Lundi 30 mai 2011 1 30 /05 /Mai /2011 10:21

201105-TRANSAT-RETOUR SXM HORTA 201105-TRANSAT-RETOUR SXM HORTA Bulletin retour st martin horta

 

bref résumé : en 22 jours nous avons été de st martin à Horta ile de Faial Açores soit 2192 miles en ligne droite et en fait environ 2600 sur le fond ( les odométres du loch et du gps donnent des indications fausses , d'ou l'approximation ).

Sur ces 22 jours il y a eu 50 H de moteur , 4 jours de pétole presque totale, 4 jours de largue et le reste au prés dont 2 jours de louvoyage . Nous avons souvent mangé sur la table de cockpit. Le temps a été beau et froid , même très froid .

Nous sommes tous en bonne santé , quoique un peu grossis car les repas ont été à base de féculents .

Ci apres deux livres de bord: en italique celui du capitaine rédigé en temps réel, en normal celui du skipper rédigé le matin t relatant les evenements de la veille et de la nuit

.

 

Samedi 30 avril

 

Hier nous avons enfin progressé : 2 miles pour rejoindre la marina de fort louis depuis le chantier de Geminga ou le bateau avait passé le mois d'avril

Pendant notre séjour en France , pas mal de travaux auraient du se faire et effectivement ont été faits:la peinture , l'étai largable et le passage d'un nouveau fil d anémomètre dans le mat ( 4 h de travail pour les professionnels ) , certaines réparations du moteur ; mais d'autres restaient à faire : la pose d'un mat pour l'éolienne et le câblage de l'électronique et la détection de la panne du répétiteur .

De plus nous avons eu la mauvaise surprise d'apprendre que suite à la fuite d'eau les boulons qui tiennent l arbre ne pouvaient se démonter ; pour changer le presse étoupe il faudra retirer le moteur . Heureusement le presse étoupe ne fuit pas ; c'est le tuyau d'échappement qui fuyait .

Pendant 8 jours nous avons rangé le bateau pour sa configuration transat , aménagé les cabines de nos deux équipiers,Jean claude et Denis, effectué divers bricolages et surtout relancé les artisans .

Enfin mardi dernier le bateau était prêt a être mis à l'eau . Hélas la remise à l'eau a été repoussée au mercredi matin jour d'arrivée de Denis et Jean claude ; nous nous organisons avec Cécile pour aller les chercher pendant que nous amenons le bateau à la marina.

A la mise en route du moteur deux nouveaux problèmes : le moteur ne démarre pas : pb électrique sur le tableau et une fuite au pot d'échappement . Il faut le changer ; heureusement jeudi je récupère un pot de rechange . Les mécaniciens décalent leur intervention au vendredi matin et le vendredi constatent que le pot neuf est cassé , ils bricolent l'ancien pot pour nous permettre d'aller à la marina . Mais il faudra attendre mardi pour avoir un nouveau pot car il vient du coté hollandais fermé pour cause de carnaval ! Le démarreur fonctionne , mais de façon curieuse, en coupant un fil qui arrive à l'alternateur et les alarmes ne fonctionnent pas, ce qui est très ennuyeux . Quand à l'électronique si l'anémomètre fonctionne , le répétiteur semble hors d'état , il faut le changer .

Dés qu'un bateau s'arrête , à la mise en route il y a des problèmes, mais là nous les accumulons!!

Pendant que Jacques se débat avec les différents artisans, nous faisons le plein de courses alimentaires et ce,pour 4 semaines .C 'est effarant ce qu'il faut rentrer dans notre bateau qui n'en a jamais tant vu. Après quelques heures d'effort pour trouver une place pour chaque chose et faire un rangement à peu près accessible et rationnel , tout tient! La cabine avant est transformée en garde manger et réserve de matériel ;il y en a jusqu'au plafond!

Enfin hier après le dépannage nous avons pu aller à la marina fort louis plus confortable que le mouillage en bout du ponton de mise à l'eau du chantier .

Et nous allons y attendre mardi la fin des réparations. Belle occasion de visiter l'ile pour Denis et jean claude et pour nous de profiter encore de notre fille et des petites filles .

Et comme la météo est actuellement très mauvaise ( fort vent de nord est ) nous ne regrettons pas trop ce retard .

 

Mardi 3 mai

Après 3 jours à profiter des plages de St Martin avec les petites filles et Cécile, nous avons repris la mise en marche du bateau . Le matin courses de vivres frais pour refaire le plein du départ, puis après midi consacrée au montage du waterlock et a une tentative de compréhension du non fonctionnement des alarmes . Mais Cyrille(électricien de Volvo) n a pas réussi a comprendre ce qui ne marchait pas , il a débranché un relais dont la fonction était et reste inconnu , il a débranché un fil rouge dont la fonction est aussi non connue: le moteur démarre avec le bouton mais les alarmes ne fonctionnent pas . Demain matin ils vont essayer un boitier électronique de récupération . Le départ reste donc prévu demain matin .

 

Mercredi 4 mai demi départ.

Ce matin Jef est venu essayer le boitier électronique de récupération qui ne fonctionne pas mieux . Il doit y avoir un faux contact quelque part . Par contre nous avons constaté une fuite à la pompe à eau de mer : après recherche , c'est un joint interne qu'il faut changer .

En attendant la réparation qui doit se faire en atelier , je fais les formalités de sortie : 30 minutes d'attente , puis 30 minutes pour faire les papiers . Le reste de l'équipage accomplit ses dernières courses au marché de Marigot .

A 14 h Jef revient , en fait ce n'était pas le joint mais l'axe qui était usé , coup de chance ils en avaient un de récupération. A 15 H nous partons au fuel, mais l'alarme batterie qui avait refusé de fonctionner en test se met à couiner . Le boitier électronique fonctionne donc mais pourquoi maintenant alors que l'alternateur semble charger . Nous faisons le plein de fuel , appelons l'électricien qui ne peut venir et nous dit que c'est surement un faux contact . Cependant comme nous ne pouvons vérifier la charge de l'alternateur les batteries étant pleines nous décidons d'aller mouiller dans la baie de Marigot pour vérifier demain matin la charge de l'alternateur . Au cas ou il ne chargerait pas nous irons devant Caraïbe diesel pour tenter de les persuader de réparer.

Préparatifs

 

après 3 semaines fort agréables en France, y compris le ski avec les petits , les préparatifs ont été « hard. »

A notre retour le bateau n'était pas vraiment prêt, à part l'antifouling et l'étai larguable. Rien n'était fait pour l'éolienne ; le moteur avait été vu et des éléments changés mais pas le presse-étoupe qui demande une dépose du moteur et l'électronique n'est pas faite … on attend Hervé.

La mise à l'eau est retardée à cause de l'éolienne , nous ne sommes donc pas à l'eau avant l'arrivée de Denis et Jean Claude.

La mise à l'eau est faite le mercredi matin le 27 et là le moteur ne démarre pas : démarreur ? Batterie....et les ennuis commencent .Une fuite est repérée : tuyau de sortie d'eau de mEr il faut le changer mais Budget ( le ship ) est fermé pour cause de carnaval. Du coup on fait les courses , énormes , les notes s'allongent et l'avant du bateau se remplit. Enfin avec une réparation de fortune on s'installe à la marina aprés la visite de l'électricien car le tableau électrique du moteur ne marchait pas . Le mardi 3 le nouveau pot est reçu , retour de jef et de l'électricien mais le tableau de bord est foutu : il n'y a plus de signal d'alarme. Jacques finit le montage de l'éolienne puis pose le répétiteur qui marche . Nous finissons les courses de frais et enfin mercredi nous quittons notre place pour aller au fuel , et là , nouveau problème l'alarme batterie se déclenche sans raison; nous remettons le départ à demain matin pour vérifier que l'alternateur charge bien; dernier mouillage dans la baie de Marigot

 

 

Vendredi matin 8H 18 35 62 03 reste 2112 soit 63 miles de fait sur les 2200 miles à parcourir

 

Hier matin l'alternateur a bien charge , quoique l'alarme couine de façon intermittente . Nous décidons donc de partir .Le vent est faible de nord est et la météo prévoit des vents faibles pendant une semaine . Le routeur dit qu'il faut aller vers le nord pendant 360 miles pour trouver du bon vent portant . En attendant nous partons en louvoyant entre Anguilla et St Martin . Vers 14 h nous sommes au nord de St Barthélemy , et le vent tombe totalement . Nous vérifions le fonctionnement du moteur et de l'alarme batterie ; le couinement est difficile à supporter . Nous avons aussi une panne intermittente du tridata (indicateur de vitesse,profondeur et distance parcourue : il s'éteint et se rallume . Quant à l'anémomètre il semble indiquer un vent plus faible que la réalité ( par 8 nœuds apparents au prés nous marchons à 5 nœuds ) et la girouette est décalée de 25 degrés ; nous avons essayer de calibrer mais ca ne marche pas comme indiqué dans le manuel.

Malgré toutes ses tracasseries , étant enfin partis et par un vent agréable ( sauf en direction ) le moral est bon . Et pourtant le vent a viré au nord , donc il faut louvoyer pour rejoindre le WP du routeur.

Après un beau coucher de soleil , la nuit est agréable , nous tirons un bord vers l'est nord est .

Nous suivons les feux d'un autre bateau au loin , probablement un voilier qui doit faire la transat.

 

Repas midi salade et carottes râpées, soir lentilles et saucisses ,le tout cuisiné par Denis

 

Au matin , après avoir viré cap 330 ( comme l'autre bateau ), nous apercevons un autre voilier qui fait route vers l'est. Le vent est NNE force 3 .Le clapot est raisonnable.

 

Samedi matin reste 2072 miles pour les Acores ;position :20 °29 62 °31

 

Le vent reste faible , mais tourne vers l'est améliorant notre progression vers le nord est .

Hier matin nous avons fait du 340 , soit une route perpendiculaire à la route directe vers les Açores.

Heureusement il fait beau et pas trop chaud , et le voyage est agréable.

Jean claude et Denis ont installé la canne à pêche , avec un rapala vert mais rien n a mordu .

La nuit a été particulièrement calme avec quelques trous complets de vent .

Repas

midi salade composée à base d'avocats ( il était temps de les manger ) de mais et de pommes.

Soir risotto avec fonds de veau et champignons ; Denis s'occupe de la cuisine avec grand talent.

Ce matin le vent a franchement tourné à l'est ( prévu par la météo ) mais reste faible 6/8 nœuds, l'éolienne ne donne pas beaucoup d'électricité !

samedi 7 mai

3 jours de mer déjà ;

départ le jeudi matin las batteries rechargent normalement . Nous choisissons , histoire de se rôder le louvoyage entre St Martin et Anguilla par tout petit temps . C'est beau mais ça ne va pas vite et au coucher du soleil nous sommes encore à une vingtaine de miles de St Martin ; les quarts s'organisent premier AM 20H 30 23 H, 2 ème Jean Claude 23 à 1H30 , 3 ème Denis 1H 30 à 4H , puis Jacques de 4H à 6H30 avec lever du soleil. Le bateau gite à peine , il y a des étoiles et la nuit est paisible.

Deuxième journée a bord la vie s'installe , l'équipage se lève , Jacques met en route le déjeuner .

J-claude sort dequoi nous sustenter ,;nous rangeons notre lit ( installé dans le carre ) puis petit déjeuner copieux dans le cockpit :thé ,café,ou chocolat,pain,beurre et confitures,yaourt et jus de fruit.... Il y a très peu de vent on se traine mais du coup tout le monde prend ses marques sans être bousculé. Lecture, sudoku, photos , film, sieste pour les 3 garçons .Denis , notre chef cuistot décide des repas , Jclaude et moi faisant les gate-sauces et les petites mains . Jacques se réserve les mails et la météo sur internet ; chacun son truc. Le routeur nous envoie bien les wp et la route mais pour l'instant , le vent reste désespérement nord et faible : on se traine et le cap est mauvais.

 

Troisème jour ; nouvelle nuit paisible avec un trou de vent vers 2h du matin , enfin le cap est meilleur entre 0 et 10 vers le wp 3 et le vent à tendance à monter 10/12 noeuds ce qui nous permet d'aller vers le nord ; Alternance soleil et nuages .

 

Dimanche matin 22 01 62 37 reste 2006 miles pour Horta

 

La journée de samedi a été favorable à la voile , le vent s'est un peu levé à 8/10 nœuds ( inférieur à la prévision ugrib ) au point que pour passer une nuit confortable nous avons pris un ris .

Mais vers minuit le vent est devenu quasi nul. Et après une longue attente pour voir si il allait revenir , un rafraichissement de la carte météo m' a convaincu que nous entrions dans la zone de calme qui sépare les alizés des vents d'ouest, ceux ci commencent aux environs du 25 ° . Nous avons donc remis le moteur , qui couine de temps à autre .

Petits incidents de la nuit : un cargo ( ? ) avec une trajectoire étrange , et le lever de Venus prise un moment pour un bateau .

 

Repas midi repas sur la table : salade de pommes de terre et de hareng

soir cassoulet en boite

et toujours aucune touche coté pêche ; nous ne voyons que quelques rares poissons volants

Quatrième jour 8 mai

début sous le soleil après une dure nuit : 1H du matin alerte cargo avec mise en route tonitruante du moteur si bien que le bateau avec un bruit d'enfer faisait du 7 noeuds . Retour au calme à 2h du matin; 4h du matin chute totale de vent et mise en route du moteur qui tourne encore : on essaie de passer le trou de vent pour trouver les vents d'ouest.

 

Journée plus cool une mer plate le ronron du moteur ( sans trop de cris d'alarme ) un ciel bleu et dégagé et à 13 H 30 youpi un grand dauphin noir, vision fugitive mais réelle ; encore deux jours avant de trouver le vent

 

lundi matin 9 mai 24 05 61 58 reste 1905 miles

 

Arrivés au WP 3 du routeur , nous avons trouvé un vent léger 8/10 nœuds de sud est . Nous naviguons donc ¾ arrière vers le WP 4 , très agréablement.

La journée d'hier et la nuit ont été marquées par une absence totale de vent , la nuit les étoiles se reflétaient dans la mer lisse comme un miroir ; nous avons donc fait 27 heures de moteur pour traverser la zone sans vent , qui devait selon la météo durer au moins jusqu'à vendredi prochain .

Le temps était si calme qui nous avons déployé la table pour les repas . Seul petit incident, un poisson a embarqué un bas de ligne : les poissons mènent par un à zéro. Nous avons aussi aperçu un grand dauphin qui n'a pas modifié sa route pour nous voir .

Le coucher de soleil a été magnifique mais sans rayon vert ; par contre AM et Denis l'ont vu au lever du soleil.

Le moteur arrêté , nous avons procédé aux pleins : fuel 80 L , eau 60 l , huile 2 L . Heureusement que nous avons vérifié aussi l'eau de la cale car la durite d'eau de mer était en train de se couper : serflex mal positionné ; quelques heures plus tard nous aurions eu une belle entrée d'eau dans le bateau , voire couler ??

Nous n'avons pas estimé la consommation d'apéro mais les bouteilles sont fuyardes.

 

repas midi deux salades composés : une blé et poulpes, l'autre tomates oignons

soir pâtes à la sauce tomate .

 

Dernière minute : une bande d'une vingtaine de dauphins accourent pour nous voir . A +

Quatrième jour 8 mai

début sous le soleil après une dure nuit : 1H du matin alerte cargo avec mise en route tonitruante du moteur si bien que le bateau avec un bruit d'enfer faisait du 7 noeuds . Retour au calme à 2h du matin; 4h du matin chute totale de vent et mise en route du moteur qui tourne encore : on essaie de passer le trou de vent pour trouver les vents d'ouest.

 

Journée plus cool une mer plate le ronron du moteur ( sans trop de cris d'alarme ) un ciel bleu et dégagé et à 13 H 30 youpi un grand dauphin noir, vision fugitive mais réelle ; encore deux jours avant de trouver le vent

 

mardi 10 matin 25 32 60 29 reste 1788 miles

 

la bande de dauphins est restée avec nous pendant plus d'une heure . Puis le vent a tourné et nous aussi pour se mettre grand largue et non plein vent arrière . La journée s'est déroulée paisiblement sauf pour la ligne de pêche qui a perdu un deuxième rapala, suite à une touche d'une grosse bonite . Les poissons mènent 2 à 0.

A la tombée de la nuit nous avons pris un ris de précaution, car il y avait de gros nuages à l'horizon . C'était une bonne idée , car la nuit a été une succession de grains avec des passages à plus de 20 knts. Au milieu de la nuit j ai pas mal enroulé le génois , avec des éclairs un peu partout au loin ; puis au réveil de l'équipage ( 6 H 30 ) nous avons pris un deuxième ris . Un gros grain orageux nous longeait . Nous venons de prendre un troisième ris ; la vitesse oscille encore entre 6 et 7 nœuds , avec l'hydrogénérateur qui tourne avec toute vitesse et qui nous freine un peu.

 

Repas midi salade composée et carottes râpées; soir piperade les deux repas étant pris sur table , au moins au début car celui du soir il a été interrompu par la pluie .

 

Mercredi matin 10 H nouvelle heure position a 8 H SXM 26 51 58 54 reste 1667 miles

 

Ce matin nous avons changé l' heure , car le soleil se levait vraiment trop tôt : 5 H 15 aujourd'hui . Demain il se lèvera à 6 15 et se couchera à 20H ,ce qui nous fera une journée plus centrée sur le soleil . Le temps est au grand beau , ciel bleu, vent force 4 d'ouest , bonne houle. Nous venons de retirer l'hydrogénérateur pour permettre la pêche ( ce jour 3 ème leurre : un joli bleu );nous avons aussi déroulé le génois et largué un ris ( il en reste un ) . Nous avançons à 6 nœuds en lofant un peu par rapport au cap du prochain WP ( 28 09 56 52 ); le bateau ne roule pas trop et comme le vent doit passer sud ouest cela nous permettra de rester grand largue après empannage.

La journée devrait être plus sympa que celle d'hier qui a été marquée par une succession de grains et la menace de gros nuages qui nous ont heureusement évités. Le vent n'a faibli que dans la nuit .

