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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 12:59

Pendant que le bateau se repose au chantier de st martin, je profite de l’accès aisé à internet , pour vous transmettre quelques photos de notre croisière de l’année passée, qui nous avait mené de Trinidad au Guatemala.

 

Pour vous remorer le contexte , je transmets aussi les bulletins de l’époque

 

Marina  Cumanatogo à Cumana Venezuela

samedi 3 décembre 2005

 

samedi de la semaine passée, nous étions parti passer le week-end à Scotland bay (3 miles du port), très joli mouillage entre des montagnes couvertes de foret vierge et peuplées de singes hurleurs. En me promenant j’en ai dérangé un qui a cherché à m’intimider, et bien ça hurle vraiment.

C’est un très beau mouillage, assez étroit, en pleine nature, ce qui est fort appréciable après 3 semaines de port ; autour de nous, la forêt tropicale, les cris des bandes de singes hurleurs et la mer pour se rafraîchir

 

Donc mardi, nous voila partis pour le Venezuela (après les formalités d’immigration et de douane,faciles ,et le règlement de la marina ,moins facile pour le porte- monnaie :presque 30euros par jour) .Le premier départ ne nous a pas mené bien loin : 10 m environ, le temps de prendre une haussière dans l’hélice, il m’a fallu bien 30 mn d’efforts pour enlever le bout qui s’était coincé entre le support arbre et le coupe orin (qui n’a pas réussi à couper une haussière).

Notre deuxième étape a été à peine plus longue, nous avons été (sans incident) jusqu’à Chacachare, une île déserte au bout de Trinidad, juste avant le Venezuela. Nous avons passé un après-midi tranquille en regardant les vautours tournoyer dans les ascendants (et je me suis, bien sur, baigné dans ce mouillage ou nous étions seuls) pour attendre l’heure du départ pour les Testigos ; il y a 90 miles à faire, l’heure idéale de départ se situe donc vers 5h de l’après_midi, pour être sur d’arriver en fin de matinée.

 

Les Testigos sont un groupe d’îlots montagneux, habités par une centaine de pêcheurs de langoustes, en deux petits villages.

La traversée s’est faite par un vent quasi nul et au moteur (à part une brève tentative à la voile), nous sommes donc arrivés vers 9H du matin ; la traversée bien qu’un peu bruyante faute de vent, a tout de même été agrémenté par un ciel très étoilé et une mer si riche en plancton que nous laissions derrière nous un sillage lumineux .Nous avons été nous déclarer au poste de gardes côte, et nous nous sommes promenés dans le village en bordure de plage. Pa rapport à notre visite d’il y a 3 ans, nous avons l’impression que le village est plus propre, plus gai ; il y a quelques maisons en maçonnerie, dont une avec des céramiques sur le mur.

Sur la plage, devant leurs maisons les hommes préparent des filets de poissons pour les sécher. Le village donne une impression de quiétude ; il y a aussi une école flambante neuve, avec des écoliers en uniforme. Nous repartons ensuit au village de Testigos Grande (4ou 5 maisons sur la plage à l’ombre des cocotiers), et nous mouillons devant un restaurant : l’Erotica Te, malheureusement fermé  Dans la soirée, il s’avère aussi que c’est devant le groupe électrogène du village.

Tant pis, nous sommes à pied d’œuvre pour faire la balade du phare qui se trouve en haut de la montagne (800 pieds). C’est une joli promenade, un peu fatigante, mais avec de belles vues sur l’archipel .Nous sommes accompagnés depuis la plage par un petit chien noir adorable, et, malheureusement, par des essaims de mouches minuscules qui vrombissent autour de nous, en essayant d’éviter de se faire avaler, trois y perdrons la vie avalée par AM qui avait pourtant petit déjeuner .Malgré la chaleur et les moucherons, nous sommes récompensés par une vue à 360° de l’archipel des Testigos. Cet ensemble d’îlots mérite le détour :peu de voiliers,des eaux bleues incomparables et seulement les 2 petits villages de pêcheurs vivant du ramassage de langoustes, emmenées la nuit même vers l’ile de Margarita ou la côte 

 

Au retour de la balade, nous changeons de mouillage, et c’est là qu’un deuxième incident impossible se produit : un serflex casse, celui qui assure l’étanchéité du circuit d’eau douce, au bout de 10 mn donc, l’alarme température s’est déclenchée, nous avons constatée que la cale moteur était pleine d’eau verte (le liquide de refroidissement) et trouvé la fuite. Mais évidemment pas de serflex de remplacement de cette taille (grande), j’ai donc bricolé un serflex en fil à voile pendant qu’AM filtrait le liquide de refroidissement répandu dans les fonds pour le remettre dans le circuit.

Bon, en bateau on trouve toujours quelque chose à faire.

Nous avons pu quand même faire du snorkeling (joli et riche en poissons : perroquets, anges français, chevaliers, bourses, une murène…) et de la marche sur l’île (cactus, lézards, iguanes, et dans le ciel, fous de bassan, frégates et pélicans).

Vendredi soir, à 5 h, par un vent léger nous avons quitté les Testigos pour aller à Cumana, sur la côte vénézuelienne. Notre regret sera de n’avoir pas mangé de langoustes, aucun de ces pêcheurs de langouste ne nous en a proposé, non plus que du poisson.

La traversé de 90 miles s’est bien passée, au portant, presque entièrement à la voile, malgré un vent faible ; depuis notre départ, nous devinions l’ile de Margarita que nous avons longé entre minuit et 4h du matin, sans aucune difficulté vu l’éclairage de  la côte, très bâtie et hérissée de buildings ce qui ne donne guère envie de s’y arrèter. Le vent ne s’est levé que dans la matinée et maintenant il souffle à 18/20 nœuds.

La marina est bien protégée , le vent souffle dans les haubans , mais grâce à la hauteur des digues ne gène pas les manœuvres ; A notre arrivée , on nous a indiqué une place et du personnel de la marina nous a aidé pour l’amarrage. Il n’y a quasiment que des bateaux vénézueliens plutôt à moteur, mais il y a aussi quelques voiliers. L’accueil au bureau est agréable, seul problème il faut attendre lundi pour faire les papiers car demain dimanche tout et fermé et en plus ce sont les élections législatives.  

 

Jeudi anse de Laguna Chica

 

C’est dans cette très joli anse que nous finissons notre visite du golfe de Cariaco qui nous a beaucoup plu ;  il a pas mal plu également (mauvais jeu de mot, mais nous sommes surpris par l’humidité du temps sur cette côte réputée par sa sécheresse)

La pluie a commencé le dimanche , pluie battante avec des rafales à plus de 25 nœuds , nous étions finalement contents d’être au port(nous avons remis notre visite de la ville à plus tard, nous contentant de faire un tour dans le complexe de magasins de la marina :boutiques de vêtements ou chaussures, une librairie,un ciné avec 6 salles ,des restos, un Internet…) ; la journée a été pluvieuse dans tout le Vénézuela , puisque cela a été l’explication officiel du taux d’abstention aux élections  plus de 75 % ; il est vrai que les partis d’oppositions avaient retiré 3 jours avant leurs candidats, ; donc Chavez a ( 100 % des siéges à l’assemblée ; nous ne connaissons pas la politique locale , mais cela ne semble pas très malin de la part de l’opposition.

Le lundi, nous avons visité la ville, assez jolie, sans beaucoup d’immeubles (la zone est très sismique), et nous n’avons pas noté un grand interet pour la politique : aucune affiche électorale,  très peu de vendeurs de journaux .D’après notre guide Artaud , elle ne présente pas d’intérêt, nous avons été agréablement surpris :la place principale entourée d’arbres magnifique,la cathédrale au plafond  de caissons de bois et un chœur richement orné d’un retable doré, des rues étroites bordées de maisons très colorées

 

Nous avons fait de courses alimentaires dans le quartier plus moderne de la ville (rues très animées, des échoppes partout sur les trottoirs, et la musique omniprésente) pour constater que le coût de la vie est comparable à celui de Trinidad et donc à celui des Antilles pu de la France ; seules les bananes, et les fruits de la passion sont moins chers, et l’essence qui est vraiment donnée. Bien sur, les comparaisons sont difficiles d’autant qu’il y a un taux de change bancaire et un taux de change parallèle, mais personne ne nous l’a proposé (des français de la marina  faisait un change un peu meilleur de 5 %, alors qu'il parait que le boni pouvait atteindre 20 %) globalement le Vénézuela n’est donc pas un pays qui ne coûte rien à un occidental. Pour l’instant, nous essayons de nous habituer au Bolivar : 1 dollar vaut 215O Bol soit pour simplifier3 Frs =1000BOL

 

Alexis nous a fait les papiers de douane : coût 200 000 Bolivars, soit presque 100 euros, ce n’est pas donné, et je n’ai pas compris la part revenant à l’état et celle allant dans la poche d’Alexis.   

Mardi nous sommes partis vers 10 h, trop tot pour avoir de la glace qui serait prête dans la journée selon la fille peu aimable de la boutique et Internet que nous avions utilisé la veille ne marchait plus

 

 Vers 2H nous sommes arrivés dans la grande baie de Laguna Grande ? SUR LA COTE NORD DU Golfe de Cariaco : c’est magnifique : de très hautes collines rouge vif, de multiples criques bordées de mangroves vertes.

Evidement qui dit collines dit montée sur  le sommet de celles-ci, nous avons choisi un mouillage qui semblait présenter un chemin vers les crêtes, et sitôt avalé le repas je suis parti en expédition ; heureusement la végétation est tellement clairsemée qu’il est facile de cheminer, et d’en haut (3OO M ?) quelle vue. (Pendant que je lisais et me rafraîchissais par un bon bain)

 

Le lendemain matin, nous y sommes donc repartis cette fois AM acceptant de faire l’effort (2H tout de même AR mais sous un soleil raisonnable) elle ne l’a pas regretté. C’est vrai, c’est très beau, ce très grand mouillage, découpé entouré de collines jaunes, rouges, mauves, parsemées de cactus et d’euphorbes verts pales …  

 

Puis nous sommes partis en louvoyant doucement (8 nœuds de vent) jusqu’au village de Medregal ou il y a un hôtel marina qui aurait pu nous servir pour laisser le bateau au sec. L’hôtel est joli avec de petites maisons à toit de chaume, mais il n’y a personne (10 bateaux au mouillage) et l’ensemble nous parait triste et peu accueillent. De plus c’est très loin de tout, et donc sûrement pas très pratique.

Aujourd’hui nous avons poursuivi la visite du golfe en allant jusqu'au fond de celui-ci  vers l’est au moteur (vent quasi nul) ; au passage nous avons eu la chance de voir une baleine qui passait par la, paresseusement, puis un perchoir à frégates avec beaucoup de males arborant une magnifique gorge rouge.

Le retour vent portant s’est fait sous voiles, avec un vent très variable de 8 à 25 nœuds, et nous a eu la chance d’éviter presque toute la pluie qui n’a pas arrêtée de tomber soit sur la cote nord, soit sur la cote sud. A notre arrivée sur la partie nord du golfe, nous avons été accueillis par une bande d’une dizaine de dauphins qui nous ont escortés une heure ,en alternant sauts, plongeons et courses de vitesse

 

Nous avons fini par arriver Laguna chica, en face de Cumana ; c’est une très jolie anse avec des collines rouges, des plages bordées de palmiers, qui ombragent des maisons de pécheurs et 2 petits chantiers de construction de barques.

Bref, une bonne journée : une navigation sympa, des rencontres non prévues : frégates, baleine et dauphins joueurs et pour finir un très beau mouillage

 

 

 

 

 

 

Vendredi soir

Baie de Mochima

 

Ce matin après le journal de RFI, nous sommes partis nous balader dans le village ; Il est dans le lit d’un oued, avec de petites maisons, certaines coquettes en dur et d’autres plus pauvre en tôle plastique. Beaucoup d’arbres et surtout des manguiers qui commencent à avoir des fruits, mais aussi d’autres arbres fruitiers et des grenadiers. Ce village donne l’impression d’un véritable oasis au bord de mer, cerné par toutes ces hautes collines rouges ; presque toutes les maisons ont des fleurs, même les plus pauvres et les enfants à l’école sont en uniforme  Nous avons marché ainsi jusqu’à arriver à une plage donnant sur la Laguna Grande, avec des maisons de pêcheurs et leurs barques. Au retour nous avons marché jusqu’à la pointe de la baie, pour voir le petit mouillage indiqué dans le guide. A voir la couleur des fonds, elle est envasée. Il y a un petit atelier de construction de lanchas, mais nous n’avons vu personne travailler sur les 5 bateaux en cours. Nous sommes revenus au bateau quand un voilier ancrait ; Nous nous sommes salués et sommes partis. pour Mochima. I l était 11H et nous avions plus de 20 miles à faire.

Au début le vent était faible, environ 10 nœuds, puis il a forci jusqu’à 20 nœuds à l’arrivée à Mochima mais portant c’est toujours agréable, surtout sur mer plate .Mais là, mauvaise surprise il a tourné nord dans l’axe de l’entrée, en continuant à souffler assez fort, bien que cette baie magnifique soit entourée de hautes montagnes. Nous avons donc déboulé jusqu’au fond de la baie à 7noeuds Nous avons donc choisi la seule crique protégée du nord et de l’est, devant une plage avec restaurant, en face du petit village de Mochima; comme on est vendredi il n’y a personne demain ce sera plus dur, mais nous serons repartis. A ce mouillage, il y a deux autres bateaux américains et à notre grande surprise, nous ne voyons que très peu de voiliers .Les fonds tombent très vite, et nous sommes mouillés tout prés de la rive, la chaîne à un peu dérapée avant de crocher .Tout près de nous dans la mangrove, les perroquets commencent à rentrer ; il est 16h

 

 

 

Lundi midi

Marina Bahia Redonda Puerto la Cruz

 

Et voila notre brève incursion au Venezuela est presque terminée ; nous faisons la sortie (en principe mercredi) pour partir vers Bonaire, avec peut être une halte sauvage aux Aves.

Ces deux derniers jours nous avons visité le parc national de Mochima, en passant le long de toutes les côtes ; b’abord nous avons fait le tour de la baie de Mochima : bien mais pas extraordinaire , puis nous avons vu à la sortie à gauche la baie de Manare , très jolie avec de hautes falaises rouges encadrant le plage , puis la grande baie Oculto , entourée de montagnes verdoyantes ( au moins de loin ) , pour arriver au mouillage de El Coral dans les îles Caracas ; ce sont des îles hautes et rocheuses , de couleur rouge avec une végétation très clairsemée. La mer est plate , mais nous sommes dans les rouleaux de la crête ( je parle de l’air et non de l’eau ) et le bateau tourne dans tous les sens ; AM part faire du tuba , puis je monte en haut de la colline , ce n’est pas facile car le peu de végétation est très piquant, surtout des petits cactus avec des feuilles plates , et des piquants à barbule : une fois piqué le cactus tient attaché à la jambe .Mais de là haut il y a un panorama splendide .  AM repart faire des photos sous marines des «  arbres de noël » : ce sont des spirographes de toutes les couleurs (c’est très joli ; imaginez des bouquets en boule formés de corail de feu fin comme de la dentelle sur lesquels s’attache ces petits spirographes jaunes, rouges, mauves, blancs…le tout environné d’une multitude de petits poissons. Juste avant de se mettre au diner, AM prise d’une intuition subite met le sondeur et constate que la profondeur augmente : nous dérapons ; il a fallu la nuit pour que cela nous arrive, en guise d’apéro nous relevons le mouillage, nous allons nous remouiller encore plus prés de la plage et nous mettons 30 m de chaîne pour 3M d’eau. (Nous sommes vraiment prés du bord, car les fonds tombent très vite) ; après une nuit moyenne (nous vérifions que le mouillage tient), nous repartons le dimanche matin et évidemment le vent tombe. C’est donc au moteur que nous longeons les îles Aparos, lieu de week end des locaux, et le vent se relève quand nous arrivons aux îles Chimana, îles de pierres blanches avec de rares buissons (nous continuons donc sous génois seul); le passage entre les 2 îles est magnifique et nous allons mouiller à la baie de Ciénaga ; le mouillage est calme, mais très ventilée. Le cadre est superbe, mais l’eau est peu limpide et les promenades à terre impossible en raison de la pente des collines et du terrain glissant. 4à5 grosses vedettes à moteur sont venues passés l’après midi ; nous sommes dimanche et très près de la ville (5miles) mais pour une fois ils n’ont pas mis de musique .A notre grande surprise, nous n’avons vu de voiliers pratiquement nulle part

 

Et le soir le scénario du jour précédent se répète : à l’apéro, nous constatons que le bateau a dérapé et il nous faut remouiller à la lueur de la lune (dans 2,5 m d’eau et 30 m de chaîne). Le vent a soufflé toute la nuit.

Demain  matin, nous allons à la marina, faire le plein d’eau, de diesel, de provisions et surtout faire la sortie du Vénézuela, car c’est le dernier port pratique avant Bonaire. La marina semble jolie ; ici, il y a pas mal de voiliers, y compris des français ; les marinas sont un peu excentrées par rapport à la ville dont nous voyions surtout de très grands et très nombreux buildings    

 

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 19:44

Lundi 16 Avril

Mouillage de Deshaies Guadeloupe

 

Après une longue halte à Saint Martin, nous voila repartis pour une ballade de 3 semaines avant de revenir à Saint Martin pour y hiverner le bateau.

Notre descente vers la Guadeloupe a été lente.

 

Mercredi nous ne sommes partis que vers 10H 30, après avoir attendu l’ouverture de la PAF (sous traité à la nouvelle COM) pour avoir une clearance. NB  du fait de la COM les formalités sont payantes : 5 euros.

A peine partis nous avons constaté que le bateau n’avançait pas très vite et nous avons été mouillé devant la villa des enfants pour caréner .En un mois la coque était entièrement recouverte d’anatifes et d’éponges avec une épaisseur de près d’un demi centimètre. La peinture antifouling doit commencer à disparaître. Après deux heures de grattage avec une truelle et de multiples coupures aux doigts, la coque avait retrouvé un aspect presque normal.

La coque abritait aussi une immense colonie de petites crevettes, qui ont rempli ma combinaison. Nous avons mangé avec la famille et nous sommes partis ; compte tenu de l’heure tardive nous avons été jusqu’à Tintamarre la petite île déserte au nord est de Saint Martin, en face la baie orientale : 2H 30 de louvoyage tranquille contre un vent de 10 nœuds de sud est.

Jeudi le vent, hélas, avait gardé la même orientation et la même force. Après 5 h de louvoyage, nous étions près de la Fourche, ilot volcanique au sud ouest de St Barth. Nous avons donc décidé de nous arrêter à Saint Barth et de profiter de la direction du vent pour voir la cote nord et pour mouiller à l’anse Marigot. L’anse marigot est bien abritée, avec un joli décor de collines et quelques maisons. Après le déjeuner, une baigneuse est venue nous dire que nous étions dans une zone interdite au mouillage ; comme nos cartes et nos guides ne le disaient pas, nous sommes restés jusqu’à un ce que un bateau de la réserve, probablement alerté par la baigneuse, viennent nous dire de repartir, carte à l’appui. L’un des beaux mouillages de Saint Barth est réservé à ses riverains. (Nb un petit bateau moteur était mouillé un peu plus loin sans attirer de remarques de la part des officiels). Nous sommes donc repartis jusqu’au mouillage de Colombier, beaucoup plus fréquenté. (Une trentaine de bateaux, dont de très gros voiliers)

Vendredi départ à 7H, pour le sud est avec un vent de 10 nœuds permettant un cap direct vers l’extrémité sud est de Saint Kitts. Nous avons donc tiré un long bord, avec une petite aide finale du  moteur quand le vent est tombé à moins de 7 nœuds.  

A 16 h nous avons mouillé dans la belle baie de Coq Shell, au sud de St Kitts. 3 autres bateaux y étaient mouillés. Le sud de St Kitts est un ensemble de hautes collines recouvertes d’une végétation rabougrie et presque désertes, en dépit de la construction d’un ensemble immobilier dans la baie Moustique.

