toute heure .

3 Cette rue est typique des maisons de l’île , petites avec un étage et un escalier presque aussi raide que celui des pyramides mayas .Elles sont souvent très colorées. En dehors du centre très petites boutiques de souvenirs bas de gamme , la ville s’étend dans le centre de l’île. Les nombreux hôtels du bord de mer doivent demander beaucoup de main d’œuvre.  

Par le mousse - Publié dans : luliberine
Ecrire un commentaire - - Recommander
Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /2006 22:31

de FRONTERAS (Guatemala) à ISLA MUJERES ( Mexique)

 

 

Vendredi matin Livingstone

 

 

Nous sommes encore sur de l’eau douce, mais nous voyons la mer

Nous sommes partis de la marina mardi matin, après un dernier avatar qui nous a retardé : le vol dimanche de la carte bleue d’Anne marie, coincée dans un distributeur .Quand la banque a été ouverte le lundi, nous y avons été fait ouvrir le distributeur et constaté que notre carte n’y était plus. L’employée de la banque nous a dit que des voleurs, capables d’empêcher la carte de sortir , puis de la récupérer avec des moyens pour savoir le code sévissaient dans la ville  ; un monsieur aimable nous avait aidé , c’est sûrement lui le voleur .

Nous sommes donc partis le mardi matin, avec comme tous les jours depuis une semaine une absence totale de vent, mais un ciel enfin un peu lumineux  car il fait gris et froid. Je n’exagère pas ; il n’y a pas plus de 19 ° le matin.

Compte tenu de l’absence de vent, nous avons décidé de ne pas aller faire un tour dans le lac Isabel ce qui aurait nécessité des heures de moteur, et d’aller explorer les criques du golfito, sur la route de Livingstone. Notre première étape a donc été la crique de  Julio    , jolie baie entourée de mangroves sur la cote nord du golfito : 5 miles. Comme le temps était gris et pas assez chaud pour se baigner, nous sommes repartis en début d’après midi pour venir mouiller a l’entrée de la baie centrale des 3 baies qui se trouvent sur la cote sud, prés de l’entrée du rio dulce. 

Mercredi matin nous avons exploré avec le bateau, les 2 baies de l’est : la première est finalement assez peuplée avec des maisons cachées sous les arbres, sur les bouts de terre ferme qui existent.  Ce sont des maisons de mayas qu’eqchi qui vivent de la pêche : devant chaque maison il y a des cayucos et des filets. Il y a aussi deux églises et nous avons baptise cette baie : baie des deux églises. La baie suivante s’ouvre par une entrée étroite entre les arbres puis s’élargit un peu pour donner accès à un lagon invisible de l’extérieur. : Une maison est en construction (des américains) et 4 bateaux au mouillage. Le tout est joli ; Un cayuco a emprunté un petit canal sous les arbres ; il doit y avoir des maisons cachées au fond de la mangrove.

Ps nautique entrée à 15 46 15 N. 88 49 80 W

 

 

Ensuite nous avons traversé le golfito pour aller a la réserve aux lamentins ; non que nous espérions en voir, car ce sont des animaux très timides et quasiment invisibles ; ils passent très peu de temps en surface : une inspiration d’une seconde pour 20 minutes au fond : au mieux on voit un rond à l’endroit ou ils ont émergé. Non, nous avons faire un petit tour sur un sentier bien tracé dans la jungle, avec une grande variété de végétation; il parait qu’il y beaucoup d’animaux ; nous n’avons vu que des fourmis mangeuses de feuilles.

A l’entrée de la réserve, nous avons trouvé un prospectus signalant un hôtel géré par la communauté qu’eqchi, dans la laguna Salvador. Nous hésitions sur la lagune à choisir pour la nuit : du coup nous retournons a la laguna Salvador ou nous avions été il y a 3 ans .L’entrée est facile et large d’une trentaine de mètres ; il y a ensuite un grand canal bordé de mangles de 500m de long, il débouche dans un grand étang de 200m de large et 800 m de long. Quelques huttes mayas s’échelonnent sur les rives et au fond un débarcadère : c’est celui de l’hôtel.

