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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 11:23
 

Bulletin 6

 

A Puerto la Cruz tout s'est déroulé correctement; le lundi après midi les papiers étaient faits et le linge lavé . Le mardi matin nous avons fait quelques courses alimentaires au super marché ( central Madeirense ) : yoghourt et fruits et un peu de poisson ; il y a avait beaucoup de monde et même la queue au rayon boucherie .Nous avons flâné l'après midi notamment en rangeant les photos et en faisant leurs sauvegardes et en prenant quelques nouvelles du monde sur internet.

Mercredi matin nous avons payé la marina , fini nos bolivars au tout petit magasin de la marina et à 9 h 30 nous sommes partis.

 

Le vent était quasi nul , comme tous les matins dans la rade de Puerto , avec une visibilité mauvaise due à la brume. Le vent s'est établi après le passage de l'ile Borracha . En passant nous avons admiré de loin le mouillage à l'ouest de Borracha qui semble magnifique ; c'est là qu(il y a deux ans un américain s'est fait tué , quel dommage maintenant d'avoir peur d'y aller car c'est un cadre rude mais magnifique de falaises rocheuses.

Le vent est monté dans la journée jusqu'à 18 noeuds de nord est nous permettant d'avancer à vive allure , plus de 7 noeuds ; à la tombée de la nuit nous étions sous Tortuga et le vent a faibli autour de 10 noeuds en virant un peu à l'est . Nous avons continué à bien avancer .Au lever du soleil , j'ai été salué par une troupe de dauphins , puis à 7 h c'est une baleine à bosse qui a croisé notre route, à une cinquantaine de metres devant . Le vent a continué a tourné pour devenir granchement est sous los roques et à fraichir jusqu'à 18 noeuds . A 11 h nous passions devant la pointe de l'île sal ( a noter une grosse vedette mouillée à son nord , en plein vent et clapot ); en passant devant les ilots de dos Mosquises nous avons enfin péché un barracuda ( la ligne était en place depuis la veille) puis vers 13 h bous sommes arrivés à Cayo Agua . Le vent tournait autour de l'île rendant les mouillages sud très clapoteux et nous avons décidé d'aller sous le vent de Cayo Ebert où il y avait 5 ou 6 vedettes à moteur et 2 voiliers un peu à l'écart vers l'ouest sur des fonds verts pale . Nous nous sommes avancés jusqu'à ne plus avoir que de 2 m de fonds et nous avons mouillé sur une mer calme à 14 h 30; à proximité des 2 autres voiliers ,des catas

 

Après déjeuner , nous nous aprètions à descendre nous dégourdir les jambes , quand l'annexe du cata voisin est venu nous dire bonjour et nous inviter pour l'apéro . Nous avons fait une balade sur le coté nord est vers de petites dunes de sable ; la caye est très étroite en son milieu pour s'élargir un peu vers le nord ou il y a un petit étang totalement asséché. Seul petit problème dés que l'on quitte le sable du bord de plage il y a des herbes avec de petites boules très piquantes qui se glissent dans les chaussures. Nous avons réussi quand même à atteindre le sommet des dunes ( 3 m de haut ) pour avoir une très jolie vue sur la baie. Au retour nous avons cherché des têtes de corail , il y en a un peu sur le bord , mais l'eau n'est pas très limpide.

Le soir,nous avons passé un bon moment sur le cata de Claude et Marie Rose, Après5 ans de navigation aux antilles, ils ont navigué 2 ans au Venezuela et s'apprètent à laisser leur bateau à Margarita .L'an prochain ils comptent aller vers l'ouest. Nous aurons donc un programme commun jusqu'au x San Blas Peut être ferons nous un bout de chemin ensemble

Le lendemain matin , nous sommes partis vers l'est de la caye voir les colonies de fous ; Il y en a beaucoup , des dizaines et des dizaines dont les oeufs viennent d'éclore ; les petits sont des grosses boules blanches avec un bec noir blottis contre leur mère. Ils ne sont pas farouches et on peut les approcher de près sans qu'ils montrent des signes d'inquiétude. Nous sommes restés assez longtemps à les regarder en espérant assister à un repas ; mais nous n'avons rien vu , les mères leur donnent des brindilles à machouiller .Il y a pourtant pas mal d'oiseaux en l'air qui tournent , mais en ne plongeant que très rarement., contrairement aux pélicans qui quand ils pêchent plongent très souvent. L'a prés midi nous avons été en snorkel explorer les têtes de corail prés du bord , sans grand espoir de voir quelque chose et la surprise sur la première tête de corail par moins de 2 m de fonds , 4 anges royaux viennent nous regarder en jouant à cache cache. Il y a aussi une multitude de gorettes de toutes espèces Nous verrons ainsi une demi douzaine de têtes de corail, avec tout autour beaucoup de poissons : gorettes , des mérous peu farouches , des anges juvéniles au très belles couleurs , et même quelques thasards .Dommage que l'eau soit si trouble

