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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 14:34

CUBA 2

 

Archipielago de los Canarreos

 

jeudi 21 décembre 2006  16 h

Mouillage de Cayo Campos

 

Il fait soleil, la mer nous offre toutes ses nuances de bleu, le vent souffle à 13 nœuds juste pour faire frémir les palmiers, 4 queues de langoustes cuisent : enfin nous sommes dans la croisière des magazines.

Jusqu’ici ce n’était pas exactement le cas. Hier nous sommes partis vers 9H du port de Nueva Gerona, après les formalités habituelles, pour trouver en mer le vent prévu : 26 nœuds d’est, soit en plein dans le nez. Normalement la météo prévoyait la baisse du vent pour midi ; alors nous avons fait une première halte dans la baie de Charcon, 5 miles à l’est du port. C’est une grande baie bien abritée du vent d’est et de la houle. Après le repas et la sieste, le vent avait un peu baissé (22 nœuds), alors nous sommes partis pour un mouillage sous une caye à l’est, pour nous rapprocher de la passe qui nous permettra de pénétrer dans la baie de Batabano et d’aller dans les cayos camaros. Toute la cote est de l’île de la jeunesse est en effet bordée d’une ceintures de cayes avec seulement quelques passes ayant juste assez d’eau pour nous .En 3 heures nous avons gagne les 11 miles vers l’est pour aller mouiller dans 1, 8 d’eau sous le vent de la Cayo del navio, prés de la passe de la Cruz. Joli mouillage de mangrove, avec de nombreux chenaux  à explorer en annexe ?

Il a plu toute la nuit.

Ce matin, sous un ciel gris, nous n’avons pas pris la passe de la Cruz , un peu trop de vent et pas assez de perches , pour se glisser dans un chenal théoriquement à 1, 8 entouré de fonds d’un mètre.

Nous sommes donc remonter vers le nord, de 4 miles, jusqu’à la passe de Quitassol bien balisée ; puis cap vers les cayes, en l’occurrence cayos campos, avec un vent de 15 à 20 nœuds nous permettant de filer au prés à plus de 6 nœuds (et une vmg qui a atteint les 4,4 nœuds) sur une mer très plate : les fonds n’ont jamais excédé 6 m. 30 miles plus loin et, enfin,avec du soleil nous avons mouillé devant cayo campos , pas loin d’un bateau de pêche . Nous étions à peine mouillé que qu’ils nous hélaient : langusta ?. Si !!

 Nous leur avons  acheté 4 grosses queues de langoustes (ici, ils coupent les tètes pour éviter que la chair ne noircisse) pour 5 CUC, sans beaucoup marchander (et en cadeau, un paquet de cigarettes et 2 bières). Ils étaient partis hier de Nueva Gerona pour pêcher langoustes et poissons. La pêche avait été mauvaise à cause de la pluie et du vent, mais ils avaient déjà pas mal de langoustes. Ils vont ensuite vendre leur pêche à Cayo Largo pour les fêtes.    

 

Samedi soir

Mouillage de Rosario 

La croisière se poursuit paisiblement sous le soleil. Hier ce fut une journée de repos : au matin j’ai été cherché de la glace au bateau de pêche, puis nous avons été voir les singes. L’île de Campos est une réserve biologique, ou ont été implantés des macaques( pour tester médicaments et vaccins) qui y vivent en liberté , mais sont un peu nourris par une équipe de scientifiques : 8 personnes qui se relaient par quatre tous les 20 jours . Ils vivent dans une petite cabane avec un peu de nourriture amenée de la ville, mais aussi de langoustes. Quand nous sommes arrivés sur la plage (il y avait une trentaine de singes dont beaucoup de jeunes) nous avons été accueillis par le chef : il nous a proposé des langoustes avec un échange : un peu d’essence (2 L) contre des langoustes ; évidemment nous étions d’accord. Après, nous avons été voir les coraux le long du récif ; c’était pas mal.

