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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 21:40

Bulletin îles de la baie

 

Vendredi soir 9 avril mouillage de el bight Guanaja

N 16 27 27 W 85 52 0

 

Guanaja est l’ile la plus est des îles du Honduras

C est une ile montagneuse de 20 kms de long sur 5 de large, entourée de récifs de corail et de cayes

Elle est peu habitée si ce n’est sur sa cote sud ou, à part la capitale Bonaca située sur un ilot , il y a quelques villages construits autour des abris à chalutiers. La flotte de pêche des îles de la baie est importante, elle pêche essentiellement la crevette et la langouste sur le plateau rocheux qui va du Honduras à la Jamaique. Il y a plus d’une centaine de chalutiers mouillés sur la cote sud de Guanaja, car la saison de pêche est finie (période de reproduction des crustacés)

Nous y sommes arrivés ce matin en prenant un chenal facile pour entrer dans le lagon. Après le fuel, nous avons été mouillé devant le débarcadère de Bonaca, situé sur coté sud ouest de l’ile (au bout de l’estacade il y a une construction en bois, point de départ des lanchas)

. Ce qui frappe en premier lieu, c’est le va et vient des barques à moteur qui servent de taxis entre les habitations de la cote et la capitale. Nous avons été faire les formalités aux autorités portuaires : ils ont été très efficaces puisque en moins de 5 minutes tout était fait : immigration comprise et pour un coût modique : 6 USD. (Prévoir une copie de l’acte de francisation) et ce, avec le sourire Puis nous avons été à internet et faire des courses de frais ; dans la rue principale il y a de nombreuses tiendas, mais toutes petites et sans grand choix ; les légumes frais viennent du continent par de petites barques.

Bonaca est un petit village de 500 m de long sur 100 de large , construit sur une caye ; presque toutes les maisons sont sur pilotis et il y a de minuscules canaux qui sillonnent la ville , l’eau y est très claire et on y voit des poissons. Les maisons sont bariolées, certaines pauvres d’autres plus cossues. Les rues sont très animées et les gens amicaux.

 

En fin d’après midi comme le mouillage était venté et agité par les barques, nous avons été mouillé un peu plus à l’est dans l’anse d’El bight. La cote est belle avec ses montagnes boisées. Au large (300 m), il y a quelques maisons bâties sur des cayes. Le mouillage était encore venté mais l’eau plate ; il n’est pas mal mais un peu défigurée par des épaves rouillées de chalutiers. Il y avait 4 voiliers. A terre il y a deux restaurants, mais comme il y a 4 ans nous avions été dévorés par les yens- yens nous nous sommes bien gardés de mettre le pied à terre. Et de plus nous avons le thon pêché hier à manger.

 

Samedi soir mouillage de Michael Rock

N 16 28 7 W 85 54 4

 

Ce soir dans le très beau mouillage de la cote nord de Guanaja nous espérons voir enfin le rayon vert.

La journée a été bien remplie ; ce matin départ assez matinal pour le mouillage de North East Caye. C’est la caye la plus au nord de la cote sud, le mouillage est bien protégé par un grand reef .Le trajet est sans difficulté en serrant un peu les cayes extérieurs pour éviter prés de la caye un long reef affleurant (on le laisse dans l’ouest) Nous avons mouillé devant la petite plage de la caye (qui est petite, juste un bouquet d’arbres) par 16° 28 8/ 85° 49 37. Nous avons été faire du snorkel sur les patates de corail affleurant un peu au nord, pas mal question corail mais pas tellement de poissons (2 beaux mérous et une grosse murène verte cependant) et les patates de corail sont un peu loin les unes des autres ; entre les patates des fonds de sable sans intérêt ; les patates non affleurantes sont pauvres.