Le soir ,dernier apéro avec Amaleo .Ils partent aussi demain ,mais vers l'est; peut être à l'an prochain

 

Samedi 11

mouillage de la deuxième baie de l'isla Bartolovento sur los Aves

 

Nous partons vers 8 h . Le vent est plein est et la mer très forte , au moins deux mètres de creux . Avec les voiles en ciseau , nous avançons bien , mais le bateau roule énormément , et nous sommes limites mal de mer ; ce n'est pas une partie de plaisir . Nous arrivons vers 13 h à la pointe ouest de l'ile sud des Aves de Barlovento Cette caye est un immense fer à cheval de plus de 4 miles de diamètre fermée au sud par une ile de même longueur, Cette mince bande de terre abrite dans les hauts palétuviers qui bordent le lagon , une très importante colonie de fous à pattes rouges.

Nous contournons les cayes pour aller mouiller dans la deuxième baie ( en comptant à partir de l'ouest) devant les colonies de fous .Il y a deux autres bateaux .

Nous partons faire le tour de la baie pour voir de près les fous ; Cette espèce niche dans les arbres , les bébés fous , grosse boule blanche , sont tous seuls sur leur nid , quelques branches sommairement entremêlés Il y des oiseaux sur toutes les branches et beaucoup, en l'air ,tourbillonnent

Mais là , encore nous ne voyons pas de séance de nourrissage .Nous faisons un tour à pied jusqu'à la pointe ouest de l'aile , marche facile car un petit sentier est tracé presque jusqu'au bout. Les couleurs du lagon sont très belles .

 

Dimanche soir même mouillage

 

La journée a été consacrée au snorkel

Le matin snorkel sur le reef qui ferme la baie à l'est , à côté de la passe à annexe ; il y a de belles têtes de corail , des cornes de cerfs en abondance et quelques anges royaux , plongée intéressante

l'après midi nous allons en annexe sur le reef qui ferme au nord ouest la quatrième baie , mouillage coté ouest et plongée coté est par une passe à annexe large et profonde . Pour une fois il y a un tombant de corail à environ 8 mètres de profondeur et l'eau est claire ; Le décor est splendide: coraux durs et mous, grandes éponges en tube... , mais il y relativement peu de poissons .de plus , ils sont très farouches et ne se laissent pas photographier.

 

. . Lundi soir mouillage de saki saki aux Aves de sotavento

 

Nous sommes partis vent arrière avec un vent léger et une mer belle ; Après 5 h de navigation ( pour 30 miles ) nous arrivons à Saki saki l'île du phare . La barrière de corail vue du large était quasi invisible même d' assez près . Comme le vent se lève à notre arrivée nous décidons de mouiller sous l'île et non pas coté est comme l'a fait un bateau . Nous mouillons devant un reef de corail qui est devant la plage par 4 m de fond lequel semble pas de très bonne tenue ;le sable n'est qu'en mince couche sur un fonds dur . J'ai été voir car la ligne de pêche que nous avions oublié de rentrer s'est accrochée au fond ; En plongeant, je constate qu'un barracuda y est accroché , la ligne fait un tour autour d'un caillou. En tirant la ligne par devant je la décroche et nous remontons le beau barracuda qui ne défend pas beaucoup .( grillé à la poële,il était délicieux)

Après déjeuner nous allons faire un tour de snorkel , vérifier les fonds , voir si il est facile d'aller mouiller plus prés ( c'est possible mais pas évident ) et voir les poissons ; Le reef entre la plage et nous est composé d'énormes morceaux de coraux morts , principalement des cornes d'élan . La visibilité est mauvaise mais nous voyons quand même deux beaux zawags bleus , ce sont des très gros perroquets (1 M ? )bleu fonçé avec des taches bleu roi sur le front, et bien sûr les poissons habituels: perroquets à foison, gorettes,,, très farouches . Nous voyons aussi les antennes de deux langoustes enfoncées très profondément dans leur trou.