Il y a une grande plage de sable, avec un peu de palmiers, l’ensemble évoque plus l’Afrique du nord que les Antilles. Le paysage est très beau, avec au sud à quelques miles le volcan de Nevis grand cône vert couronné de nuages.

Samedi matin départ toujours matinal vers Montserrat, à 40 miles au sud est. Le vent est toujours est sud est de 10 /12 nœuds ; nous passons sous le vent de Nevis presque dans la bonne direction. Vers midi une saute de vent nous fait tirer un petit bord vers Redonda, un très gros caillou qui fut jadis un royaume éphémère. Puis nous avons repris le bord bâbord amures vers Montserrat. Vers 16 h, nous avons mouillé à Little bay, ou il y avait 5 autres bateaux .nb le mouillage était tranquille en dehors le présence d’un bar qui a joué de la mauvaise musique tard dans la nuit, la prochaine fois nous irons mouillé devant la grande plage juste au nord de Little bay, sûrement moins tranquille par nord est mais calme ave de l’est 

Dimanche matin le vent soufflait enfin assez fort. Nous avons longé la cote sous le vent de Montserrat, verte jusqu’à la rivière puis brûlée par les émanations acides du volcan. Celui-ci ne semble plus aussi actif qu’avant car il n’y a pas de panache de fumée à son sommet, mais il y a encore beaucoup de fumées de soufre et nous avons du faire un grand détour pour ne pas suffoquer.   Mais quel beau spectacle que ce volcan !

Le vent à la sortie de l’île était fort : 22 nœuds très sud est, mais un peu éloigné de l’île il a baissé vers 18 nœuds et repris sa direction habituelle, nous permettant une route vers le sud de la Guadeloupe.  La mer avait repris son aspect habituelle de vagues d’environ un mètre espacées de moins de 15 mètres,  faisant danser le bateau, dans tous les sens. Puis nous avons eu un gros grain tuant totalement le vent. Et nous avons fini au moteur dans une mer encore plus agitée.

A 16H, nous mouillions à Deshaies, avec grand plaisir après cette après midi ou Luliberine ressemblait plus à un ludion qu’à un fougueux coursier. Ce mouillage, point d’entrée en Guadeloupe, est très fréquenté et nous y avons trouvé une vingtaine de bateaux. 

 

Jeudi matin mouillage de Malendure

 

Lundi soir nous avons été au restaurant, après une hésitation entre les 3 du bord de mer, nous avons choisi les pécheurs. Mauvais choix : AM a mangé du poisson grille, préalablement congelé et bouilli, j’ai mangé de la pieuvre dure et tout ça pour un prix voisin de ceux de St Martin.

Mardi matin courses alimentaires et ravitaillement en journaux, puis formalités douanières. Les douaniers affichent maintenant les heures d’ouverture du bureau, en général entre 12 et 15 h. Selon eux la mairie a refusé de prendre en charge l’établissement des clearances. La mairie ne fait pas grand-chose pour les plaisanciers car le quai est mal commode avec des échelles difficiles à escalader .Tout l’argent a été mis dans un port pour les bateaux à moteur, archi plein de bateaux immobiles.

L’après-midi nous avons fait du snorkeleing le long de la falaise de cote nord de la crique : éboulis de grosses roches avec pas mal de petits poissons mais sans interet particulier.

Mercredi matin départ pour Malendure avec un vent totalement nul, mais une houle légère de secteur sud laissant craindre un mouillage rouleur. Effectivement après 1H 30 de slalom entre les casiers, nous sommes arrivés au mouillage et avons constaté que le ressac sur la plage était fort. Nous avons réussi à débarquer et avons été voir Dom et Anne, animateurs de Canopée, spécialistes du canyoning .Les retrouvailles ont été bien agréables et la journée et la soirée  (invités chez eux dans leur maison sur les hauteurs) ont été vite passées en bavardages.

Mercredi, après une nuit difficile car extrêmement rouleuse, (pas de vent et légère houle de sud), AM a été plongé avec PPK à la réserve Cousteau (très joli cadre avec des coraux et éponges énormes, des poissons à foison : carangues, castagnoles, perroquets, balistes, anges …et un magnifique banc de Platax) et moi j’ai été faire un canyon, Gorges. Le décor est extremement beau, l’eau tiède, et les passages « sportifs » amusants et faciles : 2 rappels de 20 et 30 m et deux sauts. C’est vraiment un must.

Le midi nous mangeons des bokits ( sandwichs de pate à pain frite ) de chez Melou sur la plage.

Nous avons prévu de rester plusieurs jours pour profiter du canyoning et de la plongée, et peut être, louer une voiture pour se balader sur Basse Terre

 

Dimanche 22 avril 2007 à Marina de Pointe à Pitre

          Jeudi

 La nuit a été mauvaise. En l’absence de vent, Luliberine se mettait en travers de la petite houle de sud et roulant bord sur bord. AM a couché par terre au milieu du bateau, j’ai dormi (un peu) sur la banquette du carré. Nous sommes partis à la plongée alors que le vent commençait à se lever. Après une belle plongée autour de la pointe sud ouest , quand nous sommes remontés sur le bateau le vent soufflait fort et levait une grosse houle : au moins un mètre ! Nous avons mangé avec Anne des bokits, en regardant notre bateau sauter sur les vagues. Impossible de rester ici une nuit de plus

Nous avons abandonné l’idée de poursuivre vers le sud, car les Saintes, prochain mouillage abrité du sud était bien loin et bien au vent  établi plein sud à 20 nœuds avec rafales .Nous  avons donc décidé de faire le tour de Basse terre par le nord en allant mouiller à Saint Rose pour gagner Pointe à Pitre en passant par la rivière salée. .

En repartant en annexe, encore bien loin du bateau le moteur s’est arrêté, après avoir tiré sur la ficelle sans succès, j’ai mieux regardé : l’embout d’essence du moteur avait cassé. Il n’y avait plus qu’à ramer, heureusement que les rames étaient dans l’annexe. Il nous a fallu au moins 2O mn d’effort pour arriver au bateau qui tanguait dans des creux de 1 ,5 m. Nous sommes partis nous mettre sous le vent des îlets  sous des rafales qui atteignaient 24 nœuds pour remonter l’annexe,  remettre de l’ordre dans le bateau et vérifier que même sous le vent il y avait encore trop de houle pour y passer la nuit. Nous avons déroule le génois et sommes partis à 5 nœuds vers le nord. Nous sommes arrivés à Deshaies, vers 16H30, un peu tard pour aller à Sainte Rose, et comme le mouillage n’était pas trop rouleur nous nous sommes arrêtés. Le vent avait diminué à hauteur du cap Ferry.

 

Vendredi

Après une nuit moyenne, heureusement que nous étions mouillés sur le coté sud de la baie car les bateaux coté nord dansaient pas mal, nous sommes partis sans vent vers le Nord. A hauteur de la bouée d’entrée du chenal de Sainte Rose, le vent s’est levé 20 nœuds de sud est.

Nous avons tiré un grand bord jusqu’à Port Louis, en voyant de loin les vagues déferler sur le récif, puis nous avons louvoyé jusqu’aux bouées d’entrée du chenal colas. Nous étions un peu inquiets car nos deux expériences précédentes de ce chenal avaient été difficiles avec des sorties du chenal pour se retrouver au milieu du platier. De plus, il y avait un peu de brume qui ne nous permettait pas de voir toutes les bouées du chenal, beaucoup de vent avec un clapot court et beaucoup de moutons, mais sur  mer plate. Heureusement tout s’est bien passé et avec l’aide du compas nous avons suivi le bleu du chenal

. NB technique : A l’entrée de la rivière salée, bouée S1, nous sommes passés sur des fonds à 1, 3 au sondeur.

A 14 h nous mouillons dans un creux de la rivière à 200m du premier pont. Enfin tout était calme.

 

Samedi

La nuit a été calme mais courte : le réveil a sonné à 4h car l’ouverture du pont est à 4H30 ;

Nous étions deux à passer vers le sud, vers le nord ils étaient 5. Le gros cata qui nous précédait à touché le bord du premier pont (pour éclaircir, il y a deux ponts a chaque passage) tellement le passage est étroit. A 6 h nous avons pris une bouée juste avant la marina  de Pointe à Pitre. Puis à 8H30, nous avons été faire le plein de fuel avant de prendre une place au ponton visiteur. L’accueil de la marina est excellent et leur aide efficace, car le vent traversier soufflait fort.

Les formalités faites nous avons été acheter la pièce de rechange pour le moteur hors bord (chez Fred, qui a l’air d’avoir beaucoup de pièces) et quelques journaux.

Malgré le vent il faisait très chaud et nous avons été mangé au restaurant (La frégate, pas mal). Demain repos en attendant les résultats du premier tour.

 Le vent doit tourner à l’est lundi ce qui nous permettrait d’aller à Marie galante sans problème (si Eole le veut).

 

 

Dimanche 22

Nous avons passé la journée à écouter la radio et les résultats de l’élection présidentielle. AM est pessimiste pour le second tour, moi je reste optimiste. Nous avons quand même fait les courses et constaté que les prix de la Guadeloupe étaient voisins de ceux de Saint Martin, donc élevés.

La météo prévoit encore deux jours de sud est puis de l’est ; nous projetons donc d’aller jusqu’aux Petites Terres, deux petits îlots  au sud de la Désirade, qui sont une réserve naturelle.

 

Lundi

Nous sommes partis vers 10H 30 pour Marie Galante avec un vent de sud est, force 3. Nous avons commencé par louvoyer le long de la cote jusqu’à Sainte Anne, puis tiré un bord jusqu’au nord de Marie Galante vers l’ilot du fort .Nous y sommes arrivés vers 16h, après de 27 miles de prés, donc trop tard pour repartir vers les Petites Terres. Comme le mouillage de l’anse de l’ilot était un peu agité, nous avons été mouillé l’anse Canot que nous aimons beaucoup, pour son calme et la beauté du site .Il y avait 3 autres bateaux.

 

Mardi

Départ de bonne heure pour les îlots avec un vent toujours sud est force 3. Nous avons tiré un grand bord de 15 miles jusqu’à la bouée de la réserve, puis mis le moteur pour entrer dans le mouillage. Malgré le vent faible, et la mer calme, il y avait une petite déferlante à l’entrée. Comme c’est une réserve il est obligatoire de prendre une bouée. Nous avons eu quelques difficultés à en saisir une, ayant sous estimé le courant assez fort dans le lagon et gêné par un catamaran qui est venu prendre un coffre à peu près à 2 M de nous, pendant nous manœuvrions. L’esprit marin et la politesse se perdent.

 Le site est beau, les eaux très claires mais le mouillage est, hélas, un lieu de destination de gros catamarans de St François qui viennent offrir un déjeuner sur une île presque déserte. Il y a environ 15 m entre les bouées de mouillage qui sont peu nombreuses (mouillage à éviter en week-end car sans doute surpeuplé)

 

Nous avons fait la petite promenade du sentier découverte, bien fait, avec des panneaux d’explication sur la flore et la faune, heureusement peu variées. Il est aussi très court, heureusement car il est en plein soleil et il faisait très chaud. Puis nous avons fait du snorkel dans le lagon, pas mal mais avec beaucoup de courant. Nous avons vu une grosse tortue baguée, (marquée avec une bague) et de très grosses vives tropicales (poissons fusiformes qui entrent dans des terriers de sable la tête en avant ; pb comment ressortent ils ?).

 

Mercredi

Nous sommes partis à 7H 30, avec un vent toujours force 3, mais d’est maintenant. Pour une fois, nous étions donc portants ; Nous avons longé un petit peu la belle cote nord est de Marie Galante, cote de hautes falaises, puis nous avons mouillé à l’anse Canot à 11H 30 (15 miles),

Après le repas, nous avons fait du snorkel vers la pointe nord de l’anse mais les fonds sont nuls : sable jusqu’au pied des falaises. J’ai ensuite flâné au bateau pendant que Jacques faisait une petite balade sur la pointe Nord.

 

 

jeudi 26 avril 2007 

Nous sommes partis à 8h, pour faire le sentier de randonnée qui passe devant la plage, de bonne heure pour profiter de la fraîcheur relative du matin .C’est un sentier de 9kms qui longe d abord la belle plage de l’anse Mays ; dans les feuilles sous les arbres il y une multitude de crabes rouge et noirs les tourlourous.  Le sentier longe ensuite une ravine, puis sur un morne dans un paysage bucolique : herbages (un peu secs), champs de canne à sucre, manguiers. Il y de belles vues sur Basse terre, les Saintes, et la Dominique (aujourd’hui le temps est clair). Puis le chemin redescend vers la rivière du vieux fort qu’il longe, sans que l’on puisse la voir ;) il débouche sur la grande plage, déserte malgré sa beauté ; il y a sans doute du monde le week end. Il n’y a plus que faire le tour de la pointe et on est de retour après 3 h de très belle promenade.

Dès notre retour, nous sommes partis jusqu’à Saint Louis : 2 miles sous génois avec un vent assez fort et avons mouillé prés de l’estacade. Nous sommes aussitôt descendus à terre pour

Pour manger au restaurant chez Henri, à droite de l’estacade, très bonne sauce caraïbe avec du marlin un peu trop cuit. Maintenant nous flemmardons en regardant (et entendant) l’école de kayak ; le moniteur est sûrement un voileux, en tout cas il crie très fort. (Quelques précisions : lui est sur la plage,les 20 gamins dans l’eau jusqu’à la taille avec gilet de sauvetage et pagaie ; après une bonne demi heure d’exercices, ils ont enfin eu le droit de monter dans un kayak, mais attention un par un , le mono continuant à hurler)

 

Vendredi

La nuit a été humide avec pas mal de petites averses, nécessitant de nombreuses ouvertures et fermetures du panneau.  Le matin il pleut toujours, nous avions prévu une balade en voiture ! Il faut attendre 9H, pour que la pluie cesse : nous en profitions pour descendre et aller chercher la voiture ; la météo a prévu une matinée pluvieuse mais une après-midi ensoleillée.

Nous partons sous une petite bruine, jusqu’à Grand bourg, la grande ville de l’île : il y a un port surtout pour les pécheurs et aussi pour 4 voiliers sur coffre qui occupent tout l’espace ; un bateau de passage pourrait difficilement trouver une place. La ville a deux places, l’une avec l’église et le marché, l’autre avec les monuments officiels dont la mairie en style 1930. Il y a une librairie avec beaucoup de périodiques de foot et de courses et des bouquins sur la vie à deux ou la vie spirituelle. J’achète le canard enchaîné. Nous repartons vers Capesterre, petite bourgade sans charme mais avec des sens interdits tels que nous en faisons 3 fois le tour avant de prendre la route du bord de mer ; celle-ci devient bientôt une piste  longeant le pied de falaises coralliennes. Nous décidons de faire demi tour et prenons la grande route vers le nord jusqu’à Vieux fort. La route traverse un grand plateau à distance respectable de la très belle cote de falaises, visible uniquement à pied. Après Vieux fort nous reprenons la route qui longe la rivière (D 205) : le paysage est assez beau avec des champs de canne au fond de la vallée .Nous apercevons une paire de bœuf attelées à une charrette, symbole de Marie Galante ; nous nous arrêtons pour une photo quand un paysan arrive en nous invectivant, nous menace avec un bâton et entreprend de barrer la route avec du bois (il n’était que 10h du matin mais le rhum avait déjà du  faire effet). Après une retraite prudente, nous réussissons à passer, la route en fonds de vallée est belle,  une petite route qui va vers Dorot pour aboutir à la barre de l’île : c’est très beau même si la route est un peu défoncée.  Nous finissons par revenir à Saint Louis pour aller manger au restaurant le Skipper, ou nous mangeons très bien. Dans l’après midi nous allons le long de la rivière (sentier des sources) visiter l’habitation Murat, ruines d’un ancien beau domaine, avec sa sucrerie et explorer quelques impasses à peine carrossables sur le plateau. C’est un beau paysage de campagne, avec des creux profonds, des pentes raides boisées et des champs de canne sur le plateau. ( routes vers Bielle, Durocher ). Mais le mieux serait de les explorer en VTT, il y a pas mal de petites côtes, mais ce ne doit pas être trop dur.

De retour au bateau, une mauvaise surprise : en regardant le haubanage, je constate que le bas hauban tribord a commencé à se détoronner : 3 fils sont cassés. Ouf le mat n’est pas tombé ; zut nous sommes condamnés à retourner au moteur jusqu’à Pointe à Pitre ou nous pourrons peut être refaire faire le  bas hauban.

 

Samedi

Aux aurores (7H), nous partons au moteur pour POP, 15 miles au moteur avec un bon vent de travers et des vagues qui nous roulent en tous sens (vraiment, le bateau au moteur, c’est pas mon truc) Arrivés au port nous fonçons chez Caraïbe Gréement, heureusement ouvert bien que ce soit le week end du 1°mai ; pas de problème je n’ai qu’à démonter le hauban et l’amener il en fera un nouveau. Hélas après avoir démonté le ridoir, je monte dans le mat et ne trouve aucun moyen pour retirer le hauban, sauf à le faire remonter dans le mat et le sortir par le haut, ce qui me parait impraticable. Je retourne chez le ship, qui me dit qu’il viendra voir lundi matin

Nous allons louer une voiture (agence cap caraïbe à 28 euros la journée) et comme il est déjà deux heures, nous décidons de voir la cote ouest de Grande Terre, promenade qui n’a pas un grand interet. Toute la partie des Abymes est très construite avec des maisons de plus en plus grandes mais sans charme. Puis à compter de Morne à l’eau la route traverse de très grands  champs de cannes. Grand bourg, Saint louis, anse Bertrand ne sont que des bourgades avec des maisons laides et pas très bien entretenues. Au retour nous passons par Vieux bourg, petite bourgade elle aussi au bord de la mangrove (chenal d’accès depuis la mer ??), qui a un certain charme. La route vers la plage de Babin est sympathique serpentant au milieu de collines.

 

Dimanche

Pas de chance , le matin, il pleut de nouveau .Nous partons cependant pour Mallendure car nous devons aller récupérer le matériel de plongée oubliée sur le bateau par Anne Marie à notre dernière plongée chez  PPK et nous avons prévu  d’ aller déjeuner avec Anne et Dom. Nous passons par Sainte Rose et Deshaies ; la route est longue mais sympa, avec des vues magnifiques sur la mer. Nous allons visiter la maison du bois à Pointe Noire, un peu décevante car il y a peu de mobiliers exposés et très peu d’artisanat   ; Le petit arboretum nous intéresse car nous essayons toujours d’apprendre à reconnaître les arbres.

 Nous récupérons le détendeur et la combi d’AM et allons chercher Anne, Dom et les enfants. Le temps s’est remis au beau Nous allons déjeuner au restaurant des tortues, prés de l’anse à la barque. Le cadre est joli et c’est bien cuisiné ; nous goûtons au balaou (Poisson très courant avec un long rostre qui vit prés de la surface  , ça a un petit goût de maquereau), et à de gros bulots (la coquille des Bernard l’Hermite) ; très bon.

Nous rentrons en passant par la cote sud de Basse Terre en repérant au passage la route pour aller voir la 3 éme chute du Carbet.

Les routes de Basse Terre sont jolies, mais elles ne sont pas rapides : un demi tour de Basse Terre prend un peu plus de deux heures.

 

Lundi 30

Caribe gréement ne peut se déplacer, mais il m’explique comment démonter le hauban ; j’y arrive et à 2h je récupère le nouveau hauban que je remonte aussitôt. (Ouf, je nous voyais mal rentrer au moteur à ST Martin ,150 miles avec le bruit et la houle)

 

Nous essayons de savoir avec l’aide de la marina si le pont de la rivière salée ouvre le premier mai, mais ce lundi après midi il n’y déjà plus personne dans les bureaux et la dame de la marina pense qu’il est probable que les pont n’ouvrent pas. Après un moment d’hésitation nous décidons de partir sur le champ en faisant le tour par le sud , soit prés de 50 miles supplémentaires mais nous sommes heureux de refaire de la voile. Après deux heures agréables, à la tombée de la nuit, nous subissons un gros grain de pluie sans vent et une fois le grain passé, le vent ne se relève pas. Nous tournons donc la pointe sud au moteur, c’est bien la première fois que ça nous arrive, d’habitude c’est un coin venté.