Gps entrée : 15 42 N. 88 50 90W

 

 

Le site est très calme ; l’eau très noire n’a pas une ride, sauf celles de quelques cayucos qui traversent la lagune .L’un d’eux s’approche et une petite fille nous dit que l’hôtel est ouvert. A midi nous descendons à terre et sommes accueillis par un maya Juan  qui nous présente son hôtel, réalisé par la communauté des femmes. Il est situé sur une butte de terre ferme en bordure d’un terrain de football. Autour de ce terrain, 3 maisons, une école et une église. C’est le centre de la communauté. Les dimanche il y a match de foot et les gens des environs viennent y participer et y assister. L’hôtel est une grande case maya avec un toit de palmes : au rez de chaussée la salle a manger ; à l’étage 8 chambres. C’est charmant avec des idées décoratives : les lavabos sont des petits cayucos, le pied des tables est un tronc de mangles, les racine assurant la base. Nous ne pouvons pas y manger le midi, car la cuisinière n’est pas la, nous reviendrons ce soir et commandons deux assiettes de poissons.

Apres le repas au bateau, nous partons en annexe pour visiter un petit rio juste e face du débarcadère .C’est un rio très étroit : un peu plus que la largeur de l’annexe. Comme il dessert quelques maisons, il est entretenu et le fond est sans branches et les rives sont franches. Nous ramons dans une  espèce de boyau qui s’enfonce dans le foret. Il fait sombre sous les feuilles et l’eau est brune .Nous rencontrons deux cayucos et voyons deux maisons, situées sur des buttes de terre. L’endroit est vraiment superbe.

Le soir bon repas de mojachas (sorte de perches) à l’hôtel ; nous sommes évidement les seuls clients ; il nous explique qu’ils sont en train de finaliser le matériel de propagande, avec un site internet pour dans deux mois. Ils proposent des balades en cayucos dans les canaux pour voir les oiseaux, avec une plage de sable et de l’eau claire pour se baigner .Il y a aussi pour noël et en juin des fêtes mayas avec la danse du daim.

C’est un endroit à recommander pour y passer quelques jours de calme, au milieu de la foret.

Hier jeudi nous repartons, pour aller explorer le rio Lampara qui débouche au milieu du rio dulce. Selon les guides, il est navigable si on réussit à trouver la passe au milieu des hauts fonds. Hélas nous ne la trouvons pas et après deux échouages un peu devant le restaurant, nous  mouillons pour aller visiter le rio en annexe. C’est une belle promenade de 4 miles, au début au milieu de la mangrove, puis en longeant des collines a pâturages (nous apercevons un daim), pour aboutir à la source un trou d’eau au pied de la jungle. 

A 3 H, nous repartons, descendons le rio dulce toujours aussi magnifique, et arrivons à 4h a Livingstone. Nous nous précipitons à Internet pour faire un  mail pour remettre en route notre téléphone iridium, car notre autre téléphone satellite est en panne : il refuse de s’allumer.   

 

 

 

 

Lundi 27 au soir, Mouillage de Xcalack  (Mexique)

 

 

Reprenons la chronologie

Vendredi(le 24) , après un tour a internet  ,après avoir déposé la plainte pour vol à la police touristique ( 1     H environ pour taper 20 lignes ) ,après être passé à la douane ( dénommé ici SAT ) , à la capitainerie et enfin à l’immigration pour être en règle pour la sortie du Guatemala , fait quelques courses de vivre frais , nous sommes allés mangés au restaurant .

Livingstone est une petite ville touristique, avec une rue à restaurant qui donne sur le port (cf. photos). Elle est habitée par des Garifunas, des métis caraïbes et noirs originaires de Saint Vincent ; ils ont été déportés à Roatan par les anglais et ont ensuite essaimés au Belize et au Honduras ; la petite ville fait presque coquette.

