Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 12:19

Bulletin n 6

 

dimanche 10 février : départ pour l'Orénoque

 

mouillage du cano (= rio) San Juan , affluent du cano Pedarnales,un bras nord de l'Orénoque

lat 9 46 long 62 11

 

Nous sommes repartis de Trinidad jeudi soir , après un mouillage de l'après midi à

Scotland bay , mouillage qui nous était en principe interdit car nous avions fait le

formalités de sortie du pays a 11h 40 , et qu'il fallait quitter immédiatement le pays .

Heureusement la douane ne s'est pas manifestée et nous avons pu profiter de ce très

beau mouillage tout l'après midi , sous un soleil voilé. Nous avons eu une nuit

paisible , et aidé par un bon courant , nous avons dû mettre à la cape pour attendre le

jour afin de prendre le chenal d'entrée vers Pedernales ( cf note technique ).

En fait le chenal ne pose aucun problème et nous sommes arrivés vers 9 h devant le petit village de Pedernales ou nous avons mouillé devant la jetée. Nous sommes descendus à terre pour aller signaler notre arrivée à la guardia mais l'enceinte du poste était fermée avec un gros cadenas et nous ne voyions personne. Nous sommes un peu promenés dans le village , coquet avec de larges rues cimentées peintes de couleurs vives ( restes de carnaval ) et propres . La seule activité visible dans le village était celles des nettoyeurs. Ayant vu que le poste de la guardia donnait sur le rio Pedernales, nous sommes repartis pour aller mouiller devant . Mais le courant était très fort , de plus nous étions en plein grain (plus de 20 noeuds), nous avons donc relevé difficilement l'ancre et sommes repartis , d'autant que nos manoeuvres effectuées 50 m devant le poste n'avaient attiré l'attention de personne.

Nous sommes partis sur le rio Pedernales , (dont les cartes sont exactes ) . Jean Claude le skipper de mille sabords habitué de ce rio , nous l'avait dit : pas de problème il n'y a qu'à laisser les îles à gauche en montant , jusqu'au village de Guayaco qui se trouve sur la rive droite et il faut laisser l'île en face de ce village à droite . Le rio est très large peut être 500 m environ , pas très profond de 5 à 10 m,. L'eau est de couleur variable de toutes les nuances du marron claire au brun foncé.

Les rives sont couvertes de palétuviers assez hauts , sur lesquels nichent les ibis

rouges qui ,de loin, font comme des fleurs .Nous savions pour l'avoir lu ,qu'il y

avait des ibis rouges mais de là à imaginer des vols de centaines d'oiseaux !

un régal pour les yeu Quel spectacle magnifique quand il s'envolent ,tournent

et planent au dessus des arbres avant de se reposer un peu plus loin.

Il y a un peu de vent , qui arrive en risées ; Nous retrouvons les joie de navigation

sur la seine , tant de fois pratiquée: ne pas toucher aux voiles , ajuster le cap en

fonction du vent et lofer quand il n y a plus de vent pour le retrouver un peu plus haut

 

Après 20 miles environ, nous sommes arrivés au village de Guayaco, n'ayant vu

sur les 20 miles de la remontée qu'une seule hutte warao .

Les waraos sont les indiens qui habitent le delta de l'orénoque , en tout environ 20 000 . La hutte warao est réduite à l'essentiel : un plancher de bois sur pilotis , et un toit ; aux poutres ,sont suspendus des sacs , et des hamacs . Le village a dû être récemment installé : il y a une longue promenade de bois sur pilotis en arrière des cases, avec des fils électriques et des lampadaires mais les cases sont les cases traditionnelles. Devant chaque case ,une estacade ou des enfants nous regardent passer très calmement , répondant mollement à nos gestes de bonjour. Au passage devant la case isolée , un petit garçon en pirogue s'était un peu approché , mais nous avons eu l'impression que de la rive son père lui criait de rentrer . Les quelques barques à moteur que nous avons vu ont attendus que nous les saluons avant de nous répondre. Nous avons été mouillé dans un cano juste après le village à 200 m du rio principal. Nous y avons passé l'après midi et la nuit en écoutant les singes hurleurs tout prés de nous. Quelques bateaux sont passés, à toute vitesse . Les coques sont très bien conçues et planent sans faire de remous, elles vont très vite . Personne n'est venu nous voir , pas même les connaissances de Jean Claude, sauf une barque de dames à qui nous avons essayé de parler en espagnol , mais manifestement elles ne parlaient que le warao . Nous n'avons pas osé débarquer car il n'y a rien à voir dans le village , sauf l'intérieur des cases puisqu'elles n'ont pas de murs .