Nous irons au moteur jusqu’à la hauteur de Deshaies, ou nous pouvons renvoyer les voiles dans un vent léger d’est : 12 nœuds en moyenne. Nous arrivons au sud de Montserrat vers 7H, dans un grain de pluie dense qui là encore tue le vent. C’est donc au moteur que nous longeons la cote au vent de Montserrat. Le spectacle du volcan est très impressionnant, plus que du coté sous le vent, il fume encore beaucoup de ce coté : on voit bien les bouches des cheminées.  Le vent monte d’un coup à 20 nœuds et nous allons grand largue, vers Redonda puis la cote sud de Nevis que nous longeons en slalomant entre les casiers. Nous mettons vers le cap vers White house bay à l’extrémité sud est de St Kitts, un mouillage que nous aimons beaucoup. Nous mouillons vers 16 h pour nous baigner et manger tranquille avant de repartir vers 20h  pour St Martin ou nous prévoyons d’arriver vers 6h.

Tout se déroule selon les prévisions ; seul regret nous ne voyons pas les singes qui habites ce coin de St Kitts. Nous avons aussi la distraction d’un bateau de location qui mouille trois fois et revient finalement mouiller à moins de 10 m de nous, dans cet immense mouillage. Encore un manque de savoir vivre (ce sont des américains) .Nous partons à 20h précises pour avec un bon vent d’est de force 5 qui ne nous pas laisser tomber jusqu’à l’arrivée sauf une petite heure sous le volcan de St Kitts   .La nuit est tranquille : pas de grain et la lune au rendez vous

 

 

 Mercredi 2

A 6H nous tournons la pointe est de St Martin et après un petit louvoyage nous mouillons devant chez les Pélissier à 7H. (En espérant après un bon petit déjeuner faire une sieste réparatrice)

 

Cécile nous apprend qu’il y a des problèmes de date pour la sortie du bateau (c’était prévu le 7 mai), le chef du chantier devant aller en France pour une durée non définie. Nous tentons notre chance pour le faire sortir immédiatement ; nous entrons dans le lagon par le pont de 8h 15.

Nous voyons Antoine (le chef du chantier) et rendez vous est pris pour une sortie de l’eau à 14H.  Comme prévu, le bateau est mis à terre, lavé au karcher de ses algues et arapèdes et placé sur le terrain ou il va passer l’été

 

C’est la 1° fois que nous laissons le bateau à St Martin pour la saison cyclonique .Il  a été démâté et nous avons constaté que le mât avait bien besoin d’une révision complète ; un 2° hauban était en train de céder, les barres de flèches sont à changer, les feux à remplacer...Finalement notre choix de St Martin pour l’hivernage tombe bien ; nous pouvons trouver ici de bons techniciens et tout le matériel nécessaire .Le bateau sera ensuite sanglé et les sangles pitonnées dans le sol ; en principe rien à craindre des cyclones .

 

Il ne nous reste plus qu’à nettoyer le bateau de fond en comble et tout ranger, travail habituel après chaque période de navigation 

 

Cette année, nous avons la chance d’être hébergé chez Cécile pendant cette période de rangements, ce qui nous évite de crever de chaud à terre .De plus nous profitons un maximum de toute la petite famille

 

 

 

C’est la fin de notre saison 2006/2007.

 

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5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 12:50

saint martin

depuis bientot un mois nous sommes à Saint Martin, au mouillage de Marigot, au milieu d'une centaine d'autres bateaux.

Mais nous ne sommes pas souvent sur le bateau , beaucoup plus chez les enfants pour nous occuper un peu des petites filles . J ai quand meme réussi à faire de la planche .

Nous sommes aussi rentrer une 15 aine de jours en France pour voir Lucas, notre petit fils , faire ses premiers pas . Nous en avons profiter pour passer 6 jours à la montagne pour renouer avec le ski , et nous avons constater que nous n'avons rien perdu .

Nous avons fait réparer l'alternateur , ou plutot son branchement ; En effet l'excitation était branché sur la batterie moteur et non sur les batteries de service .La batterie moteur étant vite pleine , l'alternateur ne debitait que peu . Ayant changé le branchement il débite maintenant normalement.

Nous allons repartir pour une quinzaine d jours pour la Guadeloupe , avant de revenir laisser le bateau hiverner à Saint Martin , le stockage à terre semblant prévu pour les cyclones .

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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 23:44

Lundi soir  19 février  2007

Marina de Boca Chica

 

Notre étape dominicaine se termine. Demain nous partons pour l’est direction Saint Martin, comme nous nous l’avons dit aux officiels pour le despacho, ce qui n’exclut pas quelques haltes pour le repos et la sécurité de l’équipage.

Nous sommes  arrivés, il y a 2jours, à la marina ou le personnel nous a aidé à prendre une place au ponton. Nous avons retrouvé Julio, le cuisinier barman de la marina. Celle-ci a bien changé ; elle a été rénovée et embellie, mais revers de la médaille, elle est devenue une des plus chers des Antilles : tout inclus prés de 1,5 USD le pied, pour une place à quai (soit presque 50 DOL la nuit.)

Nous ne sommes restés qu’une nuit à quai, le temps de faire le plain d’électricité et d’eau avant de prendre une bouée, ce qui est beaucoup plus abordable.

Nota ; selon les officiels du port il est interdit de mouiller sur ancre.

Le trio d’officiels est arrivé, les amarres à peine en place, mais les formalités ont été vite expédiées et pour pas trop cher : 50 US à payer à l’immigration dont deux visas de tourisme et quelque chose pour les faux frais  et a notre guise 10 USD pour payer la motoconcho des gens du port (le bureau est à 500 m). Au total ce n’est pas cher ; ailleurs selon les expériences cela va de 8O USD pour les faux papiers d’un vrai officiel (La Romana) à 90 USD a Santo Domingo (pour de vrais papiers)   . Le document de la bienvenue de la marina dit que donner un petit pourboire aux officiels est un geste d’amitié, car ils sont très mal payés.

Heureusement le restaurant de Julio est  resté abordable et très bon ;

Tout ceci, plus une séance        Internet (nous avons le wifi qui fonctionne bizarrement mais a peu près) nous a pris toute l’après midi.

Dimanche nous avons été faire les courses à la ville, en suivant le malecon, mauvaise route en bord de plage avec des installations balnéaires (voir photos). Comme nous étions dimanche, il y avait beaucoup de monde et beaucoup de musique très fort (le plus fort possible en fonction des baffles). Toute la partie plage locale est sympa, la partie plage à touriste l’est moins ; surtout la partie drague des vieux blancs (qui de plus se donnent des airs d’aventuriers, c’est vrai que les risques doivent être grands) .Nous avons fait le complément de vivres au supermarché, et le nécessaire en pesos a la caisse automatique.

Lundi matin, plein de fuel à la pompe du club nautico, situé juste à côté mais d’accès un peu difficile à faire avant que le vent ne se lève. Puis vidange de l’huile, le moteur fuit un peu semble t il par le joint en bas. Il ne fuit pas beaucoup, mais c’est sale. J’ai constaté que le second alternateur avait cassé ses fixations (un boulon), il est donc hors d’usage.   Nous avons refait un tour en ville, pour dépenser les pesos qui restaient. Nous avons acheté du poisson frit à une échoppe locale, c’est très bon et pas cher.

 

Samedi après midi

Mouillage de Luis Pena, ilot de Culebra

Notre retour de déroule parfaitement bien, avec peu de vent ; mais quand il y a en a trop nous attendons. Nous ne plaignons pas de ce peu de vent ; avec 7 nœuds nous mettons les voiles et avançons.

La première étape nous a mené à Saona, île à l’est d’Hispaniola ;bonne partie de voile avec un bon vent de nord est montant jusqu’ 25 nœuds  , avec deux ris et le génois très roulé , nous allions encore à plus de 6 nœuds , dans une mer remuante . Nous sommes arrivés au mouillage dans la soirée après avoir vu beaucoup de bateaux : toute une flotte venant du sud et allant à Bayahibe ( peut être un rallye), et aussi des catamarans probablement de location mais nous étions seuls au mouillage de la pointe Patillas, confortable malgré le vent. Le décor est splendide.

La deuxième étape était la traversée du canal de Mona : 100 miles en ligne droite jusqu'à la pointe ouest de Puerto Rico : le cabo rojo. Nous sommes partis vers 8H du matin, en longeant l’île de Saona, passant à l’intérieur des récifs bien visibles de la cote sud. Jusque la le vent était nord est ; puis après la pointe il a basculé est ; de plus la mer pour passer la pointe est devenue très confuse , avec un courant portant au sud .Notre trajectoire s’est donc infléchie vers le sud . Le vent était modéré : de 10 à 15 nœuds. Nous avons continué vers le sud est jusque vers 2H du matin, ou nous nous avons virer vers le nord. Notre progression vers l’est avec une mer formée et courte a été longue : de 9h du soir à 6 h du matin nous avons fait 18 miles vers l’est ! Au petit matin le vent est tombé alors que le cabo rojo était à 10 miles dans l’est. Nous avons mis le moteur, pour aller jusqu’au cap. Puis le vent est revenu sud est et nous avons poursuivi à la voile jusqu’aux cayes de Puerto Jacinto, ou nous avons passé la nuit. C’est un bon abri, dans un lagon bordé de mangroves.

Nous sommes repartis au petit matin ; petit vent mais suffisant pour avancer sous voiles ; un grand bord vers le sud Est puis un bord vers le nord est et nous sommes arrivés à l’entrée de la baie de Jobos, remarquable par une énorme usine sur la côte. L’entrée est étroite mais les coraux sont bien visibles et il y a une perche sur les coraux du nord : pas de problème donc, avec un vent moyen ; s’il y a plus de vent, les fonds  remontant a 3,5 m juste avant la passe, il peut donc y avoir une grosse houle A part cette usine le mouillage n’est pas mal : cayes de mangrove vers le sud, montagne pelée en arrière plan. Pour passer une journée entière on peut mouiller un peu plus à l’est pour cacher l’usine mais nous sommes repartis bien vite vers minuit, pour profiter de la baisse de vent nocturne et avancer vers l’est au moteur. La sortie dans le noir s’est fait en suivant au GPS la trace de l’entrée : facile, puis nous avons longé la côte d’assez loin, en regardant toutes les lumières, spectacle auquel nous n’étions plus habitués. Au lever du soleil nous étions à l’entrée du canal de Vieques , et le vent s’est levé : 8 nœuds sur une mer plate , un peu sud est nous permettant d’aller sur un bord vers Culebra .

Nous sommes donc arrivés à l’île de luis pena, petite île à l’ouest de Culebra, avec un mouillage relativement abrité au sud ouest. Il y a  5  bouées , a part deux barques locales amenant des snorkeleurs .La plongée est en effet très belle, avec beaucoup de poissons peu farouches ; il y a 3 ans nous y avions vu deux requins dormeurs et une tortue, cette année seulement un énorme barracuda     .

Bref ? Nous nous attendions à un retour difficile vers l’est mais le vent  a été clément, la navigation de nuit nous permettant d’éviter les surventes de la journée et de profiter de très beaux ciels étoilés

 

.

 

Lundi après midi

Mouillage de Marigot à Saint Martin

 

 Voila nous avons fini notre deuxième tour des caraïbes et Luliberine a retrouve son mouillage habituel de Saint Martin, à Marigot.

Nous sommes repartis de Culebra vers 3H de l’après midi , après une longue pause de presque 4h ; le vent était faible mais suffisant et de plus de sud est donc nous permettant d’aller vers l’est sans louvoyage. Nous sommes passés entre Culebra et Culebrita vers 17 h , l’heure du retour de très nombreux gros bateaux a moteur, fonçant trouver une place au mouillage. Le si joli mouillage de la cote sud de Culebra ou nous étions seuls il y a 3 ans était maintenant plein de bateaux. Beaucoup de bateaux sortaient aussi du beau mouillage de Culebrita, si tranquille il y a 3 ans (il faut dire que c’était le week end et que tous les mouillages connus sont alors  envahis par les bateaux venus de Porto Rico, pied sur l’accélérateur et musique à fond …). Au cocher du soleil nous étions a mi chemin de St Thomas. Le vent est presque complètement tombé, mais nous avons poursuivi à la voile tranquillement pour arriver de jour. Toute la nuit nous avons tiré des bords au nord des îles vierges. Au matin nous sommes entrés dans le sound en passant au nord de Tortola. Et nous avons commencé à voir beaucoup de voiliers, les premiers sous voile depuis longtemps !!      Là aussi, il y a beaucoup de bateaux dans les mouillages.

Nous voulions aller nous mouiller dans le nord de Virgin Gorda pour nous reposer un peu et faire du snorkel avant de prendre la direction de St Martin mais quand nous avons mis en route le moteur l’alarme huile s’est mise en route vérification faite, il n’y avait plus une goutte d huile sur la jauge, et pourtant pas beaucoup d’huile dans le bac de récupération ; mais ou l’huile était elle passée ? J'ai remis un reste de bidon et le moteur a redémarre normalement. Par prudence et pour réserver le peu d huile a une arrivée difficile à Saint Martin, nous avons donc abandonné l’idée du  mouillage et nous sommes partis directement vers Saint Martin. Heureusement nous avons bénéficié d’un temps acceptable : 13 à 20 nœuds( 2 ris et le génois partiellement roulé) et une mer peu agréable, mais qui permettait le prés sans faire taper le bateau à condition de ne pas chercher à faire du prés serré. Donc tout s’est bien passé et nous sommes arrivés à St martin à 11H soit 24 h pour faire les 80 miles avec du vent pile dans l’axe et un peu de courant contraire ; pas mal donc !

Nous avons mouillé sous voile, exercice que n’avions plus pratiqué depuis longtemps ; mais nous n’avons pas cherche à mouiller au milieu des autres bateaux, très très nombreux.

Nous sommes immédiatement allés à terre chercher de l’huile et téléphoner à Cécile qui est arrivée aussitôt accompagnée de Megan, ravie de retrouver le bateau qu’elle n’avait pas vu depuis 2 ans. Nous avons refait le plein d’huile  du moteur et sommes partis nous mouiller prés du débarcadère, pour rendre plus facile les va et vient de toute la famille. 

 

PHOTOS

 

01 en route le long de la cote haitienne

 

O2à 04 scénes de plage à Boca Chica

 

 05 Mouillage de Luis Pena ilot pres de Culebra

 

06 /07 retour vers St Martin avec  du vent au pres et 3 nuits en mer

 

08 Megan barre

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17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 21:30

Samedi 9 février

Marina de Port Morgan île a vache

 

 Nous sommes ici depuis «  jours et nous avons retrouvé les anciennes habitudes. 

Les canots des enfants et des ados  viennent nous voir pour nous proposer des mangues, des citrons, de prendre les poubelles (qui finiraient dans le premier champ venu si nous leur donnions) ou tout simplement nous demander des cadeaux. Au début c’est amusant, à la longue c’est un peu lassant même si  ils sont peu insistants. Heureusement nous avons aussi la visite des amis : Vilna  et son mari Doudou, Mackenzi, Cama et Pierre, Wiltor et aujourd’hui Samuel. Tous nous ont accueilli avec de grandes embrassades. Nous avons aussi fait connaissance de nos voisins du bateau Taïga : Magali et Jean-Luc qui se baladent avec leur deux filles (8et6 ans) avec un programme un peu semblable au nôtre.

Il leur est arrivé ici une mésaventure qui montre une certaine dégradation du climat envers les étrangers. Ils se promenaient avec leurs filles, accompagnés de Vilna et son mari quand ils se sont rafraîchis à un puit. Un peu d’eau que Jean-Luc se mettait sur la figure est tombée dans le puit. Aussitôt les voisins ont crié que le puit était sali et sont devenus menaçants. Nos amis sont rentrés vite fait au bateau. Pendant ce temps, les gendarmes alertés, sont venus emmener Vilna, puis Doudou en prison. Le lendemain Jean-Luc prévenu est parti voir le juge, au chef lieu de l’île a vache madame Bernard, Le juge a dit que c’était regrettable, mais qu’il lui fallait suivre la vox populi et qu’il fallait nettoyer le puit en le vidant, ou payer 3000 USD ; c’était le but recherché. Le curé du village Madame Bernard, alerté a alors prêté sa motopompe et a fait vider le puit. Bilan 60 M3 d’eau gâchée pour rien, une eau précieuse ici.  Cet incident a été confirmé en moins grave avec Anne Marie. Nous passions devant la nouvelle école de Cacoq (le village de la marina) avec notre ami Mackenzi .Un enfant a pris sa main pour lui demander de l’argent, comme elle refusait il lui a donné une tape, puis une deuxième, et est parti en criant tout fier : «  j ai tapé le blanc ». Le maître qui avait vu la scène, n’a rien dit.

Quand nous nous promenons en saluant  les gens, beaucoup sont moins souriants qu’avant et certains répondent à peine.

Pourtant nous en avons rencontré d’    autres qui se réjouissaient du futur développement du tourisme ; en effet des immigrés viennent faire construire de grandes maisons procurant du travail à certains. De ce fait , nous avons constaté une certaine progression des maisons et des signes d’enrichissement : une maison avec des fenêtres a vitres , une moto ( les chemins me paraissent impraticables ) , un groupe électrogène chez notre ami Dominique qui est gérant de chantier .C’est probablement cet enrichissement de certains qui provoquent des rancœurs , car plus qu’ailleurs les Haïtiens sont avant tout jaloux des autres .La communauté n’existe pas , il n’y a pas de sens de l’interet commun et de l’entraide .

Néanmoins cela reste très plaisant et les promenades dans l’île sont agréables, dans un paysage splendide, qui reste pour moi un des plus beaux des Caraïbes. Il y a des collines assez verdoyantes, des ravins avec des grands manguiers, des prés avec de belles vaches, des champs de mais ou de yuccas, des anses découpées, des mangroves, des maisons blanchies avec des toits de chaume et des entourages de fenêtre peints en couleurs vives . Aucune route, que des sentiers larges d’un mètre, bordés de plantes grasses.

 

Dimanche, grande balade en passant par Soulette ,un petit village de pécheur pour y  donner une photo prise il y a 2 ans,  puis Trou milieu , autre village et retour, tout cela  en compagnie de Samuel.  Le soir nous avons dîné à l’hôtel, un très bon plat de crevettes fraîches (nous avions aussi mangé deux soirs avant un très bon poisson rose (vivaneau ?) au gros sel.

Lundi  visite de la ville des cayes , avec l’alibi d’acheter un peu de fruits et un peu d’épicerie , en fait nous voulions revoir cette grande ville , la deuxième d’ Haïti ,( mais bien loin derrière Port au Prince ) ; Nous y avons été en taxi pays , une grande barque à moteur pouvant normalement contenir 10 personnes et chargés ce lundi matin de plus de 20 personnes ; heureusement que la mer était plate . Le débarquement aux Cayes se fait sur les tas d’ordures, par l’intermédiaire de bateaux poussés par des perches, car les «  gros «  bateaux ne s’approchent pas de la rive ; il n’y a pas asse d’eau et pas de quai. Une fois poussée les cochons, agents nettoyeurs, on arrive à une grande rue, en gravier. Il y a une multitude de mobylettes qui font taxis (2 passagers par mobylettes), et des carrioles à bras pour transporter les marchandises, car ce n’est pas seulement un port de passagers, c’est aussi un port de fret pour toute la cote sud. (Assuré par de grosses barques à voile, à beau gréement houari). Nous avons été jusqu’au marché, passant plusieurs gués d’eaux nauséabondes à chaque intersection de rues. Le marché est  grouillant de vie, avec des marchands de tout : de fruits, légumes,  viande, de diverses épiceries vendues à la plus petite unité possible (j’exagère, nous n’avons pas vu d’allumettes vendues à la pièce). Nous avons acheté : 2KGS de tomates vertes pour 50 gourdes, 4 pamplemousses pour 25 gourdes une dizaine de bananes pour 10 gourdes (.1dollar= 35 gourdes) Ensuite Vilna a fait réparé sa chaîne de montre par un bijoutier, installé sur le bord de la rue. Il chauffait la chaîne avec un chalumeau dont le débit était assuré par un aide avec une pompe style vélo. Nous avons un peu exploré les rues du centre en attendant qu’ils finissent leurs courses: il y a des maisons coloniales a colonnades, pas très belles mais mieux entretenues qu’à Cuba autour du square de l ; église. Déception : les belles enseignes peintes (et souvent très drôles car écrites en créole) ont été replacées par des enseignes au néon, sans aucune poésie. Beaucoup de monde circulent dans les rues, à pieds en vélo, en motos ,en bus pays bariolés …le tout complété par un défilé pré carnaval, cela doit être chaud.

