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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 20:48
Cienfuegos le 12 01 07
 
Apres un retour sans problème, nous avons commencé les démarches pour la prolongation du visa touristique. Un officier de l’émigration de la marina a appelé le bureau pour savoir le prix : 20 CUC en timbres que la marina m’a donnés ; j’ai pris un taxi pour arriver à 2H30 au bureau qui fermait à 3H .La salle était bondée ; finalement une employée est venue et je lui ai demandé ce que je devais faire : » aller à la porte marquée extranjero et entrer à votre tour ». Toute la pièce avait du entendre ; j’ai essaye de questionner pour savoir si d’autres personnes attendaient pour ce bureau; pas de réponse. J’ai donc essayé d entrer mais une personne m’a alors dit que c’était son tour. J’ai donc attendu jusqu’à 3H, sans que la porte s’ouvre. Comme tout le monde semblait cubain j ai posé mon cas ; réponse : « attendez ». Du coup 5 personnes semblaient aussi avoir besoin de passer par cette porte. A 3H15, la porte s’est ouverte et j’ai redemandé avec mes visas et mes timbres à la main ; on m a alors dit : »le compte n’y est pas revenez demain avec 25 CUC en timbre ». Je suis rentré un peu énervé, et j ai acheté les timbres manquants en manifestant un fort mécontement. J’étais restée au bateau pour faire un peu de lessive et j’ai vu, au bout de 2 heures, Jacques rentrer furieux et transpirant, ayant fait le retour à pied (une bonne demi-heure) pour passer sa rage.
Donc le lendemain, retour à 8H30 au bureau (ou je l’ai accompagné, histoire de le faire patienter. Une queue de 25 personnes, toutes cubaines, attendait déjà à la porte au soleil J’ai donc  essayé de demander à une officielle qui faisait l’appel ce qu’il fallait faire : seule réponse sèche : «  espere » (ce qui veut dire attendez)  Heureusement un citoyen allemand, parlant le français (et qui devait avoir des origines cubaines) m’a expliqué qu’il y avait deux queues et qu’il fallait attendre ; nous étions les cinquièmes. Une partie des cubains est rentrée dans la salle d’attente, les autres et les étrangers sont restés dehors, toujours au soleil. Ce monsieur semblait prêt a attendre toute la journée, me disant : c’est Cuba. Finalement vers 9H 30, la porte s’est ouverte et on a fait rentrer un premier étranger, accompagné d’une interprète nettement plus jeune que lui.  Finalement à 10 h 15, c’était notre tour. Le préposé a recopié sur une petite feuille de papier , des lignes du passeport , a collé les timbres après avoir été cherché la colle , ce qui lui a pris 5 bonnes minutes , à révérifier 5 fois son travail , puis nous a dit : revenez à 1H , les papiers seront signés.
 Pour patienter, nous avons mangé dans un restaurant de la rue piétonne : joli cadre, un repas très correct pour 25 cuc à deux puis nous sommes revenus à 13h pile ; l’allemand était là aussi .Au bout d’une demie heure ,la porte pour étrangers s’est ouverte et finalement à 13H30, on nous a enfin remis notre prolongation de visa La salle était encore pleine de cubains Nous sommes alors partis faire les courses au marché bien approvisionné : tomates, choux, bananes, goyaves patates et patates douces. Et avons payé 2 CUC pour une dizaine de kilos divers. Après quelques difficultés, nous avons enfin trouvé une boulangerie (elles sont rares à Cuba) et miracle, il y avait du pain
Ceci n’est pas une grande aventure, mais elle illustre les difficultés des étrangers avec les officiels cubains mais aussi celles des cubains qui passent leur temps à attendre. Ils ont l’air habitué.
A notre retour il y avait deux bateaux de voyage , qui sont repartis avant que l’on puisse un peu pontonner ; AM a juste larguer les amarres de notre voisin un anglais , venant de Casilda , ou il n’avait pu entrer calant 2M .
 
