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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 16:21

Lundi 20 décembre marina paraiso isla Mujeres Mexique

 

 Notre séjour à l'isla mujeres se termine; Il a été bien rempli, car nous avons fait beaucoup de courses alimentaires en prévision des difficultés de Cuba . Mais ce n'est pas si facile de faire des appros , car si le super marché de la place de l église est à peu prés approvisionné, il est , comme le centre ville à 30 minutes à pied de la marina ; donc nous allions à pied , remplissions les sacs a dos et 3 cabas et rentrions en taxi. Il a fallu faire trois fois la manip . Par contre l'utilisation de José comme agent nous a fait gagné un temps considérable par rapport à la dernière fois il fallait courir d'un bureau à l'autre , tout en n'ayant jamais les bonnes photocopies . Mais ( est ce du fait de l'agent ) le montant total des formalités a augmenté : 130 USD pour l'entrée , plus 10 usd de propina pour les taxis des fonctionnaires , ( sante , phytosanitaire, port , douane et immigration ) plus 60 USD pour les papiers de sortie plus la propina de José ( 30 usd ) …. Mais nous avons un dossier de 15 pages avec le zarpe ( bon de sortie ) et pleins de photocopies. Nous avons quand même eu le temps d'aller faire du PMT , pas mal avec des fonds pas très jolis mais très poissonneux dans deux mètres d'eau juste à coté de la marina.Et nous avons mangé deux fois au restaurant des repas très corrects. Demain la météo prévoit du vent d'est force 4 , et pour les jours suivant un vent faible .Ce sont de bonnes conditions pour partir .

 

 Mer 22 marina de los Morros Cuba N 21 54 W 84 54

Après avoir fait les papiers de sortie , nous sommes partis vers 11H avec un vent d'est force 2 , suffisant pour avancer à la voile. Nous avons pu ainsi naviguer jusqu'au milieu de la nuit en tirant de grands bord contre le vent qui était évidemment pile dans l'axe . Puis le vent a faibli et nous avons du appuyer les voiles avec le moteur , vers 11h du matin , à 25 miles de l'arrivée , l e vent est complètement tombé et nous avons mis le cap directement sur la marina au moteur ou nous sommes arrivés vers 15 H ; nous avons fait 176 miles pour 111 en ligne directe dans des conditions plutôt faciles. . La marina de los Morros est une nouvelle marina si on peut dire ,considérée comme une marina internationale donc un point d'entrée à Cuba . C' est juste un quai de béton avec une pompe à fuel, assez long pour y mettre deux bateaux . Le quai est orienté vers le nord , direction d'où vient le vent maintenant ;bien que léger il lève une petite houle qui nous fait gentiment danser ; Quelle drôle d'idée que d'installer une marina dans un site exposé aux coup de vent du nord , relativement fréquents en hiver . Les officiels sont venus nous accueillir , dans l ordre le médecin qui nous a pris la tension; puis le capitaine de port et l'immigration et enfin le vétérinaire qui a regardé nos boites de conserves de viande et le phyto sanitaire qui a inspecté tous les fruits et légumes pour y chercher des traces de moisissures ainsi que le bois du bateau pour les termites ; nous n'avons pas eu les chiens anti drogues et tout s'est passé très vite puisqu'à 16 heures tout était fini pour un total de 73 USD ; Nous n avons rien vu de la terre mais il y a un bar et peut être un restaurant mais tout semble vide à part les officiels . Les officiels étaient avant à Maria la gorda et nous ont reconnus. Selon ce que l on a compris maria la gorda n'est plus un port d 'entrée . Compléments en fait il faut encore payer 15 CUC de timbres mais il n'en ont pas , ( 15 CUC c a fait 20 usd )et la marina nous a coute 28 usd pour la nuit La marina est bien aménagée avec des douches ;il y a de l'eau ,de l'électricité et du fuel possible c'est coquet et prêt à accueillir des touristes pour l'instant totalement absents. NB NAVIGATION il y a deux tourelles éclairées, juste au nord du quai , une verte et une rouge , il y a toujours eu au moins 3 m d'eau . Le quai a de petits lumignons ; je ne conseille pas d'y arriver de nuit mais ce n'est pas impossible si il y a peu de vent

 

 Jeudi 23 décembre mouillage de la BAJADA N 21 55 15 W 84 24 12

 Nous sommes partis à 9H sous un beau soleil et un vent très faible . Malgré 3 tentatives pour dérouler le génois , nous avons du avancer au moteur jusqu'à a 14 H au milieu de la baie de Corientes ou un bon vent de nord s'est levé force 4 ; a 15 H 30 nous nous sommes mouillés devant Maria la gorda , un seul autre bateau au mouillage un immense deux mats dont le principal avec 4 étages de barres de flèche . Lui ne bougeait pas au mouillage , mais nous c'était à peine supportable avec des vagues courtes de presque un mètre de haut . Le mouillage avait bien croché mais l'intérieur n'était pas du tout confortable . Nous avons pris la météo : actuellement il aurait du y avoir du nord 10 Nœuds et demain il est prévu du nord est de 15 NOEUDS ; comme le mouillage n'est pas mieux protégé du nord est que du nord , nous avons pris la décision de repartir pour mouiller sur la cote nord de la baie devant le village de la Bajada ou les bateaux locaux se réfugient en cas de vent du nord très fort. A prés 6 miles face au vent et aux vagues nous sommes arrivés devant les 10 pauvres maisons du village et nous avons mouillé par 3 M d'eau dans un calme total , la plongée est remise à plus tard mais nous espérons du PMT . au delà la météo prévoit deux jours calmes samedi et dimanche , puis du vent assez fort de nord . Heureusement que nous avons traversé . Au pire nous pourrons toujours aller lundi vers l 'ile de la jeunesse dans des eaux relativement protégées..

