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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 13:38
 

Bulletin n 4 vérifiée par la capitaine

photos dans album 200903orenoque et 200903testigos

merci de nous dire (pour ceux qui n ont pas vista) si ils ont pu lire la version odt de ce bulletin


dimanche 8 mars

mouillage de l'île aux ibis cano Manamo delta de l'Orénoque


Nous goûtons en cette fin d'après midi le calme du mouillage en attendant devant un nichoir à ibis rouges qu'ils arrivent. Tout irait très bien si les WC n'étaient pas bouchés; j'ai changé tous les clapets, démonté et remonté 3 fois , rien n'y a fait , l'expulsion n'est plus possible, quelque part entre la cuvette et la vanne du holding tank il y a un bouchon.

Mais revenons à la chronologie.

La journée de samedi a été une longue suite d'attentes pour finir tout ce qu'il nous restait à faire avant de partir. Attente du loueur de voitures , j, ai fini par laisser les clés à la marina , attente devant le bureau de l'immigration qui portait un écriteau : comme back in 20 mn, ; les dames charmantes sont arrivées au bout d'une demie heure , ont fait assez vite les 10 formulaires et coups de tampon ,nécessaires et nous ont fait payé 100 tt de travail le samedi.

Attente à la douane pour que le fonctionnaire ait terminé un coup de fil à sa « darling », puis qu'il refasse pas mal de formulaires agrémentés de coup de tampon , chaque coup de tampon étant ensuite visé en rouge , et pour finir il nous a fait payer 200 TT (1 TT à peu près 1Fr), mais pour ce prix nous avons eu le droit à deux reçus;

Tout cela nous a mené jusqu'à midi , et nous avons été à internet. Sur la porte un panneau : je reviens a midi( j'ai traduit ) , nous nous asseyons au bar à coté , puis comme le temps passe nous décidons d'y manger ;c'est très bon : une tranche de marlin cuite comme il faut et pas cher 35 tt ( nb c'est le restaurant de Tardieu marina , à coté du bureau de Jesse James ). A une heure internet ouvre enfin. Nous allons ensuite rechercher nos bouteilles de gaz et nous sommes prêts à partir : il est 15 h .

Nous allons mouiller à Scotland bay, pour y attendre l'heure de partir. Nous avons 50 miles à faire pour atteindre la bouée d'entrée du chenal,et nous voulons entrer de jour. En comptant 5 noeuds de moyenne il nous faudra 10 heures , nous partirons donc à 20 h. Le mouillage de Scotland bay est très beau : c'est une baie très fermée entourée de montagnes boisées , un des beaux mouillages des antilles.

A 20h nous partons , avec 2 ris et foc pour ne pas aller trop vite et calmement. Mais nous sommes plein vent arrière et nous empannons sans cesse , nous affalons donc la grand voile et restons sous foc ; Au début nous avançons bien comme prévu à 5 noeuds , mais 5 noeuds sur l'eau, car sur le fond nous allons à plus de 6 noeuds :, trop vite . Nous affalons aussi le foc , et sous fardage seul nous allons encore à 3,5 noeuds; heureusement le courant s'arrête sans toutefois s'inverser ; Nous arrivons à la bouée au lever du jour, il y a pas mal de vent , de grosses vagues et le courant dans le passe est descendant donc contraire au vent ; les vagues deviennent très courtes et déferlent ; nous sommes un peu crispés , car quand on parle chenal , c'est un chenal virtuel qui passe entre deux bouées puis va tout droit au milieu de hauts fonds invisibles .

L'an passé nous avions eu toujours 4 m d'eau , cette année nous descendrons jusqu'à 2 m ; ( il est probable que nous avons été entraînés un peu au sud du chenal; enfin tout se passe bien et nous arrivons vers 8 h au mouillage devant le poste de garde de Pedernales . Le vent est fort ainsi que le courant et il y a des vagues ; nous mouillons , le bateau gigote . Je descends seul à terre , AM restant par précaution au bateau ; de toute façon elle n'aurait pas pu monter sur le ponton , car il faut faire de l'escalade pour y arriver. Je donne vite fait nos noms au préposé et je retourne au bateau : les formalités sont finies. Nous repartons ensuite sous foc seul , plein vent arrière , pour faire les 15 miles jusqu'à notre mouillage de ce soir


lundi soir mouillage du cano des dauphins 9°35 94 62° 18 73


Hier vers 17h 3 , nous étions un peu déçus; il y avait quelques groupes d'ibis sur la rive est ; mais rien d'extraordinaire. Puis soudain à 18h 15 , les vols d'oiseaux ont commencé à arriver, des dizaines puis des centaines d'ibis sont venus se percher à l'extrémité sud de l'île devant le bateau. C'était vraiment le spectacle que nous attendions .les arbres étaient rouges d'oiseaux dont on entendait les cris et le bruissement d'ailes EXTRAORDINAIRE !