Nous avons fait laver le linge (15 CUC), bricoler un peu le bateau, réessayer Internet en ville, mais les Cubains bloquent la liaison des postes internet à l’accès au PC ; il est donc impossible  d’envoyer des documents enregistrés sur CD.
Au cours de nos aller et retour, (la plupart à pied, pour ne pas perdre l’habitude de marcher) nous avons pris une calèche. Le conducteur bavard nous a raconté que sa maison ayant été endommagé par le cyclone l’an dernier, il la reconstruisait avec l’aide du gouvernement qui lui fournissait la matière première. Le gouvernement fournit aussi, semble-t-il, télé et cuisinière électrique programmable. Il semblait donc heureux du gouvernement. Nous avons aussi discuter avec le gardien de nuit Léo. Il a attendu la nuit pour visiter très rapidement le bateau, en ayant peur de se faire surprendre. (Par qui ???) . Tous les membres de sa famille et belle famille sont  médecins (pas sa femme).
 
 
dimanche 14 janvier 2007
 
Marina de Casilda
Hier, à l’heure prévue, 7H 30, le responsable de la marina était la pour nous fournir le fuel, ainsi que les officiels pour remplir le despacho. En un quart d’heure, tout était expédié Nous sommes partis avec un vent fort 20 nœuds, rafales à 25 nœuds, heureusement travers au début. Le trajet se fait sous le vent de hautes montagnes, la sierra de l’Escambray. Après 10 miles effectués à plus de 7 nœuds, le vent est tombé et nous avons du mettre le moteur en longeant de très prés la cote : les fonds restent insondables jusqu’à 100 m de la cote. Cette partie est belle ; il y a une crique avec un hôtel équipé pour la plongée, bien abritée du vent du nord au sud en passant par l’est. En entrant dans la baie de Trinidad, le vent est revenu à 25 nœuds, avec une heureusement une mer plate. A 15h nous avons pris le chenal de las Maletas, et à 16h nous étions amarrés dans la toute petite marina de Casilda. Pour entrer nous sommes passés par des profondeurs au sondeur de 1,4 M ; merci le dériveur.
 
A Cienfuegos, on nous avait annoncé une fête populaire à Trinidad, après avoir un peu parlé avec un couple franco allemand d’un bateau allemand amarré à coté de nous (il n’y a que 3 bateaux de voyage dans la marina dont le notre)  nous sommes partis très vite en ville en bus (12 km).
Après une balade en ville , un mojito en haut des escalier de la place Mayor , nous nous sommes promenés de nuit dans la ville , extrêmement calme, sauf quelques propositions de repas chez des particuliers . Avantage de la nuit, on voit très bien l’intérieur  de nombreuses maisons ; beaucoup ont de très grandes pièces, bien meublées ; ce n’est pas Habana Vieja ! Nous sommes retournés au restaurant d’il y a 3 ans, ou nous avons bien mangé, puis nous avons recherché la fête. Finalement nous avons trouve une rue avec des manèges pour enfants ; les manèges tournent avec des moteurs électriques et des entraînements à courroie, voire à la main ; les sièges sont en fer fabriqués de façon très artisanale mais l’ambiance était bon enfant, les manèges bien remplis et les enfants joyeux Dans une rue un peu plus loin, des échoppes servaient de la nourriture, notamment des plats de viande avec une portion respectable. Sur une estrade, des amplis étaient installés. Pour attendre que les musiciens arrivent nous avons été boire un mojito dans un café a musique. A 21H 3O les musiciens (prévus à 21H) sont arrivés ; nous n’étions que 2 couples de touristes dans le patio .Le groupe était bons, mieux que des danseurs de danse folklorique qui lui a succédé. Nous sommes repartis voir ou en était la fête populaire : rien ni spectateurs ni musiciens, à part quelques familles prenant le frais sur la place. Il se faisait tard (23H) et nous avions des craintes sur la possibilité de trouver un taxi pour rentrer, car nous n’avions vu aucun (ou des taxis garés sans chauffeur). Nous avons donc demandé à deux policiers ; ils ont hélé une grosse voiture américaine (une belle Ford rouge et blanche) pour nous emmener à la marina ; le conducteur paraissait très content que nous acceptions son prix : 10 CUC, tarif nuit pour nos 12 kms de route ; en principe ce type de taxi ne peut prendre de touristes, qui ne peuvent utiliser que des taxis d’Etat.
 
