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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 19:00
 

Panama Costa abajo et comarca ngobe

 

Vendredi marina de Shelter bay

 

La journée a été bien remplie mais pas enthousiasmante ; après un réveil matinal , nous avons pris le bus gratuit pour Colon et le centre commercial 4 altos . Il y a un centre internet chez le coiffeur , qui marche bien , et un grande surface d’épicerie :Rey . Nous avons racheté pas mal de choses , surtout des conserves espagnols de mariscos que l’on ne trouve pas ailleurs. Mais il n’y a pas grand-chose d’autre comme magasins.

Nous sommes rentrés vers 12 h et dans l’après midi nous avons tenté de trouver le chemin d’Achiote , qui était utilisé dans l’ancien temps pour acheminer l’or transporté sur le rio chagres ( il venait du Pérou via panama ) jusqu’à Colon. Mais personne n’a pu nous l’indiquer et nous ne l’avons pas trouvé après 3 essais sur des chemins partant de la marina.

 

PS en fait il est probable, comme nous venons de le constater au rio Chagres qu’il n’y ait pas de chemin , mais une route carrossable allant des alentours de la marina au fort de l’entrée du rio Chagres , car nous n’avons pas non plus trouver trace du chemin à partir de ce fort.

 

Samedi Mouillage du rio Indio sur le rio Chagres

N 9 16 8 W 79 57 9

 

La matinée a été dure pour les nerfs ; il a fallu plus d’une heure d’attente pour pouvoir régler les 3 usd de consommation électrique , puis pour apprendre qu’il fallait de toute urgence aller faire le fuel qui allait bientôt fermé ; on nous avait dit qu’il fermait à 12 h, il n’était que 10 h.

Nous avons donc foncé , et pu prendre les 13 gallons de fuel nécessaires ; Comme j’avais payé 20 gallons par avance, je suis retourné à la marina me faire rembourser , mais je n’avais pas pris la facture ( elle en avait déjà fait 3 doubles papier et enregistré dans l’ordinateur ) et il m’a donc fallu faire u A et R supplémentaire . Décidement ce n’est pas une bonne marina , qu’il vaut mieux éviter, sauf si l’on passe le canal . Une solution acceptable est le mouillage de Portobello pour faire les courses nécessaires. Enfin on repart tout de même avec le plein d’eau et de fuel et du linge propre

Enfin nous sommes partis avec un léger vent de sud est pour le rio Chagres . La mer étant plate nous n’avons eu aucune difficulté avec la passe d’entrée et nous avons remonté le rio jusqu’à un grand coude ou arrive un petit rio le rio indio , c’est un joli site au pied d’une belle colline.

Avec l’annexe nous avons visité le rio indio , très joli ; nous avons aperçu des singes hurleurs et vu des chasseurs de poissons ; ils chassaient avec une pique et un fusil harpon soit depuis la barque soit en apnée. Ils ont péché rapidement 3 gros poissons noirs. Nous avons aussi visite le rio Paulino , très étroit jusqu’à une sorte de lac .

Dans la soirée sur l’arbre en face de nous , à moins de 100 m , nous avons eu la chance de voir toute une tribu de singes hurleurs qui se baladaient et se reposaient tout en haut de l’arbre , nous avons compté 7 singes .Nous avons aussi aperçu deux toucans et vu et entendu beaucoup de perroquets

 

dimanche 14 mars 2010 Mouillage du rio congo dans le rio Chagres

N 9 18 W 79 59

Hier soir , à l’apéro nous avons eu un visiteur surprise : un petit paresseux(Aî) est venu s’agripper sur le moteur de l’annexe , il avait du venir à la nage ! il s’est laisser photographier en nous regardant de ses petits yeux tendres. Hélas , il est reparti dans la nuit.

Ce matin , il y avait encore deux singes dans l’arbre, mais nous sommes partis nous balader avec Lulibérine , nous avons été presque jusqu’au barrage ( 4 bateaux étaient mouillés le long du rio 8 KM environ ) et sommes repartis pour mouiller devant le dock au pied de la forteresse San Lorenzo qui domine l’entrée du rio . Il reste assez peu de choses de la forteresse deux fois détruites par les anglais . Mais le site est joli .

Puis nous sommes repartis mouillé devant le rio congo pour l’explorer en annexe , il est très bien, il serpente dans la foret au milieu des grands arbres .