Le départ des ibis le lendemain matin a été encore plus extraordinaire mais encore plus bref : vers 6h 2 , en 2 vagues successives tous les ibis sont repartis;le ciel en était rouge

Levés de bonne heure , nous étions prêts pour une grande journée de navigation.

Mais comme nous préférions attendre la marée montante vers 12 h pour profiter des 2 noeuds de courant; j'ai repris la réparation des WC, en triturant le plus possible le tuyau d'expulsion et miracle en forçant un peu sur la pompe, j'ai entendu un petit sifflement puis d'un coup tout s'est débloqué; ouf! Nous avons ensuite utilisé une bouteille d'HCL pour dissoudre toute trace de calcaire.

Le vent étant toujours nord , nous sommes donc partis sous génois vers le sud avec la marée montante :3 h de navigation sous voile et sur eau plate: le rêve!. Nous n'avons affalé ce dernier une fois 'arrivés au cano des dauphins roses ,celui ci étant trop étroit pour être bien venté.

Notre entrée sur le cano a été salué par un envol de grands perroquets, jaunes et bleus, puis par les dauphins . Nous avons continué vers l'amont , dépassé un petit hameau, puis un autre pour aller mouiller par 9 35 94 S,62 18 73 N;

Des enfants d'une hutte en amont sont venus nous dire bonjour , timidement. AM leur a donné des bonbons , puis nous leur avons donné une photo. Ils sont repartis pour aller chercher les autres enfants de la famille: ils voulaient eux aussi une photos. La photo est vraiment un bon moyen d'avoir un contact et notre imprimante Samsung marche très bien.



Mardi soir mouillage du cano de Wumamorena par 9 40 42 S 62 21 22 N


Au réveil ce matin un arbre , transporté par le courant,est accroché dans le chaîne, heureusement je le tracte assez facilement avec l'annexe et il se dégage. Il y a aussi quelques ilots de jacinthes qui défilent , mais ils restent de faibles dimensions et ne restent pas accrochés ,heureusement. Nous partons vers l'amont pour voir si nous trouvons un lodge, il doit y en avoir un , car nous avons vu passer un canot avec du sable. Mais après 4 miles et 3 courbes, nous renonçons , car nous ne voulons pas passer trop de temps à faire du moteur. Nous commençons donc notre lent retour vers la mer Devant les palafitos ( leurs cases rudimentaires :un plateau de rondins de bois, un toit de palmes, pas de murs) , des enfants nous proposent des vanneries depuis la rive; nous faisons demi_tour et ils se précipitent dans une barque ,leur père à la commande Nous échangeons donc des vanneries dont deux grands plateaux tressés contre des vêtements; Voyant cela la maman depuis la rive nous propose un immense plateau de plus d'un mètre , c'est tentant mais comment le ranger dans le bateau , nous déclinons donc l'offre. A noter que le père ne sert que de chauffeur , il ne dit rien quant aux échanges , la règle semblant être un objet contre un vêtement . A coté une grande barque charge des rondins de bois , pas de doute un lodge est bien en construction quelque part en amont.

Nous poursuivons en contemplant les rives et surtout les vols de grands perroquets . Heureusement pour la photographe animalière du bord ( ou plutôt photographe ornithologique ), les perroquets sont très bruyants et sont donc faciles à repérer. Nous mouillons vers midi un peu avant le cano manamo, par 9 38 638 62 20 66 .Et aussitôt , nos amis les dauphins roses viennent nous voir . Mais ce sont pas les amis des photographes , car ils semblent prendre un malin plaisir à réapparaître là ou ne les attendait pas ; le temps que l'appareil ait fini sa mise au point le plus souvent il ne photographie que le remous ou au mieux le dos . Mais nous les avons bien vus : ils sont gris sur le dessus mais le ventre est tout rose. Ils ont même sauté devant nous ; nous n'avons aucune preuve photo et certains malveillants pourraient accuser un certain abus de rhum ; Ils auraient tort , car le midi nous ne prenons que de l'anisette , et de plus nous faisons attention à nos réserves , car nous n'avons pas fait le plein en Martinique comme prévu.

