Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 11:39

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De Porto Vecchio à Port Saint Louis du Rhône

 

Samedi soir 16 juillet

 

N'ayant pas de place à la marina ,vers 10 H nous avons été au quai des bateaux de petite croisière pour faire de l'eau et récupérer la famille Cuvillier qui est arrivée vers 11H . Tout va bien sauf leur voiture qui a des problèmes moteur. Il faudra que Nico aille chez le garagiste lundi matin . Pour l'après midi ( il fallait dégager la place avant 15 h ) nous allons mouiller en rade . Les enfants prennent possession du bateau et notamment de la cabine avant: nous allons donc coucher au milieu .

 

Dimanche soir mouillage de Pinarello

 

Les enfants réclament la plage ; nous allons à la plus proche la baie de St Cyprien , il y a peu de vent , les enfants vont à la plage pas trop fréquentée, Nico et Lucas vont explorer les petits rochers pour voir des poissons , mais il n'y en a peu . L'après midi nous repartons à la voile ( le vent s'est un peu levé force 3 ) pour aller à la baie de Pinarello , 2 miles plus au nord .

C'est une très belle baie , peu urbanisée avec une belle pinède en arrière plan ; devant la plage il y a une zone avec peu d'eau qui est donc chaude ; nous nous baignons pendant que Nicolas teste le matériel planche et trouve du vent loin au large .

 

Lundi soir mouillage de Carataggio .

 

Nous allons le matin à Porto Vecchio pour que Nico aille au garage et que nous achetions une batterie moteur la notre étant ,semble t il , HS .

A midi nous allons visiter la vieille ville haute ou nous sommes montés en petit train pour la plus grande joie des enfants. La ville est jolie mais essentiellement composée de restaurants et de boutiques pour touristes ;nous allons dans un restaurant recommandé par gault et millaut : bon . La visite de la ville dure 30 minutes sans marcher vite . Nous trouvons aussi un bon glacier vivement demandé par les enfants et quand ils ont une idée en tête , ils le font savoir . Lucas se régale d'un cornet vanille et yaourt , Chloé d'un cornet chocolat dont il reste quelques traces sur le polo !

 

Nous repartons pour aller à une plage ; la plus prés vers le sud est la petite anse de Carataggio;

C'est une toute petite baie un peu au sud de la pointe Chiappa , belle plage de sable entourée de rochers rouges et de pinède , accessible seulement à pied et donc peu fréquentée (quelques nudistes ).

Lucas demande à voir les poissons , ils rentrent au bateau à la nage , avec son père et voit une murène et l'ancre , c'est l'enthousiasme. Chloé, elle , s'inquiète de savoir si quand on est à l'ancre on marche ou pas .

 

Mardi soir mouillage du cap Blanc

 

Après deux jours de calme , la météo annonce du fort vent voire de la tempête , Nous décidons d'aller au mouillage du cap Blanc bien abrité du vent d'ouest annoncé force 8 ;

Nous y allons à la voile avec un vent qui forcit doucement ;

Dans l'après midi le ciel se couvre et il pleut ( c'était prévu par la météo ) puis dans la soirée le vent se lève , dégage les nuages mais commence à souffler fort .

 

Mercredi mouillage du cap blanc

 

Le vent souffle très fort , la mer est blanche ; même tout prés des falaises il y a encore de belles rafales , mais la mer y est plate , ce n'est pas comme dans le golfe . Nico fait quand même de la planche avec sa 5 m2 il est limite . Les enfants jouent à la plage

 

Jeudi mouillage de Puerto Nuevo

 

après une accalmie dans la nuit , le vent repart au matin , un poil moins fort , il est sud ouest , donc favorable pour aller dans le nord .

Toute la matinée les enfants jouent à la plage puis après le repas nous allons à la voile à Puerto Nuevo , un site internet le dit bien abrité de l'ouest . Dès que nous ne sommes plus à l'abri immédiat des falaises le vent est très fort , au moins 30 nœuds ; avec 2 ris ( je pensais le vent moins fort ) nous marchons à 8 nœuds et le bateau tend à partir à l'auloffée.

Les 2 baies de Puerto Nuevo sont très ventées, mais en mouillant sous la pointe nord de la baie sud , on est presque abrité ; il y a 6 bateaux ; Le site est vraiment beau ; nous allons à la plage et Lucas va voir les poissons ; il est vraiment accro .

 

Vendredi mouillage de Pinarello

 

nous partons à l'aube pour être au port avant 9 h , pour que Nico puisse déposer sa voiture au garage ; Une fois cela fait nous allons à la plage de St Cyprien ; il y a toujours pas mal de vent. Nous mouillons dans la petite anse juste au nord de la pointe rocheuse ; Laeti essaye la planche mais le vent est très irrégulier . Nous repartons au port pour récupérer la voiture réparée et partons coucher à Pinarello que nous pensons plus calme par ce vent fort d'ouest . Hélas dans la soirée il s'arrête et arrive une petite houle d'est qui fait danser les bateaux .

 

Samedi soir mouillage de Porto Vecchio

 

Après une matinée à la plage très agréable nous partons avec un vent variable jusqu'à l'entrée du golfe . Et là c'est l'enfer la mer devient blanche avec des creux de plus d'un mètre , moteur à fond nous avançons très lentement au point de douter parfois d'arriver jusqu'au mouillage .

Nous finissons par y arriver et mouillons du coté droit du chenal, il y a un peu moins de vent et je peux débarquer en annexe Laeti et Nico qui vont récupérer leur maison de location à Bonifacio et profiter de leur soirée sans enfant pour aller en boite .

Les enfants jouent sur le pont quant ils nous disent : c'est rigolo il y a des gents qui jouent de la trompette ; nous allons voir ; en fait ce sont des gens d'un bateau voisin qui nous signalent que nous dérapons , et vite . Nous avons déraper après plus de 3 Heures de mouillage ; le fond de vase n'a pas tenu avec le vent fort et rafaleux. Il faut remouiller un peu plus loin en espérant que cette fois le fond tiendra . AM dormira mal .

 

Dimanche soir mouillage de Pinarello

 

Pas moyen d'aller faire de l'eau à quai les bateaux de croisière ne sortent pas : trop de vent.

Heureusement Nico ramène 4 bidons d'eau; les réservoirs étaient à secs !!

nous déchargeons toutes les affaires , allons manger au restaurant O malu , sur la croisette , c'est à déconseiller car ce n'est pas terrible et nous disons au revoir à la famille qui part vers Bonifacio.

Il y a encore pas mal de vent mais nous allons coucher à Pinarello pour nous avancer un peu sur la route du retour . Après une semaine de fort vent ( voire de tempête ) , nous avons un petit créneau pour rentrer sans vent de face : il faut être à Port St Louis avant jeudi soir.

 

Lundi soir marina du vieux port de Bastia

 

 

Nous partons à l'aube pour Bastia ; Le vent est complètement tombé et c'est le moteur qui nous propulse . A 18H nous sommes amarrés dans le vieux port de Bastia ; très belle arrivée devant la vieille ville , accueil charmant et nous retrouvons un bateau du rallye des iles du soleil :Kaphi .

Après une bonne douche , l'apéro , les retrouvailles avec Kaphi, nous dinons chez « Mémé « , tres bien .

Il ne nous reste plus que 230 miles à faire pour Port St Louis en espérant que le mistral ne se relèvera pas.

 

Jeudi soir Fontvielle

 

 

Non le moulin de Daudet n'est pas au bord de la mer , et nous sommes dans la maison de nos amis les Lombard . Le bateau est rangé sur le chantier de Navyservice à Port Saint louis de Rhône .

 

 

Le retour depuis Bastia s'est bien passé , essentiellement au moteur .

Nous sommes partis après avoir fait quelques courses au super marché pas trop loin de la marina , ,nous en avons profité pour visiter rapidement la basse ville qui a du charme avec ses rues étroites entre de hauts bâtiments austères . Cette escale nous a bien plu et donné envie d'y revenir .

Nous avons passé le Cap Corse au moteur avec un vent nul , il y a 3 jours il a soufflé à plus de 180 KMH . Puis nous avons mis le cap sur Porquerolles à 140 miles ; après une nuit sans vent nous avons touché une brise du sud qui nous a permis d'arrêter le moteur et le bruit strident de l'alarme . Vers 15 h nous étions à l'ile du levant sous un temps gris , avec de la pluie sur la cote . Vers 18 H nous passions le cap Sicie au moteur le vent étant devenu nul .

Vers 3h du matin nous entrons dans le golfe de Fos : des lumières partout et des feux rouges verts , scintillants de tout cotés, plus pas mal de gros bateaux au mouillage tout illuminés . Il n'est pas facile de s'y retrouver , d'autant que notre carte un peu ancienne n'avait pas tous les feux .

mais nous avons fini par arriver au mouillage un peu au sud de l'entrée du chenal menant à Port Saint Louis ,après avoir admirer de loin Marseille et Notre Dame de la garde.

Après une courte nuit nous sommes repartis à 10 h pour venir à quai a Navyservice .

Nos amis nous ont rejoint pour l'apéro et déjeuner au restaurant . Puis à 15 h le bateau a été gruté et posé sur le sol pour qu'il s'y repose au moins tout l'hiver .Il a aussi pas mal de soins à recevoir avant de reprendre ses aventures en Méditerranée

.

A 17 h nous quittons le bateau avec 70 kgs de bagages , bien qu'il en reste autant à vider mais ce sera pour plus tard ...

 

Et voilà une page de nos navigations est tournée; si tout va bien nous repartirons en juin vers de nouvelles destinations en mediterranée orientale et/ou mer noire

 

A +

 

PS LES PHOTOS DU BLOG PRECEDENT ET DE CELUI CI VONT ETRE PUBLIES SOUS LE TITRE 2011O71 2011072

 


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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 21:11

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De Malaga à Porto Vecchio

 

Dimanche soir-26 juin -marina de Benalmadena

 

Cette journée a été consacrée à la visite de Malaga

pour y aller un bus part en principe toutes les 20 minutes ( qui peuvent atteindre 30 ) ;il ne coute pas cher (1.40 par personne )mais met plus d'une heure pour arriver en ville en traversant toutes les villes nouvelles pour touristes le long de la côte

Le centre ville n'est pas très grand , mais est totalement piétonnier ce qui est bien agréable .

Les rues sont assez larges , les maisons assez hautes avec des vérandas ; il y a beaucoup de bars et de restaurants dans les petites rues et sur les places ; ce doit être une ville ou il fait bon vivre.

Nous avons pu voir 3 églises : la cathédrale immense battisse du XVI ème siècle , qui devait réaliser en taille avec celle de Cadix . Ce n'est pas très beau mais colossal . Il y quelques beaux retables avec de belles sculptures de bois polychromes et 2 orgues magnifiques. Nous avons vu la voir bien (et à cause) qu'il y ait la messe car elle est,en principe, fermée aux touristes le dimanche. Il en allait de même des 2 autres églises plus petites , architecture quelconque mais de belles sculptures.

Nous avons mangé à 14 H , très tôt selon les normes locales, au restaurant la cuchara une spécialité typique le rabo de toro . Restaurant pas mal , les locaux sont arrivés quand nous en étions au café.