 

 vendredi soir mouillage de Maria la gorda

 Nous avons passé une nuit tranquille , bien que le vent ait continué à souffler. Nous avons été nous remouiller devant une belle plage de sable entre les têtes de corail et la plage . C'est un beau paysage sous le soleil : une immense plage de sable , une mer bleue et une végétation dense bien verte avec quelques palmiers qui dépassent. Nous avons été faire du PMT , sur les têtes de corail ; pas mal de poissons, mais surtout des petits castagnoles et sergents majors et bien sur aussi des bancs de gorettes , mais peu de vedettes juste un ange caraïbe ( les jaunes et noirs ) comme d habitude farouches.; les fonds sont un peu profonds pour nous : le haut à 3 m avec une base à 8 m . Puis le vent s'est calmé et nous sommes partis après le déjeuner au mouillage de Maria la gorda. Évidement à peine arrivé un officiel nous a hélé , c'était l'adjoint du capitaine du port en uniforme brun , un tout jeune homme qui nous a demandé les papiers ; lui non plus n'avait pas les timbres à coller sur le despacho , il nous a envoyé a la réception de l'hôtel , mais eux non plus n'en avaient pas . Il se confirme que Maria la gorda n'est plus un port d'entrée . Le jeune homme a voulu faire visiter le bateau à son chien , un petit épagneul dressé pour la recherche de drogue et d'explosif . Le chien n'était pas très à l'aise sur le bateau et la recherche a été vite faite . Nous lui avons remis les 2 mandarines que l'expert phytosanitaire voulait analyser et qu'il avait oublié. Tout s'est passé rapidement et dans la bonne humeur. A la réception nous avons aussi changé des euros ( 1 euro pour 1,24 CUC et 1cuc 9 dol))et payé le repas de Noël de ce soir :15 CUC ;le Cuc veut dire monnaie convertible ,c'est la seule monnaie des touristes ,le dollar n'étant plus accepté pour les achats Et nous avons fait un petit tour du centre , bien tenu ; ils sont en train de construire beaucoup de nouveaux bâtiments.

 

 Samedi soir 18 H

 Le repas de Noël était un buffet copieux , avec de la bonne viande dont de la dinde , il y en avait beaucoup en quantité et les quelques 100 personnes présentes n'ont pas tout fini. Nous avons pris en sus une bouteille d'un bon vin blanc cabernet sauvignon , effectivement pas mal : c' était un vin de pays d'oc mais avec un nom cubain. Ce matin nous avons fait deux très belles plongées , la première (los paradisos ) en haut d'un mur à environ 25 m , joli paysage avec relativement peu de poissons mais juste à le fin nous croisé un grand requin qui ne s'est pas intéressé à nous. La deuxième ( yemeya ) était sur la tombée du reef le haut à 15 M le bas à 1500 M . Il y a des canyons partant du haut et plongeant vers le fond : très beaux , avec les poissons habituels dont beaucoup de poissons lions ( ils se répandent très vite et comme ils n'ont ps de prédateurs locaux ils éliminent tous les autres poissons car ce sont des carnassiers redoutables ), il y avait aussi pas mal de nudibranches . Ensuite nous avons mangé du wahoo sur le bateau des pêcheurs . Ce sera notre dernière journée à Maria la gorda , car un front froid arrive demain et tous les marins nous conseillent fortement de partir ; eux même vont aller mouiller les 4 bateaux de plongée au fond de la baie , comme le temps fort doit durer au moins deux jours , nous partirons dans la nuit pour l'ile de la jeunesse . La guardia nous a donné le despacho départ prévu 23h , il avait récupéré les timbres et les a collé soigneusement sur le despacho , cela était un peu difficile car les timbres cachaient des en-têtes et cela le chagrinait beaucoup, puis il a du trouver de la colle pour les timbres qui ne collaient plus. Ps l'hôtel et le club de plongée sont parfaitement tenus et le personnel est agréable

 