Nous nous arrachons à la contemplation des remous pour aller en annexe explorer des canos Z ( un cano Z est un cano ou l'annexe a des difficultés à se frayer un passage ) ; Hélas le petit cano que nous avions tant aimé l'année passée est obstrué par un arbre, nous en trouvons un autre sur la rive gauche juste à la hauteur du mouillage;il est beau mais dépourvu d'oiseaux

Nous repartons vers 15 h pour aller mouiller pour la nuit près du village . En passant devant le hameau en amont, des barques viennent faire du troc: nous échangeons encore et acquérons une pagaie contre un flacon de shampoing.

A 16 H30 nous mouillons. Assez rapidement des barques viennent nous voir pour des échanges et aussi pour se faire photographier: la nouvelle s'est vite répandue au village Danni , le guide , vient nous voir et après marchandage nous le retenons pour la journée de demain :60 usd .( 120 US au départ)

Rendez vous à 7h.



Mercredi soir mouillage des 3 rios ( un peu en amont de Morokoto )


La journée a été bien remplie . Après une nuit ou les singes hurleurs ont essayé de nous empêcher de dormir avec leurs cris., Dani est arrivé ,à 7h précises ,dans une pirogue pays équipée cependant d' un gros hors-bord de 40 cv . Une pirogue pays est d'abord un tronc d'arbre évidé, complété par des deux rangées de planches pour franc bord. Évidemment , malgré un calfatage sommaire, dès que la liaison entre tronc et planche est dans l'eau elle fuit et il faut constamment écoper. En partant , nous avons repéré sur la cime d'un arbre 2 singes hurleurs se déplaçant tranquillement

Nous sommes allés dans un cano sur la rive gauche du Manamo, en face du village, d'abord dans un bras assez large puis dans un petit cano ou Danni a arrêté le moteur et poursuivi à la pagaie. C'était superbe, puis nous avons entendu dans les arbres un grand vacarme. Après quelques minutes Danni nous a dit : monos; C'était une bande de singes capucins qui se baladaient dans les branches Ils ont traversé la rivière , en passant de branches en branches, puis ont disparu. C'est impressionnant ce que de petits singes peuvent faire comme bruit ; On a un peu bavardé en espagnol, pour nous avec un peu de difficultés; Danni a été guide dans un campement en amont pendant 10 ans , avant de s'établir dans le village avec sa femme Il espère faire un mini campement dans un palafito , en face du village; Nous sommes rentrés au bateau et Danni a été cherché sa famille pour lui faire visiter le bateau. Nous en avons profité pour lui préparer un petit dossier publicitaire avec les photos prises avec lui. Il est revenu avec sa femme et ses 4 enfants dont la dernière tête encore le sein , ( 13 mois). Nous avons encore un peu bavardé.

Il est revenu vers 13h , avec une autre barque en planches , à fond assez plat pour aller pêcher le piranha et marcher en forêt ; la stabilité était meilleure. Après quelques essais de pêche infructueux , nous sommes allés marcher un peu dans la forêt; c'est la forêt inondable, a marée haute il y a 10 cm d'eau , à marée basse on marche soit sur les racines , soit dans la boue; la végétation se compose d'arbres assez grands avec des troncs très droits et d'immenses racines et de plusieurs types de palmiers; l'un deux à des fruits en forme de 3 boules qui contienne un peu d'eau légèrement sucrée; une racine donne aussi un pas mal d'eau quand elle est coupée.( ils l'appellent la liane d'eau) Un autre palmier sert pour les couvertures de cases, et un autre donne du coeur de palmier . Pour nous le faire goûter, Danni n'a pas hésité il a tronçonné le tronc ( au moins 5 m de haut) plusieurs fois, avec sa machète, jusqu'à ce que le haut soit descendu à portée de main; il a ensuite pelé la partie verte du haut du tronc, jusqu'à arriver à la partie blanche, nous avons mangé du coeur de palmier frais; c'est délicieux Et ,surprise ,nous avons vu aussi 3 toucans juste 10 mètres au dessus de nous Nous sommes retourné pêcher , Danni a réussi à attraper un petit piranha , tout pale sans couleur rouge comme ceux de l'Amazonie , mais avec de belles dents.

