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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 23:44

Lundi soir  19 février  2007

Marina de Boca Chica

 

Notre étape dominicaine se termine. Demain nous partons pour l’est direction Saint Martin, comme nous nous l’avons dit aux officiels pour le despacho, ce qui n’exclut pas quelques haltes pour le repos et la sécurité de l’équipage.

Nous sommes  arrivés, il y a 2jours, à la marina ou le personnel nous a aidé à prendre une place au ponton. Nous avons retrouvé Julio, le cuisinier barman de la marina. Celle-ci a bien changé ; elle a été rénovée et embellie, mais revers de la médaille, elle est devenue une des plus chers des Antilles : tout inclus prés de 1,5 USD le pied, pour une place à quai (soit presque 50 DOL la nuit.)

Nous ne sommes restés qu’une nuit à quai, le temps de faire le plain d’électricité et d’eau avant de prendre une bouée, ce qui est beaucoup plus abordable.

Nota ; selon les officiels du port il est interdit de mouiller sur ancre.

Le trio d’officiels est arrivé, les amarres à peine en place, mais les formalités ont été vite expédiées et pour pas trop cher : 50 US à payer à l’immigration dont deux visas de tourisme et quelque chose pour les faux frais  et a notre guise 10 USD pour payer la motoconcho des gens du port (le bureau est à 500 m). Au total ce n’est pas cher ; ailleurs selon les expériences cela va de 8O USD pour les faux papiers d’un vrai officiel (La Romana) à 90 USD a Santo Domingo (pour de vrais papiers)   . Le document de la bienvenue de la marina dit que donner un petit pourboire aux officiels est un geste d’amitié, car ils sont très mal payés.

Heureusement le restaurant de Julio est  resté abordable et très bon ;

Tout ceci, plus une séance        Internet (nous avons le wifi qui fonctionne bizarrement mais a peu près) nous a pris toute l’après midi.

Dimanche nous avons été faire les courses à la ville, en suivant le malecon, mauvaise route en bord de plage avec des installations balnéaires (voir photos). Comme nous étions dimanche, il y avait beaucoup de monde et beaucoup de musique très fort (le plus fort possible en fonction des baffles). Toute la partie plage locale est sympa, la partie plage à touriste l’est moins ; surtout la partie drague des vieux blancs (qui de plus se donnent des airs d’aventuriers, c’est vrai que les risques doivent être grands) .Nous avons fait le complément de vivres au supermarché, et le nécessaire en pesos a la caisse automatique.

Lundi matin, plein de fuel à la pompe du club nautico, situé juste à côté mais d’accès un peu difficile à faire avant que le vent ne se lève. Puis vidange de l’huile, le moteur fuit un peu semble t il par le joint en bas. Il ne fuit pas beaucoup, mais c’est sale. J’ai constaté que le second alternateur avait cassé ses fixations (un boulon), il est donc hors d’usage.   Nous avons refait un tour en ville, pour dépenser les pesos qui restaient. Nous avons acheté du poisson frit à une échoppe locale, c’est très bon et pas cher.

 

Samedi après midi

Mouillage de Luis Pena, ilot de Culebra

Notre retour de déroule parfaitement bien, avec peu de vent ; mais quand il y a en a trop nous attendons. Nous ne plaignons pas de ce peu de vent ; avec 7 nœuds nous mettons les voiles et avançons.

La première étape nous a mené à Saona, île à l’est d’Hispaniola ;bonne partie de voile avec un bon vent de nord est montant jusqu’ 25 nœuds  , avec deux ris et le génois très roulé , nous allions encore à plus de 6 nœuds , dans une mer remuante . Nous sommes arrivés au mouillage dans la soirée après avoir vu beaucoup de bateaux : toute une flotte venant du sud et allant à Bayahibe ( peut être un rallye), et aussi des catamarans probablement de location mais nous étions seuls au mouillage de la pointe Patillas, confortable malgré le vent. Le décor est splendide.

La deuxième étape était la traversée du canal de Mona : 100 miles en ligne droite jusqu'à la pointe ouest de Puerto Rico : le cabo rojo. Nous sommes partis vers 8H du matin, en longeant l’île de Saona, passant à l’intérieur des récifs bien visibles de la cote sud. Jusque la le vent était nord est ; puis après la pointe il a basculé est ; de plus la mer pour passer la pointe est devenue très confuse , avec un courant portant au sud .Notre trajectoire s’est donc infléchie vers le sud . Le vent était modéré : de 10 à 15 nœuds. Nous avons continué vers le sud est jusque vers 2H du matin, ou nous nous avons virer vers le nord. Notre progression vers l’est avec une mer formée et courte a été longue : de 9h du soir à 6 h du matin nous avons fait 18 miles vers l’est ! Au petit matin le vent est tombé alors que le cabo rojo était à 10 miles dans l’est. Nous avons mis le moteur, pour aller jusqu’au cap. Puis le vent est revenu sud est et nous avons poursuivi à la voile jusqu’aux cayes de Puerto Jacinto, ou nous avons passé la nuit. C’est un bon abri, dans un lagon bordé de mangroves.

Nous sommes repartis au petit matin ; petit vent mais suffisant pour avancer sous voiles ; un grand bord vers le sud Est puis un bord vers le nord est et nous sommes arrivés à l’entrée de la baie de Jobos, remarquable par une énorme usine sur la côte. L’entrée est étroite mais les coraux sont bien visibles et il y a une perche sur les coraux du nord : pas de problème donc, avec un vent moyen ; s’il y a plus de vent, les fonds  remontant a 3,5 m juste avant la passe, il peut donc y avoir une grosse houle A part cette usine le mouillage n’est pas mal : cayes de mangrove vers le sud, montagne pelée en arrière plan. Pour passer une journée entière on peut mouiller un peu plus à l’est pour cacher l’usine mais nous sommes repartis bien vite vers minuit, pour profiter de la baisse de vent nocturne et avancer vers l’est au moteur. La sortie dans le noir s’est fait en suivant au GPS la trace de l’entrée : facile, puis nous avons longé la côte d’assez loin, en regardant toutes les lumières, spectacle auquel nous n’étions plus habitués. Au lever du soleil nous étions à l’entrée du canal de Vieques , et le vent s’est levé : 8 nœuds sur une mer plate , un peu sud est nous permettant d’aller sur un bord vers Culebra .

Nous sommes donc arrivés à l’île de luis pena, petite île à l’ouest de Culebra, avec un mouillage relativement abrité au sud ouest. Il y a  5  bouées , a part deux barques locales amenant des snorkeleurs .La plongée est en effet très belle, avec beaucoup de poissons peu farouches ; il y a 3 ans nous y avions vu deux requins dormeurs et une tortue, cette année seulement un énorme barracuda     .

Bref ? Nous nous attendions à un retour difficile vers l’est mais le vent  a été clément, la navigation de nuit nous permettant d’éviter les surventes de la journée et de profiter de très beaux ciels étoilés

 

.

 

Lundi après midi

Mouillage de Marigot à Saint Martin

 

 Voila nous avons fini notre deuxième tour des caraïbes et Luliberine a retrouve son mouillage habituel de Saint Martin, à Marigot.

Nous sommes repartis de Culebra vers 3H de l’après midi , après une longue pause de presque 4h ; le vent était faible mais suffisant et de plus de sud est donc nous permettant d’aller vers l’est sans louvoyage. Nous sommes passés entre Culebra et Culebrita vers 17 h , l’heure du retour de très nombreux gros bateaux a moteur, fonçant trouver une place au mouillage. Le si joli mouillage de la cote sud de Culebra ou nous étions seuls il y a 3 ans était maintenant plein de bateaux. Beaucoup de bateaux sortaient aussi du beau mouillage de Culebrita, si tranquille il y a 3 ans (il faut dire que c’était le week end et que tous les mouillages connus sont alors  envahis par les bateaux venus de Porto Rico, pied sur l’accélérateur et musique à fond …). Au cocher du soleil nous étions a mi chemin de St Thomas. Le vent est presque complètement tombé, mais nous avons poursuivi à la voile tranquillement pour arriver de jour. Toute la nuit nous avons tiré des bords au nord des îles vierges. Au matin nous sommes entrés dans le sound en passant au nord de Tortola. Et nous avons commencé à voir beaucoup de voiliers, les premiers sous voile depuis longtemps !!      Là aussi, il y a beaucoup de bateaux dans les mouillages.

Nous voulions aller nous mouiller dans le nord de Virgin Gorda pour nous reposer un peu et faire du snorkel avant de prendre la direction de St Martin mais quand nous avons mis en route le moteur l’alarme huile s’est mise en route vérification faite, il n’y avait plus une goutte d huile sur la jauge, et pourtant pas beaucoup d’huile dans le bac de récupération ; mais ou l’huile était elle passée ? J'ai remis un reste de bidon et le moteur a redémarre normalement. Par prudence et pour réserver le peu d huile a une arrivée difficile à Saint Martin, nous avons donc abandonné l’idée du  mouillage et nous sommes partis directement vers Saint Martin. Heureusement nous avons bénéficié d’un temps acceptable : 13 à 20 nœuds( 2 ris et le génois partiellement roulé) et une mer peu agréable, mais qui permettait le prés sans faire taper le bateau à condition de ne pas chercher à faire du prés serré. Donc tout s’est bien passé et nous sommes arrivés à St martin à 11H soit 24 h pour faire les 80 miles avec du vent pile dans l’axe et un peu de courant contraire ; pas mal donc !

Nous avons mouillé sous voile, exercice que n’avions plus pratiqué depuis longtemps ; mais nous n’avons pas cherche à mouiller au milieu des autres bateaux, très très nombreux.

Nous sommes immédiatement allés à terre chercher de l’huile et téléphoner à Cécile qui est arrivée aussitôt accompagnée de Megan, ravie de retrouver le bateau qu’elle n’avait pas vu depuis 2 ans. Nous avons refait le plein d’huile  du moteur et sommes partis nous mouiller prés du débarcadère, pour rendre plus facile les va et vient de toute la famille. 

 

PHOTOS

 

01 en route le long de la cote haitienne

 

O2à 04 scénes de plage à Boca Chica

 

 05 Mouillage de Luis Pena ilot pres de Culebra

 

06 /07 retour vers St Martin avec  du vent au pres et 3 nuits en mer

 

08 Megan barre

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