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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 21:30

Samedi 9 février

Marina de Port Morgan île a vache

 

 Nous sommes ici depuis «  jours et nous avons retrouvé les anciennes habitudes. 

Les canots des enfants et des ados  viennent nous voir pour nous proposer des mangues, des citrons, de prendre les poubelles (qui finiraient dans le premier champ venu si nous leur donnions) ou tout simplement nous demander des cadeaux. Au début c’est amusant, à la longue c’est un peu lassant même si  ils sont peu insistants. Heureusement nous avons aussi la visite des amis : Vilna  et son mari Doudou, Mackenzi, Cama et Pierre, Wiltor et aujourd’hui Samuel. Tous nous ont accueilli avec de grandes embrassades. Nous avons aussi fait connaissance de nos voisins du bateau Taïga : Magali et Jean-Luc qui se baladent avec leur deux filles (8et6 ans) avec un programme un peu semblable au nôtre.

Il leur est arrivé ici une mésaventure qui montre une certaine dégradation du climat envers les étrangers. Ils se promenaient avec leurs filles, accompagnés de Vilna et son mari quand ils se sont rafraîchis à un puit. Un peu d’eau que Jean-Luc se mettait sur la figure est tombée dans le puit. Aussitôt les voisins ont crié que le puit était sali et sont devenus menaçants. Nos amis sont rentrés vite fait au bateau. Pendant ce temps, les gendarmes alertés, sont venus emmener Vilna, puis Doudou en prison. Le lendemain Jean-Luc prévenu est parti voir le juge, au chef lieu de l’île a vache madame Bernard, Le juge a dit que c’était regrettable, mais qu’il lui fallait suivre la vox populi et qu’il fallait nettoyer le puit en le vidant, ou payer 3000 USD ; c’était le but recherché. Le curé du village Madame Bernard, alerté a alors prêté sa motopompe et a fait vider le puit. Bilan 60 M3 d’eau gâchée pour rien, une eau précieuse ici.  Cet incident a été confirmé en moins grave avec Anne Marie. Nous passions devant la nouvelle école de Cacoq (le village de la marina) avec notre ami Mackenzi .Un enfant a pris sa main pour lui demander de l’argent, comme elle refusait il lui a donné une tape, puis une deuxième, et est parti en criant tout fier : «  j ai tapé le blanc ». Le maître qui avait vu la scène, n’a rien dit.

Quand nous nous promenons en saluant  les gens, beaucoup sont moins souriants qu’avant et certains répondent à peine.

Pourtant nous en avons rencontré d’    autres qui se réjouissaient du futur développement du tourisme ; en effet des immigrés viennent faire construire de grandes maisons procurant du travail à certains. De ce fait , nous avons constaté une certaine progression des maisons et des signes d’enrichissement : une maison avec des fenêtres a vitres , une moto ( les chemins me paraissent impraticables ) , un groupe électrogène chez notre ami Dominique qui est gérant de chantier .C’est probablement cet enrichissement de certains qui provoquent des rancœurs , car plus qu’ailleurs les Haïtiens sont avant tout jaloux des autres .La communauté n’existe pas , il n’y a pas de sens de l’interet commun et de l’entraide .

Néanmoins cela reste très plaisant et les promenades dans l’île sont agréables, dans un paysage splendide, qui reste pour moi un des plus beaux des Caraïbes. Il y a des collines assez verdoyantes, des ravins avec des grands manguiers, des prés avec de belles vaches, des champs de mais ou de yuccas, des anses découpées, des mangroves, des maisons blanchies avec des toits de chaume et des entourages de fenêtre peints en couleurs vives . Aucune route, que des sentiers larges d’un mètre, bordés de plantes grasses.

 

Dimanche, grande balade en passant par Soulette ,un petit village de pécheur pour y  donner une photo prise il y a 2 ans,  puis Trou milieu , autre village et retour, tout cela  en compagnie de Samuel.  Le soir nous avons dîné à l’hôtel, un très bon plat de crevettes fraîches (nous avions aussi mangé deux soirs avant un très bon poisson rose (vivaneau ?) au gros sel.