Au retour, Danni nous a emmené dans sa case, au village pour prendre des photos .C'est une case classique avec 2 toits couvrant des plate formes de rondins , une des plate formes est équipée d'une machine à laver et d'un frigidaire, l'autre sert pour la vie, il y a le coin cuisine : de la terre sur des rondins pour allumer le feu de bois, le coin « rangement » :des sacs suspendus pour les affaires et le coin à hamac .Toutes les cases ressemblent à la sienne ;elles sont reliées par des trottoirs en bois ( de rondins ) Le sol est propre et le village est alimenté en électricité par un groupe électrogène assez bruyant

De retour au bateau , nous avons dit au revoir à Danni en le remerciant de cette super journée et sommes repartis pour notre mouillage de la soirée , un peu en aval près du village de Morokoto.


Jeudi soir mouillage de l'île aux ibis


La soirée a été rendue un peu pénible par les iens iens , surtout pour moi particulièrement allergique à ces bestioles.

Au matin nous avons remonté le rio du milieu pour aller jusqu'à un cano ou nous avions vu l'année dernière vu beaucoup d'ibis. Nous avons d'abord exploré un autre cano , très beau mais sans oiseau , à part un anahinga ( gros échassier noir , gris et blanc) puis retourné au cano de l'année dernière ; Hélas il était bouché par un tronc . Nous n'avons donc pas vu beaucoup d'ibis . Mais comme l'eau était particulièrement calme, j'en ai profité pour monter changer l'anémomètre en haut de mat.. Hélas, le nouveau ne donne pas plus de bonnes indications que l'ancien: étrange que l'électronique numérique ne soit pas du tout ou rien .

Ne voulant pas de nouveau subir les assauts des ien iens , nous avons décidé de retourner au mouillage de l'île aux ibis plus dégagé, et ou n'avions pas eu de bestioles ( à part quelques mouches noires et piquantes ) ce qui nous permettrait de profiter de nouveau du retour des ibis

Nous avons longtemps attendu les ibis , ils ne se sont décidés a venir qu 'après le coucher du soleil , tous ensemble; après avoir tourné autour de l'île pendant 30 minutes par petits groupes , puis par vols de plus en plus fourni: d'abord des hérons bleus, des aigrettes puis les ibis, les juvéniles gris et noirs suivis des adultes rouge flamboyant Arbres et buissons rougissent peu à peu puis la lumière décline

Les voir s'installer tous , en moins de 10 minutes est particulièrement impressionnant , pour l'oeil bien sur , mais aussi pour l'oreille à cause du bruits des ailes .

Le matin , nous étions debout à 6 h pour ne pas rater leur départ ; avant

même que le soleil ne monte au dessus de la crête des arbres, dans un grand bruissements d'ailes , ils sont tous partis , dans toutes les directions , en quelques minutes

 

Vendredi soir mouillage à l'entrée du rio Pedernales


Ce matin , nous avons exploré un cano assez grand , situe à 2 miles en aval de l'île aux ibis sur la rive droite du cano manamo. Le paysage est un peu différent, il a sur les rives moins de palétuviers et plus de petits palmiers .Nous avons fait quelques miles, croisé une pirogue avec des gens assez bien habillés et déjeuné dans un grand calme.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'entrée du rio pedernales ,près d'une petite ile à l'abri du courant pour pouvoir partir demain matin à la fin de la marée montante , à 6 h du matin . En effet dès que vent et courant sont de sens contraires les vagues deviennent très difficiles à passer , le bateau est chahuté, roule , tangue , saute et n'avance plus .

Nous avons donc passé une fin d'après midi calme. Cécile nous a donné la météo : nord est 5 à 6 m/s, la force nous va , pas la direction, on fera avec.