Après le déjeuner nous sommes repartis pour la côte nord ; celle-ci est bordée par un reef presque continu, mais avec quelques passes profondes. Le vent n’étant pas trop fort (un petit 4) nous avons tenté l’aventure. La cote nord est belle, très montagneuse. Nous avons pris la passe dite Michael rock, difficile à repérer car le reef ne brise pas partout ; on l’a repérée grâce au gps (16° 29 9 85° 54 2) et au relèvement du pic Michael par 150 °. Une fois l’entrée repérée c’est facile : tout droit cap sur le pic ; de plus on voit bien le bord des reefs et le bleu profond de la passe ( 30 m d’eau ) ; on continue presque jusqu’à la cote puis on tourne à droite ; on contourne la pointe Michael , gros rocher avec de la végétation qui est relié à la terre par une petite langue de sable ( il faut rester assez loin du rocher au nord et à l’ouest car il y a des hauts fonds , la perche qui les signalait a disparu ) et on arrive au mouillage , très calme ;à notre grande surprise,car nous en avons vu très peu jusqu’à présent, il y a 4 autres bateaux qui profitent du paysage , mais il y a de la place .Toute la baie et le coin du mouillage sont magnifiques :de hautes collines (jusqu’à 400m) couvertes de végétation,des petites plages de sable,et des eaux calmes bleu émeraude ou bleu nuit…

Nous avons fait un beau snorkel sur les rochers du bord : beaucoup de gorgones toutes orientées face à l’ouest et des nuées de poissons : quelques anges royaux et toutes sortes de gorettes ou pagres, assez grosses et peu farouches.

 

Dimanche soir même mouillage

 

Belle journée de snorkel autour du rocher , les eaux sont claires surtout du coté sud ; il y a beaucoup de coraux de tous types ; des ronds, des tabulaires ; des cornes. , de gorgones de toutes les couleurs,des éponges boules ou entonnoirs et pas mal de poissons , dont deux poissons lions noirs , des hamlets indigo, des gros mérous et un gros banc d’agoutis . C’était un des beaux snorkels des Caraïbes. Nous avons fait deux fois 90 minutes et ne sommes ressortis que transis de froid.

 

Ps hier (ni aujourd hui) toujours pas de rayon vert.

 

 

Lundi 12 avril mouillage de Barbareta

N 16 25 9 W 86 08 7

 

Nous avons fait une belle journée de navigation en empruntant deux chenaux pas évidents, surtout le premier. Nous avons voulu sortir du lagon par le chenal de Soldado ; les 2 livres de navigation n’étaient pas identiques mais il y avait de fortes ressemblances. Nous avons donc mis le cap (heureusement au moteur et par vent nul) sur le WPT donné par l’un des livres pour l’entrée du chenal. Il fallait éviter un reef un peu avant, qui semblait signalé par une bouée rouge, en fait le reef commence plus au nord. Nous l’avons contourné par l’ouest et sommes arrivée au WPT qui était environné de roches, dont certaines faisaient frisotter la surface de l’eau ; alors à tâtons nous avons cherché le chenal. Heureusement le chenal est profond et en se dirigeant vers le bleu sombre, nous avons fini par retrouver des fonds de plus de 10 m. OUF ! Il ne restait plus qu’à sortir en se fiant au compas et au relèvement sur une maison blanche : il n’y avait qu’une espèce de phare qui pouvait correspondre et ça a marché, mais c’était un peu stressant car on ne voyait pas le reef qui devait être à 1 à 2 m sous l’eau, profondeur suffisante pour le rendre difficilement visible et dangereux pour le bateau.

Ensuite nous avons pris la direction des Pigeons Cayes, petites cayes qui jalonnent un chenal entrant dans le lagon de l’ile de Barberata, petite ile à l’est de Roatan. Le plan de Calder ( un des guides mais datant de 15 ans) est un peu erroné ; la première caye n’est plus qu’un affleurant et n’est pas exactement à la position gps de la carte , mais le reste est correct et l’entrée est facile à vue ( avec le soleil dans le dos ) : on longe le reef situé à notre droite jusqu’à ce que le reef de gauche soit près ( 50 m environ ) , il est alors affleurant ; on tourne un peu à gauche en restant à mi chemin des 2 reefs et on débouche sur le lagon avec plus de 10 m d’eau.

