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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 16:26

jeudi 14 décembre 2006

Mouillage de Maria la Gorda  Cuba

 

Après de nombreuses hésitations liées à la météo, nous sommes partis finalement mardi de l’isla mujeres. Les prévisions météo donnaient du vent fort d’est jusqu’à mardi, puis des vents très faibles, à cause de l’arrivée d’un nouveau front froid faible. Partir trop tôt c’était s’exposer à une traversée difficile, partir trop tard s’était se condamner probablement au moteur. Finalement le mardi matin le vent étant faible nous sommes partis de la marina, avons fait plein de fuel et nous sommes partis pour être cueillis à la sortie de la baie par un  grain avec 30 nœuds de vent    . Du coup demi tour car tout l’horizon était noir et nous avons fait un mouillage tranquille dans la baie. Vers 13 heures, le vent étant faible et le ciel dégagé, nous sommes partis, cette fois pour de bon. Le vent était d’est 8 nœuds, c‘est donc au moteur que nous avons commencé la traversée. Très rapidement la mer s’est transformée en shaker, avec de grosses vagues et dans tous les sens. Notre estomac a commencé à protester, surtout celui d’Anne-Marie.  Il a fallu attendre 17h que le vent s’établisse à 15 nœuds, nous permettant d’envoyer le génois et d’appuyer un peu plus le bateau ; c’était trop tard pour AM.

Vers 10 h brusque rafale et changement de vent qui passe au sud est, chouette nous mettons le cap à l’est   . Mais vers 11 H le vent est tombé et il a fallu remettre en route le moteur. Toute la nuit a été une succession de grains et de calme. Enfin au petit matin, la pluie s’est arrêtée et le vent d’est est monté à 15  nœuds, nous permettant de renvoyer la voile.

Vers 15 h, nous luttions de vitesse avec un grain très noir pour passer devant lui, nous croyons avoir réussi quand il nous a rattrapé : cela a été une très forte rafale (30 nœuds) avec un refus de 30 °,  et une pluie torrentielle : visi à peine plus que le bateau. Le bateau s’est couché et a l’intérieur une moitié de la vaisselle et surtout une boite d’œufs a giclé !!(Nous avions malheureusement oublié de fermer une porte)

Le temps de réduire, le vent est totalement tombé, et c’est au moteur que nous avions continué jusqu’à la tombée de la nuit ou il est revenu d’ENE, pile dans la direction de Maria la Gorda, qui n’était plus qu’à 2O miles ; nous avons donc louvoyé dans une mer calmée, jusqu’au mouillage atteint vers 21H 30.

A peine mouillé, le capitaine du port nous a appelé à la VHF, pour demander les renseignements usuels.

 

Ce matin à notre réveil, la VHF s’est remis en route pour nous annoncer la visite des officiels .Ils sont arrivés avec le bateau de plongée. C’est la médecin (une femme) qui a commencé par monter à bord : nous étions apparemment en bonne santé, elle a donc signé son certificat d’inspection, et laissé la place à 2 militaires et leurs chiens : le premier couple cherchait la drogue, le deuxième les explosifs. Tout allant bien, les 5 autres personnes sont alors monté à bord :le capitaine du port , un agent de l’immigration , un homme des services de santé animale et un autre de la santé végétale et enfin un cinquième dont nous avons pas bien compris ce qu’il,faisait . Une heure après et  10 papiers remplis (pour notre part), tout était fini, sauf le paiement des droits (au total : 100 pesos convertibles, à peu près 100 dol, visas touristiques inclus).

Nous avons fait un petit snorkel, dans une eau cristalline : les poissons anges aiment toujours autant la chaîne qui frotte sur le corail, et autour d’elle ils étaient 6 poissons anges et deux balistes royaux et beaucoup d’autres poissons moins remarquables.

Puis nous avons été payer, avec des problèmes de change un peu compliqués, car c’est l’hôtel qui fait le change, mais ce n’est pas une banque. Il semble que 100 CUC (pesos convertibles) valent 125 USD ou 85 euros. Mais ensuite pour payer la plongée il a fallu payer en dollars avec une taxe de 11 % pour la carte bleue. La plongée coûte donc 37 USD.