Dimanche soir
            Nous avons pu vérifier ce matin que le type de taxi pris hier soir n’avait pas le droit de nous prendre, puisque ce matin nous en avons pris un autre du même type, près de la marina, pour retourner en ville et, pour éviter un contrôle de police, il a fait un grand détour par la campagne sur de mauvaises routes.
Nous avons parcouru de jour les rues de Trinidad avec plaisir. C’est un bel ensemble de maisons relativement homogènes aux façades pentes de couleurs pastel, avec des toits de tuile ,des fenêtres et balcons de bois ou de ferronneries, Les rues  suivent les courbes de niveau et donc , pour une fois, ne sont pas droites. Tout s’organise autour du jardin de la place centrale, bordée de l’église et de très belles demeures du XV111° et début X1X°, richement meublées
A de nombreux coins de rue, des vendeurs proposaient des sandwichs de porc, le porc entier rôti étant sur l’étal au début de la matinée. 
Nous avons repris un mojito en écoutant un bon orchestre.
Nous n’avons pas réussi à mettre à jour le blog, mais nous avons pu l’envoyer à Nicolas et nous avons pu prendre des nouvelles de France sur le site du monde, qui a enfin fonctionné (nos autres essais avaient échoué, nous n’obtenions qu’une page grise ; censure ?...); PSG a encore perdu.
Nous avons trouvé qu’il y avait peu de touristes, par contre pas mal de quémandeurs (donne moi un peso, un savon, etc.) et de rabatteurs pour restaurants chez les particuliers (paladars non déclarés ??) et de cigares.
Ici, il y a très peu de propagande murale pour le régime, et dans les maisons les christs sont beaucoup plus nombreux que les portraits de Fidel. Nous n’avons pas vu de monuments pour évoquer les 5 héros (cubains emprisonnés aux USA) alors qu’ils étaient omni présents à Vinales.
Un petit vendeur de tomates nous a proposé 5 tomates pour 20 pesos , nous avons dit 10 et il a été d’accord ; après nous nous sommes rappelé qu’à Nueva Gerona nous avions payé 5 pesos pour la même quantité ( je parle de pesos cubains :25 pesos font un CUC ) . Nous ne sommes décidément pas bons en marchandage.
 
  Mercredi soir
Mouillage de Cayo Cana dans los cayos de Ana maria.
 
Lundi,après avoir fait les courses de fruits et légumes au marché de Trinidad, presque désaffecté , les échoppes à l’extérieur étant plus nombreuses que celles de l’intérieur, et trouvé du pain , nous sommes partis vers midi , en larguant seuls nos amarres sous l’œil totalement indifférent du personnel de la marina. Cette marina est vraiment la plus nulle de toutes, pour l’entretien et l’amabilité des gens.
En sortant, nous avons croisé un bateau de location qui tentait d’entrer. IL a fini par mouiller dans le chenal, nous n’avons pas vu la suite.
Nous avons pris le chenal du nord, en passant par la passe Jobado, pour aller mouiller dans la baie Caballones, à 5 miles de Casilda. Il y avait un petit bateau de pécheur, mais il n’est pas venu nous vendre de langoustes. Nous avons admiré un beau coucher de soleil.
 
 
 
Note nautique   
Pour entrer et sortir de la marina, nous sommes passés par un point de 21 44 6 et 79 59 5, et en rasant la perche (à droite en entrant) ; nous sommes passés sur des fonds de 1,4m au sondeur.
 
Chenal nord ; les hauts fonds au nord de cayo guajo vont jusqu’à 21 43 40 ;
Les boues de la passe Jobado ont disparues.
Uns partie des bouées et tourelles des baies ont disparu ; la tourelle 12 est encore debout (tripode en béton), mais il ne reste de la 10 que des pieux. La tourelle de la tête de corail n’est plus qu’un pieu dépassant à peine de l’eau.
 