Le plus difficile était fait , on se dirige ensuite vers le milieu du rivage de la baie jusqu’à un reef un peu avant la plage ; ce reef est coupé en deux par un profond chenal ( 4 m ) , les reefs sont bien visibles grâce au sable affleurant . Après on tourne à droite et on mouille entre le débarcadère ( il y avait un gros yacht) et le hangar d’aviation (il y avait un assez gros avion devant). L’ile est privée (bien que sans pancarte) et ayant été refoulés il y a 4 ans par des gardes armés, nous n’avons pas cherché à descendre à terre

L’après midi nous avons été faire du snorkel sur le reef entre Pelikan point (la pointe du hangar) et les cayes, nous l’avons trouvé avec un peu de mal car il est assez profond (4 à 5 m) sauf en quelques endroits ou le corail affleure la surface ; méfiance donc l’eau est profonde et d’un seul coup le corail surgit. La plongée était moyenne, mais nous avons vu une tribu d’anges des Caraïbes (jaune et noir) beaucoup moins farouches que d’habitude et un requin dormeur.

 

En rentrant au bateau une barque est venue nous vendre deux belles langoustes pour 5 USD.

 

NB DE NAVIGATION

Le guide de référence est le Calder (un peu ancien 1990)

Chenal de Soldado le guide donne un WPT de 16 28 20 85 55 0 ; en fait il faut aller à 16 28 10 85 55 0 ou même encore un peu plus sud pour avoir la maison blanche à un relèvement de 128. Ensuite on garde ce relèvement jusqu’à la sortie qui se trouve vers 16 28 5 85 55 4.

 

Chenal de Pigeon çays le premier affleurant se trouve à 16 24 4/86 06 0 ensuite le reef se poursuit vers le 280 environ, la caye avec des arbres se trouve un peu au nord de 16 24 56 /86 07 18 et l’entrée du chenal à 16 25 05 /86 08 05

 

 

ROATAN

 

Roatan est la plus grande des îles de la baie ; c’est une longue arête montagneuse (400 m de haut) de 80 kms de long sur 5 kms de large. Les habitations se concentraient dans des fiords de la cote sud, avec quasi rien ailleurs ; les fiords abritant une importante flotte de chalutiers. La montagne est couverte de forets plutôt type humide .Le tourisme est intervenu et maintenant se développe des zones touristiques sur la cote nord, derrière une barrière de corail, mais aussi sur la pointe sud ouest et maintenant sur la cote sud ; ce sont à la fois des résidences hôtelières tout compris et des résidences de particuliers, inclus ou non dans des lotissements ; certains sont discrets, d’autres sont carrément laids. Mais il reste encore quelques endroits peu touchés. La population d’il y a 100 ans était essentiellement garifuna , c'est-à-dire des anciens esclaves noirs qui parlaient un créole anglais, mais avec le tourisme il y a pas mal de blancs , pour la plupart américains et aussi des honduriens du continent venus travailler sur les bateaux de pêche ou pour le tourisme ; l’espagnol gagne donc du terrain,

 

Mardi soir mouillage de Bodden bight.

N 16 23 2 W 86 22 5

 

 

Nous sommes partis sans vent vers 8 h 30, avons longé Barbareta en mettant le cap vers Rose cay, ilot devant la baie Hélène à l’est de Roatan. Puis nous avons contourné l’ilot de Fort cay et entré dans la baie de Port Royal. C’est une grande baie montagneuse encore peu habitée, il y a quelques très belles maisons dans sa partie est et pas mal de maisons dans la partie ouest. Nous avons mouillé derrière le reef, à coté de l’entrée du canal qui permet de passer dans la baie à l’est ; c’est un petit canal taillé dans la mangrove évitant aux petites barques d’aller passer les caps en haute mer. Il y a beaucoup de ce type de canaux sur la cote sud.

Nous voulions faire du snorkel, mais si l’eau est très claire en mer dans le lagon elle est très trouble, et de plus le lagon est très sableux. Nous avons donc renoncé et avons décidé d’aller mouiller à 6 miles dans l’ouest dans une baie très belle selon le guide, Carribean Point Bight. De plus le vent s’était levé et nous permettait une navigation agréable sous génois seul ; Hélas le guide est ancien et il y a maintenant au fond de la baie de hideuses constructions ; alors nous sommes revenus à la baie d’avant Bodden bight La baie ressemble un peu à une baie de Galice, c’est un abri à chalutiers ; le décor est montagneux et boisé et la baie comporte plusieurs anses. Il y a aussi 5 voiliers mouillés et quelques autres à des pontons.

