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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 09:21

 

 

Comme l’ecrit JF Deniau dans son livre la mer est ronde, un des charmes de la croisiére , est la préparation et/ou le souvenir des navigations .

C’est donc avec beaucoup de plaisirs que je revois les photos de notre croisière sur les cotes d’Amerique centrale, dans ce bulletin bonaire curacao colombie et quelques iles des san blas.

 

 

Bulletin n 3

 

Mardi soir 20 décembre

 Spanish harbour Curaçao

 

Nous sommes arrivés à la frontière de la zone de navigation des Antilles, les plans et les indications se font plus rares mais c’est encore une zone de croisière connue ; après ce sera plus l’aventure.

Porto la Cruz n’a été pour nous qu’une halte de ravitaillement , mais aussi un peu de bavardage de pontons , car nous y avons retrouvé Maki , et d’autres français à la marina de Bahia Redonda, belle marina encore assez pleine .Colette ( de Maki ) nous a emmené au marche de frais : légumes, fruits, poissons et viande en bus , et c’est vrai que ce n’est pas cher ;  là,nous avons trouvé de tout :fruits ,légumes de qualité, toutes sortes de viande, pas mal de poissons… elle nous a indiqué un super marché que nous avons rejoint en bus ,de l’autre coté de la ville et là, par contre ,les prix sont les prix mondiaux , à l’exception de la bière locale vraiment pas chère . Les 2 grands avantages du Venezuela pour les prix sont donc surtout l’essence et la bière ; le premier poste n(est pas conséquent le deuxième l’est plus, car finalement un bateau consomme plus de bière que de diesel, le notre en tout cas. La ville en elle même n’a pas d’intérêt : c’est une très grande ville, avec un mélange de quartiers pauvres et plutôt sales et de zones de buildings ; par contre, la marina est jolie, clean, des fleurs partout, une piscine, Internet… mais pas de magasins d’alimentation    

 Mercredi matin, nous sommes partis pour Bonaire, mais avec l’intention de faire deux stops dans les îles du Vénézuela : le premier aux Roques, le deuxième aux Aves.

La traversée jusqu’au Roques nous a pris 24 h. les Roques sont un grand plateau corallien a peu prés rectangulaire de 20 kms sur 10 kms. Il y a une multitude ‘îles  et de récifs ; nous avons choisi d’aller à un petit groupe d’îles tout à l’ouest de ce grand ensemble : l’ile principale s’appelle Caya agua ; elle fait partie d’un ensemble corallien en fer à cheval ouvert sur l’ouest et en forme le coté sud ; c’est une ile de 3 kms de long sur 200 m de large , couvert de buissons avec de petits lagons et de la mangrove ; il y a aussi une belle plage de sable ou viennent quelques touristes qui doivent résider sur des îles à hôtels . Nous y avons passé une après-midi tranquille à marcher un peu, à voir les poissons et à flemmarder. C’est étonnant comme les récifs brisent la mer et à l’intérieur de l’atoll la mer est plate, alors qu’au loin on voit les rouleaux. .Cet archipel mérite un arrêt beaucoup plus long car les eaux sont très, très claires et très riches en poissons ; ce sera pour une autre année lorsque nous naviguerons plus longuement au Venez…

 

Le lendemain nous faisons une belle navigation jusqu’aux îles Aves de Barlovento. C’est aussi un récif corallien avec la même disposition que décrite précédemment. Mais l’ile sud est cette fois bordée sur le coté nord (intérieur  du lagon) par de grands arbres pleins d’oiseaux ; il y en a des centaines ; des frégates, des pélicans, des fous de toutes sortes, des gris des noirs et surtout des blancs à pattes rouges  c’est à 50 m de l’un de ces perchoirs que nous mouillons et nous passerons l’après midi à regarder les oiseaux. Ils planent, plongent, pèchent et criaillent avec énergie : quel spectacle ; de plus, les eaux sont magnifiques, bleu turquoise et très claires mais nous n’avons pas plongé : il était déjà tard et la zone plutôt bien ventilée.    

Le vent se lève dans la nuit et bien que le mouillage reste confortable, nous décidons de repartir pour Bonaire ; c’est une belle traversée ultrarapide puisque nous faisons les 5O miles jusqu’à la pointe de Bonaire en 5H 30 .Nous avons du battre notre record de vitesse et cela, au portant et sur mer plate ! …La remontée en louvoyant par 25 nœuds de vent sur une mer plate jusqu'à la zone de mouillage nous parait long.