Puis nous sommes montés a l'ancienne forteresse maure, l'alcazaba, toute en briques rouges; c'est très joli ;ce ne sont pas seulement des remparts ; tout en haut il y a un petit palais mauresque avec jardins et jets d'eau d'où la vue sur la ville est très belle

Et nous sommes rentrés à la marina ;

Le temps aujourd'hui est dégagé , mais toujours sans le moindre souffle de vent .De nouveau ,nous avons chaud et avons abandonné le duvet pour la nuit

 

NB hier soir nous avons diné au club nautico , excellent restaurant avec un plat très fin local, la feudea ,sorte de paella ou le riz est remplacé par des sortes de pâtes ressemblant à des mini coquillettes .

 

Mardi matin marina de ALMERIMAR

 

Nous sommes partis hier vers midi après avoir attendu le retour du linge propre , pour une fois bien lavé et bien repassé . Une petite brise thermique s'est levée vers 14H et nous a permis d avancer doucement et confortablement pendant 2H , Ensuite nous avons remis le moteur et longé la côte qui est presque sauvage . moins de buildings car la montagne tombe dans la mer et il n'y a pas de plage . Mais la nuit brumeuse est arrivée et nous n'avons plus rien vu , si ce n'est des phares et quelques cargos . A 7H 45 nous étions à quai d'accueil de la marina Almerimar.

La marina est très grande et conçue avec un ensemble immobilier immense et assez joli mais si la marina est à moitié occupée ( beaucoup de locaux ,voiliers ou bateaux moteurs), les immeubles semblent pour beaucoup vides .

 

NB nous avons vu beaucoup d'ailerons semblables à celui que nous avions pris pour un espadon , en fait c'est la nageoire dorsale d'un baliste gris de bonne taille . Il y en a pas mal autour de Malaga .

 

Mardi soir

La marina et ce qui l'entoure n'ont vraiment aucun intérêt touristique ; il y a heureusement un super marché tout prêt et pas trop cher ce qui nous a permis de remplir les réserves . Il y a quelques boutiques et quelques restaurants ( dont certains fermés ) avec des anglais comme clients .

La météo prévoit du vent d'est assez fort à partir de demain midi et nous avons à passer le cap Gata ou le vent risque de se renforcer ;donc nous décidons de partir ce soir avec un reste de vent d'ouest et de s 'avancer dans l'est avant d'avoir le vent dans le nez .

 

Mercredi soir 29 juin mouillage de la cala Bardina 37 26 1 30

 

Nous sommes arrivés à un endroit non prévu mais assez beau et sans buildings , donc un site rarissime sur cette cote .

La nuit a été calme comme prévue : un peu de vent d'ouest pendant 4 h , puis du moteur ; nous avons passé le cap Gata sans le voir dans la brume . A partir de 7 H nous avons longé la côte a partir du cap media naranja, énorme bloc montagneux . La côte est très montagneuse et avec peu de constructions ce qui est pour nous une nouveauté sur cette côte espagnole ; a signaler après la petite ville de carboneras ( usine de minerai ) une gigantesque pyramide blanche au milieu de nulle part : c'est un hotel dont la construction est arrêtée sur lequel on peut lire de loin: hotel illégal !!

A 10 H 30 le vent est arrivé ( c'était prévu, mais NE ce qui l'était moins nous espérions est ) ; nous mettons les voiles et louvoyons le long de la cote, la cote devient urbanisée autour de Garrucha puis de nouveau très montagneuse et peu construite .

A 16 H 30 nous sommes devant Aguilas , grande ville à buildings dans un joli site de montagne . Le vent baisse mais il reste du clapot et 30 miles pour Carthagéne . Nous décidons d'aller voir si il est possible de mouiller dans une baie repérée sur la carte un peu au nord d'Aguilas . Surprise c'est un beau site avec un village de touristes mais qui paraît ancien , peu de constructions et rien qui dépasse 4 étages : le paradis sur cette cote ; de plus le mouillage est relativement calme .

Et voilà nous y passerons la nuit avant de repartir pour Carthagène

 

Jeudi soir marina de Carthagène

 

La ville nous attirait , ayant beaucoup aimé la Carthagène de Colombie

Ce fut une rude journée pour arriver à Carthagène : seulement 25 miles en ligne droite mais avec le vent nous en avons fait bien plus et mis prés de 10 heures pour les faire.

Après une nuit calme ( enfin assez calme car si j'ai dormi comme une souche AM a été coucher par terre au milieu , endroit qui roule le moins dans le bateau ) , nous sommes partis à 6h par un vent moyen , mais avec un petit clapot qui arrêtait le bateau .Heureusement nous avons rencontré un grand dauphin solitaire ( plus de 3M de long , un ventre blanc ), qui nous a régalé de nombreux sauts dont plusieurs à plus de 2m de haut . Il est resté le plus souvent à une dizaine de mètres du bateau , ne passant que quelque fois devant l'étrave ; pour venir il fonçait vers le bateau en effleurant l'eau de son dos , on ne le voyait pas respirer comme les autres dauphins . Nous avons du mettre le moteur pendant une heure puis le vent est revenu , fort au moins force 5 . Nous étions alors au large de Mazagon , petit village dans un site pas mal ; la baie à l'est est peu construite et permettrait un mouillage par vent d'est .Il ne restait qu'une dizaine de miles , mais ils furent durs à faire , le vent montant jusqu'à un bon 6 . Avec 2 ris et le génois bien roulé nous avancions à plus de 6 nœuds , assez vite pour distancer un collègue voilier rencontré de loin à ce début de louvoyage ; il est arrivé au port quand nous avions fini le rangement et les formalités .

L'entrée du port est curieuse , coincée entre deux pitons rocheux .Toute la baie est barrée par une digue et on ne voit l'entrée qu'en étant tout près . De loin on ne voit que les grues du port de commerce . L'intérieur est vaste et nous avons été à la marina YPC a droite en entrant recommandée par STW ; nous avons été guidé jusqu'à une place par un marinero . La marina occupe toute l'esplanade juste devant la ville que l'on devine derrière le musée archéologique .

La marina est spacieuse , tres clean bien il n 'y a que peu de sanitaires et elle est assez chère : 40 euros par nuit . Nous y resterons au moins 2 nuits en attendant que le vent d'est s'arrête ce qui nous permettra de visiter la ville ,en espérant qu'elle soit aussi belle que Carthagène de Colombie.

 

Vendredi soir Carthagène

 

Carthagène est une drôle de ville ; elle fut fondée par les carthaginois évidement, prise par Scipion pendant qu' Hannibal folâtrait à Capoue ; les romains en firent la capitale de la Bétique ( un peu plus que l'Andalousie actuelle ) . Elle devint ensuite capitale de l'Ibérie . Il faut dire que son port

est admirablement protégé des vents et facilement défendable , car entouré de montagnes . Carthagène se situe en effet sur une longue arête montagneuse descendant de la sierra Nevada jusqu'au cap Palos ; mais du coté nord c'est une plaine fertile .

Vinrent les invasions slaves ( souabes et wisigoths ) puis les invasions arabes .

Carthagène redevint catholique au 13 ème siècle mais la population maure quitta la ville qui déclina alors .Elle ne commença à revivre qu'au début du 20 ème . Le centre ville s'est construite sur un amoncellement de ruines en respectant les sites les plus hauts , qui font actuellement l'objet de fouilles au milieu de la ville ( mur punique , théâtre romain,citadelle du 13°...) . De plus les beaux immeubles avec des façades rococo ( de 1900 à 1930) commençant à tomber en ruines , ils sont progressivement reconstruits en gardant toutefois la façade . Dans beaucoup de rues on voit donc des travaux avec un grand vide derrière une façade entourée d'étais .

Mais la rue principale et quelques rues du centre ont été entièrement restaurées ;elles sont larges ,entièrement piétonnières ; la journée et le soir, les locaux déambulent pour se saluer , montrer leurs enfants et regarder beaucoup de belles boutiques de vêtements . Tout cela donne l'impression d'une ville ou il fait bon vivre , même si le touriste amateur de vielles pierres n'y trouve pas son compte: pas de vieilles églises , un donjon sur l'ancien oppidum, un théâtre romain , et c'est tout . Nous aurions bien visite le musée d'archéologie navale mais ses heures d'ouverture ( seulement le matin ) ne nous convenaient pas.

Nous avons donc surtout déambuler dans la rue principale comme les locaux, mangeant le deuxième soir dans un bon restaurant de cette rue pour voir passer les gens . ( comme les locaux )

 

dimanche matin 3 juillet

mouillage de la playa isletas au nord de Formentera ( Baléares )

 

Ça y est, nous sommes passés dans l'hémisphère est C'est moins prestigieux que de passer l'équateur mais nous voilà bien revenus en Europe

Nous sommes partis à 8 H de la marina avec un vent léger d'ouest qui n'est devenu suffisant pour envoyer les voiles que vers 11h , à mi chemin du cap palos . Jusqu'à ce cap la cote est montagneuse et déserte .,assez impressionnante ; hélas , au cap Palos les immeubles reprennent de façon continue . Nous avons un moment longé la cote voile en ciseau avec un bon vent de sud ,sud-est puis nous avons décidé de profiter de ce vent pour aller jusqu'aux Baléares , et commencer par l'ile la plus sud ( et probablement la moins bétonnée ) Formentera ,juste au sud d'Ibiza .Le vent a été soutenu jusqu'au coucher du soleil ( vitesse moyenne 7 nœuds ) puis il est totalement tombé pendant 4H puis reparti fort pour 4h ( vitesse 8 nœuds ) pour retomber et revenir faible au lever du soleil .Il a fallu s'adapter pendant la nuit passant de la voile avec ris ,à la voile sans ris ,au moteur...etc A 8 h nous étions mouillés devant la pointe nord de Formentera , longue barre de sable reliant de petits ilots rocheux . Le site est beau quoique bourré de bateaux tant à voile qu'à moteur ; heureusement le mouillage est très vaste. Nous nous reposons de notre nuit en mer ,sans pouvoir profiter de la plage et nous baigner car le vent souffle de nouveau et le ciel est très gris avec quelques gouttes de pluie ,ce qui ne nous est pas arrivé depuis un moment.

 

Dimanche soir

Le mouillage qui était bien plein cet après midi s'est en grande partie vidé. Nous avons passé l'après midi à observer les bateaux mouiller et à critiquer leur manœuvres; il est vrai que beaucoup mouillent à pleine vitesse avant et mettent très peu de chaine . Un bateau à moteur ( anglais ) s'y est repris à 5 fois avant de s'arrêter . C'était un plaisir oublié que de médire des voisins .

Le capitaine a trouvé le temps trop frais pour se baigner (température du thermomètre de l'eau :30 ° !!) mais hélas du vent et un temps gris

demain départ pour Majorque si le vent est favorable.

 

Lundi après midi mouillage de Puerto Cabrera

 

Décidément nous sommes les esclaves Eole et nous subissons ses caprices .

La météo hier donnait pour les 4 prochains jours un temps variable : lundi 12 h ouest , mardi 12H nord , mercredi 00 H est et de mercredi midi a jeudi midi ouest . Sachant que nous allons au nord est ,et que nous voulons être à l'est de minorque vendredi au plus tard ( 200 miles environ de Formentera ) et que nous souhaitons du vent portant ou du moins pas dans le nez , mais que l'on aimerait ne pas passer toutes les nuits en mer , la solution était difficile à trouver.