La cote de Roatan entre Port royal et Bodden bight est creusée de 3 baies profondes, qui sont toutes des abris de chalutiers. Il y a évidement aussi le long de la grève des petites maisons à murs de bois colorées et bâties sur pilotis, le tout a beaucoup de charme

 

NB NAVIGATION

Port royal

Nous sommes passés entre les ilots rocheux Cow et Calf (les marins ont peu d’imagination pour les noms de rochers) et la côte ; il y a un seuil à 2.5 m donc aucun problème

La sortie à l’ouest de l’ilot lime cay est facile car on voit bien le reef, il ne faut pas serrer l’ilot contrairement a ce que le plan pourrait laisser penser. Nous avons eu deux perches pour baliser la sortie, (il y a 4 ans il y avaient des bouées) ; il n’y a plus la bouée jaune des guides.

 

Bodden bight

L’entrée est étroite mais droite et courte, et balisée par deux minuscules bouées (visibles à moins de 50 m). Nous avons mouillé par 6 m de fond devant une espèce de cabane sur pilotis au milieu d’une des baies qui s’ouvrent en éventail.

 

Mercredi 14 avril mouillage de French Harbour cayes

N 16 21 2 W 86 26 7

 

Ce matin nous avons un grand tour en annexe en empruntant les chenaux ; nous avons d abord pris le canal qui va vers l’ouest, il est taillé dans la mangrove qui se referme au dessus de lui, en faisant un tunnel au milieu des palétuviers. Il dessert la baie de Caribéen point et des maisons implantées entre le canal et la mer. Puis nous avons pris le grand canal vers l’est, en fait un bras de mer entre le continent et une grande caye , pour aller jusqu’à Oak ridge , une autre grande baie, abri de chalutiers ; nous avons été jusqu’au début de canal allant vers l’est, entre la terre et le reef . Toute cette zone semble active et en plein boom de constructions, il y a de moins en moins de vielles maisons, mais les maisons neuves sont dans le style (bois et pilotis) et l’ensemble a du cachet.

Puis nous sommes partis sous génois seul, avec un vent force 4 d’est. Toute le cote se construit de grands hôtels : la première baie ( caribéen point bight ) puis la pointe , puis toutes les échancrures de rivage ; certains ensembles sont jolis mais il y a aussi des horreurs dont un ensemble style italien (colonnades ,toits de tuile et murs roses)!

A midi, nous avons mouillé à French harbour cayes, très grand lagon ou il n’y avait que 6 bateaux .Puis nous sommes allés en ville pour faire des courses ; nous avons débarqué en annexe à l’ancien yacht club maintenant fermé mais on peut laisser l’annexe aux pontons et utiliser le chemin montant au club ce qui permet ensuite d’aller en ville au plus court. Après les courses nous avons fait un tour dans la ville ;elle semble se détériorer depuis 4 ans ; outre le yacht club l’hôtel romeo semble fermé et des maisons que nous avons reconnues et qui étaient comme neuves il y a 4 ans semblent abandonnées ; quel contraste avec Bodden bight !

 

Navigation

L entrée dans french caye se fait en tournant une bouée marquant le bout du récif qui part de la caye ouest vers l ouest ; ensuite le plus simple est de tourner tout de suite en allant vers la maison au bout de la caye, ceci permet d’éviter les cayes entre la bouée et la terre , mais celles-ci sont bien visibles .

Le super marché (tourner à droite en sortant du yacht club) est bien approvisionné, le centre internet en face est lent et cher mais c’est le seul.

 

UTILA

Utila est assez différente des autres îles ; elle mesure environ 10 kms de long sur 5 kms de large , avec un point culminant à 70 m. La population se concentre autour d’une grande baie bien abritée de l’est . Elle est encore couverte de forets et de pâturages mais elle se développe autour du tourisme et surtout de la plongée : il y a plus de 15 écoles de plongée dont les prix sont imbattables pour les formations Padi (environ 250 USD) ; il y a aussi beaucoup de belles maisons qui doivent appartenir à de riches étrangers, dont, parait il, pas mal de français. Une des école de plongée donne des cours en français !

L ile est donc coquette et fait riche, beaucoup plus que ses voisines.