Il y a une quarantaine de bateaux au mouillage ( sur bouée car il est interdit de jeter l’ancre à Bonaire pour ne pas détruire le corail ) Nous en prenons un juste en face du ponton à annexe le Karels bar . Mauvais choix, car la nuit sera très bruyante : un concert live, puis deux boites de nuit (impossible de dormir même avec des boules Quies et les basses faisaient vibrer la coque du bateau) .Nous allons faire les formalités, facile car le centre est petit, les officiels sont sympas. La petite ville est très propre, avec de petites maisons colorées et de jolis magasins .Elle fait calme, ( mais nous sommes dimanche , jour «  mort » en général )avec beaucoup de blancs ( tout à fait type hollandais ) ; les gens dans la rue parlent une espèce d’espagnol avec des intonations hollandaises : c’est le créole local le papimiento ; c’est encore plus curieux à lire : de l’espagnol orthographié à la manière hollandaise avec plein de H et de K, il faut lire à haute voix pour comprendre.

Le dimanche nous vérifions que tout est fermé ; l’après midi AM fait un peu de snorkel autour du bateau tandis que je fais une reconnaissance en vélo : 45 kms sous le soleil, en 3 H, je suis fatigué et nous décidons que le lendemain la visite de l’île se fera en voiture Les fonds sont jolis ; l’eau est d’une extrême clarté ;il y a du corail bien vivant et beaucoup de poissons même à 2m du bord ; l’ile est réputée pour ses plongées , les sites sont situés tout le long de la côte sous le vent et peuvent etre atteints depuis la route le long de la mer ;Jacques ayant toujours mal aux oreilles ,nous n’avons pas testé . Ce sera pour une autre année.

A 9h nous partons dans un pick-up, la plus petite voiture disponible. Nous prenons la route de la cote vers le nord jusqu’au sanctuaire des flamands roses : c’est une grande lagune entre de hautes collines rouges, comme un lac de montagne et les flamands sont bien là  Nous allons jusqu’au  Washington Park ,y entrons ; le gardien nous prévient la route est «  bumpy «, et c’est vrai, c’est une piste ravagée par les pluies, avec des ornières et des passages d’oued difficiles ; finalement Bonaire n’est pas une île plate, ni une île sans eau. Il y a des collines, et de la végétation de foret sèche : arbustes à piquants, cactus et euphorbes; c’est beau. Il y a aussi beaucoup de lézards qui veulent tous traverser la route devant nos roues, là aussi, des lagunes avec des flamants et beaucoup de perroquets verts au cou jaune.

Nous rentrons fatigués et contents.

Mardi matin , après la douane et la police ,fait vite et gratuitement, nous partons vers 10 H avec un vent variable de 10 à 15 nœuds , qui nous amène tranquillement, après une nuit sans problème, à la ponte sud de Curaçao vers 16 h . Après quelques hésitations nous trouvons l’entrée du chenal du lagon de Spanish Water , immense lagon très découpé devenu un lieu de résidence et de marinas . Selon les descriptions d’il y a 10 ans c’était désert ! et à la place des réservoirs à l’entrée du chenal il y a maintenant une plage aménagée .

 

Dimanche en mer entre Cabo di vela et Santa Marta, le long de la côte colombienne

 

Je profite du moteur pour mettre à jour ce bulletin.

Curaçao ne nous a pas emballé ; le mouillage est calme, mais l’eau n’y est pas très claire et n’incite pas à la baignade ; la marina n’est qu’un restaurant avec internet, (il y a une machine à laver), et la ville est loin. Il faut 35 mn en bus pour la rejoindre, ce qui nous avons fait pour aller faire les formalités ou par chance ils ont bien voulu nous faire entrée et sortie en même temps, nous évitant un deuxième déplacement. La ville est coquette, avec une vaste zone pavillonnaire et un centre d’immeubles colorés, dédiés au free taxe Jacques est plutot sévère avec Willemstad ; la ville ancienne ne manque pas d’originalité : des rues étroites et très propres le long de l’eau, des maisons très style hollandais (haut fronton, façade étroite, fenêtres à petits carreaux) mais peintes des plus belles couleurs : jaunes, roses, bleues ; c’est étonnant.   Il y a beaucoup de touristes, des gens débarqués des bateaux de croisière ou selon la langue que nous entendons des sud américains probablement venus faire les courses de noël ; il n’y a aucun signe visible de l’approche des fêtes. Depuis la marina, nous n’avons donc fait que le seul déplacement aisé grâce à un bus spécial gratuit: les courses au supermarché. Il est bien approvisionné, avec du choix et même de la bonne viande ; les prix sont antillais, sans plus, la salade (américaine) est même moins chère qu’au Vénézuela .Pour la bateau , il y a même un shipchandler bien approvisionné