Lundi  visite de la ville des cayes , avec l’alibi d’acheter un peu de fruits et un peu d’épicerie , en fait nous voulions revoir cette grande ville , la deuxième d’ Haïti ,( mais bien loin derrière Port au Prince ) ; Nous y avons été en taxi pays , une grande barque à moteur pouvant normalement contenir 10 personnes et chargés ce lundi matin de plus de 20 personnes ; heureusement que la mer était plate . Le débarquement aux Cayes se fait sur les tas d’ordures, par l’intermédiaire de bateaux poussés par des perches, car les «  gros «  bateaux ne s’approchent pas de la rive ; il n’y a pas asse d’eau et pas de quai. Une fois poussée les cochons, agents nettoyeurs, on arrive à une grande rue, en gravier. Il y a une multitude de mobylettes qui font taxis (2 passagers par mobylettes), et des carrioles à bras pour transporter les marchandises, car ce n’est pas seulement un port de passagers, c’est aussi un port de fret pour toute la cote sud. (Assuré par de grosses barques à voile, à beau gréement houari). Nous avons été jusqu’au marché, passant plusieurs gués d’eaux nauséabondes à chaque intersection de rues. Le marché est  grouillant de vie, avec des marchands de tout : de fruits, légumes,  viande, de diverses épiceries vendues à la plus petite unité possible (j’exagère, nous n’avons pas vu d’allumettes vendues à la pièce). Nous avons acheté : 2KGS de tomates vertes pour 50 gourdes, 4 pamplemousses pour 25 gourdes une dizaine de bananes pour 10 gourdes (.1dollar= 35 gourdes) Ensuite Vilna a fait réparé sa chaîne de montre par un bijoutier, installé sur le bord de la rue. Il chauffait la chaîne avec un chalumeau dont le débit était assuré par un aide avec une pompe style vélo. Nous avons un peu exploré les rues du centre en attendant qu’ils finissent leurs courses: il y a des maisons coloniales a colonnades, pas très belles mais mieux entretenues qu’à Cuba autour du square de l ; église. Déception : les belles enseignes peintes (et souvent très drôles car écrites en créole) ont été replacées par des enseignes au néon, sans aucune poésie. Beaucoup de monde circulent dans les rues, à pieds en vélo, en motos ,en bus pays bariolés …le tout complété par un défilé pré carnaval, cela doit être chaud.

L’après midi nous avons fait le tour pour donner les photos prises depuis notre arrivée, et avons pris la météo : wind (20 Nœuds) demain au cap Beata, mais moins fort prés de la cote, vent faiblissant mercredi après midi  nous partons donc demain. 

Malgré la légère détérioration du climat, l’île à vache et port Morgan reste une de nos escales préférées. Et le restaurant de l‘hôtel une très bonne table, pour un prix très raisonnable.

 

 

Nos amis haïtiens

 

Vilna est depuis notre première visite notre laveuse de linge. Elle fait du beau travail pour si peu cher que Anne Marie lui donne plus que ce qu’elle demande. Elle nous a invite a déjeuner chez elle : deux petits poissons et du riz ;  ce qui est un peu gênant car nous déjeunons tous seuls. Mais c’est propose si gentiment, que nous ne pouvons refuser. Vilna et Doudou ont 3 filles, ils ne sont pas mariés car ils n’ont pas l’argent pour faire la fête de mariage. L’intérieur de la maison est très pauvrement meublé, mais il y a deux nouvelles chaises Doudou cultive un petit champ : bananes, un peu de mais, un cochon et des poules. Il n’a pas l’air trop fatigué par ses journées de travail. Ils nous ont accompagnés aux cayes, tous les deux, très gentiment, en espérant un cadeau qu’ils ont eu. Doudou n’avait sans doute aucun travail urgent à faire sur ses terres Ils ont fait réparé un bracelet en argent et acheté des bricoles. J’ai eu des questions quant à mes possessions de batteries ou de postes de radio en surplus.

 

Mackenzi

C’est un garçon de 15 ans que nous avons connu il y a 4 ans et  parlait déjà bien français. Il est orphelin de père, et à de nombreux frères et sœurs. Certains sont déjà mariés avec un métier, l’un est maçon. Un autre a une compagne et m’a demandé d’être le parrain ; il est cultivateur et pécheur. Il a une vache, ce qui n’est pas mal. Quand nous sommes arrivés Mackenzi ne pouvait plus aller à l’école, car il n’avait pas payé, 250 gourdes le semestre (6 USD). Il est en dernière année de primaire. Il a quand même une montre Casio ; mais après l’école lui et son frère n’avait pas déjeuné et avaient faim et ont mangé au bateau

Sa maison fait très pauvre.  Ils cultivent un peu de bananes, un peu de haricot, un peu de canne à sucre (qui se mange comme friandise en suçant la tige).