Mardi, au lever du soleil, nous sommes partis au moteur pour la passe de los Machos, un peu inquiets sur la présence des bouées ou tourelles. Elles y sont toutes plus moins cassées et visibles. Nous avons donc franchi la passe sans problème et avons envoyé les voiles, avec un vent d’est 15 nœuds, pas tout à fait l’idéal pour aller à Cayo Blanco de Zaza, plein est. Mais la mer est plate, et nous avons donc louvoyé pour arriver à13 H 45 au mouillage devant une belle plage de sable et un phare. Nous avons fait le tour de la caye en annexe, puis à pied sur la plage, en ramassant de beaux coquillages pour Elora, dont c’est l’anniversaire. Une barque a débarqué et les pécheurs nous ont demandé si nous voulions du poisson : des gorettes qu’ils venaient de pêcher à la ligne. Bien sur ! Ils sont venus au bateau et ne voulaient rien accepter. Après des bières et un paquet de cigarettes, ils ont proposé d’aller chercher des langoustes ; nous sommes partis en annexe su les hauts fonds au sud est de la caye. Hélas, ils ont bien vu quelques langoustes mais n’ont pas réussi à les attraper à la main. Nous avons leurs coordonnées téléphoniques pour les appeler la prochaine fois, ils viendront nous apporter des langoustes et des crevettes, principale pêche de Tunas de Zaza.
 
Note nautique Il y a une bouée bizarre pour parer le corail à 21 40. 79 50 8 ;la tourelle n 7 est cassée, ainsi que la station de pêche ; la tourelle n5 est une grosse tourelle encore intacte ( sauf le voyant ) , la n 4 est réduite à un pieu émergeant de 30 cm . La n 2 est une bouée perche.
 
Mercredi 16
Nous nous sommes levés à 4H 30 pour partir à 5h ; les prochaines étapes possibles étant les cayes d’Ana Maria à 50 miles à l’est, avec du vent d’est cela serait long . Chance il a été nord, puis nord est de 10 à 20 nœuds ; nous avons été vite et à 14 h, nous mouillions dans la grande baie des cayos de los Machos. C’est un dédale d’îles de mangrove qui font un ensemble très joli. Après un 1° mouillage ;nous faisons un tour en annexe et trouvons une baie splendide , avec une grand plage de sable , parfaitement plate sous le vent de Cayo Cana ; la carte indique un fond inférieure à 2m , mais il y a plus . Nous repartons avec Luliberine, pour venir y mouiller pour la nuit. Nous faisons un grand tour sur la plage au soleil couchant, c’est très beau. Nous voyons aussi 3 bateaux de pêcheurs, mais aucun, hélas, ne vient proposer des langoustes.  
Nous nous sentons très loin, au bout du monde : pas de voilier, pas d’habitant, pas de lumière, aucun bruit…. C’est peut être le coin le plus éloigné de tout ou nous soyons  jamais allés. Ce n’est pas désagréable.
 
Note nautique le feu de la bouée de Tunas ne marche pas ; le medano de Ballendras ne se voit pas. Les fonds du plan des cayos de los machos sont très approximatifs. Outre notre mouillage impossible selon la carte, il n’y a pas d’eau entre le groupe cayo cana et le groupe de 4 îlots à son ouest. Cayo Cana et la caye à son ouest sont reliées. Nous avons mouillé à 21 23 36, 78 47 48.
 
Jeudi soir
Cayo Algodon.
Belle journée de navigation au portant, la première depuis longtemps !
Nous sommes partis à 8h plein sud, pour Cayo Algodon, avec un vent de nord est de 16 nœuds : la vitesse dépassait 7 nœuds. Puis le vent s’est calmé pour se maintenir à 10 nœuds ; nous sommes entrés tranquillement dans le grand lagon, sous le vent de la caye. Après avoir franchi un seuil impraticable selon la carte, nous avons mouillé devant des fonds blancs, au milieu des îlots de mangrove : très beau et très calme.
Hélas le snorkel décrit par le guide est très décevant, ou nous n’avons pas trouvé le bon endroit : encore un jour sans langouste !! C’est quand même un très beau mouillage.
  