 Dimanche soir mouillage de la bahia de San pedro .N 21 36 2 W 82 57 5

 A 23H nous nous sommes réveillés et nous sommes partis , au moment ou nous partions nous avons entendu un coup de sifflet de la plage : probablement la guardia qui venait vérifier que nous partions à l'heure prévue et nous saluait ainsi . C'est bizarre , nous avons pu aller mouiller n(importe ou dans la baie sans problème et là au mouillage officiel nous étions surveillés à la minute : c'est Cuba !! Il y avait déjà un bon clapot avec du vent de sud ouest . Nous sommes sortis de la baie au moteur aidé à la GV avec deux ris . Puis a minuit et demi après avoir contourné le vaste plateau qui déborde le cap corientes , nous avons mis cap plein est vers l'isla Juventud et précisément la passe au sud des cayes de los indios, à 75 miles . Nous n'avons pas envoyé le génois car à cette allure il ne se gonfle pas . Et heureusement car très vite le vent a tourné ouest et a forci . Avec juste la GV nous marchions souvent à plus de 7 nœuds . A 13 heures nous passions au sud des cayes de los indios et à 15 h nous étions devant la marina Siguanea . L'entrée de celle ci nous avait laissé un mauvais souvenir car elle est très étroite et de plus le vent du nord soufflait très fort avec de grosses vagues , nous avions peur de nous faire déhaler sur les hauts fonds qui bordent la passe . Nous avons donc été un mile plus au sud dans la baie de San Pedro qui a une entrée bien plus large et avec plus de fond ( pas moins de 3.5 m ) , et nous avons été mouillé dans le chenal au nord est de la baie , au milieu de la mangrove sur une eau plate malgré le vent qui sifflait dans les haubans . En plus lé décor est beau avec un nord de hautes collines sèches et jaunes qui font contraste avec le vert de la mangrove . NB NAVIGATION il semble que la passe entre la pointe frances et les cayes de los indios soit maintenant balisée , car nous avons vu des bouées au milieu du chenal dont une paire de bouées très proches formant une espèce de porte . Elles se trouvent un peu au nord de N 21 40 W 83 10 . Nous avons toujours eu au moins 5 m d'eau , heureusement car les vagues étaient fortes . Le chenal ou nous avons mouillé est un peu difficile à trouver car les perches du plan du guide ont disparu. Mais le plan est exact et on peut mesurer les coordonnées GPS , après avoir eu 1,4 m parce que nous n'étions plus dans le chenal nous avons toujours eu au moins 3 m .

 

 Lundi soir même mouillage

 Et bien le front froid mérite son nom, la température qui n'était pas caniculaire est devenu fraiche : moins de 20 ° ce matin dans le bateau ; pour une fois les hublots restent fermés ! Nous avons eu une journée calme en attendant que le vent de nord nord est baisse . Ce matin divers petits entretiens et puis cette après midi une grande promenade en annexe et à pied . En allant vers l'est nous avons trouvé un chenal qui s'enfonce dans la mangrove , d'abord large , il se rétrécit pour devenir étroit et arriver à un cul de sac : il y a une route de terre qui arrive la et s'en va tout droit vers des collines ; bien que pieds nus nous avons pu marché jusqu'à celles ci dans un paysage de landes avec des palmiers au tronc renflé et de vastes étendues herbeuses . C'est une balade bien sympa . A u retour en annexe nous avons été accompagnés par deux dauphins qui s'ébattaient par dans le lagon .En bref une bonne journée calme qui aurait été parfaite avec un peu plus de soleil , mais nous ne plaignons pas , depuis notre retour au bateau nous n'avons pas eu de pluie . NB NAVIGATION Le chenal que nous avons pris est le chenal à gauche quand à partir de notre mouillage on va vers le nord est ; au total son orientation est plutôt est , les collines auxquelles nous avons été sont le s collines vers l'est assez basses , elles ne sont visibles que de l'entrée du lagon , sauf à monter au mat . C'est vraiment une jolie balade .

 

Mardi 28 décembre marina Siguanea

 A 2 miles du mouillage précédent. Nous avons bien failli ne pas entrer dans cette marina , car le chenal d'accès indiqué à 2 m d'eau ne les a plus . Pourtant ils ont rajouté 2 tourelles et le chenal est bien balisé ; mais en fait il n'existe presque plus ; le sondeur a indiqué 1, 1m sur plusieurs dizaines de mètres sans que l'on sente un coup de frein ; On peut supposer qu'il y a de la vase molle . A l intérieur de la marina en dehors d'un grand quai en béton il y a un petit quai de 20 m de long de marina , avec eau et électricité Évidemment nous sommes encore le seul voilier . Nous avons été accueillis par la guardia ( vite fait ) et par le responsable de la marina et du centre de plongée . Notre plongée est arrangée pour demain , et nous avons appris que les voiliers n'avaient plus le droit d'aller au quai de la ville de Gerona ou nous comptions aller ensuite car il y a trop de trafic ,disent ils (sic ) . Alors nous sommes partis en ville en bus pour faire le plein de vivres frais car nous n'en retrouverons qu'à Cienfuegos d'ici 15 jours . Nous avons pris le bus pour aller à l'hôtel colony , un très grand hotel à 2 kms de la marina . Cet hotel immense et en parfait état nous a paru totalement vide , il ne doit y avoir que la dizaine de plongeurs que nous avons vu partir ce matin .Puis nous avons pris un bus public pour aller à la ville à prés de 50kms et il a fini bien plein . Nous avons mis prés de deux heures car le bus s'arrête souvent dans les rares villages de l'ile pour prendre des cubains . Le paysage que nous avons traversé est un grand désert humain . Il est très plat sauf deux hautes collines sèches . La végétation est surtout des buissons d'épineux avec de temps à autre des bosquets de pin . Vers la ville il y a quelques champs . Les petits villages sont de pavillons de béton gaiement peints , les rues sont immensément larges , surtout pour les quelques vélos et charettes à cheval qui passent. Il y a vraiment peu de voitures. La ville nous a paru plus pimpante qu'il y a 4 ans , beaucoup de maisons ont été repeintes.; la grande rue était piétonne et pleine de gens y déambulaient , dont beaucoup de jeunes coquettement habillées. La grande rue est celle des magasins de fringues et d'épicerie « fine » ( vendue en CUC ) . Mais il n'y a pas de magasins de légumes , ce que nous recherchions . Donc après avoir été cherché des pesos cubains a la Cadeca ( petite queue de cubains changeant aussi leurs CUC en peso ou inversement) ,nous avons été manger au restaurant recommandé par le routard « el cochenecito « ( moyen mais pas cher car en peso cubain : 20 pesos le menu complet , soit moins d'un euro) ;nous avons arpenté les rues à la recherche des petits marchands ambulants . Nous avons fini par les trouver dans la rue parallèle à la grande rue coté opposé au rio . Nous avons pu acheter des tomates 10 pesos les 10 , des oignons 10 pesos la douzaine , . des oranges 10 pesos les 10 et des bananes 5 pesos les 5 ( rappel 24 pesos cubain font un CUC soit un peu moins d'un euro) Nous sommes rentrés en taxi , une studebaker bleue de 1950 , mais avec un moteur neuf nous a dit le chauffeur . Il conduisait en se mettant en roue libre dans les descentes pour économiser l'essence . Il avait été colonel en Angola , puis ouvrier en Tchécoslovaquie dans les hauts fourneaux avant de revenir à Cuba ; sa femme fait très bien la cuisine à des prix très bas . Mais nous ne referons pas 100 kms pour aller diner chez elle . Quel dommage que le mouillage en ville soit interdit.