Nous l’aidons en lui payant son semestre et en lui donnant cahiers, stylos billes etc.

 

Wiltor

C’est un beau parleur, un peu déroutant car quand il s’adresse à nous il nous appelle on : on s’est bien promené veut dire : est ce que vous vous etes bien promené. Il nous approvisionne en légumes et fruits qu’il va chercher à la ville des cayes. Son tarif nous parait raisonnable (pas plus de deux fois le prix du marché déduction faite du prix du bateau pour aller aux cayes). Nous avons payé un peu l’école de sa fille Luna il y a deux ans ; alors il nous l’amene, c’est une grande fille très timide. Il semble très machiste car nous n’avons pu qu’apercevoir sa femme quand nous passions devant chez lui.   

En fait sa femme parle à peine le français. Elle nous a cuisiné des lambis et du riz, qui étaient bons. Wiltor nous a dit que c’était cadeau , mais que sa fille avait besoin d’un peu d’argent pour terminer l’année scolaire , après beaucoup de considérations sur les Haïtiens qui abusaient des blancs , il a fini par dire qu’il voulait 500 gourdes . (Qu’il a eu bien sur, nous sommes des amis très chers)

 

Cama et Daniel

Ce sont aussi deux jeunes qui n’allaient plus au collège car ils n’avaient pas payé. Ils sont en deuxième année de collège ; Cama à 21 ans. Il comprend très bien le français et le parle bien. Il semble très intelligent. Les deux copains sont venus laver la coque du bateau, puis nous avons rallongé leur paie pour assurer à chacun le deuxième semestre de scolarité : 10 USD chacun. Cama a eu l’initiative d’appeler Samuel notre « filleul «  qui fait sa scolarité aux cayes pour lui dire que nous étions là

 

Samuel

Nous le connaissons depuis 4 ans et lui payons ses frais de scolarité. Il est en 10 éme année d’études à 21 ans et va au lycée des Cayes. Il est donc en équivalent seconde.   Malgré cela, il continue à parler un français un peu hésitant, et n’a pas su me dire ce qu’il avait étudié en français ou en histoire la semaine dernière. Beaucoup de ses cours sont en français !! ; il étudie aussi l’informatique et son école dispose de 50 ordinateurs. Ils sont 70 élèves dans sa classe .Il veut être électricien, mais ne pourra faire une école technique qu’après l’équivalent du bac.

Ceci est un peu attristant, il paraissait plus intelligent que les autres et après 4 ans, il n’a pas beaucoup progressé en français.  

Il est orphelin de père.et lui aussi a de nombreux frères et soeurs

 

En Haïti, le système scolaire et entièrement payant et dès qu’un enfant ne paie pas, il est sur le champ renvoyé chez lui ; les fournitures ne sont pas données et l’uniforme, payant, est obligatoire .Vu leurs  très faibles ressources, l’absence de travail pour les parents, leur scolarité est plus que chaotique et s’éternise, même pour les enfants sérieux

 

 

Haïti

 

Tous les avis des français rencontrés convergent sur le cas dramatique d’Haïti, non pour sa pauvreté matérielle, certes très grande, mais pour son  manque totale de structures communautaires, et de l’incapacité des haïtiens à se soucier des autres et à coopérer, sans même parler de travailler, au moins à l’île à vache.

 

Quelques exemples de l’île a vache.

Le médecin espagnol qui a résidé longtemps ici, a fait construire un dispensaire avec des aides d’Espagne ; non seulement elle a acheté le terrain, les matériaux, mais elle a du aussi payer les ouvriers locaux qui ont gâché le ciment .Plus récemment des ONG ont foré des puits et ont dit qu’il fallait cimenter autour. Les locaux ont demandé à être payés le ciment étant fourni ; du coup l’ONG a rebouché les puits qui, sans cela, auraient été aussitôt pollués .Un canadien avait fait des jardins potagers et appris à des locaux à s’en occuper il s’est absenté 6 mois, à son retour il a constaté que rien n’avait été arrosé. Un autre avait fait un vivier à langoustes pour faire grossir celles qui étaient prise trop jeunes, le vivier a été détruit.

Didier et Françoise, les patrons de l’hôtel, ont fait une pépinière de cocotiers (eux même ont planté une cocoteraie mais ils ne font jamais de récolte, les noix leur étant dérobé au fur et à mesure); ils vendent les plants 12 gourdes les 12, avec en plus 12 gratuits. Certes il faut attendre 5 ans pour la 1° récolte, mais après c’est un revenu. Haïti est déficitaire en noix de coco et les importe de Rep Dom. Eh bien, ils n’en ont pas vendu un. « Il faut faire un trou, les arroser un peu, et on est pas sur que tout pousse ! »

Ies habitants ,ici, sont absolument incapables de s’associer pour mettre en commun un groupe électrogène ou un bateau à moteur pour la pêche. Et malgré l’exemple de l’hôtel, dont les sols ont bien résisté au cyclone grâce aux  cultures en terrasses, n’envisagent d’en faire. « Si les sols de l’hôtel ont tenu, c’est que c’était terre de blanc. »

Et pourtant, l’île a vache pourrait développer son agriculture, car s’il ne pleut pas beaucoup (1M d’eau annuel quand même), ce serait assez pour faire beaucoup mieux que ce qui se fait et assurer une meilleure alimentation sur place. Heureusement les jamaïcains occupent la moitié est de l’île et trafiquent, ça fait un peu de rentrée d’argent, surtout pour les responsables qui laissent faire. L’ONU a quand même un fait un tout petit tour dans les marigots. Leur arrivée vue longtemps à l’avance a permis de tout préparer pour leur visite.

Nous recommandons la lecture du livre de Christophe Wargny, Haïti n’existe pas, à tous ceux intéressé par les problèmes du tiers monde. Haïti, première république noire qui s’est libérée seule du colonisateur, a vraiment un avenir sombre. Pour moi son seul espoir est que les exilés fort nombreux veuillent bien  expliquer les vertus du travail et de la solidarité. Ce ne parait pas évident.

 

Mardi soir marina de Port Morgan

 

Nous sommes partis et nous sommes revenus après une balade de 20 miles ; le vent était trop fort : 22 nœuds de face, des vagues énormes  cela nous promettait une nuit (ou deux) trop difficile.

 

Jeudi soir

 

Mouillage de la baie Aguyjas, au sud du Cabo Falso (sud ouest du Cabo Beata)

La première moitié de notre traversée jusqu’à Bose Chica s’est bien passée , malgré un vent exactement dans le nez , heureusement pas très fort , et même très faible une partie de la nuit , ce qui nous a obligé à mettre le moteur .

La baie est bien protégée de l’est, dans un joli cadre, la baie plus au sud avec un cadre de falaises est peut être encore plus jolie. Il y a juste un petit campement de pêcheurs, mais on voit au loin la cimenterie ( ?).

  Note technique sur la navigation  inutile pour tous ceux qui n’ont pas la route à faire.

 Nous avons commencé par louvoyer toute la journée le long de la cote haïtienne , avec un vent de 10 à 12 nœuds ; cette partie de cote , surtout des Cayes à la baie des anglais est vraiment magnifique et donne envie de s’y arrêter , mais selon Didier ce n’est possible qu’avec des Haïtiens à bord , pour expliquer ce que nous ferions là .A 20 H le vent est tombé a moins de 6 nœuds , rendant inévitable le moteur avec le petit clapot  qui empêchait le bateau de prendre de la vitesse sous voile . De 3H à 5 h , le vent est revenu et nous amené un peu plus loin que Jacmel .Puis de nouveau moteur jusqu’à 11H ou le vent est revenu presque sud , et est ensuite monté jusqu’à 15 nœuds . Il semble que ce soit la règle dans cette partie du golfe que le vent tourne très sud , permettant un cap de 120 , nous l’avons constaté à chaque fois .Nous sommes arrivés à 15 H .

Nous n’avons pas constaté de courant, contrairement aux autres fois

.

Samedi matin 9H

            

            En mer devant Santo Domingo.

Le vent nul toute la nuit est remonté à 6 nœuds , ce qui propulse le bateau à plus de 3 nœuds . La mer est absolument plate . Nous sommes sûr d’arriver à Boca Chica dans l’après midi . Ceci nous permet de nous reposer d’une nuit de moteur.

 

Note technique de navigation .

Nous sommes partis au lever du soleil pour passer le cap Beata avant que le vent ne se lève. Cela a été parfaitement réussi et nous avons été au prés jusqu’au cap, sur une eau plate, avec des passages à moins de 4 m d’eau. Hélas pour la beauté du paysage, il y avait pas mal de nuages. Après le cap nous avons continué cap 120, mais nous étions contre le clapot avec du courant contraire ; Alors nous avons viré de bord, le vent a adonné doucement et vers 16 h, nous étions bâbord amures sur le bon cap, avec un vent pas très fort de 8/10 nœuds. Au coucher du soleil, le vent s’est couché aussi et nous avons du mettre le moteur, passant le cap Palenque, sans que le vent ne se relève ; la fois d’avant avec ce type de temps et les mêmes prévisions météo (15 nœuds d’est) nous avions eu 30 nœuds !

Notre route semble la bonne : tirer un peu à l’est après le cap Beata d’une dizaine de miles puis virer. Le courant vers la cote porte à l’est.

 

   La navigation apporte bien des surprises .Nous nous attendions à une rude navigation vers l’est, avec louvoyages face au vent (les cirés étaient prêts) mais à part la 1° journée ou  nous avons fait pas mal de virements de bord pour admirer la côte, le vent nous a abandonné, nous obligeant au moteur .Hélas, hélas, c’est triste pour des voileux, ce ronron obsédant pour nos oreilles avec, pour consolation, la contemplation d’un magnifique ciel étoilé. A la vitesse ou nous passons, nous avons le temps aussi de regarder Santo Domingo, dont nous ne connaissons que la vieille ville coloniale .C’est une très grande cité, allongée sur des kilomètres de côte, hérissée d’énormes buildings ; bref, s’abstenir de la découvrir par la mer, d’autant plus que les stations d’épuration doivent oublier de fonctionner vu la quantité de débris divers et variés que nous voyons flotter autour du bateau

 

   

 

PHOTOS

 

01 et 02 deux anses prés de la marina, l’anse de Cacoq est celle du village prés de la marina ; l’autre est à la ponte ouest qui ferme cette anse.

 

03 et 04 deux maisons dans le style traditionnel de l’île ; évidement les deux photos sont choisies parmi les plus belles , mais elles sont toutes blanchies à la chaux avec des peintures vives . Les volets et les portes sont peints de couleurs vives. Les plus pauvres (il y en a peu) ont des portes en palmes .Il y a très peu de maisons en palmes.

 

05 et 06 Contrairement à l’idée générale sur Haïti, il y a encore beaucoup d’arbres sur l’île, surtout des manguiers et des cocotiers, mais il y a aussi des bananiers et des citronniers, et d’autres espèces qui poussent dans les ravins entre les mornes.  La terre dans les creux ne semble pas pauvre, malgré le calcaire visible des mornes. Les vaches semblent bien nourries, il y a aussi des chevaux, des moutons et des chèvres ,et bien sur des cochons et des poules.

 

07 barques de pêcheurs. Il y a des canots taillés dans un tronc d’arbres (bwa fouyé, prononcer pour comprendre)  mais il y a aussi des barques de construction traditionnelles, avec des gréements à livarde. Ces barques ont un équipage de 3 ou 4 personnes, et vont assez loin poser des filets ou des nasses. Ils arrivent à faire un peu mieux que le travers, et s’aident de rames pour remonter au vent. Au travers, un équipier fait du rappel en s’aidant d’une perche.

 

10 et 11 le marché des cayes est très animé, avec des vendeurs et des acheteurs ; il y a quelques étals, mais beaucoup de fruits sont exposés sur le sol.

 

12 et 13 c’est sur une barque de ce type que nous avons été aux cayes : environ une heure de traversée, nous étions très nombreux, et je pense que beaucoup ne savaient pas nager. Pour descendre à terre, il a fallu faire comme sur la photo et débarquer sur le quai de photo 13, en poussant les cochons !

L’hôtel utilise un quai em beton
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