 

Jeudi 15 avril mouillage d’Utila

N 16 05 7 W 86 53 8

 

Nous sommes partis vers 8 h 30 avec un petit vent de sud est. Nous avons été tout doucement jusqu’à la pointe de Roatan , en longeant la cote de près , de trop près même puisque devant Coxen hole, nous avons enlevé quelques berniques de dessous la dérive sur une caye ; la carte était imprécise. A partir de la pointe défigurée par d’affreuses constructions touristiques, nous avons du mettre le moteur faute de vent. Nous sommes arrivés à Utila à 15 h. Dans la grande baie devant la seule ville de l’ile, 15 bateaux étaient mouillés.

Nous sommes partis à la recherche d’un club de plongée et avons retenu Günter, le plus prés de notre mouillage pour y aller en annexe .Utila est un haut lieu pour la plongée et, les sites de plongée s’échelonnent tout le long de la côte

 

NAVIGATION

 

ROATAN

La baie de Dixon cove est maintenant un lieu d’hivernage de grands bateaux de croisière.

Bien que le guide indique un passage entre la caye au sud de Coxen hole et un haut fond situé à son sud, nous n’avons pas vu ce passage. En fait ce haut fond est maintenant balisé par une bouée et il vaut mieux passer au large de la bouée ; la basse Smith est maintenant balisée par une bouée.

 

UTILA

La passe d’entrée se prend 16° 05 07 86° 54 17 puis en faisant route vers un grand pylône métallique au 22. L’entrée est assez étroite entre deux reefs pas très visibles car couvert d’environ 1 m. Une fois entré il y a encore des reefs au milieu de la baie. Nous les avons contournés vers l’ouest en infléchissant le cap une fois entré. Nous étions mouillés en face du pylône, la majorité des résidents semble mouiller plutôt dans le coin est de la baie, peut etre mieux protégé du sud et plus loin de la musique de Coco Loco, un des bars du bled (mais il y en a aussi de ce coté la)

 

Vendredi 16 avril même mouillage

 

La nuit a été difficile, en effet un bar local le coco loco a mis de la musique très fort jusqu’à 2 h du matin, et pas une musique que nous aimons ; une espèce de rap. Nous avons utilisé des boules quiés ce qui ne faisait qu’atténuer le bruit.

Le matin nous avons été faire les formalités de sortie du Honduras, car tout est fermé du vendredi midi au lundi matin ; c’est rapide avec des gens aimables mais un peu plus cher qu’à Guanaja : 200 lempiras pour le port.

L’après midi plongée ; nous espérions en faire deux mais nous n’en avons fait qu’une , pas terrible par manque de poissons bien que les fonds soient jolis .Il faut dire que notre 2° plongée a été remplacée par la chasse aux requins baleines ,une spécialité d’Utila et ce n’est pas simple !.Il faut d’abord repérer une bande de thons en chasse, ce qui se signale par un frémissement de l’eau (les thons qui sautent ) et quelques oiseaux . En général devant le banc de thons il peut y avoir des requins baleines nageant comme les thons à la poursuite de tous petits poissons ( 2 à 3 cm ). On se précipite alors à l’eau avec palmes et tuba et on fonce dans la direction repérée pour espérer voir la bête. Et nous l’avons vu, une fois très bien : il est venu vers moi et à moins de 3 m a fait demi tour. C’est impressionnant : un long corps gris taché de blanc d’au moins 7 à 8m.En général le sprint n’aboutit pas mais c’est sportif. et nous étions bien contents de l’avoir vu après 4 ou 5 essais.

 

Navigation

On peut laisser l’annexe au quai du super marché (à l’est d’une grande battisse jaune), il y a de la glace et c’est assez bien approvisionné.

 

Samedi 17 avril même mouillage

 

La musique a été moins forte mais vers 2 h du matin, il y a eu un gros orage avec beaucoup de vent qui a duré deux heures, décidément les nuits sont difficiles à Utila, car il y a 6 ans nous avions déjà eu un gros coup de vent venant de l’ouest.

Nous sommes quand même repartis à 7 h au club de plongée, nous étions 10 plongeurs mais l’organisation du départ a duré une bonne heure. Nous avons été faire une plongée sur la cote nord (à peu près une heure de bateau), pas mieux que la première : beaux fonds mais peu de poissons à part des anges royaux et caraïbes. Ensuite nous sommes repartis pour la chasse au requin. C’était un peu long même si, sur une dizaine d’essai, nous avons a vu deux fois une requin baleine, dont un très gros. Mais 3 heures de bateau dansant sur les vagues, pour 30 secondes de vision avant qu’il ne replonge, c’est long et assez fatigant.

