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19 juillet 2011 2 19 /07 /juillet /2011 19:11

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De Malaga à Porto Vecchio

 

Dimanche soir-26 juin -marina de Benalmadena

 

Cette journée a été consacrée à la visite de Malaga

pour y aller un bus part en principe toutes les 20 minutes ( qui peuvent atteindre 30 ) ;il ne coute pas cher (1.40 par personne )mais met plus d'une heure pour arriver en ville en traversant toutes les villes nouvelles pour touristes le long de la côte

Le centre ville n'est pas très grand , mais est totalement piétonnier ce qui est bien agréable .

Les rues sont assez larges , les maisons assez hautes avec des vérandas ; il y a beaucoup de bars et de restaurants dans les petites rues et sur les places ; ce doit être une ville ou il fait bon vivre.

Nous avons pu voir 3 églises : la cathédrale immense battisse du XVI ème siècle , qui devait réaliser en taille avec celle de Cadix . Ce n'est pas très beau mais colossal . Il y quelques beaux retables avec de belles sculptures de bois polychromes et 2 orgues magnifiques. Nous avons vu la voir bien (et à cause) qu'il y ait la messe car elle est,en principe, fermée aux touristes le dimanche. Il en allait de même des 2 autres églises plus petites , architecture quelconque mais de belles sculptures.

Nous avons mangé à 14 H , très tôt selon les normes locales, au restaurant la cuchara une spécialité typique le rabo de toro . Restaurant pas mal , les locaux sont arrivés quand nous en étions au café.

Puis nous sommes montés a l'ancienne forteresse maure, l'alcazaba, toute en briques rouges; c'est très joli ;ce ne sont pas seulement des remparts ; tout en haut il y a un petit palais mauresque avec jardins et jets d'eau d'où la vue sur la ville est très belle

Et nous sommes rentrés à la marina ;

Le temps aujourd'hui est dégagé , mais toujours sans le moindre souffle de vent .De nouveau ,nous avons chaud et avons abandonné le duvet pour la nuit

 

NB hier soir nous avons diné au club nautico , excellent restaurant avec un plat très fin local, la feudea ,sorte de paella ou le riz est remplacé par des sortes de pâtes ressemblant à des mini coquillettes .

 

Mardi matin marina de ALMERIMAR

 

Nous sommes partis hier vers midi après avoir attendu le retour du linge propre , pour une fois bien lavé et bien repassé . Une petite brise thermique s'est levée vers 14H et nous a permis d avancer doucement et confortablement pendant 2H , Ensuite nous avons remis le moteur et longé la côte qui est presque sauvage . moins de buildings car la montagne tombe dans la mer et il n'y a pas de plage . Mais la nuit brumeuse est arrivée et nous n'avons plus rien vu , si ce n'est des phares et quelques cargos . A 7H 45 nous étions à quai d'accueil de la marina Almerimar.

La marina est très grande et conçue avec un ensemble immobilier immense et assez joli mais si la marina est à moitié occupée ( beaucoup de locaux ,voiliers ou bateaux moteurs), les immeubles semblent pour beaucoup vides .

 

NB nous avons vu beaucoup d'ailerons semblables à celui que nous avions pris pour un espadon , en fait c'est la nageoire dorsale d'un baliste gris de bonne taille . Il y en a pas mal autour de Malaga .

 

Mardi soir

La marina et ce qui l'entoure n'ont vraiment aucun intérêt touristique ; il y a heureusement un super marché tout prêt et pas trop cher ce qui nous a permis de remplir les réserves . Il y a quelques boutiques et quelques restaurants ( dont certains fermés ) avec des anglais comme clients .

La météo prévoit du vent d'est assez fort à partir de demain midi et nous avons à passer le cap Gata ou le vent risque de se renforcer ;donc nous décidons de partir ce soir avec un reste de vent d'ouest et de s 'avancer dans l'est avant d'avoir le vent dans le nez .

 

Mercredi soir 29 juin mouillage de la cala Bardina 37 26 1 30

 

Nous sommes arrivés à un endroit non prévu mais assez beau et sans buildings , donc un site rarissime sur cette cote .

La nuit a été calme comme prévue : un peu de vent d'ouest pendant 4 h , puis du moteur ; nous avons passé le cap Gata sans le voir dans la brume . A partir de 7 H nous avons longé la côte a partir du cap media naranja, énorme bloc montagneux . La côte est très montagneuse et avec peu de constructions ce qui est pour nous une nouveauté sur cette côte espagnole ; a signaler après la petite ville de carboneras ( usine de minerai ) une gigantesque pyramide blanche au milieu de nulle part : c'est un hotel dont la construction est arrêtée sur lequel on peut lire de loin: hotel illégal !!

A 10 H 30 le vent est arrivé ( c'était prévu, mais NE ce qui l'était moins nous espérions est ) ; nous mettons les voiles et louvoyons le long de la cote, la cote devient urbanisée autour de Garrucha puis de nouveau très montagneuse et peu construite .

A 16 H 30 nous sommes devant Aguilas , grande ville à buildings dans un joli site de montagne . Le vent baisse mais il reste du clapot et 30 miles pour Carthagéne . Nous décidons d'aller voir si il est possible de mouiller dans une baie repérée sur la carte un peu au nord d'Aguilas . Surprise c'est un beau site avec un village de touristes mais qui paraît ancien , peu de constructions et rien qui dépasse 4 étages : le paradis sur cette cote ; de plus le mouillage est relativement calme .

Et voilà nous y passerons la nuit avant de repartir pour Carthagène

 

Jeudi soir marina de Carthagène

 

La ville nous attirait , ayant beaucoup aimé la Carthagène de Colombie

Ce fut une rude journée pour arriver à Carthagène : seulement 25 miles en ligne droite mais avec le vent nous en avons fait bien plus et mis prés de 10 heures pour les faire.

Après une nuit calme ( enfin assez calme car si j'ai dormi comme une souche AM a été coucher par terre au milieu , endroit qui roule le moins dans le bateau ) , nous sommes partis à 6h par un vent moyen , mais avec un petit clapot qui arrêtait le bateau .Heureusement nous avons rencontré un grand dauphin solitaire ( plus de 3M de long , un ventre blanc ), qui nous a régalé de nombreux sauts dont plusieurs à plus de 2m de haut . Il est resté le plus souvent à une dizaine de mètres du bateau , ne passant que quelque fois devant l'étrave ; pour venir il fonçait vers le bateau en effleurant l'eau de son dos , on ne le voyait pas respirer comme les autres dauphins . Nous avons du mettre le moteur pendant une heure puis le vent est revenu , fort au moins force 5 . Nous étions alors au large de Mazagon , petit village dans un site pas mal ; la baie à l'est est peu construite et permettrait un mouillage par vent d'est .Il ne restait qu'une dizaine de miles , mais ils furent durs à faire , le vent montant jusqu'à un bon 6 . Avec 2 ris et le génois bien roulé nous avancions à plus de 6 nœuds , assez vite pour distancer un collègue voilier rencontré de loin à ce début de louvoyage ; il est arrivé au port quand nous avions fini le rangement et les formalités .

L'entrée du port est curieuse , coincée entre deux pitons rocheux .Toute la baie est barrée par une digue et on ne voit l'entrée qu'en étant tout près . De loin on ne voit que les grues du port de commerce . L'intérieur est vaste et nous avons été à la marina YPC a droite en entrant recommandée par STW ; nous avons été guidé jusqu'à une place par un marinero . La marina occupe toute l'esplanade juste devant la ville que l'on devine derrière le musée archéologique .

La marina est spacieuse , tres clean bien il n 'y a que peu de sanitaires et elle est assez chère : 40 euros par nuit . Nous y resterons au moins 2 nuits en attendant que le vent d'est s'arrête ce qui nous permettra de visiter la ville ,en espérant qu'elle soit aussi belle que Carthagène de Colombie.

 

Vendredi soir Carthagène

 

Carthagène est une drôle de ville ; elle fut fondée par les carthaginois évidement, prise par Scipion pendant qu' Hannibal folâtrait à Capoue ; les romains en firent la capitale de la Bétique ( un peu plus que l'Andalousie actuelle ) . Elle devint ensuite capitale de l'Ibérie . Il faut dire que son port

est admirablement protégé des vents et facilement défendable , car entouré de montagnes . Carthagène se situe en effet sur une longue arête montagneuse descendant de la sierra Nevada jusqu'au cap Palos ; mais du coté nord c'est une plaine fertile .

Vinrent les invasions slaves ( souabes et wisigoths ) puis les invasions arabes .

Carthagène redevint catholique au 13 ème siècle mais la population maure quitta la ville qui déclina alors .Elle ne commença à revivre qu'au début du 20 ème . Le centre ville s'est construite sur un amoncellement de ruines en respectant les sites les plus hauts , qui font actuellement l'objet de fouilles au milieu de la ville ( mur punique , théâtre romain,citadelle du 13°...) . De plus les beaux immeubles avec des façades rococo ( de 1900 à 1930) commençant à tomber en ruines , ils sont progressivement reconstruits en gardant toutefois la façade . Dans beaucoup de rues on voit donc des travaux avec un grand vide derrière une façade entourée d'étais .

Mais la rue principale et quelques rues du centre ont été entièrement restaurées ;elles sont larges ,entièrement piétonnières ; la journée et le soir, les locaux déambulent pour se saluer , montrer leurs enfants et regarder beaucoup de belles boutiques de vêtements . Tout cela donne l'impression d'une ville ou il fait bon vivre , même si le touriste amateur de vielles pierres n'y trouve pas son compte: pas de vieilles églises , un donjon sur l'ancien oppidum, un théâtre romain , et c'est tout . Nous aurions bien visite le musée d'archéologie navale mais ses heures d'ouverture ( seulement le matin ) ne nous convenaient pas.

Nous avons donc surtout déambuler dans la rue principale comme les locaux, mangeant le deuxième soir dans un bon restaurant de cette rue pour voir passer les gens . ( comme les locaux )

 

dimanche matin 3 juillet

mouillage de la playa isletas au nord de Formentera ( Baléares )

 

Ça y est, nous sommes passés dans l'hémisphère est C'est moins prestigieux que de passer l'équateur mais nous voilà bien revenus en Europe

Nous sommes partis à 8 H de la marina avec un vent léger d'ouest qui n'est devenu suffisant pour envoyer les voiles que vers 11h , à mi chemin du cap palos . Jusqu'à ce cap la cote est montagneuse et déserte .,assez impressionnante ; hélas , au cap Palos les immeubles reprennent de façon continue . Nous avons un moment longé la cote voile en ciseau avec un bon vent de sud ,sud-est puis nous avons décidé de profiter de ce vent pour aller jusqu'aux Baléares , et commencer par l'ile la plus sud ( et probablement la moins bétonnée ) Formentera ,juste au sud d'Ibiza .Le vent a été soutenu jusqu'au coucher du soleil ( vitesse moyenne 7 nœuds ) puis il est totalement tombé pendant 4H puis reparti fort pour 4h ( vitesse 8 nœuds ) pour retomber et revenir faible au lever du soleil .Il a fallu s'adapter pendant la nuit passant de la voile avec ris ,à la voile sans ris ,au moteur...etc A 8 h nous étions mouillés devant la pointe nord de Formentera , longue barre de sable reliant de petits ilots rocheux . Le site est beau quoique bourré de bateaux tant à voile qu'à moteur ; heureusement le mouillage est très vaste. Nous nous reposons de notre nuit en mer ,sans pouvoir profiter de la plage et nous baigner car le vent souffle de nouveau et le ciel est très gris avec quelques gouttes de pluie ,ce qui ne nous est pas arrivé depuis un moment.

 

Dimanche soir

Le mouillage qui était bien plein cet après midi s'est en grande partie vidé. Nous avons passé l'après midi à observer les bateaux mouiller et à critiquer leur manœuvres; il est vrai que beaucoup mouillent à pleine vitesse avant et mettent très peu de chaine . Un bateau à moteur ( anglais ) s'y est repris à 5 fois avant de s'arrêter . C'était un plaisir oublié que de médire des voisins .

Le capitaine a trouvé le temps trop frais pour se baigner (température du thermomètre de l'eau :30 ° !!) mais hélas du vent et un temps gris

demain départ pour Majorque si le vent est favorable.

 

Lundi après midi mouillage de Puerto Cabrera

 

Décidément nous sommes les esclaves Eole et nous subissons ses caprices .

La météo hier donnait pour les 4 prochains jours un temps variable : lundi 12 h ouest , mardi 12H nord , mercredi 00 H est et de mercredi midi a jeudi midi ouest . Sachant que nous allons au nord est ,et que nous voulons être à l'est de minorque vendredi au plus tard ( 200 miles environ de Formentera ) et que nous souhaitons du vent portant ou du moins pas dans le nez , mais que l'on aimerait ne pas passer toutes les nuits en mer , la solution était difficile à trouver.

Eole a tranché ; à 1H du matin notre bon mouillage protégé du vent est a commencé à beaucoup bouger ; le vent était passé ouest force 5 et nous étions désormais poussés à la plage. Pas d'hésitation nous relevons le mouillage , nos voisins faisant de même , et partons vers l'est . La passe entre Formentera et Ibiza est bien balisée et de plus, pour lever tout doute, un gros bateau style croisière y passe devant nous ; il n'y a plus qu'à tirer est nord- est pour aller vers Majorque .D'Ibiza , nous n'aurons vu que les lumières et les phares

. Le vent tombe un peu , sous GV et génois nous tirons des bords grand largue , car le vent est pile de l'arrière et nous n'aimons pas ça : le bateau roule énormément . Finalement le vent passe ouest au matin et nous pouvons aller dans la bonne direction à pleine vitesse : 7.5 nœuds à partir de 11H .

Nous hésitons entre nous arrêter à l'ile de Cabrera ,à la pointe sud de Majorque ou continuer jusqu'à puerto colom sur la cote est de Majorque , mais il est déjà tard et il, n'est pas sur que nous atteignons cet abri avant la nuit ; le capitaine décide donc de s'arrêter à Puerto Cabrera , réputé abri tous temps , et comme toujours elle a raison . Le mouillage est une grande baie bordée de hautes collines rouges avec quand même un peu de pinèdes. C'est très beau et de plus il y a des bouées de mouillage en grand nombre et peu de bateaux . La mer est plate et il y a du vent qui nous rafraichit car il fait chaud au soleil .

J'allais oublier de signaler que nous avons égalisé : 3 rapalas perdus mais 3 poissons attrapés , le dernier est un thon que nous croyons être albacore, qui va nous va faire de nombreux repas ; ( rapala type pieuvre rouge et vert sans plomb )

A signaler aussi que la ferrure qui tenait le hale bas en pied de mat a cassé . Nous avons réparé .

 

Mardi midi 5 juillet mouillage de puerto cabrera

 

Après une bonne nuit réparatrice dans ce mouillage très calme , nous avons été nous promener un peu sur l'île ; c'est une réserve mais il y a des sentiers bien balisés qui permettent de se balader .

Nous sommes d abord allés au petit port ( un quai et deux maisons ) pour monter au château qui domine l'entrée , petit donjon en haut d'un pic calcaire ( 13 ° siècle). La vue est splendide. Puis nous avons été au fond de la baie à un autre petit quai ; c'est le point de départ d'un sentier qui tout d abord longe la baie puis va vers la phare de l'ouest , au milieu d'une végétation méditerranéenne . Nous avons été jusqu'à un petit col qui permet de voir le phare , mais il fallait encore redescendre puis remonter 200 m ( une bonne heure de marche sous le soleil); nous sommes rentrés au bateau et enfin avons profité de la chaleur pour piquer une tête.

Le vent se lève doucement et nous décidons de partir pour Mahon sur l'île de Minorque , abandonnant l'idée de nous arrêter à Porto Colom . Il y a environ 60 miles ; nous longerons la cote est de Majorque ou se trouvent de nombreuses calanques avec mouillages possibles , puis à la nuit mettrons le cap sur Minorque pour en principe y arriver au petit jour .

 

Mercredi après midi en mer 17 H ; 40 °00 N-5 °48 E restent 113 miles pour Alghero (Sardaigne).

 

Encore une fois Eole a déjoué les pronostics météo . Pendant 4 h nous avons longé la cote , pas trop construite, faite de petites falaises calcaires avec quelques étroites calanques appelées ici calas , certains peuvent abriter des bateaux , certaines ont même un petit port au fond , en particulier Porto Petro nous a paru sympathique, d'autres fourniraient un abri de journée par beau temps comme ce début d'après midi . Puis le vent a commencé à fraichir , un bon 5 vent arrière voile en ciseaux nous allions à plus de 7 nœuds , nous pensions que le vent allait baisser dans la soirée , et bien non à 21H il continuait a souffler aussi frais . Dès lors une arrivée de nuit à Mahon devenait probable ;or, la seule carte dont nous disposions celle de Maxsea n'indiquait aucun feu dans le long chenal du port, et le mouillage de nuit paraissait difficile . Le capitaine ( non ,pas le capitaine :Eole)a alors décidé de continuer vers la Sardaigne en profitant du vent favorable . C'était la seule solution . effectivement nous avions été si vite que nous étions à 2H du matin devant le phare du sud est de Minorque à moins de 7 miles de Mahon que nous pensions atteindre au petit matin. Alors nous avons continué !!Nous avons donc traversé toute les Baléares à grande vitesse avec ,hélas , par la force des choses seulement 2 mouillages à notre actif .

Le vent a baissé en fin de nuit ,nous secouant pas mal , le vent arrière avec houle n'étant pas l'allure la plus confortable .Il est reparti doucement dans la matinée et il est maintenant de 12 nœuds , grand largue . La nouvelle météo prévoit pour la nuit et demain un vent tournant au sud et fraichissant un peu ; nous décidons de lui faire confiance( avons nous raison ?) et mettons le cap plus au sud que prévu, en évitant le plein vent arrière ce qui permet d'aller plus vite et ensuite rester travers arrière pour atteindre Alghero ( demain ,j'espère ,avant la nuit).

 

Mercredi soir marina Sermar d'Alghero ( Sardaigne)

 

Et bien la fin du trajet s'est passée dans les meilleurs conditions possibles :vent force 3 à peu prés constant et permettant une bonne vitesse sur une mer plate , le rêve de croisière. Bien que le vent ait baissé sur le coup de midi alors que nous étions en vue de la cote , nous avons fini à la voile jusqu'à l'entrée du port . Là , un marinero en zodiac nous a emmené à une place libre au ponton de la marina Sermar : bon accueil et coût pour une nuit 45 Euros .

Nous aurons fait le trajet Cabrera Alghero entièrement à la voile et confortablement .

Il ne nous reste que 70 miles pour Bonifacio ou nous devons être jeudi prochain . cela va nous faire bizarre de flâner un peu après ce long convoyage .

 

Jeudi soir mouillage de Porto Conte

 

Hier soir en fin d ' après midi , nous avons fait un petit tour dans le centre historique .d'Alghero qui est devenu une grande ville moderne mais a conservé son centre entouré de murailles ; les rues sont étroites avec des immeubles de 4 ou 5 étages , dont certains ont leurs vieilles pierres ; il y a aussi quelques églises, un théâtre , et beaucoup de restaurants . Ce n'est pas très beau mais a un certain charme , et pour finir nous avons été diné dans une petite trattoria recommandée par la marina . Ce n'était pas cher mais moyen , nous avons mangé des fregolas aux fruits de mer , une sorte de paella avec des nouilles ressemblant un peu à des crozets .

Ce matin nous avons fait des courses à un super marché pas trop loin de la marina puis nous sommes partis au moteur après une tentative de louvoyage mais le vent était trop faible.

Nous avons mouillé dans la crique au pied du phare , en compagnie de 2 autres voiliers et de quelques bateaux à moteur , mouillage assez joli au pied de falaises calcaires . Le seul problème est le clapot dû aux nombreux bateaux à moteur qui sillonnent la baie ,sans ralentir

La soirée a été très paisible ,presque tous les bateaux ,sauf 4 ,étant repartis au port

 

Samedi soir mouillage de la rade Fornell près d'Asinara 40 59 8 14

 

La météo prévoit du vent faible toute la semaine plutôt secteur est a partir de dimanche ; les abris du golfe de Porto conte sont rares par vent d'est , à part les marinas mais un samedi risque d'être pénible près d'Alghero à cause des bateaux moteurs . En fonction de tous ces éléments, le capitaine décide de partir vers le nord et le golfe d'Asinara

Nous commençons au moteur , puis à mi -parcours le vent se lève très timidement un petit 2 , mais comme il est d'ouest , nous hissons les voiles et avançons doucement ; c'est beaucoup plus agréable pour prendre l'apéro et déjeuner; de plus la cote est magnifique , ce sont de hautes falaises calcaires avec des baies profondes . Puis le vent gagne un nœud et c'est à un peu plus de 4 nœuds que nous atteignons la passe d'Asinara ; elle n'est pas si large qu'elle le paraît à grande échelle sur la carte et l'alignement d'entrée est difficile à voir, pour plus de sureté nous parons le moteur ; il y a beaucoup de bateaux mouillés sous l'ile Piana et le long de la passe , mais de l'autre coté vers Asinara nous voyons tout d'abord un bateau puis des bouées de mouillage ; ce mouillage est beau et tranquille , nous y allons . L'ile d'Asinara est une réserve nationale , c'est un massif de collines de calcaire rosé , avec une maigre végétation ; il y a prés de la rive une église en ruine et un cimetière probablement de l'époque ou il y avait un pénitencier . Un troupeau de chevaux bruns pait sur le rivage; dans le lointain un âne brait ; quelques goélands crient ;c'est pastoral à souhait

Et le reste de l'après midi se passe dans un grand calme .

 

Dimanche soir mouillage de cala reala ile d 'Asinara

 

Eole nous a encore imposé une halte imprévu et agréable

Alors que la nuit avait été calme , le vent s'est levé d'est doucement vers 9 H ;C'était prévu et nous pensions aller vers l'est en tirant des bords tranquilles , éventuellement avec le moteur . Mais rapidement le vent a forci et est devenu un bon 4 sinon 5 ; sur la cote est de l'ile ,nous avions vu un mouillage possible , nous avons été voir ; il y avait un mouillage avec des bouées et quelques bateaux devant un ensemble de bâtiments plus ou moins rénovés . Nous avons pris une bouée , le mouillage était relativement calme ; Vers 15 h le vent a baissé mais il était trop tard pour aller plus loin et nous étions bien . Nous nous sommes baignés, l'eau est assez chaude et claire , mais il y a peu de poissons; puis vers 17 h , après les grosses chaleurs nous avons fait un tour à terre . C'est le centre de la réserve, il y un quai pour les bateaux de promenade , des bus pour visiter l'île , un restaurant , Nous avons fait un petit tour dans la campagne jusqu'à des ruines de bâtiments , mais il est tombé des gouttes d'eau et nous avons eu peur de l'orage , alors nous sommes rentrés ; La soirée est calme .

 

Lundi soir marina de Castel sardo

Nous avions vu sur le guide des marinas de Sardaigne une photo de la marina de Castelsardo avec en arrière plan ce qui paraissait être un vieux village . Nous avons décidé d'y aller et pour une fois Eole nous a laissé faire , sans nous aider car le vent sur les 20 miles à faire a été nul . Nous avons commencé par aller voir un peu la cote d'Asinara au nord de Cala reale, nous avons vu une espèce de village assez neuf avec des mouillages sur bouées possibles , c'est pas mal , mais c'est exposé à l'est , ensuite nous avons mis le cap sur Castelsardo . Nous y sommes arrivés vers 14 h , accueillis par un marinero , il y avait encore des places disponibles . L' arrivée sur le village est très belle ; il y a un château perché sur une haute colline abrupte en bord de mer et un village de maisons colorées dans toutes les nuances de l'ocre et de jaune qui descendent jusqu'à la mer .

Nous avons laissé passer les grosses chaleurs de midi et vers17H nous sommes partis au village ,et avons vu en passant dans la marina les douches , le supermarché ( sur la marina ) et la capitainerie ( cout de la nuit 40 euros ) . Le centre historique est vraiment très haut et nous avons transpiré pour l'atteindre ; heureusement on passe par un village de date incertaine mais bien fait avec des maisons à deux étages , colorées , ;Il y a des ruelles et des escaliers et donc peu de voitures et un peu d'ombre .

Le centre historique est dans une muraille au sommet de falaises . Ce sont des vielles maisons bien retapées , avec ce qu'il faut de tourisme pour que ce soit vivant, mais pas trop . C'est très sympa .

Il y a deux belles églises avec de beaux retables de bois sculpté , et des statues peintes .Il y a aussi un petit château aménagé en musée de la vannerie ; c'est curieux de constater que les vanneries ressemblent à celles des emberras de Panama . Puis nous avons mangé dans un petit restaurant installé dans une ruelle pavée, repas moyen mais ambiance sympa .

De retour au bateau , nous attendons que la fraicheur ( relative ) de la nuit entre dans le bateau pour aller nous coucher.

C'est une escale à ne pas manquer.

 

Mardi soir mouillage de Mont Rosso

 

Décidément la météo nous réserve des surprises ; le vent devait être faible d'est nous permettant de rejoindre au moteur un mouillage juste en face de Bonifacio , coté sarde . Nous sommes partis avec un petit nord est force 1 , qui nous a permis de longer la cote magnifique à partir de l'isola rossa , marina située dans une ensemble de maisons neuves . Au nord de cette marina , il y a une belle crique entourée de rochers rouges , beau mouillage de journée . Puis la cote s'élève et se jette dans la mer avec une profusion de roches rouges déchiquetées , d'avancées , de criques et de rochers isolées dans la mer . Ce doit être le paradis des kayaks de mer . Il y a une grande station touristique mais ce sont des maisons à toits rouges réparties sur la colline , et les toits s'intègrent bien dans le paysage de roches rouges . Il était midi et le vent a commencé à fraichir; à peine le temps de l'apéro et il a fallu prendre 3 ris et rouler le génois au delà de la troisième marque , nous avancions à plus de 6 noeuds mais évidement pas dans une une très bonne direction car le vent était pile de face !! Finalement à 16 h nous sommes arrivés devant le monte rosso , gros rocher de granit rouge au débouché d'une petite rivière , qui offre un beau mouillage bien abrité du nord est . Mais le vent y soufflait encore fort , et très chaud car venant de terre . Peu de monde sur la plage car il faut y aller à pied depuis la route ( 500 m ) et un seul bateau au mouillage qui est parti à notre arrivée .

Bref un mouillage idéal dont nous allons profiter demain , avant de regagner la Corse .

Et non !! un coup de téléphone à Nicolas change tout : météo france donne un avis de force 7 sur le détroit de Bonifacio à partir de jeudi et pourtant ugrib( le programme météo sur ordi) ne donne que du 10 nœuds d'ouest .( il y a 2 jours il donnait de l'est ) .

Donc nous traverserons demain pour aller dans un mouillage de la cote est de Corse,la cote ouest devenant peu praticable avec le vent prévu et nous prévoyons de récupérer les enfants et petits enfants à Porto Vecchio

 

Mercredi soir mouillage du Cap Blanc

 

Encore une journée curieuse au plan météo .

 

Après une nuit calme nous sommes partis à 8H au moteur . Mais dés que nous sommes arrivés dans les bouches , à hauteur de Santa Terrassa , un vent d'est s ' est levé assez fort force 4 puis 5 ; nous avons été jusqu'à Bonifacio , retirer un bord jusqu'aux Lavezzi , puis louvoyer dans un vent mollissant doucement jusqu'à une crique au sud de Rondinara ; cette crique était bien abrité du nord est, bien qu'un soupçon de houle d'est rentrait un peu dans la baie . La crique est jolie , la petite plage a peu de monde et est bordée de végétation . Nous nous sommes baignés , le vent est retombé puis vers 17H le vent s'est relevé fort de sud ouest . Nous sommes allés nous balader à terre jusqu'à la baie de Rondinara , Il y a une grande plage pleine de monde , un immense mouillage avec beaucoup de bateaux , mais plus calme que notre crique . Au retour au bateau , le vent montait toujours , le clapot était important et avec hésitations nous avons décidé de chercher un mouillage plus calme ; nous avons aperçu des bateaux mouillés sous les falaises du cap blanc à 2 miles plus au sud , selon la carte cela devait être bien abrité et effectivement ce mouillage est parfait avec ce vent ; les grandes falaises font que le vent passe au dessus de nos bateaux , la mer est plate et le vent n'arrive que par des rafales atténuées ? Pour venir depuis notre crique nous avons eu des rafales mesurées à l' anémomètre à main à prés de 30 nœuds ( notre anémo culminant à 20 nœuds et notre estimation étant de plus de 30 nœuds ) ; la météo italienne de Maddelana ( navtex ) ne donne qu'un avis de vent force 7 ou 8 sur nord Baléares et rien sur les bouches. Selon météo france le coup de vent ne devait arriver que demain .

Alors pour demain plus de prévisions , nous verrons bien .

En passant dans les bouches,nous avons vu que le mouillage des Lavezzi à 10 H était déjà quasi plein. mais par vent d'est il est petit .

 

Jeudi soir même mouillage 14 juillet

eh bien comme le vent ne s'est pas reposé , nous si

 

Au lever nous avons vu que les vagues étaient toujours aussi blanches , et nous avons décidé de nous accorder une journée de repos . Nous n'avons donc quasi rien fait , à part un petit tour en annexe pour voir au delà du cap blanc : très agité ;

Le vent avait refroidi l'eau et AM n' a fait qu'un bain symbolique .

Ici,pas de village,pas de petits bars de plage ,quelques bateaux au mouillage pour attendre le retour du calme ; nous avons donc arrosé le 14 juillet d'un apéro suivi de confit de canard (en conserve) mais sans feu d'artifice

 

Vendredi soir mouillage à l'entrée de la marina de porto Vecchio

 

Le vent ne s'est pas beaucoup calmé mais il fallait bien aller à Porto Vecchio pour récupérer la famille Cuvillier samedi . Nous sommes donc partis avec 3 ris et un tout petit génois , nous marchions en moyenne à 7 nœuds . A l'entrée du golfe de Porto Vecchio nous mettons le moteur pour prendre le long chenal d'arrivée au port ;la mer est blanche et ...catastrophe ,le moteur ne démarre pas . Le démarreur cliquette mais c'est tout . Je déménage tout ce qui gène l'accès aux batteries et essaye de mettre les câbles de démarrage sur la batterie service ; miracle ça marche .

Nous embouquons le chenal qui va au fond du golfe . A l'entrée de la marina, AM appelle :la marina : mauvaise surprise ,elle est complète ; nous devons rester au mouillage. Nous tournons un peu en rond , mouillons pas trop loin de l'entrée de la marina et le vent souffle toujours.

Je plonge dans les batteries : le moteur ne démarre pas , ou mal avec les câbles qui relient la batterie moteur aux batteries de service . Je démonte les câbles , et après de nombreux essais je pense qu'il s'agit d'un mauvais contact sur la borne positive . Je démonte le câble et la fixation , nettoie tout y compris la rouille très présente et remonte : victoire ça marche . OUF un problème de réglé .

Nous allons voir la capitainerie en annexe , il peut y avoir des places demain .

Nous allons à pied jusqu'au super marché :un Leclerc;c'est loin et beaucoup plus cher qu'en Sardaigne . Avec le temps prévu nos resterons surement en corse cote est et nous attendrons l'arrivée de Nicolas (et de sa voiture) pour faire, demain, l'avitaillement de la semaine à venir.

Après deux mois de convoyage et nos longues étapes sans avoir trop le temps de flâner, nous sommes ravis de cette semaine de croisière familiale ou nous irons de mouillage en mouillage ,et de plage en plage pour le plaisir de tous

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