Eole a tranché ; à 1H du matin notre bon mouillage protégé du vent est a commencé à beaucoup bouger ; le vent était passé ouest force 5 et nous étions désormais poussés à la plage. Pas d'hésitation nous relevons le mouillage , nos voisins faisant de même , et partons vers l'est . La passe entre Formentera et Ibiza est bien balisée et de plus, pour lever tout doute, un gros bateau style croisière y passe devant nous ; il n'y a plus qu'à tirer est nord- est pour aller vers Majorque .D'Ibiza , nous n'aurons vu que les lumières et les phares

. Le vent tombe un peu , sous GV et génois nous tirons des bords grand largue , car le vent est pile de l'arrière et nous n'aimons pas ça : le bateau roule énormément . Finalement le vent passe ouest au matin et nous pouvons aller dans la bonne direction à pleine vitesse : 7.5 nœuds à partir de 11H .

Nous hésitons entre nous arrêter à l'ile de Cabrera ,à la pointe sud de Majorque ou continuer jusqu'à puerto colom sur la cote est de Majorque , mais il est déjà tard et il, n'est pas sur que nous atteignons cet abri avant la nuit ; le capitaine décide donc de s'arrêter à Puerto Cabrera , réputé abri tous temps , et comme toujours elle a raison . Le mouillage est une grande baie bordée de hautes collines rouges avec quand même un peu de pinèdes. C'est très beau et de plus il y a des bouées de mouillage en grand nombre et peu de bateaux . La mer est plate et il y a du vent qui nous rafraichit car il fait chaud au soleil .

J'allais oublier de signaler que nous avons égalisé : 3 rapalas perdus mais 3 poissons attrapés , le dernier est un thon que nous croyons être albacore, qui va nous va faire de nombreux repas ; ( rapala type pieuvre rouge et vert sans plomb )

A signaler aussi que la ferrure qui tenait le hale bas en pied de mat a cassé . Nous avons réparé .

 

Mardi midi 5 juillet mouillage de puerto cabrera

 

Après une bonne nuit réparatrice dans ce mouillage très calme , nous avons été nous promener un peu sur l'île ; c'est une réserve mais il y a des sentiers bien balisés qui permettent de se balader .

Nous sommes d abord allés au petit port ( un quai et deux maisons ) pour monter au château qui domine l'entrée , petit donjon en haut d'un pic calcaire ( 13 ° siècle). La vue est splendide. Puis nous avons été au fond de la baie à un autre petit quai ; c'est le point de départ d'un sentier qui tout d abord longe la baie puis va vers la phare de l'ouest , au milieu d'une végétation méditerranéenne . Nous avons été jusqu'à un petit col qui permet de voir le phare , mais il fallait encore redescendre puis remonter 200 m ( une bonne heure de marche sous le soleil); nous sommes rentrés au bateau et enfin avons profité de la chaleur pour piquer une tête.

Le vent se lève doucement et nous décidons de partir pour Mahon sur l'île de Minorque , abandonnant l'idée de nous arrêter à Porto Colom . Il y a environ 60 miles ; nous longerons la cote est de Majorque ou se trouvent de nombreuses calanques avec mouillages possibles , puis à la nuit mettrons le cap sur Minorque pour en principe y arriver au petit jour .

 

Mercredi après midi en mer 17 H ; 40 °00 N-5 °48 E restent 113 miles pour Alghero (Sardaigne).

 

Encore une fois Eole a déjoué les pronostics météo . Pendant 4 h nous avons longé la cote , pas trop construite, faite de petites falaises calcaires avec quelques étroites calanques appelées ici calas , certains peuvent abriter des bateaux , certaines ont même un petit port au fond , en particulier Porto Petro nous a paru sympathique, d'autres fourniraient un abri de journée par beau temps comme ce début d'après midi . Puis le vent a commencé à fraichir , un bon 5 vent arrière voile en ciseaux nous allions à plus de 7 nœuds , nous pensions que le vent allait baisser dans la soirée , et bien non à 21H il continuait a souffler aussi frais . Dès lors une arrivée de nuit à Mahon devenait probable ;or, la seule carte dont nous disposions celle de Maxsea n'indiquait aucun feu dans le long chenal du port, et le mouillage de nuit paraissait difficile . Le capitaine ( non ,pas le capitaine :Eole)a alors décidé de continuer vers la Sardaigne en profitant du vent favorable . C'était la seule solution . effectivement nous avions été si vite que nous étions à 2H du matin devant le phare du sud est de Minorque à moins de 7 miles de Mahon que nous pensions atteindre au petit matin. Alors nous avons continué !!Nous avons donc traversé toute les Baléares à grande vitesse avec ,hélas , par la force des choses seulement 2 mouillages à notre actif .

Le vent a baissé en fin de nuit ,nous secouant pas mal , le vent arrière avec houle n'étant pas l'allure la plus confortable .Il est reparti doucement dans la matinée et il est maintenant de 12 nœuds , grand largue . La nouvelle météo prévoit pour la nuit et demain un vent tournant au sud et fraichissant un peu ; nous décidons de lui faire confiance( avons nous raison ?) et mettons le cap plus au sud que prévu, en évitant le plein vent arrière ce qui permet d'aller plus vite et ensuite rester travers arrière pour atteindre Alghero ( demain ,j'espère ,avant la nuit).

 

Mercredi soir marina Sermar d'Alghero ( Sardaigne)

 

Et bien la fin du trajet s'est passée dans les meilleurs conditions possibles :vent force 3 à peu prés constant et permettant une bonne vitesse sur une mer plate , le rêve de croisière. Bien que le vent ait baissé sur le coup de midi alors que nous étions en vue de la cote , nous avons fini à la voile jusqu'à l'entrée du port . Là , un marinero en zodiac nous a emmené à une place libre au ponton de la marina Sermar : bon accueil et coût pour une nuit 45 Euros .

Nous aurons fait le trajet Cabrera Alghero entièrement à la voile et confortablement .

Il ne nous reste que 70 miles pour Bonifacio ou nous devons être jeudi prochain . cela va nous faire bizarre de flâner un peu après ce long convoyage .

 

Jeudi soir mouillage de Porto Conte

 

Hier soir en fin d ' après midi , nous avons fait un petit tour dans le centre historique .d'Alghero qui est devenu une grande ville moderne mais a conservé son centre entouré de murailles ; les rues sont étroites avec des immeubles de 4 ou 5 étages , dont certains ont leurs vieilles pierres ; il y a aussi quelques églises, un théâtre , et beaucoup de restaurants . Ce n'est pas très beau mais a un certain charme , et pour finir nous avons été diné dans une petite trattoria recommandée par la marina . Ce n'était pas cher mais moyen , nous avons mangé des fregolas aux fruits de mer , une sorte de paella avec des nouilles ressemblant un peu à des crozets .

Ce matin nous avons fait des courses à un super marché pas trop loin de la marina puis nous sommes partis au moteur après une tentative de louvoyage mais le vent était trop faible.

Nous avons mouillé dans la crique au pied du phare , en compagnie de 2 autres voiliers et de quelques bateaux à moteur , mouillage assez joli au pied de falaises calcaires . Le seul problème est le clapot dû aux nombreux bateaux à moteur qui sillonnent la baie ,sans ralentir

La soirée a été très paisible ,presque tous les bateaux ,sauf 4 ,étant repartis au port

 

Samedi soir mouillage de la rade Fornell près d'Asinara 40 59 8 14

 

La météo prévoit du vent faible toute la semaine plutôt secteur est a partir de dimanche ; les abris du golfe de Porto conte sont rares par vent d'est , à part les marinas mais un samedi risque d'être pénible près d'Alghero à cause des bateaux moteurs . En fonction de tous ces éléments, le capitaine décide de partir vers le nord et le golfe d'Asinara

Nous commençons au moteur , puis à mi -parcours le vent se lève très timidement un petit 2 , mais comme il est d'ouest , nous hissons les voiles et avançons doucement ; c'est beaucoup plus agréable pour prendre l'apéro et déjeuner; de plus la cote est magnifique , ce sont de hautes falaises calcaires avec des baies profondes . Puis le vent gagne un nœud et c'est à un peu plus de 4 nœuds que nous atteignons la passe d'Asinara ; elle n'est pas si large qu'elle le paraît à grande échelle sur la carte et l'alignement d'entrée est difficile à voir, pour plus de sureté nous parons le moteur ; il y a beaucoup de bateaux mouillés sous l'ile Piana et le long de la passe , mais de l'autre coté vers Asinara nous voyons tout d'abord un bateau puis des bouées de mouillage ; ce mouillage est beau et tranquille , nous y allons . L'ile d'Asinara est une réserve nationale , c'est un massif de collines de calcaire rosé , avec une maigre végétation ; il y a prés de la rive une église en ruine et un cimetière probablement de l'époque ou il y avait un pénitencier . Un troupeau de chevaux bruns pait sur le rivage; dans le lointain un âne brait ; quelques goélands crient ;c'est pastoral à souhait

Et le reste de l'après midi se passe dans un grand calme .

 

Dimanche soir mouillage de cala reala ile d 'Asinara

 

Eole nous a encore imposé une halte imprévu et agréable

Alors que la nuit avait été calme , le vent s'est levé d'est doucement vers 9 H ;C'était prévu et nous pensions aller vers l'est en tirant des bords tranquilles , éventuellement avec le moteur . Mais rapidement le vent a forci et est devenu un bon 4 sinon 5 ; sur la cote est de l'ile ,nous avions vu un mouillage possible , nous avons été voir ; il y avait un mouillage avec des bouées et quelques bateaux devant un ensemble de bâtiments plus ou moins rénovés . Nous avons pris une bouée , le mouillage était relativement calme ; Vers 15 h le vent a baissé mais il était trop tard pour aller plus loin et nous étions bien . Nous nous sommes baignés, l'eau est assez chaude et claire , mais il y a peu de poissons; puis vers 17 h , après les grosses chaleurs nous avons fait un tour à terre . C'est le centre de la réserve, il y un quai pour les bateaux de promenade , des bus pour visiter l'île , un restaurant , Nous avons fait un petit tour dans la campagne jusqu'à des ruines de bâtiments , mais il est tombé des gouttes d'eau et nous avons eu peur de l'orage , alors nous sommes rentrés ; La soirée est calme .

 

Lundi soir marina de Castel sardo

Nous avions vu sur le guide des marinas de Sardaigne une photo de la marina de Castelsardo avec en arrière plan ce qui paraissait être un vieux village . Nous avons décidé d'y aller et pour une fois Eole nous a laissé faire , sans nous aider car le vent sur les 20 miles à faire a été nul . Nous avons commencé par aller voir un peu la cote d'Asinara au nord de Cala reale, nous avons vu une espèce de village assez neuf avec des mouillages sur bouées possibles , c'est pas mal , mais c'est exposé à l'est , ensuite nous avons mis le cap sur Castelsardo . Nous y sommes arrivés vers 14 h , accueillis par un marinero , il y avait encore des places disponibles . L' arrivée sur le village est très belle ; il y a un château perché sur une haute colline abrupte en bord de mer et un village de maisons colorées dans toutes les nuances de l'ocre et de jaune qui descendent jusqu'à la mer .

Nous avons laissé passer les grosses chaleurs de midi et vers17H nous sommes partis au village ,et avons vu en passant dans la marina les douches , le supermarché ( sur la marina ) et la capitainerie ( cout de la nuit 40 euros ) . Le centre historique est vraiment très haut et nous avons transpiré pour l'atteindre ; heureusement on passe par un village de date incertaine mais bien fait avec des maisons à deux étages , colorées , ;Il y a des ruelles et des escaliers et donc peu de voitures et un peu d'ombre .