Après le repas de langouste et la sieste, nous avons été chercher nos langoustes qui nous attendaient en vivier et offert un peu de rhum. Il n’y avait plus que Luis les autres étaient repartis avec les pêcheurs jusqu’à Gerone car une belle-sœur venait d’arriver du Canada : ils sont assez cools. Luis avait donc un demi litre de rhum pour lui ; nous espérons qu’il en a laissé pour les autres.

Aujourd’hui départ vers 9 H, sous le soleil et avec un vent oscillant entre 6 et 9 nœuds. C’était suffisant, sur une mer plate  pour avancer gentiment au prés ; nous avons ainsi avancé au prés pendant 4H, sur des fonds de 3M : la mer était turquoise. Nous avons ensuite mis le moteur car nous avions à passer sur des fonds de 2M lesquels sont parfois remontés jusqu’à 1,8 ; c’est une sensation étrange et légèrement stressante , d’être ainsi au milieu de nulle part avec si peu d’eau (mais quelle eau ! toujours turquoise) . Finalement après une navigation de 25 miles nous avons mouillé sur le coté ouest de Rosario. Tout seuls !!

L’eau est à 29 °, nous nous sommes baignés avec plaisir.

Maintenant nous sirotons le rhum en regardant un joli coucher doré.

 

NB nautique : nous sommes passés par l’intérieur des cayes en virant au nord de cayo tablones ; le guide fait couper au plus pres des hauts fonds qui bordent les cayes au nord est ; nous avons plutôt suivi Max sea qui en passant par les WP suivant doit assurer au moins 2 ,2 M d’eau.  21 45 N 82 O4 W. 21 45 N 82 W / 21 43 N 81 58 6 W / pour arriver à la balise à laisser à l’ouest (passer à son est) 21 41 N 81 58 6 W ; il y a 2,2 m d’eau. 

 

Lundi soir, 25 décembre

Marina de cayo largo

 

Encore deux jours de soleil, le bateau commence à sécher.

Hier fut une  journée paisible. Le matin nous avons été à l’île d’en face (2 miles), Cayo Cantiles, ou il y a aussi une station d’élevage de singes, des singes verts. Nous avions été très bien accueillis il y a 3 ans ; nous espérions revoir Carlos et Esteban, deux biologistes très sympas, et éventuellement fêter Noël ensemble. Mais à la station, il n’y avait que deux jeunes, pas très causants (nos amis étaient partis pour une semaine de vacances en famille) Nous avons marché un peu, espérant faire un tour sur les chemins intérieurs de l’île mais les moustiques nous ont littéralement attaqués ; comme il y a eu beaucoup de pluie cette année, ces bestioles abondent. Nous sommes rentrés au bateau et nous avons été faire du snorkel prés de la barrière de corail. C’est curieux, juste sous le vent de la barrière il y a un creux de 2 à 3 m avec des coraux et beaucoup de poisons (un véritable aquarium), dont un requin dormeur  alors que tout le coté est de Rosario est un plateau sableux avec 2 m et moins d’eau jusqu’à 1 mile  de la côte. Nous n’avons  pas vu de langoustes, pas de langoustes non plus de la part du bateau de pêche qui faisait des tours dans le lagon.

Heureusement il nous en restait pour fêter Noël, avec une bouteille de champagne qui avait bien vieilli et une petite boite de foie gras. Dans la soirée 2 voiliers avaient mouillé dans le lagon, les premiers voiliers que nous voyions depuis le Mexique. Ils étaient trop loin de nous pour bavarder ; il faut dire que nous étions mouillés tout près du rivage dans 1m80 d’eau ( c’est l’avantage du dériveur)

 

 

Ce matin le vent s’était levé et soufflait entre 15 et 20 nœuds de sud est donc assez favorable pour aller à Cayo Largo, 20 miles dans l’est. Partis à 9H, nous sommes arrivés à Cayo Largo vers 13 h, après une navigation plaisante malgré les gros creux (2 à 3 m). Nous avons mouillé devant la plage avant la marina, déjeuné, puis pris un bain dans une eau opalescente.