L’après midi nous avons fait le tour pour donner les photos prises depuis notre arrivée, et avons pris la météo : wind (20 Nœuds) demain au cap Beata, mais moins fort prés de la cote, vent faiblissant mercredi après midi  nous partons donc demain. 

Malgré la légère détérioration du climat, l’île à vache et port Morgan reste une de nos escales préférées. Et le restaurant de l‘hôtel une très bonne table, pour un prix très raisonnable.

 

 

Nos amis haïtiens

 

Vilna est depuis notre première visite notre laveuse de linge. Elle fait du beau travail pour si peu cher que Anne Marie lui donne plus que ce qu’elle demande. Elle nous a invite a déjeuner chez elle : deux petits poissons et du riz ;  ce qui est un peu gênant car nous déjeunons tous seuls. Mais c’est propose si gentiment, que nous ne pouvons refuser. Vilna et Doudou ont 3 filles, ils ne sont pas mariés car ils n’ont pas l’argent pour faire la fête de mariage. L’intérieur de la maison est très pauvrement meublé, mais il y a deux nouvelles chaises Doudou cultive un petit champ : bananes, un peu de mais, un cochon et des poules. Il n’a pas l’air trop fatigué par ses journées de travail. Ils nous ont accompagnés aux cayes, tous les deux, très gentiment, en espérant un cadeau qu’ils ont eu. Doudou n’avait sans doute aucun travail urgent à faire sur ses terres Ils ont fait réparé un bracelet en argent et acheté des bricoles. J’ai eu des questions quant à mes possessions de batteries ou de postes de radio en surplus.

 

Mackenzi

C’est un garçon de 15 ans que nous avons connu il y a 4 ans et  parlait déjà bien français. Il est orphelin de père, et à de nombreux frères et sœurs. Certains sont déjà mariés avec un métier, l’un est maçon. Un autre a une compagne et m’a demandé d’être le parrain ; il est cultivateur et pécheur. Il a une vache, ce qui n’est pas mal. Quand nous sommes arrivés Mackenzi ne pouvait plus aller à l’école, car il n’avait pas payé, 250 gourdes le semestre (6 USD). Il est en dernière année de primaire. Il a quand même une montre Casio ; mais après l’école lui et son frère n’avait pas déjeuné et avaient faim et ont mangé au bateau

Sa maison fait très pauvre.  Ils cultivent un peu de bananes, un peu de haricot, un peu de canne à sucre (qui se mange comme friandise en suçant la tige).

Nous l’aidons en lui payant son semestre et en lui donnant cahiers, stylos billes etc.

 

Wiltor

C’est un beau parleur, un peu déroutant car quand il s’adresse à nous il nous appelle on : on s’est bien promené veut dire : est ce que vous vous etes bien promené. Il nous approvisionne en légumes et fruits qu’il va chercher à la ville des cayes. Son tarif nous parait raisonnable (pas plus de deux fois le prix du marché déduction faite du prix du bateau pour aller aux cayes). Nous avons payé un peu l’école de sa fille Luna il y a deux ans ; alors il nous l’amene, c’est une grande fille très timide. Il semble très machiste car nous n’avons pu qu’apercevoir sa femme quand nous passions devant chez lui.   

En fait sa femme parle à peine le français. Elle nous a cuisiné des lambis et du riz, qui étaient bons. Wiltor nous a dit que c’était cadeau , mais que sa fille avait besoin d’un peu d’argent pour terminer l’année scolaire , après beaucoup de considérations sur les Haïtiens qui abusaient des blancs , il a fini par dire qu’il voulait 500 gourdes . (Qu’il a eu bien sur, nous sommes des amis très chers)

 

Cama et Daniel

Ce sont aussi deux jeunes qui n’allaient plus au collège car ils n’avaient pas payé. Ils sont en deuxième année de collège ; Cama à 21 ans. Il comprend très bien le français et le parle bien. Il semble très intelligent. Les deux copains sont venus laver la coque du bateau, puis nous avons rallongé leur paie pour assurer à chacun le deuxième semestre de scolarité : 10 USD chacun. Cama a eu l’initiative d’appeler Samuel notre « filleul «  qui fait sa scolarité aux cayes pour lui dire que nous étions là

 

Samuel

Nous le connaissons depuis 4 ans et lui payons ses frais de scolarité. Il est en 10 éme année d’études à 21 ans et va au lycée des Cayes. Il est donc en équivalent seconde.   Malgré cela, il continue à parler un français un peu hésitant, et n’a pas su me dire ce qu’il avait étudié en français ou en histoire la semaine dernière. Beaucoup de ses cours sont en français !! ; il étudie aussi l’informatique et son école dispose de 50 ordinateurs. Ils sont 70 élèves dans sa classe .Il veut être électricien, mais ne pourra faire une école technique qu’après l’équivalent du bac.

Ceci est un peu attristant, il paraissait plus intelligent que les autres et après 4 ans, il n’a pas beaucoup progressé en français.  

Il est orphelin de père.et lui aussi a de nombreux frères et soeurs

 

En Haïti, le système scolaire et entièrement payant et dès qu’un enfant ne paie pas, il est sur le champ renvoyé chez lui ; les fournitures ne sont pas données et l’uniforme, payant, est obligatoire .Vu leurs  très faibles ressources, l’absence de travail pour les parents, leur scolarité est plus que chaotique et s’éternise, même pour les enfants sérieux

 

 

Haïti

 

Tous les avis des français rencontrés convergent sur le cas dramatique d’Haïti, non pour sa pauvreté matérielle, certes très grande, mais pour son  manque totale de structures communautaires, et de l’incapacité des haïtiens à se soucier des autres et à coopérer, sans même parler de travailler, au moins à l’île à vache.

 

Quelques exemples de l’île a vache.

Le médecin espagnol qui a résidé longtemps ici, a fait construire un dispensaire avec des aides d’Espagne ; non seulement elle a acheté le terrain, les matériaux, mais elle a du aussi payer les ouvriers locaux qui ont gâché le ciment .Plus récemment des ONG ont foré des puits et ont dit qu’il fallait cimenter autour. Les locaux ont demandé à être payés le ciment étant fourni ; du coup l’ONG a rebouché les puits qui, sans cela, auraient été aussitôt pollués .Un canadien avait fait des jardins potagers et appris à des locaux à s’en occuper il s’est absenté 6 mois, à son retour il a constaté que rien n’avait été arrosé. Un autre avait fait un vivier à langoustes pour faire grossir celles qui étaient prise trop jeunes, le vivier a été détruit.

Didier et Françoise, les patrons de l’hôtel, ont fait une pépinière de cocotiers (eux même ont planté une cocoteraie mais ils ne font jamais de récolte, les noix leur étant dérobé au fur et à mesure); ils vendent les plants 12 gourdes les 12, avec en plus 12 gratuits. Certes il faut attendre 5 ans pour la 1° récolte, mais après c’est un revenu. Haïti est déficitaire en noix de coco et les importe de Rep Dom. Eh bien, ils n’en ont pas vendu un. « Il faut faire un trou, les arroser un peu, et on est pas sur que tout pousse ! »

Ies habitants ,ici, sont absolument incapables de s’associer pour mettre en commun un groupe électrogène ou un bateau à moteur pour la pêche. Et malgré l’exemple de l’hôtel, dont les sols ont bien résisté au cyclone grâce aux  cultures en terrasses, n’envisagent d’en faire. « Si les sols de l’hôtel ont tenu, c’est que c’était terre de blanc. »

Et pourtant, l’île a vache pourrait développer son agriculture, car s’il ne pleut pas beaucoup (1M d’eau annuel quand même), ce serait assez pour faire beaucoup mieux que ce qui se fait et assurer une meilleure alimentation sur place. Heureusement les jamaïcains occupent la moitié est de l’île et trafiquent, ça fait un peu de rentrée d’argent, surtout pour les responsables qui laissent faire. L’ONU a quand même un fait un tout petit tour dans les marigots. Leur arrivée vue longtemps à l’avance a permis de tout préparer pour leur visite.

Nous recommandons la lecture du livre de Christophe Wargny, Haïti n’existe pas, à tous ceux intéressé par les problèmes du tiers monde. Haïti, première république noire qui s’est libérée seule du colonisateur, a vraiment un avenir sombre. Pour moi son seul espoir est que les exilés fort nombreux veuillent bien  expliquer les vertus du travail et de la solidarité. Ce ne parait pas évident.

 

Mardi soir marina de Port Morgan

 

Nous sommes partis et nous sommes revenus après une balade de 20 miles ; le vent était trop fort : 22 nœuds de face, des vagues énormes  cela nous promettait une nuit (ou deux) trop difficile.

 

Jeudi soir

 

Mouillage de la baie Aguyjas, au sud du Cabo Falso (sud ouest du Cabo Beata)

La première moitié de notre traversée jusqu’à Bose Chica s’est bien passée , malgré un vent exactement dans le nez , heureusement pas très fort , et même très faible une partie de la nuit , ce qui nous a obligé à mettre le moteur .

La baie est bien protégée de l’est, dans un joli cadre, la baie plus au sud avec un cadre de falaises est peut être encore plus jolie. Il y a juste un petit campement de pêcheurs, mais on voit au loin la cimenterie ( ?).

  Note technique sur la navigation  inutile pour tous ceux qui n’ont pas la route à faire.

 Nous avons commencé par louvoyer toute la journée le long de la cote haïtienne , avec un vent de 10 à 12 nœuds ; cette partie de cote , surtout des Cayes à la baie des anglais est vraiment magnifique et donne envie de s’y arrêter , mais selon Didier ce n’est possible qu’avec des Haïtiens à bord , pour expliquer ce que nous ferions là .A 20 H le vent est tombé a moins de 6 nœuds , rendant inévitable le moteur avec le petit clapot  qui empêchait le bateau de prendre de la vitesse sous voile . De 3H à 5 h , le vent est revenu et nous amené un peu plus loin que Jacmel .Puis de nouveau moteur jusqu’à 11H ou le vent est revenu presque sud , et est ensuite monté jusqu’à 15 nœuds . Il semble que ce soit la règle dans cette partie du golfe que le vent tourne très sud , permettant un cap de 120 , nous l’avons constaté à chaque fois .Nous sommes arrivés à 15 H .

Nous n’avons pas constaté de courant, contrairement aux autres fois

.

Samedi matin 9H

            

            En mer devant Santo Domingo.

Le vent nul toute la nuit est remonté à 6 nœuds , ce qui propulse le bateau à plus de 3 nœuds . La mer est absolument plate . Nous sommes sûr d’arriver à Boca Chica dans l’après midi . Ceci nous permet de nous reposer d’une nuit de moteur.

 

Note technique de navigation .

Nous sommes partis au lever du soleil pour passer le cap Beata avant que le vent ne se lève. Cela a été parfaitement réussi et nous avons été au prés jusqu’au cap, sur une eau plate, avec des passages à moins de 4 m d’eau. Hélas pour la beauté du paysage, il y avait pas mal de nuages. Après le cap nous avons continué cap 120, mais nous étions contre le clapot avec du courant contraire ; Alors nous avons viré de bord, le vent a adonné doucement et vers 16 h, nous étions bâbord amures sur le bon cap, avec un vent pas très fort de 8/10 nœuds. Au coucher du soleil, le vent s’est couché aussi et nous avons du mettre le moteur, passant le cap Palenque, sans que le vent ne se relève ; la fois d’avant avec ce type de temps et les mêmes prévisions météo (15 nœuds d’est) nous avions eu 30 nœuds !

Notre route semble la bonne : tirer un peu à l’est après le cap Beata d’une dizaine de miles puis virer. Le courant vers la cote porte à l’est.

 

   La navigation apporte bien des surprises .Nous nous attendions à une rude navigation vers l’est, avec louvoyages face au vent (les cirés étaient prêts) mais à part la 1° journée ou  nous avons fait pas mal de virements de bord pour admirer la côte, le vent nous a abandonné, nous obligeant au moteur .Hélas, hélas, c’est triste pour des voileux, ce ronron obsédant pour nos oreilles avec, pour consolation, la contemplation d’un magnifique ciel étoilé. A la vitesse ou nous passons, nous avons le temps aussi de regarder Santo Domingo, dont nous ne connaissons que la vieille ville coloniale .C’est une très grande cité, allongée sur des kilomètres de côte, hérissée d’énormes buildings ; bref, s’abstenir de la découvrir par la mer, d’autant plus que les stations d’épuration doivent oublier de fonctionner vu la quantité de débris divers et variés que nous voyons flotter autour du bateau

 

   

 

PHOTOS

 

01 et 02 deux anses prés de la marina, l’anse de Cacoq est celle du village prés de la marina ; l’autre est à la ponte ouest qui ferme cette anse.

 

03 et 04 deux maisons dans le style traditionnel de l’île ; évidement les deux photos sont choisies parmi les plus belles , mais elles sont toutes blanchies à la chaux avec des peintures vives . Les volets et les portes sont peints de couleurs vives. Les plus pauvres (il y en a peu) ont des portes en palmes .Il y a très peu de maisons en palmes.

 

05 et 06 Contrairement à l’idée générale sur Haïti, il y a encore beaucoup d’arbres sur l’île, surtout des manguiers et des cocotiers, mais il y a aussi des bananiers et des citronniers, et d’autres espèces qui poussent dans les ravins entre les mornes.  La terre dans les creux ne semble pas pauvre, malgré le calcaire visible des mornes. Les vaches semblent bien nourries, il y a aussi des chevaux, des moutons et des chèvres ,et bien sur des cochons et des poules.

 

07 barques de pêcheurs. Il y a des canots taillés dans un tronc d’arbres (bwa fouyé, prononcer pour comprendre)  mais il y a aussi des barques de construction traditionnelles, avec des gréements à livarde. Ces barques ont un équipage de 3 ou 4 personnes, et vont assez loin poser des filets ou des nasses. Ils arrivent à faire un peu mieux que le travers, et s’aident de rames pour remonter au vent. Au travers, un équipier fait du rappel en s’aidant d’une perche.

 

10 et 11 le marché des cayes est très animé, avec des vendeurs et des acheteurs ; il y a quelques étals, mais beaucoup de fruits sont exposés sur le sol.

 

12 et 13 c’est sur une barque de ce type que nous avons été aux cayes : environ une heure de traversée, nous étions très nombreux, et je pense que beaucoup ne savaient pas nager. Pour descendre à terre, il a fallu faire comme sur la photo et débarquer sur le quai de photo 13, en poussant les cochons !

L’hôtel utilise un quai em beton
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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 14:54

dimanche 4 février 2007

Santiago de Cuba

 

Depuis la marina, nous avons pu visiter un peu  la région orientale de Cuba.

 

Baracoa et la pointe est de Cuba

Baracoa se trouve sur la cote nord ouest de Cuba, à 250 kms de Santiago. Nous y sommes allés en voiture de location. La route passe par Guantanamo, qui n’est pas seulement une base américaine mais aussi une grande ville cubaine, très tranquille. Son centre est une place, la place Cespedes évidement, longée par les  2 rues principales bordées de maisons style colonial revues 1930 ou rococo.

Après Guantanamo, la route longe d’abord la mer dans un  paysage de collines calcaires et de végétations sèche ; c’est pas mal, mais le principal interet en est la richesse en panneaux vantant la révolution avec des phrases sentencieuses, de Marti  ou  de Fidel, ainsi que les différentes espèces de memorials dressés pour les 5 héros.

Ensuite la route aborde la montagne et le paysage devient très beau , probablement un des plus beaux des Antilles .La végétation est variée , avec des palmiers et des pins ,et beaucoup d’autres espèces . Il y a très peu d’habitations, quelques fermes au toit de palme. Cependant au passage du col, des petits vendeurs nous proposons  mandarines,  bananes, boules de cacao et colliers de coquilles d’escargots  très colorées.

 A l’entrée de Baracoa, la route se peuple de dizaines de piétons, de vélos et de calèches. A peine arrivés, un jeune à vélo nous interpelle et demande si nous désirons une casa particulare et nous précède pour nous en montrer une, en vérifiant au tournant qu’il n’y a pas de policiers. Nous visitons la casa de Nancy ; c’est une maison coloniale à deux étages, nous aurons une chambre et une salle d’eaux dans une aile de la maison. C’est 25 CUC.

Baracoa se flatte d’être la première ville fondée à Cuba .Le centre historique se trouve sur une bande de terre séparant une grande anse de la mer. Ce sont surtout des maisons à un étage, en bois ou ciment, avec des colonnades. Aucune n’est jolie, mais l’ensemble a du charme. Sur les places, les gens discutent ; ce sont essentiellement des cubains, car il y a peu de touristes.

Les rues sont encombrées de bicitaxis, qui foncent et de vélos qui flânent. Il y a très peu de voitures.

Au centre, 4 soirées musicales se concurrencent l. Le premier soir, après avoir fait notre choix en écoutant  de l’extérieur nous en avons choisi une, avec une terrasse, ou nous avons bu des mojitos. Le meneur de l’orchestre a fait danser les jeunes femmes présentes (AM aussi bien sur) C’était sympathique mais hélas le deuxième soir, il a beaucoup plu transformant les rues de la ville en rivière ; impossible de sortir.

A partir de Baracoa, nous avons été vers l’est jusqu’au rio Yumuri par une très belle route de montagne, puis vers l’ouest jusqu’à une petite plage fréquentée par quelques touristes et quelques locaux .Il était possible de manger des langoustes, mais dans notre cas, les langoustes nous attendaient au repas du soir ; nous nous sommes  donc abstenus. Sur la route, nous avons eu aussi des propositions de langoustes par des petits pécheurs

 

Bayamo

La route Santiago Bayamo n’est pas aussi belle que celle de Baracoa ; elle traverse surtout des plantations de canne à sucre, avec des haies d’orangers .Située à 130 kms de Santiago, la ville de Bayamo a beaucoup de charme : très propre, des maisons  bien entretenues, des squares pour discuter à l’ombre, une rue piétonne avec pas mal de tiendas et une décoration astucieuse. Les gens y sont plutôt mieux habillés qu’ailleurs et plus aimables. Nous avons été très bien reçu à la banque comme  au restaurant (à noter car ce n’est pas si fréquent). . Bref cela valait les 5H de route aller et retour, pour voir cette jolie ville, preuve que l’embargo n’explique pas tout le délabrement des autres villes.

 

 

Santiago

Comme les autres villes de Cuba, Santiago ne nous a pas semblé à la hauteur de sa réputation. Le centre historique est assez petit, avec quelques beaux monuments ou palais. Il n’ y a que peu de places  agréables, lieux de rendez vous des locaux surtout le soir. Sorti de ce petit centre historique, la ville fait, non pas délabrée, ce serait trop fort, mais mal entretenue et avec des constructions style bidonvilles , même dans des rues par ailleurs normales.