Le matin nous avons aperçu une voile par le travers tribord mais elle a disparu dans un grain et nous ne l avons pas revue.

Au chapitre incidents divers , la découverte que le réservoir de diesel fuyote par le joint de la prise de fuel ; le pauvre Denis doit dormir avec une bonne odeur de fuel.

Repas: taboulé Garbit à midi avec jambon cru et purée maison , saucisse le soir ( repas pris dans le carré pour éviter la pluie et le froid )

 

jeudi 11 mai 9h 27 54 56 38 reste 1536 miles

 

le beau temps continue : ciel bleu et vent force 4 , le bateau avance vite, avec un ou deux ris et le génois plus ou moins roulé , selon les moments ; seul petit inconvénient , il y a une houle croisée ce qui fait que le bateau roule beaucoup, énormément même . Ceci rend la vie à bord un peu difficile , mais renforce les abdominaux constamment sollicités . Cela n'empêche pas les apéros ,( il suffit de bien tenir verres et bouteilles , ) ni la cuisine ,même si hier soir, on s'est contenté d'une paella en boite . Le midi, Denis avait fait une salade de pâtes et de fruits de mer . Les fruits de mer étaient en conserve car la pêche n'a rien donné ; hier cela a été un match nul : ni poisson , ni perte de rapala . Coté vivres frais , il nous reste encore des tomates, des aubergines, des choux , un concombre et des pommes et des pamplemousses ,sans oublier pommes de terre et oignons et ,heureusement encore un peu de citrons verts pour les ti punch.

Ce matin le soleil s'est levé à 6H et la température était de 23 ° ; la nuit est fraiche car la capote ne protège pas du vent arrière.

Le moral est donc au beau fixe , avec une légère inquiétude sur l'anticyclone des Açores qui semble débuter vers 40 ° de longitude ; d'ici là c'est en principe un bon vent portant.

Huitième jour

fin de nuit agitée , peu de vent et du clapot dans les tous les sens mais mon estomac résiste bien

ciel bleu mais petits nuages ; un voilier au loin à 9H

suite de journée calme mais très nuageuse

 

Vendredi 13 10H 28 26 54 03 reste 1405 miles

 

Autant nous avons bien avancé hier et cette nuit, avec un vent agréable , autant cette journée s'annonce calme . En effet après une belle journée ensoleillée et ventée , dans la soirée le ciel s'est couvert comme pour un front chaud , puis au matin nous avons eu une succession de grains pluvieux et orageux sans trop de rafales ; après le dernier grain ,malheureusement, le vent est tombé et le ciel redevient bleu et pourtant, aussi bien le routeur, que la météo américaine, prévoyait du vent pour au moins deux jours .

La pêche n'a rien donné , pas une touche même pas des algues !

Repas d'hier: midi salade composée salade , mais , œufs , pomme de terre , hareng

soir boites de petit salé ( en principe c'était écrit sur la boite ) lentilles améliorées par des carottes et des oignons. Nous avons entamé la troisième bouteille de Bologne .

15 h une touche!hélas,fausse alerte c'était une algue

 

samedi matin 9H 29 40 52 07 Reste 1271 miles

La nuit a vu une succession de petits grains et de vent

Après l'arrêt du vent derrière le grain, il a fallu attendre deux bonnes heures pour qu'il revienne; vers 11 H le ciel s'est de nouveau couvert et le vent a soufflé force 4 , largement suffisant pour nous permettre d'avancer à bonne allure 6/7 nœuds . Il y a un clapot désordonné qui soit nous fait rouler si le vent baisse , soit transforme le bateau en shaker quand il monte . Mais nous nous habituons , et arrivons à faire de bonnes nuits et aussi de bonnes siestes .

La pêche ne nous occupa pas beaucoup , vu qu'il ne se passe rien . Il y a peu de poisons volants ; nous avons vu un oiseau solitaire : labbe à longue queue ( blanc avec des bandes noires sur le dessus bec jaune ) et un groupe de 5 autres oiseaux ( plutôt sombres avec du blanc et aile et corps faisant un peu arc et fléche ) jouer dans les vagues. C'est étonnant comment ils remontent le vent en rasant la mer sans battre des ailes.

La nuit a été éclairé par des orages au loin .

Ce matin nous fonçons à plus de 6.5 nœuds , car les calmes arrivent par l'ouest , il nous faut rester dans le vent soutenu .En principe nous avons encore 3 jours de vent d'ouest avant du vent sud est.

Vendredi 13

Triste réveil ; il pleut et il y a grains sur grains ; ça file pendant les grains et chute après. Pour la 1°fois,nous avons sorti nos beaux cirés tout neufs!nous aurions préféré nous abstenir!

Depuis 9 h ,plus de grain mais plus de vent et ça risque de durer plusieurs jours ; mon estomac n'a pas aimé ce réveil

et la journée s'écoule avec une alternance de soleil et de nuages ,le tout accompagné de petites pluies ; le bateau passe de 7 No dans les grains à 3ou4 dans les calmes ce qui déclenche alors dandinements du bateau et claquements des voiles fort peu agréables mais je me garderai bien de dire: «  levez vous ,orages désirés... »

 

Dimanche matin pos 30 °05 -49° 31

 

Les dernières 24 h ont été un peu dures , cela a été une succession de grains avec des vents forts et de calme durant jusqu'à 2H ; pendant les calmes la houle faisait rouler le bateau rendant la vie a bord un peu difficile :nous avons même été obligés de manger le soir debout dans la cuisine car dehors il pleuvait des trombes ! Heureusement durant les grains le bateau avançait à plus de 7 nœuds parfois 8 , alors que nous avions 3 ris et génois très enroulé . L'anémomètre ne marquait que 20 nœuds , ce qui nous paraissait nettement sous évalué. A cette vitesse la mer est très bosselée .

Nous avons été doublés par le catamaran Pegasus un outremer 38 , avec un couple et 2 enfants à bord; le cata roulait moins que nous mais bougeait quand même beaucoup !

Après un calme le vent vient de revenir force 2/3 wnw. et le soleil revient.

La prévision météo prévoit un grand calme de 2 jours , suivi par du vent d'est , la deuxième moitié du parcours peut être longue si il faut louvoyer ! Nous verrons bien

Nouveau wp 8 : 31 40, 45 43

 

Repas. midi: salade composée tomates, mais,palmier,thon; soir :cannelloni

Vendredi 13

Triste réveil ; il pleut et il y a grains sur grains ; ça file pendant les grains et chute après. Pour la 1°fois,nous avons sorti nos beaux cirés tout neufs!nous aurions préféré nous abstenir!

Depuis 9 h ,plus de grain mais plus de vent et ça risque de durer plusieurs jours ; mon estomac n'a pas aimé ce réveil

et la journée s'écoule avec une alternance de soleil et de nuages ,le tout accompagné de petites pluies ; le bateau passe de 7 No dans les grains à 3ou4 dans les calmes ce qui déclenche alors dandinements du bateau et claquements des voiles fort peu agréables mais je me garderai bien de dire: «  levez vous ,orages désirés... »

 

lundi matin 8H pos 30 40 48 04 reste 1065 miles

 

Dimanche a été un jour consacré à la gastronomie . C'était l'anniversaire de Denis ! Il a donc commencé tôt le matin à préparer un gâteau aux deux chocolats, et ce n'était pas un gâteau tout prêt . Vers midi le gâteau était prêt à être enfourner et nous avons commencé à nous occuper du reste du repas , cuisses de canard confites et pommes sautées à la graisse de canard ...et les petits problèmes ont commencé ; le mode d'emploi indiquait qu'il fallait chauffer les boites pour défiger la sauce ; j ai donc mis les boites à chauffer . Puis je les ai ouvertes après les avoir passé à l'eau froide ; pour la première cela s'est bien passée , mais la deuxième a ,dès l'ouverture ,envoyé un long jet de graisse sur le sol ; l'odeur était agréable mais le sol glissant . Denis a vérifié la cuisson du gâteau et constaté que le four s'était éteint , le gâteau avait à peine commencé à cuire . Il a rallumé le four et fait cuire les patates . Quand les patates ont été chaudes , nouvelle vérification du four et même constat le four était éteint. Il semble impossible de faire fonctionner ensemble les feux et le four .

Après il a fallu chauffer les cuisses de canard et sauter les patates , tout cela sur un seul feu . Bref le repas a été prêt a 2h , évidemment les bouteilles de ricard et d'anisette s'étaient évaporées . Mais miracle à 2H30 , soit également 2H30 dans le four le gâteau était cuit à point et délicieux . Denis venait d'inventer un nouveau mode de cuisson des gâteaux, évitant tout gâteau brulé !

Le temps était venu de la sieste , d'autant que le vent lui avait commencé à dormir dès le matin.

A peine réveillé Denis s'est remis à la cuisine pour préparer un risotto aux fruits de mer . Il n'est sorti de la cuisine que pour regarder le coucher de soleil , et pour son anniversaire le soleil lui a fait cadeau d'un rayon vert ; seul Jean claude ne l'a pas vu car le soleil coquin a commencé par disparaître totalement , avant de réapparaitre pour un bel éclat vert et J claude avait abandonné l'observation après le premier coucher, pas de chance!!

. Après apéro au champagne , risotto et gâteau , nous avons donc commencé les tours de quarts fort tard . Le vent ne s'est pas manifesté , mais des longues houles croisées ont fait beaucoup bouger le bateau et surtout les voiles , la GV notamment qui n'arrête pas de se gonfler et dégonfler avec les vagues , tout cela dans un grand bruit.

La nuit a été identique , avec quelques passages de nuages occasionnant un peu de vent ; nous aurons donc fait en 24 h environ 70 miles dans la bonne direction , ce qui n'est pas si mal .

Normalement le lundi et le mardi seront également sans vent .

Vendredi 13

Triste réveil ; il pleut et il y a grains sur grains ; ça file pendant les grains et chute après. Pour la 1°fois,nous avons sorti nos beaux cirés tout neufs!nous aurions préféré nous abstenir!

Depuis 9 h ,plus de grain mais plus de vent et ça risque de durer plusieurs jours ; mon estomac n'a pas aimé ce réveil

et la journée s'écoule avec une alternance de soleil et de nuages ,le tout accompagné de petites pluies ; le bateau passe de 7 No dans les grains à 3ou4 dans les calmes ce qui déclenche alors dandinements du bateau et claquements des voiles fort peu agréables mais je me garderai bien de dire: «  levez vous ,orages désirés... »

 

Mardi matin position 31 07 46 58 reste 1005 Miles

 

lundi a été une journée avec très peu de vent , heureusement portant . Nous avons donc avancé à une vitesse moyenne de 2/3 nœuds avec un vent apparent du même ordre ; il y avait trop de houle pour mettre le spi : la grand voile n'arrêtait pas de claquer .

Nous ( enfin pas moi ) en avons profité pour prendre un petit bain à la traine du bateau . Bain un peu écourté à cause de la présence de nombreuses physalies( petites méduses) qui inquiétaient car elles sont très urticantes. La température de l'eau était encore bonne selon les dires de l'équipage .

Nous avons aperçu un voilier qui nous a doublé sous le vent et deux cargos ; décidément on est pas seul sur l'océan . Une seule chose manque : les poissons ; il y a eu juste un petit poisson avec 5 bandes noires qui a suivi ou plutôt précédé le bateau en allant de temps à autre picorer une physalie.

Le coucher de soleil nous a permis ( a tous même à Jean Claude ) de revoir le rayon vert avec le même phénomène :disparition du soleil puis après une second éclat vert très fort.

A 4H30 le vent est complètement tombé : vitesse du vent et du bateau : 0 . Alors on a mis le moteur et ce matin le vent est revenu sud est force 2 , permettant d'avancer sous voiles à une allure raisonnable et dans la bonne direction. La météo du routeur indique pour aujourd'hui 'hui du vent très faible et demain et pour les 2 jours suivant un force 3 de sud est : parfait si il a raison !

Repas: midi, salade composée ( il reste encore une dizaine de tomates ); soir, spaghetti à la sauce Denis ( délicieuse ) . Nous avons entamé le dernier cubi de rosé , après il reste du blanc pour les poissons ?? et du rouge musclé .

LUNDI 16 12 ème jour

nuit très calme sous la lune presque pleine; peu de vent , nous sommes donc accompagnés par le balancement du bateau , le claquement des voiles et le cliquetis des poulies . Fatigués par nos agapes , les équipiers font la grasse matinée jusqu'à 9H ;

un petit cargo passe

le vent tombe complètement ; nous en profitons pour nous baigner (eau à 28° ) et faire une grande toilette .

Fin de journée calme mais j ai un coup de pompe que j'espère atténuer en me couchant tôt pour prendre ensuite le dernier quart à 5h du matin.

La lune est pleine et éclaire la mer malgré les nuages.

 

 

Mercredi matin 7H ( tu-2) pos 31 50 45 50 reste 929 miles

 

La journée d'hier a été une belle journée à la voile : le vent s'est maintenu force 2 jusqu'au milieu de la nuit . Ensuite il a baissé jusqu'à s'arrêter totalement à 4H du matin . Alors la navigation est devenu beaucoup moins agréable : nous étions ballotés sans vent avec la grand voile qui claquait ( le génois étant roulé ) . Le routeur indique toujours un vent sud est 12 nœuds , je vais lui demander ou il se trouve !

Repas midi: salade composée a base de tomates; soir: cassoulet en boite ; fin de la première bouteille d anisette et de la quatrième de Bologne .

Et toujours pas de poisson , la mer semble vide à part les physalies ; il n'y même plus d'oiseau.

MARDI 17 13 ème jour

 

espérer une nuit calme : erreur grossière. Réveillée à 2h du matin par le grincement de la couchette et le claquement des voiles je suis tout à fait sortie du sommeil par le rugissement du moteur mis en marche par Jean Claude , rugissement accompagné du sifflement de l'alarme …. Adieu le repos

...suite de journée agréable , le vent s'étant relevé, nous avons envoyé les voiles ett navigons très agréablement au bon plein vitesse 5 noeuds direction les Açores direct,

avancée sous le soleil et en musique

 

 

Jeudi matin 7 H pos : 32 36 43 46 Reste 810 miles

Le routeur a finalement répondu que le vent était juste devant , nous avons mis un coup de moteur ; passés sous un mur de nuages et de l'autre coté de ce mur nous avons trouvé un vent de sud est force 3 . Nous avons bien avancé jusqu'à la nuit tombante ou une grosse pluie a coupé le vent pendant 2H; puis le vent est revenu force 3 / 4 du sud sud est nous permettant d'être à 20 miles du WP 9 et d'aller vers le WP 10 ( 33 46 39 59 )

la mer sans être grosse est parcourue de houles diverses , et dès que le vent tombe nous sommes ballotés . Le prés bon plein n'est pas non plus une allure tranquille !

Repas midi taboulé façon Denis sans menthe mais avec tomate, oignons et poulpes . Soir patates à l'eau et jambon cru.

Toujours aucune touche coté fil de pêche et pourtant on essaye tous les rapalas !

Mercredi 18 14 ème jour

 

cruel réveil le vent a disparu ; nous avons remis le teuf teuf et son alarme à la recherche du vent perdu .

OUF le vent est revenu et la houle aussi ; nous sommes au près , ça penche mais ça avance Vent force 4 /5 mais l 'anémo donne 10 noeuds .

Les nuages se regroupent y aurait il des grains en perspective?

 

Eh oui , il y a eu des grains et du vent jusque dans la nuit.

 

Vendredi matin 7H 33 12 41 32 reste 704 miles pour Horta

 

La journée d'hier a été calme avec un vent force 3 , sous un ciel voilé . Il y a eu deux grains très pluvieux , mais avec des vents pas trop forts ( 20 knts ? ), dans la nuit pendant le quart d'Anne marie suivis par des calmes qui n'ont heureusement pas duré .

Peu de rencontres : en fin d après midi deux couples de dauphins tachetés , en fin d'après midi un voilier au loin qui allait plus vite que nous et dans la nuit un cargo qui a croisé notre route assez loin sur l'avant .

Il devrait y avoir 2 jours de vents faibles, avant que le vent revienne autour de 10 nœuds.

 

Repas midi salade de riz de mais et haricots rouges , un peu de choux rouges et du jambon , soir pennes a la suce tomate et champignons.

Jeudi 19 15 ème jour

 

Le vent est correct 10 noeuds apparents et le soleil finit par sortir vers 9H , soleil timide mais présent . A 17 H le vent a faibli pour ne nous plus faire avancer que doucement , heureusement sans houle. Visite de deux dauphins tachetés;

soirée agréable mais un début de quart plus agité : 2 gros grains avec pluie en rafales et trous de vent après ; j'ai apprécié le retour au calme et au sec dans ma couchette.

 

Samedi matin 8H 34 40 40 06 reste 600 miles

 

les journées se suivent et se ressemblent . Le vent est faible , le ciel bleu , l'air frais,. La mer est calme parcourue par de longues ondulations, les poissons ne mordent pas, les physalies abondent . Nous avons croisé une bandes de dauphins tachetés qui ne se sont pas attardés, aperçu une tortue, vu de loin deux baleines ( surtout leur jets ) et au coucher du soleil une bande de dauphins bleus et blancs est venu jouer un peu autour du bateau et nous gratifier de quelques sauts.

En fin de nuit, le vent est devenu très faible et au lever du soleil la mer était un miroir .

La météo n'évolue pas favorablement , il y a une zone sans vent au sud ouest de Flores , et peu de vent autour jusqu'à mardi ou mercredi selon Ugrib . A partir de 5/6 nœuds de vent nous avançons bien ( 5 nœuds ) , en dessous on se traine et bien que la météo du routeur nous donne des vents de 6/8 nœuds , nous avons plutôt des vents inférieurs à 6 nœuds . Nous montons vers le nord pour contourner la zone sans vent , en ne suivant qu'à moitié les indications du routeur, de toute façon le wp 11 est inatteignable sur un bord , il s'en faut de 20 degrés.