Demain nous partons en principe pour un mouillage de la côte en profitant d’une mer calme et en espérant que le mouillage le sera aussi.

Dans la soirée nous avons eu un concert de singes hurleurs , de perroquets inséparables et grands perroquets verts à tache rouge C’est un grand bain de nature

Le rio chagres vaut le détour , même si il n’y a plus de chemin pour s’enfoncer dans la foret qui l’entoure contrairement à ce que disent les guides . Et nous avons eu le chance d’être au bon endroit au bon moment pour les singes.

 

Mardi soir 16 mars mouillage de l’ile Veraguas

N 9 05 42 W 81 33 8

 

Nous sommes partis vers 8 h 30 . à 9 h nous étions sortis du rio et en route vers l’ouest, en principe pour le rio Aguacate, navigable en annexe selon les guides. Un petit force 2 de nord est nous faisait avancer à 4.5 nœuds et nous pouvons longer la cote de prés en suivant la ligne de sonde des 8 m ( entre 6 et 8 m ) . La cote banale jusqu’au village de miguel de la borda , devient ensuite belle avec des falaises rouges coupées de plages à cocotiers. Nous devions arriver vers Aguacate et avons vu un premier village et un rio bouché par une belle butte de sable , mais nous sommes deux miles à l’est du point des 2 guides . Devant le point du guide rien , et puis deux miles après de nouveau un rio ensablé et une crique avec quelques maisons ce qui pourrait etre la crique de Limon. Les 2 guides sont faux , normal pour celui de Bauhaus qui a copié le Zydler , et Zydler a du se servir d’une carte fausse ; évidement reconnaître le défilement de la cote avec une telle incertitude devient difficile surtout qu’il y a peu de points remarquables, les caps et les criques ne sont pas prononcés et sur la carte la cote est droite .

Finalement nous ne nous arrêtons donc pas à Aguacate, ou ailleurs car malgré le vent faible la mer est suffisamment agitée pour ne pas avoir envie de mouiller, et pourtant il y a peu de vent depuis plusieurs jours. Heureusement nous arrivons au village de Cocle , au fond d’une embouchure extremement envasée : a plus d’un mile du village il n’y a plus que 4 m d’eau . Mais nous pouvons faire un point avec certitude , les guides situent Cocle deux miles plus à l’ouest que notre GPS . Mais ils donnent le point du mouillage avec 3 décimales !!

La cote devient magnifique : de longues plages de sables devant des collines verdoyantes et à chaque micro pointe qui protége un minuscule point pour tirer à terre une barque , une maison dans le style du pays : sur pilotis avec des murs en planche et un toit double pente en palmes.

Vers 80° 38 ( environ ) il y a un village sur la colline, entouré de deux rios , celui de l’est est une gorge profonde , celui de l’ouest passe devant le village , cela ferait un bel arrêt si la mer était plate ; La cote devient encore plus belle , mais il commence à se faire tard , nous arrivons vers 18 h 30 au mouillage du rio euneio , décrit comme le plus confortable, et la situation du guide est conforme à notre GPS ( ce point ne devait pas etre situé sur la même carte et il est exact)  ; il est très beau , la mer est moins forte et il serait possible de mouiller mais la nuit ne serait pas confortable . Après hésitations, car le site est splendide, le capitaine décide de continuer vers l’ile de Veraguas située à 47 miles à l’ouest, ou le mouillage est sur une cote sud , donc à priori plus calme que sur une cote nord .

La nuit se passe sans problème ; le vent nous propulse gentiment jusqu’à une heure du matin, sous un ciel étoilé . Orion puis le scorpion éclaire la nuit sans lune , puis il faut mettre le moteur à petite vitesse pour arriver au jour.

Nous mouillons finalement au mouillage sud ouest de l’ile à7 h 15 ; la cote est belle et curieuse ( cf photos ) . Apres le petit déjeuner, nous faisons une tentative de débarquement victorieusement repoussé par les chitras ( ien iens ) : même AM est piquée. Alors nous repartons mouiller vers la pointe est pour aller en annexe explorer les ilots de cette pointe . C’est magnifique, mais la description dépasse mes capacités et je renvoie aux photos. Puis nous revenons mouiller à l’ouest pour pouvoir bénéficier de la vue avec le soleil dans le dos.

L’après midi se passe à buller et à nager, avec un a et r jusqu’à la cote pour admirer les criques , mais sans aller à la plage pour ne pas provoquer les ien iens .