Finalement nous n’avons pas pris le bon club de plongée et nous ne recommandons pas Günter : bateau inconfortable, moniteurs pas terribles.

L’après midi nous avons fait une ballade dans la campagne vers Pupkin hill, le point culminant de l’ile mais sans aller jusque là , car la chaleur et les sprints pour voir le requin baleine nous avaient épuisé.

 

Dimanche 18 avril mouillage des waters cays.

N 16 03 6 W 86 58 4

 

La nuit a été encore difficile. A 2 h du matin, il s’est levé un bon vent de sud et un fort clapot qui faisait tanguer le bateau si fort qu’il cognait parfois en retombant. AM dormait quand même. Mais après une heure le vent est tombé et le bateau s’est mis de travers au clapot et a roulé comme jamais il n’avait roulé ; AM réveillée a été dormir par terre dans le carré !

Nous sommes cependant partis à 9 h au moteur par vent très faible de sud ouest, vers les cayes au sud ouest de la grande ile. C’est toute une zone de hauts fonds, avec des reefs submergés et parfois affleurants ; Il y a une dizaine de cayes avec des arbres, dont deux reliées entre elles par un pont qui sont habitées. Nous avons choisi le mouillage dit des Waters cayes qui ne doit pas etre bien protégé de l’est, mais le vent actuellement est faible et plutôt de l’ouest ou du sud ; nous devrions passer une meilleure nuit ? Le mouillage est très beau et l’eau claire ;nous y sommes seuls

Nous avons fait du snorkel sur le reef à coté, mais si les fonds sont beaux et l’eau claire, il y a toujours aussi peu de poissons.

Nous avons aussi visité le petit village très densément habité. Les maisons, sur pilotis évidement, sont assez belles, Il y a pas mal de barques qui sont sortis de l’eau avec des portiques, mais nous en avons vu très peu sur l’eau. Le village est sympa, mais en ce dimanche après midi totalement endormi, nous n’avons vu que quelques messieurs qui avaient mal digéré la messe (il y a quand même 3 églises) et marchaient plutôt de travers (il y a pas mal de petits bars)

 

Nb de navigation

La navigation est  « sticker eyeball » comme ils disent.

Les cartes sont succinctes et pas très exactes, les coraux ont peut être poussés. La carte américaine est approximative sur les reefs ; mais comme l’eau est claire la navigation à vue n’est pas difficile, surtout si il y a peu de vent et que l’eau est plate, Cependant, je ne viendrais pas dans notre mouillage par fort vent d’est, car la passe est large d’une vingtaine de mètres.

Il y a avait 3 bateaux au mouillage de diamant cay, protégé de l’est.

Au village il y a un restaurant et un internet que nous n’avons pas pratiqués , mais qui semble fréquenté par les blancs locaux , il y a aussi des restaurants locaux selon leur enseigne, mais ils ne sont pas très engageants et ce n’est pas sûr qu’ils fonctionnent .

 

Lundi 19 avril 17 h mouillage de Puerto escondido

N 15 54 6 W 87 37 8

 

Nous faisons une halte provisoire dans ce superbe mouillage de la côte hondurienne, pour attendre la nuit et repartir pour Livingstone avec une arrivée prévue vers 8 h car l’arrivée de nuit est strictement impossible.

Nous sommes partis vers 7 h , avec un vent léger de nord nord ouest. Vers 8 h 30 il est tombé mais nous avons du mettre le moteur, en allant un peu vers la cote en direction du cap Obispo, en espérant attraper une brise de mer et voir un peu de paysage. Nous avons croisé la route d’un thazard pas très futé puisqu’il a croqué notre rapala .

Le cap Obispo est pas mal , grosse colline dominant une cote basse . Puis le vent s’est levé, force 3, virant depuis le nord jusqu’à l’est. Nous avons donc fini sous voile ; le paysage de Punto sal est magnifique ; c’est une arête très escarpée, couverte de forêt, débordé par des rochers habités de frégates et de pélicans.