Samedi 14 mars 9 h

Nous avons raté la marée . Pas de notre faute , nous étions partis à l'heure prévue , mais alors que nous commencions à prendre le chemin de la sortie , le bateau de la guardia nous a fait faire demi tour et ancrer devant le poste .

Le jeune commandant est monté à bord,l'air peu aimable, pendant que son bateau tournait autour. Il a commencé par nous dire qu'il fallait se signaler à la sortie , qu'il fallait aussi passer à la douane de Tucupita ( à plus de 100 miles en amont !! )

Il a un peu fouillé le bateau, s'est fait montrer les photos de nos enfants et nous avons commencé à parler de choses et d'autres, dont les raisons de notre présence sur le fleuve .Après un silence , il m'a dit: «  entonces! ( alors!) » (, je lui ai répondu avec mon espagnol un peu rudimentaire qu'ayant raté la marée nous allions retourner ancrer à l'abri en attendant 14h , la prochaine marée montante; Après une nouvelle dizaine de minutes , et quelques échanges de nouvelles,nous lui avons offert une bouteille de vin. et nous avons continué à bavarder : il est originaire de la montagne , est en poste ici pour deux ans et souffre de l'absence de filles à la peau claire , manifestement il ne se plaît pas en la compagnie des indiens. Il espère être en poste après à Margarita , le paradis pour lui car il y a beaucoup de jolies filles ; il a demandé une autre bouteille de vin pour le matelot ( mais de moins bonne qualité) puis est reparti en nous demandant si nous voulions quelque chose : je lui ai dit un peu de pain .

Il a regagné le poste et est revenu nous donner du pain, du lait et une bouteille appelée vino et du café. Curieuse rencontre mais là, nous nous rendons compte de l' intérêt qu'il y a à parler un peu la langue du pays§


PS PHOTOS En plus de l'album de ce bulletin , vous pouvez aussi regarde les photos de l'année dernière album orénoque.


Dimanche 15 mouillage de Chacachare Trinidad


Le voyage de retour ne s'est pas trop mal passé

Comme prévu , nous sommes repartis en toute fin de marée descendante, pour tester les vagues , au début du chenal quand il longe encore la rive. Les vagues étaient acceptables : peu de vent et peu de courant , nous avons continué. Nous avons suivi scrupuleusement les waypoints et avons finalement atteint la bouée rouge d'entrée de chenal à 16h au début de la marée montante , avec une mer désagréable, mais acceptable à petite vitesse; durant tout le chenal les fonds n'ont jamais été inférieurs à 4M, ; en fait le chenal est tout droit de la bouée rouge au derrick , presque alignée avec la pointe de terre. Il y a du fond sur le coté nord de cette ligne ( enfin nous n'avons pas testé trop loin , juste de quoi louvoyer un peu pour ne prendre les vagues de face ); Les 2 bouées rouge et verte qui étaient un peu plus vers la terre que les deux premières ont disparu.

Évidemment le vent est orienté nord est , en plein dans le cap , heureusement il n'est pas très fort , comme l'anémomètre donne des chiffres erratiques , nous l'estimerons à 12 noeuds ( l'anémomètre se met a ajouter le vent apparent à la vitesse du bateau pour avoir le vent réel au près !!! et nous ne sommes pas sur du vent apparent car la girouette donne tout et n'importe quoi comme indication ) Nous commençons donc à tirer des bords , probablement aussi contre un fort courant car l'angle de louvoyage sur le fond est de l'ordre de 150 degrés Notre progression vers le but est donc très lente : en 3h nous avons fait vers Chacachare 5 miles .Nous mangeons de bon appétit des saucisses lentilles , sans prendre d'apéro car les estomacs ont un peu de mal à se réhabituer à la mer qui est bien houleuse, après une semaine de calme. AM bat même un record de vitesse car elle finit son assiette avant moi ! Une première!Et puis nous prenons le rythme de la nuit. Il y a un trou de vent qui nous oblige à mettre le moteur 3 h . Le vent reprend un peu avant l'aube , pour nous laisser tomber vers 8h , à 5 miles de Chacachare ou nous arrivons vers 9h. Le temps est gris et n'incite pas à la baignade , nous restons à vaquer en attendant l'heure de départ pour les Testigos , selon nos calculs un départ à 5 h du soir nous permettra d'arriver tôt le matin aux Testigos inch Eole !comme disaient les grecs.