Nous avons aussi la visite d’une barque : le chef nous montre des papiers prouvant qu’il est mandaté par la comarca ngobe pour encaisser l’impot : 10 usd ; il nous vend aussi une belle langouste ; nous ressortons la marmite qu’AM avait déjà rangée , depuis la fin de la saison de pêche de ces crustacés.

 

Mercredi 17 mars mouillage de Punto Alegre

N 9 09 5 W 81 54 2

Le vent est toujours faible et d’ouest. Nous faisons une tentative pour aller à la voile, mais même en renvoyant toute la grand voile sans ris( une première cette année) rien n’y fait au bout d’une heure nous avons gagné un mile sur la route . Alors tant pis , moteur , nous longeons la cote a partir des ilots rocheux au nord de Tobobe , grandes plages de sable devant des collines boisées , puis tournons autour de la pointe Valiente et de ses ilots , les cayes Valiente ont des arbres , mais les rocks du milieu ne sont que des rochers bas . Puis nous passons le rocher bluefield (quelques palmiers perchés sur le rocher) et arrivons au mouillage de Puerto Alegre . Avant la pointe il y a quelques maisons et l’école, à la pointe un groupe de maisons ; au mouillage il y a un petit bateau ( 28 pieds ) qui bat pavillon belge . Sans vergogne AM nous fait mouiller entre le village et lui ; il n’avait qu’à se mettre plus prés(il exagère ;le bateau était très loin du bord et de Luliberine ;on ne lui cachait rien ). Sitot mouiller des cayucos arrivent . Ils ressemblent aux ulus kunas mais sont généralement plus petits. Le premier est manoeuvré par une dame avec un jeune garçon ; elle nous demande des vêtements , ouf on se débarrasse de trois ; elle nous demande aussi du sucre et du café , mais nous en manquons . Vient ensuite un pêcheur avec une belle gorette et un beau daubenet : 4 usd les deux , le repas de ce soir est assuré. Puis vient un autre villageois qui nous promet des langoustes pour demain , enfin une dame et un monsieur , la dame nous vend un régime de bananes qui ont l’air très mures et très grosses , le monsieur ne nous regarde pas et ne fait pas l’esquisse d’un sourire. . Malheureusement viennent aussi quelques chitras qui ne sont pas les bienvenues et nous obligent à nous habiller long pour échapper à leurs piqures.

Au coucher de soleil des gamins viennent discuter avec nous , ils habitent les maisons de la pointe , ils sont tous de la même famille , le père est le maire du village et les gamins ont l’air évolués ; les autres visiteurs semblaient tout timides , parlant d’une voix très douce presque inaudible.

 

Jeudi 18 mars même mouillage .

 

La nuit a été très calme, mais avec quelques moustiques ; nous n’avions pas allumé les spirales .

Au réveil,le pêcheur nous a bien apporté 4 langoustes dont 2 petites (6 US) ; Le matin petite visite du village , nous sommes accueillis très aimablement par les hommes de la pointe ( le maire ? ) et allons marcher un peu . C’est bien joli mais les enfants semblent se cacher dans les maisons et nous disent hola de loin. Quelle différence avec les kunas. Les femmes que nous croisons font des sourires , mais pas les hommes . Un seul nous saluera avec une poignée de main et après les demandes rituelles ( d’où êtes vous ? ), nous dira « bienvenue , allez « . Nous allons jusqu’au bout du chemin et regardons une jolie maison ; deux jeunes filles viennent nous voir et nous regardent sans rien dire : une idée , elles veulent peut être une photo , oui c’est ça disent elles avec enfin un grand sourire ; nous les prenons en photo et du coup toute la famille vient aussi , même la maman qui, elle, ne veut pas etre sur la photo. Nous leur promettons de leur envoyer de France ;Une jeune dame qui était là nous propose de faire du pain , c’est ok ; nous croisons ensuite son homme qui ne sourit pas mais semble engueuler sa femme.

De retour à la pointe , les gens très aimables nous conseillent d’aller marcher sur le chemin qui part du village du bout de la baie pour aller jusqu’à Cusapin.

Nous partons en annexe, c’est un peu loin, mais nous pouvons longer les berges de très près : c’est beau. Nous amarrons l’annexe au ponton du village, il y a une petite école , un jeune nous confirme que le chemin part d’ici : c’est un chemin en ciment offert par le gouvernement.