L’après midi nous avons marché le long de la mer jusqu’aux chutes dites siete altares, principale attraction de la ville ; le site est beau mais le niveau d’eau de la rivière était bas et il n’y en avait pas assez pour faite des chutes d’eau. (cf. photo). AM était un peu fatiguée après 1 H 30 de marche et nous avons eu la chance de trouver une barque pour nous ramener.

Le soir il y avait une fête garifuna sur la plage ; alors nous sommes redescendus pour dîner en ville (tapados, une soupe locale de poissons crevettes et crabes délicieuse) ; hélas la fête de déroulait dans un gymnase fermé et nous avons renoncé, vu le bruit régnant à l’intérieur

 

 

Samedi matin à 7H 30 c’était le grand départ. Tout a bien commencé : vent d’ouest 12 noeuds pour sortir du golfe et aller jusqu’aux cayes de Belize qu’il fallait virer avant de remonter vers le nord. Puis le vent est passé sud, faible, pas trop mal mais un peu inquiétant : était ce un coup de northern, ces vents forts qui s annoncent souvent de cette façon. La météo ne le prévoyait pas, mais !! Puis un grain est arrivé : 25 nœud de nord ouest.

On a mis carrément 3 ris et enroulé pas mal le génois et cela allait. Puis le vent est retombé à 8 nœuds ; nous avons gardé la voilure et mis le moteur. Toute la nuit le vent n a pas arrêté de changer ainsi en force et en direction ; nous avons donc gardé le moteur. Enfin le matin le vent s’est établi de nord est 15 nœud. Nous avons renvoyé la voile et avancé jusqu'à la hauteur de San Pedro, dernière ville du Belize. Il était 16h, trop tard pour arriver de jour à Xcalak. Nous avons donc pris la passe pour rentrer dans le lagon et mouiller pour y passer la nuit, une halte que j’ai apprécié, cette première navigation en mer sur une mer assez hachée, dans un bateau mal soutenu par le vent, tout cela au son du moteur avait mis à mal mon estomac et sans être vraiment malade j’aspirai au repos 

 

 

Le matin de bonne heure, nous sommes repartis et après 7 h de louvoyage nous sommes arrivés au port de Xcalack, au Mexique   Nous sommes derrière la barrière de corail, mais le mouillage est un peu rouleur. Nous avons pu faire les formalités réduites au maximum ; le capitaine de port nous a aimablement reçu bien que le bureau soit fermé et nous a établi le zarpe valable pour tout le séjour au Mexique  Comme il n’y a pas de service d’immigration, nous ferons ces formalités au premier port équipé (qui devrai être Mujeres le port de sortie !). La ville ou plutôt le village se compose d’une grande rue de sable et d’une trentaine de petites maisons : c’est le bout du monde. Mais il y a internet et nous avons pu communiquer et avoir la météo, bonne jusqu’a lundi prochain au moins. Nous avons même pu faire un snorkling sur la barrière de corail qui ,sans ètre exceptionnel ,ne manquait pas de poissons

 

 

Ps nautique. Les 2 passes d’entrée sont étroites et impressionnantes bien que le temps ait été maniable ; mais elles sont faciles à repérer ; celle de San Pedro a une bouée jaune à laisser a bâbord. Pour celle de Xalack, il y un alignement d’entrée avec le phare bien visible de loin et un petit phare métallique difficile a voir de loin mais bien repérable quand on est proche de l’alignement . Le point GPS de l’entrée de la passe est   N18 16 37 .W 87 50

La possession du guide de Freyer (Mexique Belize rio dulce) est un plus sinon un must .Il y a des cartes détaillées, généralement exactes, sauf parfois sur le positionnement GPS ;le livre de Calder est utilisable .