Près de la place centrale, (place Cespedès bien sur),  la  grande rue commerçante a de nombreuses  boutiques ou on paie en CUC  …et beaucoup de monde pour acheter. Cette rue est grouillante de piétons. Du fait de l’étroitesse des rues et du grand nombre de camions autobus qui, à chaque accélération, dégage un épais nuage de fumée noire, l’air est difficile à respirer. Ailleurs tout parait endormi, en particulier les plantons et réceptionnistes des innombrables édifices abritant des organismes officiels 

 Quant à la vie musicale, nous l’avons trouvé pauvre par rapport à La Havane. Certes nous n’y avons été qu’une fois le soir, un vendredi, car après 22 h il devient difficile de trouver un taxi mais ce soir là, à 21H, à la Trova (maison de la musique toujours citée dans les guides) il n’ y avait sur une scène que 3 musiciens hors d’age … et 4 spectateurs. Nous sommes retournés à ce qui s’appelait il y a 4 ans, la casa du boléro, avec un bon orchestre : une dizaine de locaux viennent danser, en se mêlant a une autre dizaine de touristes .L’ambiance est sympa et nous avons passé une bonne soirée ; AM a eu un grand succès comme danseuse, et a eu deux amoureux (de sa façon de danser).  A minuit nous sommes repassés devant la Trova, et l’ambiance vue de l’extérieur paraissait un peu glauque : beaucoup de vieux occidentaux. à la recherche de l’âme soeur C’est à Santiago que nous avons vu le plus de « couples mixtes. »

Selon les chauffeurs de taxi, la ville n’est plus très sure . Nous ne le pensions pas mais quand on voit la surveillance dans les tiendas, avec fouille des paniers et contrôle avec le ticket de caisse à la sortie, c’est peut être vrai.

 

jeudi 8 février 2007

Port Morgan  île a vache

Après 2 ans, nous voila de retour à l’île a vache, un de nos mouillages préférés des Antilles.

Et nous l’avons bien mérité cette année.

Les autorités étaient informées de notre départ  lundi 9 H. Ils sont arrivés vers 10H 30, sans un mot et en disant à peine bonjour .Il y avait encore un chien, qui ne supportait pas l’insecticide que le matin un chargé des affaires sanitaires avait répandu s;eul moment amusant de cette longue matinée,  après le chien, un officiel en vert a fouillé le bateau, scrutant la trousse à crayons, la trousse de toilettes et les petites culottes d’AM  pour chercher quoi,…. Finalement au bout d’une heure nous avons eu les papiers de sortie et ils nous on demandé quand nous reviendrions ; j’ai répondu : «  quand il y aura moins de contrôle ».Ca ne sert à rien , mais ça soulage …et nous avons quitté Cuba.

La brise de mer s’était levée : 8 nœuds de Sud Ouest et nous avons fait voile en longeant la cote, belle cote de hautes collines calcaires couvertes de broussailles sèches.    Puis à la hauteur de Bacoanoa, le vent est tombé et nous avons mis cap au moteur vers Haïti. Le vent est revenu nord est 12 nœuds vers 2 h du matin, nous permettant d’arriver  à Haiti à la voile. La cote ouest d’Haiti est bien belle avec des montagnes verdoyantes et un peu boisées. Sur l’eau il y avait pas mal de barques à voile et aussi à rames  ramassant les casiers .Le vent s’est arrêté pour reprendre 2h plus tard à hauteur du cap des Iroises . Nous avons louvoyé pour passer le cap Tiburon, puis le vent est de nouveau tombé et nous avons remis le moteur. Pas pour longtemps, car il s’est vite arrêté, brutalement. La pompe d’alimentation n’arrivait plus à pomper. A tout hasard, j’ai changé le filtre à fuel, j’ai essayé de changer la pompe d’alimentation, mais comme je n’arrivais pas à la décoller du moteur, je n’ai pas insisté. Et ,après deux heures d’effort, nous avons continué à la voile, avec un vent oscillant entre 4 et 6noeuds ,le tout entrecoupé de grains avec des trombes d’eau mais, hélas, pas de vent; il nous restait environ 40 miles à faire en ligne droite ! La nuit a été longue avec ce vent changeant souvent en direction : La trace du GPS ressemble à un parcours d’ivrogne.  Finalement vers 10 H 15, nous sommes arrivés devant le mouillage et tirés par une grosse barque à moteur, nous avons pris un corps mort. Au mouillage, 5 bateaux français et sur l’un deux, Wiltor et Wilma, deux vieilles connaissances, qui sont venues nous dire bonjour.

Je suis parti voir Didier ( le patron de l’hotel ,un ex navigateur, français), qui m’a dit d’aller voir Hubert, un autre  français  vivant depuis 10 ans dans une anse à coté et bon mécanicien. Nous sommes allés le chercher et il a bien voulu venir de suite. Après des recherches, il a trouvé la panne : un reste de joint s’était mis dans le tuyau d’aspiration de la cuve à fuel et le bouchait hermétiquement. Ouf !! maintenant ça marche.

   

 

 

 

IMPRESSION GENERALE SUR CUBA

 

Finalement ce que nous retiendrons de Cuba, c’est d’abord une attitude « officielle » de la Guardia d’hostilité envers les voiliers, ce qui n’exclut pas la gentillesse de certains de ses membres. Cela doit se savoir, car on ne voit plus que très peu de bateaux. Selon les statistiques de la marina de Santiago, il n’y a eu que 10 bateaux en Janvier de cette année .Cette attitude d’hostilité se manifeste par des contrôles tatillons, voire carrément insupportables comme pour nos voisins hollandais de Santiago ou les douaniers sont venus avec des outils pour démonter tout ce qu’ils pouvaient démonter dans le bateau. Elle se manifeste aussi par de nombreuses interdictions d‘aller à terre, voire même de mouiller dans certains  ports (pourtant indiqués comme possibles dans nos guides nautiques). 

Nous avons aussi l’impression que les gens de la Guardia ont peur : peur de mal faire, peur d’avoir des ennuis ; donc ils remplissaient des bouts de papier, en  nombres toujours plus grands, d’informations sur le bateau : quantité d’essence, de diesel, hauteur du mat,  etc... Ce qui ne peut expliquer l’interdiction d’aller a terre de nuit comme à Manzanillo, ou de laisser le bateau seul à Nueva Gerona.

Comme on peut continuer à aller librement dans les cayes désertes, ce doit être pour éviter les contacts avec la population. .

 

En fait, nous avons trouvé les gens beaucoup plus distants qu’il y a 4 ans ; des cubains rencontrés dans un petit village étaient montés prendre un verre sur le bateau ; cette année, ils n’ont pas voulu y remonter et nous ont apporté les fruits et légumes commandés à la nuit noire .Très peu de pêcheurs nous ont proposé du poisson, voire adresser la parole. Le bon coté c’est que dans les villes le harcèlement, pour un resto, une maison particulière, des cigares. Ne prend plus la forme que d’une proposition susurrée en passant très vite.  Il n’y a donc pas de harcèlement et même dans les sites touristiques, la pression n’est quasi nulle ce qui nous arrange bien car il suffit d’avoir l’air de ne pas entendre.

  Il nous semble que le contrôle des gens est encore plus strict qu’avant.

 

Coté économique, cela va mieux, au moins pour ceux qui ont accès à la monnaie convertible. Ceux la peuvent acheter de tout : les tiendas d’alimentation, de vêtements, d’appareils electro ménagers sont peu nombreuses mais il y a la queue. Et il y a des produits à vendre.  Pas mal de voitures circulent dans les rues des grandes villes , pas seulement de vieilles américaines mais aussi des voitures neuves dont des françaises. Certaines ont des plaques d’immatriculation rouges, voitures d’entreprise, mais elles transportent des familles ; il y a aussi des voitures particulières à plaque jaune. Il y a donc création d’une classe de privilégiés : ceux qui ont accès aux pesos convertibles (CUC): propriétaires de casa particulares, ou de paladars, de taxis  ou encore tous ceux qui peuvent toucher des pourboires, ayant accès aux touristes. Notre loueur de maison à Baracoa avait une employée de maison. Quand nous pouvions discuter un peu et dire que les choses s’amélioraient, nous avons ressenti une certaine rancœur chez tous ceux qui ne sont payés qu’en pesos  et si peu, et même chez  les salariés en cuc (médecins, enseignants, employés des hôtels ou resto d’état). Alors que le salaire mensuel d’un médecin est de 25 CUC, un repas dans une casa particulière coûte environ 8 CUC à un touriste   

Mais il faut aussi relativiser : par exemple le salaire d’un médecin n’est que de 2O euros par mois  mais logement, santé, éducation, et légumes sont quasiment gratuits. Evidement il ; n’y a pas besoin de chauffage.

Nous ne comprenons pas non plus comment on peut voir autant de cubains dans les restaurants à CUC, ou alors ils payent en monnaie locale tandis que nous payions en cuc ; nous croyions avoir compris que ce n’était pas le cas.

 

Une autre impression forte de Cuba est celle de l’omniprésence des queues : d’abord aux tiendas et aux banques, mais aussi aux glaciers, aux vendeurs d’encas le midi , et  surtout aux arrêts d’autobus ( en général camions puants et même tracteurs dans les petites villes)  Tout semble organisé pour ralentir le travail, en multipliant les contrôles et la prise d’informations ; changer des euros en CUC prend environ 15 minutes, nécessite deux copies des passeports, quelques fois l’adresse à Cuba, et 3 signatures .Comme il est possible de retirer de l’argent aux caisses automatiques (quand elles existent), on peut se demander à quoi cela sert. Pour tous les services que nous avons utilisés, nous avons eu l’impression qu’il y avait 3 à 4 fois plus d’employés qu’en France, et ceci à cause de la paperrasserie. Un livre citait une phrase attribuée à un Cubain : «  ils font semblant de nous payer, on fait semblant de travailler »; et bien je trouve qu’ils ne font même plus semblant, ils sont simplement sur le lieu de  travail.

 

Les cubains ont la réputation d’être très accueillants. Cela nous semble bien exagéré. Il y a des gens aimables, mais il y en a aussi des peu aimables. Ceux qui ont quelque chose à vendre vous abordent en disant  amigos, cela veut plutôt dire « pigeon » que « ami ». Ils ne nous ont pas paru rechercher les discussions avec les étrangers, peut être que parce que parlant un peu d’espagnol nous espérions trop des contacts. Nos hôtes de casa particulares ont par exemple été aimables, mais pas très désireux d’échanges.  Quant aux professionnels du tourisme et des marinas, ils sont en général très en dessous de l’amabilité d’un professionnel occidental normal. Nous n’avons jamais été aidés pour attraper les amarres, ou nous les larguer. Il y a eu très peu de personnes pour nous expliquer ce qu’il fallait faire quant nous étions un peu perdus, devant le mode d’emploi de tel ou tel service.

 

Nous avons discuté avec un couple de jeunes (une bretonne et un québécois) qui parcouraient Cuba en vélo : au bout de trois semaines, ils étaient excédés par les difficultés administratives et le laisser aller général de tous les services.

 

Nous nous ne risquerons pas à prédire l’avenir et l’après castrisme. Entre les frustrations des uns, les délations mentionnées dans les livres (que nous ne pouvons pas juger), l’encadrement et la surveillance exercée sur les gens, tout nous parait possible.

Mais cela sera dur pour les Cubains, …de se mettre à travailler.

 

Il y a 4ans, nous avions apprécié notre séjour à Cuba mais cette année, nous repartons déçus. Nous avions moins vu de villes et plus de petits villages ; nous avions pu nous balader à pied et en vélo dans des endroits ou cette année on ne pouvait plus aller, discuter un peu, acheter aux pécheurs. Cette année , l’atmosphère nous a paru plus tendue : très peu de contacts, peu d’échanges et surtout les mille tracasseries avec la guardia en bateau .Nous avons peu perfectionné notre espagnol…mais nous avons appris à faire la queue

 

 En tout cas nous ne visiterons plus Cuba tant que la Guardia n’aura pas changée. et nous n’inciterons personne à venir visiter Cuba .Ce n’est pas la meilleure destination des Caraïbes ni la moins chère. Nous préférons de beaucoup l’ambiance de la Rep Dom, du Guatemala, ou de Panama (San Blas en particulier), et même nos îles antillaises.

 

.

 

 

PHOTO CUBA

 

BARACOA

1 la grande rue est parcourue par les bicitaxis drivés par des hommes de tous ages ; il n’y pas de cote mais quand les clients sont lourds ce n’est pas si facile

2 rue typique avec des maisons en planches, et deux écolières qui rentrent de l’école

3 dans la grande rue il y a de petites échoppes, ici celle du remplisseur réparateur de briquets

4 notre soirée dansante, AM dans ses œuvres avec l’animateur. Evidement il aurait fallu la vidéo.

5 paysage de montagne : des palmiers et de pins et des maisons au toit de chaume.

 

BAYAMO

6 la place centrale vers midi. Les gens s’y reposent pendant la pause, ou font la queue pour déjeuner.

7 la rue piétonne vers 13H ; à midi elle était noire de monde. Noter les décorations autour des poteaux électriques. L’école d’art plastique est située dans cette rue

 

SANTIAGO

8 La place cespedes un dimanche après midi.

9 un des innombrables camions autobus qui empuantissent les rues du Santiago ; la photo prise lors du départ ne montre qu’un nuage noir..

10 dés que l’on sort des 2ou 3 rues animées , l’ambiance est calme , la belle maison en arrière plan est la maison de Franck Pais, un des leaders de l’insurrection à Santiago , ce qui explique la peinture.

11 la rue comporte des marches, ce qui explique sa célébrité dans les guides. Nous sommes à moins de 100 m de la place Cespedes, 

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 20:48
Cienfuegos le 12 01 07
 
Apres un retour sans problème, nous avons commencé les démarches pour la prolongation du visa touristique. Un officier de l’émigration de la marina a appelé le bureau pour savoir le prix : 20 CUC en timbres que la marina m’a donnés ; j’ai pris un taxi pour arriver à 2H30 au bureau qui fermait à 3H .La salle était bondée ; finalement une employée est venue et je lui ai demandé ce que je devais faire : » aller à la porte marquée extranjero et entrer à votre tour ». Toute la pièce avait du entendre ; j’ai essaye de questionner pour savoir si d’autres personnes attendaient pour ce bureau; pas de réponse. J’ai donc essayé d entrer mais une personne m’a alors dit que c’était son tour. J’ai donc attendu jusqu’à 3H, sans que la porte s’ouvre. Comme tout le monde semblait cubain j ai posé mon cas ; réponse : « attendez ». Du coup 5 personnes semblaient aussi avoir besoin de passer par cette porte. A 3H15, la porte s’est ouverte et j’ai redemandé avec mes visas et mes timbres à la main ; on m a alors dit : »le compte n’y est pas revenez demain avec 25 CUC en timbre ». Je suis rentré un peu énervé, et j ai acheté les timbres manquants en manifestant un fort mécontement. J’étais restée au bateau pour faire un peu de lessive et j’ai vu, au bout de 2 heures, Jacques rentrer furieux et transpirant, ayant fait le retour à pied (une bonne demi-heure) pour passer sa rage.
Donc le lendemain, retour à 8H30 au bureau (ou je l’ai accompagné, histoire de le faire patienter. Une queue de 25 personnes, toutes cubaines, attendait déjà à la porte au soleil J’ai donc  essayé de demander à une officielle qui faisait l’appel ce qu’il fallait faire : seule réponse sèche : «  espere » (ce qui veut dire attendez)  Heureusement un citoyen allemand, parlant le français (et qui devait avoir des origines cubaines) m’a expliqué qu’il y avait deux queues et qu’il fallait attendre ; nous étions les cinquièmes. Une partie des cubains est rentrée dans la salle d’attente, les autres et les étrangers sont restés dehors, toujours au soleil. Ce monsieur semblait prêt a attendre toute la journée, me disant : c’est Cuba. Finalement vers 9H 30, la porte s’est ouverte et on a fait rentrer un premier étranger, accompagné d’une interprète nettement plus jeune que lui.  Finalement à 10 h 15, c’était notre tour. Le préposé a recopié sur une petite feuille de papier , des lignes du passeport , a collé les timbres après avoir été cherché la colle , ce qui lui a pris 5 bonnes minutes , à révérifier 5 fois son travail , puis nous a dit : revenez à 1H , les papiers seront signés.
 Pour patienter, nous avons mangé dans un restaurant de la rue piétonne : joli cadre, un repas très correct pour 25 cuc à deux puis nous sommes revenus à 13h pile ; l’allemand était là aussi .Au bout d’une demie heure ,la porte pour étrangers s’est ouverte et finalement à 13H30, on nous a enfin remis notre prolongation de visa La salle était encore pleine de cubains Nous sommes alors partis faire les courses au marché bien approvisionné : tomates, choux, bananes, goyaves patates et patates douces. Et avons payé 2 CUC pour une dizaine de kilos divers. Après quelques difficultés, nous avons enfin trouvé une boulangerie (elles sont rares à Cuba) et miracle, il y avait du pain
Ceci n’est pas une grande aventure, mais elle illustre les difficultés des étrangers avec les officiels cubains mais aussi celles des cubains qui passent leur temps à attendre. Ils ont l’air habitué.
A notre retour il y avait deux bateaux de voyage , qui sont repartis avant que l’on puisse un peu pontonner ; AM a juste larguer les amarres de notre voisin un anglais , venant de Casilda , ou il n’avait pu entrer calant 2M .
 
Nous avons fait laver le linge (15 CUC), bricoler un peu le bateau, réessayer Internet en ville, mais les Cubains bloquent la liaison des postes internet à l’accès au PC ; il est donc impossible  d’envoyer des documents enregistrés sur CD.
Au cours de nos aller et retour, (la plupart à pied, pour ne pas perdre l’habitude de marcher) nous avons pris une calèche. Le conducteur bavard nous a raconté que sa maison ayant été endommagé par le cyclone l’an dernier, il la reconstruisait avec l’aide du gouvernement qui lui fournissait la matière première. Le gouvernement fournit aussi, semble-t-il, télé et cuisinière électrique programmable. Il semblait donc heureux du gouvernement. Nous avons aussi discuter avec le gardien de nuit Léo. Il a attendu la nuit pour visiter très rapidement le bateau, en ayant peur de se faire surprendre. (Par qui ???) . Tous les membres de sa famille et belle famille sont  médecins (pas sa femme).
 
 
dimanche 14 janvier 2007
 
Marina de Casilda
Hier, à l’heure prévue, 7H 30, le responsable de la marina était la pour nous fournir le fuel, ainsi que les officiels pour remplir le despacho. En un quart d’heure, tout était expédié Nous sommes partis avec un vent fort 20 nœuds, rafales à 25 nœuds, heureusement travers au début. Le trajet se fait sous le vent de hautes montagnes, la sierra de l’Escambray. Après 10 miles effectués à plus de 7 nœuds, le vent est tombé et nous avons du mettre le moteur en longeant de très prés la cote : les fonds restent insondables jusqu’à 100 m de la cote. Cette partie est belle ; il y a une crique avec un hôtel équipé pour la plongée, bien abritée du vent du nord au sud en passant par l’est. En entrant dans la baie de Trinidad, le vent est revenu à 25 nœuds, avec une heureusement une mer plate. A 15h nous avons pris le chenal de las Maletas, et à 16h nous étions amarrés dans la toute petite marina de Casilda. Pour entrer nous sommes passés par des profondeurs au sondeur de 1,4 M ; merci le dériveur.
 
A Cienfuegos, on nous avait annoncé une fête populaire à Trinidad, après avoir un peu parlé avec un couple franco allemand d’un bateau allemand amarré à coté de nous (il n’y a que 3 bateaux de voyage dans la marina dont le notre)  nous sommes partis très vite en ville en bus (12 km).
Après une balade en ville , un mojito en haut des escalier de la place Mayor , nous nous sommes promenés de nuit dans la ville , extrêmement calme, sauf quelques propositions de repas chez des particuliers . Avantage de la nuit, on voit très bien l’intérieur  de nombreuses maisons ; beaucoup ont de très grandes pièces, bien meublées ; ce n’est pas Habana Vieja ! Nous sommes retournés au restaurant d’il y a 3 ans, ou nous avons bien mangé, puis nous avons recherché la fête. Finalement nous avons trouve une rue avec des manèges pour enfants ; les manèges tournent avec des moteurs électriques et des entraînements à courroie, voire à la main ; les sièges sont en fer fabriqués de façon très artisanale mais l’ambiance était bon enfant, les manèges bien remplis et les enfants joyeux Dans une rue un peu plus loin, des échoppes servaient de la nourriture, notamment des plats de viande avec une portion respectable. Sur une estrade, des amplis étaient installés. Pour attendre que les musiciens arrivent nous avons été boire un mojito dans un café a musique. A 21H 3O les musiciens (prévus à 21H) sont arrivés ; nous n’étions que 2 couples de touristes dans le patio .Le groupe était bons, mieux que des danseurs de danse folklorique qui lui a succédé. Nous sommes repartis voir ou en était la fête populaire : rien ni spectateurs ni musiciens, à part quelques familles prenant le frais sur la place. Il se faisait tard (23H) et nous avions des craintes sur la possibilité de trouver un taxi pour rentrer, car nous n’avions vu aucun (ou des taxis garés sans chauffeur). Nous avons donc demandé à deux policiers ; ils ont hélé une grosse voiture américaine (une belle Ford rouge et blanche) pour nous emmener à la marina ; le conducteur paraissait très content que nous acceptions son prix : 10 CUC, tarif nuit pour nos 12 kms de route ; en principe ce type de taxi ne peut prendre de touristes, qui ne peuvent utiliser que des taxis d’Etat.
 