 

 mercredi 29 décembre marina de siguanea

 Ce fut une journée plongée. Rendez vous au centre à 9 H pour avoir le matériel et payer puis départ vers 10 H ; Les plongées se font a la playa francese à 1H30 de bateau . Sur le bateau 2 couples anglophones , un couple allemand , un couple espagnol et deux couples brésiliens . Ce sont aussi les seuls occupants de l'hôtel ( environ 200 chambres ); Pour venir de l'hôtel ils ont un bus spécial grand tourisme , les employés qui logent aussi à l'hotel ont un autre car . Bref au bout d'une heure trente de trajet nous mouillons sur un mur et nous plongeons : l'eau est claire et relativement chaude ( surtout par rapport à la température extérieure , 16 ° hier soir ); mais la plongée est banale, nous plongeons le long d'un mur dont nous ne voyons pas la base , mais il y a peu de poissons et peu de coraux spectaculaires .Ensuite nous avons été à une estacade qui donne sur une magnifique plage de plus de 2 klms avec une rangée de transats vides sur presque toute la longueur , nous les plongeurs sommes les seuls sur cette plage par ailleurs bien entretenue : elle est ratissée . Comme elle est l'abri du vent enfin nous avons chaud . Nous repartons pour la deuxième plongée près de la pointe francese , encore un mur mais avec son bas à 20 m ; c'est plus joli des éponges ,des coraux avec quelques beaux crabes et des murènes et aussi beaucoup de poissons lions , sont ils responsables de la diminution de tous les autres poissons? Et puis nous rentrons bien emmitouflés et sommes de retour a 17H 30 ; Contrairement à ce que dit le routard ( et ce n'est pas la première fois qu'ils disent des inexactitudes ) les plongées ne sont pas plus chères qu'à Maria la gloria , mais elles ne sont pas particulièrement belles et le trajet est vraiment très long .Comme site, Maria la gorda est beaucoup mieux

 

Jeudi 30 mouillage de l'ensenada de los barcos N 21 55 35 W 82 57 82

Nous sommes partis vers 10 H 30 après avoir attendu la guardia qui s occupait de compter les plongeurs et après avoir été obligé de remplir la batterie moteur avec de l'eau car le démarreur ne voulait plus marcher. Je l'avais déjà rempli il y a à peine deux mois. Après un petit bord vent arrière , à partir de la pointe Buenavista nous avons fini au prés avec un vent force 4 ; Nous sommes arrivés dans cette baie immense plus de deux miles de large. Nous avons mouillé le plus loin possible dans la baie mais encore à plus d'un mile du fond car il y a très peu d'eau. Heureusement ce soir le vent est tombé. Cet arrêt n'a vraiment aucun intérèt sauf d'être une halte sur le trajet ; demain nous avons 20 miles contre le vent à faire avant d'atteindre un mouillage abrité.

 

 Vendredi 31 décembre mouillage de la baie Chacon N 21 54 1 W 82 44 7

Finalement nous avons choisi cette jolie baie pour y passer la fin de l'année , évidement en solitaire ; depuis notre de départ de Fronteras si on excepte isla mujeres nous avons aperçu 3 voiliers !! Nous sommes partis ce matin de bonne heure car nous voulions aller dans des cayes prés de la passe de Quitassol qui donne accès à tout la partie au nord des cayes de los Cannareos . C'est l'une des rares passes au travers des bancs de mangrove à l'est de l'ile de la jeunesse. Mais le vent était plein est et nous avons louvoyé avec un bon force 4 et heureusement une mer plate; finalement en passant devant cette baie bien abritée de l'est car derrière un ilot rocheux relié par un tombolo à la terre , nous nous sommes arrêtés après 6 h de mer et 36 miles parcourus (il a fallu sortir de la baie de los barcos ) , mais seulement 15 miles vers l'est . Nous avons eu un beau soleil , un ciel bleu foncé mais le fond de l'air reste frais et nous avons gardé le sweat à l'abri de la capote. Du mouillage nous avons un beau panorama sur le cote nord de l'ile qui parait « montagneuse » car il y a de nombreuses collines dont certaines atteignent les 300 m ; après 3 semaines de côtes dont le point culminant devait être de 10 mètres , cela nous semble de hautes montagnes. Après le déjeuner nous avons fait un petit tour à terre , une ancienne route arrive jusqu'au mouillage. Elle desservait un abri de plage en ruine et longe une belle arête rocheuse que nous n avons pu escalader faute de sentier; les buissons épineux interdisent toute marche hors chemin; il fait trop frais pour se baigner . Bien que seuls, nous avons réveillonner (à 20h) : apéro,confits de cuisses de canard aux haricots lingots ,le tout arrosé d'un bon bordeaux