Hier nous avons remonté le rio un peu plus loin, il paraissait continuer ainsi loin devant sans changement . Alors nous avons fait demi tour pour se mouiller dans un petit affluent ( le seul )que nous avions vu en montant.

Il s'agit du rio San Juan , large d'une cinquantaine de mètres. Nous avions mouillé par 10 m de fond, l'arrière du bateau allant flirter avec les arbres des deux rives au hasard des risées et du courant. Nous sommes partis en dinghy , explorer ce cano, très vite il se divise , puis le bras se subdivise, les arbres font une voute au dessus de la rivière Nous avons fini par nous arrêter devant des murs végétaux . L'eau y est très noire . Peu d'oiseaux : un martin pêcheur et une espèce de cormoran avec des taches blanches sur les ailes (appelé Anhinga), un petit rapace gris aux pattes rouges .et dans les airs,quelques perroquets vert et jaune. Belle balade dans un grand calme. Une barque est venue jeter un filet dans le rio , dans la barque un gros poisson genre carpe; Nous avons essayé d'échanger quelques mots , mais ils ne parlaient pas l'espagnol.

A la nuit , une barque est venue nous voir : c'était la guardia. Ils nous ont demandé pourquoi nous n'avions pas été les voir . On s'est expliqué et nous avons rendez vous tout à l heure pour les formalités.

 

Lundi11 village de Wumamorena

9° 40 5 _62 °21 2

 

Depuis deux jours il pleut presque sans arrêt, quelquefois des trombes , le plus souvent un crachin.

Dimanche matin , nous avons donc été faire les formalités à la guardia ; le plus long a été de mouiller avec beaucoup de courant et de vent, puis de trouver la méthode pour débarquer sur le ponton; un jeune garde est venu nous dire d'utiliser la barque de la guardia , puis a noté nos numéros de passeport et le numéro du bateau; c'était fini . Il regardait à la télé le président Chavez en visite dans la campagne , manifestement il était chaviste.

Comme le mouillage était agité nous sommes repartis sous la pluie battante avec une visi réduite à moins de 500 m . Nous avons continué jusque devant un petit cano, avec l'intention de l'explorer en annexe , mais la pluie ne s'est pas arrêtée. Ce matin nous sommes repartis en profitant d'une éclaircie et nous avons pu naviguer 3 h sans pluie, jusqu à notre mouillage; Devant le village de Moritoco nous avons eu la visite de pirogues avec des enfants , distribution de bonbons , de savonettes et de photos développées aussitôt sur une petite imprimante A notre arrivée au mouillage , les pirogues sont aussi arrivées avec des ados ( filles ) qui venaient proposer un peu d'artisanat : petits paniers bien tressés mais peu décorés, sacs et ceintures en fibre , avec du marchandage sous la pluie .Ici, on achète pas ,on troque. après avoir lu quelques récits de navigateurs, nous avions prévu un certain nombre d'articles sensés leur plaire: crayons , stylos, cahiers, savonnettes,brosses à dents(eh oui!), tee shirts pour les hommes , un peu de vétements d'enfants ,pour les femmes de quoi coudre....En fait,sels les vêtements leur plaisent ,à condition qu'ils soient de couleur gaie:rouge, jaune ,orange...

Nous écoutons actuellement les songes hurleurs qui rugissent pas très loin de nous et avons eu la chance de voir tout prés du bateau , un dauphin rose venir respirer par deux fois. Depuis 10 miles nous voyons défiler les jacinthes , pour le moment facilement évitables , car elles sont très alignées. Par contre les iens iens sont difficilement évitables et j ai du revêtir ma tenue de combat : chaussettes , pantalon long , sweet a manches longue foulard autour du coup , sans oublier les spirales qui brûlent en permanence . Par contre les moustiques sont très peu nombreux.

J'ai beaucoup de chance, ils préfèrent tous la peau de Jacques!