 Puis nous sommes entrés à la marina, belle marina avec des cats ways, de l’eau (il était temps, nous étions à sec d’eau douce) et de l’électricité. C’est une marina internationale, nous ont dit les Cubains mais il n’y a presque personne : il y a seulement 2 voiliers : un cata français inoccupé, et un bateau canadien, sans compter quelques catamarans de promenade pour les plages et 2 bateaux de plongée.

       C’est l’endroit le plus côté des cayes cubaines : toutes une séries d’îles et de cayes, plus ou moins grandes, avec des plages de sables blanc, de la végétation, le tout baigné dans une eau turquoise du plus bel effet sous le soleil (il y a bien unes séries d’hôtels mais regroupés sur la cote sud de l’île et invisibles d’ici)

 

 

NB technique

Le rhum est une denrée essentielle à bord et le bon rhum est rare. Notre provision de Bologne commence à s’épuiser et nous recherchons des rhums acceptables. A Panama nous avions trouvé le rhum Abuelo , vraiment bon ; au Mexique le Millenario n’est pas mauvais et à Cuba le Havana club blanc 3 ans d’age n’est pas mal ; ces rhums n’ont pas le goût de canne des rhums agricoles français , mais ce ne sont pas seulement de l’alcool .  

 

Jeudi soir

Encore au mouillage à Cayo Largo

 

Evidement dés notre arrivée, nous avons eu droit à l’accueil de la guardia et des autres, qui ont été déçus de voir que nous avions fait les formalités ailleurs. Compte tenu du nombre de bateaux qui passent, ils doivent s’ennuyer un peu  

Mercredi il a recommencé à faire gris. Le matin nous avons été à la tienda du port, la seule de l’île semble t il, mais elle a peu de choses essentiellement des boites de conserve espagnoles et des bouteilles d’alcool, mais pas de fruits ou de légumes. La dame nous a dit qu’elle allait en commander, mais quand nous sommes revenus, elle n’en avait pas trouvé (heureusement nous avons récupéré 2 pains) ; pourtant les hôtels doivent en avoir. Les prix sont en CUC, et plus chers qu’à l’île de la jeunesse.

Nous avons été à Internet qui ne se trouve que dans un hôtel à 3kms de la marina . La météo était moyenne : vent de nord est puis est de 15 à 20 nœuds. A l aller nous avons pris un taxi, pensant le payer en peso cubano, mais le CUC se dit  aussi  peso cubano et le prix était en CUC : 5 CUC soit à peu pres 5euros, c’est cher pour 3 km .Après la séance internet (6CUCde l’heure) et un petit tour dans les jardins de l’hôtel, histoire de voir) , nous sommes rentrés à pied mais  un bus navette  nous a gentiment pris Les hôtels sont séparés de la mer par des dunes de corail. Ils sont faits de petits blocs d’appartements sur deux étages. La plage est très belle, mais avec du ressac. Le temps ne s’y prêtait pas, mais il y avait peu de monde sur la plage, plus prés des piscines.

Jeudi nous avons fait les formalités de départ et payé la marina (32 CUC pour 2 jours), puis nous avons été mouillé prés des îlots rocheux pour faire du snorkel (los ballenatos) :pas mal.  Comme il était tard nous avons remis le départ pour Cienfuegos à aujourd hui et avons été mouillé le long de la grande plage de l’est, théoriquement bien abritée. Cependant la houle entrait du sud et nous a fait un peu balancer durant la nuit mais nous avons eu un coucher de soleil somptueux.

 Ce matin départ ; à la sortie du chenal, vers 8 H, le vent était raisonnable : 15 nœuds, et malgré une mer très forte et très courte, nous avancions bien ; puis le vent est monté pour s‘établir en permanence à 22 nœuds, rafales à 24 et bien sur pile de face, il y a avait beaucoup de gros nuages noirs. Le bateau était chahuté, cognait dans les vagues et AM était un peu malade ; alors au bout de deux heures nous avons fait demi tour, espérant que demain ce sera meilleur : bilan 28 miles à la voile pour revenir encore un peu plus loin que notre point de départ, car nous nous sommes mouillé dans une baie très protégée et très calme, un peu avant la marina.

