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15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 19:48

Jeudi 5 mars mouillage du blue lagoon

St Vincent  pointe sud est

 

Le vent souffle fort de l'est nord -est alors nous avons remonté doucement vers le nord en choisissant des mouillages bien abrités , que nous espérions peu ventés , Nous nous sommes donc arrêtés à Canouan dans la baie de Rameau , un peu au sud de l'anse Corbac . Nous étions au pied d'une muraille d'arbres de plus de 100 m de haut (à moins de 50 m du bord ) et malgré cela nous avons subi de fortes rafales de vent qui passaient par dessus la colline. Nous avons fait un snorkel moyen, dans les blocs de rochers du bord . Puis nous avons été jusqu'à Bequia , dans la grande baie , ou nous nous sommes mouillés devant la Princess Point , pour éviter les zones à bouée. Le mouillage était calme quant aux vagues , mais la encore les rafales étaient fortes . Nous avons été à pied jusqu'à Friendship bay, balade que nous avions faite en 1988. Quel changement ! Il y a maintenant une route fréquentée par des minibus qui roulent à tombeau ouvert ; le paysage bucolique est devenu extrêmement construit de belles villas . Bequia semble maintenant une ile résidentielle avec beaucoup de blancs  . La petite ville de port Elisabeth est touristique avec des restaurants sur le bord de mer . Comme nous avions achetés un demi thon à un pêcheur de Canouan , nous avons dîné à bord . Bequia fait un peu penser à Saint Martin coté français , la végétation étant plus haute , avec beaucoup de fleurs dans les jardins  .

Et puis ce matin nous avons traversé au près le canal  entre Bequia et Saint Vincent avec de bonnes rafales , et des vagues à certains moments très fortes et creuses , sans doute des effets de courant . Il ne nous a fallu que 4 virements de bord pour arriver à Blue Lagoon, petite anse encerclée par des reefs , mais le houle rentre quand même un peu , on se demande par ou !. Nous avons pris une bouée , il faut dire qu'il n'y a pas de place pour mouiller et ce n''est pas très cher : 80 ec pour deux nuits .

Notre programme est maintenant de visiter la moitié ouest de St Vincent que nous ne connaissons pas du tout puis de faire la moitié est à partir de Walilabu ou nous remonterons en bateau. 

 

Samedi soir

mouillage de Walilabu

Sauf le fait que faute de crédit téléphone ( le portable orange passe partout , mais nous n'avons pas réussi à trouver comment le recharger avec la carte bleue !!! ), tout va bien et nous sommes contents d'avoir pris notre temps pour visiter St Vincent .

Nous avons été tout d 'abord visiter Kingston , en empruntant un minibus local; les records de remplissage du Guatemala ne sont pas battus , mais comme certaines noires valent non pas deux blanches mais 3 mayas , en poids nous ne devions pas être loin du record ( pour mémoire 24 dans un minibus ) , nous étions seulement 21 , plus un petit enfant. Les conducteurs étant payés au chiffre d'affaire , les minibus roulent à fond sur des routes de montagne  car toute l'île est très montagneuse; entre Blue Lagoon et Kingston , il y a 2 miles par la mer et au moins 10 kms par la route qui monte et descend . Kingston n'est pas une jolie ville, le front de mer est occupé par le port de commerce mais il y a encore de vieilles maisons en pierres noires, des rues commerçantes avec des arcades, des églises style anglais et un petit joyau kitsch : la cathédrale catholique. Les rues sont animées, et les magasins bien approvisionnés, il y a un très grand marché couvert avec de petites échoppes de légumes et de fruits, mais aussi des vendeurs ambulants , beaucoup d'enfants en uniforme scolaire . C'est donc une ville ou il n'est pas désagréable de se promener et ou n'avons jamais importuné. Pour nous aider à trouver une place dans le bus pour le retour, à la station principale de bus,  une dame a sûrement perdu une dizaine de minutes à attendre avec nous pour nous montrer le bon bus car rien n'est marqué.

Le lendemain nous avons fait un tour en taxi . Après avoir hésité à monter au volcan (à cause du prix 150 usd mais surtout des nuages toujours présents), nous avons visité le coin sud est de l'île , et surtout la Mesopotamia valley , qui doit son nom comme celle de l'Irak au fait que c'est une triple vallée. C'est un ancien immense cratère , drainé aujourd'hui par 3 rivières, qui se réunissent pour atteindre la mer dans de très belles gorges .C'est une région très cultivée, avec des champs de bananes et de cocotiers , des dasheens, des ananas et autres fruits et légumes. Les maisons sont coquettes et plutôt grandes; selon notre chauffeur beaucoup sont propriété d émigrants qui reviennent  construire au pays . Nous avons été aussi a un beau jardin botanique au pied des montagnes et de la grande forêt. La marina étant très animée avec l'arrivée de nombreux locataires de bateaux ( c'est une base Sunsail )nous avons été dîner au restaurant « barefoot », d'un bon ragoût de chèvre , copieux mais assez chers ( 80 ec le plat )

Vendredi nous sommes repartis en longeant la côte, heureusement vent arrière avec un très fort vent ; dans la baie de Kingston , il y avait plus de 25 noeuds avec des rafales à 30; de Blue lagoon à Kingston , la côte est très peuplée , les maisons s'étagent sur les pentes très fortes; puis ensuite en remontant la cote sous le vent , il y a beaucoup moins d'habitations. La côte devient magnifique avec des plages de sable noir , des cocoteraies en premier plan et de hautes montagnes en deuxième plan. Nous sommes passés devant le mouillage de petit byahaut , mais l'hôtel a fermé, puis devant celui de la plage noir au nord de Layou . Nous sommes arrivés vers midi à Walilabou. C'est une crique qui a servi pour tourner certaines scènes des pirates des Caraïbes et il reste encore des façades ( en carton pâte ) des maisons de  ville,un pont, un embarquadaire... , mais de loin cela n'est pas mal. Un boat boy nous a conduit jusqu'à une bouée et nous a aidé a nous amarrer sous les rafales , nous étions le seul bateau. Une autre barque est venue nous proposer des colliers et des fruits , le tout à des prix abordables .   Dans l'après midi nous avons marché jusqu'à une petite chute d'eau . Nous avons marché sur la route , mais elle est peu fréquentée et le paysage est superbe. Nous sommes ensuite allés faire la clearance out au bureau de douane qui a ouvert à 16 h 30 . Le douanier très aimable m ' indiqué que j'avais 24 h pour partir et que si nous voulions rester un jour de plus il faudrait revenir le voir ; la douane est ouverte tous les jours , sauf en cas de cyclone !

Le soir nous avons été dîner au restaurant en face du ponton, non sans avoir reçu des propositions de 3 autres restaurants . Les boat boys ne sont pas très nombreux , ni agressifs , mais il y en a encore . Le liner était bon . Nous avons dîné avec l'équipage de Vitamine , qui remontait vite de Grenade vers Le marin pour réparer ; ils trouvaient que c'était la plus pénible des croisières qu'ils avaient faites (question vent et mer).

 

Lundi matin mouillage de Cumberland

Nous étions décidés  à rester une journée de plus à Walilabu, mais après que nous ayons fait une promenade pour voir le point de vue depuis la tour qui domine la baie, le vent s'est levé , une espèce de brise de mer du nord-ouest qui a levée de bonnes vagues . Vers midi , nous avons donc largué la bouée et avons fait 1 mile au moteur pour trouver refuge dans la baie au dessus . Curieusement alors que sur la carte rien n'indique que leur régime de clapot puisse être différent , la baie était calme. Un rasta cool nous a indiqué ou mouiller puis à porter une amarre à terre . Nous sommes dans le coin nord de la baie, en face d'un restaurant pays dont le propriétaire a élevé de véhémentes protestations quand nous avons refusé son offre pour préférer celle du restaurant des français , représenté par le rasta cool. Il s'est calmé contre la promesse que ce serait lui qui déferait le lendemain l'amarre à terre. Dans l'après-midi nous avons fait un snorkel le long de la côte nord de la baie ; les fonds sont assez beaux mais il y a peu de poissons . Après un coucher de soleil à rayon vert, après l'apéro sur le bateau , un peu attristé par la baisse inéluctable du niveau de la dernière bouteille de Bologne, nous avons été dîné au Black Baron , le restaurant français , ou nous avons dîné d'une très bonne dorade coryphène. Il y avait beaucoup de français , des voileux du bateau papa djo, mais aussi des locaux .

Nous sommes prêts à partir pour Ste Lucie

 

 

Mardi soir mouillage de la Soufrière , Ste Lucie

 

La traversée vers Ste Lucie a été pénible. Très vite le vent s'est levé , nord est assez fort ( 18 noeuds ) , avec des courants probablement forts car la mer était par moment infernale : des vagues creuses de plus de 2 m qui déferlaient souvent . Évidement dans ces conditions le près n'était pas fameux puis la mer s'est calmée , probablement la renverse de courant qui nous alors entraîné vers l'ouest . A la latitude de la pointe sud de Ste Lucie , mais très loin dans l'ouest ( 10miles ) le vent a tourné nord , puis est tombé; Nous avons donc du finir au moteur , contre une mer clapoteuse . Nous sommes arrivés vers 16h dans la baie de la Soufrière, après plus de 50 miles de mer contre 35 en ligne droite. Un boat boy peu aimable nous a aidé à nous amarrer à une bouée ( obligatoire , car nous sommes dans une réserve marine ) et nous a convaincu d'aller immédiatement à la douane . Un peu abrutis après 8 h de brassage, nous avons accepté , et la douane était déjà fermée! Nous avons payé le bateau taxi pour rien , si ce n'est pour trouver de la glace ( station texaco ) .

Heureusement le soir nous sous sommes réconfortés en mangeant une belle langouste ( acheté à un pécheur de Cumberland ) et en buvant un chablis à bonne température grâce à la glace . NOTA  depuis que le frigidaire est en panne , nous n'avons plus à nous préoccuper des batteries , elles sont toujours chargées avec les panneaux solaires ,; fini aussi les recharges au moteur , nous économisons du fuel , ( mais nous achetons de la glace , je ne sais pas quel est le meilleur prix de revient et il faut en trouver).

La nuit a été agitée , pas de vent mais un reste de houle donc le bateau était souvent travers et roulait beaucoup.

Ce matin nous sommes retournés aux formalités , vite faites et sans frais. puis nous avons parcouru la petite ville assez agréable , avec un mélange kitsch de vielles maisons en bois plus ou moins restaurées et de bâtiments modern style. Nous avons marché jusqu'à un point de vue sur la baie , la végétation est magnifique . En ville, nous avons trouvé un internet dans la galerie marchande , sans pouvoir utiliser le disque dur.

Nous avons fait du snorkel le long de la cote , le relief est joli , mais, là aussi, il y a très peu de poissons ; il était temps que la zone soit une réserve ( mais est elle respectée ? Il y a pas mal de pécheurs et de mouettes ) .

 

vendredi 14

marina du Marin Martinique

mardi nous avons finalement décidé de rester au mouillage de La Soufrière; mauvais choix car nous avons été autant chahutés que la nuit précédente . Nous aurions du aller à la baie Cochon , comme nous l'avons constaté le lendemain. En effet le mercredi matin nous avons longé au moteur la côte de tout prês, pour voir les mouillages possibles : anse canarie : pas mal mais la houle entre , ( par houle il s'agit d'une légère ondulation qui va un peu dans tous les sens et qui suffit à faire rouler au mouillage , même si elle est quasi insensible en route ), anse mahaut : très jolie mais surement rouleuse, anse cochon : pas mal et la houle n'entre pas : il y a un bateau accroché à une bouée et il ne bouge pas ( c'était le mouillage à faire pour dormir tranquille) , anse la raye , pas si mal d'un point de vue houle , mais le village fait un peu crade(à faire si on est le vendredi soir car ,ce jour là il paraît qu'il y a une fête ).  A peu prés à la hauteur de Marigot bay , le mouillage le plus sur mais aussi le plus cher des antilles ( ils visent la clientèle des mega yachts ) nous avons renvoyé les voiles et avons foncé avec juste un tout petit peu de louvoyage vers Rodney bay à la pointe nord de l'île . Avec un bon vent de 18 noeuds et une mer plate , le bateau avançait à plus de 4 noeuds de VMG , avec un angle de prés par rapport au vent apparent de moins de 35 degrés; quelle différence avec une mer clapoteuse !

Nous sommes donc arrivés à Rodney Bay pour l'apéritif; il y avait pas mal de bateaux mais la baie est immense et la mer y est plate.

Dans l'après midi nous avons été admiré le panorama en haut de Pigeon Island , l'île qui ferme la baie d'ou nous avons une très belle vue

Hier matin nous sommes partis de bonne heure , car nous craignons d'avoir à louvoyer , mais le vent était suffisement est pour nous permettre malgré un courant portant à l'ouest, de faire la route bon plein : en 3 heures nous sommes arrivés à la pointe Dunkerque qui ferme la baie de Ste Anne. Nous y avons déjeuné puis nous avons rejoint la marina ou nous avons trouvé une place à un des pontons. Nous voilà revenus en terrain connu.  

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