Position du mouillage : 21 05 90. 78 43 74
 
Dimanche soir
Cayo Rabihocardo
 
Nous continuons notre progression vers l’est malgré un vent contraire qui se lève vers 8H du soir (la ça ne nous gène pas, au contraire cela éloigne les moustiques) pour être fort (16 à 20 nœuds est) de 8H du matin jusque vers 1 H de l’après midi, et baisser ensuite fortement  en tournant vers le sud .Donc tous les matins nous louvoyons avec un ou deux ris, de nombreux tours de génois. Heureusement la mer est assez calme et permet une vitesse satisfaisante dans la remontée au prés : environ 4 miles à l’heure, contre le vent.
Vendredi nous sommes allés de  Cayo Algodon à Cayo Granada, avec une alternance de vent fort et de calme, en passant par des chenaux étroits mais bien balisés : canal de Pingue et de Rancho Viejo. Cayo Granada est une grande caye de mangrove, un peu en croissant de lune et sans interêt particulier, mais l’étape était déjà longue. Nous avons mouillé entre une épave et une tête de corail. Mais il était assez tard, la visibilité était faible et nous n’avons pas vu grand-chose, si ce n’est une dizaine de Platax, vers l’épave mais aucune langouste, j’avais pourtant pris une pique et un lasso.
A noter : il y avait au mouillage un maramu anglais, cela faisais longtemps que nous n’avions pas vu un voilier. Il y avait aussi deux petits pêcheurs qui ne nous pas proposé de langoustes. Cuba, sans langouste, n’est plus ce qu’elle était !
 
Samedi, courte étape de seulement 30 miles sur l’eau, 25 miles en ligne droite, mais il a fallu louvoyer 1H pour passer la passe de Juan Suarez avec un vent fort et des creux de 2M (influence de la passe ?) ; la caye de Média luna ressemble à celle de Granada : un croissant de lune d’un mile de diamètre. C’est une halte de chalutiers, qui y passent la journée avant d’aller pêcher la nuit. Aucune proposition de langoustes !!
 
 Aujourd’hui encore 30 miles, cette fois tout au louvoyage, jusqu’à notre arrivée devant la caye de Rabihocardo, vers 14 h ou le cent a baissé. Le guide laissait entrevoir la possibilité d’aller mouiller dans un lagon entre deux îlots. Après avoir mouillé devant une belle plage de sable, nous avons essayé de trouve le chenal. A grand peine nous en avons trouvé un pour l’annexe : 3m de large avec peut être 1, 5 m de fond. Luliberine est restée devant la plage. Nous nous sommes baladés en annexe dans le lagon, qui est joli avec un chenal  permettant d’aller jusque la plage de l’est. Il y a peu d’oiseaux puis nous nous sommes baladés sur la plage, en ramassant plein de coquillages et de coraux pour Elora (chut Cécile, c’est une surprise pour elle).
Nous avons regardé s’il y avait des têtes de corail, mais nous n’en avons pas vu, alors pas de snorkel et tant pis pour les langoustes. Il y a des chalutiers à coté de nous, mais ils continuent à nous ignorer (même sur l’eau, c’est à nous au pres de nous dérouter).
C’est un beau mouillage et nous nous sommes faits à l’idée que dans ces cayes le snorkel avait peu d’interet (cf cayes de Belize, coté intérieur).
 