 

Mercredi soir

mouillage par 9° 35 22 , devant un petit cano au son des grenouilles

 

Nous avions décidé de partir avec la renverse de la marée montante , mais une barque est arrivée et nous avons fait un peu de troc .Décidément les savons n'intéressent pas ,ni les crayons,ni les cahiers , par contre les tee-shirts oui , et la petite fille qui l'a reçu l'a immédiatement enfilé et en a rosi de plaisir. Les waraos que nous avons rencontrés ne parlant pas un mot d'espagnol,le troc n'est pas toujours simple ; ils vous présentent leur article ; si vous êtes preneur ,vous sortez quelques objets en échange et vous regardez leur visage ;s'ils restent impassibles ,inutile d'insister;vous proposez autre chose jusqu'à obtenir un sourire accompagné de vifs hochements de tête:affaire conclue

Pais les jacinthes sont arrivées , poussées par le courant et nous avons fuit devant elles. Pendant 5 miles elles formaient un épais rideau et il nous a fallu slalomer , puis l'eau est redevenue libre . Nous avons été vers l'amont jusqu'à un lodge , le paysage changeant progressivement ; les palétuviers ont laissé la place aux palmiers , puis il y a eu des friches et des cases en bordure de rivière.

Nous sommes arrivés au lodge vers midi, un voilier était au mouillage et est parti presque tout de suite au début de la marée descendante.

Nous avons été voir si nous pouvions dîner , puis téléphoner depuis le lodge . Nous avons appelé Nicolas pour qu'il nous rappelle et ça a très bien marché . Hélas,notre téléphone iridium est de nouveau en panne de micro et comme skymate ne marche toujours pas , nous n'avons plus de moyen de communication . Mais au milieu de la foret , grâce au lodge , nous avons pu avoir Nicolas .

La pluie nous ayant fait rentrer dans le bateau , c'est maintenant avec la musique

des années 60 ( cadeau de François pour la traversée de l'atlantique ) que je termine

ce bulletin

Puis nous avons fait une balade en annexe et avons eu la chance de voir deux groupes de hoazins , oiseaux curieux puisque ruminants et dont les jeunes sont pourvus de griffes pour s 'agripper aux branches ; c'est aussi un bel oiseau, de la taille d'une pintade(corps orangé, crète sur la tête, plumes bleues autour de l'oeil , longue queue orange et noire ) que nous n'avions aperçu jusqu'alors qu'à Soure ( Marajo , Brésil )

De retour au bateau , un dauphin est venu renifler deux fois devant nous.

Le cano est parcouru par de nombreuses jacinthes , mais elles ne sont pas assez compactes pour s'accrocher en quantité sur la chaîne .

Le soir dîner tardif( 21 h ) et léger au lodge pour un prix correct (10 usd pour deux ) . Il y avait en dehors de nous 6 clients , une dizaine d'employés et beaucoup de moustiques ; les eaux salées n'arrivent plus jusqu'ici , et les moustiques s'y sentent à l'aise .

Ce matin nouvelle balade en annexe , pour aller revoir les hoazins, ce sont vraiment de beaux oiseaux, qui ,paraît il ,sentent très mauvais , mais cela ne nous a pas incommodés; il ne se laissent pas approchés .Nous avons aussi beaucoup de perroquets verts,de très grands perroquets (ou aras)au corps vert et ventre jaune, pas mal de rapaces...

Puis à la renverse de courant , départ pour l'aval.

En longeant les rives , de prés comme AM l'aime , c'est a dire environ 5 m ( il y a encore au moins 10 m au sondeur !!) , nous avons revu deux groupes de hoazins .

Nous avons pu aussi entre deux averses faire un peu de voile, moment très agréable de glisser en silence sur des eaux plates , couleur kaki.

Nous avons aperçu un petit cano qui nous a semblé propice à la promenade et nous avons mouillé , en dérangeant des ibis rouges.

Assez rapidement , nous avons eu la visite d'une pirogue de 3 petites filles qui voulaient échanger un collier de graines ; AM leur a proposé des colliers de plastique fluo, ce qui leur a beaucoup plus !! Elles venaient d'une case à plus d'un mile. Puis nous avons eu la visite d'un dauphin ; nous avons entendu un grand bruit bizarre et Megan aurait pu dire : arrête de péter Mammy , mais c'était le dauphin qui venait respirer ; il est resté prés d'une demi heure autour de bateau , mais il ne reste que peu de temps en surface.

L'après- midi s'est terminé en regardant les oiseaux.

 

Jeudi soir

mouillage par 9 38 7 62 20 9 dans un cano de la rive droite du cano Manamo

 

Ce matin belle promenade en annexe sur le rio classe B; nous avons été vers le nord ouest pendant 2 miles sans voir le débouché sur un rio de classe A , mais c'est sur il débouche sur un rio qui va à la mer , car le courant était fort.

La végétation est très diverse , on était à la limite des palétuviers rouges et des palmiers , et il y avait aussi plein d'espèces dont le chataignier de guyane , et une autre plante à la fleur bizarre qui reste un défi d'identification (cf photo pour de l'aide merci ); il y a aussi un arbre qui ressemble au poix doux gris , avec ses feuilles à rachis ailé, avec des fleurs à grandes étamines mais avec des graines et non des gousses. Que de défis pour une botaniste spécialisée en flore alpine! Sur le rio il y avait aussi deux palafitos (cases) de waraos qui devaient refuser l'intégration dans les villages ; sur les plateformes beaucoup d'enfants et de hamacs avec les adultes . On se demande de quoi ils vivent , car il n'y a pas trace de culture ou de pêche . Nous avons aussi remonté un rio classe C , sentiment un peu oppressant d'être au milieu de la forêt profonde , avec des arbres a contrefort , des racines courant aussi sur le sol , des palmiers à épine ... .

Nous sommes repartis à 13h 30 avec la renverse , sous les yeux de 2 waraos qui nous regardaient depuis leurs pirogues enfoncées dans les taillis de la rive depuis deux heures sans bouger. En passant devant le village , une pirogue conduite par un ado et pleine de filles est venu nous proposer du troc ; comme il faut écouler le stock de tee shirts et de vêtements d'enfants donnes par Cécile , AM s'en est donnée à coeur joie. Nous avons fini par nous arrêter dans un cano classe B , rive droite que nous avons baptisé le cano des dauphins roses.

En effet, nous avons passé la fin de l'aprés midi et le début de la soirée à regarder

une troupe de dauphins qui nous regardaient . De notre coté la joie était très forte .

Ils ont bien le ventre rose , ils ont un museau allongé et respirent en deux temps , un petit coup d'évent puis un regard en surface avant de de renfoncer dans l'eau.

La nuit est tombée et ils continuent à tourner autour de nous , on les devine à peine mais on entend aussi leur souffle .Le matin, ils étaient toujours là

 

Samedi midi

mouillage sur un cano sans nom par 9 45 3 62 13 8

Le cano semble aller à un lodge , alors nous l'avons un peu remonté pour voir. Nous avons fait 5 miles environ , en ne voyant que deux hameaux de quelques palafitos , ou nous avons encore pu faire un peu de troc, l'offre est toujours la même : des plats tressés présentés par les enfants et quelques fois des petits paniers avec couvercle. Puis nous sommes redescendus jusqu'à un départ de cano classe z ( accessible uniquement en annexe ); passé l'entrée sous les buissons , le cano se révèle être entretenu et conduire à un espace ou des palmiers ont été élagués probablement pour faire des couvertures de toit; Cet endroit est fabuleux: le cano fait des méandres autour des mangles avec leur racines larges ,aplaties comme sculptées et polies , il fait très sombre , l'eau est noir foncé , des morphos ( très jolis papillons bleu métallisés à bordure noire) volètent .;

Après déjeuner , nous partons mouiller devant le village de Wumamorena, notre mouillage de la montée . Au passage , une barque vient nous proposer du troc , avec une dame parlant très bien l' espagnol, la première que nous rencontrons parlant autre chose que le warao. Comme elle me dit qu'il y a une école , je lui donne le stock de cahiers qui n'interessait pas beaucoup jusque ainsi que des crayons ,stylos billes .... Réflexion faite, malheureusement un peu tard, nous avons pensé que cela devait être la maitresse de l'école; la prochaine fois nous irons visiter l'école ; c'est sans doute elle aussi qui apprend aux enfants à faire les colliers de graine ainsi que la vannerie .

Au mouillage nous recevons quelques visites , mais nous ne pouvons échanger que des sourires , sauf avec Dani, qui se dit guide et parle un tout petit peu espagnol ; je lui promets que nous reviendrons le voir et profiterons de ces services pour pêcher les pirhanas et voir les singes .

Mais le lendemain matin , nous verrons deux singes hurleurs , sans aucune aide . Nous sommes réveillés à 6 h par leur hurlements vraiment très proches; en orientant les jumelles vers le bruit et tout en haut d'un arbre nous repérons 2 singes singes , peur être trois . Nous partons ensuite mouillé prés du village de Morotico, à un confluent de plusieurs rios par 9 43 8 61 17 3 .