Dimanche soir
            Nous avons pu vérifier ce matin que le type de taxi pris hier soir n’avait pas le droit de nous prendre, puisque ce matin nous en avons pris un autre du même type, près de la marina, pour retourner en ville et, pour éviter un contrôle de police, il a fait un grand détour par la campagne sur de mauvaises routes.
Nous avons parcouru de jour les rues de Trinidad avec plaisir. C’est un bel ensemble de maisons relativement homogènes aux façades pentes de couleurs pastel, avec des toits de tuile ,des fenêtres et balcons de bois ou de ferronneries, Les rues  suivent les courbes de niveau et donc , pour une fois, ne sont pas droites. Tout s’organise autour du jardin de la place centrale, bordée de l’église et de très belles demeures du XV111° et début X1X°, richement meublées
A de nombreux coins de rue, des vendeurs proposaient des sandwichs de porc, le porc entier rôti étant sur l’étal au début de la matinée. 
Nous avons repris un mojito en écoutant un bon orchestre.
Nous n’avons pas réussi à mettre à jour le blog, mais nous avons pu l’envoyer à Nicolas et nous avons pu prendre des nouvelles de France sur le site du monde, qui a enfin fonctionné (nos autres essais avaient échoué, nous n’obtenions qu’une page grise ; censure ?...); PSG a encore perdu.
Nous avons trouvé qu’il y avait peu de touristes, par contre pas mal de quémandeurs (donne moi un peso, un savon, etc.) et de rabatteurs pour restaurants chez les particuliers (paladars non déclarés ??) et de cigares.
Ici, il y a très peu de propagande murale pour le régime, et dans les maisons les christs sont beaucoup plus nombreux que les portraits de Fidel. Nous n’avons pas vu de monuments pour évoquer les 5 héros (cubains emprisonnés aux USA) alors qu’ils étaient omni présents à Vinales.
Un petit vendeur de tomates nous a proposé 5 tomates pour 20 pesos , nous avons dit 10 et il a été d’accord ; après nous nous sommes rappelé qu’à Nueva Gerona nous avions payé 5 pesos pour la même quantité ( je parle de pesos cubains :25 pesos font un CUC ) . Nous ne sommes décidément pas bons en marchandage.
 
  Mercredi soir
Mouillage de Cayo Cana dans los cayos de Ana maria.
 
Lundi,après avoir fait les courses de fruits et légumes au marché de Trinidad, presque désaffecté , les échoppes à l’extérieur étant plus nombreuses que celles de l’intérieur, et trouvé du pain , nous sommes partis vers midi , en larguant seuls nos amarres sous l’œil totalement indifférent du personnel de la marina. Cette marina est vraiment la plus nulle de toutes, pour l’entretien et l’amabilité des gens.
En sortant, nous avons croisé un bateau de location qui tentait d’entrer. IL a fini par mouiller dans le chenal, nous n’avons pas vu la suite.
Nous avons pris le chenal du nord, en passant par la passe Jobado, pour aller mouiller dans la baie Caballones, à 5 miles de Casilda. Il y avait un petit bateau de pécheur, mais il n’est pas venu nous vendre de langoustes. Nous avons admiré un beau coucher de soleil.
 
 
 
Note nautique   
Pour entrer et sortir de la marina, nous sommes passés par un point de 21 44 6 et 79 59 5, et en rasant la perche (à droite en entrant) ; nous sommes passés sur des fonds de 1,4m au sondeur.
 
Chenal nord ; les hauts fonds au nord de cayo guajo vont jusqu’à 21 43 40 ;
Les boues de la passe Jobado ont disparues.
Uns partie des bouées et tourelles des baies ont disparu ; la tourelle 12 est encore debout (tripode en béton), mais il ne reste de la 10 que des pieux. La tourelle de la tête de corail n’est plus qu’un pieu dépassant à peine de l’eau.
 
Mardi, au lever du soleil, nous sommes partis au moteur pour la passe de los Machos, un peu inquiets sur la présence des bouées ou tourelles. Elles y sont toutes plus moins cassées et visibles. Nous avons donc franchi la passe sans problème et avons envoyé les voiles, avec un vent d’est 15 nœuds, pas tout à fait l’idéal pour aller à Cayo Blanco de Zaza, plein est. Mais la mer est plate, et nous avons donc louvoyé pour arriver à13 H 45 au mouillage devant une belle plage de sable et un phare. Nous avons fait le tour de la caye en annexe, puis à pied sur la plage, en ramassant de beaux coquillages pour Elora, dont c’est l’anniversaire. Une barque a débarqué et les pécheurs nous ont demandé si nous voulions du poisson : des gorettes qu’ils venaient de pêcher à la ligne. Bien sur ! Ils sont venus au bateau et ne voulaient rien accepter. Après des bières et un paquet de cigarettes, ils ont proposé d’aller chercher des langoustes ; nous sommes partis en annexe su les hauts fonds au sud est de la caye. Hélas, ils ont bien vu quelques langoustes mais n’ont pas réussi à les attraper à la main. Nous avons leurs coordonnées téléphoniques pour les appeler la prochaine fois, ils viendront nous apporter des langoustes et des crevettes, principale pêche de Tunas de Zaza.
 
Note nautique Il y a une bouée bizarre pour parer le corail à 21 40. 79 50 8 ;la tourelle n 7 est cassée, ainsi que la station de pêche ; la tourelle n5 est une grosse tourelle encore intacte ( sauf le voyant ) , la n 4 est réduite à un pieu émergeant de 30 cm . La n 2 est une bouée perche.
 
Mercredi 16
Nous nous sommes levés à 4H 30 pour partir à 5h ; les prochaines étapes possibles étant les cayes d’Ana Maria à 50 miles à l’est, avec du vent d’est cela serait long . Chance il a été nord, puis nord est de 10 à 20 nœuds ; nous avons été vite et à 14 h, nous mouillions dans la grande baie des cayos de los Machos. C’est un dédale d’îles de mangrove qui font un ensemble très joli. Après un 1° mouillage ;nous faisons un tour en annexe et trouvons une baie splendide , avec une grand plage de sable , parfaitement plate sous le vent de Cayo Cana ; la carte indique un fond inférieure à 2m , mais il y a plus . Nous repartons avec Luliberine, pour venir y mouiller pour la nuit. Nous faisons un grand tour sur la plage au soleil couchant, c’est très beau. Nous voyons aussi 3 bateaux de pêcheurs, mais aucun, hélas, ne vient proposer des langoustes.  
Nous nous sentons très loin, au bout du monde : pas de voilier, pas d’habitant, pas de lumière, aucun bruit…. C’est peut être le coin le plus éloigné de tout ou nous soyons  jamais allés. Ce n’est pas désagréable.
 
Note nautique le feu de la bouée de Tunas ne marche pas ; le medano de Ballendras ne se voit pas. Les fonds du plan des cayos de los machos sont très approximatifs. Outre notre mouillage impossible selon la carte, il n’y a pas d’eau entre le groupe cayo cana et le groupe de 4 îlots à son ouest. Cayo Cana et la caye à son ouest sont reliées. Nous avons mouillé à 21 23 36, 78 47 48.
 
Jeudi soir
Cayo Algodon.
Belle journée de navigation au portant, la première depuis longtemps !
Nous sommes partis à 8h plein sud, pour Cayo Algodon, avec un vent de nord est de 16 nœuds : la vitesse dépassait 7 nœuds. Puis le vent s’est calmé pour se maintenir à 10 nœuds ; nous sommes entrés tranquillement dans le grand lagon, sous le vent de la caye. Après avoir franchi un seuil impraticable selon la carte, nous avons mouillé devant des fonds blancs, au milieu des îlots de mangrove : très beau et très calme.
Hélas le snorkel décrit par le guide est très décevant, ou nous n’avons pas trouvé le bon endroit : encore un jour sans langouste !! C’est quand même un très beau mouillage.
  
Position du mouillage : 21 05 90. 78 43 74
 
Dimanche soir
Cayo Rabihocardo
 
Nous continuons notre progression vers l’est malgré un vent contraire qui se lève vers 8H du soir (la ça ne nous gène pas, au contraire cela éloigne les moustiques) pour être fort (16 à 20 nœuds est) de 8H du matin jusque vers 1 H de l’après midi, et baisser ensuite fortement  en tournant vers le sud .Donc tous les matins nous louvoyons avec un ou deux ris, de nombreux tours de génois. Heureusement la mer est assez calme et permet une vitesse satisfaisante dans la remontée au prés : environ 4 miles à l’heure, contre le vent.
Vendredi nous sommes allés de  Cayo Algodon à Cayo Granada, avec une alternance de vent fort et de calme, en passant par des chenaux étroits mais bien balisés : canal de Pingue et de Rancho Viejo. Cayo Granada est une grande caye de mangrove, un peu en croissant de lune et sans interêt particulier, mais l’étape était déjà longue. Nous avons mouillé entre une épave et une tête de corail. Mais il était assez tard, la visibilité était faible et nous n’avons pas vu grand-chose, si ce n’est une dizaine de Platax, vers l’épave mais aucune langouste, j’avais pourtant pris une pique et un lasso.
A noter : il y avait au mouillage un maramu anglais, cela faisais longtemps que nous n’avions pas vu un voilier. Il y avait aussi deux petits pêcheurs qui ne nous pas proposé de langoustes. Cuba, sans langouste, n’est plus ce qu’elle était !
 
Samedi, courte étape de seulement 30 miles sur l’eau, 25 miles en ligne droite, mais il a fallu louvoyer 1H pour passer la passe de Juan Suarez avec un vent fort et des creux de 2M (influence de la passe ?) ; la caye de Média luna ressemble à celle de Granada : un croissant de lune d’un mile de diamètre. C’est une halte de chalutiers, qui y passent la journée avant d’aller pêcher la nuit. Aucune proposition de langoustes !!
 
 Aujourd’hui encore 30 miles, cette fois tout au louvoyage, jusqu’à notre arrivée devant la caye de Rabihocardo, vers 14 h ou le cent a baissé. Le guide laissait entrevoir la possibilité d’aller mouiller dans un lagon entre deux îlots. Après avoir mouillé devant une belle plage de sable, nous avons essayé de trouve le chenal. A grand peine nous en avons trouvé un pour l’annexe : 3m de large avec peut être 1, 5 m de fond. Luliberine est restée devant la plage. Nous nous sommes baladés en annexe dans le lagon, qui est joli avec un chenal  permettant d’aller jusque la plage de l’est. Il y a peu d’oiseaux puis nous nous sommes baladés sur la plage, en ramassant plein de coquillages et de coraux pour Elora (chut Cécile, c’est une surprise pour elle).
Nous avons regardé s’il y avait des têtes de corail, mais nous n’en avons pas vu, alors pas de snorkel et tant pis pour les langoustes. Il y a des chalutiers à coté de nous, mais ils continuent à nous ignorer (même sur l’eau, c’est à nous au pres de nous dérouter).
C’est un beau mouillage et nous nous sommes faits à l’idée que dans ces cayes le snorkel avait peu d’interet (cf cayes de Belize, coté intérieur).
 
Note nautique : la position du mouillage de Rabihocardo du guide est fausse en latitude d’environ un mile.
 
mardi 23 janvier 2007
Cayos de Manzanillo
 
Le vent s’est absenté depuis hier. Après 4 h de louvoyage dans un vent de 12 nœuds faiblissant à moins de 7, nous avons du finir au moteur, jusqu’ a la ville de Manzanillo, décrite dans le guide nautique comme présentant un charme suranné et dans un guide Michelin possédant un kiosque 3 étoiles. C’était deux bonnes raisons pour y aller, la troisième étant que nous voulions voir une petite ville non touristique de Cuba. C’est une ville de 100 000 habitants. Vue de la mer, c’est une colline boisée qui longe la mer avec des grandes barres d’habitations qui de loin et sous le soleil font bonne impression. La ville n’est pas tournée vers la mer.
Nous sommes donc arrivés au petit port de pêche à l’ouest de la ville vers 15 h. Nous nous amarrons au quai de la guardia : quai très court avec de gros pneus mais sans rien pour attacher des amarres. Les gens de la guardia nous ont dit qu’ils appelaient le capitaine du port et nous avons commencé à attendre.
A 16 H 30, Coup de téléphone et on me passe une dame parlant plus mal que moi l’anglais, laquelle me dit de venir a pied à la ville pour faire les papiers. Mais j’avais mal compris, je l’avais pourtant reformulé 2 fois ; ceux de la guardia me disent qu’il faut aller mouiller à l’autre bout de la ville devant un autre poste de la guardia. Nous repartons et vers l’endroit indique, nous voyons deux groupes de barques de pêche : devant l’un un semblant de quai, devant l’autre une grève de sable. Nous choisissons de débarquer au quai, mais à peine le pied à terre, un officiel arrive, ce n’est pas la il faut aller à la grève. Nous repartons et débarquons dans de la vase, un peu nauséabonde. Le comité d’accueil est au complet : une demi douzaine d’officiels et deux civils. Ils nous regardent tirer l’annexe sur le sable sans bouger pour nous aider. Les civils sont les inspecteurs phytosanitaires et  veulent inspecter le bateau ; je leur explique que nous sommes depuis 5 semaines à Cuba, que l’inspection a déjà été faite, rien à faire ils veulent inspecter. OK, je remets l’annexe à l’eau et les invite à monter. C’est un grand moment car ils n ont aucune envie de mettre le pied dans l’eau et la vase ; après une longue hésitation, mais ils ne peuvent plus reculer, ils se déchaussent et nous partons au bateau. Evidement ils ne trouvent que des fruits cubains, ils regardent avec soin l’insecticide, puis rédigent de nouveaux papiers. Nous repartons à la plage. Anne marie a fait les formalités avec les officiels( avec quelques difficultés car le chef ne parle pas l’anglais et ne veut pas me parler en espagnol, se faisant aider par un petit jeune qui baragouine quelque peu l’anglais ; tout cela se déroule toujours sur la plage en utilisant comme bureau une barque retournée alors que les bureaux officiels sont à 100m sur le Malecon ) .A mon retour , le petit jeune , sous l’œil de son chef, m’explique que pour la sécurité du bateau, il ne faut pas le quitter pendant la nuit. «  Oui nous pourrons visiter Manzanillo le jour, c’est très joli et les cubains sont très gentils » mais ils ne sont pas gentils la nuit !! De plus, toujours pour la sécurité du bateau, il faut le remouiller 100 m plus loin.
      Nous rentrons donc au bateau et le remouillons ; il est 18 H. Le vent d’ouest s’est un peu levé et nous dansons pas mal, jusque vers minuit. C’était prévu par le guide.
 
Ce matin, le vent est nul, pas une ride sur l’eau. Nous partons visiter la ville ; le centre est prés de notre débarquement. La grande place (la place Cespedes, comme dans presque toutes les villes cubaines), ou trône le fameux kiosque style mauresque en céramique est entouré de grands bâtiments à façades plus ou moins mauresques. Ils abritent des services officiels, l’amicale de vétérans de la révolution, un club d’échecs avec une vingtaine de damiers, un petit musée municipal, des salles de réunion occupées avec des militaires (ou policiers) en réunion. Autour les rues sont très propres avec des maisons à un étage de tous styles, et même proche du centre des maisons en bois. Il n’y a quasiment aucune voiture dans les rues, mais beaucoup de piétons et pour la première fois, nous voyons pas mal de restaurants et des cafeterias avec des gens dégustent des glaces Devant les tiendas en CUC, les cubains font la queue pour entrer .Nous trouvons le marché ou il n y a que du manioc, des plantains, un peu de bananes et du mais qu’ils égrènent pour en faire une bouillie utilisée pour faire des sortes de crêpes. Il n’y a pas d’internet, très peu de cabines téléphoniques et une grande queue à ETECSA, pour le poste de téléphone (et c’est pourtant une ville de 100000 hab., nous dit le guide !)  Un jeune nous rejoint, il apprend le français pour être dans le tourisme ; pour le moment il fait un stage dans un hôtel : salaire 3 cuc par mois ; après il espère gagner 12 cuc par mois. Comme il veut parler français il nous invite à prendre un café chez sa tante qui tient une casa particulare.   Nous causons quand on sonne à la porte, il va se cacher pendant que sa tante ouvre. Fausse alerte,  ce n’est qu’un cousin ; il avait peur que ce soit un officiel de l’intérieur. Travaillant dans un hôtel d’Etat, il ne pouvait être dans une casa particulare avons-nous compris. Ces gens espèrent que ça change prochainement. C’est ce que nous dit aussi un monsieur qui nous fait visiter l’église.
Finalement nous repartons du mouillage vers 15h, pour aller dans les cayes 4 miles à l’ouest, bien protégées de tous les vents. Le vent est faible, le coucher de soleil très beau.
 
Jeudi
Mouillage de Cabo Cruz
 
Depuis hier le vent est complètement tombé et nous avançons au moteur sur une mer d’huile.
Hier soir nous avons été à la plage de Las coloradas, la ou Castro a débarqué avec le Granma.  La navigation a été longuette, nous sommes passés devant Niquero qui, vu de la mer, ne nous a pas inspiré, on ne voit qu’une immense usine. De plus il y a 5 ans, les Lombard s’étaient vu refuser le droit de mouiller ; nous ne voulions pas tester une fois de plus l’amabilité de la guarda. Devant Belic, un pêcheur nous a vendu des poissons (capitaines et autres) qu’il avait péché au fusil ; il avait aussi une tortue. C’était le premier qui nous faisait une proposition. Dans le coin il y avait une dizaine de barques à rames allant très loin en mer
Pour la guarda, nous avions raison, car nous la testons ce soir à Cabo Cruz. Après une courte navigation au moteur, nous avons mouillé dans le lagon, avons reçu la guarda, puis été voir les coraux. L’eau était enfin très claire après l’eau trouble des mangroves mais si les coraux étaient beaux, il y avait peu de poissons et aucune langouste Nous sommes descendus à terre, ou plutôt nous avons essayé, car à peine avions nous fait 100 m, qu’un officiel en bleu nous a dit (a plutôt aboyé) que c’était interdit et qu’il fallait repartir immédiatement au bateau. Il est permis de visiter en voiture… mais pas en bateau.
Il n’était pas aimable du tout .De plus contrairement à la dernière fois, nous n’avons pas eu la visite de chasseurs sous marins avec des langoustes. Sans langouste Cuba perd de son interet, il ne reste plus que la guardia !!!
 