  Les cartes de maxsea sont totalement fausses, même le positionnement GPS du phare de Xcalack est faux .

 

 

Samedi 2 décembre  Isla mujeres

 

 

Notre périple nautique au Mexique est donc terminé Nous sommes à la marina Paraiso de l’île des femmes en français : isla mujeres en mexicain. Faute de bons et beaux mouillages ,nous avons été plus vite que prévu ;de plus le temps était favorable pour remonter vers le nord est : vent de secteur est de 12 à 15 nœuds.

 

 

Mardi, à Xcalak, nous avons flemmardé au mouillage ; petit tour de village mais internet était fermé, A noter que des hôtels semblent en cours d installation le long de la piste qui arrive au village, dont un au moins en marche et qui proposait de plongées ; nous avons été faire un peu de snorkel a l’intérieur du reef : pas mal. Nous avons prévenu le capitaine que nous partions le soir pour l’atoll de chinchoro parce que nous pensions qu’il nous fallait 12 h ; il nous a dit vous irez plus vite et il avait raison. Nous sommes partis vers 17 H, pour bien voir la passe. Et vers 2H du matin , nous étions à hauteur du mouillage, impossible d’y entrer de nuit ; nous avons décidé de continuer jusqu’à la baie de Spiritu Sancto. La navigation était agréable et le ciel bien étoilé . A 7H 30, nous étions à la pointe sud qui ferme cette très grande baie ; il fallait maintenant trouver l’entrée .Nous nous sommes approchés pour voir les reefs, mais la réalité ne collait pas avec le plan. Finalement en navigant à vue nous sommes passés derrière le reef. Après coup en reprenant notre trajet sur le GPS, nous nous sommes rendus compte que la carte était fausse en latitude d’un demi mile et que les reefs du coté sud devaient être mal répertories, car nous n’aurions jamais du passer.

Nous avons fini par retrouver la bonne passe d’entrée et le chenal qui allait jusqu'à l’île Cha  , en cherchant un peu la passe  assez au nord de la ligne indiquée dans le guide ( heureusement nous sommes dériveur ! ) . Finalement nous avons mouillé derrière l’île, bien protégé du clapot. On était un peu perdu dans l’immensité de la  baie, dont on ne voyait pas le fond. L’île est très loin du reef, impossible de prendre l’annexe pour faire du snorkel et autour du bateau ce ne sont que des fonds de 2 m, à perte de vue dans une eau pas très claire (mais assez chaude pour mériter un bain). L’île est couverte d’un bush épais et les plages sont bien défendues par toutes sortes d’insectes piqueurs. 

Seul point fort un groupe de dauphins qui est passé tranquillement prés du bateau mais sans y jouer bien que Jacques se soit jeté à l’eau pour les voir de plus près).

 

 

Nb nautique   les mouillages derrière le reef et la cote elle-meme nous ont paru intenables à cause du clapot ; le chenal jusqu’à l’île est long et passe longtemps sur des fonds de 2M , avec un quillard nous n’y serions pas allé sans un cheminement gps précis …et encore .

Points gps : entrée N 19 22 30 W 87 26 4O puis cap au 265 sur la pointe nord de l’île chal (visible), puis a partir de w 87 28 arrondir vers le nord pour rester avec au moins 2m, jusqu'à N 19 29 55, à partir de W 87 31 on peut redescendre vers la pointe de l’île chal.

