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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 10:13
 

Bulletin n 5

 

Samedi soir mouillage de Cienaga Chimana grande

 

Enfin nous sommes de nouveau au mouillage après 2 jours de marina. à Puerto la Cruz

La vie au Venezuela n'est pas faite pour les voileux , surtout étrangers. Tout est compliqué , surtout quand comme nous ne connaissons pas les lieux ; le peu que nous connaissons date d' il y a longtemps; et il y a eu des changements.

L'obtention de bolivars tout d'abord . La monnaie a été divisé par 1000 , ce qui n'est pas un problème ; mais surtout il y a un contrôle des changes Pas question d'utiliser une carte de crédit pour retirer de l'argent .De toute façon l'usage de la carte de crédit serait très coûteux , car le change serait fait au cours officiel de 2,5 bolivars (bolos) pour 1 euro. Au marché « gris » ( chez l'agent chargé des formalités ), le taux est de 6,7 bolos pour un euro, soit pour nous 1 bolo égal un franc. Sur internet le taux est de 8 .La vie est moins chère au taux gris , mais elle serait beaucoup plus chère au taux officiel.

Quelques exemple de prix : le kg de fruits et de légumes tourne autour de 8/10 euros le kg , les pommes de terre sont plus chères que les tomates!

Le plat de poisson , de qualité médiocre dans un petit restaurant local à coté de la marina ( avec 2 bières ) 45 bolos par personne. Une course de taxi de la marina au super marché 20 ou 25 bolos ' il doit y avoir 4 kms sans embouteillage. La marina coûte 70 bolos par jour. Pour indication les formalités 55 dollars us , comprenant le permis pour aller aux Roques .

Autre NB au magasin les achats d'huile d'olive et de riz étaient limités .

 

C'est ce permis qui nous a causé des inquiétudes ; en effet nous avions demandé à l'agent ( Kaigla ) de faire les formalités d'entrée, ce qui aurait du être fait, en une journée , donné le jeudi , récupéré le vendredi ; mais en demandant vendredi des informations sur les possibilités de faire une sortie du Venez après les Roques ,ils nous ont dit qu'il fallait un permis spécial pour y aller , permis délivrer par le capitaine du port en personne, le bureau étant fermé le WE ; cela repoussait le départ. Heureusement la patronne ( une franco vénézuelienne ) s'en est chargée et nous a promis les papiers pour samedi matin. Samedi matin , nous avons été la voir à 11 h , elle nous dit revenez à midi , à midi elle nous dit : « je vous les apporterai quand je les aurai, mais c'est sur, vous les aurez «  . Finalement elle est venue à 14 h .

Nous étions un peu stressés à l'idée d'être bloqués encore deux jours à Puerto la Cruz; En effet le peu que nous en avons vu avec nos courses en taxi , mais aussi nos souvenirs d'il y a 4 ans , ne donne pas l'envi e de se promener dans la ville qui est pour ce que nous avons vu moche: de grandes artères sales et mal entretenues , des maisons qui semblent être soit en cours de constructions , soit en cours de démolition, des grands buildings implantés au milieu de presque bidonvilles; mais nous n'avons pas été sur le paseo Colon qui serait la belle avenue de PLC;

En ce qui concerne la sécurité, les avis sont très partagés ; quand j 'ai demandé chez l'agent ou il fallait aller pour faire ses courses , il m'a formellement déconseillé le marché central, alors que pour deux français qui cherchaient un billet d'avion, il n'y avait aucun problème. ( NB un billet A et R pour paris coûte environ 45O euros.)

Selon la patronne de l'agence,ancienne voileuse , tout le littoral n'est pas sûr pour les voiliers , seules les iles du large sont sures , avec en plus Mochima , parc régional, ou la garde assure des rondes.

Pour la sortie du Venezuela, les officiels de Puerto Cabello feraient payer plus de 200 dollars , il faut donc aller a La Guaira , ou les formalités sont du même ordre qu'ici . Or le guide dit qu'il n'y pas de place pour les voiliers dans ce grand port commercial et de pêche . Alors nous ne ferons pas de sortie.