Note nautique : la position du mouillage de Rabihocardo du guide est fausse en latitude d’environ un mile.
 
mardi 23 janvier 2007
Cayos de Manzanillo
 
Le vent s’est absenté depuis hier. Après 4 h de louvoyage dans un vent de 12 nœuds faiblissant à moins de 7, nous avons du finir au moteur, jusqu’ a la ville de Manzanillo, décrite dans le guide nautique comme présentant un charme suranné et dans un guide Michelin possédant un kiosque 3 étoiles. C’était deux bonnes raisons pour y aller, la troisième étant que nous voulions voir une petite ville non touristique de Cuba. C’est une ville de 100 000 habitants. Vue de la mer, c’est une colline boisée qui longe la mer avec des grandes barres d’habitations qui de loin et sous le soleil font bonne impression. La ville n’est pas tournée vers la mer.
Nous sommes donc arrivés au petit port de pêche à l’ouest de la ville vers 15 h. Nous nous amarrons au quai de la guardia : quai très court avec de gros pneus mais sans rien pour attacher des amarres. Les gens de la guardia nous ont dit qu’ils appelaient le capitaine du port et nous avons commencé à attendre.
A 16 H 30, Coup de téléphone et on me passe une dame parlant plus mal que moi l’anglais, laquelle me dit de venir a pied à la ville pour faire les papiers. Mais j’avais mal compris, je l’avais pourtant reformulé 2 fois ; ceux de la guardia me disent qu’il faut aller mouiller à l’autre bout de la ville devant un autre poste de la guardia. Nous repartons et vers l’endroit indique, nous voyons deux groupes de barques de pêche : devant l’un un semblant de quai, devant l’autre une grève de sable. Nous choisissons de débarquer au quai, mais à peine le pied à terre, un officiel arrive, ce n’est pas la il faut aller à la grève. Nous repartons et débarquons dans de la vase, un peu nauséabonde. Le comité d’accueil est au complet : une demi douzaine d’officiels et deux civils. Ils nous regardent tirer l’annexe sur le sable sans bouger pour nous aider. Les civils sont les inspecteurs phytosanitaires et  veulent inspecter le bateau ; je leur explique que nous sommes depuis 5 semaines à Cuba, que l’inspection a déjà été faite, rien à faire ils veulent inspecter. OK, je remets l’annexe à l’eau et les invite à monter. C’est un grand moment car ils n ont aucune envie de mettre le pied dans l’eau et la vase ; après une longue hésitation, mais ils ne peuvent plus reculer, ils se déchaussent et nous partons au bateau. Evidement ils ne trouvent que des fruits cubains, ils regardent avec soin l’insecticide, puis rédigent de nouveaux papiers. Nous repartons à la plage. Anne marie a fait les formalités avec les officiels( avec quelques difficultés car le chef ne parle pas l’anglais et ne veut pas me parler en espagnol, se faisant aider par un petit jeune qui baragouine quelque peu l’anglais ; tout cela se déroule toujours sur la plage en utilisant comme bureau une barque retournée alors que les bureaux officiels sont à 100m sur le Malecon ) .A mon retour , le petit jeune , sous l’œil de son chef, m’explique que pour la sécurité du bateau, il ne faut pas le quitter pendant la nuit. «  Oui nous pourrons visiter Manzanillo le jour, c’est très joli et les cubains sont très gentils » mais ils ne sont pas gentils la nuit !! De plus, toujours pour la sécurité du bateau, il faut le remouiller 100 m plus loin.
      Nous rentrons donc au bateau et le remouillons ; il est 18 H. Le vent d’ouest s’est un peu levé et nous dansons pas mal, jusque vers minuit. C’était prévu par le guide.
 