 

Repas midi salade de patates et de hareng soir ;boite de petit salé lentilles ( ma spécialité )

Nous attaquons le cubi de rhum Longueteau , le Bologne étant épuisé , le rosé aussi est fini . Coté bière les réserves sont encore importantes , car avec l'air frais nous n'en buvons pas beaucoup.( 22 ° dans le bateau à 11h )

Vendredi 16 ème jour

 

Réveil agréable avec du soleil et un petit vent qui nous fait avancer . Un goupe de petits dauphins nous croise sans jouer ;

journée faste pour le spectacle , d'abord une ou deux baleines au loin qui crachent et montrent leurs dos , un merveilleux coucher de soleil rouge sur fond de nuages noirs avec un ballet d'une dizaine de dauphins bleus , joueurs et sauteurs; pendant mon quart une myriade d'étoiles : grande et petite ourse ,le dragon ,la lyre et la croix du cygne , le scorpion ...et pour terminer un beau lever de lune rouge au ras de l'eau puis blanche et ronde en bordure de nuages noirs superbe !!!

 

 

dimanche matin 7H40 pos 36 14 38 48 Reste 500 miles

Température de l'air 21 ° Température de l'eau 22 ° vent SE 4 nœuds

 

la journée d'hier a été comme les précédentes : petit vent , beau temps frais .Vers 18H le vent est devenu nul et nous avons mis le moteur pour la nuit et pour contourner la pointe sans vent de l'anticyclone qui est centré sur Flores .Nous n'avons arrêté le moteur que ce matin après 11H de marche toujours accompagné du sifflement intermittent de l'alarme batterie.

Nous avons eu la chance de voir beaucoup de dauphins: 5 groupes différents . Le premier a croisé notre route sans s'attarder ils avaient l'air pressés en progressant par petits sauts allongés, le deuxième est passé au large , mais en nous offrant une série de bonds ,en ligne de front, très spectaculaires , les deux autres bandes suivantes ont fait de même , assez loin mais nous quand même put voir des bonds de plusieurs mètres de haut , et le dernière bande de dauphins communs est venu jouer de longues minutes devant l'étrave pendant que nous étions au moteur .

Si il y a des dauphins il doit y avoir des poissons : pourquoi ne veulent ils pas de nos rapallas ?

La météo de ce matin a beaucoup changé depuis hier , au lieu de finir par un bon travers de nord , nous allons avoir un force 4 d'est , en plein dans le nez ! Nous espérions arriver jeudi , cela parait ce matin difficile. Pour le moment cap sur le wp 12 ( 37 30 36 01 bon la latitude devient supérieure à la longitude ) à 4 nœuds.

Repas midi salade composée a base de riz soir spaghettis à la sauce Denis selon une recette spéciale et compliquée ( une heure de préparation ) mais le résultat valait le temps passé.

la journée débute comme les précédentes : soleil petits nuages à l'horizon, ,vent faiblissant en fin de nuit , puis se rétablissant pour s'établir à son régime de croisière / 5 à6 noeuds , ce n(est pas bien rapide mais luliberine avance tout de même.

Pour nous distraire les dauphins sont de la partie : 2 troupes de dauphins sauteurs au loin et au coucher du soleil , une dizaine de dauphins communs est venue jouer et sauter devant l'étrave.

Vu aussi une tortue.

Pour une fois fatiguée,je ne fais pas le premier quart; si tout va bien nous espérons etre à Horta jeu ou vendredi

 

 

Lundi 23 9 H 40 pos 37 10 36 23 reste 375 miles.

 

Pour dimanche nous avons eu des conditions idéales de navigation . Le vent a oscillé entre 4 et 6 nœuds sous un ciel bleu sans nuage . La mer était tout juste ridée et le bateau glissait sur l'eau avec un doux murmure , allant à une vitesse moyenne de 5 nœuds au prés bon plein. Le rêve quoi .

De plus nous avons vu pas mal de bandes de dauphins qui passaient au large sans trop s'inquiéter de notre présence ; seul un groupe de dauphins communs a eu la délicatesse de venir nous saluer rapidement .

La nuit s'est également bien passée sous un ciel étoilée dans sa première partie , permettant la découverte de nouvelles constellations ( nouvelles pour nous , bien sur, spécialisés que nous étions sur celles entre les pléiades et la croix du sud ); petit évènement de la nuit la ligne de pêche a enfin attrapé quelque chose , non , pas un poisson mais un oiseau qui avait une aile enroulée dans le fil. C'était un oiseau que nous voyons voler au ras des vagues brun sur le dessus des ailes, blanches dessous, avec un bec comme celui des mouettes et des pattes palmées . Jean claude et Denis l'ont ramené encore vivant mais sonné , son compagnon l'attendait en volant autour du bateau ; posé sur le pont il s'est mis à l'eau au bout de 5 minutes rejoint par l' autre oiseau.

Ce matin le vent comme prévu a fraichi et nous faisons route au prés a plus de 6 nœuds avec un ris ( le bateau a partir de l'indication de notre anémo de 10 nœuds apparent gagne 0.5 nœuds avec un ris par rapport à la GV ) Nous sommes encore à 154 miles du WP 13 38 15 33 25 .

Mercredi le vent devrait passer à l'ENE ,

dimanche 22 18 ème jour

 

tout ne va pour la mieux la météo change sans arret et nous prévoit a cause de l'anticyclone des Açores , des tous de vent et puis vent de face.

8h première troupe de dauphins.

Finalement la journée est agréable : un petit vent est revenu sur une mer plate et nous avançons à 4 noeuds .3 groupes de dauphins nous ont croisé au loin,

quart très agréable avec contemplation des étoiles avant que la lune ne se lève:grande et petite ourse, le bouvier , le dragon, le scorpion et je découvre des étoiles que je n'avais vu : Véga , Hercule.

 

mardi matin 9 H pos 37 53 33 46 reste 245 miles pour Horta

température air 19° eau 18 °

 

Lundi a été une belle journée de voile sous un ciel bleu avec une mer relativement calme . C'est un beau temps d'hiver ,car il fait frais , tres frais ; polaires et coupe vent sont nécessaires .

Nous avons très bien marcher , en essayant de rester loin devant un bateau aperçu le matin derrière nous ; avec un ris et le génois roulé première marque nous avancions à plus de 6 nœuds ; nous avons gardé nos distance avec notre voisin qui a disparu dans la soirée en lofant tandis que nous nous en tenions à la route directe sur Horta . Dans la nuit le vent a faibli pour s'arrêter à 4H 30 ; 2H de moteur plus tard il revenait force 2 de sud est . Il est prévu qu'il faiblisse dans la journée tout en tournant vers le nord est; l'anticyclone de flores se décalant vers le nord ouest .

Nous encore vu pas mal de dauphins et ce matin Denis de quart au lever du soleil a vu le rayon vert du matin : un éclat vert , une seconde sombre puis lever du soleil

 

Repas midi salade de lentille saucisses soir raviolis en boite

Toujours pas de poisson

Lundi 23 19 ème jour

Le vent a eu la bonne idée de monter . Nous allons plus vite même si c'est moins confortable , des nuages dans le ciel bleu , des petits grains sans pluie ;; et nous sommes a moins de 400 miles de Horta

Le vent continue à souffloter et nous penchons ;à la cuisine les boites sont de retour ( salade de lentilles, le soir ravioli ) mais l'équipage a le moral le but approche .

Salut des dauphins en fin de journée.

Comme d'habitude j' ai pris le premier quart étoile mais venté ( jusqu'à 13 noeuds apparent ) et j'ai mis une couche de plus a ma tenue de quart.

 

 

mercredi 25 8H 30 38 23 31 53 reste 149 miles

temp air 18 temp eau 19

Après un peu de voile le matin nous avons été obligé de mettre le moteur pour avancer , le vent étant inférieur à 5 nœuds . La journée et la nuit ont donc été calme avec un soleil souvent présent .

Faits marquants de la journée : une visite de dauphins des que le moteur a été mis en route , ensuite les autres groupes ne se sont pas déplacés pour nous saluer , AM a fait deux pains excellents , et une baleine a émergé à quelques mètres du bateau , nous avons pu la suivre un peu mais c'est difficile car après avoir montré deux fois son dos et soufflé , elle repart sous l'eau pendant quelques minutes .Mais nous l'avons bien vu une fois a moins de 20 m et elle se dirigeait vers nous : émotion car une baleine c'est vraiment grand !!

Le vent est un peu revenu ce matin vers 6 H , mais il est ENE donc juste dans le cap pour Horta .

Les météo prévoient qu'il monte a force 4 , voir 5 ; les derniers miles ne seront pas les plus faciles ni les plus rapides . Nous devrions mettre au moins 3 jours pour rallier Horta .

Notre réserve de fuel a bien diminué

 

REPAS midi jambon cru et pomme de terres sarladaises ( dorées à la graisse de canard , ce qui est un travail très long avec notre gaz ) soir tagliatelles aux fruits de mer ; nous avons mangé comme 8 , contenance annoncée du paquet!

Une nouvelle bouteille de Bologne a été remise aux flots .

Mardi 24 20 ème jour

 

comme les autres nuits le vent a baissé baissé pour disparaître à 4 h du matin , du coup moteur ce que j'apprécie que fort peu

a 6 h bonne surprise le vent revient et nous continuons a la voile gentiment mais toujours au prés

la journée a été essayé par le passage de bades de dauphins venus jouer sous le bateau

je me suis amusé à faire du pain ma foi pas mal réussi de quoi tenir jusqu'à l'arrivée;

et bonne surprise une baleine que nous avons très bien vue et poursuivie un peu c'était sans doute un rorqual .

 

MERCREDI 25 21 ème jour

 

nuit accompagnée par le ronron du moteur arreté à 6 h le vent ayant tourné mais hélas très vite de nouveau il baisse ; on s'éloigne du but. Remoteur aprés un difficile rechargement du bateau en fuel.

Le ciel est très nuageux et le vent est venu NNE

17 H terre terre oui Flores est là à 37 miles et au mêm moment un festival une baleine puis des dauphins à l'étrave .

 

JEUDI 26 22 ème jour

nuit plus qu'agitée . Un premier ris musclé puis le vent monte encore avec une grosse mer hachée .Le bateau est agité comme un shaker et nous sautons sur nos couchettes . Au matin 2 ème ris puis un 3 ème puis un redeuxième, avec un vent oscillant de 20 à 25 Noeuds.

Pour un dernier jour enfin j'espère Eole nous gate

nuit difficile eole a continué et persiste 3ème ris tourmentin avec de la très grosse houle de face et du clapot dans tous les sens

a l'intérieur ca bougeait inutile de le dire, le sommeil a été difficile.

 

Vendredi midi marina de Horta

 

Ça y est nous y sommes arrivés .

Les 3 derniers jours ont été un difficile : essentiellement du louvoyage avec des vents force 5 et plus Le mercredi a encore été calme avec un peu de moteur et des vents variables de force 1 a force 4 .Il s'est très bien terminé avec deux évènements : l'apparition au loin de Flores la plus occidentale des Açores et celle d'une baleine qui nous a longé le temps de 3 immersions et 2 souffles . Sinon nous avions eu notre lot quotidien de dauphins de de puffins cendrés .

En prévision de la nuit nous avons enroulé le génois et grée le foc. Nous avons bien fait car le temps s'est gâté dans la nuit que nous avons terminé avec 3 ris , au matin nous avons pu relargué un ris Le vent était force 5 avec une grosse houle et un gros clapot . Le ris a été repris à 16 h . A 22h le foc a été remplacé par le tourmentin ; le vent était très variable avec de longues périodes fortes et des accalmies laissant croire a une baisse définitive car il était bien plus fort que les prévisions météo . Mais les baisses étaient suivi d'un renforcement et ceci sans que l'on puisse l'expliquer par des nuages ou des grains . C'est ainsi qu'au milieu de la nuit il est tombé pendant un long moment à moins de 8 nœuds ; nous avons rangé le tourmentin et renvoyé le foc , et aussitôt le vent est revenu. Nous sommes ainsi arrivés à 10 miles sous horta , dans un trou de vent nous avons mis le moteur . 1O minutes après il est monté a force 6 et plus .

La marina de horta est précède d'une rade exposé au nord et donc au vent , heureusement le clapot n'était pas trop grand ; nous y avons tourné une bonne heure en attendant les instructions de la marina pour aller au quai d'accueil . Nous y sommes finalement arrivés à 12 H 30 , a couple de 2 gros yachts anglais ; les formalités ont été vite expédiés au bureau de la marina , puis nous sommes rentré dans la marina pour nous amarrer presque au fond en 4 ème position, a coté d'un bateau des glénans . La marina est vraiment pleine .

 

Repas

mercredi soir riz aux champignons

jeudi midi taboulé en boite soir purée Denis

 

Vendredi 27 23 ème jour

 

après avoir remis le foc suite a la chute du vent nous avons mis le tourmentin ( enfin jacques et jclaude )

Le vent passait de force 3 à force 5 et plus et meme en arrivant sur Faial des pointes a 30 noeuds .

La mer était blanche d'écume , l'eau bleu marine et les puffins voltigeaient de partout .

Le sommet de Pico nous est apparu dans un coin de ciel bleu au dessus des nuages et les 2 iles de Faial et de Pico sortaient peu à peu des nuages

Nous avons fini au moteur malgré le vent pressés de trouver l'abri de la marina, ou nous sommes arrivés à 10 H ;

A midi nous étions enfin à quai enfin façon de parler car nous sommes en quatrième position, le long d'un quai impossible à gravir

mais il fait beau et nous sommes aux açores.

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 mai 2011 5 06 /05 /Mai /2011 22:33

Bonjour.

 

Nous sommes partis de St Martin mercredi pour notre transat retour, direction les Acores.

 

Nous nous dirigeons actuellement vers un point intermédiaire fixé par notre routeur : 24°  04  N  62° 16 W

 

Pour suivre notre progression, vous pouvez vous connecter sur le compte de messagerie Gmail suivant :

 

www.gmail.com  nom d'utilisateur : position.luliberine  mot de passe : luliberine

 

Il suffit dans le message le plus récent de clicker sur le lien pour obtenir notre position sur la carte (il y a de temps en temps des points un peu erratiques).

 

Jacques et Anne Marie.


Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 20 mars 2011 7 20 /03 /Mars /2011 19:10

 

Puerto Rico

 

Puerto Rico est la plus petite des grandes Antilles , c'est une ile montagneuse avec une chaine d'est en ouest qui culmine à plus de 1000 m . Sur la cote sud ( et aussi selon les cartes la cote nord ), la montagne est bordée d'une plaine de quelques kms de large . La plaine est assez peuplée , la montagne est quasi déserte . La cote sud a pas mal de baies bien protégées de l'alizé , mais beaucoup sont des centres industriels .

Puerto Rico est une ile hispanophone de 4 millions d'habitants , elle est associée volontairement aux USA ; la plupart des lois américaine s'y appliquent mais il y a un parti indépendantiste. Elle semble l'ile la plus prospère de toutes les caraïbes .

Deux petites iles à l'est font aussi partie de Puerto Rico :Vieques et Culebra. Il y a 5 ans c'était un petit paradis de la voile :de beaux mouillages et peu de monde.

 

dimanche soir 6 mars

mouillage de Santa Barbara Samana

 

Comme prévu nous avons été voir les baleines ; nous avons bien vu une baleine et son baleineau ; bien qu'il y ait, dit on ,300 baleines dans la baie , cette baleine a été le point de rendez vous de tous les bateaux cherchant une baleine à montrer à leurs clients .Ce n'est pas évident car la baie est grande ,les baleines se déplacent de façon aléatoire (pour nous )et il faut les repérer à leur souffle bref (1à2 m au dessus de l'eau )juste avant qu'elles ne replongent Notre bateau a donc pris son tour pour voir la baleine , nous apercevions au loin , derrière les 7 bateaux qui courraient a sa poursuite , son souffle mais elle ne respire que toutes les 20 minutes . Enfin nous l'avons suivi de prés ; c'est vraiment d'une taille impressionnante. Au retour nous avons été mangé a Cayo levantado, petite ile prés de Samana , sur la quelle il y a un hotel de luxe et une grande plage publique , très bien équipée pour recevoir des milliers de touristes ; outre les touristes de Santa Barbara , il y avait aussi un bateau de croisière qui venait visiter la république dominicaine . Malgré la foule , il faut reconnaître que c'est bien organisé , il y a des restaurants sous les palmiers qui servent tous le même menu : ensalata , ris et spaghettis et une bout de poulet et un petit poisson à la plancha . Nous avons profité d'une belle pelouse à l'ombre d'un cocotier.

Le soir nous avons diné au restaurant la mata rosada , bonne cuisine raffinée bien que le poisson ait été congelé .

 

Mercredi soir 9 mars

marina de Ponce ,Puerto Rico

 

Lundi matin à 8 h , nous étions à la commandancia pour récupérer notre despacho ( bon de sortie ), il aurait du être prêt; mais évidement il ne l'était pas ; de plus l'ordinateur a refusé d'obéir : fatal error !, alors il a fallu utiliser un autre ordinateur mais l'imprimante était dans un bureau n'ouvrant qu'à 9 h . Alors à 9 H 30 , nous avions notre papier , en principe un marin aurait du venir sur le bateau faire l'inspection mais comme la pluie menaçait il a préféré rester à l'abri .

A 10 H nous partions avec un vent nul . Nous avons longé la très belle côte jusqu'au cap balandra , puis mis le cap vers le sud, alors que le vent se levait doucement . Pas de chance nous n'avons rencontré aucune baleine . Le vent a forci et nous avons tiré des bords le long de la cote avec le vent pas tout fait de face . Nous marchions bien avec un ris et le foc . A une heure du matin nous étions prés du cap engano et nous avons alors tiré des grands bords vers le large pour passe au nord des hauts fonds , la mer était assez houleuse ; une fois passé le haut fond ( N 18 40 W 67 55 ) la mer est devenue meilleure . Vers 8h du matin,le vent est tombé et il a fallu mettre le moteur ; il est revenu à 10 h, assez fort ,. A 16 h , nous étions au large de puerto rico, le vent est totalement tombé en moins d'une minute .

A 18h nous virons la pointe sud ouest de Puerto Rico le cabo rojo et nous y assisté au coucher du soleil avec un magnifique rayon vert . A 1H 30 nous étions devant Ponce ; l'entrée de nuit est un peu difficile en raison de hauts fonds autour de la pointe sud de la baie de la marina ; nous avons frotté la dérive sur des rochers . Mais tout s'est bien fini et à 2H nous étions mouillés à l'intérieur de la marina .