Note nautique : toutes les bouées ou tourelles entre Manzanillo et Las coloradas ont disparu à l’exception de celles du chenal de sortie du port ( jetée ) à l’est de Niquero
 
Vendredi
Mouillage de Portillo
Encore une navigation au moteur, faute de vent (et dire que nous nous attendions à une étape un peu difficile, éventuellement du louvoyage !) Nous avons coupé la navigation par un arrêt pour déjeuner à Cayo Blanco de la baie de Pilon. C’est une belle halte : une petite caye avec une plage de sable sur un beau fond de montagne, mais il pleuvait et nous ne sommes pas allés voir les coraux ; de plus la visibilité dans l’eau paraissait mauvaise. Nous avons continué jusqu'à Portillo, très beau mouillage avec des montagnes en arrière plan. A peine arrivés, (15h) nous avons vu des uniformes sur la plage ; ils se sont dirigés vers nous en barque à rame, puis qui ont rebroussé chemin. J’ai été voir et ai reconnu Josephina que nous avions connu il y a 4 ans ; elle habite juste à coté et pêche très bien à l’épervier.      La guardia attendait un troisième homme. Deux heures après ils l’attendent toujours et nous aussi. Il vient de Pilon à 15 kms !! Evidement tant que les papiers ne sont pas faits nous sommes coinces au bateau (et il sera trop tard pour aller nous promener un peu à terre ; la nuit tombe vite)
Nous commençons vraiment à en avoir assez de Cuba et de la guardia. Comme je l’ai dit à Josephina, s’il y a moins de bateaux à Cuba, c’est peut être que les gens en ont assez des tracasseries administratives ; en tout cas, nous, oui !
Finalement, ils sont arrivés à 18h ; le 3°homme était venu avec son chien et, encore une fois, nous avons eu droit à la recherche de drogue pendant qu’un autre recopiait laborieusement les renseignements concernant le bateau (y compris la hauteur du mat) sur un petit bout de papier .Ils viennent de partir, il fait presque nuit. Nous allons nous consoler avec un petit apéro …
 
 
 Dimanche soir
Marina de Santiago de Cuba
 
Notre voyage nautique de Cuba s’achève. Hier peu de vent, nous avons fait 50 miles au moteur, en pêchant deux barracudas (que nous avons du rejetés à cause de la ciguatera) et un tazard (qui va bien amélioré l’ordinaire du bord). En arrivant à Chirivico, petit village où nous avions été il y a 4 ans, nous avons attendu la guardia qui n’est pas venue. Nous ne sommes donc pas descendus à terre. Le village, la nuit, était très peu éclairé, moins qu’il y a 4 ans. Aujourd ‘hui nous sommes partis avec peu de vent et vers midi il s’est levé d’ouest, pour la 1° fois depuis que nous sommes à Cuba .Nous avons donc fini le trajet sous génois en marchant à 6 nœuds .
A la marina il n’y avait que 4 bateaux. Nous nous sommes mis à quai et avons attendu la guardia 2 heures, sans avoir le droit de descendre du bateau. Un bateau hollandais est arrivé peu après de l’est ; lui n’a pas eu le droit de se mettre à quai, il doit attendre au mouillage jusqu’à demain (il aura alors droit au grand jeu, ce qui va l’occuper à peu près toute la matinée). Décidément tout se passe comme si la guardia avait décidé de décourager les voiliers de venir à Cuba ; ils ont d’ailleurs assez réussi, si on compte le nombre de bateaux rencontrés.
Nouveauté de la guardia de Santiago : les gps portables, la VHF et les fusées sont sous scellés jusqu’à notre départ ;
 
 
 
 
 
 
 
Photos
 
TRINIDAD
1 vue des toits depuis la tour de la casa Cantero
2 une rue typique bien restaurée, les maisons n’ont qu’un seul étage, mais elles ont toutes un patio intérieur.
3 intérieur d’une maison ; on peut voir l’intérieur de nombre d entre elles. La pièce principale est spacieuse et bien meublée. Il y a plus de Christ que de Fidel. A noter les petites figurines en porcelaine (ou faïence). Si nous revenons à Cuba, nous en emmènerons comme cadeau.
 
LES CAYES
 
4 et 5 cayo Blanco   Les photos expliquent le nom. Les montagnes de l’arrière plan sont un plus au décor.
6 Cayo cana du groupe des cayos de los machos ; un des mouillages que nous avons préféré.
7 cayo algodon grande ; vue de l’intérieur de la mangrove.
 
MANZANILLO
 
8 La place centrale et le kiosque ; au premier plan des joueurs de domino, les cubains sont champions du monde.
9 la place centrale est bordée de palais, avec des colonnades. Sous celles-ci de petits marchands de friandises.
10 une vielle rue sur la colline ; à noter un monsieur, à gauche ? Dans une activité favorite des cubains.
11 vues depuis le monument de Célia Sanchez, tout prés de la photo précedente. La maison au premier plan, à gauche, doit être plus agréable que celles de la photo 10 ;
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14 janvier 2007 7 14 /01 /janvier /2007 18:31

Lundi 1 janvier 2007
Marina de Cienfuegos
 

La guardia nous a, bien sur, accueillis dés notre arrivée, un en bleu (guarda) et un en marron (immigration), bavards et sympas. Après un repas rapide, nous sommes partis faire une première reconnaissance en ville, voir les possibilités pour aller a La Havane et aussi tester l’ambiance de l’avant dernière journée de l’année. Sur ces deux points échec complet : les agences de voyage sont fermées et il n’y a aucune trace de préparation de la st sylvestre. Par contre ,la ville n’est pas mal : il y a d abord pour aller, au centre, une très large avenue, qui longe en partie la mer (la mer intérieure) ; peu de voitures, mais quand même de belles américaines surtout conduites par des jeunes et d’autres plus récentes dont certaines françaises . Beaucoup de voitures à cheval sont en « petits bus « à 6 places et des bicitaxis remplacent les taxis quasi inexistants. Le centre ville a lui aussi de larges rues avec de belles maisons coloniales, en état moyen. Une rue piétonne, avec des boutiques de vêtements et deux «  fnacs » (enfin deux boutiques avec un peu de matériel audio et télé aux prix français), .débouche sur une très grande place rectangulaire (le parque central, traditionnel) bordée de beaux monuments dont le théâtre et la cathédrale. Tout cela donne une impression de vide, car il y a peu de monde, et très peu de voitures. Si les agences de voyage sont fermées, toutes les autres boutiques sont ouvertes. Il y a quelques cafés avec terrasse et quelques restaurants qui ont l’air sympas. Nous trouvons aussi une agence Etecsa (téléphones et postes internet) mais les ordinateurs ne peuvent lire ni les memory stick, ni les CD.

La nuit est difficile car à partir de 22 heures un club, situé dans une grosse bâtisse (style gâteau à la crème) met sa sono à fond ; de plus, du rap ! Il ne fermera qu’à 2H du matin.

Dimanche, enfin, il y a un responsable de la marina, dans le bureau climatisé. Il regarde la télé et nous dit qu’il n’est pas venu nous voir dès notre arrivée car son ordinateur est cassé … il se propose de téléphoner avoir les prix et horaires des cars de La Havane (il ne les aura pas, personne ne répond). Nous visitons la pointe de Punta Gorda , le quartier de la marina , avec des maisons basses  ( à louer ,semble t il,aux touristes cubains ) et de belles maisons « style rococo » diversement entretenues ; nous visitons le Palacio de Valle,un palais de style mauresque, maintenant transformé en restaurant grand chic ( pas de menu spécial réveillon , mais le dîner normal avec une pianiste ) ; nous passons voir le très grand hôtel moderne le Jagua , avec cabaret mais il n’accepte pas les non clients .Nous repartons en ville , cette fois en  calèche ( un CUC chacun pour 3 kms) ; le jeune conducteur, moyennement bavard , nous annonce un  concert ce soir sur la grande place en face la mer. Nous nous baladons dans la ville et allons manger dans un restaurant de la rue piétonne ou deux musiciens, un organiste et un saxo, jouent du bon jazz ; il n’y a que des clients locaux. Le cadre est bien, mais le service limite et la nourriture pas très bonne : du porc, une tranche très mince et sans goût ; mais ce n’est pas très cher : 18 CUC avec deux bières 

 Comme rien ne laisse penser qu’il y aura un réveillon quelque part, nous réservons au palais mauresque pour 20 h .Six tables seulement sont  occupées, dont deux par des locaux .Le repas est quelconque : poisson pour AM et poulet frit pour moi avec du riz très mal cuit ; mais la glace et le café sont bons ; la pianiste, une  vieille dame noire ne joue pas très bien (et chante encore moins bien) mais c’est un bon fond sonore. Le service est médiocre, mais le décor est beau et puis, c’est la fin de l’année et nous sommes bien tous les deux. Après le repas, nous allons voir le spectacle sur la place ou nous arrivons sur les lieux en même temps que l’équipe technique. Beaucoup de monde, couples et familles, se promène sur le malecon, et 200 jeunes environ se sont entassés autour de la scène. A 11 h 15 les artistes arrivent : hélas, des jeunes qui font du rap : te querre pereo ?? Autre déception : les jeunes ne dansent pas, même les filles pour la plupart très minces. Nous rentrons chez nous boire un verre de champagne, regarder un petit feu d’artifice et allons nous coucher (pour une fois, à plus de minuit)…quand la sono d’a coté commence à se déchaîner.

 

Ce matin encore un petit tour de ville. L’agence Cubanacan est ouverte et une dame distinguée parlant un très bon français nous vend des billets de car (en fait, ce sont des vouchers à changer le jour du départ à la station de bus)  pour La havane puis Vinales avec une proposition de logement chez l’habitant : ce sont des amis de son fils, médecin à La Havane.

L’aventure perd un peu de son mystère, mais à, Cuba tout semble possible.
 

Au cours de nos ballades, nous nous faisons des remarques sur la vie cubaine : les belles maisons coloniales ont toutes été transformées en habitations ; par les fenêtres on peut les entrevoir, en particulier, la pièce de séjour : environ 4m sur 2 m, avec jolies chaises à bascule en bois, une table basse avec de très nombreux bibelots en faïence et la télé. Beaucoup de maisons possèdent des climatiseurs (marchent ils ?) Nous avons repéré un certain nombre de tiendas pour l’alimentation relativement approvisionnées et vendant en CUC, donc à des prix voisins des prix européens.

Comment des gens gagnant 500 pesos par mois, soit 25 CUC (salaire qui nous a été indiqué) arrivent à aller dans ces boutiques, au restaurant  ou encore s’acheter des voitures. Les cubains sont égaux mais certains doivent l’être un peu plus que d’autres ! Autre remarque, le peu d’entretien des maisons ; ainsi, à Punta Gorda, quartier chic, plusieurs belles maisons dont les tuiles du toit ont été bousculées par une tempête, restent ainsi ; les murs auraient besoin aussi d’un coup de peinture. Dans les jardins  il y a des arbres, un peu de fleurs, mais jamais de culture de légumes (sauf une maison avec de magnifiques tomates)      

    L’homme nouveau cubain ne semble pas avoir très envie de travailler.

 
 
 
Marina de Cienfuegos le 10 01 07
 

Nous sommes de retour au bateau après la balade, qui s’est déroulée sans aucun problème : cars ponctuels, logements confortables : 3 jours à Vinales et 3 jours et demi à La Havane. Le porte monnaie, lui a un peu souffert car Cuba n’est pas donné pour les touristes : les dépenses ont été d’environ 90 à100 cuc par jour, sans aller dans des hôtels chers mais dans des casas particulares, en ne faisant qu’un repas par jour, mais en visitant sans hésiter à donner des pourboires pour se faire ouvrir les portes  dans les musées.

 
 
VINALES

 Vinales est un petit village de campagne à 300kms à l’ouest de La Havane. Il est situé au milieu de petites montagnes calcaires. Sur quelques kms 2, une plaine collineuse s’est formée, encadrée de falaises et parsemée de pains de sucre appelés mogotes, le tout creusé de nombreuses grottes. La terre rouge semble riche, car tout pousse : yucca (manioc), patates douces, mais et haricots associés, arbres fruitiers et cafèiers, et surtout le tabac. Le tabac est la culture de rapport de la région, avec 4 récoltes par an. Il est cultivé dans de petits champs labourés par une paire de bœufs tirant une charrue soc, comme chez nous il y a cent ans. Le tabac demande un gros travail : labourer, planter les semis, relabourer entre les plants pour aérer la terre, remettre, à la main, les mottes en place et ceci plusieurs fois, couper les feuilles, les attacher deux par deux pour les faire sécher, d’abord à l’air puis dans de grandes huttes triangulaires, sur des claies pendant 3 mois. Ensuite il est vendu à la fabrique d’état. Cas particulier à Cuba, les paysans ne sont pas salariés de l’Etat, mais producteurs indépendants ; comme tout paysan, ils disent ne rien gagner mais dans toutes les maisons il y a une mini chine stéréo, une télé et quelque fois une grosse moto neuve. Les maisons sont petites, en planches peintes en blanc, portes et fenêtres encadrées de bleu avec un toit en chaume, jolies pour les photos.

Le paysage est donc très beau : champs verts et terres rouges, falaises calcaires, bouquets de palmiers... Nous nous y sommes promenés pendant 3 jours : le premier à cheval puis à pied sur les chemins de terre après avoir repéré les montagnes, avec en pont d’orgue le dernier jour une promenade de 5heures faisant le tour du mogote central. 

 

 Nous étions logés dans une casa particulare, sorte de chambre d’hôte à la cubaine. Après des années de semi -clandestinité, les particuliers peuvent louer une chambre et faire à manger à leurs hôtes, de façon officielle, en payant des impôts à l’état ; nous n’avons pu savoir combien revenait à l’Etat. Nous avions une petite maison pour nous : une belle chambre avec salle de bain particulière, maison identique aux autres maisons de la rue qui pour la plus part étaient aussi des casas particulares. Le soir, nous prenions tous le frais sur une petite terrasse donnant sur la rue, contemplant le va et vient, en se balançant sur des fauteuils à bascule comme nos voisins cubains. Nos hôtes vivaient dans une autre maison, dans le jardin où poussaient des orangers, des caféiers et un mamya. Les caféiers fournissaient le café de la maison. Le monsieur ne travaillait pas à l’extérieur mais la dame était dentiste à  mi temps Ils nous servaient un petit déjeuner, et un bon dîner, tous les deux si copieux que nous nous sommes passés de manger le midi.

Les prix (standards) étaient : 25 cuc pour la chambre, 4 pour le petit déjeuner et 8 pour le dîner, soit 49 CuC par jour pour nous deux, ce qui est beaucoup moins cher que les hôtels de touristes, tous de luxe avec des prix de chambre de l’ordre de 150 CUC et plus (pour les individuels).

Nos propriétaires, avec leurs deux petites maisons à louer, gagnaient donc avant impôt 100CUC par jour moins une poignée de CUC pour l’achat en pesos cubains de la nourriture. Le salaire journalier moyen cubain est de 20 pesos (1 CUC vaut 24pesos).

 

Le village de Vinales est assez touristique : deux grands hôtels et 200 casa particulares, mais cela ne se ressent pas ; au cours de nos promenades nous n’avons pas croisé plus de 15 personnes ; il faut dire que peu de touristes, même les jeunes, ont arpenté comme nous les chemins pendant 5 à 6 heures par jour. Nous étions moins bons dans les bars le soir.

Nous avons assisté à une soirée au centre culturel, avec un bon orchestre de musique cubaine, cette fois. Au début (22H), il y avait autant de touristes que de locaux, puis il n’est plus venu que des locaux ; le spectacle était alors dans la salle. Probablement en raison de la pénurie de tissu, les filles font des économies pour leur tenue : nombril largement découvert, jupe de 30 cm de long au plus ou corsaire hyper serré. Le rhum coule à flot, bien que payé en CUC, mais il est permis d’acheter une bouteille entière au bar et de faire ensuite son mélange avec coca ou jus de fruit .A la table voisine, 6 jeunes ont démarré avec 2 bouteilles rhum, quant nous sommes partis à 24 h, la deuxième était très entamée. Les jeunes dansaient mais tous les cubains ne sont pas de bons danseurs ; ne m’étant pas entraînée à balancer des hanches, je ne me suis pas lancée sur la piste  

 

Nous avons donc fait un bon séjour, dans une région très plaisante avec le seul regret : le manque de contact avec les locaux peu bavards. Nos hôtes agréables vaquaient à leurs occupations sans chercher à parler, tout en répondant à nos questions pratiques.  Les paysans étaient aussi peu bavards, ils répondaient à nos bonjours mais n’allaient pas plus avant quand on commençait à dire que leur pays était beau ou que nous posions quelques questions sur leur culture. Nous n’avons réussi à entamer une petite conversation que deux fois. Il est donc bien difficile de se faire une idée de leur vie de tous les jours et des problèmes rencontrés.

Les seuls qui cherchaient à nous parler, voulaient en fait nous vendre quelque chose, principalement des repas dans un resto. Nous avons eu peu de sollicitations pour acheter des cigares, alors que tous les paysans font du tabac.

Nous n’avons pas  réussi à louer de bicyclette ; elles seraient toutes cassées … alors que tous les locaux en ont. Impossible aussi de louer  un scooter : il n’y en avait que quatre en location pour toute la ville ; il fallait faire la queue le matin à 8h ; pas de réservation possible et nous n’en avions aucune envie .Nous avons donc, sans déplaisir, nos pieds à contribution.

 
LA HAVANE

En trois jour et demi nous y avons beaucoup marché, 40 kms environ, dans les quartiers touristiques mais aussi en ville, car notre «  casa »était loin du centre (environ 3 kms et peu de taxis) .Nous avions évidemment un peu imaginé La Havane à la lecture de nos guides et aussi des romans de Zoé Valdes et Pedro Juan Gutierez. Nous n’avons vu en si peu de temps que des façades et la surface des choses mais ce que nous avons vu était souvent éloigné de ce que nous avions pensé.

 
URBANISME ARCHITECTURE

La Havane est une très grande ville avec de très larges avenues, de grandes places, de grands parcs, de grands monuments. La partie touristique de la ville datant d’avant 1950, rassemble 3 quartiers : Habana vieja (partie coloniale), Centro Habana (fin XIX° début XX°) et le Vedado (ville des années 50) mais dans les nouveaux quartiers, les immeubles ressemblent aux notres,  en moins bien entretenus. Partout, le long des avenues plantées d’arbres ,des villas de style colonial cohabitent avec des gratte- ciels .La  première impression de La Havane est donc une impression d’espaces immenses et de très grande diversité.

 Le quartier de Habana vieja (ville coloniale) où se concentrent les hôtels de charme et les beaux restaurants est une zone réduite de moins de 500 m de long sur 300 m de large. Les rues y sont étroites, mais plus larges cependant que celles des villes anciennes européennes et s’organisent autour de quelques places pleines de charme.

     Dans tout le centre (y compris Habana vieja) les immeubles datent, selon leur style, de l’époque coloniale, de la fin du XIX ou de la première moitié du XX éme siècle. A coté de maisons à colonnades, le modern style est aussi bien représenté que le style rococo. Les façades, surtout, sont  très variées : il n’y en pas deux pareils : tous les styles, toutes les tailles et toutes les couleurs se côtoient, entre la villa de plein pied et l’immeuble de 10 étages. Aucun n’est particuliérement beau (sauf exception) mais l’ensemble ne manque pas d’allure et serait bien réussi si les immeubles étaient un peu ravalés.

 
DELABREMENT ET RESTAURATION.

 Le malecon traditionnel le long de la mer, ou se succèdent les maisons à colonnade, est totalement délabré et n’a aucun intérêt (l’autre malecon, dans la partie plus récente de la ville, non plus : ce n’est qu’une autoroute longeant la mer).

Ailleurs les façades sont sales, mais pas délabrées, et un coup de peinture suffit à en améliorer l’aspect, ce qui arrive de temps à autre dans le centre. D’après nos lectures, nous nous attendions à bien pire mais nous n’avons pas vu les intérieurs. Dans certains  immeubles du centre ce que l’on peut apercevoir n’est pas beau, car ils sont surpeuplés , très sombres ; dans les halls ,les compteurs électriques ne sont que des tas de rouille ,les escaliers de marbre un peu cassés mais, après tout, il y a aussi des squats à Paris. Partout, de grandes poubelles vert onyx (les notres)  restent dans la rue et puent. Cela nous a rappelé le Palerme des années 60 .Il n’est pas conseillé de se promener le nez en l’air, les trottoirs nous réservant mille pièges : trous, égouts mal protégés, gravats, arrosage à grande eau des fleurs des balcons…

Les rues du Vedado sont raisonnablement propres et entretenues mais certaines belles villas rococo commencent à s’abîmer sans que cela ait l’air de préoccuper leurs occupants. L’entretien des bâtiments ne semble en fait intéresser personne.

 

Le centre de Habana vieja a commencé à être restauré par l’Etat (une partie a été déclarée patrimoine de l’humanité). Une rue et trois places sont entièrement restaurées et autour, une dizaine de chantiers sont ouverts mais la richesse en monuments et anciens palais est si grande que l’on se demande combien de temps cela va  prendre pour redonner à l’ensemble belle allure ?  