Très vite une pirogue et s'approche et AM comprend qu'ils veulent des photos ( rappel on avait donné des photos lors de la montée sans que cela semble les intéressés ) Nous partons en annexe visiter le rio du mileu ( classe b ) ; nous visitons des petits rios classe c, admirons des rapaces et des anhingas , des morphos en grand nombre et saluons deux pêcheurs à la ligne qui semblent très doués car ils n'arrêtent pas de remonter des poissons .

A peine de retour de nouvelles pirogues arrivent ; ils viennent se faire photographier , même des mamans avec leur bébés dans les bras qui se sont faites belles pour la photo . Il en vient jusqu'à la tombée de la nuit ; nous pensons avoir photographier la moitié du village ( mais pas les hommes ).Et là, nous avons eu trop à de nombreux sourires et manifestations de joie

Ce matin départ avec Luliberine explorer le rio classe ab , qui va vers le rio Pedernales . Nous le remontons jusqu'à 9°45 3 _62 °13 8 , d'ou part un petit rio classe c , ou nous avons vu s'envoler des ibis et des aigrettes et des petits hérons bleus ; nous suivons le groupe en annexe pendant plusieurs centaines de mètres , quand nous sommes à une vingtaine de mètres , le groupe s'envole pour se reposer une cinquantaine de mètres plus loin ( ch photos ).

Mais tot a une fin ; notre promenade sur le delta s'achève , aprés déjeuner nous repartons vers les Antilles.

Ces 10 jours nous ont beaucoup plu:un vrai bain de nature:une végétation exubérante,énormément d'oiseaux mais aussi des dauphins roses; le soir ,au mouillage , pas de bruit ,sinon le glissement de l'eau ou des iles de jacinthes le long de la coque et quelquefois un concert de singes hurleurs ou de grenouilles..Notre seul regret: l'impossibilité de communiquer avec les waraos ,faute de langage commun

 

Lundi 18

mouillage de Chacachare Trinidad

Le début du retour a été dur. Après un départ salué par les enfants du village , une barque à moteur est venue spécialement nous souhaiter bon voyage, nous avons descendus le rio jusqu'à Pedernales sans souci. Ensuite le vent s'est un peu levé , pas bien fort mais en plein de face ; comme nous avions choisi d'avoir le courant avec nous ( jusqu'à 3 noeuds ) , la mer était très courte et hachée, pas très grosse car les fonds ne sont que 4 m voire moins ; nous sommes arrivés aux bouées à la tombée de la nuit , elles n'étaient pas toutes allumées et leur portée est très faible , moins d'un mile même en dehors des grains et des grains, nous en avons eu 2 très forts . A la sortie du chenal nous avons mis les voiles , le vent était nord est , donc en plein de face . Le premier bord bers le nord a été extrêmement chahuté , de grosses vagues dans un vent force 4 . Rapidement nous avons remarqué de l'eau sur le plancher du carré ,.je la goûte c'est de l'eau salée . AIE . AM est malade , dur de retrouver la mer après 10 jours de rivière. Je tente de vider l'eau avec un seau et un bol, mais je n'arrive qu'à endiguer le niveau.Jacques ,après avoir enlevé les planchers ,assis par terre , remplie son seau qu'il me passe;moi ,sur les marches ,attrape le seau et le vide dans le cookpit ...et on recommence .A ce tarif là, mon estomac a très vite violemment protesté! Je vérifie toutes les vannes : aucun problème semble t il . Bon on continue , d'ailleurs il n'y a pas d'autre solution.

A la fin du quart d'AM nous ne sommes plus très loin de la cote vénézulienne et nous virons de bord ; l'eau a montée de nouveau et il faut à nouveau la vider . Je revérifie les vannes surtout du coté salle de bains car elles sont maintenant hors d'eau,L'eau monte toujours , ce ne sont donc pas les vannes qui sont en cause . Je vais voir à l'avant si il y a de l'eau , ( avant ce n'était pas possible à cause des vagues ) , et surprise je vois le capteur du speedometre fuir; je mets le bouchon et repart vider les fonds . Cette fois le niveau descend , la fuite est trouvée . OUF .

Le reste de la nuit se passe sans problème avec une mer plus calme et nous arrivons à Chacachare ( petite ile tout près de Trinidad à 7 h du matin ; il n'y a plus qu'à laver le bateau et ranger le bazar accumulé au cours de cette folle nuit

 

Partager cet article
Repost0

commentaires