 

Samedi 1 janvier mouillage de Cayo de Navio N 21 53 1 W 82 36 16

 Nous avons mouillé dans cette caye de mangrove tout prés du bord au milieu des troncs d'arbres déracinés par le dernier cyclone ; il fallait être en effet très près de la mangrove pour être à l abri du vent et du clapot , bien que l'air se réchauffe il fait encore frais dans le vent force 4 qui souffle aujourd' hui. La navigation a été paisible sur une mer plate , deux grands bords de louvoyage soit au total 16 miles pour 8.5 en ligne droite . Nous avons bullé l'après midi , c'est le premier janvier . Il y a trop de vent pour faire un tour en annexe et de plus toute la mangrove a été brulée par le dernier cyclone et presque tous les arbustes sont morts ,ce qui donne un paysage un peu triste malgré le soleil et l'eau turquoise. NB NAVIGATION le louvoyage nous a amené à passer près de l'entrée du canal de la Cruz , nous n'avons pas vu les perches indiquées par Nigel Calder , de plus il y a de nombreux arbres déracinés échoués sur des fonds variables qui de loin ressemblent à des perches. Dans ces conditions nous n'emprunterons pas ce canal qui nous éviterait un détour de 8 miles . Nous prendrons la passe de Quitassol. L'épave signalé au sud de cette passe est encore très visible , la cabine dépassant encore de l'eau .

 

 Dimanche 2 janvier mouillage de Cayo Campos N 21 33 6 W 82 20 5

A 15 H nous avons mouillé sur un fonds de sable blanc devant une plage de sable et un bouquet de palmier . C'est très beau et très calme Ici la mangrove est encore verte et les eaux sont belles La station d'élevage de singes qui existait les années précédentes semble abandonnée et il n'y a pas de pêcheurs ; il va falloir aller chercher nos langoustes nous même ;aie ,aie. La navigation a été paisible , une petite remontée au moteur le long des cayes jusqu'au passage de de Quitassol puis la passe avec le vent dans le nez toujours au moteur enfin un grand bord de prés dans un vent d'est mollissant. La mer était bien plate , de couleur vert pale , le ciel bleu pale car il y a un peu de brume , bref une belle navigation. NB NAVIGATION La passe de Quitassol est encore indiquée par des tourelles mais elle ne semble plus draguée et au passage prés de la mangrove et de la tourelle rouge de cette pointe il n' y a que 1.8 m d'eau . La barrière de « corail « de la carte maxsea entre Hicacos et Cayo Palma est en fait une mangrove..

 

 lundi même mouillage

une journée de premières : premières langoustes qui sont en train de cuire quand j'écris , premier rayon vert et premiers voiliers ( même si ce sont 3 catamarans de charter allemand ) mais reprenons au début . Après une nuit paisible bien que ventée , en attendant que le temps se réchauffe pour notre partie de PMT , nous avons changé le bloqueur de l'enrouleur . Ce qui est pour moi un petit exploit ; en effet il n'y a que 2 boulons à défaire puis à remettre mais les écrous sont situés à un endroit quasi inaccessible que le doigt peut à peine atteindre en étant a demi couché sur le dos sur la couchette arrière . Et en plus les tuyaux de réservoir d'eau noire gênent . J'oubliai de dire que pour apercevoir ces deux boulons il a fallu scier à plat un cache de bois qui , probablement monté en usine , était maintenant coincé par les meubles . Et bien après 60 minutes d'effort intellectuel ( comment arriver à enfiler sur l'écrou une rondelle et un boulon, alors que l on a du mal à toucher ce fameux écrou ) et de contorsions et de crampes nous y sommes arrivés . Puis nous sommes partis en PMT , avec un crochet bricolé pour les langoustes . A près de nombreuses têtes de corail très poissonneuses mais sans décapodes, nous sommes tombé sur une tête de corail ou dans un trou se tenaient 4 grosses langoustes . J'ai essayé de les crocher mais le crochet s'est cassé : et les langoustes sont restées tranquillement dans leur trou . L' après midi nous avons été marché sur l'ile qui nous semblait déserte . Il y 4 ' ans il y avait une station d'élevage de singes , mais il n'y avait personne dans la cabane de bois . Après avoir aperçu les singes , très farouches qui se sont cachés dans la mangrove à notre approche , nous avons pris un chemin qui nous a amené sur la rive de la grande baie au sud est de l'ile . Le lagon a de belles couleurs et quelques échassiers qui pêchent , taches blanches sur un fond turquoise . Au retour nous avons constaté la présence de 3 catas et nous avons croisé un cubain ; après quelques mots nous nous sommes reconnus c'était Julio que nous avions connu il y a 4 ans . Après les embrassades d'usage il nous a demandé de l'emmener à la station de pêche pour nous faire une surprise . Nous y sommes partis après un détour au bateau pour y prendre de quoi faire un cadeau ( rhum, cigarettes). La station de pêche est un point relais pour la pêche aux langoustes , il y a une dizaine de viviers approvisionnés par les petits pêcheurs puis un gros bateau vient de l'usine pour les ramasser . Ces langoustes sont pêchés à la nasse et il semble y en avoir beaucoup . Pour l'heure après les fêtes , il y en avait très peu et Julio a été nous en chercher 4 . La station est gardée par Luis , elle a un certain confort dont la télé et un équipement de communication que ne possède pas la cabane de Julio sur l'ile . Probablement que Julio y est souvent , mais il doit y aller à la rame : au moins deux miles soit une demie heure d'effort. Les 2 compagnons ont le même rythme de travail : 30 jours en station et 30 jours chez eux . Ravis de retrouver du rhum et de pouvoir discuter, ils nous ont invités à venir demain déjeuner de poissons coffre , il y en a un vivier . Nous en avons mangé une fois , c'était le meilleur poisson que nous ayons jamais gouté.