Ce matin nous avons été au bureau de la marina ; un monsieur aimable a téléphoné à la douane ( en espagnol , la langue de Puerto Rico ) , nous avons été au quai du fuel pour attendre les douaniers( et aussi refaire le plein d'eau et de fuel ) Très vite deux dames sont venues et ont pris les papiers ; elles étaient très aimables . Seul problème nous n'avons pas le droit de déposer nos poubelles à Puerto rico sous peine d'une très grosse amende . Nous avons remouillé le bateau , été au bureau payer le droit d'utiliser le ponton et les douches, le bureau a appelé un taxi pour nous emmener au bureau de la douane : nos papiers étaient prêts et les formalités finies ( cout 19 USD pour le cruising permis valable un an) . Il n'y aura plus qu'à faire la sortie à l'un des ports des iles vierges espagnoles. Les officiels américains ont bien simplifié les démarches et ils ont été remarquablement aimables .

Nous avons ensuite visité la ville située loin de la marina; c'est une grande ville avec un petit centre autour de la cathédrale, pleine en ce mercredi des cendres . L'impression générale est que Ponce est une ville prospère , les immeubles nouveaux . Les immeubles anciens début du siècle et les quelques vielles maisons coloniales à colonnades sont toutes repeintes de frais . Il y a des rues larges , beaucoup de places plantées d'arbres et de nombreux parkings. Nous avons mangé au restaurant Thomas , un mofongo de fruits de mer ; le mofongo est un plat puertoricain compose d'une purée de plantain recouvert de fruits de mer , poulpes ou crevettes . Puis nous sommes rentrés au bateau .

Nous avons arrêté le programme de navigation jusqu'à Saint martin : demain Salinas , puis vendredi soir départ vers Vieques ou nous resterons deux jours , passage à Culebra , puis mercredi départ vers Saint martin en passant par Virgin Gorda . Arrivée à Saint Martin vendredi soir, si Eole et Iemanja le veulent bien .

Nous nous aidons d'un guide : guide du gentleman pour aller vers le sud . C'est écrit drôlement par un monsieur qui veut éviter tout effort et toute voile sur une mer un peu forte . Il préconise donc surtout des étapes de nuit ou tôt le matin avant que le vent ne se lève . Nous verrons bien.

 

Ps navigation: l entrée de la marina de Ponce est un peu piègeuse , il ne suffit pas de passer la bouée rouge qui pare les hauts fonds de la pointe sud de la marina ; si de cette bouée on entre directement dans la marina on passe sur des hauts fonds , il faut aller vers les quais qui bordent l'entrée nord de la marina .

 

Jeudi soir mouillage de Jobo N 17 55 86 W 66 14 36

 

conformément aux conseil du guide , nous sommes partis à l'aube , sans vent . Ce départ à l'aube en a t il été la cause , nous avons attrapé un petit thon , le premier de cette année. Après une dizaine de miles un léger vent de nord est s'est levé et nous avons hissé les voiles . Nous avons donc tiré des bords avec un vent variable en force et direction, mais pas très fort ( 10 nœuds en moyenne ) , en passant prés de la cote dans la baie de Ricon . Nous avons mis le moteur pour entrer dans le chenal d'accès à Salinas , mais horreur le mouillage que nous avions connu il y a 5 ans tranquille, était maintenant archi plein . Demi tour vers un mouillage tranquille aux cayos ratones ; mais impossible de rentrer dans le mouillage , il y a des filets de pécheur partout et une barre à l'entrée , nous l' avons touché et fait demi tour .

Finalement nous sommes arrivés dans la baie de Jobo , beau mouillage de mangrove , avec hélas vue sur une immense usine au nord, mais sur 180 degré au sud le paysage est beau et tranquille .

 

Samedi matin mouillage de green beach ,côte W de Vieques N 18 06 8 W 65 34 7

 

Hier la nuit a été très calme ; alors nous sommes partis dés que le soleil s'est levé , condition nécessaire pour prendre la passe de boca de infierno ; située entre deux cayes débordées de rochers heureusement affleurants . La passe est large mais peu profonde , nous l'avions déjà passée avec de la houle et beaucoup de stress ; heureusement aujourd'hui la mer était plate . Nous avons donc pris au moteur la direction de Vieques , espérant faire un bout de chemin vers l'est avant que le vent d'est ne se lève . Nous étions d'ailleurs 4 bateaux à avoir eu la même idée . Hélas au bout d'une heure le vent s'est levé est nord est comme d'habitude donc en plein dans le nez . Les autres bateaux ont continué au moteur , nous nous avons hissé les voiles et c'était parti pour une belle journée de navigation. Belle navigation, mais un peu longue car avec le vent et le courant contraire nous avons fait sur le fond 90 miles pour les 35 à faire en ligne droite . Notre angle de louvoyage sur le fond était proche de 130 degré ( ps pour ma petite fille Mathilde: calcule avec les sinus et cosinus l'angle réel de louvoyage ). Le courant, le clapot ( creux d'un mètre tous les dix mètres )et le pilote auto explique cette angle .A la décharge du pilote nous n'arrivons à faire mieux que pendant une courte période , car à chaque vague arrêtant le bateau il faut le relancer , nous anticipons un peu mieux les vagues qui vont casser l'erre mais nous nous fatiguons plus vite ! De plus il a fallu aussi manœuvrer; car pour à la fois diminuer le courant et voir la très belle cote sud est de Puerto rico nous avons tiré des bords courts : en moyenne un virement tous les 30 minutes soit 16 au total ; ce doit êtr notre record sur Luliberine pour un temps aussi court ( court, très relatif ;ça a tout de même duré 10 h).

Finalement nous avons atteint le mouillage de punta arenas , sur la cote ouest de Vieques à la nuit : 20 H 30 , soit 10 heure de voile .

Évidement je n'ai pas eu la force d'écrire le journal , tout de suite, et je le fais ce matin alors que la nuit a été ventée et que le clapot rentrait un peu dans le mouillage.

Nous approchons des zones fréquentées car nous sommes 6 bateaux au mouillage . Il va falloir s'y faire après ces années de tranquillité .

 

Samedi soir mouillage de sun bay .Vieques .N 18 05 4 W 65 27 4

Nous espérions un trajet avant que le vent ne se lève . Mais aujourd'hui le vent ne s'est pas couché et comme nous longeons la cote sud de Vieques , un peu sous le vent , l'alizé souffle par rafale rendant la navigation à voile pas très amusante . C'est donc au moteur que nous avons fait la plus grande partie du chemin . Nous nous sommes d abord arrêtés au mouillage de la petite bourgade d'esperanza . C'est une grande baie bien protégée . Nous avons une petite promenade dans le village , si on peut dire ; c'est en fait un lotissement de petites villas de toutes les couleurs avec des mélanges d'une grande audace ( jaune et violet , vert pomme et rouge...). C'est propre , devant chaque maison il y a au moins deux voitures mais aussi beaucoup de fleurs. Ici si tu n'as pas un 4 4 , tu as raté ta vie , car pour faire les 100kms de routes de l'ile toutes bien goudronnées , il faut un énorme 4 4 !

Le long du malecon il y a quelques restaurants assez chers : 15 USD le plat , probablement sans compter les taxes et le service en bref une halte pas passionnante ( il n'y a même pas une épicerie ouverte), mais descendre à terre nous a permis de savoir que ce soir un DJ officierait . Alors nous sommes partis deux baies plus loin , encore une grande baie bien fermée avec une immense plage de sable . Elle est connue des bateaux du coin puisque nous sommes plus de 10 voiliers et autant de yachts à moteur .

Nous avons eu la chance d'arriver avant la foule et de prendre l'une des 4 bouées .

Nous avons fait un peu de PMT autour du cap sud est , il n ' a pas beaucoup de poissons

 

Dimanche soir

mouillage de salina del sur Vieques N 18 08 01 W 65 18 06

 

La cote sud de Vieques est vraiment très belle . Les hautes collines qui forment une chaine est ouest tombent dans la mer en une multitude de caps et de baies , qui ont pour la plupart d'immenses plages désertes peu occupées . Elles sont bordées d'une végétation sèche ou alternent les cactus candélabres , les mimosées et beaucoup d' arbustes à gousses . C'est vraiment beau . Nous avons longé la cote au moteur , avec un bon vent de face et une mer clapoteuse . Nous avons fait une première halte à la baie de chiva ( 18 06 5 65 22 18 ) . C'est une double baie avec une ile au milieu , reliée par des hauts fonds à la terre . La baie de l'ouest était occupée par des yachts à moteur , celle de l'est par quelques voiliers . C'est un ancien espace de récréation de la marine , il reste des abris de plage , cachés dans la végétation et occupés ce dimanche par des locaux venus en voiture : il y avait bien 5 personnes tous les 200 m .Nous nous sommes promenés sur cette très belle plage La marine n'ayant pas utilisée cette partie de l'ile comme champ de tir, il est donc possible d'y marcher ( j ai oublié de dire que pendant des années toute la partie est de l'ile a servi de centre d'entrainement aux marines américains ; cette partie a donc reçu beaucoup d'obus et les excursions à terre dans le maquis ne sont donc pas sures ) .

Après déjeuner , nous sommes repartis vers l'est , presque au bout de l'ile pour la baie salina del sur . C'est une très grande baie, plus d'un mile de diamètre , bien fermée par des ilots et des récifs ; il y une très longue plage de sable blanc ; les couleurs du lagon sont splendides et nous y sommes seuls ! , probablement pour la dernière fois avant longtemps . Seul petit bémol, la plage est bordée d'écriteaux qui interdisent toute promenade pour cause d'explosifs .Nous allons nous consoler avec notre apéro du soir.

 

Lundi 14 mouillage de cayo luis pena Culebra

 

La mer est vraiment cahoteuse par ici ; que ce soit sur la cote sud ou dans le sound au nord de Vieques vers Culebra le clapot est court et violent , il nous fait danser ce que le gentleman appelle le two step caribeen un pas en avant et un sur le coté . Pour ma part je pense qu'il y a 3 temps : un pas en avant , un pas vers le haut et un pas sur le coté . Heureusement à partir de la pointe de Vieques nous avons fait cap direct sur l'ile luis pena , ce qui explique notre choix de mouillage . De plus ce mouillage que nous avions pratiqué autrefois nous avait laissé un bon souvenir . Pour l'apéro du midi nous avons pris la dernière des 3 bouées disponibles dans le muillage( un cata et un petit bateau moteur ) dans une belle anse entre deux collines ouvertes d'un maquis sec . Nous avons ete faire du PMT , les fonds sont beaux avec du corail dur et beaucoup de coraux mous , par contre il y a peu de poissons, en dehors des sergents majors et bien que ce soit une réserve , ils sont farouches .Nous avons essayé de nous promener sur l(ile , mais c'est devenue une réserve et seule la plage est accessible .

Malgré un site qui sur la carte semble idéal , la houle arrive à rentrer dans le mouillage , ce n'est pas très gênant mais le bateau roule doucement .

 

NB navigation

 

la mer est quand même un moins mauvaise au nord de Vieques qu'au sud , pour le confort il vaut mieux faire la cote sud d'est en ouest et remonter vers l'est dans le sound, au besoin en longeant les récifs qui bordent très au nord le sound . Evidemment pour ceux qui viennent de l'ouest cela fait deux remontées vers l'est au nord de Vieques . Si nous avions eu le temps c'est ce que nous aurions fait et c'est ce que nous avions fait une fois .

 

 

Mardi 15 mouillage de Daikiti Culebra

 

Ce matin un peu de voile pour gagner la très grande baie Honda et le mouillage devant la petite ville de Dewey ,la seule de l'ile. Nous avions besoin de pain et de yoghourts mais aussi de faire les formalités de sortie . Nous en avons profité pour aller au restaurant du « dinghy dock « , pas mal et pas cher . La petite ville par contre est moche et sans aucun intérêt .

Puis tout cela fait nous sommes allés nous mouiller derrière une caye assèchante juste avant la sortie de la baie ,appelée Dakity harbour. Le vent souffle mais la mer est plate .Il y a pas mal de voiliers, tous sur bouée mais ce mouillage avec vue directe sur la caye et les eaux turquoises est très beau.

 

Vendredi mouillage de Marigot Saint Martin

Et voilà nous sommes revenus à Saint Martin .

Cette dernière étape na pas été trop difficile .Nous sommes partis de bonne heure de Culebra pour profiter du calma du matin pour avancer un peu au moteur ; nous avons ainsi fait une heure de moteur pour prendre le chenal entre Culebra et Culebrita et voir les beaux mouillages le long de ce chenal . Il y a peu de bateaux à ces mouillages . Puis le vent est venu et nous avons mis les voiles . La progression vers l'est c'est faite contre un vent en plein dans le nez et contre les courants . Nous avons pas mal louvoyé surtout le long de la cote nord de Saint Thomas , très montagneuse, pour profiter des baies protégées du courant . Nous avons fini par arriver au détroit entre Tortola et Saint John à la tombée de la nuit . Le courant aurait du etre favorable et fort ; nous ne l'avons pas senti ; Aprés 7 virements de bord dans le détroit , le vent est completement tombé et nous avons du mettre le moteur pour aller au mouillage de Saint Thomas à Virgin Gorda , aisément accessible de nuit. Mais nous n'avions pas compté avec l'encombrement du mouillage ; il y a 4 ans il y avait peu de bateaux dans ce mouillage un peu rouleur , cette année il y avait plus de 20 bateaux et il a été difficile de trouver une place , surtout que le vent étant faible , les bateaux évitaient dans tous les sens .

Aprés une courte nuit nous sommes repartis de bon matin , avec peu de vent et nous avons pris le chenal entre Virgin Gorda et l'ilot Necker . Le vent est alors venu et nous avons mis les voiles . Hélas le vent était est sud est en plein dans le nez . Nous avons tiré un bord vers le sud sud est puis un bord vers le nord et coup de chance le vent est revenu à l'est nord est et nous avons pu dans la nuit tirer une grand bord presque en direction de Saint martin . Nous sommes finalment arrivés ,aprés un deuxième contre bord de 10 miles , à 8H 30 . Le vent a été assez constant en force ( une douzaine de noeuds ) et la mer pas trop mauvaise .

 

Voilà le bateau à Saint Martin jusqu'au premier mai , date à la quelle nous commencerons le retour vers la France .

Il y a pas mal de réparations à faire sur le bateau , la derniére en date étant une fuite de gaz sur la cuisinière . Et nous allons nous y mettre des lundi

Mais nous rentrons 3 semaines en France pour enmener les petits enfants au ski ( et aussi en profiter nous aussi )

 

Le prochain bulletin devrait donc etre envoyé des açores début juin .


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 5 mars 2011 6 05 /03 /Mars /2011 21:05

Hispaniola est le nom de la grande ile qui est partagée entre Haïti et la république de Santo Domingo. L' histoire de ces deux pays est bien connue   et cette histoire a profondément séparée les deux parties de l'ile . La rep dom est un pays caribéen comme les autres , avec des paysages magnifiques et un niveau de développement économique qui à première vue de touriste n'est pas si différent de celui des iles françaises ( principal indicateur le parc automobile et le cout de la vie ) 

Nous ne connaissons pas Haïti ou très peu, mais la misère y règne; cependant  sur la cote sud se trouve l'ile a vache , le plus beau de tous les mouillages de la Caraïbe, un oasis certes pauvre  mais les gens y mangent à leur faim et vivent comme probablement nos paysans il y a 200 ans , avec toutefois l 'apparition du téléphone portable .

Hispaniola

 

 

Samedi soir 12 février

mouillage de Port Morgan, ile a vache, Haïti

 

Notre navigation s'est finalement assez bien passée ; vers 1h du matin nous avons touché un léger vent de nord est qui nous a propulsé jusqu'à l'aube . Nous étions alors en vue des cotes ouest d'Haïti.

Nous avons ensuite zigzagué au milieu des casiers , car la pointe sud ouest est prolongée par des fonds assez peu profonds qui semblent propices à la pèche à en croire le nombre de casiers et de barques ( à rames ou à voile ).

Après le cap Tiburon , nous avons longé la très belle cote sud : de hautes montagnes assez arides mais au pied une palmeraie presque continue , surtout au débouché des rivières . La plus haute des montagnes culmine à 2300 m , à quelques kilomètres seulement de la cote .

Il y a quelques villages , mais peu de pécheurs , il faut dire qu'il n'y pas non plus d'abri et que la houle du sud frappait la cote . Le vent était alors d'ouest force 1 , donc nous avons été au moteur .Nous avons doublé 4 voiliers locaux qui transportaient des sacs de ciment et qui avec leur immense voile houari allaient assez vite . Ils sont arrivés dans la nuit à l'ile à vache .

Nous sommes arrivés quant à nous vers 16 h après 33 H de mer , dont seulement 7h à la voile , triste record personnel. 

Au mouillage il y avait un seul catamaran , un français , avec qui nous avons discuté un peu plus tard. Nous avons aussi reçu la visite de plusieurs pirogues locales , dont un avec notre ami Kamma.

La soirée s'est donc vite passée et nous avons dormi comme des buches .

Ce matin les visites ont continué avec la visite de Samuel , notre « filleul » et celle de Vilma  notre laveuse de linge et son mari Doudou. Nous avons aussi été voir Didier et Françoise les hôteliers de Port Morgan et nous avons pu mettre à jour le blog .

L'ile a vache a été un peu touchée par le tremblement de terre et à la ville en face un building s'est effondré . Le choléra est arrivé jusqu'à l'ile a vache avec 23 morts mais il y semble jugulé . Il semble établi qu' il a été amené à Haïti par des soldats népalais de l'onu.

La journée se passe donc vite avec des visites sans cesse.    

 

Dimanche soir

 

Dimanche tranquille. 

Ce matin Kamma et un copain ont un peu nettoyé les taches jaunes qui parsèment le pont du bateau depuis son séjour à Santiago sous le vent des cheminées d'usine .

L' après midi nous avons été jusqu'au village ou j'ai pu voir ( un peu ) un combat de coqs. Il y a au village un abri en toile sous lequel i y a un cercle de pierre de 3 M de diamètre et de 50 cm de haut . 