La deuxième anse à gauche après le cap est Puerto escondido , vaste anse bordée de hautes colinnes coté mer ( ouest ) et de mangroves du coté est . C’est très beau et le mouillage est calme , il y avait 4 bateaux .

Nous nous sommes baignées dans une eau pas très claire mais chaude ; arrivées à la plage , dans le coin nord ouest , nous avons eu la chance d’apercevoir deux singes très noirs dans les branches des arbres du bord et d’entendre les singes hurleurs.

 

Navigation

UTILA

Nous sommes passés au sud de l’ilot pointu le plus sud (avec une maison à son sommet) qui ne figurait pas dans les guides et sur notre routière est marqué comme un rocher 1 m sous l’eau. L’eau n’est jamais profonde entre 8 et 20 m , et comme l’eau est claire c’est un peu stressant.

PUERTO ESCONDIDO

L’entrée de puerto escondido est sans pb, il y a juste un affleurant peu visible, à coté du gros rocher à gauche en entrant .

 

Mardi 20 avril mouillage devant Fronteras (Rio dulce -Guatemala)

N 19 39 2 W 89 00

 

Notre dernière traversée s’est effectuée au moteur, avec un vent d’est trop faible pour gonfler les voiles. Nous avons été doucement pour arriver à la bouée de chenal à 8 h.

Heureusement la bouée était la et nous avons trouvé le chenal, le sondeur restant longtemps à 1.5 m avec un passage par 1.4 m ; il doit nous laisser un pied de pilote de 30 à 40 cm ;

Dés notre mouillage à Livingstone, les autorités sont arrivées, accompagnées par Raoul qui nous a reconnu ; c’était l’agent de la SAT (douanes ?), il est maintenant agent maritime et nous avons accepté ses services pour faire les formalités. ( coût de ses services 200 Q pour un total de 1000 Q ) ; en 1 h il a tout fait . Nous au lieu de faire le tour des 3 bureaux nous nous sommes un peu promenés. La grande rue était très animée, avec beaucoup de jeunes mères mayas et leur bébé qu’elles portent dans un sac dorsal tenu par un bandeau frontal. Les paysans du coin venaient à la ville pour faire leur courses . Il y avait aussi quelques boutiques de souvenirs ou AM a retrouvé un sac à main , le dernier acheté ici lui a servi 4 ans mais commence à faiblir.

A 11 H 30 nous sommes repartis pour Fronteras , le village ou se trouvent les marinas à plus de 25 miles en amont de la rivière . Après avoir fait les 5 miles du canyon du rio dulce , magnifique paysage dominé par les falaises couvertes de forêt et peuplés d’oiseaux : pélicans ,frégates,aigrettes blanches ,cormorans, nous nous sommes arrêtés devant le restaurant el viagero , que nous avions repéré auparavant . Nous y avons bien mangé pour pas cher ( crevettes et filet de roballo ) en regardant du coin de l’œil le match inter barcelone , suivi avec passion par pas mal de locaux . Mais nous n’avions pas le temps d’attendre la fin car il restait 20 miles. Heureusement il y a eu du vent à la sortie du canyon et la traversée du petit lac ( El Golfete ) s’est fait sous génois seul et sous le soleil . très beau aussi .

Et à 17 h nous avons mouillé devant le village de Fronteras .

 

Notre croisière de cette année est terminée, 2260 miles et plus de 100 mouillages différents .

Tout s’est bien passé, nous sommes heureux .

 

NAVIGATION

 

Il nous parait que la meilleure solution est d’arriver tôt a Livingstone pour avoir le temps de faire les papiers et de repartir pour mouiller au moins dans l e Golfete ou, mieux ,à Fronteras , car les mouillages de Livingstone et du rio dulce ne sont pas considérés comme sûrs ( vols ) .

La bouée d’entrée est proche de 15° 50 , 88° 44 ; Nous sommes passés un peu à l’ouest par le point 15° 50 213 88° 43 960 , et avons fait cap sur le sommet juste à gauche de l’entrée du rio , cap à 218° , vers un point 15° 49 33 88° 44 74 .

 

une panne de windows sur le deuxieme ordinateur vous prive du recit du desarmement, vous aurez droit a un supplemement si il veut bien refonctionner, apres notre retour a paris le 1 mai

 

 

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