 

Mardi soir même mouillage

Les catas sont partis , il n'y a pas eu de rayon vert , j'ai raté les langoustes mais ça a été une bonne journée. Donc ce matin nous sommes partis assez tôt ( 10 H) revoir les langoustes avec le fusil harpon. Nous les avons revu mais elles étaient très loin dans leur trou, j'ai essayé une fois de tirer un peu au hasard et évidemment je l'ai manquée . Après nous sommes allé voir les têtes de corail sur le bord de la passe , c'est une belle topographie avec des nuées de gorettes et de perroquets . Nous avons aussi vu un beau mérou . Nous sommes rentrés , avons été cherché Julio et sommes partis à la station de pêche . Luis nous y attendait car il avait besoin de notre huile pour faire cuire les filets de poissons coffre. En attendant qu'ils cuisent, Julio est descendu dans le vivier et a ramené une quinzaine de poissons coffres qu'il a entrepris de préparer . Il commence par couper à la machete les coins du poisson ( pour mémoire les poissons coffres sont des poissons à la forme bizarre , ils ont une section triangulaire presque équilatéral , leur peau est très dure comme du plastique , ils nagent avec de toutes petites nageoires qui émergent de cette carapace ) puis sépare les trois plaques de la chair interne: 3 beaux filets de muscle et les boyaux . Il faut une bonne machete et une certaine habileté. En fait ces poissons sont pour nous et pour les catas allemands. Nous passons à table Luis est un bon cuisinier et ses poissons et son riz sont très bons ; nous discutons de tout et de rien . C'est très sympa et un peu fatigant de parler durant 3 h en espagnol , heureusement Luis a l habitude de parler à des étrangers et il comprend bien notre charabia . Nous rentrons au bateau avec Julio qui est maintenant un membre de notre famille . Et nous finissons la soirée en bullant au soleil , le vent est tombé et il fait doux à l »abri de la capote.

 

MERCREDI

 Nous avons une navigation agréable a la voile contre un vent d'est force 2à3 sur une mer très plate , donc navigation facile , trop facile même car un bon repas de poisson arrosé de vin blanc nous a fait perdre un peu le fil de la navigation . Ayant bien repéré les cayes après la caye la plus au nord de l'archipel des Tablones nous avons embouqué le chenal . Normalement le chenal a 2 M d'eau , et nous au fur et a mesure la profondeur diminuait à 1,5 m nous nous sommes dits que le chenal s'était bien ensablé mais on a continué un peu A 1 m on s'est vraiment dit qu'il y avait un problème , et de fait le paysage ne ressemblait a la carte . Une vérification sur le GPS , et bien ou on s'était trompé dans le repérage;on a fait demi tour plein pot , à certains moments la quille pourtant relevée faisait un sillon dans le sable mais on a fini par passer sans dommage en poussant un gros ouf de soulagement .Finalement 1M d'eau au sondeur nous suffit ;mais nous n'abuserons pas de cette possibilité et regarderons un peu plus le GPS. Donc finalement après un certain nombre de virements de bord, nous avons mouillé prés de la cote ouest de Rosario.

 