Le centre historique est dans une muraille au sommet de falaises . Ce sont des vielles maisons bien retapées , avec ce qu'il faut de tourisme pour que ce soit vivant, mais pas trop . C'est très sympa .

Il y a deux belles églises avec de beaux retables de bois sculpté , et des statues peintes .Il y a aussi un petit château aménagé en musée de la vannerie ; c'est curieux de constater que les vanneries ressemblent à celles des emberras de Panama . Puis nous avons mangé dans un petit restaurant installé dans une ruelle pavée, repas moyen mais ambiance sympa .

De retour au bateau , nous attendons que la fraicheur ( relative ) de la nuit entre dans le bateau pour aller nous coucher.

C'est une escale à ne pas manquer.

 

Mardi soir mouillage de Mont Rosso

 

Décidément la météo nous réserve des surprises ; le vent devait être faible d'est nous permettant de rejoindre au moteur un mouillage juste en face de Bonifacio , coté sarde . Nous sommes partis avec un petit nord est force 1 , qui nous a permis de longer la cote magnifique à partir de l'isola rossa , marina située dans une ensemble de maisons neuves . Au nord de cette marina , il y a une belle crique entourée de rochers rouges , beau mouillage de journée . Puis la cote s'élève et se jette dans la mer avec une profusion de roches rouges déchiquetées , d'avancées , de criques et de rochers isolées dans la mer . Ce doit être le paradis des kayaks de mer . Il y a une grande station touristique mais ce sont des maisons à toits rouges réparties sur la colline , et les toits s'intègrent bien dans le paysage de roches rouges . Il était midi et le vent a commencé à fraichir; à peine le temps de l'apéro et il a fallu prendre 3 ris et rouler le génois au delà de la troisième marque , nous avancions à plus de 6 noeuds mais évidement pas dans une une très bonne direction car le vent était pile de face !! Finalement à 16 h nous sommes arrivés devant le monte rosso , gros rocher de granit rouge au débouché d'une petite rivière , qui offre un beau mouillage bien abrité du nord est . Mais le vent y soufflait encore fort , et très chaud car venant de terre . Peu de monde sur la plage car il faut y aller à pied depuis la route ( 500 m ) et un seul bateau au mouillage qui est parti à notre arrivée .

Bref un mouillage idéal dont nous allons profiter demain , avant de regagner la Corse .

Et non !! un coup de téléphone à Nicolas change tout : météo france donne un avis de force 7 sur le détroit de Bonifacio à partir de jeudi et pourtant ugrib( le programme météo sur ordi) ne donne que du 10 nœuds d'ouest .( il y a 2 jours il donnait de l'est ) .

Donc nous traverserons demain pour aller dans un mouillage de la cote est de Corse,la cote ouest devenant peu praticable avec le vent prévu et nous prévoyons de récupérer les enfants et petits enfants à Porto Vecchio

 

Mercredi soir mouillage du Cap Blanc

 

Encore une journée curieuse au plan météo .

 

Après une nuit calme nous sommes partis à 8H au moteur . Mais dés que nous sommes arrivés dans les bouches , à hauteur de Santa Terrassa , un vent d'est s ' est levé assez fort force 4 puis 5 ; nous avons été jusqu'à Bonifacio , retirer un bord jusqu'aux Lavezzi , puis louvoyer dans un vent mollissant doucement jusqu'à une crique au sud de Rondinara ; cette crique était bien abrité du nord est, bien qu'un soupçon de houle d'est rentrait un peu dans la baie . La crique est jolie , la petite plage a peu de monde et est bordée de végétation . Nous nous sommes baignés , le vent est retombé puis vers 17H le vent s'est relevé fort de sud ouest . Nous sommes allés nous balader à terre jusqu'à la baie de Rondinara , Il y a une grande plage pleine de monde , un immense mouillage avec beaucoup de bateaux , mais plus calme que notre crique . Au retour au bateau , le vent montait toujours , le clapot était important et avec hésitations nous avons décidé de chercher un mouillage plus calme ; nous avons aperçu des bateaux mouillés sous les falaises du cap blanc à 2 miles plus au sud , selon la carte cela devait être bien abrité et effectivement ce mouillage est parfait avec ce vent ; les grandes falaises font que le vent passe au dessus de nos bateaux , la mer est plate et le vent n'arrive que par des rafales atténuées ? Pour venir depuis notre crique nous avons eu des rafales mesurées à l' anémomètre à main à prés de 30 nœuds ( notre anémo culminant à 20 nœuds et notre estimation étant de plus de 30 nœuds ) ; la météo italienne de Maddelana ( navtex ) ne donne qu'un avis de vent force 7 ou 8 sur nord Baléares et rien sur les bouches. Selon météo france le coup de vent ne devait arriver que demain .

Alors pour demain plus de prévisions , nous verrons bien .

En passant dans les bouches,nous avons vu que le mouillage des Lavezzi à 10 H était déjà quasi plein. mais par vent d'est il est petit .

 

Jeudi soir même mouillage 14 juillet

eh bien comme le vent ne s'est pas reposé , nous si

 

Au lever nous avons vu que les vagues étaient toujours aussi blanches , et nous avons décidé de nous accorder une journée de repos . Nous n'avons donc quasi rien fait , à part un petit tour en annexe pour voir au delà du cap blanc : très agité ;

Le vent avait refroidi l'eau et AM n' a fait qu'un bain symbolique .

Ici,pas de village,pas de petits bars de plage ,quelques bateaux au mouillage pour attendre le retour du calme ; nous avons donc arrosé le 14 juillet d'un apéro suivi de confit de canard (en conserve) mais sans feu d'artifice

 

Vendredi soir mouillage à l'entrée de la marina de porto Vecchio

 

Le vent ne s'est pas beaucoup calmé mais il fallait bien aller à Porto Vecchio pour récupérer la famille Cuvillier samedi . Nous sommes donc partis avec 3 ris et un tout petit génois , nous marchions en moyenne à 7 nœuds . A l'entrée du golfe de Porto Vecchio nous mettons le moteur pour prendre le long chenal d'arrivée au port ;la mer est blanche et ...catastrophe ,le moteur ne démarre pas . Le démarreur cliquette mais c'est tout . Je déménage tout ce qui gène l'accès aux batteries et essaye de mettre les câbles de démarrage sur la batterie service ; miracle ça marche .

Nous embouquons le chenal qui va au fond du golfe . A l'entrée de la marina, AM appelle :la marina : mauvaise surprise ,elle est complète ; nous devons rester au mouillage. Nous tournons un peu en rond , mouillons pas trop loin de l'entrée de la marina et le vent souffle toujours.

Je plonge dans les batteries : le moteur ne démarre pas , ou mal avec les câbles qui relient la batterie moteur aux batteries de service . Je démonte les câbles , et après de nombreux essais je pense qu'il s'agit d'un mauvais contact sur la borne positive . Je démonte le câble et la fixation , nettoie tout y compris la rouille très présente et remonte : victoire ça marche . OUF un problème de réglé .

Nous allons voir la capitainerie en annexe , il peut y avoir des places demain .

Nous allons à pied jusqu'au super marché :un Leclerc;c'est loin et beaucoup plus cher qu'en Sardaigne . Avec le temps prévu nos resterons surement en corse cote est et nous attendrons l'arrivée de Nicolas (et de sa voiture) pour faire, demain, l'avitaillement de la semaine à venir.

Après deux mois de convoyage et nos longues étapes sans avoir trop le temps de flâner, nous sommes ravis de cette semaine de croisière familiale ou nous irons de mouillage en mouillage ,et de plage en plage pour le plaisir de tous


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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 11:24

 

 

Lundi matin 10 H 30 -13 juin

en mer 38 18 23 38 reste pour Sagres 701 miles

 

Ça y est nous sommes repartis depuis 24 h avec pour premier WP le cap sud ouest du Portugal .Nous sommes donc 3 avec Jean Pierre et ce jusqu'à Malaga ou JP doit repartir en France

La météo est clémente , trop car après un départ lent nous risquons un trou de vent mercredi ou jeudi . Les formalités de départ ont été longues , le responsable de la marina a mis beaucoup de temps avant d'imprimer les 3 pages pour chacun des services ( police , émigration et douane ) que j ai eu à visiter ensuite , la police ressaisissant d après les documents originaux toutes les données déjà imprimées ( et disponibles sur le site de la marina ! ) .

Le vent sur la cote sud a été d'ouest, très faible à peu fort, ce qui fait que nous avons du utiliser un peu le moteur ; la cote est jolie vue de la mer , mais les nuages stationnaient à 300 m d'altitude empêchant de voir les sommets. Puis nous avons mis le cap au 80 pour essayer une dorsale , zone à vent nul d'après la carte . Nous aurions du avoir du 13 nœuds , nous avons eu jusque vers 7 H ce matin du vent ouest sud ouest de 6 nœuds , nous avons donc progressé lentement durant la nuit très fraiche , Puis le vent a viré au sud est force 2 , ce qui nous permet d'avancer vent de travers à 5 nœuds en espérant que nous éviterons la zone de calme qui s'étend de l'ouest.

Nous avons eu une touche à la ligne mais le poisson s'est décroché; nous sommes à moitié content de n'avoir pas perdu le rapala , maigre ambition !

 

Mardi matin 10 H 30 38 47 20 49 reste pour Sagres 571 miles

 

La journée et la nuit se sont bien passées quant à la vitesse sur l'eau ; le vent a été en moyenne de force 4 , avec un passage sud est totalement imprévisible vu la position de la dorsale que nous longeons sur son nord . Avec ce sud est la brume s'élevait de la mer réduisant fortement la visibilité et le confort car cette brume mouillait; bien qu'en principe ce vent soit plus chaud que la mer, il a continué à faire froid , surtout la nuit ! Pour survivre nous accumulons les épaisseurs .

Mais la journée a été marquée par notre première prise , un petit thon qui nous fera bien deux repas ; le thon frais c'est encore meilleur que le thon en boite que nous avions utilisé pour notre salade traditionnelle du midi .Le rapala utilisé était un petit poisson vert très ressemblant.

Ce matin avec le soleil revenu , nous avons mis à la traine un petit poisson rouge , car par temps clair il faut un rapala clair a dit la vendeuse de ponta delgada .

 

Mercredi matin 9H 30 38 52 18 21 reste pour Sagres 457 miles

 

Le nouveau rapala a bien fonctionné , juste à l'apéro , qui a été retardé de ce fait , un petit thon rouge l'a avalé . La journée a été ensoleillée et bien ventée ; pour une fois nous avons pu être en teeshirt dans le cockpit ; mais le froid , la brume et le petit temps sont revenus avec la nuit .

Avec le jour le vent est un peu revenu , c'est un petit force 3 ; D' après la nouvelle météo la dorsale nous a englobé et restera présente jusqu'à vendredi . Nous abandonnons donc l'idée de la contourner pour mettre le cap sur Sagres .Les quarts de nuit sont un peu longs ,chacun 3h à partir de 21 h mais la brume est souvent là ,nous masquant toutes les étoiles et même la lune, pourtant pleine,n'est pas toujours visible

 

Jeudi matin 10 H 38 22 16 20 reste pour Sagres 359 miles

 

Nous sommes en plein milieu de la dorsale , le vent est faible oscillant de 3 à 7 nœuds de vent apparent , soit un max de 10 nœuds et plus souvent un vent réel force 2. Dés que le vent apparent dépasse 6 nœuds ( vent de travers ) ça va , en dessous on se traine: de 3 à 6 nœuds.