 

 

 

Jeudi nous sommes partis de bonne heure (le soleil se lève vers 6H et se couche vers 5h 20, la journée est donc décalée par rapport aux habitudes françaises) ; en suivant au gps le chemin de l’aller pas de problème. Il a tout de même fallu 45 mn pour arriver à la passe d’entrée/sortie , très large mais avec des vagues très creuses .Puis nous sommes remontés vent de travers jusqu’à la baie de l’Ascension , navigation sans probleme . le chenal d’entrée est facile à trouver avec l’alignement du phare de la pointe Hallen .Ensuite il faut redescendre vers le sud d’au moins 2 miles pour éviter un grand banc de sable ; nous avons voulu coupe et sommes passés sur des fonds d’1M 50, moment un peu inquiétant d’être presque planté au milieu de nulle part avec juste 3 piquets autour .Nous avons mouillé devant la première crique , derrière le phare , un autre bateau étant mouillé beaucoup plus au nord ; mais nous avions vu des bateaux de promenade entrer dans la mangrove et pensions qu’il était possible d’aller au village par ce moyen.

En fait, il y a bien une lagune et un chemin de promenade après un tunnel de mangroves, mais il y a surtout un débarcadère pour les barques au nord, a 2/ 3 miles de la baie du phare. Le muelle (en mexicain) est très prés du village. C’est un curieux village .Jadis village d’éleveurs de langoustes, il commence à devenir un village touristique, mais  à ses tous débuts .Les cases sont rustiques mais tout le monde est occupé à faire de la maçonnerie. Il y a quelques petits hôtels, beaucoup de barques de promenade, un centre de plongée, des tiendas et … un centre internet mais pas de langouste !.

Nous avons aussi fait un petit tour dans la mangrove, sympa mais à ne pas faire à la tombée de la nuit, les moustiques vous y attendent.

 

 

Ps nautique entrée passe à N 19 44 65 W 87 25, cap sur la pinte nord ouest des îles culebra, la pointe sud du reef à laisser a tribord est a N 19 46 2 W 87 26 06, il faut descendre jusqu'à N 19 45 pour prendre un cap plein ouest et attendre W 87 29 40 avant de remonter plein nord dans 3 m d’eau, le débarcadère se trouve à environ N 19 44 5.

Notre étape suivante devait Tulum,un site maya le long de la cote que j’avais très envie de voir

 

 

La météo prévoyait que le vent reste faible (10/15 nœuds) d’ENE, mais que les vagues allaient arriver (3 m de creux), ce qui m’inquiétait pour rentrer dans le mouillage de Tulum, car les guides disaient qu’il ne fallait entrer que par mer  calme, a grande vitesse pour rester manoeuvrant et qu’une fois engagé, il n’y avait plus de retour possible en arrière.

 

 

Autre problème, l’alignement d’entrée se fait avec un arbre ,certes remarquable,mais serait il encore là 15 ans après et les guides ne donnaient pas de point gps ; quant à maxsea il ignore ce mouillage

 

 

Vendredi matin, donc départ à l’aube, sans vent et avec une mer normale : petit creux d’un mètre. Nous avons donc fonce avec le moteur jusqu’à Tulum, sans sentir le courant de 2noeuds qui aurait du nous aider ; nous étions probablement trop prés de la côte. 

Vers midi, nous sommes au voisinage de l’entrée, nous repérons le phare et les ruines (pas ruinés) du castillo maya. Le paysage ne ressemble pas vraiment au dessin, il y a bien sur plus de constructions  sur la  côte, mais il y a un arbre remarquable / Ce doit être l’alignement d’entrée : nous approchons. Le bord du reef à laisser à tribord est clairement visible avec des grosses vagues à surf. Sur la gauche, il y a un sec, mais bien plus au large qu’indiqué sur le dessin   et pas de reef. Devant ça ne déferle pas : c’est la passe, nous y allons et tout se passe sans problème. Nous entrons ans le lagon et mouillons devant le centre de planche à voile.