Le restaurant est bon et les gens agréables ; ce n’est pas le cas des autres yachties qui ont pris le car gratuit pour aller avec nous au supermarché, ni hollandais ni américain, nous n’étions pas fréquentables ! Cette escale restera marquée cependant par la rencontre de Marie et d’Antony du bateau Destinée, bateau qu’ils ont aménagé totalement par eux-mêmes en deux ans, très beau travail d’ébénisterie ; ils partent faire le tour du monde, en travaillant de temps à autre pour remplir la caisse du bord, elle est infirmière et lui artisan de bateau. Ils sont bien sympas et nous espérons les revoir à Carthagène ou aux San Blas.

Nous sommes donc repartis assez vite de Curaçao, sans aller voir par la terre la partie nord, ou il y a un parc national.

Cependant, en repartant, nous avons longé la côte sous le vent, et passé les zones pétrochimiques ; nous avons vu une belle côte avec des plages qui semblent mouillables, bien qu’elles soient désertes de bateaux (sauf 2 bateaux de plongée). Donc peut etre reviendrons nous à Curaçao pour explorer la région nord.

En chemin nous avons aperçu Aruba dont toute la partie sud n’est qu’une zone pétrochimique, là, c’est sûr nous n’irons pas à Aruba.

 

Jeudi soir

Carthagène

 

Nous prenons le frais au soleil couchant sur la rade, avec un léger clapotis dû aux bateaux de touristes qui sillonnent la rade, et avec une légère odeur de pétrole due probablement à la marine de guerre stationnée un peu au vent ; léger clapotis, Jacques est modeste, Lulibérine danse quelquefois la sarabande au passage d’un gros « promène- couillon »   Le soleil se couche entre les gratte ciel, mais ceux-ci sont jolis

Quel contraste avec ce que nous avons vu de la Colombie , au moins jusqu’à Santa Marta.

Notre première étape a donc été Cabo di Vela, atteint après 30 h de mer et une déchirure de la grande voile dans un empennage pourtant maîtrisé, mais la grande voile est maintenant usée, nous espérions qu’elle tienne encore deux ans ; nous le souhaitons toujours, mais ce sera difficile. Nous avons longé la cote de la péninsule de Guaijara , totalement désertique : aucune nuance de vert sur les dunes et falaises basses . L’arrivée au Cabo di vela est un choc, car après des kilomètres de cotes basses, c’est une montagne noire qui se dresse, avec un sol rocheux comme lavé par le soleil (si j’ose dire). C’est magnifique ; et puis on arrive dans la baie derrière cette montagne qui contrairement à nos espérances n’est du tout déventé ; le vent souffle à plus de 20 nœuds, il n’y a presque rien que quelques cases pour véliplanchistes. A coté, Sal est un jardin. C’est donc sur le bateau que nous ferons notre repas de Noël :filets de barracuda sauce citron,pommes sautées, et gâteau ,le tout arrosé d’un petit vin blanc

 

De cabo di vela nous refaisons une longue navigation pour essayer de trouver un mouillage dans l’une des 5 baies du parc naturel de Tairona, au nord de Santa Marta.

Au petit matin, nous approchons d’une cote montagneuse qui émerge de la brume ; pour la première fois en Colombie nous voyons des nuages et des arbres sur les montagnes. Nous ne disposons que de peu d’informations sur les baies, qui ne sont pas cartographiées, mais selon des récits, il est possible d’y mouiller. Hélas les noms donnés par les récits ou les renseignements touristiques ne correspondent pas aux noms des cartes : nous ferons à vue.