Demain nous ferons les 70 miles (en ligne droite) pour Cienfuegos .La météo nous promet 15 à 20 nœuds d’est, soit 30 miles au louvoyage et 40 au prés  serré ; nous prévoyons un peu plus de 24 h.

 

samedi 30 décembre 2006

Marina de Cienfuegos

 

Ouf, nous y sommes arrivés, mais cela a été dur.

Le trajet comportait deux étapes : la première de 30 miles jusqu’à un phare à l’extrémité de l’archipel  vers l’est ; la deuxième de ce phare à Cienfuegos direction nord est. Normalement si une de ces deux étapes était au louvoyage, l’autre devait être seulement un bord de pres. Et ben non, nous avons eu deux louvoyages avec le vent pile de face.

Au départ nous avons encore eu du fort vent, jusqu’à 25 nœuds d’est et une mer avec des creux de 4 m. Puis, au bout de 8 miles (3 h)  nous avons pris une passe dans le reef et avons été sur des hauts fonds au vent de Cayo Largo : miracle sitôt sur les hauts fonds (4 M) la mer est devenu plate et le vent beaucoup moins fort   . Nous avons donc louvoyé paisiblement jusqu’au phare. Au total pour les 3Omiles en ligne droite, nous avons parcouru 48 miles.

Nous avons mouillé sous le phare, mais il était trop tard pour faire du snorkel ; alors nous sommes repartis au moteur, car le vent était très faible et la houle forte. Vers 20 H 30, brutalement le vent est arrivé : 20 nœuds, pile de face. Alors commencé un long louvoyage, marqué par une mer forte avec des vagues très courtes (une seconde entre deux vagues) qui faisaient danser le bateau, et l’équipage. De plus le vent passait fréquemment de 10 nœuds à 25 nœuds, avec des changements de direction, d’une vingtaine de degré. Toute la nuit nous avons donc modifié les voiles et viré de bord : au total une vingtaine de virements ; même avec le génois un peu enroule, c’était dur.

Mais finalement nous sommes arrivés devant le chenal d’entrée de Cienfuegos à 10 h après 74 M de louvoyage pour 40M en direct( et on appelle cela la plaisance !) Ce chenal assez étroit entre des collines,surmonté par un vieux fort espagnol, débouche ensuite sur une  immense mer intérieure et au fond se trouve la ville et la marina, ou nous sommes.

Pour cette deuxième étape nous avons reverifié le dicton : au louvoyage deux fois la route : les vagues interdisent un cap plus serré que 55/60 ° ; sous peine de taper dans toutes les vagues et de s’arêter dans chacune.

 

Nous avons prévu de laisser le bateau une dizaine de jours et de partir visiter un peu Cuba,  surtout La Havane et Vinales, et, bien sur aussi, la région de Cienfuegos . 

 

  

ALBUM PHOTOS

 

01 L’équipage est en pleine forme, malgré la compression JPG , qui nous rend un peu lépreux.

 

La compression ne permet pas l’envoi de photos montrant les couleurs de la mer,  désolé !!

 

1 La passe de Quitassol permet d’aller de l’île de la jeunesse au golfe de Batabano, en traversant les cayes de mangrove.  Largeur 200 m profondeur 4 m au milieu de fonds de 50 cm.

 

2 3 Certaines cayes de l’archipel des Canarreos ont de belles plages de sable, coté récif.

 

4 5 Les plus grandes cayes sont de veritables iles avec de la végétation, des lagunes d’eau saumâtre ou se baignent les crocodiles.

 

6 7 Le charme de Cayo largo ce sont ses îles de sable, posées sur un lagon de sable qui d
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commentaires

N
A voir certaines photos, on a pas vraiment l'impression que le rhum manque à bord ;-)
Répondre
L
d abord c est du champagne , mais il est vrai que les bouteilles de rhum fuient
pourrait tu m envoyer sur un mail normal cad ss piece jointe le calendrier du kayak car impossible de lire les pieces jointes
vu la lenteur de l ordinateur , on ne profite pas vraimemt des videos de lucas
la gd mere pietine
bisous