Ensuite nous allons faire le tour de l'île .C'est est un véritable nichoir de sternes fuligineux ( espèce de mouettes noires et blanches) Il y en a des milliers qui tournoient en piaillant ou se cachent dans des buissons sur la terre . C'est la fin de la période de la couvaison; Sous chaque petit buisson il y a une trentaine d'oiseaux , certains couvant sur le sol de petits oeufs blanc ,un peu tacheté, d'autres veillent sur des oisillons petites boules brunes sachant à peine marcher. Le spectacle est hallucinant, les oiseaux peu farouches se laissent approcher sans problème;

Nous voyons aussi plusieurs noddys bruns ( autres sternes) qui nichent eux dans un nid de branches dans les buissons un peu au dessus des sternes . Sur la grève il y a aussi des mouettes atraciles .Malgré le vent cela sent fort le guano .mais ce spectacle en vaut la peine

 

mardi soir mouillage de Palmeras los Aves

La nuit a été un peu rouleuse car le vent a bien soufflé; nous sommes donc partis ce martin pour un mouillage plus au sud ( 2 miles ) qui semblait mieux protégé sur la carte puisque il était entre deux ilots .

C'est vrai , il y a moins de clapot, bien qu'il y en a encore un peu ; et pourtant le mouillage est petit et bien entouré .Nous sommes à 150 m d'une plage au vent et à 50 m de la plage sous le vent .Le fonds n'est pas de très bonne tenue car le sable repose sur une couche dure ou l 'ancre ne peut pénétrer. Notre premier essai de mouillage n'a pas tenu malgré moins de 2 m de fonds , le deuxième résiste , l'ancre ayant croché sur une dizaine de cm.

Le site est beau , les ilots ont chacun une touffe de cocotiers ; les couleurs du lagons sont très belles ; il n'y a aucun oiseau, ce qui est curieux quand on pense à la surpopulation de SakiSaki.

Nous avons fait un snorkel au bord nord de notre mouillage ; C'est pas mal et surtout trois carangues ailes rondes nous ont tourné autour pendant prés d'une heure. Sinon , c'est la faune habituelle toujours aussi farouche. Nous avons fait aussi un tour de l'ile Palmeras , ile absolument déserte, avec des petites plages alternant avec des bancs de coraux

Le soir un bateau a mouillé sous le vent de l'île palmeras; il ne semble pas au calme ; décidément ces îles doivent être plus agréables en été quand les alizés se reposent.

 

Mercredi soir à une bouée à Bonaire.

 

La traversée a été fatigante : 30 miles de vent arrière soutenu avec des creux de plus de 2 m ; nous avons un temps essayé le génois en ciseau , mais le bateau, s' il allait vite, était trop fatigant avec des embardées incessantes et le claquement du génois quand il se déventait ( du fait de galhauban nous ne pouvons pas mettre de tangon perpendiculaire au bateau ) Nous avons donc mis 5 h 3 pour faire les 33 miles jusqu'à la pointe sud de Bonaire . Puis le vent est monté à plus de 22 noeuds quand nous avons tourné vers le nord pour aller au mouillage ; c'est donc à une allure record que nous avons terminé les derniers 8 miles . Nous avons pris une bouée devant la petite ville : c'est obligatoire il est interdit de mouiller sur ancre pour protéger les fonds . Depuis notre passage il y a 4 ans , les maisons ont poussé de partout et le petit village est devenu une petite ville , toujours aussi pimpante: petites maisons très colorées alignées ,en 2 rues, le bord de mer et la rue des boutiques Nous avons été faire les formalités : douane plus police sans problème ; la douane nous a demandé le papier de sortie du Vénézuela ;heureusement que nous avions bien fait ces formalités!

Ensuite nous avons été nous renseigner sur la plongée : nous essaierons demain car nous sommes venus spécialement pour ça ., Ce qui nous est proposé est la fourniture d'une bouteille et son remplissage illimitée dans la journée pour 25 USD; c'est assez étonnant:la côte sous le vent est ceinturée par une barrière de corail , à environ 50 mètres du rivage , y compris devant la ville où se trouvent les mouillages ;on peut donc plonger en partant du bord ou même des bateaux

 

Dimanche après midi Saint Martin

 

Eh oui , la croisière est finie et nous sommes à Saint Martin.