La troisième baie à sur l’une des cartes un  peu de bleu, signe de fonds de moins de 20 m.

Nous y entrons donc, avec méfiance, car la baie n’est pas très protégée de la houle du nord est .C’est vraiment très beau et sauvage. Mais la première crique à gauche est une petite plage aménagée et il me semble apercevoir des restaurants ; chouette nous allons pouvoir manger colombien. Et dés notre arrivée de petites barques amènent des touristes colombiens en congé pour le week end de Noél ; heureusement ce n’est pas bruyant et elles ne font pas de vagues.  Nous reprenons la réparation de la voile, ce qui durera toute la journée avec une pause pour aller au restaurant Le Mirador, qui domine la plage. C’est une grande hutte , avec des tables en bois ; nous choisissons notre poisson , une belle gorette qui nous est servie avec du riz parfumé au coco et des plantains pour une fois tendres ; il y aura deux autres couples à déjeuner . C’est calme, il n’y a pas de musique, juste le vent dans les arbres, il y a aussi très peu d’oiseaux. Sur la plage une centaine de colombiens se bronzent au soleil. Au soir, ils repartent tandis que les pécheurs restent, ils préparent leurs filets sur la plage.

La nuit est un peu houleuse, la houle du large rentre de l’autre coté de la baie et se réfléchit sur les falaises, comme le vent est très variable en force et en direction, le bateau tourne et lorsqu’il est de coté à la houle, il danse pas mal. Pour finir la réparation, nous décidons d’aller mouiller dans une autre baie, si possible la suivante, qui n’a pas de bleu sur les cartes, mais comme une rivière y arrive, nous pensons qu’il y aura une plage et des fonds correct ;

La baie est aussi belle que l’autre, il y a une grande plage, avec quelques barques et des tentes à touristes dans un coin. Tout est bien , sauf qu’à 10 m de la plage il y a encore 20 m d’eau , trop profond pour mouiller , nous cherchons le long de la cote et trouvons une crique dont la moitié est prise par un filet . Nous mouillons, mais à peine installés, une barque arrive et explique que nous gênons la future manoeuvre des filets, il faut partir. Nous trouvons une baie de l’autre coté, avec des fonds adéquats, elle est peu plus en face de la houle, mais pour le moment elle est calme. Nous finissons la réparation, faisons un petit tour de tuba, abrégé par une piqûre de méduse, puis un tour de plage, mais la végétation empêche toute promenade vers l’intérieur.   Le vent se lève et soufflera toute la nuit levant un clapot qui lui aussi fait danser le bateau. Peu importe, nous sommes maintenant bien amarinés et dormons sans problème, un peu fatigués par nos réparations de voile : au moins 10 H chacun

 

Au matin nous repartons donc et essayons la grand voile ; le départ est parfait puis le vent se lève dés la sortie de la baie ; Nous n’avons que des îles à doubler , avant de retrouver des eaux abritées ; alors nous continuons , le vent forcit et au passage de l’ile , il y a un vent à prés de 35 nœuds ; la voile tient mais nous sommes vent arrière et il va falloir empanner ; dés que le vent baisse un peu ( 25 noeuds ) nous y allons avec douceur , tout est parfait mais le seul passage de la voile  bordée dans l’axe suffit à la faire éclater , c’est tout une couture qui a cisaillé le tissu , il ne nous reste qu’ une grand voile à 2 ris .C’est un peu ce que je craignais ;ses 5 ans de navigation au soleil commencent sérieusement à se faire sentir

 

Nous décidons  d’aller directement à Carthagène pour essayer de faire réparer, car cette fois cela dépasse nos possibilités et il faut du tissu. Nous passons devant Santa Marta, ville moderne dans un très beau cadre de montagne, quand un bateau garde cote arrive et nous demande de mouiller à Rodadero, ceci très poliment et même avec le sourire; nous obtempérons et mouillons devant cette station balnéaire ultra moderne, avec plein de beaux gratte ciels, et de bateaux de touristes ; c’est plus une visite de courtoisie, nous bavassons un peu et ils repartent. Nous aussi, sauf que nous constatons un comportement bizarre du pilote automatique qui s’agite beaucoup ; d’habitude il fonctionne avec une très grande économie de mouvement et là, la barre n’arrête pas de tourner.