C'est l'arène . Autour une cinquantaine d'hommes avec des billets à la main pour parier . Il y a aussi quelques marchands de boissons et de bouffe. Aujourd'hui il y a peu de monde car la pluie de la nuit a rendu boueux les sentiers , mais deux villages s'affrontent Cacoq et le village voisin de «  trou  -milieu». Je n'ai regardé qu'un seul combat , il a duré 5 minutes environ ; les 2 propriétaires ont placé les coqs face à face et ils ont commencé à se battre ; après un temps d'observation , toutes plumes du cou hérissées , ils sautent en l'air et essayent de se donner des cous de becs . Je ne voyais pas bien qui avait l'avantage mais d'après les amis c'était évident et au bout d'une vingtaine d'assauts l'un des coqs s'est enfui . Ce n'était  ni sanglant ni passionnant pour moi mais les hommes étaient très excités. sans doute à cause des paris

Nous sommes rentrés au bateau , avant d'aller manger au restaurant de l'hôtel en compagnie de Daniel, un italien et de son amie dominicaine , qui sont sur un catamaran voisin au mouillage. Nous avons beaucoup parlé en espagnol.

 

Lundi soir 

Ce matin nous avons été au village de madame Bernard sous le prétexte de voir le marché , mais surtout pour marcher dans l'ile en compagnie de nos jeunes amis Samuel et Kamma ; c'est une longue marche de deux heures aller sur un sentier qui longe la mer mais en montant et descendant les mornes . Nous sommes rentrés assez fatigués mais très contents : le paysage est superbe et nous avons beaucoup discuté : de leurs vies et de leurs problèmes , de la vie politique en Haïti car nous sommes entre les deux tours de l'élection présidentielle .... Le marché est petit une cinquantaine de petites échoppes et il y a peu de produits pour nous : très peu de légumes et de fruits à part des racines de manioc et des patates douces ; il y  a surtout un peu d'épicerie : petits cubes de viandox , tubes de sucre , aromates et autres bricoles. Les marchands viennent surtout des cayes en bateau à voile , qui ont aujourd'hui(hui été des bateaux à rames car il n'y a pas un souffle de vent . 

Dans l'après midi j ai rempli 3 bidons de fuel vendu par Didier . Wiltord nous a ramené de la ville des Cayes , des fruits et des légumes . Il devait y aller pour discuter des frais de scolarité de son fils avec les autorités , évidement il n'a plus d'argent et nous l'avons un peu aidé . En principe il est pécheur mais il n'y a plus de poissons car tout a été décimé ( et aucun pécheur n'est venu nous en proposer). Nous avons juste vu sur le chemin de madame Bernard le résultat d'une pêche au filet une dizaine de kilos de tout petits poissons de roches    . Wiltord est aussi un peu agriculteur mais comme il n'a pas plu depuis deux mois rien ne pousse . Nous avons aussi discuté avec Samuel qui repart demain aux cayes pour continuer ses études ; à 25 ans , il lui reste 6 mois de théorie de plomberie et un stage pratique de 6 mois pour avoir son diplôme . Quelles longues études pour être plombier de maison , bien plus que pour être instituteur puisque sa copine qui a aussi 25 ans et qui est en troisième veut aller l'année prochaine à l'école normale pour en 2 ans devenir institutrice . (  ne le dites pas à Luc Chatel ça va lui donner des idées ) 

Le soir, après un bain dans la piscine admirablement placée en haut du morne , nous avons diné à  l'hôtel en compagnie de René , propriétaire d'un bateau en acier mouillé également à  coté de nous . Nous sommes donc 4 bateaux au mouillage .

 

Mardi soir

La journée a été consacrée à nos amis de l'ile, nous avons reçu des visites , été déjeuner chez Wilma et Doudou ( petits poissons et riz ) qui nous ont emmené ensuite voir des danses vaudous . Il venait d'y avoir une cérémonie et la fête commençait . Il y avait 4 tambours assis et un tambour debout sur lequel jouait un beau noir façon James bond . Le rythme est vraiment prenant . L'assistance était encore clairsemée : une vingtaine de personnes dont 4 ou 5 femmes qui dansaient et chantaient ; l'ambiance était bon enfant et nous avons eu droit à des plaisanteries en créole: une des danseuses est venu se frotter contre moi en dansant  et en chantant ( à ce que j'ai compris : prête moi ton zizi ) , j'ai montré AM et tout le monde a rigolé . La fête doit durer toute la nuit avec beaucoup de «  mangeaille «  m'a dit Doudou . Il aimerait bien danser mais comme il est baptiste , il n'en a pas le droit ; les baptistes lui ont permis de faire un beau mariage en lui donnant l'habit de fête et les alliances ( mais pas en or ) .  

le soir nous avons été manger chez Kamma avec Mackendy :un repas préparé par la sœur de Kamma qui est  bonne cuisinière ; riz avec sauce aux pois ou sauce oignons / tomate et pilon de poulet bien mariné.  Kamma a une copine et une petite fille de deux ans , mais ils n'habitent pas encore ensemble car il n'a pas encore construit sa maison . Il a pourtant un terrain , mais il faut aller chercher les pierres dans la mer puis acheter le ciment . Il n'a pas l'air pressé. Il vit de petits boulots avec les bateaux de passage . Son père a des terrains qu'il cultive :bananes manioc et patates douces mais il attend la pluie  pour planter.

Nous partirons demain matin, la météo continue à prévoir du vent faible pour une semaine ; depuis que nous sommes ici il fait chaud et il n'y a pas vent . Des orages éclatent tous les soirs sur le continent .

 

Quelques impressions sur l'ile a vache

Manifestement le niveau de vie a augmenté depuis 4 ans ; il y a pas mal de maisons neuves avec un nouveau style :murs en  pierres apparentes et colorées au lieu d'adobe recouvert de chaux blanche .Même si beaucoup de matériaux sont locaux et ne coutent que la peine d'aller les chercher ,, il faut payer le ciment . Nous nous demandons d'où vient l'argent car on ne voit personne dans les champs . Il faut reconnaître que les champs sont plus travaillés qu'il y a 4 ans et que les cultures ont partiellement remplacé les pâturages . Il y a peu de pêcheurs ;ils disent qu' il n'y a plus de poissons . Les bateaux de passage sont peu fréquents ; il reste les deux hôtels , celui de Didier a 23 chambres et emploie à plein temps 24 personnes ( nous avons vu en 4 jours 4 clients ) et celui de l'anse dufour pas beaucoup plus grand . Il y a aussi quelques résidences secondaires de canadiens qui ont besoin d'entretien et de gardiennage . Tout cela paraît peu pour expliquer l'amélioration du niveau de vie que nous avons vu et que Didier nous a confirmé , un exemple Wilma et doudou ont maintenant 4 chaises , une table et un vaisselier en beau bois  pour remplacer la table en plastique et les chaises dépareillées.  Doudou fait peu de cultures  et ce n'est pas les 3 vaches qu'il garde qui vont lui rapporter beaucoup ( 25 % de la vente des bêtes pour lui et 75 %au propriétaire )   Il y a aussi pas mal de téléphones portables .

 

Jeudi soir 17 février

mouillage de Agujas rep Dom . N 17 47 2   W 71 39 6

 

Hier matin après avoir été saluer Didier  et pris le pain que Françoise nous avait fait préparer, nous sommes partis vers 9 H au moteur , par un vent nul et sous le soleil . Nous avons rejoint la cote du continent au plus prés ( cap Toulan ) pour pouvoir admirer  le paysage: c'est vraiment beau ; il y a des collines assez vertes , des palmiers au bord de l'eau , des maisons disséminées dans la campagne . Nous sommes passés entre les ilots et le continent , jusqu'à la caye aux ramiers ou nous avons mouillé pour y déjeuner tranquille et nous reposer un peu du moteur . C'est un gros caillou avec une plage de sable ; Il y a un gros campement de pêcheurs sur l'ile avec une cinquantaine de huttes de palmes  et des cayucos à voile ( noires ).

Un pêcheur est venu nous proposer des langoustes : 6 langoustes moyennes pesant au total 8 livres qu'il voulait nous vendre 50 USD ; nous proposions 10 USD et l'affaire ne s'est pas faite; à qui peut il vendre ces langoustes qui ne paraissaient pas très en forme, l'ilot étant bien loin de tout lieu un peu touristique?

Nous avons continué dans la baie des anglais jusqu'à 'à la sortie entre les falaises du cap et le diamant .

Le vent s'était un peu levé et nous avons faite une courte tentative d'établir les voiles mais le vent était trop faible et la mer trop houleuse ; nous avons remis le moteur . Nous l'avons gardé jusqu'à une heure du matin ou un bon sud est s'est levé ( en plein dans le nez évidement ) . Il a duré jusque vers 6 h du matin . Sur la cote il y avait de gros orages et nous avons eu droit à quelques averses . Au petit matin le vent est donc retombé et nous avons remis le moteur jusque vers une heure ou Eole nous a gratifié de deux heurs de vent . Nous avons finalement mouillé dans la baie Agujas devant une falaise de calcaire rougeâtre ; c'est un beau paysage de désert avec des buissons et des cactus ; nous ne sommes pas très loin d'un campement de pêcheurs mais nous n'avons échangé que des bonjours . Ils ne nous ont pas proposé de poissons .

 

Jeudi midi  mouillage de Beata 

Cette première partie de navigation s'est passée sans effort ; Nous sommes partis au moteur sans vent , celui ci s'est levé vers 10 h assez fort de sud est , donc dans le nez , et comme la mer était plate nous avons continué au moteur jusqu'à mouiller vers la fin de l'immense plage de sable . Nous nous sommes dégourdis les jambes en marchant un peu entre mer et mangrove devant un paysage austère mais beau et sous un soleil de plomb; cette après midi les conditions semblent favorables à une belle navigation vers Boca Chica , le vent sera  de nord-est 15 nœuds selon la météo;

 

dimanche matin 20

marina Zar Par à Boca Chica

 

Et bien pour une fois nous aurons fait la navigation quasiment sans utiliser le moteur, mais il a fallu manœuvrer . A u début nous avions un vent d'est force 4 , après un petit louvoyage en 3 h nous avions gagner 6 miles vers l'est , normal somme toute . Puis le vent est monté surement à plus de 25 nœuds, avec un passage à plus de 30 nœuds, puisqu'il a fallu prendre 3 ris et que nous avancions toujours à plus de 6 nœuds malgré un clapot très court , puis le vent est retombé à force 3 et a continué ainsi jusqu'à l'aube . Était ce l'effet du gigantesque orage qui frappait tout le cap Beata ; les couleurs du coucher de soleil avaient été splendides mais nous étions heureux de ne pas être sous les grains , le vent est tombé et nous avons fait un peu de moteur . Puis d'un seul coup,vers 20 H, le vent est  revenu  , la mer a blanchi avec des vagues ultracourtes , il a fallu prendre 3 ris et mettre le tourmentin. Le vent a ensuite baissé doucement jusqu'à un bon 5 , en fin de nuit alors que nous étions au large du cap palenque il a doucement viré au  nord et nous avons terminé agréablement le trajet à l'aube .

Après avoir attendu un peu  de voir l'entrée et les bouées nous sommes arrivés à 8 h à la marina , au quai d'accueil ou nous avons attendu les services officiels . Ils sont venus à 4 , accompagnés de quelqu'un de la marina , pour inspecter le bateau : il y a avait les services antidopage, la marine de guerre et l'immigration.

Puis accompagné de l'agent de la marina Raul, nous avons fait tous les papiers et payer les frais : 160 USD  pour les services officiels , 150 USD pour 3 jours de marina et 150 USD pour 40 gallons de fuel .

Ensuite nous avons déplacé le bateau à son quai , difficile de s'y mettre vu le peu de largeur entre les pontons ( 14 m ), heureusement qu'il y a beaucoup de places vides . Nous avons rangé le bateau un peu humide , heureusement j'avais trouvé la fuite du hublot avant .

Puis nous avons été mangé au restaurant de la marina toujours tenu par notre ami Julio qui nous a accueilli chaleureusement . Nous avons beaucoup apprécié le plat de crabes .  

Nous avons discuté avec un français qui nous a raconté ses problèmes avec les services officiels dominicains ; la marine de guerre semble vouloir décourager les voiliers de venir visiter leur pays.

 

 

Lundi soir 

Après un instant de repos en attendant de savoir si on pouvait remplir les bouteilles de gaz ( oui, elles sont remplies a la marina même ) , nous sommes partis faire un tour en ville . Un chemin part de la marina et longe la plage jusqu'aux hôtels du centre ville . C'était dimanche et la plage et tous les petits caboulots de plage étaient noirs de monde, des dominicains venus dans de belles autos passer le dimanche à la plage , la belle auto étant garée tout près de la paillote portes grandes ouvertes et musique à fond . Mais signe de mondialisation ,malheureusement c'était plus du disco que du merengue . De grands hôtels ont été construits un peu en arrière du front de mer , avec une architecture atroce . Outre les dominicains il y a aussi des touristes qui se dorent au soleil, la proportion de messieurs d'un certain age,  seuls,souvent bedonnants, est nettement plus forte qu'ailleurs. 

 

Cette journée a été consacrée au bateau: lavage du linge , changement des filtres , courses au super marché très bien approvisionné  mais assez cher , peut être un peu plus cher que la France   ,rangement des courses , diverses réparations ( lit et frigo ) ; ce soir nous sommes fatigués  .  

  Remarque : la marina est chère (1 dol le pied et la nuit) mais bien organisée ,très propre ; il ya des services ,aides multiples,laverie  en parfait état de marche ,un bon resto … bref ,une halte valable sur le plan commodités

 

mardi soir  toujours la marina

 

Ce fut une journée de repos , avec quelques nettoyages du bateau sur le bateau , remplissage

du réservoir d'eau, passage à l'internet pour le courrier peu abondant et lecture du monde  ou on a appris les problèmes de Khadafi et aussi ceux ( moins graves ) de la diplomatie française.

Nous avons déjeuné au restaurant de la marina, fait une petite promenade jusqu'au bout de la plage ; bien que ce soit un jour de semaine il y encore en fin d'après midi pas mal de touristes locaux et les plages des hôtels pour étrangers sont aussi assez pleines ; la proportion de vieux mâles bien bronzés est importante mais il y aussi des jeunes couples , qu'est ce que ceux ci peuvent venir chercher ici?

Nous avons acheté un poisson grillé à un petit bouiboui local  , 300 pesos ( 1dol =35pesos), et beaucoup de locaux en achetaient signe d'un certain pouvoir d'achat

 voilà une journée qui a passé finalement très vite.

 

Mescredi23 fin d'après midi

 mouillage du rio cumayasa  N 18 25 4  W 69 05 2 

 

Le réveil a sonné tôt , au lever du soleil pour que nous puissions sortir de notre emplacement avant le vent , car il y a très peu d'espace pour manœuvrer surtout avec nos 2 safrans . A 7H 30 nous étions au ponton d'accueil et attendions pour 8H la marine de guerre qui devait nous donner notre despacho ( permis de naviguer dans les eaux dominicaines ) , Ils ne sont arrivés que vers 9H , à 3 , juste pour remettre un bout de papier et vérifier que nous partions immédiatement . La compétition entre Cuba et la rep dom pour savoir quels sont les services officiels les plus désagréables pour les voiliers semble devoir être très équilibrée .

La météo prévoyait un vent de nord est de 15 nœuds , nous avons eu du calme jusqu'à 13H , puis le thermique de sud est s'est levé nous permettant d'arriver à l'embouchure du rio Cumayasa à la voile . 

Nous avons ensuite remonté le rio sur 2 miles jusqu'à s'échouer sur un banc de vase , demi tour et nous avons mouillé dans 2 m d'eau , au milieu de nulle part .

Le rio dans sa première partie abrite de nombreuses belles maisons avec des appontements et aussi quelques petits chantiers navals . Ses rives sont des petites collines , avec du corail sur les bords , recouverts de palétuviers ; ce n'est pas génial mais c'est une bonne halte sur notre trajet vers l'est  35 miles environ aujourd'hui .     

 

Nb navigation le way point devant l'entrée du rio est N 18 23 03  W 69 05 05 , Peu visible avant l'entrée est  évidente arrivé à ce point . Un peu avant d'arriver de l'est on aperçoit des toits rouges d'un ancien hotel; peu après l'entrée , devant une micro marina de catamarans il y a une barre que nous avons passée, à peu près au milieu, avec 1.4 au sondeur, il vaut mieux rester sur la rive droite ( à gauche en entrant ). Ensuite il y au moins 2 m d'eau jusqu'à notre échouage .

 

Jeudi soir mouillage de la pointe Palmitas  n N 18 14 1  W 68 45 6

.

Nous sommes sortis de la rivière vers 9 h ; à cette heure le vent était encore faible mais très vite il est monté a un bon force 5 ; Nous avons fait route au près en longeant les cotes : la Romana, Bayahibé puis les plages très touristiques et maintenant très construites jusqu'à la pointe palmillas ou nous avons mouillé avec 2 m d'eau . À partir du poste de la marine de la marine de guerre ,au nord de cette baie,les fonds remontent rapidement et il y a une immense zone de fonds blancs avec moins de 2 m d'eau . 

En fait nous voulions aller un peu plus vers l'est mais une zone de hauts fonds nous en a empêché . Nous avons pu voir plus tard , à partir de 11h,une immense flottille de grosses barques de touristes venir faire barboter leurs passager dans 50 cm d'eau très loin de la plage ,sur les bancs de sable. C'est une des grandes attractions des touristes ; un petit calcul laisse à penser qu'ils étaient un millier à patauger sur quelques centaines de mètres . Évidemment en repartant les barques sont venues nous frôler à pleine vitesse ,avant de repartir vers la côte et les hôtels en faisant la course entre eux

Ce mouillage est donc beau : grande plage de sable avec des cocotiers , mais aussi des bêtes piqueuses ; mais c'est l'enfer entre 16  et 17 heures  au départ des lanchas . Après ,nous nous sommes retrouvés seuls dans ce très beau mouillage

Le vent souffle très fort et la météo prévoit des vents de est nord est de 20 à 25 nœuds jusqu'à lundi .Nous n'irons donc probablement pas à Samana comme nous en avions l'intention. Il faut attendre la baisse du vent.