Le vent est passé ONO .

La nuit a été brumeuse mais la journée est plutôt ensoleillée; la température de l'eau a remonté à20 ° . Ceci ajouté au peu de vent font qu'il fait un peu moins froid . Nous arrivons à manger dehors sauf le soir, ou nous rentrons après l'apéro .

Pas de pêche hier , il faut consommer d abord le thon qui nous reste .

Le moral reste au beau fixe , malgré la baisse des réserves de rhum ( mais nous devrions quand même arriver en France sans manquer ! ).

 

vendredi matin 38 14 13 59 reste 246 miles pour Sagres

 

la journée d'hier a été calme et sans vent , en moyenne 3 à 4 nœuds apparents , comme la météo prévoyait que le vent viendrait vers minuit , nous avons attendu ; de ce fait il faisait presque chaud au soleil sur le pont. En fin d'après midi nous lisions quand j ai entendu un grand souffle : c'était une baleine qui venait de respirer à moins de 20 m de nous . Elle a émergé deux à trois fois puis a réapparu derrière le bateau qu'elle a suivi quelques minutes à une cinquantaine de mètres puis elle a disparu ; quelle impression de masse ! C'était probablement un rorqual commun .Par contre ,à notre grand étonnement ,depuis le départ ,pas un seul dauphin n'est venu saluer le bateau

Pour une fois ,à la nuit (21h) la brume s'est levée permettant d'admirer un joli lever de lune

Vers minuit le vent est venu doucement ; il souffle maintenant à 12/ 14 nœuds ONO, ce qui nous permet une belle vitesse , un peu obtenue en lofant plus que nécessaire , mais il est prévu que le vent passe au nord , ce qui nous permettra de mettre le cap sur Sagres . Pas de pêche , il faut remplir les batteries avec l'hydrogénérateur : les panneaux solaires sont à l'ombre des voiles et le vent apparent n'est que de 7 nœuds , pas assez pour l'éolienne .

Les puffins sont de retour après une longue absence ; avec le vent leurs évolutions au raz des vagues , sans battre des ailes ou presque sont fascinantes ; on essaye de voir quand ils pêchent mais c'est très rare qu'ils donnent l'impression de toucher du bec la surface de l'eau ; j 'ai par contre vu un pétrel qui battait des ailes prés de la surface comme si il se battait avec une bestiole dans l'eau, pendant des dizaines de secondes . .

 

samedi matin 10 H 37 42 11 07 reste pour Sagres 119 miles

 

Le vent est venu et nous marchons vite . Actuellement nous sommes à presque 7 nœuds avec un vent travers force 4 ( 11 nœuds apparents ) .Le bateau est gité et remue pas mal car la mer se creuse un peu . La vie à bord est un peu plus difficile , mais cela n'empêche pas les apéros et la cuisine hier soir par exemple potée aux choux et chorizo portugais et aussi du pain Francine très bien levé.(que j'ai pétri de mes blanches mains)

Le soleil est souvent de la partie mais il y a aussi des bancs de brume ou de nuages; bien que la mer se réchauffe ( 21 ° ) , les nuits sont toujours très fraiches et nous accumulons les couches pour résister au froid.

 

Dimanche matin 3 H 36 57 9 00

 

Ça y est nous avons fini la traversée de l'atlantique .

Pour la dernière journée Eole a été généreux , Le vent est monté jusque vers minuit avec une force au moins 6 , il y avait de 3 à 4 mètres , de l'écume partout et avec 3 ris et le génois plis roulé qu'un tourmentin nous marchions constamment à plus de 7 nœuds sur le fond avec des pointe à plus de 8 nœuds . Nous avons eu 2 belles vagues quand AM était de quart : une a déferlé sur le pont et passant sous la capote l 'a copieusement trempée et rempli le bateau (je m 'étais pourtant tapie sous la capote ,me croyant à l'abri), l'autre a couché le bateau a plus de 45 ° en le faisant retomber sur le flanc dans un grand vacarme .(je n'ai pas eu le temps de faire ouf ,mais cette fois je me suis mouillée que les pieds dans l'eau accumulée dans le cookpit)

Curieusement nous avons eu un peu moins froid , l'eau s'est, il est vrai ;un peu réchauffée

De plus hier Iemanja nous a envoyé une baleine pour nous dire au revoir. Nous étions an train de lire sur le pont quand j 'ai entendu une vague déferler ; c'était en fait une baleine qui venait d'émerger en faisant , avec l'aide des creux , une vague énorme , à moins de 20 m de nous . Grosse émotion , elle était vraiment près ; puis elle est restée un bon moment à une cinquantaine de mètres derrière le bateau .

. Nous avons donc traversé en peu moins de 7 jours , sans l'aide du moteur qui ne nous a servi que sous Sao Miguel , pour sortir des trous de vent .

Évidemment ceci est rédigé en léger différé , car le vent est totalement tombé 10 Miles après , et nous sommes au moteur sur une mer d'huile !!

En route vers Gibraltar , sans bien savoir ou nous allons faire escale .

 

Dimanche soir mouillage de l ile de culetra

 

Le vent a été irrégulier et faible ; donc finalement nous nous sommes arrêtés au mouillage devant l'ile de Culetra . C'est une petite île qui est à l'entrée d'un immense lagon au fond duquel il y a deux grandes villes Faro et Olao . Toute la cote de l'Algarve est densément construite avec de grandes villes et d'immenses buildings. Toutes les criques avec une plage de sable ont été construites et étaient déjà en ce beau dimanche très occupées .

Heureusement l'extrémité ouest de la petite ile de Culetra si elle est urbanisée , est couverte de petites maisons basses toutes blanches avec beaucoup de jardins fleuris, pas de route juste des allées piétonnes ce qui lui donne un charme de vacances à l'ancienne avec ses habitués qui se retrouvent au bar de la plage pour prendre un verre ; nous avons retrouvé avec plaisir le goût de la caparinha , en regardant les gens hésiter avant de rentrer dans l'eau pour en ressortir presque aussitôt,mais les portugaises ne sont pas aussi minces que les brésiliennes .

Après cette petite promenade apéritive nous avons été au restaurant São José , prés du radar , pour y manger du cataplana de poisson , espèce de bouillabaisse avec du poisson des crevettes des coques, des bouts de lard et des légumes . Cela était recommandé dans un blog de navigateur et c'était délicieux .

Et nous voilà de retour au bateau avec un beau coucher de soleil et une mer calme pour une nuit complète , la première depuis 8 jours .

 

NB Navigation

nous sommes entrés dans la passe environ 1 h avant la haute mer ; le courant entrant était puissant et faisait une petite barre ( 50 cm ) à l'entrée . Le guide anglais recommande d'entrer à mi marée , je pencherais plutôt pour l'étale. A l'intérieur de lagon des locaux naviguaient à la voile en tirant des bords dans un vent faible . En respectant le balisage il doit y avoir de l'eau .

 

Lundi soir 39 19 07 26 Mouillage dans le rio Guadiana, frontière du Portugal et de l'Espagne

 

Ce fut une journée paisible .

Nous sommes partis à l'étale de haute mer , ou peu s'en faut, pour éviter la barre ; de fait il y avait très peu de vent , peu de courant et la sortie était lisse . Après un peu de moteur, un petit vent de secteur est s 'est levé , et nous avons commencé à louvoyer doucement sur une mer à peine ridée , le bateau glissant dans un glou glou agréable .

Vu d assez loin , avec une brume légère,la cote est une longue plage de sable , avec tous les 5 kms une station balnéaire moderne avec des immeubles géants .

Nous sommes arrivés devant l'entrée du rio Guadiana au bon moment pour y rentrer , 3h après la basse mer selon le guide , et effectivement nous avons vu un voilier entrer , un voilier sortir et deux chaluts sortir. De part et d'autre du rio deux stations balnéaires rivalisent dans la hauteur des immeubles ,

Nous sommes passés devant les 2 villes jumelles un peu plus anciennes : Villa Réal coté portugais avec un front de marina assez beau et Ayamonte coté espagnol , pas mal mais un peu défigurée par quelques bâtiments hideux dont un building devant ce qui nous a paru une très jolie église .

Et nous avons continué pour passer sous le pont suspendu (très belle structure métallique )qui traverse le rio pour remonter un peu la rivière . Après un début un peu décevant , car même l'arrière pays est envahi de blocs d'immeubles , (pour les golfeurs semble t il), le paysage devient champêtre . Le rio serpente entre des collines couvertes de champs d'oliviers , la rivière est large et profonde et ne pose aucun problème de navigation nous laissant le temps de profiter du paysage . Nous avons mouillé devant un site qui nous a plu , à peu près a mi chemin du bout navigable . Nous finirons de l'explorer demain .

 

 

Mardi 15 h mouillage devant Ayamonte 37 12 7 25

 

Nous sommes à un mouillage d 'attente ,à l'embouchure du rio,avant de partir pour Cadix à la bonne heure question marée et pour ne pas arriver dans la nuit à Cadix .

Nous avons passé une très bonne matinée à remonter le rio jusqu'à Alcoutim ; à partir de notre mouillage le rio devient encore plus joli ; les collines sont plus hautes et plus prés des rives , la nature est plus sauvage . Pas mal de bateaux sont mouillés tout au long de la rivière .et l'arrivée à Alcoutim ,coté portuguais,et Sanducar , le village espagnol de la rive droite est magnifique . Les 2 villages sont des villages tout blancs , bâtis à flanc de colline . Faute de temps ( le rendez vous en corse et des problèmes oculaires pour JP ) nous avons visiter seulement Alcoutim ; il y a une belle église sur la rive , une place entourée de petits bâtiments blancs avec des bars et des restaurants , des maisons blanches et bleues, autour de ruelles étroites , un château qui donne un magnifique panorama sur la vallée avec un petit musée charmant . Il y a aussi une petite épicerie ou nous avons trouvé du pain , du café , de l'huile et du porto avec une dame charmante parlant un tout petit peu le français ; les dames de l'office de tourisme parlent aussi le français, ce qui permet un peu de conversation , le portugais étant difficile.

Bref nous avons été conquis par ce village, qui nous paraît mériter un petit séjour, même au prix d'un long détour et nous pensons y revenir un jour si nous allons en Algérie ou au Maroc.

 

Mercredi soir 22 juin

marina de Cadix

 

Le trajet la nuit dernière s 'est surtout passée au moteur faute de vent et aussi à cause de nombreux bateaux de pêche qu'il fallait éviter .

Nous sommes arrivés au petit matin dans la marina qui se trouve au bout du port de commerce à 20 minutes à pied du centre ville . JP a été à l' hôpital pour faire examiner son œil qui ne voyait plus qu'à moitié ( problème de rétine): bilan il doit rentrer se faire opérer en France en urgence . En l'attendant , nous avons un peu visité cette ville très sympa : la vielle ville est faite de d'immeubles de 4 ou 5 étages de style assez homogène avec des rues si étroites que la plupart sont piétonnes de droit ou de fait ; il y a beaucoup de petites places avec de la verdure , quelques églises très massives ,une cathédrale gigantesque... Il y a peu de beaux monuments mais l'ensemble a du charme ; les rues sont animées .