Nous enquêtons (c’est-à-dire que Jacques va ramper dans le coqueron arrière du  bateau) et trouvons : une tringle qui relie la barre à un safran est cassée et c’est celle qui a le senseur de position du pilote. Celui-ci reçoit donc des infos d’un safran fou ; il faut donc se passer des services du pilote, et avec un seul safran beaucoup moins efficace que les deux nous avons environ 20 H de route pour Carthagène. Nous trouvons finalement un  réglage de voile et de dérive qui permet de barrer sans trop de sinuosités sauf quand la vague nous emmène au surf, là il faut beaucoup d’anticipation. Heureusement le vent n’est pas trop fort (5) et la mer pas trop grosse. La navigation est donc fatigante ( mais nous imaginions bien pire pour toute cette zone qu’un croiseur dans son récit avait baptisée le cap Horn des Antilles). A la fin de la nuit nous arrivons devant Carthagène ; il est trop tot pour passer par la petite passe du nord et nous faisons donc le tour de l’ile qui ferme la baie , au moteur car le vent est complètement tombé. L’arrivée est belle au lever du jour ; l’ile d’entrée est basse et longue,très verte et bordée au sud par les restes d’une muraille de l’époque coloniale espagnole .La baie est très grande , très découpée ;la ville ancienne est située tout au nord ,dominée par un ensemble de buildings assez réussi de la ville moderne .La marina ou nous sommes est petite ,2 pontons tous remplis ; nous sommes donc au mouillage comme une bonne cinquantaine de bateaux Les gens de la marina sont accueillants et facilitent grandement le séjour

 

La première journée a été consacrée au bateau : renseignements, formalités (un agent es donné par la marina), Internet pour aller lire de vos nouvelles (les spam ont encore une fois gagné en nombre), aller au mécanicien qui doit refaire la pièce cassée (2 aller et retour en taxi, nous l’espérons pour demain) et rendez vous avec le voilier pour demain matin. Il est peu probable que nous visitions beaucoup Carthagène demain.

 

Carthagène

 

 C’est bien une jolie ville qui doit etre agréable à vivre. Il y a la vieille ville , de beaux quartiers modernes , le centre avec des gratte-ciels vus de loin ,  le quartier résidentiel ,ou se situe la marina , avec de beaux pavillons de toutes les couleurs .

Les rues sont très propres et parcourues par des armées de balayeurs vêtus de vert, il n’y a ni chien, ni chat, ce qui aide à la propreté des trottoirs, pas mal de voitures et de taxis jaunes qui pratiquent des tarifs honnêtes, des petits vendeurs ambulants proposant du café en thermos, de l’eau fraîche (dans des caisses de polystyrène), des fruits, des beignets frits. Il y a peu de policiers dans la ville et encore moins de militaires (sauf dans le quartier ancien et touristique quand il y a un croiseur qui débarque ses touristes).

 

La vieille ville

La vieille ville, à 10 mn à pied de la marina, est très agréable. Elle est entièrement entourée de murailles. La plupart des maisons ont deux  étages, avec de grands balcons  surplombant la rue ; construits en bois, ils sont souvent très fleuris ; les façades sont toutes peintes de couleur pastel, jaune et rose dominants  il y a des constructions modernes mais le style ne choque pas ; des rénovations sont en cours un peu partout. Dans la partie la plus chic, autour de la cathédrale, au point nord, les balcons sont des œuvres d’art en bois.

 Beaucoup de rues, assez étroites sont piétonnières, très animées avec des boutiques de mode, des joailleries nombreuses, quelques boutiques d’artisanat, et des restaurants que nous n’avons pas encore testés, mais qui installés  dans de magnifiques maisons à patio intérieur semblent sympathiques Les bâtiments officiels ont de l’allure ; quant aux églises à façade souvent  de style jésuite, elles ont un intérieur sobre et dans la nef, un très beau plafond de bois. Au-delà de ce centre, il y a encore de belles maisons des places ombragées,  des magasins et même des fabriques de meubles ou des garages.

Dans les rues il y a beaucoup de petits vendeurs : des vendeurs d’eau fraîche avec une caisse en polystyrène contenant des canettes fraîches, des vendeurs de café en thermos (200 pesos le café), des vendeurs de citronnades, des loteries, des vendeurs de beignets, etc. y compris un petit vendeur d’autos miniatures (à cause des rois mages ?).