Enfin dernier avatar pour nous l'approvisionnement en fuel; il n'est plus possible de faire le plein à la station service sans avoir au préalable été à la capitainerie , puis aux finances payer par avance la quantité demandée: en effet le prix n'est pas le même pour les locaux ou pour les étrangers. Cette différence avait permis à l'ancien pompiste d'arrondir ses fins de mois , du coup il faut payer directement aux finances, compliqué pour nous car l'administration n'est pas réputée pour sa ponctualité , ni sa rapidité. Heureusement nous avions assez de carburant jusqu'à la fin du voyage, n'ayant naviguer qu'à la voile(sauf les manoeuvres)

J'allais oublier , mais c'est circonstanciel(,) l'eau était coupée , et ne coulait qu'une heure de temps à autre ; Nous avons pu remplir les coffres , mais pas de douches , et les WC étaient un peu sales .Moi qui comptait sur la laverie locale pour faire une grande lessive, j'ai du me contenter de faire une lessive sommaire, le minimum vitale.

 

Nous sommes donc partis heureux pour aller mouiller aux îles d'en face , ou la sécurité de jour n'est pas un problème , mais ou il est fortement déconseillé de passer la nuit .

Nous avons fait la courte traversée( 5 milles ) au moteur avec un vent très fort 24 noeuds ( l'anémomètre semble remarcher) et avons mouillé avec confiance dans la baie de Cienaga , magnifique , au milieu d'une demi douzaine de vedettes locales. Le vent y souffle fort. Épuisés par l'attente des papiers nous restons à buller, sans essayer de faire un tour en annexe.

En principe , pour arriver le matin à Tortuga nous devrions partir vers minuit ou au plus tot après 21h car il est indispensable d'arriver de jour à Tortuga, .Nous surveillons nos voisins; si les autres bateaux restent pour la nuit nous partirons le plus tard possible S' ils partent , nous verrons ce que nous ferons, vu toutes les mises en garde qui nous ont été faites

 

Dimanche soir mouillage de la playa Caldera, ile Tortuga

 

Hier soir tous nos voisins sont repartis un peu avant la tombée de la nuit, sauf peut être deux assez loin, mais leurs lumières ont bientôt disparu. Nous avons dîné et puis comme nous attendions sans trop savoir que faire , nous sommes partis un peu tôt ; pour une arrivée avec le soleil sur Tortuga ; il ne faudrait pas aller trop vite .Manque de chance , le vent ne tombait pas et se maintenait à 25 noeuds . Nous avions préparé les 3 ris pour ce cas . Mais après une sortie au moteur dans la nuit noire , avec le seul éclairage des lointaines lumières de Puerto se reflétant sur les îles rocheuses , dans une mer très houleuse; quand nous avons envoyé les voiles ( 3 ris et génois réduit comme un tourmentin ) nous avancions encore à plus de 5 noeuds sur l'eau et plus de 6 sur le fond au GPS. Avec notre voilure réduite les mouvements du bateau étaient assez éprouvants et nous avons du avoir recours à Mercalm pour digérer le boudin purée du soir. Heureusement vers 3 h du matin le vent s'est calmé pendant 3 heures nous permettant d'arriver en vue de Tortuga au lever du jour. A noter que le phare sud est fonctionnait. Tortuga est une ile extrêmement plate dont le sommet nord est doit bien être à 5 m de haut , en comptant le sommet du plus gros buisson perché sur une dune Elle serait donc très difficile à voir de nuit

Après avoir tourné la pointe Caldera , nous sommes entrés dans la baie , magnifique demi cercle de sable blanc 5 bateaux y étaient au mouillage , dansant lentement sur les flots , malgré la bonne orientation de la baie , un résidu de houle longue arrive à y entrer

Sur la longue pointe de sable , des baraques de pêcheurs , 5 sur la pointe au nord vers la baie et une dizaine coté est devant un lagon ou peuvent entrer des bateaux de pêche moyens et de grosses vedettes . Comme nous étions en WE , il y en avait 5 . Il y avait aussi 6 ou 7 petits avions monomoteurs qui peuvent atterrir sur une courte piste de sable dur.