Quand JP est revenu de l'hôpital avec l'obligation de rentrer se faire opérer,nous sommes retournés nous balader en attendant sa prise en charge par l'IMA (mutuelle de la MAIF), et nous avons mangé tard pour nous mais très tôt pour les locaux : 20H 30 ; nous avons un peu de manque de sommeil à la suite de la nuit en mer ;

 

samedi 25 juin marina de Benalamdena , près de Malaga

 

Ca y est ! nous sommes en méditerranée , après une très longue étape .

Jeudi matin nous nous sommes occupés du rapatriement de JP pour qu'il se fasse opérer à Marseille ; en effet son assistance n'a toujours rien fait attendant le retour du médecin local pour qu'il puisse décider s' ils le prenaient en charge ou pas; donc plus de 18h après son appel toujours pas de prise en charge , bravo la maif !! Pour pouvoir repartir jeudi il fallait donc s'en occuper nous même , finalement donc JP a pu repartir très vite , billet pris à11H en ville départ de la marina à 12 h pour prendre un avion à Séville à 16h

Nous avons donc décidé, dans la hâte ,de partir vers le détroit pour voir si nous pouvions passer avant une longue période de vent d'est commençant le vendredi midi avec du fort vent pendant 2 jours ,peut être plus ; le détroit alors devient très difficile à passer vent contre courant

Départ donc vers Barbate , 1° halte possible avant le détroit puis passage de Gibraltar si les conditions sont bonnes. Elles le furent ( enfin presque)

Après un début peu ventilé ,nous avons eu la surprise de voir les côtes d'Afrique ,dans la brume puis vers 22h nous avons eu une bonne brise portante et devant barbate, vu le temps , nous avons décidé de continuer . A 22H 3O le vent est tombé et s'est relevé d'est tout doux ( mais de face) , moteur donc et à Oh 30 nous étions devant Tarifa au milieu des cargos qui sortent un peu de leur rail ; heureusement ils viennent tous de face , mais nous avons eu un bateau à gauche et un autre à droite ,ce qui ;vu leur taille est assez impressionnant ; ils doivent nous voir au radar car une fois un bateau nous a éclairé : un phare qui devait porter à plus de 1000m.

Peu après , le brouillard est arrivé , très épais ; nous avons continué ,tout deux sur le pont,en scrutant la brume prêts à voir surgir un bateau. Nous n'avons donc rien vu de la cote entre Tarifa et Gibraltar; en arrivant au fameux rocher le brouillard s'est un peu dissipé heureusement car il y avait beaucoup de trafic d'énormes bateaux qui entraient et sortaient du port . Nous avons entrevu l'énorme rocher de Gibraltar couronné de lumières Pour passer derrière un énorme cargo , qui avançait à une vitesse de tortue je suis entré un peu dans la rade . Bon de nuit il n'y a pas grand chose un voir , seulement un des lumière de rues balisant une route montante. Pas de God save the Queen, mais le gémissement d'une corne de brume .

A la sortie de la rade pour sortir du trafic je suis un peu rentré dans la baie et Am est partie dormir un peu . Quelques minutes plus tard nous sommes entrés dans la brume ; j'ai continué ,les chances de rencontre étant les mêmes quelque soit la vitesse ; puis j'ai vu une clarté à gauche : «  bien ,je me suis dit ,la brume se dissipe », mais en fait la clarté venait d'un gros bateau toutes lumières allumées qui avançait doucement , puis un deuxième bateau est arrivé émergeant de la brume comme un fantôme , mm puis un troisième est encore arrivé ; à eux trois ils arrivaient à éclairer la mer dans un rayon de 500m environ ; ils avançaient doucement 1 nœud , je me suis mis à coté pensant ainsi être protégé ; et par la suite une vingtaine d'autres gros se joint au groupe qui continuait à avancer doucement ; par chance nous étions sur le coté . On entendait un corne de brume d'un bateau quelque part sur tribord . C'était d'une certaine beauté irréelle.

puis la brume s'est un peu levée , le groupe s'est lentement disloqué, chaque bateau reprenant sa direction ; certains bateaux avaient du faire un gros détour pour se joindre au groupe .

Le jour s'est levé , un peu de vent aussi et j'ai renvoyé les voiles . Nous avons louvoyé avec un petit vent jusqu'à 11H . Nous avons voulu mettre le foc pour louvoyer le long de la cote mais la ferrure qui fixe l'étai s'est cassée ( bravo Wichard !) et il a fallu affaler et bricoler une fixation de l'étai largable ,le ridoir pélican étant également bloqué ( bravo Wichard !) .

Alors nous avons mis le moteur et longé la cote . C'est une cote montagneuse mais avec un littoral rectiligne ; les espagnols ont réussi ce que Rommel avait rêvé , construire un mur de béton de 200 kms; et un mur composé de lotissements de groupes de buildings tous plus laids les uns que les autres . Nous avons fini par arriver vers 2OH à Malaga pour nous reposer ;nous entrons dans une petite marina mais elle est complète et on nous crie d'aller à coté ; a coté c'est un quai en béton à l'intérieur du port de commerce ou il y a quelques placesde voiliers avec des pendilles . Nous nous amarrons à quai et demandons à un bateau si c'est possible d'aller se mettre à une place ; réponse non tout est privado , si c'est pour une nuit on peut se mettre le long du quai mais il y a un fort ressac et la police va nous faire des problèmes . Alors nous repartons vers une marina que nous avions vu au passage , au milieu d' immeubles hideux . La courroie de l'alternateur se met à crier , je la change au milieu du port et des évolutions des vedettes des pilotes du port commercial pendant qu' Anne Marie. Surveille ,un peu inquiète;ouf, ça repart

Nous nous amarrons au quai d'accueil de la marina de Benamaldena à 23H ; malgré une entrée à double chicane il y a un peu de ressac mais le quai est bien protégé .

Ce matin à l'ouverture de bureaux ( 9H 30 ! ) nous allons remplir les formulaires et nous avons une place entre 2 bateaux moteur , ou plutôt un peu moins qu'une place car il faut forcer pour y entrer . Nous sommes bien calés . Notre place est en accès direct sur le parking public . Aucune sécurité .

Nous rangeons le bateau qui accusait ses 10 jours de mer , car à la marina de Cadix nous n'avions pas eu le temps de nous en occuper .

Je vais vider un peu la cuve de rétention de l'huile moteur et constate que la courroie mise hier a sauté , complètement usée. Du coup nous partons à la recherche d'un ship que nous finissons par trouver . Nous fouillons dans son stock et trouvons une courroie qui doit aller ?Ce n'est pas la courroie standard de Volvo , mais elle est plus étroite et plus flexible . En regardant ce qui s'est passé nous constatons que les courroies standard de Volvo ont changé: les cannelures intérieures sont plus grosses , comme notre alternateur qui ne doit pas être un Volvo a une poulie plus petite, la courroie Volvo s'est usée en une heure , coup de chance nous n'avons pas grillé le moteur , car les alarmes ne fonctionnent plus du tout . Ainsi va la vie d'un bateau qui a pas mal navigué , il a besoin de souffler un peu .

 

Dans l'après midi nous allons au supermarché , en fait une supérette au milieu d'un complexe immobilier et commercial avec des dizaines de restaurants offrant toutes les cuisines du monde , sauf celle de Malaga, évidement .

La supérette a des supers prix , les légumes sont 3 fois plus chers que ceux du marché de Cadix , ils sont tous emballés sous plastique et il y a peu de choix ; c'est juste un dépannage , les touristes doivent aller aux restaurants .

Nous avons tout de même trouver un très bon restaurant tout près de la marina ou nous avons gouté un plat typique ,un peu une paella mais à base de toutes petites pâtes

La marina est sans intérêt:essentiellement pour les locaux, peu de voiliers surtout des bateaux à moteur ,4 douches peu pratiques pour tout l'ensemble, pas de laverie .bref ,nous avons eu mieux

Nous terminons donc ici notre périple atlantique et vous raconterons plus tard nos découvertes en Méditerranée

 

NB météo

La météo espagnole sur Navtex a annoncé un force 6 à 8 sur les zones alboran , cadiz et détroit .

Les fichiers ugrib donnent eux des vents de 20 à 25 noeuds pour le détroit et l'axe de celui-ci en méditerranée et en atlantique , mais sur la costa del sol le vent prévu est faible .

Nous ne connaissons pas les vents du détroit mais sur la costa del sol , le vent est effectivement quasi nul . Donc la météo espagnole semble très alarmiste et ne donne pas les situations particulières , par exemple meme si il y a du vent au milieu de la mer alboran , à la cote les brises sont très faibles .

La costa del sol aurait plutôt due être nommé la costa del brumas, car selon des français rencontrés sur le quai le temps de ce jour est habituel : des nuages denses sur la sierra débordants sur la mer , il fait chaud et humide .


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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 14:39

24 H sur Luliberine

 

Que peut on faire sur un bateau pendant 22 jours en mer

 

Il est 6 heures , le dernier homme de quart (souvent Jacques) regarde le soleil se lever ; d'abord le ciel blanchit , les étoiles s'effacent , le ciel devient rosé ou orangé puis le soleil apparaît .

Il reste encore souvent une heure à regarder la mer , en attendant que le reste de l'équipage s'éveille ;

Pendant que le déjeuner chauffe , je range le carré ou nous couchons ; la cabine avant bouge un peu trop en mer et surtout comme le bateau a fait le plain de boissons et de vivres pour 3 semaines le poste avant est plein à ras bord; nous y avons aussi mis les 2 moteurs hors bord

Nous déjeunons souvent sur la terrasse avec vue sur la mer ( le cockpit ) . petit déjeuner à la française : café , chocolat , thé pain beurre confitures le tout sur la table couverte de sets antiglisses

Puis chacun occupe le poste de toilette et vaque à ses occupations : Denis et jean claude mettent la ligne à l'eau , jacques rédige le blog , reçoit les consignes du routeur et prend la météo , je range puis m'installe pour la lecture , le sudoku, les mots croisés ... Denis filme et regarde ce qu'il a filmé, jean claude lit ou fait des mots fléchés,Jacques lit Auto , notre pilote automatique continue à s'acquitter de sa tâche.,nous laissant le soin de vérifier de temps en temps la route et l'avancée

11h déjà !qu'allons nous manger ? Denis qui s'est désigné cuisinier du bord nous concocte un menu , puis se met au travail , Jean Claude et moi servant d'assistants et d'éplucheurs.

En général c'est une salade composée avec de multiples ingrédients et beaucoup d'épices, dont le chef soigne la présentation.

12 h c'est le sacro saint apéro avec souvent préparation de petits toasts ( le midi nous sommes fidèles au ricard ou à l'anisette )

Le repas se prend dans le cockpit souvent sur la table , mais quelquefois le plat est au fond du cockpit et chacun mange sur ses genoux , vent et gite obligent

Après la vaisselle quartier libre : jacques et jean claude lisent , Denis s'occupe de son ordinateur et change le leurre de la ligne de pêche en espérant que le suivant donnera enfin une touche .

Je lis ou fais des sudokus ; il y aussi des moments de sieste et de contemplation de la mer , avec repérage des dauphins ; quand le cri retentit «  dauphins » tout le monde est sur pied et se masse à l'avant pour admirer leur ballet à l'étrave du bateau.

18H 18 30 H Nous admirons le coucher de soleil en guettant le rayon vert, tout en sirotant l'apéro , qui à cette heure est le rhum sous forme de ti-punch ou de planteur.

Denis après avoir remonté la ligne,hélas vide, s'active au fourneau pour le repas du soir :un plat chaud plus élaboré et nous mangeons encore dans le cockpit pendant que les étoiles commencent à s 'allumer .