Nous partons dans une ravine bien cultivée, dans la forêt , c’est magnifique . Le chemin est bordé de cultures :bananiers ,yuccas , dascheens. .puis arrive à la plage de l’autre coté du cap ; il y a quelques maisons des prairies et des vaches , une grande plage de sable avec des cocotiers et la mer avec de belles vagues . Sur la plage des personnes marchent, des locaux qui vont au village de Cusapin pour faire leurs courses ou pour aller au collège. Les collégiens marchent avec leurs belles chaussures noires à la main et leur chemise blanche sur la tête : il faut etre impeccable en classe. Nous marchons jusqu’au village de Buyaco, et même un peu plus loin, nous marchons ( lentement ) depuis une heure et Cusapin est encore à une demie heure , alors nous revenons. Avant de reprendre l’annexe nous allons à la case de l’artisanat : quatre dames fabriquent des sacs ,spécialité des Ngobe : l’une fait des fils à partir du cactus spécial, l’autre tisse des fils et les autres crochètent . évidement nous repartons avec un sac ( 15 usd ) ;

 

L’après midi nous bullons au soleil , avec en prime une réparation du fil des panneaux solaires qui étaient coupés , et nous nageons autour du bateau Nous terminons la soirée par un apéro agréable au bateau avec l’équipage du petit bateau belge : Linda et Yann qui ont acheté leur bateau à Boca del Toro il y a 6 mois ,mettant à profit un breack de 9 mois dans leur boulot .

 

Vendredi 18 mars mouillage de Sandubi ( popa numéro 2 )

N 9 13 2 W 82 08 6

 

Nous voulions pour passer de la baie de Chiriqui ,emprunter une passe étroite prés de l’ile Popa , mais en étudiant la carte , je me suis rendu compte que les 2 cartes du guide n’étaient pas identiques quant à la position des cayes et des hauts fonds ; du coup j’ai été voir les belges pour consulter leur guide Bauhaus , ses cartes sont encore différentes et surtout il semble que les cayes s’étendent beaucoup plus au sud que les cartes de détail dont nous disposons . Du coup nous changeons nos projets et allons rejoindre la baie d’Almirante par le chenal de crawl cay, qualifié par le guide de cauchemar du navigateur, mais que les belges disent sans problème. A la première éclaircie nous partons avent un vent force 1 , nous mettons les voiles et avançons lentement en tirant des bords ( le vent est nord ouest , pile dans notre direction ) , un moment le vent monte un peu , nous faisons prendre un ris , mais le temps d’établir de nouveau les voiles , il s’effondre de nouveau . Alors nous finirons les 10 miles restant au moteur. Le chenal est finalement très facile , tout droit avec un bon point de repère la caye Crawl et son hotel . Les hauts fonds de droite et de gauche sont assez visibles ( taches vert clair ) malgré le temps gris .

Nous arrivons à Popa 2 à 16 h. Le site est très joli, malgré la bruine tenace, c’est une mangrove découpée de nombreuses criques. La mer est évidement calme.

 

Samedi 19 mars même mouillage

 

Il a plu une  partie de la nuit et ça reprend vers 8 h . Vers 9 h 30 , à la première éclaircie nous partons nous balader . Nous traversons le village , des cases très espacées autour de l’école , et prenons le chemin tout droit ; nous hésitons un peu car les 2 chemins devant nous semblent également boueux, heureusement une dame, accompagnée de ses enfants, arrive et nous dit que le chemin de droite est praticable, nous la suivons , elle va au lavoir et porte un gros baluchon. Le chemin traverse une sorte de marécage , des planches ou des troncs d’arbre permettent de ne pas mettre les pieds dans la boue , mais il faut etre équilibriste ; après 100 m nous arrivons à un pont : arbre courbé en forme d’arche ; là ça devient acrobatique , heureusement la dame aide AM . Puis elle va de son coté au lavoir dans le ruisseau que nous venons de traverser et nous continuons le chemin qui monte sur une butte puis s’engage dans la forêt ( rain forest évidement ) Hélas il se met à pleuvoir et nous revenons en arrière Le chemin du marais se passe bien , si ce n’est qu’à un moment je crois bien faire en quittant les troncs et en essayant un «  raccourci «  , mon pied s’enfonce jusqu'au dessus du genou . J’arrive à le récupérer , met le deuxiéme pied et l’enfonce jusqu'à «  ouille ,ouille , ouille «  .