Le soleil caché par la brume a fini par dissiper celle ci et nous avons été faire une balade sur la plage, pour aller voir le lagon. Les baraques de planche des pêcheurs, quoique rudimentaires , font bonne impression. La plage est nettoyée . Il y a même un petit restaurant joliment décoré , mais sans personne. Les couleurs du lagon sont très belles .

Dans l'après midi nous referons une balade un peu vers l'intérieur de l'île , mais il n'y strictement rien à voir , c'est plat , plat avec de rares buissons , et des herbes desséchées, jusqu'à l'horizon. Nous n'irons pas bien loin et referons un tour de plage voir les vedettes et les avions repartir.

Demain nous irons essayer le snorkel sur le récif de los Palanquinos qui est réputé très pour la pêche y compris des langoustes

 

Lundi 23 mars mouillage de Cayo Herradura

Vers 9 h , nous sommes partis avec un vent force 3 sous génois seul vers le récif , distant de 6 miles . Nous avons longé la côte , qui est toujours la même: toute droite , très basse . Le récif, en arc de cercle, protège bien de la houle et derrière celui ci le mouillage est agréable .Le soleil est haut et les couleurs de l'eau magnifiques: toutes les nuances de bleu Nous nous dépêchons de nous équiper et plongeons ,armés de l'appareil photo sous-marin et du crochet à langouste bricolé par Jacques ,au cas ou.... Mais l'eau est très trouble , la visibilité ne dépasse pas 2 m . Le sable est si fin , qu'il est en suspension dans l'eau . Il y a un courant assez fort , nous restons donc derrière la barrière de corail pour ne pas voir grand chose , il y a de jolis blocs de coraux morts recouverts de corail de feu bien vivant . De temps à autre on aperçoit de gros perroquets , nous croiserons aussi quelques barracudas. Finalement nous rentrons un peu déçus , La visibilité est sûrement meilleure à l'extérieur , mais il y a beaucoup de houle et sans doute, du courant. Curieusement il n'y a aucun oiseau

Après déjeuner nous repartons donc pour le mouillage de Cayo Herradura , distant de 2 miles en espérant y trouver une meilleure visibilité et pouvoir plonger dans de meilleures conditions. Cayo Herradura est un récif en arc de cercle recouvert de sable, qui protège une grande baie ou nous trouvons une mer très plate . Mais la pointe que nous croyions rocheuse et entourée de petits blocs de coraux ,est en fait, une plage de sable , donc pas de snorkel.

Il y a 5 voiliers ,2 vedettes au mouillage et 5 bateaux de pêche . Sur la plage , 5 à 6 campements sont installés ,:baraques de planches formant un abri du soleil et du vent;sous ce toit , quelques tables , des chaises et des petites tentes dans lesquelles dorment les pêcheurs

Nous allons nous balader ; Sur la plage au vent, nous trouvons un gisement

de coquillages : conques , porcelaines ,cônes, que nous ramassons ,en

en pensant à Megan qui aurait été ravie . Puis en marchant sur les salicorne ,

nous faisons le tour d'un petit étang Nous allons jusqu'à la pointe est de l'île pour regarder de prés ( et photographier) des pélicans et une colonie de mouettes atraciles et de sternes

Demain soir nous partirons pour les Roques .

La nuit a été très calme ,pas de vague, peu de vent et le ciel très noir,même le phare est éteint! Nous avons pu admiré les étoiles ...Pour une fois ,ce matin, nous avons fait la grasse matinée:(7h )et nous flemmardons attendant que le soleil soit un peu moins voilé pour patauger ou repartir à la chasse aux coquillages ..ou aux oiseaux

Après une heure passée à jouer à l'apprenti coiffeur, Jacques en ayant bien besoin (et personne n'étant là pour analyser mon oeuvre),je reprends le clavier

Le ramassage de coquillages a été fructueux ; nous avons trouvé plein d'espèces différentes mais manquons de documents pour leur donner un nom Aujourd'hui le mouillage s'est peuplé ;il y a 12 voiliers maintenant ,sans compter les pêcheurs et la moitié sont des bateaux français .Cela nous a permis de rencontrer un couple de français sur la plage qui venant des Roques ,vont faire leurs papiers de sortie du Venez à Puerto la Cruz pour rejoindre ensuite Curaçao ; l'an dernier ils se sont fait refouler de Bonaire ,n'ayant pas de clearance de sortie Nous qui pensions arriver à Bonaire sans papier ,c'est raté et nous serons donc obligés comme eux de faire un petit retour en arrière à partir des Roques pour être en règle Heureusement ,nous avons encore du temps devant nous

La suite aux Roques

 

mercredi 25 au soir Les Roques

mouillage de Boca del medio , celui de la piscine

Cette fois ci nous avions tout prévu pour ne pas arriver trop tôt aux Roques ; en effet il faut y naviguer à vue au milieu des pâtés de corail. Un blog ( celui d'étoile de lune très bien fait par ailleurs ) conseillait de partir entre 22 h et minuit. Nous avons décidé de partir à 21 h . Pour arriver vers 10 h cela faisait une moyenne de 5,5 noeuds , le vent était léger 12 noeuds environ. Eh bien pour une fois , la première de la saison, nous allions trop lentement ; nous avons ete obligé de mettre le moteur au milieu de la nuit, le vent tombant à moins de 8 noeuds . Le courant restant inférieur à 1 noeud, nous avons fini par arriver aux bouches de Sebastopol vers 11h.( c'est le nom de la passe d'entrée sud est de l'archipel.

Les Roques sont un vaste plateau corallien rectangulaire de 10 par 20 miles

Tout le coté est est bordé par une barri7re de corail qui ne présente que deux passes , celle que nous avons prise et celle devant laquelle nous sommes mouillés ce soir . Derrière la barrière et devant des îles de mangrove il y a un chenal profond d'une quinzaine de mètres, avec de temps à autres des pâtés de sable et de corail qui remontent prés de la surface . Avec une bonne lumière et le soleil du bon coté , il est facile de les repérer: ils sont de couleur vert pale à blanc tacheté de marron, sur les verts pales il y a de l'eau , les autres sont des affleurants. L'eau profonde est bleu foncé.

Une fois entré sans problème , la passe est large et bien visible , surtout avec du soleil et du vent léger, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner sous l'îlot Buchyaco, petit ilot de mangrove en bordure de la barrière .

Le paysage autour de nous est beau , mais un peu trop vaste . Les îles et les récifs ne forment qu'une mince ligne de couleur entre le bleu de l'eau et le bleu ( mais avec des nuages ) du ciel. Ensuite nous sommes repartis sous génois pour le mouillage de la nuit ou selon le guide il y a du très beau snorkeling. En fait nous avons été un peu déçu . Le tombant des récifs est du sable très pentu avec quelques rares buissons de corail ; heureusement nous nous sommes arrêtés en face d'un endroit où il y en avait une dizaine de blocs de corail . Et là, il y a des bancs de poissons ,des espèces habituelles et fréquentes mais avec des spécimens de grande taille. Curieusement, pour une réserve, ils sont assez craintifs.

 

Jeudi 26 mars Gran Roque

Le soleil très voilé au réveil, s'est dégagé doucement et vers 9 h il perçait suffisamment pour nous permettre de partir au moteur , louvoyer entre les pâtés de corail. A vrai dire ils sont espacés et bien visible, car presque tous affleurent et sont donc bien visibles, le soleil dans le dos . Quand l'eau de bleue foncée devient turquoise ,les fonds passent de 15 m à 7 m . Pour qu'il n'y ait pas d'eau il faut que l'eau devienne presque blanche Après avoir rejoint le chenal du guide , nous avons mis le génois jusqu'à l'arrivée au Gran Roque. Gran Roque est une vraie île d avec 3 pitons dont le plus haut dépasse les 300 m . Au pied de ces montagnes , une petite ville de maisons basses . Nous avons mouillé par 3 m de fonds un peu en avant d'un ponton. Il y avait une dizaine de bateaux au mouillage.