NB NAVIGATION 

 La carte de max sea n'est pas très bonne en ce qui concerne un grand banc de sable qui s'étend quasiment de la pointe palmillas jusqu'à l'ile de Saona  , avec moins de 2 m d'eau ; il existe probablement un passage pour aller dans le lagon entre l'ile et le continent mais nous ne l'avons pas vu et rien ne l'indique, tout est des fonds blancs et entre 2M de fonds et 1 m il n'y a pas de différence de couleur . , avec le vent de 25 nœuds qui souffle nous n'avons pas exploré les hauts fonds pour trouver le passage ; pour aller jusqu'au point ou nous avons mouiller il ,faut passer prés de la cote car la barre de sable va jusqu'au nord du point de mouillage .

 

Vendredi soir mouillage de la pointe laguna cote sud ouest de Saona  N 18 08 5  W 65 45 3

 

Le vent est tombé dans la nuit mais ce matin il est reparti avec vigueur . Nous avons donc fait un bref trajet au moteur pour venir mouiller devant une belle plage , assez loin pour que les barques  à moteur et les catamarans de transport n'y viennent pas ; il n'y ni restaurant  , ni musique , c'est le bonheur . 

Nous avons fait une longue marche sur la plage en passant par une grande lagune. C'est très beau .  

 

Le soleil se couche sans rayon vert , le vent semble s'apaiser ( mais les nuages continuent à passer très vite ) , nous allons prendre notre planteur quotidien .   

 

Samedi même mouillage

 

Le vent continue à souffler très fort ; à 100 m de la plage il y a beaucoup de moutons; Nous continuons donc à attendre que le vent redevienne raisonnable pour partir soit à Samana , soit à Puerto Rico .  En attendant nous bullons , il y a même trop de vent pour se baigner au bateau;

nous sommes retournés marcher sur la plage , cette fois jusqu'au village de pêcheurs , maintenant partiellement reconverti dans le tourisme . Les petites maisons sur la plage ont des façades pimpantes ; par derrière c'est plus de bric et de broc , mais le village est très propre . Nous avons marché 2H30 aller et retour .Tout va bien , il y aura peut être le rayon vert mais surement un planteur .

 

Lundi 28 février mouillage de la baie dephin

 

Encore deux journées à buller en attendant que le vent baisse ; ce qu'il devrait faire demain seulement 20 nœuds de prévu  En attendant nous avons profité du soleil en nous abritant du vent . Hier soir nous avons changé de baie pour aller dans celle à touristes. Nous y avons passé une mauvaise nuit car le vent ayant baissé la nuit , le bateau se met travers à la houle , pas très forte mais suffisante pour nous bouger ; curieusement la houle vient d'ouest alors que depuis 5 jours il souffle d'est . Et il n'y a pas de côte sous le vent pour faire du ressac ! 

En plus nous avons eu le droit au défile d'une cinquantaine de lanchas fonçant à toute vitesse et passant prés du bateau , le matin et le soir ; et en plus pas de restaurant sur la plage : toutes les lanchas amènent la nourriture de leurs passagers. Il était temps que le vent baisse .  

 

Mercredi 2 mars  mouillage de la baie San Lorenzo los haitises 

 

ouf , nous avons enfin changé de mouillage,nous avons laissé un beau mouillage de palmiers , mais trop fréquenté ( nous étions finalement 5  voiliers mais surtout beaucoup de lanchas et de catamarans de midi à 16 h ) pour un mouillage merveilleux au pied de falaises de calcaire corallien, recouvertes de palmiers.

Pour y arriver nous avons  fait, dit le GPS 220 miles, ( mais il doit se tromper car notre compte est plutôt 180 miles ) avec un 1H de moteur le long de Saona , une très longue partie de louvoyage dans un alizé encore frais , puis une séance de portant dans la nuit , un peu de moteur de  6H  à 12 h et une fin à la voile sur une mer plate pour arriver au mouillage . Le louvoyage a été un peu difficile surtout le passage du « cabo tres « ou probablement du courant nous a fait tirer des bords presque carrés. Le temps est resté beau , avec une très belle nuit étoilée sans lune .

A l'arrivée dans la baie de Samana , nous avons eu le droit à un festival de saut de baleines malheureusement un peu loin de nous, puis une baleine nous a croisé a une cinquantaine de mètres ; nous avons ce que nous étions venu chercher ici . Nous sommes heureux.

 

La baie de Samana est vraiment un des beaux endroits des caraïbes . C'est une grande baie : 50 miles d'ouest en est et 20 miles de large . Au nord elle est bordée de hautes collines de roches rouges , recouvertes de palmeraies ; au sud elle est bordée par la sierra   et du coté sud ouest par le parc des haitises ; les haitises sont une chaine de collines karstiques à demi noyées par la mer . Il y a encore peu de villes ou d'agglomérations sur ces rives , bien que des constructions de grands hôtels défigurent quelques sites de la cote nord . 

La baie est coupée en deux en son milieu par une série de hauts fonds mal cartographiés ; la partie est est encore maritime et largement soumise à la houle , c'est le lieu ou les baleines viennent concevoir , puis faire naitre les baleineaux . La partie ouest est plus lacustre , et alimentée en eaux douces et boueuses par un des plus grands fleuves de la rep dom    

 

NB NAVIGATION

Trajet vers l'est a partir de Saona , avec un vent annoncé à 20 nœuds .

Le matin le vent est très faible sous Saona jusqu'à la pointe Boca Chica . Ensuite c'est l'alizé ; en restant sur les fonds peu profond à l'ouest du récif du cab alloo on peut profiter d'une mer plate , c'est mieux que d'aller au large , la mer est ensuite relativement plate le long de la cote de la rep dom jusqu auu cap Engano , à l'exception de la sortie vers le nord des hauts fonds du sud est de Saona et d'un passage devant Punta Cana ( nous avons eu deux grosses vagues qui ont submergé le pont )

Pour s'abriter du courant nous avons tiré des bords prés de la cote , en restant le plus possible avec des fonds pas trop profonds notamment  pour passer le cabo tres, ou le courant a un mile au large nous poussait vers le sud . 

 

JEUDI 3 mars mouillage de la baie du chat et de la souris cayos dos pajaros N 19 05  W 69 32 3

 

 

Belle journée passée à visiter..La mer calme permet une navigation au ras des cailloux . En fait c'est facile il y a presque partout au moins 2m d'eau, sauf dans certaines baies très profondes .

C'est vraiment très beau , tous ces cônes de calcaire couvert de végétation variée : gommier rouge , bois canon , cactus , mousses épiphytes , et tous sortes arbres que nous ne connaissons pas , sans oublié les oiseaux en quantité:frégates,pélicans ,urubus... 

Ce matin nous avons remorqué une barque de pêcheur qui allait à la rame dans la même direction que nous; il venait de Samana et avait déjà fait 4 h de rame , nous l'avons emmené aux cayes de najanros ou il va pêcher pendant une semaine , il pêche surtout la nuit à la ligne . Il doit y avoir un campement de pêcheurs , car dans ce coin il y a une dizaine de barques  . Ils pêchent en déroulant un long filet , puis en battant l'eau avec un bâton et en remontant le filet presque tout de suite.

Nous avons déjeuner dans la baie des 7 ilots , au pied d'un nichoir de frégates; il y a beaucoup de jeunes avec la tête blanche . En l'air tournent aussi des urubus et quelques pélicans qui semblent essayer de planer aussi bien que les autres . Ce mouillage mérite de faire partie du «  top ten «de nos mouillages . N 19 05 65  W 69 32 8

Dans l'après midi en explorant toutes les baies en annexe , nous avons eu la chance de pouvoir remonter un rio qui serpente dans la forêt de palétuviers , entre les falaises des collines calcaires. C'était magique .    

Le mouillage de ce soir est également très beau , mais à l'heure de l'apéro , alors que le vent devrait tomber une petite houle rentre dans le mouillage et nous fait un peu danser .   

 

NB NAVIGATION  La baie du rio a l'entrée principale par 69 32 , c'est une baie a deux anses avec une ile au milieu de l'entrée ; nous n'y avons pas été en voilier mais ca doit être possible de mouiller au milieu .

 

Vendredi 4 mars   mouillage de la baie des aigrettes au nord de la pointe des mangles                         N 19 11 4  W 69 30 25 

 

Tout n'est pas que farniente sur un bateau , ce matin il a fallu nettoyer le gaz et les winchs . Puis

la matinée s'est passée à explorer toutes les criques entre les cayes de naranjos et de pajaros; nous faisions quelques dixièmes de miles en bateau pour le confort , puis un tour d'annexe pour rentrer dans les petits coins, entre deux hautes falaise , avec au fond une petite mangrove  ; nous avons fini par nous arrêter pour déjeuner devant une micro plage de sable et à cocotiers ( N 19 05 3  W 69 30 5 ) ; le spectacle est vraiment fabuleux mais le temps passe et les provisions s'épuisent et il faut aller au marché de Samana demain . Alors nous repartons quand le vent se lève , vers 14 H  et après un long bord de prés agréable ( force 3 et mer plate ) nous avons mouillé dans la baie au nord de la pointe des mangles ; elle est bien abritée du vent d'est par une pointe. Le fond de la baie est une mangrove , mais derrière on voit les colines couvertes de cocotiers . Encore un très beau mouillage.

Ps nous avons nommé la baie , la baie des aigrettes car il y a un très grand nichoir d 'aigrettes ; toute la soirée elles sont arrivées par petit ou grand groupe , se posant sans problème avec les premiers occupants bien que les arbres nous paraissaient déjà très pleins

 

Samedi après midi mouillage de santa Barbara de samana

 

Après une petite heure de moteur par calme plat nous avons mouillé dans  la baie de santa Barbara, la métropole de Samana , parmi une dizaine de voiliers . Tout de suite est arrivé la barque des autorités du port qui nous a fait payer la taxe ( 600 pesos ) et nous a dit ce que les formalités étaient terminées , du moins c'est ce que nous avons compris . Mais en descendant à terre un monsieur nous a dit qu'il fallait aller à la commandancia car nous avions changer de province . A la commandancia  ils nous ont renvoyé à la marine de guerre sur le quai . Un autre monsieur voulait aussi nous aider , je me suis fâché et ai dit que je ne parlerai qu'avec le jeune marin . Nous avons été a bord ; il a pris le despacho et nous a dit que tous les papiers seraient prêts lundi matin à 8 h pour notre départ . Nous ne savons finalement pas si c'était nécessaire de voir la commandancia.

Ensuite nous avons couru au marché et fait des courses de frais , la vie est finalement assez chère ; 3 kgs de tomate ,1 kg d'oignons, 2 salades , un concombre : 400 pesos soit 10 usd .Nous avons ensuite déjeuné dans un restaurant local sur le malecon pour 800 pesos , il est vrai que nous avons mangé du crabe qui est un plat cher .

En principe demain nous irons avec un bateau local voir les baleines et puis départ lundi matin pour Puerto Rico   

 

 

 

 

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 17:28

Cuba : Cienfuegos, Trinidad, La Havane , les jardins de la reine, Santiago et l'oriente

 

 

Jeudi 13 janvier marina Jagua Cienfuegos

 

Ce matin , à la première heure , profitant d'une baisse du vent , nous avons affalé le génois pour faire une couture de la bande anti uv qui commençait à se découdre . Après une longue réflexion et quelques essais ratés nous avons compris comment fonctionnait le « bof système « ( du nom d'un bateau connu à Grenade ) et cela a été vite. Ensuite petites courses à l épicerie de la marina très peu approvisionnée mais on a quand même trouvé de l'eau gazeuse, de l huile d olive , des boites de thon et quelques boites de macédoine de légumes.

Nous sommes partis en ville . Nous avons retrouvé le plaisir de marcher dans les belles rues de cette ville . Les immeubles sont des immeubles de deux étages avec des colonnades au rez de chaussée . La plupart ont des façades fraichement repeintes. Les rues sont propres , quelques unes plantées d'arbres . Évidement il y a peu de voitures dans les rues , mais il y a des calèches servant de petits autocars , des vélos taxi, et quelques autobus. Il y a cependant beaucoup plus d'autos ( et pas seulement des belles vieilles américaines des années 50 ) , de motos et de vélos qu'il y a 4 ans . Dans la rue piétonne du centre ( toutes les rues sont plus ou moins piétonnes de fait , mais la rue piétonne est exclusivement pour les piétons ) il y a des vendeurs de souvenirs et de beaux articles de cuir,tous payables en CUC .Des magasins vendent aussi en CUC de l'épicerie, des vêtements et de l'électroménager ; il y a pas mal de monde dans tous ces magasins .

Nous avons été manger au restaurant recommandé par le routard « le polynesio »; il y une ambiance étrange car il est très sombre , nous y avons mangé un menu complet pour 8 cuc ( un morceau de porc plus du riz plus du chou et tomate et pour finir en dessert une compote de goyave ); le restaurant était plein de cubains, dont beaucoup semblaient des habitués ( poignées de main aux serveurs ou aux musiciens ) et il y avait une vingtaine de tables .

Puis nous avons été à Internet , impossible de lire nos fichiers du blog , et pourtant nous avons pu envoyer les photos ; open office a un problème . Nous sommes passés à un petit office de tourisme pour acheter les billets de bus pour La havane et faire retenir une casa particulare ( logement chez l 'habitant )

Et nous sommes partis à la recherché du pain : la première boulangerie n'avait plus de pain ;elle en aurait dans une heure ; un monsieur nous a expliqué qu'il y avait deux sortes de pain le pan duro et le pan suave ; le pan duro a une croute plus dure que l'autre . Nous sommes repartis et avons vu un cubain avec du pain ;il nous à indiquer ou il l avait acheté et il, nous a envoyé a quelques blocs de là. Après avoir redemandé , nous avons fini par trouver la boulangerie et acheter deux « pan duro « 

nous sommes revenus en flânant à la marina , une demi heure à pied du centre ville en longeant la mer.

 

Vendredi

 

Nous avions décidé de louer une voiture pour visiter Trinidad et les environs . Nous sommes donc allés à la première agence de location près de la marina; un monsieur peu aimable nous adit qu'il n'y en avait pas de disponible , pourtant le parc en stationnement paraissait assez bien fourni. Nous sommes donc retournés en ville ; mais à 11 40 le responsable était parti déjeuner et devait revenir à 14H . Nous nous sommes promenés dans la ville avons vu le musée qui n'a aucun intérêt et une exposition des CDR ( comités de la révolution ) sans intérêt également mais accompagné par un enthousiaste qui nous a tout expliqué en parlant très vite dans son emportement ; il est vrai qu'AM lui avait dit que nous étions français et socialistes ce qui l'avait ravi. Nous avons été à un petit restaurant dont l'apparence nous avait plu ; il était fermé, nous avons voulu aller déjeuner au restaurant « el jeffe »( du routard );'il paraissait ouvert mais le préposé ne nous a pas admis !.Nous avons fini à La Verga , très beau cadre et cuisine quelconque ( mais y a t il un bon restaurant à Cuba ? ) ( le beau cadre ne comprend pas les toilettes qui sont peu ragoutantes car il n'y a pas d'eau ( il n'y a même pas de tirette a la chasse d'eau ) et tout stagne dans la cuvette. ) Le pb était le même dans l'autre restaurant . A la marina ,il y a de l'eau mais il faut demander la clé à chaque fois au responsable. La douche n'a évidement pas d'eau chaude , elle n'est même pas prévue. la marina a cependant un réservoir d'eau, avec une pompe pour la pression. Fin de digression sur cet aspect des réalités cubaines .

Nous sommes repassés à l'agence de voitures mais ils fermaient , le gardien nous a dit que le responsable ne viendrait pas et que de toute façon il n'y avait pas de voitures à louer .

Alors nous sommes retournés à l'agence de voyage pour prendre un billet de bus pour Trinidad et une réservation à une casa particulare et nous sommes revenus au bateau.

Nous avons un peu bricolé avec deux surprises en regardant le moteur : au fond nous avons retrouvé une tête de boulon cassé , mais nous n'avons pas vu de boulon cassé , et en recherchant ce boulon, nous avons repéré un trou semblant correspondre à un boulon manquant sur le carter du volant ,( d' après la rouille du filetage il devait manquer depuis longtemps et nous n'avons jamais trouve au fond un tel boulon).que de mystères dans ce moteur ,et pourtant il marche

Autre surprise le prix du lavage des vêtements : 15 CUC pour un petit sac ,plus cher qu'en France . Ce qui n'est pas une surprise ,c'est le nombre de personnes ne faisant rien dans la marina ; sur un bateau a moteur à coté il y a 4 personnes ne faisant strictement rien de la journée à part discuter bruyamment, et il y en a beaucoup d'autres qui n'ont pas une activité évidente . Rien qu'à la douane ils sont 3 ,or il n'arrive qu'un bateau par jour !; pour s'occuper sans doute une jeune femme qui doit être un peu chef vient signer les factures de l'épicerie ( 2 clients par jour ) Ils ont aussi fouillé les bagages d'un équipage russe qui venait de débarquer d'un bateau de location basé ici . Par exception 2 personnes travaillent vraiment à refaire un pont en teck sur un 38 pieds , ils sont venus admirer le notre et nous ont dit qu'ils en avaient pour 2 mois de travail , ils posent 2 lattes par jour .

 

Lundi après midi même marina au retour de Trinidad

 

Samedi, après une matinée paisible, nous avons pris le bus de 13 h pour Trinidad ou nous sommes arrivés a 14 H 30 ; notre logeuse nous attendait à la sortie du bus et nous a emmené chez elle en voiture .

Sa maison est tout prés du centre , à 200 M de la place centrale .

C'est une vieille maison à un étage ( très haut) , toute en longueur perpendiculairement à la rue :sur le devant un salon avec quelques chaises à bascule , des bibelots en faïence , des cadres vieillots mais aussi une télé et un lecteur DVD ;ensuite une chambre donnant sur ce salon , ces deux pièces seront les nôtres. La chambre a un WC et une douche ( avec eau chaude ) ; ensuite une chambre , puis la cuisine bien équipée avec deux frigos et un four micro onde . C'est la fin de la vieille maison. Viennent ensuite une terrasse et une deuxième chambre pour touristes manifestement récente.