A Bonaire nous avons fait de belles et longues plongées . Elles se ressemblent un peu toutes : il y a une bande de sable qui part de la rive et descend jusqu'à 5 m , sur une trentaine mètres de large, puis un tombant à 45 degrés de corail qui descend jusqu'à 40 mètres. Nous avons fait 6 plongées , entre 15 et 2O mêtres à l'aller et 5 à 10 mêtres au retour en palmant tout doucement : résultat plus de 75 minutes sous l'eau et beaucoup de poissons surtout au retour à la frontière du sable et du corail; les poissons surtout le long du rivage sont peu farouches: des carangues de toutes sortes ,des perroquets, des quantités d'anges ,anges royaux et anges français ....et des coraux comme les éponges sont magnifiques , à Klein Bonaire , la petite île basse en face sa grande soeur ils sont plus farouches. A noter qu'il y a peu de bouées de plongée , beaucoup moins que de sites de plongées indiqués sur la carte.

Après une dernière plongée le dimanche matin , nous avons essayé d'aller au restaurant mais le dimanche à Bonaire tout est fermé , sauf le club de plongée . Nous avons juste trouvé un restaurant qui ne servait que des salades .

Lundi nous sommes repartis pour Curacao, vers 8 h, par un bon vent d'est . Nous avons été jusqu'à la pointe ouest de Bonaire , qui pourrait faire un joli mouillage si on avait le droit d'y mouiller .puis cap vers Curacao . Nous sommes arrivés devant l'entrée du port vers 13 h après une dernière navigation rapide et sans histoire

L'entrée est vraiment jolie avec une une jolie petite ville colorée de part et d'autre du chenal d'entrée .Bonaire et Curacao sont deux iles ex hollandaises ce qui a fortement influencé le style de construction : des maisons assez étroites d'un ou deux étages avec un pignon triangulaire alignées le long de l'eau. Imaginez un petit Amsterdam ,mais dont toutes les façades au lieu d'être grises seraient de toutes les couleurs:jaunes, turquoises, roses, vertes , mauves ça ne manque pas de charme Le chenal est emprunté par tous les bateaux ,grands cargos comme petits voiliers , pour rejoindre la zone industrielle Par chance le pont mobile utilisé par les piétons était ouvert et nous n'avons pas eu à attendre son ouverture . Ensuite nous sommes entrés dans la rade industrielle beaucoup moins agréable : usines, raffineries, entrepots ,citernes de gaz.... Nous avons mouiller à quelques pas de la marina dans une baie très moche et très ventée . Nous avons été au bureau : pas de place à quai pour nous , nous pouvons juste sortir le bateau; nous avons décidé de rester mouiller deux jours pour commencer à préparer le bateau ,

Le mardi nous sommes allés en ville faire les formalités et prendre des billets d'avion pour Saint martin : première date possible, le vendredi après midi , ce qui nous allait bien.

Le reste du temps nous avons donc fini de désarmer le bateau , tout en rencontrant les équipages de deux bateaux français, et en passant la soirée avec eux ; Le premier Lazarina est un trismus 32 avec Stephane , Béatrice et leur ami Eddy en route pour Carthagéne, puis Panama et en attente de la réparation de leur safran , le deuxième Fushi un grand catamaran avec Bernadette et Claude, qui hivernent aussi à Curacao et que nous reverrons peut être aux San Blas .

Le temps a donc passé très vite entre les formalités, le nettoyage , le rangement de Luliberine ,sans oublier les bagages dans lesquels il faut faire rentrer tout ce qui doit être ramené sans pour autant dépasser les 20 Kg fatidiques par personne . Nous n'avons donc guère eu le temps pour visiter Curacao , à part deux heures de déambulations dans la ville, après la deuxième visite à l'immigration. La ville est très propre à la hollandaise . Nous vous raconterons tout sur Curacao la saison prochaine .

Vendredi soir ,après 1 h40 de vol sans histoire,nous sommes arrivés à Saint martin accueillis par Elora et Cécile , très rajeunie par sa nouvelle coupe de cheveux.

 

La saison 2008/2009 est donc finie Nous avons fait 2500 miles environ pour moins de 200 h de moteur , dont 50 sur l'Orénoque . c'est dire que nous avons eu du vent , un peu trop à notre goût .

 

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