Les gens sont habillés légers ; il y a pas mal d’hommes en short, ce qui n’est pas fréquent en Amérique du Sud,  et les femmes ne sont pas particulièrement élégantes pour un 31 décembre. Les gens sont plutôt blanc de peau, avec des nuances indiennes.

Les églises sont de grosses bâtisses, très sobres, peu décorées intérieurement mais beaucoup de monde assiste aux offices, par exemple lundi matin l’église Santo Domingo était pleine. 

Il y a quelques musées pas passionnants mais situés dans de belles demeures .Ils sont souvent petits, possèdent peu d’objets mais bien présentés et nous avons beaucoup appris sur l’histoire préhispanique

 

Au total, c’est une ville sans monuments particulièrement beaux , mais l’ensembles des rues et des places , la douceur de vivre que nous y avons ressenti, en font une ville à part dans tout ce que nous avons vu jusqu’ici en Amérique du Sud .

 

Réveillon

Nous nous sommes aussi promenés, pour le réveillon, dans la vielle ville pour voir comment les Colombiens fêtaient ce jour

. Beaucoup de familles  se promènent dans les rues, en groupe ; d’autres bavardent, assis dans les squares .Il faisait très beau une température agréable .Dans toutes les rues, devant chaque restaurant petit ou grand, sont installées de longues tables nappées de blanc et fleuries pour le repas de réveillon ; cela a du charme mais à 10 h (heure à laquelle nous sommes rentrés), tous les restaurants n’étaient pas pleins, loin de là. Pour le réveillon, les restaurants installent leurs tables dans la rue, les plus huppés prenant une place qu’ils ferment avec des barrières, et y installent une sono, voire un orchestre. Nous hésitions un peu à y aller diner, mais quand nous avons entendu les premières sonos, (style techno) nous avons fui : les basses nous remuaient les tripes : insupportable pour nous. Il ne semblait pas prévu de piste de danse, l’orchestre doit avoir pour seule fonction d’empêcher d’entendre le voisin. A noter que devant quelques très belles maisons particulières qui laissaient deviner l’intérieur par la porte ouverte, des gens avaient installé leur table dans la rue devant chez eux et y accueillaient famille et amis L’ambiance n’était pas particulièrement joyeuse, mais il était tot .Quand nous sommes rentrés à la marina (10h 30) où il y avait une soirée privée colombienne ou les invités commençaient à peine à arriver  

C’est une très bonne halte ; la ville a répondu à notre attente et nous nous y sommes promenés avec grand plaisir . Pour l’avitaillement ,il n’y a pas de problème et nous avons pu faire réparer la voile et la barre de safran .La marina ou nous sommes , le Club Nautico ,est sympathique , l’accueil est agréable , le cadre joli mais elle est trop petite pour permettre d’ètre an ponton ,ce qui nécessite de rester au mouillage avec les inconvénients de corvée d’eau aux bidons mais surtout pendant la journée ,nous sommes ballottés par le passage incessant de barque en tous genres . Nous aspirons à retrouver le calme , la clarté de l’eau et les bains pour nous rafraichir

 

 

 

 

01 à 03  Los roques cayo de agua

 

c’est une petite caye , loin du centre

 

04à06 los aves del sur

cette caye est réputée pour ses oiseaux , notamment la mouettes a patte rouges

 

07 à 11 bonaire

la capitale est une bourgade pimpante, il y a des collines et des lacs avec des oiseaux

 

12 à 15 curacao

une grande ville , un beau mouillage , et une grande réserve que nous n’avons pas vue

 

16 à 17 cabo di vela

la cote colombienne présente peu d’abri, celui de cabo di vela est très bon , mais venté avec une « station touristique «  de planche à voile

 

19 à 24 baies de Santa marta

au dessus du nous le plus haut pic de l’amérique du sud

il y a quelques baies accessibles par la mer, avec quelques touristes locaux , venus en barque

 

25 à 34 carthagéne

c est une grande ville avec des quartiers modernes et de beaux buildings

evidement nous avons surtout marché dans la vieille ville bien conservée et encore vivante , avec ses boutiques ambulantes de boissons fraiches.

a noter les balcons fleuris

 

 

 

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