Ce matin, le vent est nul, pas une ride sur l’eau. Nous partons visiter la ville ; le centre est prés de notre débarquement. La grande place (la place Cespedes, comme dans presque toutes les villes cubaines), ou trône le fameux kiosque style mauresque en céramique est entouré de grands bâtiments à façades plus ou moins mauresques. Ils abritent des services officiels, l’amicale de vétérans de la révolution, un club d’échecs avec une vingtaine de damiers, un petit musée municipal, des salles de réunion occupées avec des militaires (ou policiers) en réunion. Autour les rues sont très propres avec des maisons à un étage de tous styles, et même proche du centre des maisons en bois. Il n’y a quasiment aucune voiture dans les rues, mais beaucoup de piétons et pour la première fois, nous voyons pas mal de restaurants et des cafeterias avec des gens dégustent des glaces Devant les tiendas en CUC, les cubains font la queue pour entrer .Nous trouvons le marché ou il n y a que du manioc, des plantains, un peu de bananes et du mais qu’ils égrènent pour en faire une bouillie utilisée pour faire des sortes de crêpes. Il n’y a pas d’internet, très peu de cabines téléphoniques et une grande queue à ETECSA, pour le poste de téléphone (et c’est pourtant une ville de 100000 hab., nous dit le guide !)  Un jeune nous rejoint, il apprend le français pour être dans le tourisme ; pour le moment il fait un stage dans un hôtel : salaire 3 cuc par mois ; après il espère gagner 12 cuc par mois. Comme il veut parler français il nous invite à prendre un café chez sa tante qui tient une casa particulare.   Nous causons quand on sonne à la porte, il va se cacher pendant que sa tante ouvre. Fausse alerte,  ce n’est qu’un cousin ; il avait peur que ce soit un officiel de l’intérieur. Travaillant dans un hôtel d’Etat, il ne pouvait être dans une casa particulare avons-nous compris. Ces gens espèrent que ça change prochainement. C’est ce que nous dit aussi un monsieur qui nous fait visiter l’église.
Finalement nous repartons du mouillage vers 15h, pour aller dans les cayes 4 miles à l’ouest, bien protégées de tous les vents. Le vent est faible, le coucher de soleil très beau.
 
Jeudi
Mouillage de Cabo Cruz
 
Depuis hier le vent est complètement tombé et nous avançons au moteur sur une mer d’huile.
Hier soir nous avons été à la plage de Las coloradas, la ou Castro a débarqué avec le Granma.  La navigation a été longuette, nous sommes passés devant Niquero qui, vu de la mer, ne nous a pas inspiré, on ne voit qu’une immense usine. De plus il y a 5 ans, les Lombard s’étaient vu refuser le droit de mouiller ; nous ne voulions pas tester une fois de plus l’amabilité de la guarda. Devant Belic, un pêcheur nous a vendu des poissons (capitaines et autres) qu’il avait péché au fusil ; il avait aussi une tortue. C’était le premier qui nous faisait une proposition. Dans le coin il y avait une dizaine de barques à rames allant très loin en mer
Pour la guarda, nous avions raison, car nous la testons ce soir à Cabo Cruz. Après une courte navigation au moteur, nous avons mouillé dans le lagon, avons reçu la guarda, puis été voir les coraux. L’eau était enfin très claire après l’eau trouble des mangroves mais si les coraux étaient beaux, il y avait peu de poissons et aucune langouste Nous sommes descendus à terre, ou plutôt nous avons essayé, car à peine avions nous fait 100 m, qu’un officiel en bleu nous a dit (a plutôt aboyé) que c’était interdit et qu’il fallait repartir immédiatement au bateau. Il est permis de visiter en voiture… mais pas en bateau.
Il n’était pas aimable du tout .De plus contrairement à la dernière fois, nous n’avons pas eu la visite de chasseurs sous marins avec des langoustes. Sans langouste Cuba perd de son interet, il ne reste plus que la guardia !!!
 
Note nautique : toutes les bouées ou tourelles entre Manzanillo et Las coloradas ont disparu à l’exception de celles du chenal de sortie du port ( jetée ) à l’est de Niquero
 