 

 

Vendredi soir

 

Encore une journée sans soleil et avec un peu de pluie !  Ce qui nous oblige a faire tourner le moteur, ce dont je profite pour utiliser l’ordinateur ; en effet la batterie neuve de celui-ci ne se charge pas

Nous avons fait deux belles plongées ce matin : la première sur un mur qui descend de 20 m à 1850 m ; nous nous sommes contentés de regarder les 25 m supérieurs ornés de gorgones et coraux, y compris du corail noir; la deuxième au lieu dit Iemanja (la déesse de la mer des senteros)  comporte des canyons qui dévalent  de 20 m jusqu’au fond. Le site est superbe. Dans les deux plongées, il y a  beaucoup de poissons peu farouches, avec en bonus deux poissons pierres, deux énormes carangues venant s’amuser dans les bulles, un gros mérou avec un rémora.

  

Le capitaine de port vient à chaque plongée vérifier la liste des plongeurs.

Il vit avec ses companeros dans la même petite case qu’il y a 3 ans, mais maintenant il y a l’air conditionné et la télé avec CNN.

 

 

Lundi midi (18 décembre) Nueva Gerona île de la jeunesse

 

Finalement nous sommes partis de Maria la Gorda, samedi à 3 heures de l’après midi, sans faire de nouvelles plongées, les oreilles d’Anne Marie fonctionnant mal ,suite à un rhume carabiné récolté dans les cars conditionnés au Mexique. Le capitaine est venu révérifier le bateau et nous a demandé un CD de musique ; NOTA  il a un équipement pour voir les DVD.

Il y avait un petit vent d’est sud est d’une dizaine de nœuds ; comme nous n’étions pas pressé, car nous voulions entrer de jour dans le port de La Coloma , nous avons gardé la voile toute la nuit. La mer un peu clapoteuse au début est devenu très plate une fois sur les hauts fonds du golfe de Batabano (4 à 5 m d’eau).

Nous sommes arrivés dans la brume à la tourelle d’entrée de chenal vers 9H, et avons embouqué le chenal pour arriver vers 10 h au port : port de pêche et port de commerce. La guardia nous a fait signe de s’amarrer à son quai, est montée à bord et nous a immédiatement dit que nous ne pouvions pas rester car la sécurité du port n’était pas assurée : fonds de mauvaise tenue, semble –t-il. Il a quand même rempli laborieusement des formulaires, notant  la couleur de mes yeux ; je ne suis pas sur qu’il maîtrisait bien la lecture. Il a donc fallu repartir immédiatement .Pour nous, c’était une déception car nous avions prévu, à partir de Coloma, une virée de 2jours vers Pinar del rio et Vinales, une des régions les plus jolies de Cuba ; nous le ferons plus tard à partir de La Havane, mais ce sera plus loin. Notre objectif suivant était donc les cayes de San Felipe à 15 miles au sud est, le capitaine nous disant qu’on y serait très bien pour y passer la nuit avec une bonne météo. Le vent était passé plein est et avec ce vent un seul mouillage protégé paraissait possible celui des cayo cocos, avec une entrée un peu sportive : un seuil de 1,8 à passer prés d’un piquet.

Vers 16 h nous voila au piquet , devant des cayes de mangrove qui paraissait bien sympas ; hélas le seuil s’était comblé et nous avons fait demi tour quand le sondeur a indiqué 1, 3 m . Le mouillage à l’extérieur est protégé du sud est mais pas de l’est. Il nous a donc fallu repartir direction Nueva Gerona. Nous avons donc commencé un long louvoyage, sur une mer heureusement plate : toujours des fonds de 3 à 4 m. Vers 3H  du matin le vent a forci jusqu’à 15 nœuds et vers 6h dans la nuit nous avons mouillé dans la baie à l’est du port pour y attendre le jour, les feux étant peu visibles et le vent important : 18 nœuds et des rafales.   Au total nous avons parcouru 170 miles depuis Maria la Gorda dont 10 de chenal pour La Coloma et 5 de recherche d’entrée du mouillage des cayes ; presque tout à la voile (et 2nuits en mer pas toujours très calmes ni très étoilées).