Nous pouvons heureusement nous nettoyer un peu à un puit d’eau pas très propre, bien placé juste à la fin du chemin

Il pleut toujours .La case de l’ancien hotel est ouverte et il y a une dame ; nous montons voir c’est la dame qui s’occupe de la vente de l’artisanat local : il y a des petits bijoux , quelques robes locales et des chacaras sacs tissés). Un jeune garçon nous montre un petit boa qu’il tient dans ses doigts : en ngobe le boa s’appelle sandubi et c’est le nom qui a été donné à ce village . Nous apprenons que la dame qui allait au lavoir est la présidente de la communauté, ( ils sont en avance sur les français ) et que les dames travaillent ensemble et vendent chacune leur travail par l’intermédiaire de la maison de l’artisanat .

Am soutient l’économie locale.

L’après midi la pluie s’arrête et nous retournons au village nous promener et acheter du pain . Les cases sont très espacées et les enfants restent dans les maisons , c’est un peu curieux de voir un village aussi calme .

 

dimanche 21 mars 2010

N 9 11 5 W 82 09

 

Enfin une nuit sans pluie et du soleil le matin. Nous partons à 9 h et sommes mouillés à Popa 1 à 10 h . Popa 1 est située en dessous d’une colline assez haute, et il y a des champs et de l’élevage Nous allons au quai juste sous l’école, il y une dizaine de personnes et nous sommes accueillis très gentiment par les hommes qui viennent travailler pour faire un logement aux maitres de l’école. Nous demandons ou est la maison d’Alberto Smithque nous avions rencontré il y a 4 ans ;ils nous montrent sa maison et nous disent qu’il doit venir travailler mais il va venir travailler. Nous partons nous promener et rencontrons Ernestino Podilla , le chef du village ; il nous emmène au sommet des champs d’où il y a une vue splendide sur le village , sur la baie et les ilots de mangrove. Il nous dit qu’ils ont le projet de faire des cabanas ici ; le site est bien choisi il y a un peu d’air et contrairement à Popa 2 , il peut y avoir de l’eau courante ; tout le village a l’eau au robinet. Le village compte une vingtaine de cases disséminées au bord de l’eau ou dans les champs.

En redescendant nous rencontrons Alberto ; il n’a pas reçu nos photos et nous lui proposons d’en faire de nouvelles ; aussitot nous allons chez lui, sa senora nous offre du café pendant que les enfants se font beau pour les photos. Il a agrandi sa maison, qui a maintenant une «  salle à manger avec une cuisine à l’américaine » : dans un coin de la pièce il y a le foyer traditionnel sur de la terre avec 3 buches en étoile qui chauffent une grande casserole : madame prépare le repas : un plat de bananes bouillis. Alberto nous parle de sa famille,et surtout de son fils qui est à l’université de Panama . En tout il a 11 enfants ( seule sa femme q sait combien ils ont d’enfants ) , 3 sont mariés , 3 sont au collège à Cuasapin ( peninsule de Valiente ) ou ils ont de la famille et 4 sont encore là ; oui je sais il en manque un mais Alberto s’y perd .

Enfin les enfants sont préts et nous commençons une longue séance de photos , avec pour probléme les 2 petits enfants ( 1 et 2 ans ) qui pleurent dés que nous les regardons . Dans la maison il y a aussi la femme du garçon qui est à l’université et ses 2 enfants.(ceux quui pleurent)

Et puis nous repartons tirer les photos , la famille viendra nous voir au bateau à 16 h.

Après avoir tiré les photos nous repartons au village donner le reste de vêtements et de cahiers à Ernestino qui nous remercie chaleureusement et nous dit que nous sommes chez nous au village. Ensuite nous allons à la tienda acheter des bonbons et des bananes qui viennent d’arriver en barque du continent.

Après un bain autour du bateau , l’eau est claire mais verte ce qui fait un effet un peu étrange , nous recevons la famille Smith, puis 2 gamines viennent nous voir en cayuco . Elles sont délurées et bavarde . Cela aura été une journée ou nous aurons beaucoup parler espagnol !

Bonne nouvelle dans la soirée : le résultat des élections régionales , vraiment une bonne journée.

 

LUNDI 22 mars 10 Mouillage des cayes de Bocaritos

N 9 14 7 W 82 14 7

 

Après une nuit sans pluie , celle-ci arrive vers 9 h . A 10 H nous partons en profitant d’une accalmie mais elle ne dure pas et nous louvoyons sous la pluie avec un vent léger qui finit par s’évanouir : grande pluie tue petit vent selon le proverbe ngobé. Et c’est au moteur que nous traversons le champ d’ilots de mangrove qui séparent la baie d’Almirante de celle de la laguna Porras. Le paysage est bien jolie mais serait mieux sous le soleil ; la navigation est facile car les passages entre les ilots sont profonds et sans secs .( jeu de mots facile ) .

Nous mouillons dans une baie de mangrove, prés de la terre ferme ; nous y avons aperçu 2 dauphins, probablement en train de se nourrir de méduses dont ils raffolent parait – il et beaucoup de méduses nagent autour du bateau ; la baignade est interdite aujourd’hui ; dommage , il y a un peu de soleil et l’eau est claire,mais toujours verte.

Le soleil revient faiblement dans l’après midi et nous allons faire un tour en annexe ; il y a de multiples bras , anses, canaux dans la mangrove ; c’est pas mal , nous essayons aussi d’aller à terre en profitant de pontons qui se trouvent dans notre baie  mais nous n’allons pas bien loin, ils ne desservent qu’une butte de terre avec ou non une case abandonnée. Nous avons juste un point de vue un peu meilleur.

La fin de l’après midi est calme, juste le chant des kiskadees ( oiseaux ) et de temps à autre les hurlements des singes dans le lointain.

 

Mardi 23 mars mouillage des Dark lands

N 9 11 5 w 82 16 7

 

La nuit a été généreuse en eau : les deux seaux et le gros bidon sont pleins et le matin ça continue. Nous partons au moteur (vent nul) avec une éclaircie qui ne dure pas longtemps . Nous passons le cap permettant d’aller de la baie de Palos à celle de Porras et nous allons mouiller à l’endroit du guide, derrière quelques ilots de mangrove dans une baie très fermée au pied de montagnes couvertes de forêts. On aperçoit quelques maisons et des débarcadères sur la rive ouest. Vers midi sous une averse un écolier en cayuco vient s’abriter ; il n’est pas bavard mais je réussis à lui faire dire qu’il va à l’école très près, et qu’il vient d’une maison dans la montagne ; l’averse finie, il repart sans un mot ; puis nous voyons passer d’autres cayucos avec des écoliers et écolières, certains en uniforme ;ils viennent de la montagne et pourtant nous ne voyons aucune maison. Vers une heure, d’autres cayucos reviennent de l’école, nous les suivons des yeux ; l’un va à un débarcadère, les autres s’enfoncent dans la mangrove au pied de la montagne ; voila des pistes pour notre promenade .

Nous partons donc en annexe. Comme prévu il y des débarcadères avec des panneaux : « propriété privée » Enfin,nous trouvons un ponton d’ou part un sentier . Il monte fort et est très glissant . Après une centaine de mètres, nous voyons une , puis plusieurs grenouilles vert éclatant avec des taches noires , très jolies. Nous continuons à monter, atteignons la crête, et le chemin continue sur l’autre versant ; il arrive à un gros arbre abattu qui a servi à faire des planches et des madriers ; il en reste quelques uns , chacun doit peser des dizaines de kilos ; comment font ils pour les emporter ? au bout d’une demie heure nous décidons de rebrousser chemin , car nous ne voyons devant nous que la forêt ; ou donc habitent nos écoliers combien de temps mettent ils pour aller à l’école ?

De retour au bateau , vers 18 h nous voyons les écoliers de l’après midi rentrer .Une dizaine rentrent dans le trou de mangrove , ou peuvent être les maisons car nous ne voyons aucune clairière dans la foret ? Quels dommage que les gens soient aussi farouches et que nous ne puisions échanger quelques mots, mais si les filles font un peu de sourires et répondent à nos bonjours, les garçons passent sans nous regarder.

Ps nous avons appris ultérieurement que les cases des écoliers se trouvent de l’autre coté de la crête des montagnes ,soit à plus d’une heure de l’école(marche plus trajet en cayuco)

 

Mercredi 23 mars mouillage de bamboo bight

N 9 16 9 W 82 17 1

 

Enfin une journée sans pluie et même avec du soleil ; et en plus un village ou les gens disent bonjour et causent volontiers avec nous. Un pêcheur nous accueille en nous vendant deux langoustes Le bonheur est total si ce n’était les méduses nombreuses dans l’eau noire du mouillage .