Nous pensons que toutes les maisons de Trinidad sont sur ce même plan , éventuellement avec deux fois la largeur ce qui permet d'avoir un salon à colonnades sur la rue et un patio côté cour.

Les fenêtres qui donnent sur la rue sont fermées par des volets de bois avec partie haute et basse la partie haute étant souvent ouverte pour permettre aux touristes d'apercevoir les intérieurs, demande étatique mais aussi publicité pour le propriétaire car plus de 30 % des maisons du centre sont des casas particulares ( marquées arrendador divisa ). Beaucoup d' autres maisons ont transformé leur salon en salle de vente de tableaux ou d'artisanat .

Après nous être installés, nous sommes partis nous promener en commençant par aller réserver notre retour , ( finalement nous repartons le lundi matin ). La promenade dans les rues du centre est un peu difficile car les rues sont en galets ronds;le centre est tout petit;, mais c'est joli.

 

Résumé de nos impressions sur Trinidad

 

Restaurants : le premier soir nous avons mangé chez nos hôtes , mais malheureusement sans eux un bon plat de poulet . Ensuite nous avons mangé à un paladare ( restaurant tenu par des particuliers ) après avoir été racolés par une rabatteuse : repas médiocre avec du porc très dur pour 6 CUC , Pas de possibilités d'avoir un café , il a été ensuite très difficile de trouver un endroit ou le boire, car les cafeterias ne voulaient pas nous en servir . Enfin le soir nous avons diné au Vigue , très beau cadre ou nous nous avons été seuls jusqu'au dessert ,pas trop mal mais pas de musique .

A ce jour nous trouvons que les restos ne sont pas très bons et que les paladares sont médiocres .

Ce ne serait pas impossible pourtant de faire de la cuisine correcte comme l'a prouvé notre logeuse .

 

MUSIQUE

le premier soir nous avons pris un mojito a la casa de la musica , bel terrasse au dessus de la place centrale, avec pendant 30 minutes un bon orchestre ( ils nous ont vendu un disque dont nous sommes aperçus ensuite qu'il n'était pas d'eux et datait de 15 ans ).

après le repas nous sommes ressortis pour écouter de la musique . Dans les stands à musique du centre, à cette heure il n'y avait rien ; nous avons été a la place Cespedes très animée , dans une rue adjacente il y avait des stands de nourritures présentant du cochon grillé, et des sandwiches de viande ( prix de 15 à 30 pesos cubains) Sur le coté de la place se préparait un concert, comme vers 21 H 30 il y avait déjà des musiciens sur la scène nous avons attendus ; mais après des aller et retour de ceux ci nous sommes finalement repartis vers 22H 30 sans rien avoir écouté de musique live . Nous sommes rentrés en passant devant les lieux dits musicaux : rien casa de la musique, de la musique africaine à l'autre et de la musique qui ne nous plaisait pas à la casa de la trova ( presque vide ).

le dimanche derrière la casa de la musica se déroulait un concert d association culturelle pour un public de locaux de tous ages . Ils buvaient du rhum en écoutant de la musique d'un bon groupe pro et des chanteurs amateurs, certains franchement mauvais ,ou ceci dans une ambiance fort sympathique . A la fin nous avons été prendre un mojito a la cas de la musica ou se produisaient deux bonnes chanteuses . Une partie du public du concert précèdent est venu s'asseoir pour écouter un autre groupe , Certains des hommes ne pouvaient guère aller plus loin car ils avaient abusé du rhum ( consommation estimé a une demi bouteille en moyenne dans l'après midi par personne) et la nous avons eu un bon moment de communion avec les cubains qui dansaient et nous ont aussi fait danser , vrai moment de bonheur.

le soir nous sommes retournés a la casa de la musica ou jouait un groupe composé d'au moins 9 musiciens ;il devait être connu car il est venu pas mal de jeunes cubains ( et aussi une trentaine de jeunes routards et deux groupe de touristes du quatrième age ) ; la musique ne nous a pas beaucoup plu mais il y avait du spectacle ! des jeunes et des vieux couples cubains dansaient , certains fort bien. Nous ne sommes partis donc qu'à 22 H 30 ;la casa de la trova , elle, était quasiment vide

Bref , Trinidad ne nous a pas paru être la ville de la musique.

 

La ville : comme dit plus haut le centre ville est petit . Il a du charme avec ses maisons colorées à toit de tuiles , ses rues sans voitures , sa vie animée par les locaux, sans beaucoup de touristes .

Il y a deux anciennes grandes maisons coloniales transformées en musée ; celle appelée le musée romantico est vraiment intéressante avec un premier étage qui a gardé son mobilier d'époque et ses pièces de céramique ( Sèvres et diverses origines ). Les autres musées sont sans intérêt pour quelqu'un qui n'est pas un fana des Barbudos : ce sont surtout des photos des héros de la révolution et des plans des campagnes victorieuses de la révolution.

 

Anecdotes

pour prendre le bus Viazul à Trinidad, il faut donner un pourboire pour qu'un employé consente à mettre les bagages dans de coffre du car ; en une demie heure ils se sont fait une cinquantaine de CUC ( 2 mois de salaire pour un cubain «  de base »)

pendant que nous faisions la queue à la boulangerie , un monsieur a ignoré celle ci en donnant directement un billet au mitron.

A notre retour de Trinidad à la marina un douanier qui nous connaissait depuis 4 jours a fouillé nos bagages.

 

Mardi soir marina

 

Deux jours tranquilles à refaire un peu de marches à pied, quelques courses alimentaires et à buller.

Dimanche soir 23 janvier – de retour à la marina

Nous avons passé 4 jours à La havane et bien visité la ville.

Nous avons trouvé la ville bien changée par rapport à il y a 4 ans : elle est plus propre , avec plus de magasins et de voitures dans les rues, notamment beaucoup de vieilles américaines.

 

Logement et logistique

Nous avons logé chez José dans un petit immeuble de centro havana , à 10 minutes a pied du parc central. C'est un immeuble de 2 étages ; José et Salvador habitent au premier ou se trouvent : le salon puis en enfilade 3 chambres, dont 2 pour les hôtes , puis la cuisine salle à manger . Salvador a une chambre sur le toit. La décoration n'est pas très belle mais le confort est suffisant ( il y a un cabinet de toilettes avec douche chaude pour les 2 chambres ) , avec une climatisation.

José est très agréable et parle avec nous lentement en détachant ses mots : on le comprend très bien.

C'est un excellent cuisinier , et pour bien manger il vaut mieux rester chez lui plutôt qu'aller au restaurant; le cadre ,bien sur , est moins bien. Nous avons donc alterné , un repas de José pour le goût et des repas au restaurant pour l'ambiance, ambiance par ailleurs assez peu musicale car même quand il y a de la musique les musiciens ont un rythme de travail à la cubaine .

L' avantage d'être dans le centre est très grand car le taxi pour venir du vedado au centre est presque obligatoire et coute au moins 5 CUC .Nous faisions tous les trajets:casa ,centre ville à pied,environ 20minutes

Nous recommandons donc notre logeur .

Tarifs 30 CUC la nuit , diner 10 CUC, petit déjeuner ( très bien fourni ) 5 CUC.

 

Restaurants

Curieusement ils coûtent presque tous a peu prés le même prix ( de 6 à 8 CUC, le plat principal ) quelque soit le cadre parfois luxueux . Dans le style cadre luxueux et assez bonne qualité nous avons bien aimé le restaurant conde de villanueva , au fond d'un patio à arcades, avec un trio qui a chanté au moins 5 chansons pour nous. Malheureusement partout la cuisine reste médiocre .

 

Au plaisir de la flânerie

Nous sommes promenés un peu partout dans Centro Habana et vieja habana surtout pour sentir vivre les cubains . Les rues sont propres et les façades des immeubles commencent à être repeintes. Les grandes arères sont davantaget fréquentées par les voitures , vielles américaines mais aussi des voitures neuves . Le renouveau des voitures américaines vient d'un changement de législation , qui a autorisé leur vente et le changement de moteurs ; les riches ont donc racheté les vieilles voitures qui ne circulaient plus pour diverses raisons ( incapacité du propriètaire, cout trop élevé de l'essence, panne ) , ont changé le moteur pour un diesel et sont devenus taxis ou louent leur véhicules ( pour en faire des taxis pirates ) .Il y a encore beaucoup de vélotaxis , mais aussi des autobus neufs.

Dans habana vieja , un certain nombre d'immeubles anciens ont été démolis , pour n'en garder que la façade lorsqu'elle présente un intérèt et reconstruire derrière des hotels ou des logements sociaux .Mais cela touche surtout une étroite bande de terrain entre la mer et la troisième rue parallèle .à la mer Le reste est encore composé de vieux immeubles d'époque 1900 à 1930 , en style art déco ou modern style.

Dans la partie rénovée on peut entrer pour voir les patios des anciennes belles demeures coloniales, devenues des musées ou des hotels.

Les rues sont très fréquentées par les locaux et nous n'avons pas rencontré beaucoup de touristes, alors qu'il y a de nombreux grands hotels surtout près du parc central.

Les monuments ne sont pas très beaux et valent surtout par leur nombre et leur diversité , tout en respectant un style commun.

Parmi les églises seule l'église de la merced nous a plu , elle a gardé toutes ses peintures d'époque ( 1757 ) .

 

Musique

 

Nous avons été déçu par l'ambiance musicale , Si de nombreux restaurants ont des groupes ceux ci jouent peu , nous avons compté pour certains moins de 20 minutes par heure.

Nous avons passé une bonne soirée au centre yoruba pour écouter de la rumba;Contrairement à ce que nous pensions la rumba n'est pas seulement une danse de salon des années folles , c'est aussi la danse des esclaves yorubas . nous avons donc entendu pendant deux heures l'évolution de la rumba depuis les percussions originelles jusqu'à des versions modernes dans une très bonne ambiance ,entourés de cubains ,fanas de rumba!

.

En bref le niveau de vie des cubains semble s'être beaucoup amélioré; les nombreuses boutiques en CUC sont bien achalandées malgré des prix du niveau des prix français , comment autant de cubains dont le salaire est de 30 CUC par mois peuvent ils acheter des produits aux prix français ??

La Havane est une ville finalement qui a première vue est une ville du midi , pas beaucoup plus dégradée que les villes siciliennes d'il y a 40 ans .

 

 

Divers

Il y a 4 ans nous avions vu encore beaucoup de champs de canne à sucre , le long de la route . Il y en a beaucoup moins ,remplacés maintenant par des champs de légumes, des rizières , des plantations d'arbres fruitiers : beaucoup de manguiers et aussi de papayers nains ( mais avec de gros fruits ) ,des agrumes....

notre logeur nous a dit payer en impot 370 CUC mensuel plus 25 % e sa recette. Il doit aller tous les jours déposer la liste de ses clients. Son taux de remplissage estimé en regardant son cahier ne doit pas dépasser 30%

Fête des 15 ans : un des grands points de dépenses pour des parents est le 15ème anniversaire d'une fille pour ces 15ans: il faut faire une grande fête , avec location d'une plage et location de belles robes pour la jeune fille ; nous avons ainsi vu plusieurs jeunes ados avec des robes style mariée se faisant prendre en photos par leurs proches et même par un professionnel.

 

Dimanche soir marina

Nous sommes de nouveau au bateau avec nos amis Michel et Jocelyne Blin.

 

Lundi soir encore à la marina

 

Notre programme était de visiter un peu Cienfuegos , de faire le plein de fruits et de légumes au marché, puis vers 17 h de partir vers les cayes des jardins de la reine.

Hélas le marché était fermé, comme tous les autres points de vente de légumes ; un gentil jeune homme nous a fait faire le tour des points de vente illégaux , mais ils n'avaient rien.

Nous avons donc été obligé de retarder notre départ , car ensuite nous serons 8 jours sans voir un marchand de légumes ou tout autre marchand,d'ailleurs.

Nous sommes retournés diner chez el cochenicito juste à coté de la marina, ou nous avons bien diner hier, avec un serveur speed ( et oui il y en a à Cuba ) et rigolo ;il y a eu une petite panne de courant et il nous a éclairé avec une lampe de poche pendant que nous mangions. Nous avons eu droit à un concert privé d'un trio ( 2 guitaristes et une chanteuse ), au moins 6 chansons !!, nous étions les seuls clients du restaurant .

 

Autre anecdote de la marina

le douanier nous a fait ouvrir le sac poubelle que nous allions déposer .

 

Mercredi soir mouillage de cayo de zaza afuera N 21 27 98 W 79 34 60

 

hier nous sommes donc partis de bonne heure faire les courses . Nous avons trouvé de tout au marché de la ville: tomates, calebasse, salade, radis , carottes, goyave, papaye , bananes , herbes, le tout payé en pesos cubains , donc à des prix très bas pour nous ; pour 8 jours de vivre nous avons dépensé moins de 500pesos soit moins de 20 CUC,en gros 20 dollars

Le temps de faire faire les papiers à la marina , à l'immigration et aux autorités du port , nous sommes partis avec un vent nul, ; il était 11 H 30 ;

A 12 H 30 nous étions à la sortie du chenal avec un vent de sud est force 5 avec de belles vagues . Demi tour donc et nous avons mouillé à coté du chenal dans un coude protégé du vent vers la sortie de la baie.

Nous avons eu le temps de déjeuner , puis un bateau est venu avec une personne en uniforme vert ( la guardia) : nous ne pouvions pas rester ici , il fallait soit retourner à la marina pour attendre le soir , soit partir ; c'est ce que nous avons retenu et nous sommes donc partis vers 14 H 30 sous foc et 2 ris .

La mer était bien formée Nous avons tiré des bords le long de la cote , nous avons repéré la baie de Guanaco qui semble un bon abri très joli vu du large, mais sans aucune carte nous n 'avons pas osé aller voir si l'entrée était possible .

Nous avons donc continué et vers 20 H 30 le vent est subitement tombé et nous avons mis le moteur.

Après une nuit au moteur , sur une mer s'apaisant lentement nous sommes arrivés au lever du jour à la caye Zaza afuera ou nous nous sommes arrêtés Jocelyne n'etant pas très bien. Il y avait deux bateaux au mouillage et un pécheur .

Les voiliers sont partis vers le nord , et les pécheurs sont partis pécher . A leur retour ils sont venus nous voir (ce que nous espérions bien) et nous ont offert des langoustes : 5 magnifiques bêtes pour 10 CUC et une bouteille de rhum. Puis ils nous ont aussi ramenés des filets de pagre, tout préparés. La nourriture est assurée, et notre emploi du temps aussi car ces bêtes à corne sont longues à cuire et à préparer,mais quelle régal !...

Nous avons quand meme eu le temps d'une longue baignade , puis d'une balade en annexe dans le lagon : beau paysage de mangroves.

 

Jeudi soir mouillage de cayo algarcito N 21 02 5 W 79 19

 

Nous sommes partis de bonne heure après avoir mis les langoustes à cuire .Le vent léger force 3 de nord est a faibli progressivement nous obligeant à s'appuyer au moteur pour arriver avec le soleil suffisamment haut pour entrer dans le mouillage choisi . L' entrée dans la barrière est large et facile ; on passe à coté d'une belle barrière qui déferle sur tribord , les fonds remontent doucement jusqu'à 2 m , fonds de sable et d'herbes . Suivant le guide nous mouillons assez loin de la cote quand le sondeur indique 1.8 m; en fait nous vérifierons en allant à la plage à la nage que nous aurions pu mouiller beaucoup plus près de la caye , car le fond est très plat avec 1,5 m d'eau tout près du bord. La caye a une jolie plage de sable devant une végétation dense d'arbustes épineux et de petits palmiers . En marchant les pieds dans l'eau nous avons vu un petit barracuda, un petit calmar , un tout petit crabe porcelaine tout rose accroché à un lambi et surprenant une belle langouste dans 20 cm d'eau qui se prélassait au soleil mais ne s'est pas laissé attraper.

Le coté ouest de l'ile est très beau avec une langue de sable sur laquelle pèchent des aigrettes et des hérons . Demain nous ferons le tour de l'ile en annexe ; le lagon derrière est magnifique .

C'est un très beau mouillage.

 

NB Navigation on peut s'approcher très près de la plage , plus que nous car les fonds restent à 1,5 m presque jusqu'à la plage.

 

vendredi 28 janvier mouillage de esturio de las auras cayos de doce leguas N 20 53 W 79 03 3

 

Le vent du nord s'est levé dans la nuit frais : dans les 2 sens du terme, et nous avons renoncé à la baignade et à la ballade en annexe pour s'avancer vers l'est et nous avons fait 22 miles pour aller mouiller dans ce magnifique mouillage . C'est un grande anse avec une large entrée entre le reef.

Au fond une grande plage de sable est entrecoupée de bosquets de mangrove . Nous avons mouillé devant cette plage par 1.8 d'eau , le fonds remontant doucement depuis l'entrée .

Nous avons fait une belle balade le long de la plage, en marchant sur des pelouses de salicorne ; puis une balade en annexe dans le bras de mer qui s'enfonce dans la mangrove à l'est de l'anse. Il y a un long chenal avec de multiples bras débouchant sur la mer, coté nord. C'est bien joli.

L'ensemble en fait un des plus beaux mouillage de Cuba .

 

NB navigation ; la barre d'entrée pour le chenal du rio dans la mangrove a une passe d'entrée très peu profonde , beaucoup moins qu'un mètre, contrairement à ce que dit le guide.

 

Vendredi mouillage de Cachiboca labyrinthe de las doce leguas N 20 41 2 W 78 45 2

 

Le vent du nord s'est encore renforcé dans la nuit et il souffle maintenant un bon 5 , rafale à 6 ;

Avec 2 ris et un génois très enroulé , nous avons foncé à 7 nœuds vers ce mouillage ou nous sommes arrivés pour le déjeuner . Avec le vent fort de nord est , nous avons mouillé le long de la cote ouest de la caye du phare , juste au sud d'un haut fond , assez bien protégé du vent mais avec un peu de houle qui vient d'où on sait ou. Le site est beau avec une vue sur une multitude de petites cayes au nord , et la belle caye du phare.