Vers 9h nous sommes repartis pour entrer dans la rivière au fond de la quelle se trouve le port de Nueva Gerona, seule vraie ville de l’île de la jeunesse Finalement nous sommes amarrés au quai des hydroglisseurs, le long de gros pneus bien noirs ; il n’y a aucune commodité, mais la ville est tout à coté. Evidement les amarres à peine tournées, la guardia sont arrivée, avec encore un chien renifleur de drogues. Nous leur avons demandé s’il était possible d’aller à Pinar del rio en laissant le bateau ici .En théorie, c’est possible (il y a des ferrys et des bus) mais ils nous l’ont déconseillé à cause de la sécurité ; alors que tous les guides disent que l’île de la jeunesse est sans danger. Y a-t-il un réel danger ou se couvrent ils, en évitant de s’encombrer de touristes ? Finalement nous irons visiter la terre à partir de Cienfuegos. La petite ville est très propre et les rues du centre plutôt jolies avec des maisons à colonnades ; mais ce qui est frappant est l’absence quasi-totale de voitures. Il y a beaucoup de vélos, de vélos taxi, tricycles à deux places passagers et de voitures à cheval. 

   Nous avons pu retirer des CUC ( pesos convertibles)à la banque avec la carte bleue sans réussir à comprendre ce qui sera débitée sur notre compte et si le calcul était avec des dollars et la taxe puis nous avons changé dans une officine spécialisée 10 CUC pour 240 pesos. Beaucoup de locaux faisaient de même ; il y a donc une double monnaie généralisée, même pour les cubains. Reste à élucider ce qui se paye en CUC et ce qui se paye en pesos. En tout cas internet se paye en CUC et cher : 6 cuc l’heure ; il en sera de même pour le repas chez un particulier : 10 CUC, car un cubain Yorgy, nous a montré internet et  nous a conduit chez un particulier,faisant restaurant( il propose aussi une chambre très propre avec douche et WC particulier).

Dans la rue principale, plusieurs boutiques font l’épicerie ; les étagères ne sont guère pleines mais on y trouve un certain nombres de produits ; nous pensons que les prix sont en CUC, car ils sont de l’ordre de grandeur des prix français .Il y a aussi des boutiques de vêtements  et sur les trottoirs des petites  échoppes de manucures ou les dames attendent leur tour en devisant calmement

Mardi matin

 

Le soir , comme prévu , nous sommes allés manger à 20h chez l’habitant : une famille ,la mère , un jeune couple et une petite fille de 5 mois Yorgy nous y a accompagné : le repas était bon et très copieux : comme apéro ,un mojito, une entrée à base de poisson, une soupe, un peu de crudités, le plat de résistance ,des tranches de pagres cuisinés avec des tomates ,accompagnées d’un habituel plat de riz blanc .Il y en avait bien pour 4 !Yorgy nous a aidé à partager ce repas( ce qui n’était pas vraiment prévu)tout en discutant de la vie  cubaine, très vite en espagnol comme tous les cubains .Nous n’avons pas toujours tout compris !Nous avions convenu d’un prix : 10 CUC par  personne( en fait , nous avons aussi payé pour Yorgy ,ce n’était pas un invité gratuit )

 

Nous pensons partir demain matin vers les Cayes de l’est :1° étape ,Cayo campos ,à 50 miles d’ici ,si le vent le permet .Nous allons acheter un peu de vivres frais :légumes ,fruits et pain et , bien sur, prévenir la guarda de notre départ  

 

 

Addenda nautique : le courant du canal du Yucatan a été bien plus faible qu’indiqué sur les guides ; nous l’estimons de l’ordre de 1  nœud et non pas de 4 nœuds.

Par contre le long de la cote entre le cap Corrientes et le cap Frances il y a un courant d’au moins 1 nœud portant à l’est.

 

 

Addenda nautique sur l’île des femmes paiement des taxes de sortie

Il y a deux bureaux à voir pour obtenir les papiers de sortie : le port et l’immigration comme partout. Mais l’originalité de l’île est qu’il faut aller à Cancun pour payer les 193 pesos de taxe : il faut donc prendre le ferry coût A et R 140 pesos, puis le bus, aller à une grande banque payer et revenir ; de plus le chauffeur de bus ne nous a pas prévenu de l’endroit ou descendre, et il nous a fallu faire un grand tour en plus ; au total 4 heures de promenade pour payer les taxes. Nous avions commencé à 9H, nous avons fini à 14 H !!

C’est un bon abri mais ce n’est pas une bonne escale !

 

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