20 H 30, h la nuit est tombée. Nous mettons en place le lit du carré ; les quarts de nuit s'organisent : 2H 30 chacun a son tour en général AM puis JC puis Denis et enfin Jacques.

et je commence mon quart en contemplant le ciel et identifiant de nouvelles étoiles.

 

anne marie


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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 14:32

Blog les Açores

 

lundi matin 30 mai marina d'Horta

 

Le temps passe très vite . Déjà 3 jours que nous sommes arrivés et il nous faut penser à repartir.

Le réglage de l amarrage du bateau a été long car nous sommes en 4°position,le long d'un quai très haut . Denis et Jean-Claude ont été retenir leurs places d'avion et l'après midi était presque finie ; une petite balade en ville pour aller à un restaurant fermé mais nous avons fini par trouver un petit restaurant local «  o lima  »qui nous a servi un bon ragout de chèvre.

Samedi matin , nous avons attendu que nos voisins en position 2 quittent leur place pour être maintenant en troisième position ce qui nous oblige tout de m^me à prendre l'annexe pour aller jusqu'à l'échelle verticale du quai car à marée basse ,nous ne pouvons plus passer par nos voisins pour monter sur le quai. Puis nous nous avons été mangé chez le mythique Peter's café , monument incontournable d'Horta paraît il. Cela me paraît très surfait : c'est une petite salle bruyante sans charme particulier si ce n'est des amoncellements de fanions sur les murs . Les gens y mangent ; comme il n'y avait plus de place en salle nous avons mangé sur la terrasse ;plus de 45 minutes d'attente pour un steak moyen en goût et trop cuit,noyé dans une sauce banale; nous n'y retournerons pas. Après le repas, nous avons loué une voiture pour que Denis et Jean Claude aient un petit aperçu de cette ile Nous en avons fait le tour en passant par le cratère , magnifique, puis en allant une piste jusqu'au bout de l'ile voir le nouveau volcan de 98 très impressionnant , et nous sommes revenus par la cote nord . L'ile est un grand cône volcanique , avec des champs bien verts sur les pentes moyennes et des villages de maisons blanches rangées le long de la route située en moyenne à plus de 200m d'altitude. Cela rappelle ( en plus frais ) le Morvan ou le massif central .

Le soir repas au prao palace très bon : un steak d'espadon cuit à point .

Dimanche nous avons conduit nos équipiers à l'aéroport .Puis nous avons refait un tour de l'ile en prenant routes et pistes côtières le long de la côte sud ; c'est beau et nous avions la chance d'avoir du beau temps Nous avons aussi été a la plage de sable noir dans la vallée au nord de Horta.

L' après midi a été consacrée à la remise en état des deux cabines arrières du bateau ; ce qui occupait l'avant est repassée dans la cabine technique ( auparavant cabine de de Denis ) Notre bateau a retrouvé son aspect habituel. Le soir nous avons été mangé à la pousada du fort ( sal e pico); décor classe, service qui se veut classe et cuisine assez bonne .

Lundi soir

Nous sommes prêts à repartir pour Terceira , via Sao Jorge . Ce matin a été consacré à la lessive( 3 semaines sans lavage ), à l'avitaillement , au gaz et à l'eau . Le super marché près de l'hôpital a presque de tout sauf des tomates qu'il a fallu acheter au marché ( très petit et sans intérêt )

Nous avons été mangé au restaurant las medalhas , petit restaurant d habitués qui nous a fourni peut être la meilleure cuisine depuis notre arrivée ,en particulier une entrecôte au vin superbe . Puis après avoir rendu la voiture , nous sommes montés a pied à la chapelle qui domine la baie de Pim; petite promenade sous le soleil avec de belles vues sur le Pico ( le volcan était dégagé) et Horta.

Nous avons vu arriver les premiers bateaux de l'ARC ; il est temps de partir, la marina va être archi bourrée car ils sont au moins 30 bateaux.

 

Mardi soir 8 H marina de Velas ile de sao jorge

 

belle journée

 

réveil à 7 H ce matin car il s'agir d'être les premiers à la marina pour faire les formalités de sortie , avant tous les bateaux de l'arc arrivés le soir ou dans la nuit .

A 8 H30 départ sans réveiller les voisins , il faut dire que les autres jours ils se couchaient quand nous nous levions .

A 9 H route vers sao jorge au moteur car le vent est nul

à 11 h une touche : un poisson avale le rapala et le fil se déroule jusqu'au bout et même au delà !!! il était mal fixé sur le tambour ; conclusion : les poissons mènent par 3 rapallas à 0 , et même peut être plus car nous sommes à bout de notre stock .

A 11H 30 nous pouvons mettre la voile

A 12 h moteur pour rentrer au mouillage , demi surprise ce n'est pas un mouillage mais une micro marina occupée par des barques de pêche et un voilier .

Nous sommes très bien accueillis par le maitre du port .

Quel plaisir de ne plus être dans la foule de l'immense marina d'Horta..

A 15H 30 nous louons une voiture et partons explorer l'ile ; pour une fois «  le petit futé » est de bon conseil ( question restaurant il faut éviter ses adresses ) et nous prenons une superbe route qui fait la crête de l'ile et passe notamment à quelques mètres du point culminant le pico de esperanza

A 19 H 30 Nous sommes de retour au bateau pour un apéro tardif après une journée extra pour le temps et le paysage

 

Sao Jorge est une ile toute en longueur est ouest , une grande arête volcanique, avec un ensemble de cratères en son milieu qui culminent à plus de 1000 M . Il y a 3 styles de paysages : les falaises de 500 m de haut sur tout le pourtour , une zone de pâturage jusqu'à 700 m environ puis la végétation rase autour du haut des cratères . Les villages se situent en haut des falaises , il y a peu de villages au bord de la mer car les falaises abruptes n'offrent que peu de possibilités d'abri. Le port de Velas est le seul arrêt possible par tous vents . Les autres ports ( ou dits tels ) sont des quais avec une grue pour lever les barques hors de l'eau , le quai étant exposé à la houle.

L'ile est très belle avec une grande variété de paysages .La route des crêtes est en particulier admirable ainsi que les fajas de la cote nord ; Les fajas sont des parties basses situées au pied des falaises et constituées par les éboulis et glissements de terrain , c'est très spectaculaire. Elles ne sont accessibles que par des routes en lacet qui descendent des pentes a plus de 70% et toutes comportent des petits villages

 

Mercredi soir Velas

 

encore une belle balade aujourd'hui malgré le temps couvert .

Nous avons pris la route du bord de mer pour aller vers l'est , enfin bord de mer si l'on veut car elle monte et descend . La cote sud est relativement construite jusqu'au milieu de l'ile ( ribeira di seca ) , ensuite la route monte sur le plateau et il n y a plus que de rares villages jusqu'à la pointe est ; le plus à l'est est Topo , un très joli village . Ensuite nous avons été à la faja de ouveidero , très belle faja et avons mangé chez Amilcar, bon petit restaurant avec des plats de porc typiques puis nous sommes rentrés rendre la voiture ; petit tour a pied dans Velas et retour au bateau ,pour nous reposer un peu. Demain matin à l'aube nous partons vers Terceira, après beaucoup d'hésitations pour partir de nuit en espérant profiter d'un hypothétique vent de terre, car le vent synoptique sera assez de face .Mais le capitaine a décidé : assez des nav de nuit , il y en aura encore assez et il continue à faire frais .

 

Jeudi soir Angra Terceira

 

Comme toujours le capitaine avait raison : nous sommes partis à 6 heures et avons bénéficié d'une belle balade au moteur le long de la cote de Sao Jorge , avec au tout début un lever de soleil sur le Pico magnifique. La cote de Sao Jorge est tellement escarpée qu'elle est aussi belle; vue de la mer que de terre . Le bout est de l'ile en particulier, peu visible de terre, est très beau avec ses falaises , ses cascades , et au dessus ses champs en terrasses. De plus au départ nous avons vu des dizaines de dauphins chasser , avec les puffins qui en profitaient, et le groupe nous a délégué quelques spécimens pour nous souhaiter bonne route.

A partir de la pointe sud est de Sao Jorge nous avons mis la voile et sommes allés à Angra à bonne vitesse au bon plein.

La nouvelle marine d'Angra est très bien fermée et très tranquille ; après nous être amarré au quai diesel les formalités ont été vites faites et nous avons eu une place à un catway . La marina est grande mais presque toutes les places sont occupées par des bateaux locaux essentiellement des petits bateaux à moteur , voire des zodiacs .

Nous avons fait un tour dans la ville , qui fait grande ville et non pas trou de province : beaucoup de voitures , de beaux magasins de vêtements et autres : c'est une petite capitale avec de nombreux monuments . Elle a été détruite par un tremblement de terre il y a moins de 20 ans et c'est donc une vieille ville toute neuve , patrimoine de l'humanité .

 

A noter qu'aujourd'hui toutes les île ont leur sommet dans les nuages : il ne fait beau qu'en mer .

 

Vendredi soir marin d'angra

Ce fut une journée bien remplie par la visite de la ile et de la partie ouest de l'ile.

Le matin , après avoir trouvé un loueur de voitures ( rue sao jao // à la rue direita ) nous avons visité les monuments fermés les samedi et dimanche et nous avons commencé par l'église du couvent de sao gonçalo; c'est une petite splendeur . C'est un ancien couvent de clarisses, ordre qui interdit le contact physique des nonnes et des personnes de l'extérieur, l'église est donc coupée en deux par une double grille pour séparer les nones des autres personnes. Elle est magnifiquement décorée avec des peintures, des azulejos, et des retables en bois doré . C'est une bonne sœur qui nous a fait visiter, comme nous lui avons un peu parlé espagnol , elle nous a parlé doucement en portugais et nous avons réussi à comprendre le sens de ce qu'elle disait, nous faisions même la traduction en anglais pour un allemand qui visitait avec nous . Ensuite nous avons été visité le palais des capitaines généraux , visite un peu décevante car il n'y a que peu de salles meublées et de plus nous avons été suivi par un cerbère peu aimable qui marchait sur nos talons. Puis nous sommes montés jusqu'au monument jaune qui domine la ville et permet une belle vue . En passant dans les petites rues du quartier nous avons trouvé dans la traverse d'ouveiro, le plus vieil imperio de la ville ( 1760 ) qui est le point de départ des fêtes du saint esprit ( malheureusement pour nous la semaine prochaine ); un imperio est une petite chapelle construite par un particulier, pour un remerciement d'une faveur de dieu ou d'un saint , il y en a beaucoup. Ils ne se visitent pas .

Nous avons été déjeuner à un snack rue direita ( correct et très bon marché ) puis nous avons pris la voiture . Comme le temps était assez beau et les nuages très haut nous avons foncé à la serra de santa barbara , le plus haut volcan de l'ile qui nous a offert une vue sur l'intérieur de Terceira et sa cote sud ouest . Comme les autres iles il y a 3 zones : des falaises au bord de la mer ( 100 à 200 m ) puis une zone de champs délimités par des murs de pierre ( spectacle qui me fascine par ses couleurs de vert et sa géométrie ) puis une zone de végétation de montagne ou de forèts . Nous avons été marcher jusqu'au bord de la caldeira , la marche se fait sur un épais tapis de mousses imbibées d'eau, chaque pas fait splash.

Cette tourbière est fréquente sur tout le plateau du centre de l'île et nous l'avons retrouvée en voulant suivre un sentier de randonnée prés du lac noir ( sentier que nous avons vite perdu car pas tracé) Et nous sommes revenus en faisant le demi tour de l'ile coté ouest , route le long des falaises avec beaucoup de maisons et de villages tout le long et des champs de qui montent vers les forets de résineux . Pour la première fois nous avons vu en fleurs, les massifs d hortensias qui bordent les routes . Au retour nous sommes montés à pied ( 25 minutes ) en haut de la ville pour voir une tourada ; des taureaux tenus par une corde retenue par une demi douzaine de personnes , sont lâchés à tour de rôle dans la rue . Les taureaux n'hésitent pas à charger et presque tout le monde garde une distance prudente ; nous nous sommes fait engueulés par un monsieur qui nous trouvait imprudents d'être à 200 m du taureau dans la rue . C'est curieux mais ça manque de volontaires pour faire du spectacle ! Après avoir vu 2 taureaux sur 4 , nos appareils photos n ayant plus de batteries , nous sommes redescendus manger à un restaurant de la rue sao jao , une très bonne daube de bœuf , dont le nom local est alcantara ; c'était très bon.

Samedi

Le temps nous a été moins favorable aujourd'hui; les nuages n'ont pas laissé la place au ciel bleu et c'est donc sous un temps gris que nous avons visité la moitié est de Terceira .

Le village le plus au nord est Biscoitos, bati sur une coulée de lave qui arrive jusqu'à la mer . Sur les laves ils ont construit un espace balnéaire en béton, puisq'il n'est pas possible de se baigner autrement ; l'ensemble est assez réussi , mais avec le temps il y avait très peu de baigneurs , juste 2 chasseurs sous marins. Les laves ont aussi permis la culture de la vigne dans de minuscules enclos avec des murs de basalte de plus d'un mètre cinquante; cette culture semble commencer à être abandonnée . Le vin de Terceira doit être produit par des vignobles semblables mais un peu plus grands sur la cote sud . Il est assez bon.

La route traverse ensuite un beau paysage de culture jusqu'à Praia , ville avec un petit noyau ancien mais aussi beaucoup d'immeubles modernes pas très beau ; influence américaine de la base militaire de lajes toute proche??

Nous avons mangé une bouillabaisse locale chez o pescador , pas mal;

Sur la route du retour nous sommes passé par le mirador de serra de cuma avec un beau panorama sur une mini-plaine. La route redescend ensuite doucement avec encore de beaux panoramas jusqu'à la petite ville de sao sebastiao , qui a une belle place, un bel imperio et une belle église .

 

Dimanche soir

Nous sommes épuisés ;

Ce matin nous avons été faire une marche sur un sentier balisé , boucle qui passe par un petit lac de cratère le lagoinha ; la promenade est sympa , ça monte dur, heureusement sous les ombrages ( en fait nous étions à la limite du nuage ). Après 1H30 de montée nous voyons le lac et nous commençons à redescendre l'autre moitié du chemin; hélas dans un champ après avoir rampé sous un barbelé , le sentier disparait au milieu des genévriers: il faut faire demi tour ,remonter 20 minutes avant de reprendre le chemin de l'aller, ce que nous faisons presque en courant car nous devons rendre la voiture à 13H 40 ; Bref nous sautons dans la voiture et arrivons à 13 H 30 chez le loueur .

Pour reprendre des forces nous allons manger un steak chez Marcelino ( recommandation petit futé ) AM choisit un steak Marcelline que celui ci cuit devant elle sur une cuisine roulante , très bonne sauce qui couvre un peu le goût de la viande , moi j ai pris un steak portugais théoriquement au vin et à l'ail et en fait servi avec un œuf , la viande n'est pas mauvaise ; les rations sont elles très copieuses au moins 500G de viande !!

c' est donc avec des jambes et un estomac lourd que nous montons voir le fort du monte brazil , impressionnante forteresse à la vauban , que nous visitons accompagnés d'un soldat car le fort est toujours occupé par une garnison.

OUF les visites sont finies et à 17 H , nous prenons une douche bien chaude dans les grandioses installations de la marina.

 

Mardi après midi 7juin

marina de punta delgada Sao Miguel

 

Hier matin nous sommes partis de Terceira , après avoir rempli les bidons de fuel . A la sortie du port nous avons rencontré une bande de dauphins de Russo ; ils sont plus massifs que les autres et pas joueurs , ils se contentent de respirer régulièrement , signe particulier , certains ont le dos blanchâtre. Un peu plus loin nous avons été visités par des dauphins communs . Le vent était faible , généralement 1 et de temps à autre 2 ,mais suffisant pour nous faire avancer gentiment. Nous avons fait ainsi 50 miles un peu frigorifiés car les nuages ne nous ont pas laissé voir le soleil; nous avons donc soupé avec une soupe aux choux maison . Vers 2H du matin, il a fallu mettre le moteur et nous sommes arrivés vers 8H au quai d'accueil de la marina de Punta delgada

La première impression n'est pas très bonne : tout le front de mer est bouclé par des immeubles modernes hideux , dont un a au moins 30 étages. La marina n'a ouvert qu'à 9h du matin et si le préposé a été aimable , les formalités ont duré une heure ; le gars de la marina a été très lent à tapoter sur son ordinateur et quand il a eu fini ,il a fallu voir l'immigration , puis la douane qui ont chacun vérifier attentivement le papier de la marina . Et pour comble une fois amarrés à notre place dans la nouvelle marina , un policier maritime est venu revérifier les papiers . Comme je lui faisais remarquer que cela faisait beaucoup de vérification , il m a dit avec le sourire et pas mal d'humour : « bienvenue au Portugal !! »

Nous avons été faire un petit tour de ville ; le plus joli ce sont les trottoirs en pavé noirs avec des dessins en pavé blanc ,une des caractéristiques des villes et villages Acoriens .ll y a aussi des belles églises sobres à l'extérieur mais avec des retables dorés et surchargés assez étonnants; détail curieux qui avait lieu aussi dans les autres églises des Açores , le christ n'est pas la vedette du chœur : c'est souvent la vierge ou le st patron de l'église . Il y avait des croyantes dans les églises , le pays a vraiment l'air religieux et nous avons vu 3 boutiques vendant des bondieuseries .

JP arrive en fin d'après midi et nous l'attendons paisiblement.

 

Mercredi soir

JP est arrivé à l heure prévue ; nous avons été retenir la voiture pour visiter l'île; puis nous avons été mangé dans un restaurant recommandé par la loueuse de voiture, très bien.

Aujourd'hui hui après avoir récupéré la voiture nous sommes partis visiter le nord ouest de l'île , malgré un plafond de nuages très bas . Nous avons pris la route du pico de carvao , et nous avons été dans le brouillard, donc de pas de belle vue ; il a fallu redescendre pas mal pour voir les 2 lacs attraction majeure de Sao Miguel ; ce sont 2 lacs de cratère jointifs l'un vert , l'autre en principe bleu mais aujourd'hui hui plutôt gris ,vu la coulleur du ciel. Malgré le manque de soleil , c'était très beau ; Nous avons rejoint la route de la cote vers la pointe nord de l'ile au village de Mosteiros , beaux points de vue sur la cote et nous y avons mangé au snack du petit futé , correct . La route de la cote passe ensuite par Calhetas avec un petit port au pied d'immenses falaises noires ; le port se compose de deux jetées protégeant une cale de mise à l'eau , un treuil permet de tirer au sec la dizaine de barques .Nous sommes arrivés à Ribeira grande , petite ville construite comme son nom l'indique autour d'une rivière . C'est une ville assez jolie , avec de belles églises de style manuélin avec de magnifiques retables à l'intérieur . Puis nous avons pris la route de montagne pour passer devant le lac de Fogo . Ce doit être une très belle route , mais le brouillard très dense( nuage ) nous a empêché de voir quoique ce soit ; il fallait suivre la bande blanche de la route dont on ne voyait que 2 ou 3 tirets !!

Ce soir diner au restaurant « allianza « recommandé par le chauffeur de taxi de JP : correct .

 

Jeudi soir

Nous avons fait un demi-tour de l'île sans voir grand chose pour cause de brouillard dense à partir de 150 M d'altitudes . Nous n'avons donc pu voir que quelques villages du bord de mer quand la route qui serpente à flanc de montagne redescend un peu . Par beau temps c'est surement beau car tour le nord est de l île est une grande montagne avec des a-pics qui plongent dans la mer et de belles forets : il y a beaucoup de miradors mais deux seulement nous ont permis de voir la mer.

Nous avons vu le petit port de Porto Formoso , au pied de hautes falaises avec d'énormes jetées pour protéger un petit port dont les barques sont tirés sur le quai par un treuil , les bateaux , de petites barques , sont équipées de petits ailerons pour éviter qu'ils frottent sur le flanc quand ils sont tirés.

Nous avons vu la fabrique de thé , car il y a des plantations de thé autour de Bao Brao , thé planté en buissons bas, très denses ; la fabrique a encore toutes ses installations de séchage et de tri des feuilles, composées de machines entrainées par des courroies ! Elles ne sont pas récentes!

Nous avons mangé à Nordeste , petit village bati autour d'une rivière , avec une belle place de galets et de beaux monuments blanc et noir . Nous avons vu les sources chaudes de furnas , curieuses sans plus , le lac das fumas , lac moyennement joli avec dans un coin d'autres sources chaudes. Nous nous sommes arrêtés à Villa franca pour boire un coup à la nouvelle marina , située dans un coin du port de pêche , là encore d'énormes jetées ont été construites pour protéger de petits ports avec peu de bateaux , la marina abrite une cinquantaine de barques et 5 voiliers . Le port de pêche avait une dizaine de barques tirées au sec.

Et nous sommes rentrés diner au « mercado de pecsche « , restaurant de poissons, sardines pour JP et moi ,Black mouth pour AM poissons délicieux.

Peut être fera t il beau demain?

 

Vendredi soir

Le temps s'est un peu amélioré hier après midi. Aussi après une matinée consacrée à des taches diverses , puis à l'approvisionnement dans le grand super market de l'ile:Continent, nous avons pris la voiture pour essayer de voir le pico carvao qui domine le village de sete cidades . Bien que la montée se soit faite en partie dans le nuage , celui-ci était suffisamment peu dense pour que l'on ait de très beaux points de vue .De plus par moment la brume se déchirait et laissait passer le soleil, ces rares moments étaient vraiment très beaux ; le point de vue sur les lac à partir du mirador du lac canario était tout particulièrement magnifique et valait les 10 minutes de marche raide pour l'atteindre .

Nous avons aussi pris la route en terre à partir du point de vue vista del rei qui longe sur la crète le bord de cratère ;la vue coté mer était bouchée mais coté lacs,c' était très beau.

Nous avons terminé la soirée au restaurant o marineiro situé au bout du complexe de la marina , bon restaurant de poisson , mais pas meilleur et plus cher que le mercado del pesche , bien que recommandé par le petit futé

 

Samedi matin

Nous espérions que le temps nous permettrait une balade de la matinée en montagne , mais les nuages sont revenus très noirs et nous en avons abandonné l'idée , nous allons donc passer la journée à nous promener en ville , envoyer ce blog , consulter les mails et la météo en principe favorable au départ ...et , bien sur, préparé le bateau pour notre dernière traversée. Le départ pour le continent est prévu dimanche matin .


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