Nous sommes descendus marcher un peu le long de la plage, la végétation de la caye est quasi impénétrable, nous avons vu pas mal de traces d'iguanes , mais hélas pas de bêtes. Nous avons été jusqu'au phare pour voir la petite baie située sur la cote sud, elle très belle et bien protégée du vent de nord est , mais nous n'avons pas vérifié si on pouvait y entrer.

Et maintenant nous nous préparons pour une longue étape de nuit ; la météo annonçait un vent faible , mais depuis le coucher du soleil il a recommencée à souffler fort.

 

Dimanche après midi mouillage de Cabo cruz

 

La nuit a été un peu difficile ; le vent a soufflé très fort , probablement force 6 , puisqu'avec une GV arisée à 3 ris et un génois enroulé bien au-delà de la 3 ème marque nous avancions sur l'eau a plus de 7 nœuds , un peu moins sur le fond freiné par un courant contraire . Le bateau nous secouait beaucoup et il a été difficile de dormir . Sur la fin petit incident , il a fallu remplacer la turbine de la pompe à eau , qui n'avait pourtant que 2 mois.

Nous sommes arrivés au mouillage vers 8 H soit un peu moins de 12 h de route pour 80 miles.

Après un petit repos nous sommes allés faire un peu de PMT vers la barrière , il y a beaucoup de patates de corail avec pas mal de poissons . C'est un bon spot de PMT ; à cette heure la guardia n'est pas encore venue nous voir.

NB NAVIGATION la plupart des phares ne s'allume pas à commencer par le phare de Cachiboca

 

 

Lundi soir mouillage de Portillo

 

Nous avons eu très peu de vent pour aller jusqu'à cayo blanco à l'entrée de la baie de Pilon; le vent ne s'est levé que vers midi alors que nous étions quasi arrivés.

La caye a une plage blanche visible de loin vers l'ouest, elle est fréquentée par des gens d'un hotel accompagnés par un monsieur de la guardia . Il nous a rendu visite pour remplir un tas de papiers en demandant de nombreux renseignements non marqués sur le despacho ; après une demie heure d'écriture il nous a dit qu'il était défendu de rester ici pour la nuit et nous a demandé à quelle heure nous partirions demain matin; quand je lui ai dit 4 H du matin il a été en proie a une violente lutte intérieure car en principe il doit être présent!. Il nous a confirmé que deux bouées d'entrée étaient allumés .

Après un bon bain et une petite marche sur l'ilot , nous sommes repartis mouiller à Portillo, joli mouillage de mangrove devant un petit hameau .

 

Mardi soir mouillage de Chivirico

 

Finalement nous sommes partis vers 5 H 45 du mouillage dans la nuit noire en suivant notre trace de la veille au GPS car en effet aucune bouée n'était allumée ( et l'homme de la guardiane s'est pas levé).

Nous avons été au moteur en suivant la coté jusqu'à la hauteur du pic turquinio , soit vers 11H ; là, le vent s'est levé force 5 plein est, nous avons gréé les voiles ( foc et 2 ris ) et aidé au moteur nous avons continué à progresser vers l'est .

Nous sommes arrivés à Chivirico vers 17 H .

Nous sommes partis en annexe pour visiter le village . après une tentative de débarquement au quai des pécheurs ou un monsieur nous a dit que c'était interdit et qu'il fallait aller au quai suivant, nous avons été à ce quai ou un homme de la guardia nous a dit qu'il était interdit d'aller à terre.

Finalement, dans tous les villages ou il y a la guardia, il est interdit de descendre à terre. Et l'un des premiers mots que nous entendons alors est: « prohibido,prohibido »

nb navigation l alignement d'entrée est quasiment invisible ; il faut viser le coté droit ( est ) du bouquet d'arbre au creux d'un vallon, a l'ouest de la route en bord de mer . Sur le bord de celle ci on voit deux taches blanches , celle de droite est une plaque a la gloire de Castro si je m'en souviens du temps ou nous avions pu descendre ; l'autre est le phare d'entrée structure metallique de un metre de haut.

 

Mercredi3 février après midi marina de Santiago

 

notre départ matinal de Chivirico a failli se terminer mal : un filet,posé pendant la nuit et à peine visible barrait la sortie. Heureusement je veillais et un coup de sifflet strident d'un pécheur nous a fait arrêter à quelques centimètres du filet . Le pécheur est venu le relever et nous sommes partis en profitant du calme matinal .

Après 6 h de moteur nous sommes arrivés a l'entrée de la baie , c'est un petit fiord dont l'entrée est dominée par un beau fort espagnol, bien restauré . A la marina le quai principal était déjà occupée par 8 bateaux et la marina nous a fait mouiller ; nous avons déjeuné , puis sans nouvelles nous sommes allés à quai en annexe ; aussitôt la guardia est venu avec le dockmaster , nous pouvons aller au quai secondaire sans électricité , ni eau . Nous y avons été et la guardia , plus une phytosanitaire et la douane sont venus ; tout s'est passé vite et nous avons eu le droit d'aller à terre . La phytosanitaire a confirmé que les voiliers ne pouvaient descendre à terre que dans les marinas officielles dites internationales.

 

Jeudi soir

hier soir nous avons été faire un tour du centre historique de la ville ; il est très animé et il règne une ambiance plus gaie qu'à La Havane , en dépit d'une atmosphère empuantie par les gaz d'échappement des voitures et des motos et surtout par les fumées des camions fermés servant d'autobus ; ce moyen de transport doit être très éprouvant pour les cubains car ils y sont debouts, aussi serrés que dans le métro aux heures de pointe, avec des odeurs de fumée en plus.

Nous avons bu un mojito place Cespedes et mangé au restaurant los matamores avec en prime deux groupes de chanteurs . Puis nous sommes allés a la casa del boléro ; l'ambiance y est très sympathique avec des locaux de tous ages venus écouter la musique traditionnelle . Anne marie et Jocelyne ont pu y prendre une leçon de danse , les hommes restant sur leurs chaises pour admirer.

Ce matin nous avons été visiter l'ile de gramma , située en face de la marina ; c'est une toute petite ile avec une centaine de maisons , certaines vielles en bois en bon état et d'autres plus ruinées , l'ensemble a du charme .

L'après midi nous avons été visité une fabrique de cigares près de Santiago: c'est un grand bâtiment style soviétique qui occupe 200 personnes à la fabrication de cigares pour l'exportation . Les feuilles de tabac viennent de Vinales (ouest de Cuba)déjà traitées . Ici elles sont coupées en deux , puis triés et envoyées aux rouleurs ; Nous n'avons vu qu'un petit groupe , probablement sélectionnés , Le roulage va en fait très vite ; il y a 5 demi feuilles de tabac : une pour le goût , 3 pour l'arôme dont une plus forte et deux suaves et une pour l'enveloppe , le roulage proprement dit ne dure pas plus de 20 secondes , mais bien sur il faut aussi prendre et vérifier les feuilles , puis tasser les cigares . Chaque ouvrier doit faire 135 cigares par jour . Puis le cigares passent au tri des couleurs , en effet les boites ne doivent contenir que des cigares de même couleur , cette opération est longue . Les cigares vont ensuite au bagage , opération égalent longue car faite avec minutie pour que toutes les bagues soient à la même hauteur ; ils sont ensuite mis en boite et pressés et sont alors envoyés au centre de vente à La Havane

Ce qui m'a le plus frappé c'est que les opérations « esthétiques « sont les plus longues .

Nous avons fait un tour de ville et nous avons eu la chance de passer devant une boulangerie dont les pains allaient sortir ; ces boulangeries sont remarquables :une longue ligne de cubains fait la queue devant ,certains assis sur les trottoirs un sac à la main. Ici, femmes et hommes font 2 queues séparées et passent cinq par cinq en alternance.

Après une queue un peu chahutée ( des femmes puis 5 hommes et ainsi de suite mais il y avait des resquilleurs) nous avons eu 6 pains , de quoi assurer le lendemain et un peu plus.

Nous sommes rentrés a la marina dans un taxi hors norme : une ford 1938 avec un chauffeur joyeux chantant à tue tête les airs à la mode.

Pour repas de fin de croisière nous avons mangé des spaghettis , les réserves de frais étant épuisés .

 

 

Vendredi soir

Ce matin les amis ont pris le taxi pour l'aéroport ; Le veilleur de nuit nous a propose de laver le linge et je le lui apporté dans sa maison située tout prés de la marina. AM a rangé le bateau puis nous sommes retournés a Santiago .

Première tache :reprendre de l'argent . a la caisse automatique il y avait une longue queue avec des resquilleurs ;alors nous sommes allés à la banque mais là aussi il y avait une longue queue et des resquilleurs ;seul avantage ,nous étions au frais . Après 45 minutes nous avons réussi a avoir de l'argent et nous sommes allés réserver une voiture pour une balade vers l'est de l'ile : pas de choix il ne restait qu'une petite 4 * 4 que nous devions prendre à 16H ; alors nous avons été déjeuné au san antonio ( place dolores , moyen ) puis refait un tour de ville .

A 16 H 30 nous avions la voiture et nous sommes allés voir le fort el morro à l'entrée de la baie pour assisterà la cérémonie de baisser les couleurs au coucher du soleil , la cérémonie est bon enfant : 7 jeunes militaires en blanc défilent tirent un coup de canon et baissent les couleurs , en prime nous avons vu le rayon vert .

 

Anecdotes

un des douanier,très malgracieux nous a demandé de lui montrer nos sacs à chaque fois que nous sortions et ce sur un ton désagréable . Puis quand j'ai porté le sac de linge à laver , je l'ai croisé juste à la sortie de la marina quand il arrivait avec les employés de la marina, il n'a osé rien dire;

L'un des dockmaster par ailleurs aimable ( il s'est occupé du plein de diesel fait en transportant des bidons ) nous a demandé une paire de chaussures pour sa femme. Son aide , marié à une prof d'université , nous a demandé une clé usb pour enregistrer ses conférences ( il a eu un DVD )

Nous avons trouvé qu'à Santiago il y avait beaucoup de quémandeurs ( savon ou crayon ) , beaucoup plus qu'il y a 4 ans . ( commentaire d'un cubain à cette remarque : c'est la crise , oui mais il y aussi beaucoup plus de voitures , réponse c'est la crise pour certains mais pas pour tous )

 

Dimanche soir au bateau

Notre promenade dans l'est de Cuba a été très belle , avec des paysages de montagne et de campagne extraordinaires.

Le plus difficile a été de quitter Santiago par la bonne route , car il n'y a aucune indication de direction ; nous avons fait demi tour au moins 3 fois avant de s'élancer vers Guantanamo.( Guantanamo n'est pas seulement une base américaine , c'est aussi une ville cubaine capitale de la province du même nom )

Des l'autopista la route traverse de beaux paysages de campagnes colineuses avec des palmiers , des manguiers et des champs variés . Vers Guantanamo la route devient plus banale , elle longe la mer , puis la route de montagne commence . Elle monte très fort dans la forêt tropicale , passe par une ligne de crête puis plonge vers Baracoa sur la cote est de Cuba. La route est en parfait état et les paysages magnifiques. Nous sommes arrivés vers 15 H a Baracoa ou un cycliste nous a conduit à une casa particulare; le cadre n'a rien d'extraordinaire mais pour une nuit le confort était largement suffisant ( sdb prive avec eau chaude ) mais les hôtes étaient charmants et leur cuisine très bonne . A noter que nous étions la 130 ème réservation depuis 2 ans pour des séjours souvent d'une à deux nuitées , comment payent ils l'impot. Il y a avait pas mal de casa particulare avec un panneau libre et nous n'avons pas vu plus de 5 couples de touristes isolés. La fin de l' après midi a été consacrée à la flânerie dans cette petite ville de campagne , avec ses vélo_ taxis et ses carrioles a cheval.

Le soir nous sommes ressortis pour écouter de la musique ; la casa de la trova nous a déçu avec un orchestre moyen et une ambiance dédiée à un groupe du quatrième age de touristes anglaises en goguette, venues se trémousser puisque c'était au programme du circuit. . Puis nous avons été a la casa de la cultura avec un bon orchestre dont une chanteuse à la voix prenante , mais il y avait très peu d'auditeurs. En ce samedi soir la jeunesse vêtue de teeshirts scintillants se contentait de causer autour du square.

Ce matin nous sommes partis vers le nord , vers Moa ; la route était dite mauvaise et effectivement durant prés de 50 kms cela a été une succession d'ornières et de nids de poule , heureusement que nous avions un 4 4 ; mais le paysage en valait la peine : un peu avant Moa la route devient bonne mais le paysage change aussi , elle traverse des mines de nickel, avec des usines crachant des panaches rouges et un paysage désolé ou les résidus noiratres des usines est répandu sur le sol sur plusieurs kilomètres. Après Moa la route redevient facile et belle quant aux paysages . Puis à Sagua de tamano , nous avons quitté la bonne route pour aller vers Guantanamo en traversant la montagne : encore une route en très mauvais état mais avec des paysages magnifiques.

Nous avons déjeuné vers 14 h à Guantanamo a la casa particulare du routard , puis flân2 un peu dans le centre assez joli avec de belles maisons à colonnades et des ruines , une ville normale de Cuba quoi un peu vide car il faisait chaud et nous étions dimanche. puis nous sommes rentrés à la marina , avec encore des problèmes d'orientation dans Santiago ,car la grande rue que nous voulions prendre étant barrée pour cause de fête et les policiers incapables de nous indiquer la route de l'aéroport ,situé assez près de la marina.

 

Aprés voir traversé un peu la campagne cubaine , nous avons constaté que les champs de canne à sucre ont beaucoup diminué et ont été remplacé par des cultures diverses. A voir la couleur de la terre et la richesse de la;végétation , on se demande par quelle monstrueuse et criminelle aberration le régime avait réussi à affamer les cubains ; Raoul Castro n'est certes pas un démocrate , mais au moins il a compris qu'il fallait d'abord cultiver de quoi nourrir les cubains.

Remarque il y a maintenant pas mal d'affiches ou apparait Raoul : sur la plus part il appelle à travailler et à produire ; c'est un chantier à peine ébauché ( sauf le coté agricole )

 

Lundi soir marina

 

La journée s'est moins bien passée que les 2 premières . Nous sommes partis voir la laguna de Bacanao à 50 kms vers l'est sur la cote, soit plus d'une heure de trajet . La route est bonne mais sans grand intéreèt , elle est touristique et dessert une réserve à touristes : 4 hôtels dont un en ruine , loin de tout , dans un paysage banal. Les touristes ne risquent pas d'avoir des contacts avec la population . Sur la route il y a des attractions :un parc avec des statues de dinosaures , une falaise avec des statues de béton style maya et un delphinarium.

Aprés avoir vu la belle plage d sable noir de Bacanao, nous sommes repartis pour aller voir un patrimoine de l'humanité une ancienne plantation de caféiers. Elle est au sommet du massif de la gran piedra avec une montée terrible . Vers la fin de cette montée de 13 kms , voulant débrayer pour passer la seconde , la pédale s'est enfoncée sans résistance , je ne pouvais plus débrayer ; j ai donc continué en première jusqu' au sommet ou je me suis arrèté . J' ai stoppé la première voiture qui passait ( il y en a peu ) . Chance c'était un guide parlant français qui avait eu le même problème : l'hydraulique chauffe , il y a une bulle et donc plus de liaison au débrayage, il suffit de laisser refroidir . OUF

Nous avons donc pu continuer , monter 434 marches pour voir un beau panorama et faire encore 2 kms sur une très mauvaise route pour voir une batisse de pierre et de bois la maison du cafeier fondé par un français d' Haiti vers 1800; il n'y a rien de bien spécial à voir sinon qu'il n'y a plus trace de caféiers dans les alentours. Bref le routard aurait pu se dispenser de nous inciter à faire cette promenade .

Au retour le pot d'échappement s'est mis à faire du bruit et quand plus tard nous avons rendu la voiture ,en entendant le bruit d'échappement la mégère de l'agence nous a accusé d'avoir mis du diesel dans le moteur, au lieu de spécial . Il n'y a pas de spécial dans toutes les stations d'essence seulement du normal ( indice octane 90 au lieu de 94 pour le spécial ) et la voiture avait bien roulée . Il s'en est suivi une heure de palabres orageuses ( Jacques était rouge de colère et le ton montait) avant que des mécaniciens disent que nous n'y 'étions pour rien et nous avons pu récupérer la caution . Seul point positif , la mégère a dit ( aux autres ) que je parlais très bien espagnol !! ( N'allez pas à Cubatour si vous le pouvez).

 

Mercredi midi

 

hier nous avons fait les courses au marché ,il y a pas mal de légumes mais peu de fruits a part des bananes et des oranges pas très bonnes ( beaucoup de fibres ). Nous avons reculé devant la viande de porc mal découpé et acheté deux pilons de poulet frit à une petite boutique de rue ( 20 pesos cubains chaque , comme les cubains prennent des portions à 10 pesos, nous avons évité la queue.

Nous avons aussi réussi à acheter du pain suave , comme il n'y avait pas de pain dur des cubains sont repartis.

Nous bricolons le bateau pour partir demain matin.

 

Jeudi soir en mer

 

Ca y est , nous sommes partis de Cuba . Les formalités ont été rapides , mais avec un retard de deux heures sur notre demande ; décidément les autorités font tout pour décourager les visiteurs en voiliers ; ils y réussissent bien car en 2006 , il y avait eu environ 300 bateaux a passer par Santiago contre 147 en 2010 et 2011 s 'annonce en baisse.

Notre dernière soirée s'est bien passée ( sauf que nous n'avons pu envoyer le blog , car nous ne pouvions pas utiliser la clé USB , blocage de son utilisation ); Nous avons assez bien mangé au restaurant los matomoros avec deux chanteuses qui ont chanté presque une heure . Puis nous sommes retournés a la casa del bolero ou Am a beaucoup dansé , l'ambiance y est vraiment sympa , meme si ils nous ont vendu un disque inaudible .

Nous venons de voir le rayon vert ; il n'y a pas de vent mais une grosse et longue houle chahute le bateau , curieusement le peu de vent vient d'ouest.

La nuit s annonce longue....


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés