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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 09:24

 

 

Lundi matin 10 H 30 -13 juin

en mer 38 18 23 38 reste pour Sagres 701 miles

 

Ça y est nous sommes repartis depuis 24 h avec pour premier WP le cap sud ouest du Portugal .Nous sommes donc 3 avec Jean Pierre et ce jusqu'à Malaga ou JP doit repartir en France

La météo est clémente , trop car après un départ lent nous risquons un trou de vent mercredi ou jeudi . Les formalités de départ ont été longues , le responsable de la marina a mis beaucoup de temps avant d'imprimer les 3 pages pour chacun des services ( police , émigration et douane ) que j ai eu à visiter ensuite , la police ressaisissant d après les documents originaux toutes les données déjà imprimées ( et disponibles sur le site de la marina ! ) .

Le vent sur la cote sud a été d'ouest, très faible à peu fort, ce qui fait que nous avons du utiliser un peu le moteur ; la cote est jolie vue de la mer , mais les nuages stationnaient à 300 m d'altitude empêchant de voir les sommets. Puis nous avons mis le cap au 80 pour essayer une dorsale , zone à vent nul d'après la carte . Nous aurions du avoir du 13 nœuds , nous avons eu jusque vers 7 H ce matin du vent ouest sud ouest de 6 nœuds , nous avons donc progressé lentement durant la nuit très fraiche , Puis le vent a viré au sud est force 2 , ce qui nous permet d'avancer vent de travers à 5 nœuds en espérant que nous éviterons la zone de calme qui s'étend de l'ouest.

Nous avons eu une touche à la ligne mais le poisson s'est décroché; nous sommes à moitié content de n'avoir pas perdu le rapala , maigre ambition !

 

Mardi matin 10 H 30 38 47 20 49 reste pour Sagres 571 miles

 

La journée et la nuit se sont bien passées quant à la vitesse sur l'eau ; le vent a été en moyenne de force 4 , avec un passage sud est totalement imprévisible vu la position de la dorsale que nous longeons sur son nord . Avec ce sud est la brume s'élevait de la mer réduisant fortement la visibilité et le confort car cette brume mouillait; bien qu'en principe ce vent soit plus chaud que la mer, il a continué à faire froid , surtout la nuit ! Pour survivre nous accumulons les épaisseurs .

Mais la journée a été marquée par notre première prise , un petit thon qui nous fera bien deux repas ; le thon frais c'est encore meilleur que le thon en boite que nous avions utilisé pour notre salade traditionnelle du midi .Le rapala utilisé était un petit poisson vert très ressemblant.

Ce matin avec le soleil revenu , nous avons mis à la traine un petit poisson rouge , car par temps clair il faut un rapala clair a dit la vendeuse de ponta delgada .

 

Mercredi matin 9H 30 38 52 18 21 reste pour Sagres 457 miles

 

Le nouveau rapala a bien fonctionné , juste à l'apéro , qui a été retardé de ce fait , un petit thon rouge l'a avalé . La journée a été ensoleillée et bien ventée ; pour une fois nous avons pu être en teeshirt dans le cockpit ; mais le froid , la brume et le petit temps sont revenus avec la nuit .

Avec le jour le vent est un peu revenu , c'est un petit force 3 ; D' après la nouvelle météo la dorsale nous a englobé et restera présente jusqu'à vendredi . Nous abandonnons donc l'idée de la contourner pour mettre le cap sur Sagres .Les quarts de nuit sont un peu longs ,chacun 3h à partir de 21 h mais la brume est souvent là ,nous masquant toutes les étoiles et même la lune, pourtant pleine,n'est pas toujours visible

 

Jeudi matin 10 H 38 22 16 20 reste pour Sagres 359 miles

 

Nous sommes en plein milieu de la dorsale , le vent est faible oscillant de 3 à 7 nœuds de vent apparent , soit un max de 10 nœuds et plus souvent un vent réel force 2. Dés que le vent apparent dépasse 6 nœuds ( vent de travers ) ça va , en dessous on se traine: de 3 à 6 nœuds.

Le vent est passé ONO .

La nuit a été brumeuse mais la journée est plutôt ensoleillée; la température de l'eau a remonté à20 ° . Ceci ajouté au peu de vent font qu'il fait un peu moins froid . Nous arrivons à manger dehors sauf le soir, ou nous rentrons après l'apéro .

Pas de pêche hier , il faut consommer d abord le thon qui nous reste .

Le moral reste au beau fixe , malgré la baisse des réserves de rhum ( mais nous devrions quand même arriver en France sans manquer ! ).

 

vendredi matin 38 14 13 59 reste 246 miles pour Sagres

 

la journée d'hier a été calme et sans vent , en moyenne 3 à 4 nœuds apparents , comme la météo prévoyait que le vent viendrait vers minuit , nous avons attendu ; de ce fait il faisait presque chaud au soleil sur le pont. En fin d'après midi nous lisions quand j ai entendu un grand souffle : c'était une baleine qui venait de respirer à moins de 20 m de nous . Elle a émergé deux à trois fois puis a réapparu derrière le bateau qu'elle a suivi quelques minutes à une cinquantaine de mètres puis elle a disparu ; quelle impression de masse ! C'était probablement un rorqual commun .Par contre ,à notre grand étonnement ,depuis le départ ,pas un seul dauphin n'est venu saluer le bateau

Pour une fois ,à la nuit (21h) la brume s'est levée permettant d'admirer un joli lever de lune

Vers minuit le vent est venu doucement ; il souffle maintenant à 12/ 14 nœuds ONO, ce qui nous permet une belle vitesse , un peu obtenue en lofant plus que nécessaire , mais il est prévu que le vent passe au nord , ce qui nous permettra de mettre le cap sur Sagres . Pas de pêche , il faut remplir les batteries avec l'hydrogénérateur : les panneaux solaires sont à l'ombre des voiles et le vent apparent n'est que de 7 nœuds , pas assez pour l'éolienne .

Les puffins sont de retour après une longue absence ; avec le vent leurs évolutions au raz des vagues , sans battre des ailes ou presque sont fascinantes ; on essaye de voir quand ils pêchent mais c'est très rare qu'ils donnent l'impression de toucher du bec la surface de l'eau ; j 'ai par contre vu un pétrel qui battait des ailes prés de la surface comme si il se battait avec une bestiole dans l'eau, pendant des dizaines de secondes . .

 

samedi matin 10 H 37 42 11 07 reste pour Sagres 119 miles

 

Le vent est venu et nous marchons vite . Actuellement nous sommes à presque 7 nœuds avec un vent travers force 4 ( 11 nœuds apparents ) .Le bateau est gité et remue pas mal car la mer se creuse un peu . La vie à bord est un peu plus difficile , mais cela n'empêche pas les apéros et la cuisine hier soir par exemple potée aux choux et chorizo portugais et aussi du pain Francine très bien levé.(que j'ai pétri de mes blanches mains)

Le soleil est souvent de la partie mais il y a aussi des bancs de brume ou de nuages; bien que la mer se réchauffe ( 21 ° ) , les nuits sont toujours très fraiches et nous accumulons les couches pour résister au froid.

 

Dimanche matin 3 H 36 57 9 00

 

Ça y est nous avons fini la traversée de l'atlantique .

Pour la dernière journée Eole a été généreux , Le vent est monté jusque vers minuit avec une force au moins 6 , il y avait de 3 à 4 mètres , de l'écume partout et avec 3 ris et le génois plis roulé qu'un tourmentin nous marchions constamment à plus de 7 nœuds sur le fond avec des pointe à plus de 8 nœuds . Nous avons eu 2 belles vagues quand AM était de quart : une a déferlé sur le pont et passant sous la capote l 'a copieusement trempée et rempli le bateau (je m 'étais pourtant tapie sous la capote ,me croyant à l'abri), l'autre a couché le bateau a plus de 45 ° en le faisant retomber sur le flanc dans un grand vacarme .(je n'ai pas eu le temps de faire ouf ,mais cette fois je me suis mouillée que les pieds dans l'eau accumulée dans le cookpit)

Curieusement nous avons eu un peu moins froid , l'eau s'est, il est vrai ;un peu réchauffée

De plus hier Iemanja nous a envoyé une baleine pour nous dire au revoir. Nous étions an train de lire sur le pont quand j 'ai entendu une vague déferler ; c'était en fait une baleine qui venait d'émerger en faisant , avec l'aide des creux , une vague énorme , à moins de 20 m de nous . Grosse émotion , elle était vraiment près ; puis elle est restée un bon moment à une cinquantaine de mètres derrière le bateau .

. Nous avons donc traversé en peu moins de 7 jours , sans l'aide du moteur qui ne nous a servi que sous Sao Miguel , pour sortir des trous de vent .

Évidemment ceci est rédigé en léger différé , car le vent est totalement tombé 10 Miles après , et nous sommes au moteur sur une mer d'huile !!

En route vers Gibraltar , sans bien savoir ou nous allons faire escale .

 

Dimanche soir mouillage de l ile de culetra

 

Le vent a été irrégulier et faible ; donc finalement nous nous sommes arrêtés au mouillage devant l'ile de Culetra . C'est une petite île qui est à l'entrée d'un immense lagon au fond duquel il y a deux grandes villes Faro et Olao . Toute la cote de l'Algarve est densément construite avec de grandes villes et d'immenses buildings. Toutes les criques avec une plage de sable ont été construites et étaient déjà en ce beau dimanche très occupées .

Heureusement l'extrémité ouest de la petite ile de Culetra si elle est urbanisée , est couverte de petites maisons basses toutes blanches avec beaucoup de jardins fleuris, pas de route juste des allées piétonnes ce qui lui donne un charme de vacances à l'ancienne avec ses habitués qui se retrouvent au bar de la plage pour prendre un verre ; nous avons retrouvé avec plaisir le goût de la caparinha , en regardant les gens hésiter avant de rentrer dans l'eau pour en ressortir presque aussitôt,mais les portugaises ne sont pas aussi minces que les brésiliennes .

Après cette petite promenade apéritive nous avons été au restaurant São José , prés du radar , pour y manger du cataplana de poisson , espèce de bouillabaisse avec du poisson des crevettes des coques, des bouts de lard et des légumes . Cela était recommandé dans un blog de navigateur et c'était délicieux .

Et nous voilà de retour au bateau avec un beau coucher de soleil et une mer calme pour une nuit complète , la première depuis 8 jours .

 

NB Navigation

nous sommes entrés dans la passe environ 1 h avant la haute mer ; le courant entrant était puissant et faisait une petite barre ( 50 cm ) à l'entrée . Le guide anglais recommande d'entrer à mi marée , je pencherais plutôt pour l'étale. A l'intérieur de lagon des locaux naviguaient à la voile en tirant des bords dans un vent faible . En respectant le balisage il doit y avoir de l'eau .

 

Lundi soir 39 19 07 26 Mouillage dans le rio Guadiana, frontière du Portugal et de l'Espagne

 

Ce fut une journée paisible .

Nous sommes partis à l'étale de haute mer , ou peu s'en faut, pour éviter la barre ; de fait il y avait très peu de vent , peu de courant et la sortie était lisse . Après un peu de moteur, un petit vent de secteur est s 'est levé , et nous avons commencé à louvoyer doucement sur une mer à peine ridée , le bateau glissant dans un glou glou agréable .

Vu d assez loin , avec une brume légère,la cote est une longue plage de sable , avec tous les 5 kms une station balnéaire moderne avec des immeubles géants .

Nous sommes arrivés devant l'entrée du rio Guadiana au bon moment pour y rentrer , 3h après la basse mer selon le guide , et effectivement nous avons vu un voilier entrer , un voilier sortir et deux chaluts sortir. De part et d'autre du rio deux stations balnéaires rivalisent dans la hauteur des immeubles ,

Nous sommes passés devant les 2 villes jumelles un peu plus anciennes : Villa Réal coté portugais avec un front de marina assez beau et Ayamonte coté espagnol , pas mal mais un peu défigurée par quelques bâtiments hideux dont un building devant ce qui nous a paru une très jolie église .

Et nous avons continué pour passer sous le pont suspendu (très belle structure métallique )qui traverse le rio pour remonter un peu la rivière . Après un début un peu décevant , car même l'arrière pays est envahi de blocs d'immeubles , (pour les golfeurs semble t il), le paysage devient champêtre . Le rio serpente entre des collines couvertes de champs d'oliviers , la rivière est large et profonde et ne pose aucun problème de navigation nous laissant le temps de profiter du paysage . Nous avons mouillé devant un site qui nous a plu , à peu près a mi chemin du bout navigable . Nous finirons de l'explorer demain .

 

 

Mardi 15 h mouillage devant Ayamonte 37 12 7 25

 

Nous sommes à un mouillage d 'attente ,à l'embouchure du rio,avant de partir pour Cadix à la bonne heure question marée et pour ne pas arriver dans la nuit à Cadix .

Nous avons passé une très bonne matinée à remonter le rio jusqu'à Alcoutim ; à partir de notre mouillage le rio devient encore plus joli ; les collines sont plus hautes et plus prés des rives , la nature est plus sauvage . Pas mal de bateaux sont mouillés tout au long de la rivière .et l'arrivée à Alcoutim ,coté portuguais,et Sanducar , le village espagnol de la rive droite est magnifique . Les 2 villages sont des villages tout blancs , bâtis à flanc de colline . Faute de temps ( le rendez vous en corse et des problèmes oculaires pour JP ) nous avons visiter seulement Alcoutim ; il y a une belle église sur la rive , une place entourée de petits bâtiments blancs avec des bars et des restaurants , des maisons blanches et bleues, autour de ruelles étroites , un château qui donne un magnifique panorama sur la vallée avec un petit musée charmant . Il y a aussi une petite épicerie ou nous avons trouvé du pain , du café , de l'huile et du porto avec une dame charmante parlant un tout petit peu le français ; les dames de l'office de tourisme parlent aussi le français, ce qui permet un peu de conversation , le portugais étant difficile.

Bref nous avons été conquis par ce village, qui nous paraît mériter un petit séjour, même au prix d'un long détour et nous pensons y revenir un jour si nous allons en Algérie ou au Maroc.

 

Mercredi soir 22 juin

marina de Cadix

 

Le trajet la nuit dernière s 'est surtout passée au moteur faute de vent et aussi à cause de nombreux bateaux de pêche qu'il fallait éviter .

Nous sommes arrivés au petit matin dans la marina qui se trouve au bout du port de commerce à 20 minutes à pied du centre ville . JP a été à l' hôpital pour faire examiner son œil qui ne voyait plus qu'à moitié ( problème de rétine): bilan il doit rentrer se faire opérer en France en urgence . En l'attendant , nous avons un peu visité cette ville très sympa : la vielle ville est faite de d'immeubles de 4 ou 5 étages de style assez homogène avec des rues si étroites que la plupart sont piétonnes de droit ou de fait ; il y a beaucoup de petites places avec de la verdure , quelques églises très massives ,une cathédrale gigantesque... Il y a peu de beaux monuments mais l'ensemble a du charme ; les rues sont animées .

Quand JP est revenu de l'hôpital avec l'obligation de rentrer se faire opérer,nous sommes retournés nous balader en attendant sa prise en charge par l'IMA (mutuelle de la MAIF), et nous avons mangé tard pour nous mais très tôt pour les locaux : 20H 30 ; nous avons un peu de manque de sommeil à la suite de la nuit en mer ;

 

samedi 25 juin marina de Benalamdena , près de Malaga

 

Ca y est ! nous sommes en méditerranée , après une très longue étape .

Jeudi matin nous nous sommes occupés du rapatriement de JP pour qu'il se fasse opérer à Marseille ; en effet son assistance n'a toujours rien fait attendant le retour du médecin local pour qu'il puisse décider s' ils le prenaient en charge ou pas; donc plus de 18h après son appel toujours pas de prise en charge , bravo la maif !! Pour pouvoir repartir jeudi il fallait donc s'en occuper nous même , finalement donc JP a pu repartir très vite , billet pris à11H en ville départ de la marina à 12 h pour prendre un avion à Séville à 16h

Nous avons donc décidé, dans la hâte ,de partir vers le détroit pour voir si nous pouvions passer avant une longue période de vent d'est commençant le vendredi midi avec du fort vent pendant 2 jours ,peut être plus ; le détroit alors devient très difficile à passer vent contre courant

Départ donc vers Barbate , 1° halte possible avant le détroit puis passage de Gibraltar si les conditions sont bonnes. Elles le furent ( enfin presque)

Après un début peu ventilé ,nous avons eu la surprise de voir les côtes d'Afrique ,dans la brume puis vers 22h nous avons eu une bonne brise portante et devant barbate, vu le temps , nous avons décidé de continuer . A 22H 3O le vent est tombé et s'est relevé d'est tout doux ( mais de face) , moteur donc et à Oh 30 nous étions devant Tarifa au milieu des cargos qui sortent un peu de leur rail ; heureusement ils viennent tous de face , mais nous avons eu un bateau à gauche et un autre à droite ,ce qui ;vu leur taille est assez impressionnant ; ils doivent nous voir au radar car une fois un bateau nous a éclairé : un phare qui devait porter à plus de 1000m.

Peu après , le brouillard est arrivé , très épais ; nous avons continué ,tout deux sur le pont,en scrutant la brume prêts à voir surgir un bateau. Nous n'avons donc rien vu de la cote entre Tarifa et Gibraltar; en arrivant au fameux rocher le brouillard s'est un peu dissipé heureusement car il y avait beaucoup de trafic d'énormes bateaux qui entraient et sortaient du port . Nous avons entrevu l'énorme rocher de Gibraltar couronné de lumières Pour passer derrière un énorme cargo , qui avançait à une vitesse de tortue je suis entré un peu dans la rade . Bon de nuit il n'y a pas grand chose un voir , seulement un des lumière de rues balisant une route montante. Pas de God save the Queen, mais le gémissement d'une corne de brume .

A la sortie de la rade pour sortir du trafic je suis un peu rentré dans la baie et Am est partie dormir un peu . Quelques minutes plus tard nous sommes entrés dans la brume ; j'ai continué ,les chances de rencontre étant les mêmes quelque soit la vitesse ; puis j'ai vu une clarté à gauche : «  bien ,je me suis dit ,la brume se dissipe », mais en fait la clarté venait d'un gros bateau toutes lumières allumées qui avançait doucement , puis un deuxième bateau est arrivé émergeant de la brume comme un fantôme , mm puis un troisième est encore arrivé ; à eux trois ils arrivaient à éclairer la mer dans un rayon de 500m environ ; ils avançaient doucement 1 nœud , je me suis mis à coté pensant ainsi être protégé ; et par la suite une vingtaine d'autres gros se joint au groupe qui continuait à avancer doucement ; par chance nous étions sur le coté . On entendait un corne de brume d'un bateau quelque part sur tribord . C'était d'une certaine beauté irréelle.

puis la brume s'est un peu levée , le groupe s'est lentement disloqué, chaque bateau reprenant sa direction ; certains bateaux avaient du faire un gros détour pour se joindre au groupe .

Le jour s'est levé , un peu de vent aussi et j'ai renvoyé les voiles . Nous avons louvoyé avec un petit vent jusqu'à 11H . Nous avons voulu mettre le foc pour louvoyer le long de la cote mais la ferrure qui fixe l'étai s'est cassée ( bravo Wichard !) et il a fallu affaler et bricoler une fixation de l'étai largable ,le ridoir pélican étant également bloqué ( bravo Wichard !) .

Alors nous avons mis le moteur et longé la cote . C'est une cote montagneuse mais avec un littoral rectiligne ; les espagnols ont réussi ce que Rommel avait rêvé , construire un mur de béton de 200 kms; et un mur composé de lotissements de groupes de buildings tous plus laids les uns que les autres . Nous avons fini par arriver vers 2OH à Malaga pour nous reposer ;nous entrons dans une petite marina mais elle est complète et on nous crie d'aller à coté ; a coté c'est un quai en béton à l'intérieur du port de commerce ou il y a quelques placesde voiliers avec des pendilles . Nous nous amarrons à quai et demandons à un bateau si c'est possible d'aller se mettre à une place ; réponse non tout est privado , si c'est pour une nuit on peut se mettre le long du quai mais il y a un fort ressac et la police va nous faire des problèmes . Alors nous repartons vers une marina que nous avions vu au passage , au milieu d' immeubles hideux . La courroie de l'alternateur se met à crier , je la change au milieu du port et des évolutions des vedettes des pilotes du port commercial pendant qu' Anne Marie. Surveille ,un peu inquiète;ouf, ça repart

Nous nous amarrons au quai d'accueil de la marina de Benamaldena à 23H ; malgré une entrée à double chicane il y a un peu de ressac mais le quai est bien protégé .