 Jeudi 6 janvier mouillage de Cantiles. N 21 37 3 W 81 58

Ce matin nous nous sommes déplacés d'un mile pour venir mouiller prés de la station d'élevage des singes . Chemin faisant nous avons croisé une barque motorisée avec 3 personnes qui étaient les gens de la station , ils nous ont proposé des langoustes : 2 belles pour 5 CUC et une bouteille de rhum et nous avons échangé quelques mots pour dire que nous venions de Campos , et que luis nous avait invité a déjeuner et qu'il était bon cuisinier .en langage de pêcheur cela s'appelle amorcer. Puis nous sommes partis nous promener sur l'ile le long de la cote à partir de la playite del norte; c'est très beau . Au retour les gens de la station nous ont invité à déjeuner ; bien joué. Donc après avoir été chercher des bières au bateau , des pâtes et du café ,nous avons discuté pendant que Ricardo préparait les langoustes. Avec Ricardo , il y a son neveu Rolan et Leonardo dit Lionis . Ils sont tous les 3 charmants et on comprend 80 % de ce qu'ils disent. Les langoustes étaient vraiment très bonnes cuites avec de la sauce .Et c'était très copieux . Et comme nous avons complimente Ricardo qui avec le rhum devenait un peu euphorique , il nous a réinvité demain à manger de l'agouti cuit au four à bois pour son anniversaire. L' après midi s'est donc vite passé , d'autant que nous allions partir nous promener quand un voilier est arrivé , nous les avons accueilli avant de les laisser aller chercher des langoustes .Et comme c'était l heure des ien-iens nous sommes rentrés au bateau ps a la tombée de la nuit nous avons eu la visite du trio qui venaient de montrer comment cuire la langouste sur le voilier voisin Ils étaient restés dans leur barque, seul le cuisinier allant sur le jupe arrière. Alors ils ont été agréablement surpris que nous les invitions à monter à bord ; ( ps nous ne comprenons pas comment certains bateaux discutent longtemps en laissant les gens dans l'annexe; réflexe territorial exacerbé ?? ) Nous avons longtemps discuté pendant qu'ils continuaient à boire du rhum , notre consommation de rhum (la leur surtout)atteint des sommets et surprise ils ont adoré le pernod .

 

Vendredi encore le même mouillage

Dans la nuit un front froid est passé :grosse averse et pas mal de vent mais aujourd'hui il fait de nouveau beau et frais . Ce matin a été principalement occupé à la cuisine , comme le frigo marche de moins en moins bien nous avons cuisiné les langoustes , les poissons et des lambis , et puis un gâteau d'anniversaire pour Ricardo . Nous sommes donc descendus à terre vers 11 h . Finalement nous n'aurons pas d'agouti , explication officielle nous semblions apitoyés par ces petites bêtes , en fait nous pensons qu'ils avaient eu de mal à digérer le rhum, car ils n'ont pas touché aux bières et Ricardo se plaignait de la « cabesa » .Avec le reste des langoustes accompagnées de poisson nous avons fait encore un très bon repas . En guise d'apéro Rolan nous avait fait faire un petit tour sur l'ile jusqu'à une belle anse bon abri de tous les vents, très belle mais envahie des iens iens si il n'y a pas de vent . Nous avons encore discuté un bon bout de temps , ils sont vraiment très gentils et très attentionnés . Puis nous avons été faire un petit peu de PMT , mais nous sommes restés prés du bateau et les fonds très peu profonds ne sont pas terribles, mais il y beaucoup de langoustes et aussi pas mal de petits mérous et encore des poissons lions . Puis nous avons dit au revoir à nos amis . Au cours des discussions ils ont parlé de leurs difficultés a vivre avec leur faible salaire : 300 pesos cubains soit 12 USD par mois , alors que par exemple l'huile est vendu en CUC ; Mais les choses semblent plus complexes, rolan a un caméscope (et donc probablement une magnétoscope et une télé ) et Lionis a une montre qui vaut 62 USD ; alors il doit y avoir des sources de CUC autres que le salaire ; et pourtant Lionis a insisté sur le fait qu'il était fils de paysans. Les économistes vont avoir du boulot pour comprendre comment fonctionne réellement Cuba , entre la misère que laisserait croire les chiffres officiels et la réalité ; mais ceci étant dit la vie sur Cantiles n'est pas facile même si c'est langouste tous les jours . Ils viennent avec leur ravitaillement pour un mois et n'ont même pas de glacière ; ils n'ont aucun lien avec l'extérieur ( sauf quelques voiliers de passage ); il y a 6 ans ils cultivaient des tomates ( ils faisaient des conserves ) mais aujourd'hui hui Lionis dit qu'elles ne poussent pas .

 

 Samedi mouillage devant Cayo Largo N21 37 W 81 34 8

Ce fut une journée paisible, sans vent,avec un grand ciel bleu et presque chaude . C'est donc au moteur que nous avons progressé vers l'est jusqu'à Cayo Largo ou nous espérons refaire quelques vivres , car en dehors des poissons, langoustes et autres lambis ils commencent à s'épuiser .Nous nous sommes arrêtés, 3 h plus tard, au récif los hijos de ballenatos ( N 21 35 W 81 35 8 à 'ouest de la barrière )pour faire du PMT . L'eau était très claire ; les fonds sont beaux et pas trop profonds . Il y a beaucoup de patates de corail qui montent depuis 5 M jusqu'à 2 m de la surface mais il y a de l'espace pour mouiller sur du sable. Curieusement , il y a peu de petits poissons mais d'assez gros : pagres , perroquets , barracudas .En vedette nous avons eu des balistes royaux , une grosse murène verte et une belle raie pastenague . Puis nous sommes repartis mouiller devant l'entrée du chenal de la marina de Cayo largo, devant une belle plage de sable blanc ; il y a de nombreux ilots de sable ou de mangrove autour de nous: c'est paisible et calme ; et nous avons même eu droit à un coucher de soleil avec rayon vert !