Lundi 16 mars mouillage de Ballandra bay IslaTestigos Grande


Nous sommes partis hier soir sous un ciel plombé, avec quelques rafales. Le moral du capitaine était comme le ciel, mais enfin il fallait bien y aller .

La traversée des bouches du dragon a été difficile, de grosses vagues dans tous les sens et des rafales; heureusement à mi chemin de la traversée une troupe de dauphins est venue nous saluer , ce qui a remonté le moral sinon l'estomac du capitaine .Heureusement une bonne platrée de riz concoctée par Uncle ben , et chauffée par mes soins lui a calé ce dernier ( l'estomac). Le rythme de la nuit a commencé Nous faisons 4 quarts de 2h30 : AM ,Jacques ,AM,Jacques ce qui couvre la période de nuit Heureusement le vent a faibli car durant la première heure nous avons avancé à plus de 8 noeuds sur le fond ( vent + courant), ce qui en cas de continuation à cette vitesse nous faisait arriver de nuit aux Testigos. Le vent a même trop faibli ,et le bateau n'étant plus poussé par le vent était balloté par les vagues. Puis au cours de la nuit tout s'est amélioré : le ciel s'est dégagé et nous avons vu les étoiles, les vagues ont diminué et le vent est revenu. Au lever du soleil, les Testigos étaient en vue.

Nous avons mouillé à Iguana Grande pour aller faire les formalités. Le mouillage était assez agité . Les formalités ont été vite expédiées, mais nous n'avons eu droit qu'à deux jours de séjour ; ( pour rester le temps que l(on voulait , il fallait avoir fait auparavant l'entrée officielle à Margarita ).

Nous avons parcouru la rue du village , qui ne nous a pas paru changé depuis 3 ans; seule l'école s'est agrandie avec au moins 4 classes .

Nous sommes repartis mouiller sur l'île en face , théoriquement bien mieux protégée du vent et de la houle. Nous avons essayé le mouillage de Tamarindo , mais les vagues passaient par dessus le récif de l'isla Langoleta et nous remuaient en tot sens ; nous avons décidé d'aller au mouillage de Balandra qui paraissait bien mieux ( 4 bateaux au mouillage de Tamarindo et 4 bateaux au mouillage de Balandra )

Comme tous les bateaux étaient mouillés avec un bout à terre nous avons fait pareil. Nous sommes mieux qu'au mouillage de Tamarindo, mais ce n'est pas parfait; C'est curieux comme le vent tourne autour de l'île : d'est en mer , il est au mouillage sud ouest ! Et le mouillage est ouvert de ce coté. Tant pis ,c'est tout de même mieux

Après un déjeuner frugal (: salade de tomates au thon et aux oignons, suivi d'un pamplemousse) le temps étant un peu gris ,nous sommes allés marcher vers le petit village de l'ile et prendre quelques photos et film depuis la butte surplombant la baie ;cela nous à dérouiller les jambes mais après deux nuits successives en mer , nous nous sommes abstenus cette année de monter au sémaphore!


Mercredi aprés midi mouillage de Balandra.


Après une nuit un peu agitée par la clapot, mardi matin,nous avons été essayer le 4 ème mouillage de l'archipel, celui de Playa Real. Hélas le grand mouillage était encore plus clapoteux et nous testé celui devant le tout petit village de Testigo pequeno. Il était aussi un peu rouleur , mais nous avons quand même été faire un peu de snorkel. C'était un véritable aquarium. Nous avons été aussi un peu marché sur le coté sud de l'ile en face de la coupure entre les deux Testigos.