Ce matin à l'ouverture de bureaux ( 9H 30 ! ) nous allons remplir les formulaires et nous avons une place entre 2 bateaux moteur , ou plutôt un peu moins qu'une place car il faut forcer pour y entrer . Nous sommes bien calés . Notre place est en accès direct sur le parking public . Aucune sécurité .

Nous rangeons le bateau qui accusait ses 10 jours de mer , car à la marina de Cadix nous n'avions pas eu le temps de nous en occuper .

Je vais vider un peu la cuve de rétention de l'huile moteur et constate que la courroie mise hier a sauté , complètement usée. Du coup nous partons à la recherche d'un ship que nous finissons par trouver . Nous fouillons dans son stock et trouvons une courroie qui doit aller ?Ce n'est pas la courroie standard de Volvo , mais elle est plus étroite et plus flexible . En regardant ce qui s'est passé nous constatons que les courroies standard de Volvo ont changé: les cannelures intérieures sont plus grosses , comme notre alternateur qui ne doit pas être un Volvo a une poulie plus petite, la courroie Volvo s'est usée en une heure , coup de chance nous n'avons pas grillé le moteur , car les alarmes ne fonctionnent plus du tout . Ainsi va la vie d'un bateau qui a pas mal navigué , il a besoin de souffler un peu .

 

Dans l'après midi nous allons au supermarché , en fait une supérette au milieu d'un complexe immobilier et commercial avec des dizaines de restaurants offrant toutes les cuisines du monde , sauf celle de Malaga, évidement .

La supérette a des supers prix , les légumes sont 3 fois plus chers que ceux du marché de Cadix , ils sont tous emballés sous plastique et il y a peu de choix ; c'est juste un dépannage , les touristes doivent aller aux restaurants .

Nous avons tout de même trouver un très bon restaurant tout près de la marina ou nous avons gouté un plat typique ,un peu une paella mais à base de toutes petites pâtes

La marina est sans intérêt:essentiellement pour les locaux, peu de voiliers surtout des bateaux à moteur ,4 douches peu pratiques pour tout l'ensemble, pas de laverie .bref ,nous avons eu mieux

Nous terminons donc ici notre périple atlantique et vous raconterons plus tard nos découvertes en Méditerranée

 

NB météo

La météo espagnole sur Navtex a annoncé un force 6 à 8 sur les zones alboran , cadiz et détroit .

Les fichiers ugrib donnent eux des vents de 20 à 25 noeuds pour le détroit et l'axe de celui-ci en méditerranée et en atlantique , mais sur la costa del sol le vent prévu est faible .

Nous ne connaissons pas les vents du détroit mais sur la costa del sol , le vent est effectivement quasi nul . Donc la météo espagnole semble très alarmiste et ne donne pas les situations particulières , par exemple meme si il y a du vent au milieu de la mer alboran , à la cote les brises sont très faibles .

La costa del sol aurait plutôt due être nommé la costa del brumas, car selon des français rencontrés sur le quai le temps de ce jour est habituel : des nuages denses sur la sierra débordants sur la mer , il fait chaud et humide .

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commentaires

Dechatre Mireille et christian 27/06/2011 14:45


Et vos aventures continuent. Pour nous, c'est petite vitesse. Nous avons profite d'une belle journée dimanche avec un vent normalement favorable pour aller de l'Aber Wrac'h a Ouessant. La ballade a
été agréable mais pratiquement au moteur et heureusement il faisait très beau. Ce matin nous nous sommes réveilles dans la brume et nous n'avons même pas débarque. Christian attend l'éclaircie pour
gagner Camaret. Cette année on ne fait pas vraiment ce qu'on veut... Bon vent bises a tous les deux Mireille et C hristian