Nous sommes immédiatement allés faire les formalités . Il y a un parcours à suivre de 4 bureaux qui tous notent les mêmes informations sur un grand cahier ; le premier la guardia costa ( qui est le plus loin vers l'ouest) donne un papier tamponné que tous les autres (les gardes nationaux ,les bureaux du parc puis le bureau de l'aéroport) ensuite tamponnent. Finalement au bureau de l'aéroport , il faut payer, pour nous 273 bolivars .Tous ces gens , sauf la jeune fille du parc, sont peu aimables .L'annexe étant au ponton près de l'aéroport, nous avons donc visité le village en le parcourant aller et retour. Il est presque trop beau et trop propre pour être vrai. Une moitié des maisons sont des posadas, bien peintes de couleurs vives et avec des intérieurs qui semblent très bien meublés .Il y a quelques boutiques , une banque, une petite église moderne et quelques restaurants Vers midi l'animation des rues est très faible. Jacques est sévère ; même si ce village ressemble à un décor,il ne manque pas de charme; les 3 rues sont « pavées » de sable, presque toutes ombragées ; ;à chaque maison les couleurs des volets s'harmonisent à celle des murs;à l'école ,très gaie avec ses murs orange, des enfants jouent et crient .de point en point une petite place...

Les formalités nous ont pris 1 h 30

En fin d'après midi nous sommes montés à la tour hollandaise située sur le piton est par un sentier bien balisé et aisé. D'en haut il y a un belle vue sur les îles au nord est de Gran Roque, entourées de leur barrière de corail et ,à notre étonnement très peu envahies par les voiliers Nous sommes redescendus en passant par la chapelle située un plus à l'est.

Nous avons de nouveau parcouru le village , un peu plus animé; des femmes discutent ,assises sur le pas de porte et leurs enfants jouent dans la rue. l'animation se trouve surtout sur la plage où les pélicans s'élèvent au dessus de l'eau et plongent de très haut , aussitôt assaillis par les mouettes qui essaient de leur arracher le poisson du bec, le pauvre pélican en a quelquefois 2 ou 3 sur le dos et la tête. Les pélicans sont très nombreux et les mouettes encore plus.

Nous hésitons pour le repas du soir: restaurant ou bateau; nous n'avons pas mangé de viande ni de poisson depuis quelques temps

 

Vendredi soir mouillage de Carenero.

Finalement hier soir nous sommes restés au bateau , repartir sur l'eau dans le vent et le froid sans savoir si il nous restait assez de bolivars pour payer le restaurant était peu engageant . Nous avons donc mangé une très belle paella.( Paella Garbit, les meilleures...)

 

Ce matin le ciel était encore très voilé, voire franchement nuageux. Nous sommes partis sous génois seul avec un vent de 15 noeuds ( l'anémo semble marcher , mais pas la girouette) pour l'île la plus à l'ouest :Carenero , longue promenade de 10 miles qui nous a permis , enfin, de pêcher un petit thon. Nous avons aperçu les mouillages de Nordisqui , de Crasqui et de Sarki, où n'avons vu qu'un seul bateau au mouillage; nous nous y arrêterons en revenant à Gran Roques Toutes ces îles sont loin d'être surpeuplées.!

Le mouillage est superbe, et nous avons eu la chance d'y arriver avec du soleil; c'est une baie profonde large d'une centaine de mètres , protégée du vent coté est par une mangrove épaisse et vers l'ouest avec une vue dégagée sur un immense lagon , coté sud de Carenero une barrière de corail.

Au mouillage deux bateaux moteur américains, style camping car , de loin nous avions cru qu'il s'agissait de bateaux de pêche . Nous avons exploré la baie , mais la visibilité est moyenne, et surtout tout le corail est mort ; il y a donc peu de poissons , surtout des chirurgiens, de très gros perroquets , et une multitude de tous petits poissons ( en prime une langouste, un barracuda, un thasard ,et un capitaine (,un poisson délicieux qui ferait très bien dans notre assiette)

Nous sommes rentrés un peu déçus , juste avant la pluie.

 

Dimanche soir mouillage de Sarqui

 

Samedi matin le temps était très pluvieux. Profitant d'une éclaircie l'un de nos voisins a été mouillé le long de la grande plage de Caranero . Nous avons fait en annexe le tour de la petite ile Felipe qui clôt le mouillage vers l'ouest .Cela confirme qu'il n'y a pas de corail par ici;par contre sur le coté ouest de la mangrove il y a un petit nichoir à frégates et à fous .

Nous décidons donc de partir pour Sarqui qui semble avoir été le mouillage préféré évoqué dans les blogs Pour le principe nous hissons les voiles pour les 2 miles contre le vent à faire . Elles sont donc bien vite affalées , surtout qu'en arrivant devant le mouillage nous subissons un gros grain réduisant la visibilité à quelques mètres. Une fois le grain passé , nous mouillons devant la plage par 2m d'eau , le préposé au mouillage se faisant engueuler ( tout de suite, des grands mots )d'avoir mouiller trop tôt car nous sommes à plus de 100 m de la plage. Le mouillage est parfaitement plat , mais très venté car la végétation de l'île n'est pas très dense.

Après un bon repas ( salade oeufs durs ) nous partons faire du snorkel sur le coté nord de la baie, le long de la barrière de corail , mais du coté sans vagues. .La visibilité n'est pas très bonne mais il y a pas mal de patates de corail vivant et beaucoup de poissons perroquets . Au retour , pour nous réchauffer( car après 1h 3 dans l'eau nous claquons des dents , enfin presque) nous allons faire un tour sur la plage. L'intérieur de l'île est impénétrable à cause des buissons et de petites bêtes piquantes , nous marchons sur la plage jusqu'à la pointe sud ( environ 300 m ) en admirant les couleurs du lagon , les lézards noirs et quelques crabes des sables couleur sable.

 

Le coucher de soleil est somptueux grâce aux grains qui passent à notre nord : le ciel est rouge et noir , la mer mauve Les pélicans ( qui ne sont pas des poètes) plongent sans relâche dans la mer , pendant qu'à l'inverse beaucoup de poissons essaient de voler .

 

Ce matin, à 5 h 30 les mouettes ont décidé de nous réveiller afin que nous puissions profiter de la journée car le temps s 'annonce meilleur . Ce qui est moins bien c'est qu'elle prennent l'annexe comme nichoir et toilette.

Nous pouvons donc partir de bonne heure faire une petite visite en annexe sur le nord de l'île voisine Espenqui ( il y a un canal de 50 m de large ) . Il y a une très belle plage de sable fin , l'île est couverte de buissons vert éclatant , de salicorne vert pale et de quelques arbres . Nous réussissons à atteindre des dunes ( 3 m de haut ) qui surplombent le coté ouest de l'île battu par e grosses vagues La vue sur le lagon et les îles environnantes est très belle, une élévation de quelques mètres suffisent à améliorer la vue .

Puis nous allons refaire du snorkel , le matin comme la veille et l'après midi au milieu de la baie qui offre un paysage un peu différent : des coraux mous , des goret tes et des labres et quelques thasards

Avec ces 3 h de snorkel , nous sommes mort de froid, et le vent empêche le soleil enfin réapparu de nous réchauffer.(Jacques, tout le monde le sait, est un grand frileux)

 

Lundi mouillage à l'est d'Espengui

 

Après une nouvelle séance de snorkel sur le pâté de corail du milieu de la baie , nous sommes partis pour une longue navigation de 3 miles jusqu'au mouillage de l'est d'Espengui Rien de spécial à dire sur ce mouillage qui n'est ni spécialement beau , ni bien abrité du clapot ( assez curieusement le clapot fait un angle de 45 ° après le petite pointe censée protéger de la houle. Contrairement au guide , il n'y a pas de patates de corail à la pointe

Je fais une marche autour de pointe est de l'île pendant que le capitaine se repose Il y a un étang marécageux relativement accessible , mais sans beaucoup d'oiseaux ( à 2 h de l 'après midi ) juste un petit héron , et 3 petits échassiers aux pattes rouges plus un héron qui s'est envolé en « aboyant » juste au dessus de moi . Les pélicans nichent sur l'extrême pointe de l'île dans les arbres. Bref ce n'est pas le plus beau des mouillages .

 

Mardi soir mouillage de Crasqui

 

Ce matin encore une grande navigation de 3 miles , au moteur pour recharger les batteries . Crasqui est une immense plage de plusieurs kilomètres de sable blanc ;Il y a beaucoup de parasols ( au moins 30 ) sur la pointe sud . Évidemment nous avons été mouiller vers le nord sur des fonds blancs par 2 m de fond ( mais à plus de 150 m de la plage )

Nous avons été marcher sur la plage , puis cet après midi fait du snorkel à la pointe nord Les fonds ne sont pas grandioses , mais il y a pas mal de poissons , dont des mérous vert et noir nageant en pleine eau ( 2 m ) , des tazards , et comme d(habitude ,une multitude de poissons perroquets de toute taille et de toute s couleurs

Le long de la plage, puis autour du bateau, une grande colonie de mouettes crie beaucoup ; elles ont passé la fin d'après midi à chasser des petits poissons qu'elles semblent attraper au vol en passant au ras de l'eau.

 

Mercredi soir mouillage de Fancesqui

 

oui tous les noms des îles se ressemblent , les îles aussi se ressemblent un peu toutes: une grande plage de sable avec des platiers également en sable , des bouquets de mangrove plus ou moins hautes , et souvent des lagons d'eau saumâtre et nauséabonde .Le grand charme de ces îles reste les couleurs des eaux , changeantes au cours de la journée mais toujours aussi belles :toutes les nuances de bleu et de vert :bleu pale, turquoise, outremer devenant presque violet, vert jade, émeraude ...le tout ponctué du jaune des petites plages et du brun des coraux affleurant ...un vrai régal pour les yeux

Dons pour changer sans changer , nous avons changé de mouillage ; En fait il fallait aussi refaire un peu d'approvisionnements à Gran Roque Nous avons donc fait un peu de voile et de louvoyage pour aller mouiller devant le village , le vent avait viré un peu sud est et le mouillage était très clapoteux ; nous avons donc fait rapidement les courses : du pain à la boulangerie et des fruits au super market ( en fait nous n'avons trouvé qu'un peu de tomates et deux mangues , plus du produit à vaisselle et des chicharones ( 60 bolos le tout ).En passant sur la plage , nous nous sommes arrêtés devant la poissonnerie ( un étal où les pêcheurs préparaient le poisson ) nous avons acheté un petit thasard préparé en filet avec une grande dextérité ; Il proposait aussi des capitaines , des barracudas et un énorme pagre qui devait faire une vingtaine de kilos

le restaurant de la plage était ouvert et presque plein.

Puis nous sommes repartis mouiller à l'île la plus proche Francesqui ( 2 miles )

C'est un grand mouillage de plus d'un mile, entre des îles de mangrove à l'est et des îles sableuses à l'ouest . Il est très fréquenté : au moins 10 voiliers , la plus part vénézuélien et quelques énormes yachts battant pavillon d'Aruba . C'est un spot de kite surf et de planches , malheureusement le vent présent toute la semaine est tombé et n'était plus suffisant pour que je grée ma planche . Alors nous avons fait une petite promenade à terre pour aller voir l'oiseau de l'île un héron bleu qui est tout blanc ( c'est ce que dit le guide ) et nous l'avons vu , ainsi que deux autres hérons et un huîtrier ,petit échassier à pattes rouges.

 

Vendredi soir mouillage de Nordisqui

Jeudi matin comme les possibilités de distraction de Fancesqui étaient limitées ( ni planche , ni snorkel ) nous avons été au mouillage voisin de Nordisqui . Pour une fois le pilotage entre les cayes était un peu pointu et le plan pas tout à fait exact , ( mis bien utile quand même ) , il faut que le soleil soit haut pour y entrer .Nous avons mouillé tout prés de l île. L'île n'occupe qu'une petite partie de l'horizon , tout autour ce sont des cayes et des platières : les couleurs sont magnifiques Nous y sommes seuls , juste à un mile il y a trois parasols sur un tout petit îlot de sable où se font amenés des touristes de Gran Roques

Le matin nous avons plongé dans le lagon, l'eau était claire mais il y a peu de têtes de corail et donc peu de poissons ; mais l'après midi nous sommes sortis du lagon pour aller prés de la pointe nord ouest de l'île ( il y a une petite passe pour annexe le long de la pointe de sable) et nous avons trouvé un très joli site de snorkel : des patates de corail, des coraux mous et beaucoup de poissons dont un banc de carangues ailes noires ,une grosse murène verte.,des thasards ,des anges et ,bien sûr, pleins de perroquets

Aujourd'hui nous avons donc refait du snorkel sur ce site , une petite exploration du lagon de l'île Vapor ne nous ayant pas convaincu de la présence de beaucoup de têtes de corail,

Le vent est faible et d'est ,demain le retour vers Puerto la Cruz devrait être long mais pas trop difficile , inch Eole. .

 

lundi matin Puerto la Cruz

 

aribatu gira comme aurait dit un basque ( ps c'était le nom de la maison d'

Hendaye ou nous avons passé plusieurs années de grandes vacances )

Nous avions prévu entre 24 et 48 heures de mer selon la direction et la force du vent , finalement on a fait 30 heures de navigation plus une journée à la plage.

Nous sommes partis vers 10 h et à 11 h nous étions à la sortie des Roques avec un vent plutôt faible : 12 noeuds d'est puis le vent a tourné sud est ce qui fait que nous avons tiré des bords carrés jusque vers 15 h ; à cette heure nous étions un peu au nord est de gran roque et la distance restant à faire en ligne droite était la même qu'au départ; le moral n'était pas au beau fixe . Puis le vent a viré est nord est et nous avons pu mettre le cap direct sur Tortuga ; cette éventualité avait été envisagée. Au cas ou nous arriverions à Tortuga de jour nous y passerions la journée pour aller à la plage avent de repartir le soir pour arriver au matin à Puerto la Cruz .

Nous sommes arrivés à Cayo Heradero au petit matin. Le mouillage était plein de gros yachts à moteur , c'est le début de la semana santa et beaucoup de vénézueliens sont en vacances, il y a avait bien une trentaine de yachts . Nous avons trouvé une place dans le coin des voiliers ( 5 bateaux ) tout prés de la plage .

La plage était parsemée de tentes et d'abri du soleil. Heureusement les vénézueliens de ces yachts ne mettaient pas la sono à fond et l'ambiance générale était calme . Nous nous sommes reposés, puis nous avons fait un tour sur la plage pour aller rechercher des coquillages .Les mouettes si nombreuses il y a 15 jours avaient disparu .

Nous sommes repartis vers 20 heures avec un vent modéré , mais qui a forci ensuite jusqu'à un bon 20 noeuds ; La mer était désagréable et le bateau ( et l'équipage) était bien secoué Une vague a réussi à inonder l'intérieur malgré la capote, en passant par la descente ! Moi qui aime les navigations de nuit ,j'ai été servi; on se serait cru sur un manège de la foire du trône , un coup à droite ,un à gauche, en haut en bas ...et on recommence .J e n'osais même pas trop passer le nez par dessus la capote pour regarder les étoiles, de peur d'être copieusement douchée comme Jacques l'avait été

Selon le guide le vent aurait du faiblir dans la nuit ; en fait il n'a faibli qu'à quelques miles de l'arrivée pour tomber complètement dans la rade de Puerto la Cruz ce qui nous a permis de terminer cette navigation par un petit déjeuner au soleil ,au doux son du moteur

A 9h nous étions à quai ; à 10 heures toutes les démarches administratives étaient faites pour préparer les papiers de sortie du Venez ;à 11h le linge était déposé à la laverie

et si tout va bien ,nous pourrons repartir mercredi .

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