Le paysage est splendide ( cf photo ): sable blanc, cocotiers, mer vert émeraude, petites barques se balançant doucement ,quelques abris e pêcheurs en palme; il y a aussi beaucoup de frégates qui font du soaring et de temps à autre frôlent l'eau , nous n'arrivons pas à voir si elles attrapent à chaque fois du poisson. Puis comme le mouillage continuait à rouler , nous sommes repartis à Balandra; les 3 bateaux français venaient de partir, nous libérant la meilleure place , juste au coin. Nous étions seuls et heureux. Puis un , puis deux puis une dizaine de barques de pécheurs sont venus mouiller autour de nous. Nous avons passé peu de temps aux Testigos mais les méthodes de pèche nous semblent étranges . Tout d'abord les habitants des Testigos semblent avoir plus de barques que de maisons , mais on voit rarement celles ci sortir De plus on voit très peu de casiers à langouste et très peu de marques de casier en mer. Ensuite les pêcheurs venus d'ailleurs sur tout type d'embarcation; il y en a des grosses ( 20 m ) qui semblent capables d'avoir de l'autonomie et de pouvoir stocker des poissons mais il y a aussi de simples barques , on se demande comment ils peuvent stocker leur nourriture et leur eau et en plus du poisson ; A coté de nous il y avait une petite barque , 5 m de long avec 4 personnes à bord qui ont dormi au moins deux nuits dans le bateau protégé par une toile ciré montée en tente ; Ils sont sortis moins de 4 h pour pécher à la ligne.ce qui est la méthode générale de tous ces pêcheurs de l'extérieur. et on ne les voit pas souvent relever du poisson. D'ailleurs aucun ne nous en a proposé et moi qui comptait sur un festin de langoustes !

La nuit a été meilleure , le vent avait probablement faibli, du mouillage on ne peut pas deviner sa force car au mouillage la brisette vient généralement d'ouest , alors que le vent du large reste évidemment toujours d'est.

Aujourd'hui nous avons fait du snorkel sur la côte en face le bateau ; il y avait encore plus de poissons , des petits bien surs mais aussi de gros anges , de très gros perroquets et même, dans 2 m d'eau , 2 langoustes .Un régal.,hélas uniquement visuel!

Ce soir nous partons vers 17 h pour Puerto la cruz et sa marina pour faire les formalités d'entrée au Vénézuela et refaire des approvisionnements, nourriture, fuel et eau , lavage,bref les corvées habituelles lorsque nous arrivons dans une marina


Jeudi après midi 19mars

marina de Bahia Redonda Puerto la cruz.


Notre navigation s'est très bien passée. Partis à 17 h 30, nous avons eu jusqu'à Margarita un bon vent de nord est , presque plein vent arrière, sans génois et avec la GV arisée nous sommes arrivés au phare des baleines vers 1 h du matin.

Le vent et la mer se sont calmés progressivement , nous avons déroule le génois et sommes arrivés à la bouée de Coche à 4 h du matin . Tous les phares marchaient , seul le phare de Cubagua ne respectait pas les indications de la carte , sa période étant passée de 3 sec à 9 sec , ce qui est un peu troublant. Une première cette année ,cette navigation de nuit a été fort agréable: du vent mais pas trop , peu de houle , de quoi se distraire avec à tribord toutes les lumières de Margarita , à abord la croix du sud , le scorpion et de surcroît un très joli lever de lune

A 7 h nous virons lat tourelle d'Araya , pour rencontrer une flotille de petites barques de pêche , mouillées en alignement.. Après examen de la carte , ils sont mouillés sur la fin des hauts fonds de la pointe d'Araya , mais c'était très surprenant de découvrir cette trentaine de barques , alignées au milieu de nulle part. A 11 H nous sommes passés entre les îles Caracas. Ce sont de petites îles hautes , désertiques et toutes rouges ; nous y avions mouiller, il y a 4 ans .mais maintenant toutes les petites grèves sont occupées par des campements de pécheurs à l'aspect miséreux. C'est très beau à voir en passant , mais il n'y a plus de mouillage solitaire .Nous sommes passés ensuite aux îles Chimana , aussi noires que les iles Caracas sont rouges . Nous y avions aussi mouillé , avec peu de voisins , mais aujourd'hui elles sont désertes , effet de l'insécurité ? Pour nous oui à coup sur .

A deux heures nous sommes arrivés devant la marina. Aidés par deux marineros , nous avons pris notre place . La marina est à moitié vide . Nous sommes passés au bureau , de la marina et à celui de l'agent pour les formalités; Tout se fait en espagnol , mais nous comprenons et arrivons à se faire comprendre . Seul petit probléme , il n'est pas possible de retirer de l'argent avec une carte de crédit et si l'on paye avec celle ci, cela se fait au cours officiel , trois fois moins intéressant que le change de cash .


La suite dans 3 à 4 semaines après notre passage dans les iles vénezueliennes totalement dépourvues de moyens de communiquer

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