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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 13:18

mercredi 18

 

 

vous devriez donc avoir des infosd 'ici 4 semaines environ, au retour de nos ballades au costarica et  au guatemala

quelques explications et informations sur la luliberine ,le nom a ete choisi en fonction de sa consonnance et pour l'esprit de nos voyages qui n est cependant pas le meme que celui du l article ci-dessous

Tout ne serait-il que chimie?
Plusieurs expériences ont été réalisées et ont démontré les causes biologiques et chimiques de l’amour. Celui-ci serait piloté par des neuro-transmetteurs fonctionnant exactement comme des drogues :


-La phényléthylamine :

Lorsqu'on devient amoureux, on produit une grande quantité de PEA (phényléthylamine), une hormone de la classe des amphétamines que l'organisme produit naturellement, ce qui entraîne des effets semblables à ceux causés par certaines drogues excitantes (psycho-stimulants). La PEA provoque de l'euphorie et une certaine hyperactivité. C'est la raison pour laquelle on peut passer des nuits à parler et à faire l'amour.
Selon les experts, cette période d'allégresse peut aller jusqu'à six ans. Peu à peu, l'organisme s'habitue à la PEA. La passion et le sentiment d'allégresse s'atténue. Pour les «accros» à la PEA, c'est souvent la fin du couple. Ils préféreront chercher de conquête en conquête les effets euphorisants de la PEA.
-La lulibérine :

Chez les humains, la sécrétion de lulibérine dans l'hypophyse exacerbe le désir et la recherche de nombreux partenaires.

-Les endorphines :

Avec le temps l'organisme développe une tolérance à la PEA et ne procure plus les effets que l'on connaissait au début de la relation, le cerveau commence à produire d'autres hormones : les endorphines (ou enképhalines). Ce sont des opiacés, semblables à la morphine (drogues calmante, sédative), qui font diminuer l'amour-passion et se développer l'amour-attachement. Ces endorphines apportent le calme, soulagent la douleur et réduisent l'anxiété. Le sentiment de bien-être qu'elles procurent se traduit par une relation affective très forte que l'on ne veut pas interrompre. C'est l'amour attachement, l'harmonie complète. Un bonheur tranquille qui peut durer des années, si on passe à travers le sevrage de phényléthylamine.
A noter que les enképhalines régulent l'activité des neurones à noradrénaline. Si le taux d'enképhalines baisse, la noradrénaline afflue, provoquant un malaise généralisé. C'est ce qui cause les symptômes du manque. Et ceci est aussi bien valable pour un drogué qui est privé de son produit que pour un amoureux qui est privé de la personne qu'il aime (chagrin d'amour).

-L’ocytocine :

Sécrétée par la glande pituitaire, il y a aussi l’ocytocine. Ce neurotransmetteur est libéré dans le cerveau et dans le système reproductif chaque fois que nous touchons quelqu'un que nous aimons. On sait qu'elle augmente notre sensibilité au toucher et nous porte au rapprochement et aux étreintes (elle augmenterait également l'altruisme). C'est une sorte de « colle hormonale » qui nous garde ensemble longtemps après l'épuisement de la phényléthylamine. Le toucher demeure donc, pour les deux partenaires, la meilleure façon de conserver le niveau d'oxytocine nécessaire pour faire durer le couple.
Chez certains rongeurs, comme les campagnols de montagne qui vivent une vie isolée, une injection d’ocytocine les incite à se rapprocher de leurs congénères et à s’accoupler. Chez les femelles ca les incite plutôt à se lier d'amitié avec d'autres femelles, ou, si l'injection a lieu dans le noyeau acumbens, ca les incite à la monogamie (idem chez les brebis). Une série d’injections a un effet calmant anti-stress qui persiste longtemps. La sécrétion d’ocytocine est souvent associée à celle de sérotonine et elles semblent agir de concert pour refouler la souffrance.
Lorsque quelqu’un nous manque, c’est peut-être parce que nos réserves de sérotonine diminuent à cause de la séparation. Nous ne pouvons plus nous passer de l’autre et devenons dépendants car nous en avons besoin pour redevenir normal. Quand les taux sont faibles, il y a moins d’attachement émotionnel ; quand ils sont élevés, il y a détente et démonstration d’affection et attachement.

-La vasopressine :

Chez les campagnols mâles une injection de vasopressine dans le pallidum ventral les porte à la monogamie et à la fidèlité alors que ce sont des animaux habituellement solitaires. La même injection dans l'amygdale médian les porte à s'occuper des jeunes comme le ferait une femelle. Chez les humains aussi la vasopressine entraine l'attachement aux enfants.


Ainsi l'amour, ce sentiment dévorant qui nous fait passer de l'extase au désespoir, de l'euphorie à l'agonie, ne serait qu'affaire de chimie? La machinerie est tellement complexe qu'elle laisse une grande part à l'inconnu et à une certaine magie: l'amour et le désir demeurent des expériences mystérieuses, et aucune science n'a encore réussi à déterminer l'élément déclencheur de la réaction chimique initiale.

 

 

 

Un peu de lulibérine et d’eau fraîche

Gérard Apfeldorfer  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’une hormone que l’on nomme la lulibérine est sécrétée au niveau de l’hypothalamus de notre cerveau, nous nous mettons en quête d’un objet à aimer et notre organisme se prépare à l’amour. A moins que ce ne soit le contraire : lorsque nous sommes amoureux, notre hypothalamus sécrète de la lulibérine, qui nous prédispose à l’acte sexuel. A moins encore que les deux formulations ne pèchent en introduisant une
relation de causalité artificielle : dire que de la lulibérine imprègne notre hypothalamus est une autre façon de dire que nous ressentons un désir amoureux, et vice versa.

Quoi qu’il en soit, quand la lulibérine arrive, la faim quitte notre hypothalamus et notre personne. Comme on le sait, les amoureux se sustentent d’amour et d’un peu d’eau fraîche. Si bien que l’amour constitue pour beaucoup une méthode amaigrissante des plus efficaces. On pourrait dire les mêmes choses sur un mode psychologisant : le désir amoureux, lorsqu’il est intense, fait de l’ombre à d’autres désirs, par exemple alimentaires. Et lorsque l’amour se révèle réciproque, l’état fusionnel qui en résulte donne naissance à un merveilleux sentiment de complétude : béat, je ne manque plus de rien ; contempler l’autre me nourrit et suffit à mon bonheur. Certes, lors de dîners d’amoureux, gourmand de tout, je fais honneur à la chère, mais ce mot requiert une autre orthographe pour me rendre boulimique.

Le problème de l’état amoureux est qu’il ne dure, au mieux, que quatre-vingt-dix jours. Au-delà, la lune de miel a tendance à s’effilocher. Le soleil cesse de briller aussi fort, les couleurs sont moins vives, les petits défauts de l’objet d’amour redeviennent visibles et le corps réclame à nouveau du carburant. Cela ne veut pas dire que tout est fini, bien sûr, mais que l’on est à nouveau deux. On voit l’autre comme il est, et nous-même, comme nous sommes. Pour que la relation perdure, il faut désormais tisser activement de la toile relationnelle.

Bon, ça ne marche pas toujours : après l’amour, le chagrin. Les chagrins d’amour font-ils maigrir ou bien grossir ? Les deux, mon capitaine. Se languir d’amour, c’est ne penser qu’à l’autre, ce qui conduit à s’oublier et à dépérir. L’âme en peine est bien en peine de s’intéresser aux nourritures terrestres. Puis, on l’espère, vient le moment où l’on commence à guérir de sa maladie d’amour. Manger, pour certains, est alors un moyen privilégié de renouer avec la matérialité, de réinvestir le monde, de se faire du bien. Dévorer des aliments est tout à la fois un lot de consolation, une affirmation que l’on est vivant, un détournement de l’agressivité, de la haine, que l’on ressent pour l’objet d’amour déficient.

La lulibérine et l’amour sont donc des coupe-faim qui font maigrir, mais, tout comme les coupe-faim médicamenteux, leurs effets s’estompent rapidement. Il faut alors augmenter les doses, ou bien changer de produit. Plus facile à dire qu’à faire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

P
Enfin je connais l'origine de la Luliberine......Félicitation pour la mise en oeuvre de ce blog. Les images ajoutent une dimension nécessaire lorsqu'on parle de voyage... Bon voyage....Philippe
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