Vendredi
Mouillage de Portillo
Encore une navigation au moteur, faute de vent (et dire que nous nous attendions à une étape un peu difficile, éventuellement du louvoyage !) Nous avons coupé la navigation par un arrêt pour déjeuner à Cayo Blanco de la baie de Pilon. C’est une belle halte : une petite caye avec une plage de sable sur un beau fond de montagne, mais il pleuvait et nous ne sommes pas allés voir les coraux ; de plus la visibilité dans l’eau paraissait mauvaise. Nous avons continué jusqu'à Portillo, très beau mouillage avec des montagnes en arrière plan. A peine arrivés, (15h) nous avons vu des uniformes sur la plage ; ils se sont dirigés vers nous en barque à rame, puis qui ont rebroussé chemin. J’ai été voir et ai reconnu Josephina que nous avions connu il y a 4 ans ; elle habite juste à coté et pêche très bien à l’épervier.      La guardia attendait un troisième homme. Deux heures après ils l’attendent toujours et nous aussi. Il vient de Pilon à 15 kms !! Evidement tant que les papiers ne sont pas faits nous sommes coinces au bateau (et il sera trop tard pour aller nous promener un peu à terre ; la nuit tombe vite)
Nous commençons vraiment à en avoir assez de Cuba et de la guardia. Comme je l’ai dit à Josephina, s’il y a moins de bateaux à Cuba, c’est peut être que les gens en ont assez des tracasseries administratives ; en tout cas, nous, oui !
Finalement, ils sont arrivés à 18h ; le 3°homme était venu avec son chien et, encore une fois, nous avons eu droit à la recherche de drogue pendant qu’un autre recopiait laborieusement les renseignements concernant le bateau (y compris la hauteur du mat) sur un petit bout de papier .Ils viennent de partir, il fait presque nuit. Nous allons nous consoler avec un petit apéro …
 
 
 Dimanche soir
Marina de Santiago de Cuba
 
Notre voyage nautique de Cuba s’achève. Hier peu de vent, nous avons fait 50 miles au moteur, en pêchant deux barracudas (que nous avons du rejetés à cause de la ciguatera) et un tazard (qui va bien amélioré l’ordinaire du bord). En arrivant à Chirivico, petit village où nous avions été il y a 4 ans, nous avons attendu la guardia qui n’est pas venue. Nous ne sommes donc pas descendus à terre. Le village, la nuit, était très peu éclairé, moins qu’il y a 4 ans. Aujourd ‘hui nous sommes partis avec peu de vent et vers midi il s’est levé d’ouest, pour la 1° fois depuis que nous sommes à Cuba .Nous avons donc fini le trajet sous génois en marchant à 6 nœuds .
A la marina il n’y avait que 4 bateaux. Nous nous sommes mis à quai et avons attendu la guardia 2 heures, sans avoir le droit de descendre du bateau. Un bateau hollandais est arrivé peu après de l’est ; lui n’a pas eu le droit de se mettre à quai, il doit attendre au mouillage jusqu’à demain (il aura alors droit au grand jeu, ce qui va l’occuper à peu près toute la matinée). Décidément tout se passe comme si la guardia avait décidé de décourager les voiliers de venir à Cuba ; ils ont d’ailleurs assez réussi, si on compte le nombre de bateaux rencontrés.
Nouveauté de la guardia de Santiago : les gps portables, la VHF et les fusées sont sous scellés jusqu’à notre départ ;
 
 
 
 
 
 
 
Photos
 
TRINIDAD
1 vue des toits depuis la tour de la casa Cantero
2 une rue typique bien restaurée, les maisons n’ont qu’un seul étage, mais elles ont toutes un patio intérieur.
3 intérieur d’une maison ; on peut voir l’intérieur de nombre d entre elles. La pièce principale est spacieuse et bien meublée. Il y a plus de Christ que de Fidel. A noter les petites figurines en porcelaine (ou faïence). Si nous revenons à Cuba, nous en emmènerons comme cadeau.
 
LES CAYES
 
4 et 5 cayo Blanco   Les photos expliquent le nom. Les montagnes de l’arrière plan sont un plus au décor.
6 Cayo cana du groupe des cayos de los machos ; un des mouillages que nous avons préféré.
7 cayo algodon grande ; vue de l’intérieur de la mangrove.
 
MANZANILLO
 
8 La place centrale et le kiosque ; au premier plan des joueurs de domino, les cubains sont champions du monde.
9 la place centrale est bordée de palais, avec des colonnades. Sous celles-ci de petits marchands de friandises.
10 une vielle rue sur la colline ; à noter un monsieur, à gauche ? Dans une activité favorite des cubains.
11 vues depuis le monument de Célia Sanchez, tout prés de la photo précedente. La maison au premier plan, à gauche, doit être plus agréable que celles de la photo 10 ;
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