 

 Dimanche marina de Cayo Largo

Après le petit déjeuner nous avons été à la marina , presque vide à part les catamarans de promenade des hotels. Personne ne nous a accueilli et il a bien fallu 30 minutes avant de voir les officiels ; même pas de coup d'oeil dans le bateau , cela a été vite fait . Puis nous avons fait un petit tour dans les installations terrestres autour de la marina ; nous avons été a l'épicerie : un peu de boissons dont du Ricard , un peu de pain , quelques boites de cornichons et de confiture mais en gros volumes ; la jeune fille de la caisse qui parle anglais nous a dit qu'il devrait y avoir des fruits frais ce soir avec le bateau, nous avons passé commande , puis nous avons été a la banque changer des euros . L'aprés midi nous avons été regarder nos mail aux hotels car il n 'y a pas d'internet à la marina .C'est cher car il y a 8 CUC de transport ( et encore il a fallu raler car le chauffeur du bus nous demandait 10 CUC pour seulement l'aller ) et puis 10 CUC pour une heure d'internet qui compte tenu de la lenteur nous a tout juste permis de lire nos mails et le blog de Lucas . Nous avons réussi à les enregistrer sur la clé pour qu ' AM puisse les lire et relire . Les 2 autres voiliers du matin étaient partis , mais a la tombée de la nuit 2 autres catamarans de location sont arrivés.

 

 Lundi mouillage à la sortie de la marina N 21 36 8 W 81 34 2

La matinée a été occupé par divers taches administratives : attente des fruits à l'épicerie, paiement de la marina ( 2 bureaux ) et recherche du despacho. Puis nous sommes partis tâter le vent pour aller éventuellement à un mouillage dans les cayes . Mais il y avait un force 5 de sud est, non prévu par la météo, qui nous a paru trop fort pour aller faire du PMT ; alors nous avons fait demi tour et mouillé dans le lagon à l'entrée du chenal de la marina, bien à l'abri du clapot sinon du vent. Il y avait deux autres bateaux de voyage , un irlandais et un anglais.

Mardi mouillage de Guano del este. N 21 39 9 W 81 02 4

 La météo prévoit qu'à partir de mercredi il y aura du fort vent de nord est , donc en plein dans le nez pour aller à Cienfuegos ; nous avons donc décidé de partir avant ce coup de vent. La météo prévoit que le vent commencera pas trop fort dans la nuit de mardi a mercredi de nord, nord est. Donc nous irons mouiller à Cayo de dios puis partirons à la nuit pour Cienfuegos. Ce matin le vent est quasi nul , nous partons au moteur et nous irons au moteur jusqu'à Cayo de Sal , la première caye des cayos de Dios . Il y avait un reste de houle de sud est auquel s'ajoutait un peu de clapot du au force 1 d'est . Nous avons été mouillé devant cayo de sal , fort heureusement bien abrité du clapot. L'ile est un énorme bloc de corail, avec de petites falaises très escarpées., Nous avons réussi à débarquer mais l'ile est couverte d'une végétation si dense que nous n'avons pu marcher sauf a apercevoir une plage de sable au nord , ou nous avons été ensuite en annexe ; mais la aussi il est difficile de marcher. Alors nous sommes repartis pour aller mouiller sous le phare de Guano del este , phare qui de loin ressemble a la fusée de Tintin . Le mouillage est relativement protégé de la houle . Nous avons regardé le rayon vert puis diner . Mais le vent commence à se lever du nord est et le mouillage devient très agité , il faut partir. Mouillage de cayo do sal N 21 38 1 W 81 10 5

 

Mercredi marina de Cienfuegos .

 La nuit a été un peu difficile car le vent a été plus fort que prévu . Au départ soir vers 20H 30 , il soufflait à force 4 , et avec 2 ris et le génois bien roulé nous avancions à presque 6 noeuds , puis il est encore monté d'un cran et il a fallu rouler un peu plus le génois et prendre le troisième ris ! Nous avancions toujours à plus de 6 noeuds , mais pas dans une très bonne direction , car le vent venait de nord est . Puis soudain vers 3 h du matin le vent est tombé , et il a fallu mettre le moteur ;le bateau bougeait dans tous les sens sur la houle venant en désordre. Vers 5h le vent est revenu force 5 ; Finalement nous sommes arrivés devant le chenal d'entrée de la baie de Cienfuegos vers 10 H après un long louvoyage et X virments, soit 13 h de route pour 74 miles parcourus ( 40 miles en ligne droite ) . La baie de Cienfuegos est très grande , mais communique avec la mer par un étroit défilé. A près une heure de moteur nous sommes arrivés à la marina , marina assez petite et semble la base de plusieurs petites flottes de location . Mais il n'y a que deux voiliers de voyage . Décidément les voiliers de voyage semblent avoir déserté Cuba . Il est vrai que pour une fois l'accueil des autorités a été à la hauteur des critiques en particulier la douane composée de 3 individus imbus de leur pouvoir. Ils ont commencé par voir qu'il nous manquait un papier pour la douane, évidement ils ne semblaient pas comprendre que nous ne pouvions connaître tous les papiers cubains. Puis ils ont voulu mettre sous scellés le GPS potable et le téléphone satellitte iridium Le GPS cela nous était indifférent , mais pas le téléphone . Alors cela a été de longues palabres et finalement le troiséme homme , le moins gradé , a décidé d'omettre de mettre sous scellés le téléphone mais nous n'avons pas le droit de le sortir du bateau. Pendant ce temps les autres enquêtent pour savoir si nous avions payé la douane , la seule chose que nous savons est le total payé L'immigration ne peut pas nous faire la prolongation de visa en avance ; si nous allons à La Havane , nous pourrons le faire à l'aéroport. Jusqu'ici nous avions trouvé les formalités plus faciles que précédemment mais ici on retrouve toute l'absurdité du système .

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