Le mouillage de bamboo bight est vraiment beau ; c’est une grande baie étroite avec de petites baies annexes. Dans l’anse sud est il y a une maison et un tunnel dans la mangrove qui mène au bout d’une centaine de mètres à un ponton et à un sentier en ciment montant au village .

Il est composé d’une quarantaine de cases réparties dans une campagne très vallonnée .Le village est propre , les cases juchées sur des pilotis élevés. Nous nous sommes promenés tranquillement ; nous avons demandé si on pouvait aller marcher dans la montagne : «  oui bien sur il y a de jolis sentiers bien tracés : l’un va au village de Cristobal , l’autre va à une finca »

Hélas les deux sentiers arrivent vite à un rio , pas bien large , mais qu’il faut traverser sur un pont ngobe : un tronc rond de 15 cm de diamètre, boueux et glissant , et de chaque coté une boue noire et profonde , genre sable mouvant que nous avons sonder avec un baton pour essayer de traverser en s’aidant de ce baton , mais nous n’avons pas trouvé le fond ; pourtant cela ne pose pas de problèmes à des écolières toutes bien vêtues de bleu. Nous avons aussi été interpellé par un vieux monsieur souriant qui nous a demandé su nous voulions aller acheter un sac (spécialité ngobé)  : oui bien sur ( nous étions venus pour ça , mais la case de l’artisanat avait disparue ) ; il nous en montré des petits mais nous en voulions un grand, alors nous avons été chez sa belle fille, elle est en fait la trésorière de l’artisanat et nous avons acheté un beau sac « un kraa  » en déclanchant un grand moment de rigolade en essayant de prononcer ce mot qui s’écrit chacara. Bref un très beau village avec des gens agréables

 

Jeudi 25 mars mouillage près de short cut ile de Bastimentos

N 9 19 8 W 82 10 4

 

C’est notre dernière journée en territoire ngobé . Demain nous irons à la ville pour refaire les pleins et les formalités avant de partir pour le nord et les iles de la baie , via Providencia.

Pour cette dernière étape , nous avons enfin une très belle journée ensoleillée , la plus belle peut être depuis la Colombie. Heureusement que nous avons eu du soleil car la navigation entre Bastimentos et Nancy caye n’est pas évidente et s’est faite en partie à vue. Il y a pas mal de cayes sous 1 m d’eau , peu repérables car il y a peu de points facilement identifiables sur la côte et les points GPS ne sont pas assez précis .

Nous nous sommes un peu compliqués la vie en évitant le mouillage du guide dit de short cut , car le fond de la baie est maintenant occupée par une marina ; nous avons donc été dans l’anse d’à coté, avec plusieurs demi tours devant des hauts fonds et en longeant ceux-ci à la vue .Heureusement l’eau était claire et le vent nul. Nous avons trouvé un beau mouillage devant une grande prairie en pente sur la colline , avec un troupeau de vaches.

Malheureusement il y avait encore pas mal de méduses , rendant la baignade désagréable .

Nous avons donc pris l’annexe pour aller au débarcadère indiqué par le guide : il n’est plus en rondin mais il y a un beau ponton , puis une route et un guichet ou il faut payer 3 usd chacun,l’ensemble faisant maintenant partie d’une zone dite écologique. C’est inclus dans un grand projet immobilier dit de «  red frogs beach. »

Nous avons pris le beau chemin qui mène de l’autre coté de l’ile à la plage des grenouilles rouges . Disons de suite que nous ne les avons pas vus ; nous avons vu des jeunes filles(eoropéennes en train de devenir plus rouges que des grenouilles . En effet cette très belle plage est probablement la seule plage sans méduse de Bocas del toro. C’est donc le rv des estivants et des surfers, mais c’est très loin d’être saturé. Pour le moment le projet immobilier n’a pas dénaturé le site qui est agréable. Nous nous demandons toutefois comment sont les vagues quand le vent souffle car avec 8 jours de calme plat, elles sont fortes et brisent fort sur les rochers.

A coté du complexe , il y a un village ngobé d’une vingtaine de cases cachées dans la mangrove. La ballade en annexe a été agréable .Au retour , les méduses étaient toujours là , donc pas de bain mais nous allons nous consoler avec un petit apéro

 

PS nous joignons à ce bulletin les photos sur la vie kuna ;elles n’avaient pu passer l’autre fois

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