Quelques planchistes essayent de tenir sur leur planche dans un vent très faible ce qui est difficile car le mouillage est très remuant. Il est déjà 12 h 30  et nous partons de suite voir les ruines. Le débarquement en annexe n’est pas trop difficile malgré un petit ressac sur la plage (il faut donc relever le moteur ,pagayer comme des fous et juste en arrivant sur le sable ,sauter à l’eau pour maintenir l’annexe ; ça se fait quand on est motivé). Le chemin est facile à trouver, après 15 mn de marche nous arrivons aux ruines. C’est le 1 décembre et fête nationale : l’entée est gratuite. Tulum est la seule ruine maya fortifiée. C’est un grand quadrilatère de 1 km sur 500 m, enceint d’un mur et entouré de végétation. Au centre tout est bien entretenu : pelouse et cocotiers et bien sur 4 ou 5 temples dont le Castillo, pyramide d’une trentaine de mètres , dominant la mer et l’ensemble du site. Tout est bien entretenu et donne une formidable impression de ce que devait être une enceinte maya. Il y a beaucoup de touristes dispersés dans les nombreuses allées mais comme il est défendu de monter sur les bâtiments cela n’est pas gênant et laisse à chacun le plaisir de regarder les temples sans gène. En revenant nous passons devant un restaurant et comme nous avons faim, il est 15 H 30,  nous y allons. Bon déjeuner de poisson avec en prime de la bonne musique live. Au loin le bateau s’agite furieusement au bout de son mouillage ;

.

De retour au bateau, la décision est vite prise : impossible de rester au mouillage pour y dormir : Luliberine ressemble plus à un shaker qu’à une balançoire . Nous repartons vers le nord pour passer la nuit en mer et nous arrèter à l’ile de Cozumel.

 

 

Ps nautique : le point gps d’entrée de Tulum que nous avons noté est quelque part dans le bateau  peut etre N 20 11 55 W 87 26 03; mais l’arbre est facile à trouver ; a partir du phare il y a une longue plage à son sud. Vers la fin de la plage, il y a un gros bâtiment moderne avec deux éoliennes (et un peu au nord un grand pylône)

L’arbre est juste à gauche et le prélèvement d’entrée est le 312 ; l’entrée de la passe est finalement assez large ; le sec de la passe se trouve en fait 5OO m devant l’entrée et bien u sud de la passe.

 nota il y a aussi une passe d’entrée juste en face des ruines qui vue d’en haut parait simple, le guide la déconseillant sauf calme plat (mer et vent) nous ne l avons pas reconnu. En plus on voit deux passes alors que le guide n’en signale qu’une (piège !!)    

 

 

Nous avons donc passé la nuit en mer tranquillement avec un vent sympathique mais oscillant de l’est au nord est    et finalement un bon courant nous poussant dans le nord est. Nous sommes passés devant Cozumel, avec une mer trop agitée pour envisager d’y mouiller, ( (et il était une heure du matin ) puis comme il était encore tôt pour entrer à Puerto Morelos (l’entrée de nuit doit être possible mais pourquoi se compliquer la vie surtout à 4h du matin) nous avons poursuivi jusqu’ l’isla mujeres ce qui n’était vraiment pas prévu sitot . Vers 8 h nous avons longé Cancun, gigantesque muraille de béton : un mélange de la Défense et de Marina Baie des Anges ,mais au moins 10 fois plus grand ,le tout surmonté d’un drapeau mexicain qui ne tiendrait surement pas sous la tour Eiffel  Nous sommes arrivés a la marina Paraiso vers 10 H, avec une petite déchirure dans le haut de la grand voile, en fait pas une déchirure mais une couture qui se défait . Notre GV est bien fatiguée ;elle a 6 ans et bien des miles au soleil mais elle doit encore tenir 2000 miles au prés !! .

Il y 5 bateaux occupés a la marina, et une dizaine de bateaux au mouillage très calme. La marina a peut être eu son heure de gloire mais ,bien que propre ,semble un peu à l’abandon ; qu’importe,il y a de l’eau douce , de l’électricité au ponton , une laverie et .. 2douches ! j’oubliais la piscine que nous n’avons pas encore testée , faute de soleil

 

 

 

 

Par le mousse - Publié dans : luliberine
Ecrire un commentaire - - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés