l ordre de classemnt des albums est un peu bizarre , c est la vie
Bulletin n 3
samedi 5 décembre 16h
marina du club nautico
Ca y est notre séjour à Carthagène a vraiment commencé ce matin.
Hier matin , nous avons pu avoir une place à la marina , nous avons récupéré les papiers du bateau , nous avons commencé à faire des courses de boissons et notamment d'eau gazeuse , car nous buvons actuellement plus de 3 litres par jour , dont un bon tiers repart presque immédiatement en transpiration. L'essentiel est donc fait; les vacances recommencent.
Puis le soir nous avons été prendre l'apéro sur le bateau Holiday de Daniel et Bersika pour leur expliquer que le retour sur St martin n'était pas si difficile que l'on le dit , ils sont en effet de St martin et hésitaient à y retourner.
Aujourd'hui' hui grande balade dans Carthagène, tout d'abord à l'agence de voyage pour avoir des renseignements sur le trek dans les montagnes : ça a l'air super et pas trop difficile. Puis recherche du cadeau d anniversaire d'Anne Marie qui rajeunit d'un a n ce jour. Après 3 bijouteries nous avons abouti à celle ou nous avions conclu, il y a 4 ans et je me suis décidée pour un très joli collier,reproduction d'un bijou précolombien. Il était l'heure de déjeuner ; nous avons été dans un restaurant moyen avec une clientèle de jeunes colombiens , repas moyen pour 10000 pesos ( rue dos ayos à coté du bistro qui de l'extérieur ne nous pas inspiré); à ce prix ce ne peut être du 3 étoiles.( rappel:10 dol = 18000 pesos) Puis nous avons repris notre errance au travers des rues . Le centre historique nous a paru encore plus beau qu'il y a 4 ans , plus propre, plus pimpant :maisons coloniales aux balcons débordant de fleurs,églises assez sobres ,beaucoup de jardins le tout cerné par les remparts en bord de mer .Il y a toujours autant d'activité et nous ayons eu la chance que ce ne soit pas un jour à bateau de croisière. Le centre historique n 'est pas un musée , n'est pas seulement une attraction touristique , c'est aussi un lieu de vie ou les locaux habitent et travaillent.
Mercredi après midi
Nous commençons à bien connaître le centre de Carthagène , qui n'est pas très grand : à peu prés 1 km sur 500 m .Nous partons en général le matin vers 9 heures , il fait déjà chaud , nous nous baladons jusqu'à 13 H pour aller déjeuner et puis nous rentrons au bateau faire la sieste.
Nous avons réussi à visiter presque tous les musées :Le musée Pedro Claver( religieux au 17° siècle protecteur des esclaves) est à coté de la cathédrale , c'est un ancien monastère avec de petites collections d'objets d'art religieux colonial. Le musée de l'or est petit mais détient une belle collection d'orfèvrerie Sinus( cf ps ), en or évidemment Le musée de l'inquisition est lui aussi dans un beau monument mais il y a peu de choses à voir. Nous sommes aussi entrés dans les 5 églises , l'extérieur est très simple: de gros murs sans ouvertures;l''intérieur est sobre , avec un beau plafond en bois sculpté.
Carthagène a donc peu de richesses architecturales ou museographiques , mais ses rues animées ou calmes ont un très grand charme. Nous nous y sommes promenés des heures sans nous lasser à regarder les balcons en bois tous fleuris .et aussi les échoppes des vendeurs ambulants qui proposent des jus de fruit , de l'eau ou des boissons gazeuses, des lunettes , des fruits , des montres, de la vaisselle , des beignets de banane ou d'autres sortes , des points appels téléphoniques ( en moyenne 150 pesos l'appel) et dans la matuna ( un quartier ) des réparations de toutes sortes de petits matériels
Le midi nous avons mangé dans un restaurant proposant la comida del dia : une soupe, puis un plat et quelque fois un fruit le prix moyen est de 5000 pesos , nous avons aussi déjeuné rue santo domingo au restaurant « el viniculo « avec un menu du jour à 13 500 pesos de bien meilleure qualité que la veille et un très bon service. Tous les restaurants proposent aussi des plats entre 25000 pesos pour les moins chéres à 35 000 pesos pour les plus chers . Nous irons dans un beau restaurant un soir , mais à voir la langouste qu'une voisine a mangé au viniculo ( prix 45 000 pesos ) il faut avoir très faim pour finir son assiette.
Nous avons aussi fait presque le plein en provisions et surtout en boissons , nous avons été porté le bimini à réparer a Benjamin Herrera qui nous avait réparé la voile , il y 4 ans et fait remplir la bouteille de gaz vide;
Nos amis d' Amaleo ont pris leur temps pour venir de Rodadero, puisqu'ils ne sont arrivés que lundi après midi; du coup nous partirons seuls demain pour la balade à la ciudad perdida(ville précolombienne perdue dans la jungle )car ils avaient des travaux à faire faire avant de bouger
Ps La Colombie pré colombienne
l'Amérique précolombienne ne se résume pas aux mayas, aztèques et incas . En Amérique centrale il y a eu aussi de nombreuses et brillantes civilisations toutes éteintes ou en grand déclin au moment de l'arrivée des espagnols
Les Sinus occupaient la région autour de Carthagène d' ou le musée qui leur est consacré , mais il y au moins une dizaine de civilisations qui ont laissé des vestiges
La ciudad perdida ou nous allons demain est une cité tayrona , peuple qui habitait sur les contreforts de la sierra de Santa Marta. Ils avaient un très haut degré d'organisations ; leur routes et canaux dans la montagne n'ont pas souffert après des siècles d'abandon. Ils étaient des jardiniers écologistes bien avant l'heure
Décidément notre enseignement historique est encore très gaulois , peut être qu'avec les suppléments d'heure , il s'élargira un peu . ( ps j'en doute évidemment car j'ai été horrifié par un livre d'histoire de 6 ème , dont prés de la moitié du livre est consacré à la naissance des religions li ( juive, chrétienne et musulmane ,) ;
ps 2 le musée de l'inquisition montre quelques objets de torture des bons catholiques de 16 ème siècle et rappelle les horreurs dont ils ont été capables °
mercredi après midi 16décembre
Nous sommes rentrés hier soir de notre trek en forêt , épuisés et contents ou plutôt très épuisés et très contents; nous avons marché pendant 5 jours dans une chaleur moite, avec des dénivelés importants et des pentes raides , en moyenne 6h par jour; le dernier jour après 7 h de marche dont deux heures de montée , nous avons fini difficilement. mais les paysages traversés sont magnifiques. La Sierra nevada de Santa Marta culmine à plus de 6000 M et les vallées sont donc très impressionnantes par leur amplitude, plus de 1000 m entre les sommets et le rio qui coure au fond de la vallée.
La cité perdue a été redécouverte il y 45 ans par des quaqueros ( pilleurs de tombes amérindiennes ); Très vite devant l'ampleur des découvertes , le gouvernement a été alerté et a décidé de sauvegarder le site . Il s'agit du centre spirituel et politique des indiens tayronas, dont la civilisation a duré prés de 1000 ans sur les pentes de la Sierra nevada. Au coeur de la montagne prés de 1500 personnes vivaient là en communion avec la nature . Les chefs et chamanes y étaient enterrés, dans des urnes funéraires , le corps recouvert de bijoux d'or.
Pour réussir à établir la cité, les indiens ont édifié à flanc de montagne un ensemble de terrasses , reliées entre elles par des escaliers. Sur ces terrasses étaient construites des huttes en bois dont évidemment il ne reste rien ,si ce n'est le socle circulaire de pierre . L'accès à cette cité est possible par un escalier de 1200 marches montant à partir du rio jusqu'au centre de la cité: au total 300 m de dénivelé.
Quand après 2 jours et demi de marche difficile et la montée de cet escalier on découvre les terrasses de ce centre spirituel , l'effet est formidable.
Le récit détaillé de notre exploit est relaté ci après , notre programme est de partir samedi après avoir terminé l'approvisionnement pour une longue période sans magasins et sans internet Le prochain bulletin ne sera envoyé qu'à Colon , au Panama,dans deux à trois mois
Nous vous souhaitons donc a tous de bonnes fêtes et une bonne année 2010 ;;; et que la france gagne le mondial ???
Récit détaillé de ces 6 jours le lecteur pressé pourra sauter ce récit de notre « aventure »
. Nous sommes partis de la marina, le jeudi matin, à 7 H 30 précises par un mini bus puerta a puerta . Le mini bus ramasse 10 personnes à leur domicile avant de partir vers sa destination; Nous étions les troisièmes à monter , nous ne sommes partis de Carthagène qu' une heure plus tard, après avoir visité Boca grande, la ville nouvelle de Carthagene; après un tour dans les faubourgs de Baranquilla pour y déposer 5 personnes , nous sommes descendus du bus , pour en attendre un autre allant à Santa Marta. 1H 30 plus tard nous quittions Baranquilla après une longue visite de la ville pour y chercher les autres clients. Baranquilla est une ville sans charme , très animée avec de magnifiques embouteillages de taxis jaunes et de bus de toutes les couleurs., il y très peu de voitures particulières. Après une heure de route nous sommes arrivés à Santa Marta ou le chauffeur nous a confié à un taxi pour aller jusqu'à la petite station balnéaire de Taganga ou l motel était réservé. Taganga se situe à 5 kms de Santa Marta au fond d'une grande baie. C'est un centre de plongée avec au moins 6 clubs; mais aucun autre interet , la plage est moche. L'hôtel la casa de felipe ne nous paraît pas recommandable; nous avons ete logé dans une cellule de béton , très chaude munie d''un ventilateur qui n a que peu fonctionné en raison d'une panne électrique ( fréquentes selon des habitués ) de plus notre chambre donnait sur l'espace de repas ou des gens ont discuté jusqu'à la panne d'électricité . Tout ce peu de confort pour 70000 pesos .
Vendredi matin un des organisateurs est venu nous chercher: . Après une heure de route et une heure et demie de piste de montagne en 4-4 nous sommes arrivés au petit village de Machete de pelaos Un autre groupe est arrivé et nous nous sommes retrouvés à 14 pour deux guides:Edwin, José et un cuisinier: Luis. Les 12 autres étaient des jeunes de moins de trente ans , ne parlant qu'anglais , les contacts avec eux ont donc été rares car nous étions de vieux français parlant une langue incompréhensible
A une heure , nous sommes partis sac au dos pour la première étape , temps prévu 4 heures , nous nous avons mis 5 heures . En particulier une montée très raide nous a posé des problèmes de souffle Heureusement chacun marche à son pas , donc nous étions tous seuls en fin de peloton ( très loin derrière ) montant à notre rythme dans un très beau paysage ( c'est la dernière fois que je le dis car le paysage a toujours été très beau ), en particulier après la montée le sentier suit une arête dominant les vallées. Le but de l'étape était un refuge, avec salle à manger à tables de bois, douches et toilettes : le grand confort; L'organisation était impeccable avec une bonne cuisine faite sur des cuisinières traditionnelles en terre,et,bien sûr,au feu de bois. A noter un incident technique pour Anne Marie:Cette étape s'est corsée pour moi à la suite d'un incident technique :la perte de mes semelles de chaussure de marche qui se sont décollées au bout de 10 minutes et j'ai donc continué sur la semelle interne! Sans José ,l'un des guides ,la balade était finie pour moi/.il a passé 2 heures à les recoudre aussi bien qu'un cordonnier professionnel!
Samedi après la fin de la couture des chaussures d'Anne Marie nous sommes partis vers 9h 30 Nous avons commencé par une longue montée d'une heure pas trop difficile ,en traversant des fincas (petites fermes locales) et des herbages , puis au col nous sommes entrés dans la foret. Il y faisait à peine moins chaud; une heure de descente nous a conduit à un petit gué , puis nous avons cheminé à travers des espaces un peu cultivés par les indiens koguis; ce sont les descendants des Tayronas Ils vivent encore dans les montagnes assez isolés, parlant peu l'espagnol et ne cherchant pas le contact. mais certains acceptent de monter a dos d'homme , la nourriture pour les touristes; Ils vivent de façon semi nomade dans des huttes rondes à mur de pise et toit en palmes, ils ont plusieurs huttes qu'ils utilisent en fonction des cultures . Leur organisation est très familiale, et chaque famille vit assez isolée; Ils ne se regroupent que pour les cérémonies et moment important de la vie dans des villages spécialement réservé à cet effet . Dans ce village , en dehors des huttes familiales , il y a deux grandes cases pour les cérémonies , une pour les hommes et une pour les femmes . Les chamanes exercent un fort contrôle sur la population. Physiquement ce sont de vrais amérindiens , de petite taille ( peut être plus petits encore que les kunas ) vêtus d'une tunique et d'un pantalon blanc ; la tenue pour aller au village de Machete est immaculée mais celle de tous les jours est moins blanche. Ils ont les cheveux longs , les hommes portent des sacs tressés en bandoulières et les femmes des colliers seuls signes distinctifs entre la tenue des deux sexes. Nous avons traversé un village vide sauf un gardien puis nous sommes arrivés à un deuxième refuge , situé sur le bord du rio Buritica , vers 14h 30 Les courageux ont été s'y baigner dans de l'eau pas très chaude Ce refuge est plus petit que le premier ,il y a aussi des douches froides et des banos, mais la salle à manger est petite nous avons eu du mal à tous y trouver une place , d'autant qu'un autre groupe nous y a rejoint.
Le cuisinier et les guides se sont mis à la cuisine pour nous faire du riz au haricots. Nous avons dormi dans de vrais lits avec draps et moustiquaires.
Dimanche matin , pas de grasse matinée : lever à 6H 30 , les guides et le cuisinier étaient levés depuis 5 h pour préparer des toasts pain et fromage . Ce refuge marque la fin du convoyage des vivres par des mules , après ce sont des koguis qui prennent le relais pour les monter au refuge n 3 , celui de la ciudad perdida. Le début du chemin est difficile: en fait il n'y a plus de chemin , mais un parcours sur des pierres à 100 m de vide au dessus du rio, j'étais limite avec mon vertige .et le guide n'aidait qu'Anne Marie me laissant seul affronter ma peur A prés 30 mn d'émotions nous traversons le rio et entamons une longue montée , très raide ; notre guide voyant les difficultés d'AM prend son sac. Nous cheminons sur une crête montante , passons devant une hutte kogui réservée à l'extraction du sucre de la canne avec un moulin de bois à engrenage Après une heure de montée et un bref arrêt en haut de la montée à une, buvette tenue par une kogui , nous redescendons vers le rio en passant encore devant deux huttes koguis . Le chemin est barré quelquefois par des barrières de bois , que l'on escalade facilement grâce a des troncs obliques ou des marches sont taillées Ces barrières marquent les limites des fincas faisant un peu d'élevage
La descente n'est pas uniforme , à chaque ruisseau à traverser il y a 20 m à descendre puis à remonter .Nous arrivons enfin au rio , petite baignade pour ceux qui aiment l'eau froide , et première traversée sur les huit que nous avons à faire; le chemin suit les bords du rio en le traversant en fonction du relief et des guées possibles ; en cette saison sèche nous avons de l'eau jusqu'au genou et il faut faire attention en traversant car le courant est fort. J'ai alors apprécié la main secourable de notre guide ,ayant quelquefois de l'eau jusqu'aux fesses
Au bout d' une heure nous arrivons au pied d'un escalier de pierres : plus que 1200 marches à monter et nous serons arrivé à la ciudad perdida Heureusement l'escalier n'est pas rectiligne et tourne un peu, car sinon j'aurai eu le vertige , j'évite quand même de regarder vers le bas . Au bout de 902 marches nous arrivons aux premières terrasses de la cité , c'est un moment fort de joie et d'émotions . L'escalier se poursuit pour arriver à un ensemble de terrasses de pierre qui étaient les soubassements des temples . Encore un effort et nous arrivons vers 15 h au refuge n 3 . Ce refuge est petit et la salle à manger toute petite . Il n'a qu'une existence précaire car les koguis ne veulent pas que les touristes dorment dans ce lieu sacré , ils sont déjà obligés de tolérer la présence de militaires qui en assurent la garde . La soirée est fraîche , nous sommes à 1200 m et il pleut même un peu .
Lundi matin ; le cuisinier nous prépare des beignets de fromage et de thon , avant de partir vers 9 h visiter le site avec les commentaires de l'autre guide Edwin qui pratique ce lieu depuis son enfance ,son père y ayant travaillé au moment des fouilles avant d'y être guide à son tour . Nous marcherons deux heures par des chemins dallés et des escaliers reliant des terrasses Les terrasses des temples servaient aussi de cimetière aux chefs et chamans , ce sont elles qui ont été pillées par les guaqueros , les archéologues les ont remis en l'état . Depuis l'arrivée de l'armée , les fouilles ont été arrêtées car les koguis ne veulent pas que leur site sacré soit profané.
A 11 h nous commençons le retour par la descente des 1200 marches ; AM bénéficie de la main de José .j'ai apprécié mais sans sac à dos c'est déjà beaucoup plus facile ,d'autant plus que pour moi ,les descentes sont toujours bien plus faciles que les montées. Moi je me débrouille tant bien que mal , juste derrière une canadienne qui a encore plus peur que moi , à certains moments la pente est si forte que je descends à l'envers. Nous arrivons au refuge n 2 vers 16 H
Mardi matin départ pour nous à 7 h 30 après avoir petit déjeuner de toasts , la journée sera longue puisque nous faisons en une journée les deux premières , certes en bénéficiant de 250 m de descente à la place de montées mais il reste encore deux solides montées ; nous partons donc les premiers pour aller a notre rythme , heureusement sans sacs , car tous les sacs seront transportés par mules. Progressivement nous sommes doublés par tous les jeunes et nous finiront derniers comme d'habitude, exténues et heureux . Nous arrivons au village de départ vers 13h30 .
Après le repas nous reprenons la jeep pour Santa Marta . À l'entrée de la ville Jose et Edwin nous jettent dans un taxi direction le terminal de bus .il est 17H 30 A peine entrés dans le hall, nous sommes pris en charge par quelqu'un qui nous enmene au bon guichet , il y en a des dizaines , nous payons puis on nous prend les sacs et nous montons dans un car qui démarre aussitôt, il est presque vide , mais il ne le restera pas longtemps . A la sortie du terminal il s'arrête pour héler les passants et les invitera monter , ensuite il continue à petite vitesse , l'aide à la portière criant Baranquilla A la sortie de la ville le bus sera presque plein. Arrivés au terminal de Baranquilla , l'aide prend nos sacs et nous conduit au prochain bus pour Carthagène , quelques minutes après le bus démarre . Nous arrivons à Carthagène à 23 h , après deux heures de route un peu dures à cause du froid dans le car et des cahots : nous étions à l'arrière sur les roues , et le revêtement des routes n'est pas très bon , en plus il y a de nombreux ralentisseurs .Un taxi nous emmène ensuite à toute vitesse au bateau , en roulant à plus de 100 KM/heures dans des rues heureusement peu fréquentées. Rude journée et nous retrouvons notre lit sur Luliberine avec le plus grand plaisir Malgré notre grande fatigue ,ce fut extraordinaire :les paysages ,le site de cette cité,la forêt,la gentillesse de nos guides,...un grand moment dont nous nous souviendrons longtemps
Bulletin numéro 2
de Curaçao à Carthagène
fin de séjour à la marina
Mercredi soir nous avions bon espoir de partir samedi matin ;eh bien cela a été réalisé de justesse.
Le peintre n'est revenu travailler que le jeudi après midi et a passé dans la foulée un peu d'époxy , la couche de primer et une couche d'antifouling. Nous en avons profiter pour retourner au super marché acheter de nouvelles boissons , car nous avons une consommation très importante d'eau ,en particulier d'eau pétillante,puis, dans l'après midi nous avons été nous promener jusqu'au centre ville , une grosse demie heure à pied
Le centre était plus animé que le dimanche , avec de nombreux touristes de deux paquebots de croisière venus en foule faire des achats , pourtant la plupart des magasins ont des vitrines qui n'incitent pas à l'achat. Elles sont encore plus ringardes que celles des boutiques de mode draveilloises.
Vendredi matin en insistant j'ai pu obtenir que le peintre finisse sa deuxième couche pour une mise à l'eau en fin d'après midi. Nous sommes donc partis faire les formalités de sortie à l'immigration , les gens de la marina disant qu'il était inutile d'aller à la douane . Nous les avons cru , car cela voulait dire qu'ils n'avaient pas fait le renouvellement du séjour , nous rendant passible de fortes amendes . L'immigration s'est bien passée et nous avons même pu aller aux autorités du port obtenir le droit de mouiller dans la baie de santa cruz au nord de l'ile.
À peine rentrés , nous avons été mis à l'eau à toute vitesse , le bateau en désordre .Notre mise à l'eau impossible à programmer, selon les responsables était devenu urgente. Anne marie a été pleurer pour obtenir une place à quai ,Elle a été très mal reçue : il a fallu aux autorités une demie heure de palabres pour qu'elle obtienne de se mettre à couple d'un autre bateau . Pour comble à la fin , un de ces messieurs qui l'avait laisser s'escrimer en anglais , lui a déclaré dans un français parfait que nous n'avions pas réservé. Décidément l'accueil de cette marina est très mauvais au moins pour les français à petit bateau . Ils doivent préférer les catamarans de 50 pieds et plus qui occupent plus de la moité de l'espace mais paient davantage.
Par contre la facture est la plus chère que nous ayons eu : 21 h de peinture facturées à 20 usd l'heure alors que le peintre n'en a effectué au plus que 12 heures plus une facture de peinture de 1100 usd pour 1 gallon de primer et 3 gallons de sea hawk ( antifouling) . Nous n'avons pas vu si il y avait des reste de peinture.
Enfin le bateau a été mis à l'eau , le moteur tourne , celui de l'annexe aussi même si le ralenti ne va pas bien . La jauge de diesel ne marche plus ,ni l'anémomètre.
Samedi soir baie de Santa Cruz Curaçao suite et fin
A 8 heures nous avons dit au revoir à nos voisins pour aller mouiller dans la darse voisine pour gréer le génois ,ce que nous n'avions pu faire étant à couple c'un autre bateau et mal orienté par rapport au vent Tout s'est bien passé jusqu'à ce que le génois soit hissé mais celui ci dans une claque de vent envoie le capitaine à la mer . Malgré un joli plongeon arrière AM a été bien éraflée au menton et un peu choquée.
Néanmoins comme un gros bateau se préparait à sortir , nous sommes partis dans la foulée pour profiter de l'ouverture du pont flottant.qui ferme l'entrée du canal de Willemstadt, Anne marie étant un peu dans les nuages.
Nous avons ensuite longé la côte jusqu'à la baie de Santa cruz sous génois seul bien enroulé. C' est une cote de falaises corallienne avec, de temps à autre ,des zones de villas surtout prés de Willemsdadt
Après un gigantesque dépôt pétrolier l'arrière pays devient plus sauvage , et la baie de Santa cruz bénéficie d'un environnement agréable .Il y a une jolie plage avec quelques paillotes, une mangrove en arrière plan, des collines couvertes de maquis autour et des falaises coralliennes sur les cotés.mais elle est très ventée, les collines canalisent le vent , heureusement la mer est plate et nous y avons passé une bonne nuit
J'ai fait un peu de snorkel , les fonds sont moyens .
Lundi après midi mouillage du Cabo de vela
12 12 N 72 09 7 W
Nous sommes en Colombie . Le voyage s'est très bien passé avec un bon vent d'est de 20 noeuds environ qui nous a permis d'établir notre record sur 24 heures : 190 miles soir presque 8 noeuds de moyenne . Évidement la mer était un peu formée et le bateau roulait un peu. Comme le bateau ne peut avoir ses deux voiles en vent arrière , nous avions choisi de naviguer sous génois seul très enroulé , ( à la troisième marque il devait rester moins de 20 m2)
Nous sommes donc arrivés au mouillage après 205 miles, vers 10 heures . Surprise il y avait 6 bateaux au mouillage , dont nos amis d'Amaleo alors qu'il y a 4 ans ,cette côte était absolument déserte. Le mouillage est de plus encombré de filets de pêcheurs à peine visibles. Nous avons mouillé prés d' Amaleo et été à la nage leur dire bonjour .Le vent soufflait fort mais ils nous ont dit que le vent allait souffler encore plus dans l'après midi , hier ils ont eu jusqu'à 35 noeuds .De fait pendant notre bavardage , notre bateau a un peu dérapé malgré 20 mètres de chaîne dans 4 m de fond. Il nous a donc fallu remouiller après un slalom entre les filets . Du coup j ai mis 40 m de chaîne et ça a l'air de tenir malgré le vent qui est maintenant établi à 25 noeuds avec rafales à 35 noeuds .
L'arrivée sur le cabo de vela est très belle , c'est un massif de roches noires de quelques centaines de mètres de haut, sans une pousse de végétation; cette région est la plus sèche de Colombie ,c'est un vrai désert.
A noter qu' à l'est de ce cap il y a un champ d'éoliennes , sur les 15 , 5 ne tournaient pas ; est ce la un indice du taux de disponibilité de ces machines ?
A noter également que la guardia costa a ete visité certains voiliers ( pas le notre car il tournait trop vite autour de sa chaine et ils ont eu peur de monter à bord ) , et qu'ils ont volé des appareils photos sur deux bateaux.
Mardi soir
Le vent continue à souffler très fort , levant un clapot qui fait doucement tanguer le bateau; Ce matin nous avons fini quelques réparations : remplacement de la poulie de pied de mat de la drisse de génois qui avait explosé, bricolage pour remettre le tuyau de la pompe à eau de mer . Compte tenu de la place , il a fallu rallonger le tuyau avec un autre bout de tuyau en stock qui miraculeusement s'est emboîté dans l'ancien , raccommodage du pavillon national qui devenait bleu et blanc.
Un pêcheur qui venait de relever un filet est venu nous voir , nous disant qu'il avait faim, nous lui avons donné un paquet de riz; il y avait une dizaine de petits poissons dans sa pauvre barque
Puis malgré le vent nous avons mis l'annexe à l'eau et été à terre nous promener. Le trajet est court jusqu'à la plage , mais nous avons été trempé par les embruns.
Nous avons marché deux heures dans les collines vers la mer . C'est un paysage désertique avec quelques buissons épineux ; Malgré le peu de relief , des ravins gênent la marche car ils forment de petits canyons C'est un décor de western, avec quelques chèvres et quelques moutons . Nous avons évidement gravis les deux plus hautes collines . En haut le vent était terrible.
Après être passé dire bonjour à Amaleo, nous sommes rentrés au bateau pour y passer une après midi calme , dans la cabine pour éviter le vent et son bruit infernal.
Mercredi soir
Après une accalmie matinale le vent a continué à souffler très fort. Heureusement ce matin , nous avons une longue balade . Tout d abord nous avons marche le long de la plage jusqu'au village ou nous avons retrouvé Amaleo et Bernard et Marie du catamaran MAAT ;. Il y a quelques barques de pêche , auprès de l'une d'elle des pêcheurs vidaient et écaillaient leur maigre prise: 3 petits poissons et une grosse murène Le village est une longue rangée d'auberges et de restaurants , tous dans le même style pays : maisons en paille et en pise , assez jolies et fraîches . Le vent est beaucoup moins fort devant le village qu'à l'endroit de notre mouillage et il est sans doute préférable d'y aller mouiller . Il y a au moins 6 restaurants dont un seul était ouvert , ce n'est pas encore la saison ( nous avons aperçu 3 routards ) , il paraît qu'en juin juillet il t beaucoup d'européens ; Nous avons eu la chance d'assister à la clôture de l'année scolaire qui se passait dans la petite église du village , à côté de l'école . Il y avait beaucoup de mères bien habillées de robes longues et multicolores ; nous avons compris qu'il s'agissait de la distribution des prix : un prix pour une fille et un garçon de chaque classe d'age qui attendaient en rang avant d'entrer dans l'église recevoir leur diplôme. Les filles avaient une jolie robe longue . Tous avaient un type indien prononcé : nous sommes dans le territoire des indiens Wayuu. Dans le village il y avait aussi deux tiendas vendant quelques conserves , et un marchant ambulant de fruits auquel nous avons acheté 6 mandarines pour 3 dollars . Nous avons aussi échange 10 USD contre 13000 pesos . Après une bière bue en compagnie des autres équipages , nous sommes partis à pied à travers la steppe en direction d'une montagne noire en forme de cône dominant la mer . En suivant des pistes ( de chèvres ? ) nous avons traversé une zone d'épineux pour atteindre notre objectif et découvert un très beau paysage : des montagnes noires et blanches , au loin une très grande lagune . Cela valait bien une heure de marche ( aller ), surtout que le plaisir est d'aller à l'aventure en pleine nature.
Jeudi 13 h
Après une accalmie matinale qui m'a permis d'aller à terre, le vent souffle de nouveau avec vigueur , au moins force 6 avec des rafales à 30 noeuds Mais c'est décidé nous partons pour la baie de Negangue , une des baies du cap avant Santa Marta, soit 126 miles de route . Tout le problème est d'estimer la vitesse et le vent que nous aurons cette nuit, je pense qu'il va baisser , voire tomber ; La météo prévoit autour de 15 noeuds , mais il y a des effets locaux comme celui qui fait dans la baie souffler Eole beaucoup plus fort.
Ce matin j'ai refait une belle balade dans les montagnes , en allant à l'est du cap Agua et en passant par l'un des points culminants .( on part sur le droite de la route qui mène au phare ). C'est vraiment très beau et sauvage ; la marche en tous terrains est facile car il y a très peu d'épineux, mais la trajectoire doit tenir compte des nombreuses ravines qui sont souvent si creusées qu'elles en sont infranchissables .
L'heure est venue de lever l'ancre
PS au moment de partir Amaleo signale qu'il a un problème de drisse de génois . Je vais voir à la nage ( trop de vent pour l'annexe ) Sa drisse de génois mollie faute d'un taquet coinceur défaillant s'est enroulée autour de l'émerillon ; il faut monter en tête de mat ce qui avec ce vent est difficile;ils décident d'attendre l'éventuelle accalmie de demain matin pour partir .
Vendredi soir 27 novembre
mouillage de la playa cristal baie de Negangue
11 19 67 N 74 04 70 W
Notre départ de Cabo di vela s'est tres bien passé, nous avons évité tous les filets et sommes partis vers l'ouest à 5 noeuds sous fardage seul; puis nous avons déroulé le génois , d abord jusqu'à atteindre 15 m2 ( vitesse 6 noeuds ) , puis de plus en plus le vent faiblissant . A 3 h du matin , il a fallu mettre le moteur , le vent étant devenu quasi nul; il est un peu revenu ensuite pour cesser vers 10 h du matin à 30 miles de l'objectif . A 10 miles de la pointe Negangue , nous avons enfin aperçu les montagnes de la côte : elles étaient à moins de miles mais noyées dans une brume épaisse Le paysage est très beau: ce sont de hautes montagnes couvertes de forêts , avec de belles plages au bord de l'eau .mais aucun abri pour un voilier les vagues déferlant sur le rivage .
A l'entrée de la baie nous étions un peu inquiet sur l'abri , car les vagues rentraient tout droit, bien que la baie soit orientée nord sud .Mais progressivement la mer s'est calmée et nous avons mouillé devant la petite plage , après avoir tourné autour d'un petit rocher .Tout était calme.et nous étions le seul voilier
Nous avons mis 24 Heures pour 126 miles
La baie est très grande plus d'un mile de large et 2 de profondeur, Mais devant notre petite plage nous nous sentons chez nous. La plage est aménagée , il y a des parasols , les gens y viennent en barque depuis la grands plage au fond de la baie .A 4 heures tous les touristes sont repartis , il ne reste plus que quelques pêcheurs . Et nous pouvons admirer le coucher de soleil.
PS exploit : nous avons réussi a attraper un petit thon ( 25 cm de long ! ) après avoir perdu 2 hameçon
samedi soir
La nuit a été un peu difficile car le vent a souffle avec de fortes rafales de toutes les directions. Comme nous étions mouillé par 2 mètres sur une zone à gros cailloux , la chaîne tournait autour des patates et était parfois très courte . Les mouvements de rappel du bateau était donc brutaux; heureusement peu de houle.
La matinée a commencée par un long snorkel, l'eau est plus claire le matin que le soir. puis nous sommes descendus nous promener sur la plage. Sous mes mancenilliers , il y a maintenant beaucoup de restaurants rustiques . Hélas le restaurant d'il y a 4 ans est en réfection, il avait l'avantage d'être en hauteur et bien ventilé. Mais ce n(est pas encore la haute saison. Les touristes arrivent à la plage entre 11 H et midi , beaucoup viennent avec leur picnic , mais il y en a aussi pas mal qui en descendant d la barque, vont à l'un des restaurants , regardent les poissons du jour conserves dans une glacière de fortune , et commandent le repas pour une heure donnée , repas servis au restaurant ou sur la plage . En nous promenant nous nous sommes fait arrêter par une jeune femme qui nous a montré ses poissons , nous en avons choisi un et commande le repas.
Nous avons mange du poisson frit accompagné de riz cuit au lait de coco. Pas mal sans plus . Avec 3 bières nous en avons eu pour 45 USD ; nous avons du nous faire avoir quelque part ( le change était à 1550 pesos pour 1 USD ) mais avec ses chiffres en milliers cela trouble.
Après le repas un coup de moteur nous a emmené à la baie suivante,appelée Guairaca . Elle ressemble à la précédente. Le fonds de la baie est une grande plage de sable ou on peut mouiller par 4 mètres de fonds de vase.
Heureusement la zone de mouillage est vaste car il y avait déjà tous les autres bateaux de cabo di vela.
Nous avons été faire un petit snorkel : eau assez trouble mais un peu de poissons dont beaucoup de petits diodons et un poisson pierre tapi dans le sable, qui ne ressemble pas exactement à ceux du guide des poissons.
Dimanche soir même mouillage de Guairaca
Après une nuit ventée et rafaleuse , nous avons eu une journée bien remplie
Ce matin nous avons commencé par un long snorkel dans une eau plus claire , il y a de beaux blocs avec pas mal de poissons .( ps nous sommes mouillés cote est de la baie et plongeons sur le cote est ); ensuite nous avons fait un tour sur la plage pour aller jusqu'aux maisons du coté ouest ; nous nous sommes fait interpellé par Reinaldo , petit homme maigre et musclé . Son plaisir semble être de collectionner les cartes des bateaux de passage et de rencontrer tous les équipages . Nous avons bavardé un moment de choses et d'autres ; il nous a donne le taux de change : 1800 pesos pour un USD , proposé de nous commander un taxi pour aller à Santa Marta et nous a indiqué une promenade de 2 kms jusqu'à un mirador. Évidemment nous y sommes partis , la balade est un peu décevante car elle se fait en grande partie au soleil, sur la route bitumée ( très mal ), qui va de Santa marta à Negangue Le décor est joli, montagneux et couvert de foret sèche , mais bien verte et dense: épineux, espèces de gommiers , cactus etc . Le point de vue du mirador permet de découvrir presque toute la baie de Negangue et la playa brava , sur son coté ouest : grande plage de sable ou les vagues déferlent
Après le repas, Amaleo a invite au café , les bateaux français du mouillage ( 4 au total ) . Nous avons passé une agréable après midi 0 parler de choses et d'autres . Nous avons aussi décidé d'aller avec Amaleo en taxi à Santa marta , j'irai voir demain matin à l'aube Reinaldo.
Mardi matin
Hier comme prévu nous avons été à Santa marta
J'ai été voir à 8 heures Reinaldo , qui est arrivé en courant. Il allait voir ce qu'il pouvait faire pour avoir un véhicule mais ce n'était pas sur : en effet il devait aller sur la route goudronnée , donc à 500 M de là pour attendre sur la route qu'un véhicule ami passe. Nous sommes donc revenus voir à 9 30 si il en avait trouve un . Au bout de 10 minutes , une pick-up R 12 est arrivé ; c'était lui. Deux colombiens sont montés sur la plate forme , nous nous sommes insérés tous les quatreavec le chanfeur et ...en route . La route est belle , je parle du paysage car la route elle même est défoncée. Elle traverse des collines escarpées et boisées. 45 minutes plus tard nous sommes arrivés à Santa Clara . C'est une petite ville mi ancienne mi moderne , avec une belle promenade au bord de mer , à coté du port . Il y a même une plage ou des gens se baignent et le port pourrait faire une belle escale . La ville possède un centre très animé avec de nombreuses échoppes sur les trottoirs qui vendent de tout : fruits,billets de loteries petites choses à manger, des lunettes ou des montres , des minutes de téléphone etc , des vendeurs ambulants de café et de boissons. Il y a aussi de grandes places ombragées déjà décorées pour Noël ; Les ressources culturelles sont plus faibles : 2 églises dont la cathédrale , hélas fermée, deux tout petits musées ( c'esr à Santa Marta que Simon Bolivar a terminé sa vie); Les ressources culinaires sont plus nombreuses, nous avons é mangé dans un petit restau local , une portion de poulet ou de côtelettes cuit à la braise avec des patates pour 5000 pesos la portion. Nous avons aussi pu faire un petit réapprovisionnement de fruits et de viande et tirer de l'argent colombien.( 2000 pesos pour 1 dollar )A 16 heures le pick up nous attendait pour le retour . A Guaraica nous avons payé à Reinaldo le prix convenu : 120 000 Pesos plus l'entrée officielle dans le parc 30000 pesos par personne. Journée intéressante qui nous a permis de voir, un peu ,vivre une ville provinciale colombienne , à aucun moment nous n'avons été importuné ; les gens sont souriants et un monsieur a meme offert une rose à Anne Marie. J'avais eu droit aussi a de beaux sourires de dames mais je ne suis pas sur que c'était seulement pour mon charme .
Aujourd'hui nous profitons encore de la plage , avant de partir pour Carthagène . Nous ne retrouverons la plage qu'après notre séjour dans cette ville.
Jeudi 3decembre
mouillage de Carthagène
Nous avons bien profité de notre dernière journée à la plage : long snorkel le matin , puis belle ballade sur un petit sentier qui part prés de la maison de Reinaldo pour aller jusqu'à la playa del amor. Le sentier suit à hauteur le bord de mer à travers une dense forêt sèche. Les arbres de la foret colombienne sont assez différents de ceux des antilles et certains assez curieux. Il y a de beaux panoramas sur la baie et les plages sont désertes
Puis mercredi matin nous sommes partis vers Rodadero en même temps qu'Amaleo. Nous sommes passé entre l'ile d'Aguja et la cote ,escortés par une bande d'une dizaine de dauphins sauteurs( la carte de l'amirauté est fausse , car elle ne mentionne pas les rochers affleurants du milieu de la passe , mais on passe facilement à côté) . Nous n'avons pas eu plus de 15 noeuds de vent , alors qu' Amaleo au large avait des rafales à 35 noeuds;
Nous avons ensuite été abordés par la guardia costa qui a laissé de grosses marques noires sur la coque ; ils ont juste demander ou on allait , auraient souhaiter que l'on aille mouiller à Santa Marta pour faire des papiers , mais nous avons poliment décliné leur demande et ils n'ont pas insisté.
Aprés 2 h de route nous avons mouillé à Rodadero et retrouvé les bateaux de cabo de vela et de Guaraica. Nous sommes repartis aprés déjeuner , vers 14 h , laissant nos 3 compagnons français qui ne partiront que demain pour passer le cap de Baranquilla de jour. Nous avions prévu d'aller mouiller au matin à la pointe Canoa ; mais nous sommes allés beaucoup trop vite . A 5 heures du matin nous y étions soit presque 8 noeuds de moyenne , sous génois très enroulé!!
Comme il y avait du vent et de la mer , nous n'avons pas osé aller mouiller de nuit. Ensuite le vent est tombé , et nous avons terminé à petite vitesse le temps que la capitaine fasse son quart de sommeil.
A 7H 30 nous avons pris la passe ( bien balisée ) au travers de la digue submergée de Carthagène, et a 8H30 nous avons mouillé devant le club nautico.de Manga hélas en pleine réfection, ce qui ne va pas faciliter les choses Il y a beaucoup beaucoup de bateaux au mouillage , plus de 200 probablement. Les gens chassés par la peur du Venezuela vont vers Panama et le Belize .
Nous espérons cependant trouver une place à quai pour pouvoir laisser le bateau tranquillement pendant une petite visite de l'intérieur de
Colombie.
ps deux albums photos 200912 un sur cabo di vela , l autre sur les 5 baies
Luliberine BULLETIN NUMERO UN
JEUDI soir heure de l'apéro
Après une très chaude journée , nous prenons le frais( très relatif ) sur le pont en regardant la marina
Le bateau est toujours à sec . La peinture a commencé mais sera plus longue que prévue, car la couche faite à saint martin l'année dernière a mal accroché et il faut l'enlever .
Nous sommes arrivés à Curaçao mardi après midi après dix jours chez Cécile ou nous avons bien profité de la famille : étude des sinus et cosinus avec Mathilde , aucun devoir avec Elora dont une partie des profs est absent et qui ne pense qu'à jouer sur ordinateur avec sa poupée Bimbo . Megan quant à elle est toujours la même :dehors avec les copains .
La maison de Cécile est vraiment bien , et grande . Seul regret pas de piscine
Nous la laissons en pleine réflexion sur la mutation de l'année prochaine : Réunion, Guadeloupe ou France .
Donc à partir de mardi après midi , nous nous sommes occupés du bateau .
Point positif, il est sec ( mais très poussiéreux ) Il a bien fallu toute la journée du mercredi pour le rendre habitable : vidage de l'intérieur de tout ce qui a vocation à être dehors ( :voiles , moteur et autres) , rangement des 46 kgs de bagages que nous avons amené ( dont 3 kgs de rhum Bologne )
Seul point non encore abouti , l'anémomètre . L'ancien donnait des indications fantaisistes . Nous avons donc racheté un nouveau indicateur . Hélas il donne aussi des indications erronées et je ne sais pas quoi faire pour y remédier; de plus il n 'est pas sur que nous trouvions un électronicien ici. Nous ne trouvons pas non plus de lattes pour la grand' voile , car la troisième nous a quitté l'année dernière quand nous avons affalé avant d'entrer dans le port de Curaçao .
Ce matin nous avons été faire des courses au grand magasin avec une navette gratuite en bus , il y de tout , à des prix raisonnables ( en gros identiques aux prix français ) Pour les 4 jours qui viennent nous avons loué une voiture ( 30 usd par jour ) afin d aller faire les courses plus facilement pour la boisson et aussi pour le diesel et pour aller visiter l'île, samedi et dimanche.
DIMANCHE SOIR
Vendredi matin, un ouvrier a commence à gratter le bateau;comme dit précédemment la dernière couche de peinture tient mal sur le précédente et il ne suffit pas de poncer , il faut aussi gratter . Ça risque d'être long et onéreux. D'autant plus long que l ouvrier n a travaillé que le matin.
Par contre nous avons réussi à contacter un voilier qui a peut être des lattes. Avec la voiture nous avons pu aller faire des courses de boissons : nous avons maintenant le plein ; nous avons aussi fait le plein de fuel à coup de jerricans ( la jauge ne marche plus , tant pis ) ; en fait il devait être possible de se faire livrer par un camion citerne , mais nous n 'avions pas penser à cette possibilité.
Le soir profitant de la voiture nous allons manger en ville . Hélas le centre ville est désert, seul le restaurant le long de l'entrée du canal est ouvert ; nous y dînons d'un churasco trop cuit et d'un ragoût pas mauvais , accompagnés de french fries qui sont les légumes typiques de Curaçao
Samedi nous avons été visité le nord ouest de l'île. Maracaïbo est une ile longue de 61 kms et au plus large de 14 kms . Nous sommes au quart est de l'île , dans une immense ria , qui débouche sur la mer à la capitale Willemsdadt ; Tout autour de ce plan d'eau , il y a des raffineries de pétrole et des installations portuaires . Le sud est de l'île est plat , sans grand intérêt , sauf la ria de Spansee water, une vaste zone de mouillage , plus agréable que notre marina mais très loin de la ville.
Nous avons décidé de ne visiter que le nord ouest , a l'extrémité on aperçoit des collines et il y a deux parcs naturels .
La circulation est facile , les routes sont correctement entretenues et très larges mais avec très peu de panneaux indicateurs . Après la traversée d'une zone pavillonnaire , la route passe dans un paysage presque plat , couvert d une végétation basse : épineux et cactus . Il y a beaucoup d'habitations dispersées avec de temps à autre de grandes églises peintes de couleur vive. Nous arrivons devant le parc naturel de shete boka et faisons une promenade à pied le long de la mer . Rien de bien sensationnel; cette
çôte au vent battu par la houle est une falaise corallienne de 5 m de hauteur , coupée par des criques au débouché d'oueds . Sur plus de 5OO m de larges , rien ne pousse sur les cailloux . Nous décidons donc de ne pas aller voir le deuxième parc , mais plutôt d 'aller nous baigner .
Nous arrivons donc à playa forti, petite plage de sable au pied de falaises;sur le petit cap un restaurant ou nous pouvons manger malgré l'heure tardive deux filets de rouget . Hélas les filets sortent du congélateur et sont un peu aqueux ; la sauce épicée fait passer la fadeur de la chair.
La plage n'ayant aucun ombrage , nous allons à la plage un peu plus à l'est:
groot knip .C'est une petite plage au débouché d'un oued , dans une petite baie
entourée de falaises .La plage est aménagée avec des parasols de paille , mais ils sont tous occupés Nous allons voir les fonds ; il y pas mal de poissons mais très peu de corail. Après le bain nous repartons vers l'est en visitant de nombreuses plages , toutes sur le même modèle; la plage de Santa cruz nous plaît bien , elle est assez grande , avec très peu de monde , et un voilier mouillé à son ouvert. La plage de Daaibooi nous plaît encore plus et nous décidons d'y revenir demain
Dimanche donc départ pour la plage en passant par la baie de Santa Marta , un peu difficile à trouver en raison de travaux sur la route . Le site est notre préféré de l'île: c'est une grande lagune entourée de collines verdoyantes , avec un accès à la mer entre deux falaises . Au bout de la route , il y a un joli village de vacances totalement désert et semblant en grande partie abandonné; Comme nous ne voyons pas d'accès à la plage , nous repartons pour la plage choisie hier., petite déception le snack que nous avions cru remarquer hier est fermé , tant mieux pour le régime. Les fonds ne sont pas mieux qu'à groot knip, seul point remarquable des multitudes de poissons haches
En rentrant ,nous passons par le centre de Willemstad; pas de chance ,c'est tout aussi désert que vendredi soir :pas un magasin,pas un restau ouvert! Nous en profitons pour faire quelques photos sans être géné par le moindre passant
le soir nous allons manger au restaurant Rodéo , pas très loin de la marina , restaurant recommandé par le guide nautique, nous y mangeons de bonnes ribs accompagnées de french fries, c'est bon et assez cher : 74 nafl pour deux ( 1.8 NAFL vaut un USD )
LUNDI
G rosse déception :pas le moindre travail de peinture sur le bateau ; n'ayant pas pris rendez vous à l'avance sur leur planning ( ce que nous ignorions ) ,le chantier ne peut nous prendre que lorsqu'ils ont un trou dans les travaux !
De plus ,la batterie moteur que Jacques a commandé il y a un mois n'est toujours pas là ;ce serait bloqué dans un container à la douane; décidemment ,Curaçao n'est pas une halte rêvée pour des travaux! Pas de matériel, peu de spécialistes,,,, quand partirons nous?
Du coup, je me lance dans une grande lessive ,tout cela à l'antique ,dans 2 seaux ,à la brosse et à l'huile de coude car il n'y a pas de buanderie ici; juste 2 WC et 3 douches ce qui est limite vu le nombre de bateaux habités sur le chantier
Pendant ce temps là, Jacques bricole : mise en place d'une latte car on a fini par trouver un voilier, remplacement du joint presse étoupe par un mécano , changement de la chaine d'ancre et peinture de l'ancre très rouillée après nos 2 passages dans les eaux acides de l'Orénoque etc ... à part l'anti-fouling ,ça avance
MARDI
Pour ne pas tourner en rond, nous continuons à bricoler : couture du bimini qui ,refait à ST Martin il y a 2 ans ,se decoud de partout , nettoyage des pare battages ,salis par 15 jours sur les eaux brunes de l'Orénoque, graissage par Jacques des winchs...
Enfin ,victoire ,à 13 h un ouvrier arrive avec sa poinceuse pour la coque
MERCREDI SOIR
Le bateau a enfin une couche de peinture
Nous avons refait le plein des courses , et au magasin nous avons rencontré Claude et marie rose du bateau Amaleo , et nous sommes donné rendez vous à un des mouillages de la cote colombienne :
ils partent samedi de Spansee Water
nous esperons pouvoir partir vendredi ou samedi
prochain bulletin de Carthagene dans une quinzaine de jours
l'album photos a le titre 200911 cuaracao
a bientot de vous lire
Bulletin 6
A Puerto la Cruz tout s'est déroulé correctement; le lundi après midi les papiers étaient faits et le linge lavé . Le mardi matin nous avons fait quelques courses alimentaires au super marché ( central Madeirense ) : yoghourt et fruits et un peu de poisson ; il y a avait beaucoup de monde et même la queue au rayon boucherie .Nous avons flâné l'après midi notamment en rangeant les photos et en faisant leurs sauvegardes et en prenant quelques nouvelles du monde sur internet.
Mercredi matin nous avons payé la marina , fini nos bolivars au tout petit magasin de la marina et à 9 h 30 nous sommes partis.
Le vent était quasi nul , comme tous les matins dans la rade de Puerto , avec une visibilité mauvaise due à la brume. Le vent s'est établi après le passage de l'ile Borracha . En passant nous avons admiré de loin le mouillage à l'ouest de Borracha qui semble magnifique ; c'est là qu(il y a deux ans un américain s'est fait tué , quel dommage maintenant d'avoir peur d'y aller car c'est un cadre rude mais magnifique de falaises rocheuses.
Le vent est monté dans la journée jusqu'à 18 noeuds de nord est nous permettant d'avancer à vive allure , plus de 7 noeuds ; à la tombée de la nuit nous étions sous Tortuga et le vent a faibli autour de 10 noeuds en virant un peu à l'est . Nous avons continué à bien avancer .Au lever du soleil , j'ai été salué par une troupe de dauphins , puis à 7 h c'est une baleine à bosse qui a croisé notre route, à une cinquantaine de metres devant . Le vent a continué a tourné pour devenir granchement est sous los roques et à fraichir jusqu'à 18 noeuds . A 11 h nous passions devant la pointe de l'île sal ( a noter une grosse vedette mouillée à son nord , en plein vent et clapot ); en passant devant les ilots de dos Mosquises nous avons enfin péché un barracuda ( la ligne était en place depuis la veille) puis vers 13 h bous sommes arrivés à Cayo Agua . Le vent tournait autour de l'île rendant les mouillages sud très clapoteux et nous avons décidé d'aller sous le vent de Cayo Ebert où il y avait 5 ou 6 vedettes à moteur et 2 voiliers un peu à l'écart vers l'ouest sur des fonds verts pale . Nous nous sommes avancés jusqu'à ne plus avoir que de 2 m de fonds et nous avons mouillé sur une mer calme à 14 h 30; à proximité des 2 autres voiliers ,des catas
Après déjeuner , nous nous aprètions à descendre nous dégourdir les jambes , quand l'annexe du cata voisin est venu nous dire bonjour et nous inviter pour l'apéro . Nous avons fait une balade sur le coté nord est vers de petites dunes de sable ; la caye est très étroite en son milieu pour s'élargir un peu vers le nord ou il y a un petit étang totalement asséché. Seul petit problème dés que l'on quitte le sable du bord de plage il y a des herbes avec de petites boules très piquantes qui se glissent dans les chaussures. Nous avons réussi quand même à atteindre le sommet des dunes ( 3 m de haut ) pour avoir une très jolie vue sur la baie. Au retour nous avons cherché des têtes de corail , il y en a un peu sur le bord , mais l'eau n'est pas très limpide.
Le soir,nous avons passé un bon moment sur le cata de Claude et Marie Rose, Après5 ans de navigation aux antilles, ils ont navigué 2 ans au Venezuela et s'apprètent à laisser leur bateau à Margarita .L'an prochain ils comptent aller vers l'ouest. Nous aurons donc un programme commun jusqu'au x San Blas Peut être ferons nous un bout de chemin ensemble
Le lendemain matin , nous sommes partis vers l'est de la caye voir les colonies de fous ; Il y en a beaucoup , des dizaines et des dizaines dont les oeufs viennent d'éclore ; les petits sont des grosses boules blanches avec un bec noir blottis contre leur mère. Ils ne sont pas farouches et on peut les approcher de près sans qu'ils montrent des signes d'inquiétude. Nous sommes restés assez longtemps à les regarder en espérant assister à un repas ; mais nous n'avons rien vu , les mères leur donnent des brindilles à machouiller .Il y a pourtant pas mal d'oiseaux en l'air qui tournent , mais en ne plongeant que très rarement., contrairement aux pélicans qui quand ils pêchent plongent très souvent. L'a prés midi nous avons été en snorkel explorer les têtes de corail prés du bord , sans grand espoir de voir quelque chose et la surprise sur la première tête de corail par moins de 2 m de fonds , 4 anges royaux viennent nous regarder en jouant à cache cache. Il y a aussi une multitude de gorettes de toutes espèces Nous verrons ainsi une demi douzaine de têtes de corail, avec tout autour beaucoup de poissons : gorettes , des mérous peu farouches , des anges juvéniles au très belles couleurs , et même quelques thasards .Dommage que l'eau soit si trouble
Le soir ,dernier apéro avec Amaleo .Ils partent aussi demain ,mais vers l'est; peut être à l'an prochain
Samedi 11
mouillage de la deuxième baie de l'isla Bartolovento sur los Aves
Nous partons vers 8 h . Le vent est plein est et la mer très forte , au moins deux mètres de creux . Avec les voiles en ciseau , nous avançons bien , mais le bateau roule énormément , et nous sommes limites mal de mer ; ce n'est pas une partie de plaisir . Nous arrivons vers 13 h à la pointe ouest de l'ile sud des Aves de Barlovento Cette caye est un immense fer à cheval de plus de 4 miles de diamètre fermée au sud par une ile de même longueur, Cette mince bande de terre abrite dans les hauts palétuviers qui bordent le lagon , une très importante colonie de fous à pattes rouges.
Nous contournons les cayes pour aller mouiller dans la deuxième baie ( en comptant à partir de l'ouest) devant les colonies de fous .Il y a deux autres bateaux .
Nous partons faire le tour de la baie pour voir de près les fous ; Cette espèce niche dans les arbres , les bébés fous , grosse boule blanche , sont tous seuls sur leur nid , quelques branches sommairement entremêlés Il y des oiseaux sur toutes les branches et beaucoup, en l'air ,tourbillonnent
Mais là , encore nous ne voyons pas de séance de nourrissage .Nous faisons un tour à pied jusqu'à la pointe ouest de l'aile , marche facile car un petit sentier est tracé presque jusqu'au bout. Les couleurs du lagon sont très belles .
Dimanche soir même mouillage
La journée a été consacrée au snorkel
Le matin snorkel sur le reef qui ferme la baie à l'est , à côté de la passe à annexe ; il y a de belles têtes de corail , des cornes de cerfs en abondance et quelques anges royaux , plongée intéressante
l'après midi nous allons en annexe sur le reef qui ferme au nord ouest la quatrième baie , mouillage coté ouest et plongée coté est par une passe à annexe large et profonde . Pour une fois il y a un tombant de corail à environ 8 mètres de profondeur et l'eau est claire ; Le décor est splendide: coraux durs et mous, grandes éponges en tube... , mais il y relativement peu de poissons .de plus , ils sont très farouches et ne se laissent pas photographier.
. . Lundi soir mouillage de saki saki aux Aves de sotavento
Nous sommes partis vent arrière avec un vent léger et une mer belle ; Après 5 h de navigation ( pour 30 miles ) nous arrivons à Saki saki l'île du phare . La barrière de corail vue du large était quasi invisible même d' assez près . Comme le vent se lève à notre arrivée nous décidons de mouiller sous l'île et non pas coté est comme l'a fait un bateau . Nous mouillons devant un reef de corail qui est devant la plage par 4 m de fond lequel semble pas de très bonne tenue ;le sable n'est qu'en mince couche sur un fonds dur . J'ai été voir car la ligne de pêche que nous avions oublié de rentrer s'est accrochée au fond ; En plongeant, je constate qu'un barracuda y est accroché , la ligne fait un tour autour d'un caillou. En tirant la ligne par devant je la décroche et nous remontons le beau barracuda qui ne défend pas beaucoup .( grillé à la poële,il était délicieux)
Après déjeuner nous allons faire un tour de snorkel , vérifier les fonds , voir si il est facile d'aller mouiller plus prés ( c'est possible mais pas évident ) et voir les poissons ; Le reef entre la plage et nous est composé d'énormes morceaux de coraux morts , principalement des cornes d'élan . La visibilité est mauvaise mais nous voyons quand même deux beaux zawags bleus , ce sont des très gros perroquets (1 M ? )bleu fonçé avec des taches bleu roi sur le front, et bien sûr les poissons habituels: perroquets à foison, gorettes,,, très farouches . Nous voyons aussi les antennes de deux langoustes enfoncées très profondément dans leur trou.
Ensuite nous allons faire le tour de l'île .C'est est un véritable nichoir de sternes fuligineux ( espèce de mouettes noires et blanches) Il y en a des milliers qui tournoient en piaillant ou se cachent dans des buissons sur la terre . C'est la fin de la période de la couvaison; Sous chaque petit buisson il y a une trentaine d'oiseaux , certains couvant sur le sol de petits oeufs blanc ,un peu tacheté, d'autres veillent sur des oisillons petites boules brunes sachant à peine marcher. Le spectacle est hallucinant, les oiseaux peu farouches se laissent approcher sans problème;
Nous voyons aussi plusieurs noddys bruns ( autres sternes) qui nichent eux dans un nid de branches dans les buissons un peu au dessus des sternes . Sur la grève il y a aussi des mouettes atraciles .Malgré le vent cela sent fort le guano .mais ce spectacle en vaut la peine
mardi soir mouillage de Palmeras los Aves
La nuit a été un peu rouleuse car le vent a bien soufflé; nous sommes donc partis ce martin pour un mouillage plus au sud ( 2 miles ) qui semblait mieux protégé sur la carte puisque il était entre deux ilots .
C'est vrai , il y a moins de clapot, bien qu'il y en a encore un peu ; et pourtant le mouillage est petit et bien entouré .Nous sommes à 150 m d'une plage au vent et à 50 m de la plage sous le vent .Le fonds n'est pas de très bonne tenue car le sable repose sur une couche dure ou l 'ancre ne peut pénétrer. Notre premier essai de mouillage n'a pas tenu malgré moins de 2 m de fonds , le deuxième résiste , l'ancre ayant croché sur une dizaine de cm.
Le site est beau , les ilots ont chacun une touffe de cocotiers ; les couleurs du lagons sont très belles ; il n'y a aucun oiseau, ce qui est curieux quand on pense à la surpopulation de SakiSaki.
Nous avons fait un snorkel au bord nord de notre mouillage ; C'est pas mal et surtout trois carangues ailes rondes nous ont tourné autour pendant prés d'une heure. Sinon , c'est la faune habituelle toujours aussi farouche. Nous avons fait aussi un tour de l'ile Palmeras , ile absolument déserte, avec des petites plages alternant avec des bancs de coraux
Le soir un bateau a mouillé sous le vent de l'île palmeras; il ne semble pas au calme ; décidément ces îles doivent être plus agréables en été quand les alizés se reposent.
Mercredi soir à une bouée à Bonaire.
La traversée a été fatigante : 30 miles de vent arrière soutenu avec des creux de plus de 2 m ; nous avons un temps essayé le génois en ciseau , mais le bateau, s' il allait vite, était trop fatigant avec des embardées incessantes et le claquement du génois quand il se déventait ( du fait de galhauban nous ne pouvons pas mettre de tangon perpendiculaire au bateau ) Nous avons donc mis 5 h 3 pour faire les 33 miles jusqu'à la pointe sud de Bonaire . Puis le vent est monté à plus de 22 noeuds quand nous avons tourné vers le nord pour aller au mouillage ; c'est donc à une allure record que nous avons terminé les derniers 8 miles . Nous avons pris une bouée devant la petite ville : c'est obligatoire il est interdit de mouiller sur ancre pour protéger les fonds . Depuis notre passage il y a 4 ans , les maisons ont poussé de partout et le petit village est devenu une petite ville , toujours aussi pimpante: petites maisons très colorées alignées ,en 2 rues, le bord de mer et la rue des boutiques Nous avons été faire les formalités : douane plus police sans problème ; la douane nous a demandé le papier de sortie du Vénézuela ;heureusement que nous avions bien fait ces formalités!
Ensuite nous avons été nous renseigner sur la plongée : nous essaierons demain car nous sommes venus spécialement pour ça ., Ce qui nous est proposé est la fourniture d'une bouteille et son remplissage illimitée dans la journée pour 25 USD; c'est assez étonnant:la côte sous le vent est ceinturée par une barrière de corail , à environ 50 mètres du rivage , y compris devant la ville où se trouvent les mouillages ;on peut donc plonger en partant du bord ou même des bateaux
Dimanche après midi Saint Martin
Eh oui , la croisière est finie et nous sommes à Saint Martin.
A Bonaire nous avons fait de belles et longues plongées . Elles se ressemblent un peu toutes : il y a une bande de sable qui part de la rive et descend jusqu'à 5 m , sur une trentaine mètres de large, puis un tombant à 45 degrés de corail qui descend jusqu'à 40 mètres. Nous avons fait 6 plongées , entre 15 et 2O mêtres à l'aller et 5 à 10 mêtres au retour en palmant tout doucement : résultat plus de 75 minutes sous l'eau et beaucoup de poissons surtout au retour à la frontière du sable et du corail; les poissons surtout le long du rivage sont peu farouches: des carangues de toutes sortes ,des perroquets, des quantités d'anges ,anges royaux et anges français ....et des coraux comme les éponges sont magnifiques , à Klein Bonaire , la petite île basse en face sa grande soeur ils sont plus farouches. A noter qu'il y a peu de bouées de plongée , beaucoup moins que de sites de plongées indiqués sur la carte.
Après une dernière plongée le dimanche matin , nous avons essayé d'aller au restaurant mais le dimanche à Bonaire tout est fermé , sauf le club de plongée . Nous avons juste trouvé un restaurant qui ne servait que des salades .
Lundi nous sommes repartis pour Curacao, vers 8 h, par un bon vent d'est . Nous avons été jusqu'à la pointe ouest de Bonaire , qui pourrait faire un joli mouillage si on avait le droit d'y mouiller .puis cap vers Curacao . Nous sommes arrivés devant l'entrée du port vers 13 h après une dernière navigation rapide et sans histoire
L'entrée est vraiment jolie avec une une jolie petite ville colorée de part et d'autre du chenal d'entrée .Bonaire et Curacao sont deux iles ex hollandaises ce qui a fortement influencé le style de construction : des maisons assez étroites d'un ou deux étages avec un pignon triangulaire alignées le long de l'eau. Imaginez un petit Amsterdam ,mais dont toutes les façades au lieu d'être grises seraient de toutes les couleurs:jaunes, turquoises, roses, vertes , mauves ça ne manque pas de charme Le chenal est emprunté par tous les bateaux ,grands cargos comme petits voiliers , pour rejoindre la zone industrielle Par chance le pont mobile utilisé par les piétons était ouvert et nous n'avons pas eu à attendre son ouverture . Ensuite nous sommes entrés dans la rade industrielle beaucoup moins agréable : usines, raffineries, entrepots ,citernes de gaz.... Nous avons mouiller à quelques pas de la marina dans une baie très moche et très ventée . Nous avons été au bureau : pas de place à quai pour nous , nous pouvons juste sortir le bateau; nous avons décidé de rester mouiller deux jours pour commencer à préparer le bateau ,
Le mardi nous sommes allés en ville faire les formalités et prendre des billets d'avion pour Saint martin : première date possible, le vendredi après midi , ce qui nous allait bien.
Le reste du temps nous avons donc fini de désarmer le bateau , tout en rencontrant les équipages de deux bateaux français, et en passant la soirée avec eux ; Le premier Lazarina est un trismus 32 avec Stephane , Béatrice et leur ami Eddy en route pour Carthagéne, puis Panama et en attente de la réparation de leur safran , le deuxième Fushi un grand catamaran avec Bernadette et Claude, qui hivernent aussi à Curacao et que nous reverrons peut être aux San Blas .
Le temps a donc passé très vite entre les formalités, le nettoyage , le rangement de Luliberine ,sans oublier les bagages dans lesquels il faut faire rentrer tout ce qui doit être ramené sans pour autant dépasser les 20 Kg fatidiques par personne . Nous n'avons donc guère eu le temps pour visiter Curacao , à part deux heures de déambulations dans la ville, après la deuxième visite à l'immigration. La ville est très propre à la hollandaise . Nous vous raconterons tout sur Curacao la saison prochaine .
Vendredi soir ,après 1 h40 de vol sans histoire,nous sommes arrivés à Saint martin accueillis par Elora et Cécile , très rajeunie par sa nouvelle coupe de cheveux.
La saison 2008/2009 est donc finie Nous avons fait 2500 miles environ pour moins de 200 h de moteur , dont 50 sur l'Orénoque . c'est dire que nous avons eu du vent , un peu trop à notre goût .
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