 
MONUMENTS   MUSEES

Les plus visités sont, avant tout, monumentaux, et nombreux, et ont été des palais ou demeures très riches. 

Le plus grand est le Capitolio (1929), copie du capitole américain : dôme de 64m de haut , statue de République 18m de haut, galeries immenses (2 à3 fois la galerie des glace), très richement décorées , des pièces au mobilier exceptionnel, en particulier une bibliothèque dont murs et rayonnages sont en acajou... Ce n’est pas beau mais grandiose.

Mais l’ex palais du gouverneur, les couvents, et des palais sont eux aussi immenses mais sans interet architectural particulier, à l’exception des palais et églises de la fin du XVIII° de style baroque

Dans Vedado on peut aussi citer l’immense et célèbre hôtel Habana libre (24 étages) ou Castro établit son Q.G en59, une copie de l’Empire State building : l’Hôtel nacional (au moins 20 étages-1930), le bâtiment Fosca (30 étages).

 

Finalement les plus intéressants sont les hôtels de luxe, le plus souvent installés dans de petits palais ou des belles maisons particulières. Richement meublés et décorés, ils possèdent tous un ou deux patios ombragés ; certains (tel l’hôtel Raquel, ont des décorations et des meubles modern style exceptionnels. (Évidement nous ne connaissons pas les équivalents français et ne pouvons comparer) A notre grande surprise, même dans les plus grands, nous avons pu entrer nous promener, prendre des photos sans que l’on nous demande rien  

Nous avons délibérément évité les grands musées (galeries de peinture, musée de la Révolution…), préférant   visiter des petits trouvés au hasard de nos déambulations ; il y en a des dizaines. Ces musées sont installés dans des bâtiments restaurés et en eux même, une raison de visite : façades jaunes ,portes et fenêtres bleues , escaliers et plafonds de bois….La plupart présente des pièces meublées comme elles l’étaient à l’époque ; certains meubles sont magnifiques .Au hasard de nos marches, nous avons ainsi vu de petits joyaux : une église aux murs encore entièrement décorées, des autels dorés,de belles statues de bois ,un chemin de croix en petits tableaux  de haut reliefs en bois peint admirables, l’ancienne salle du conseil municipal, le musée de la photographie, l’hôtel Raquel,une vieille pharmacie de plusieurs pièces aux rayonnages garnis de ses pots de faïence….

NB nous n’avons pas du tout apprécier le guide lonely planet sur Cuba qui est mal écrit, mal traduit et a une conception très différente de la notre des visites ; on peut visiter La Havane sans y chercher le culte de Hemingway ni passer son temps à trouver le meilleure resto.

 
CIRCULATION

Si pas mal de rues sont de facto piétonnes, il y a de la circulation dans les grandes artères avec non seulement, de vieilles voitures américaines, mais aussi des voitures neuves. La circulation est comparable à celle de Paris au mois d’Août. C’est loin des embouteillages de Guatemala city, mais c’est beaucoup pour un pays super pauvre (nous avons même vu dans le jardin d’une villa normale, probablement occupée par un cubain, un 4X4 Pajero). Dans Vedado, certaines rues sont presque pleines de voitures au parking mais on voit aussi souvent des voitures, le capot levé, une ou du personnes les mains plongées dans le moteur.

Les vieilles américaine sont beaucoup utilisés comme taxi style guagua, ou l’on entasse une dizaine de personnes ; d’autres, décapotables, reluisantes, utilisées pour véhiculer les jeunes mariés.

Les habitants se déplacent donc surtout en bus, pas assez nombreux et les files d’attente sont immenses .Les bus sont donc surchargés (nous n’avons pas cherché à les prendre, faisant confiance à notre capacité de marche,…et nous avons marché). Il y a pas mal de bicitaxis assez peu utilisés et qui ne paraissent pas recherche les clients ; souvent regroupés par 2ou 3, ils dissertent. Il en est de même des taxis ; nous avons essuyés deux refus de prise en charge ; alors que le prix normal Vedado, Centre est de 3 CUC, un coco taxi (voiturette ouverte avec un conducteur et deux siéges derrière) en nous demandait 5 et n’a pas essayé de marchander ; une autre fois, le soir, le taxi a dit ne pas pouvoir nous prendre : nous  n’étions que deux et il lui fallait 4 personnes. 

 
MARCHER DANS LES RUES

Nous nous sommes toujours sentis en sécurité, même la nuit. La police est présente, mais pas plus qu’en France et surtout dans les quartiers à touristes .Nous avons donc traversé pas mal de quartiers un peu crads. Une seule fois une dame nous a dit de faire attention à la caméra.

Nous n’avons pas été importunés par des quémandeurs (cf contact avec les cubains) qui n’ont été agressifs qu’une fois ; au théâtre nous avons pris des places pour des ballets (à la chorégraphie incroyablement vieillotte) au prix touriste : 20 CUC ; des revendeurs nous en proposaient a mi prix, sous les yeux du préposé à la queue, et en devenant presque méchants quand je leur disais que je n’avais pas confiance. NB les cubains paye les places 10 pesos soit 50 fois moins chers pour les mèmes places mais il leur est interdit d’acheter des billets en CUC

 

Sans doute ou myopes ou naïfs ou pas aux bons endroits à la bonne heure, nous n’avons vu aucune prostituée (il faut dire que ni l’un ni l’autre n’avons fait le test de nous promener seuls). De temps à autres, dans les restaurants ou les cafés, on voit des couples réunis par un coup de foudre étonnant : un beau jeune noir et une dame plutôt âgée mais aussi un vieux barbon (notre age, quoi) et une petite jeunette.  

 
CONTACT AVEC LES CUBAINS

Nous espérions pratiquer notre espagnol ; il est certes utile, mais les gens ne recherchent pas le contact ; ils sont normalement indifférents ou méfiants. En revanche nous n’avons pas été importuné par des quémandeurs. De temps à autre, un monsieur murmure en nous croisant et nous croyons comprendre : « cigars ou paladars », mais c’est peu fréquent et pas gênant. Notre logeuse, quoique très souriante n’a pas chercher à bavarder, malgré nos essais de dialogue.

Le personnel des services d’Etat (internet, restaurants, banques  etc.) sont peu aimables et pas du tout attentionnés pour les clients ; ils daignent rarement répondre aux questions, se contentant d’un bref : »a la cola (à la queue) » ; il est alors impératif de lancer à la cantonade : »quien est el ultimo » ; nous commençons à bien pratiquer la chose… . Une partie des gardiennes de musée est aimable, mais est ce pour le pourboire, on peut le croire car dans les musées nous avons rarement trouvé des guides ; par contre, les gardiens n’hésitent pas à nous ouvrir les salles fermés et à nous laisser photographier.

Le plus amusant est la placidité avec laquelle les rabatteurs officiels des restaurants regardent passer les chalands sans  faire le moindre geste pour  les retenir. (Ce sont des restaurants d’Etat et tous sont salariés)

 
MAGASINS

Il y a très peu de petits marchés ; ceux que nous avons vu, étaient peu approvisionnés mais ils avaient des légumes et un peu de fruits à vendre et peu de clients  faisaient la queue. Nous avons peu vu de grandes surfaces vendant de l’épicerie et de nombreux rayons sont vides ; nous n’avons trouvé que 2 boulangeries ou le pain arrive au compte goutte mais il y en a toute la journée. On se demande comment les habitants s’approvisionnent, car la campagne est très loin.

 Pour le reste : vêtements, quincaillerie, etc., des magasins, peu fournis, existent mais là ou nous avons vu le plus de monde, c’est à la galerie commerciale de l’hôtel Habana libre, assez au de gamme : une dizaine de boutiques de fringues, une d’audiovisuel, des parfumeries ,2 boutiques d’alcool et, même, une boutique Ted lapidus.

Le midi, heure de pose, tout le monde fait la queue devant les petites boutiques de sandwichs et boissons ; à toute heure des cubains attendent pour boire leur petit café ou déguster une glace au grand glacier de Cuba : Coppelia.

 
RESTAURANTS

Nous n’avons été ni dans les restaurants en pesos, ni dans les restaurants de comida rapida, seulement dans 3 restaurants de la zone touristique et un paladar (restaurant privé).

Les prix sont tous un peu semblables, quelque soit l’aspect extérieur : 30 CUC à deux en buvant chacun une bière. Nous avons payé moins cher et mieux mangé dans l’hôtel Florida (5 étoiles, un très beau cadre) qu’à la terrasse du Mina (mais celui avait un bon orchestre au lieu d un piano romantique)  Le paladar du Vedado était bon et copieux mais aussi cher. Finalement le meilleur a été la Taberna de Muralla sur la place d’armes: nourriture bonne et copieuse, orchestre typique et le soir ambiance locale avec de nombreux apprentis santéristes 5 (CF explication dans souvenirs). Il était moitié prix.

  La quasi-totalité des restaurants de la zone touristique a un orchestre local, généralement de qualité.

 
SOUVENIRS

Il y a évidemment les cigares, mais non fumeurs activistes nous n’en avons pas acheté.

Il y a aussi des objets en bois souvent jolis (mais encombrants), pas mal de tableaux dans de nombre petites galeries us et surtout des CD de musique, chaque orchestre de restaurant vendant le sien Nous avons craqué pour une petite toile représentant Ochun, la déesse de la sensualité et des eaux terrestres pour la Santeria et patronne de Cuba. La religion santeria, d origine Yoruba, est un syncrétisme entre la religion africaine et le christianisme ; les dieux orisha sont associés à des saints catholiques et aux différentes Vierges. Elle est, dit on, très en vogue à Cuba, elle doit être peu différente de celle d’Haïti ou du Brésil. Les apprentis à l’initiation doivent pendant un an, ne se vêtir qu’en blanc, à l’exception de grands colliers. Ils sont donc aisément repérables ; nous avons vu jeunes femmes et jeunes hommes, très élégants tout de blanc vêtus (les hommes arborant en plus casquette blanche et  parapluie blanc) 

NB les églises est nombreuses, toutes restaurés ; si certaines sont transformées en musées ou en salle de concert, la majorité est utilisée pour les offices et le dimanche les fidèles sont nombreux pour participer à la messe

 

Au total, nous avons apprécié La Havane, été impressionnés par la quantité de monuments et musées, par l’extraordinaire diversité des styles architecturaux, notre préférence allant aux petits hôtels et musées pleins de charme. Si la nourriture n’est pas toujours super, l’ambiance des restos avec groupe musical   est agréable. Après rénovation (mais quand ?), l’ensemble aura grande allure …mais il faut prévoir un porte-monnaie bien garni

 
Album photos
 

1 La grande place de Cienfuegos est bordée de monuments de style colonial dont un grand théâtre à l’italienne toujours utilisé

 

2 La grande avenue qui va de la ville à Punta Gorda (qui longe la mer) est parcourue par ces taxis hippomobiles aussi cher pour nous que les taxis, pour las cubains ce sont des autobus à 1 peso

 

3 Cette grande maison de style mauresque abrite maintenant un restaurant ou nous avons dîné le 31 décembre. 

 

4 La grande avenue dans le centre ville ; il y a un large terre plein central ou les gens flânent ; les maisons sont toutes à colonnades et en bon état.

 

5 premiers labourages après la plantation des plants de tabac

 

6 La campagne autour de Vinales, dans une zone sans tabac.

 

7 champs de tabac (1 mois) au pied d’un mogote .La petite maison est typique.

 

8 la place des anges à Habana Vieja, en dehors de la zone touristique ; 2 jours après la photo, la voiture était toujours en réparation.

 

9 sur une seule photo, 3 styles de bâtiments prés de l hôtel nacional et 3 époques : 1900, 1930, 1980.

 

10 Rue prés de notre casa, représentative des rues de Vedado avec des immeubles 1930.

 

11 vue du hall de l hôtel Raquel de Habana Vieja

 

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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 14:34

CUBA 2

 

Archipielago de los Canarreos

 

jeudi 21 décembre 2006  16 h

Mouillage de Cayo Campos

 

Il fait soleil, la mer nous offre toutes ses nuances de bleu, le vent souffle à 13 nœuds juste pour faire frémir les palmiers, 4 queues de langoustes cuisent : enfin nous sommes dans la croisière des magazines.

Jusqu’ici ce n’était pas exactement le cas. Hier nous sommes partis vers 9H du port de Nueva Gerona, après les formalités habituelles, pour trouver en mer le vent prévu : 26 nœuds d’est, soit en plein dans le nez. Normalement la météo prévoyait la baisse du vent pour midi ; alors nous avons fait une première halte dans la baie de Charcon, 5 miles à l’est du port. C’est une grande baie bien abritée du vent d’est et de la houle. Après le repas et la sieste, le vent avait un peu baissé (22 nœuds), alors nous sommes partis pour un mouillage sous une caye à l’est, pour nous rapprocher de la passe qui nous permettra de pénétrer dans la baie de Batabano et d’aller dans les cayos camaros. Toute la cote est de l’île de la jeunesse est en effet bordée d’une ceintures de cayes avec seulement quelques passes ayant juste assez d’eau pour nous .En 3 heures nous avons gagne les 11 miles vers l’est pour aller mouiller dans 1, 8 d’eau sous le vent de la Cayo del navio, prés de la passe de la Cruz. Joli mouillage de mangrove, avec de nombreux chenaux  à explorer en annexe ?

Il a plu toute la nuit.

Ce matin, sous un ciel gris, nous n’avons pas pris la passe de la Cruz , un peu trop de vent et pas assez de perches , pour se glisser dans un chenal théoriquement à 1, 8 entouré de fonds d’un mètre.

Nous sommes donc remonter vers le nord, de 4 miles, jusqu’à la passe de Quitassol bien balisée ; puis cap vers les cayes, en l’occurrence cayos campos, avec un vent de 15 à 20 nœuds nous permettant de filer au prés à plus de 6 nœuds (et une vmg qui a atteint les 4,4 nœuds) sur une mer très plate : les fonds n’ont jamais excédé 6 m. 30 miles plus loin et, enfin,avec du soleil nous avons mouillé devant cayo campos , pas loin d’un bateau de pêche . Nous étions à peine mouillé que qu’ils nous hélaient : langusta ?. Si !!

 Nous leur avons  acheté 4 grosses queues de langoustes (ici, ils coupent les tètes pour éviter que la chair ne noircisse) pour 5 CUC, sans beaucoup marchander (et en cadeau, un paquet de cigarettes et 2 bières). Ils étaient partis hier de Nueva Gerona pour pêcher langoustes et poissons. La pêche avait été mauvaise à cause de la pluie et du vent, mais ils avaient déjà pas mal de langoustes. Ils vont ensuite vendre leur pêche à Cayo Largo pour les fêtes.    

 

Samedi soir

Mouillage de Rosario 

La croisière se poursuit paisiblement sous le soleil. Hier ce fut une journée de repos : au matin j’ai été cherché de la glace au bateau de pêche, puis nous avons été voir les singes. L’île de Campos est une réserve biologique, ou ont été implantés des macaques( pour tester médicaments et vaccins) qui y vivent en liberté , mais sont un peu nourris par une équipe de scientifiques : 8 personnes qui se relaient par quatre tous les 20 jours . Ils vivent dans une petite cabane avec un peu de nourriture amenée de la ville, mais aussi de langoustes. Quand nous sommes arrivés sur la plage (il y avait une trentaine de singes dont beaucoup de jeunes) nous avons été accueillis par le chef : il nous a proposé des langoustes avec un échange : un peu d’essence (2 L) contre des langoustes ; évidemment nous étions d’accord. Après, nous avons été voir les coraux le long du récif ; c’était pas mal.

Après le repas de langouste et la sieste, nous avons été chercher nos langoustes qui nous attendaient en vivier et offert un peu de rhum. Il n’y avait plus que Luis les autres étaient repartis avec les pêcheurs jusqu’à Gerone car une belle-sœur venait d’arriver du Canada : ils sont assez cools. Luis avait donc un demi litre de rhum pour lui ; nous espérons qu’il en a laissé pour les autres.

Aujourd’hui départ vers 9 H, sous le soleil et avec un vent oscillant entre 6 et 9 nœuds. C’était suffisant, sur une mer plate  pour avancer gentiment au prés ; nous avons ainsi avancé au prés pendant 4H, sur des fonds de 3M : la mer était turquoise. Nous avons ensuite mis le moteur car nous avions à passer sur des fonds de 2M lesquels sont parfois remontés jusqu’à 1,8 ; c’est une sensation étrange et légèrement stressante , d’être ainsi au milieu de nulle part avec si peu d’eau (mais quelle eau ! toujours turquoise) . Finalement après une navigation de 25 miles nous avons mouillé sur le coté ouest de Rosario. Tout seuls !!

L’eau est à 29 °, nous nous sommes baignés avec plaisir.

Maintenant nous sirotons le rhum en regardant un joli coucher doré.

 

NB nautique : nous sommes passés par l’intérieur des cayes en virant au nord de cayo tablones ; le guide fait couper au plus pres des hauts fonds qui bordent les cayes au nord est ; nous avons plutôt suivi Max sea qui en passant par les WP suivant doit assurer au moins 2 ,2 M d’eau.  21 45 N 82 O4 W. 21 45 N 82 W / 21 43 N 81 58 6 W / pour arriver à la balise à laisser à l’ouest (passer à son est) 21 41 N 81 58 6 W ; il y a 2,2 m d’eau. 

 

Lundi soir, 25 décembre

Marina de cayo largo

 

Encore deux jours de soleil, le bateau commence à sécher.

Hier fut une  journée paisible. Le matin nous avons été à l’île d’en face (2 miles), Cayo Cantiles, ou il y a aussi une station d’élevage de singes, des singes verts. Nous avions été très bien accueillis il y a 3 ans ; nous espérions revoir Carlos et Esteban, deux biologistes très sympas, et éventuellement fêter Noël ensemble. Mais à la station, il n’y avait que deux jeunes, pas très causants (nos amis étaient partis pour une semaine de vacances en famille) Nous avons marché un peu, espérant faire un tour sur les chemins intérieurs de l’île mais les moustiques nous ont littéralement attaqués ; comme il y a eu beaucoup de pluie cette année, ces bestioles abondent. Nous sommes rentrés au bateau et nous avons été faire du snorkel prés de la barrière de corail. C’est curieux, juste sous le vent de la barrière il y a un creux de 2 à 3 m avec des coraux et beaucoup de poisons (un véritable aquarium), dont un requin dormeur  alors que tout le coté est de Rosario est un plateau sableux avec 2 m et moins d’eau jusqu’à 1 mile  de la côte. Nous n’avons  pas vu de langoustes, pas de langoustes non plus de la part du bateau de pêche qui faisait des tours dans le lagon.

Heureusement il nous en restait pour fêter Noël, avec une bouteille de champagne qui avait bien vieilli et une petite boite de foie gras. Dans la soirée 2 voiliers avaient mouillé dans le lagon, les premiers voiliers que nous voyions depuis le Mexique. Ils étaient trop loin de nous pour bavarder ; il faut dire que nous étions mouillés tout près du rivage dans 1m80 d’eau ( c’est l’avantage du dériveur)

 

 

Ce matin le vent s’était levé et soufflait entre 15 et 20 nœuds de sud est donc assez favorable pour aller à Cayo Largo, 20 miles dans l’est. Partis à 9H, nous sommes arrivés à Cayo Largo vers 13 h, après une navigation plaisante malgré les gros creux (2 à 3 m). Nous avons mouillé devant la plage avant la marina, déjeuné, puis pris un bain dans une eau opalescente.

 Puis nous sommes entrés à la marina, belle marina avec des cats ways, de l’eau (il était temps, nous étions à sec d’eau douce) et de l’électricité. C’est une marina internationale, nous ont dit les Cubains mais il n’y a presque personne : il y a seulement 2 voiliers : un cata français inoccupé, et un bateau canadien, sans compter quelques catamarans de promenade pour les plages et 2 bateaux de plongée.

       C’est l’endroit le plus côté des cayes cubaines : toutes une séries d’îles et de cayes, plus ou moins grandes, avec des plages de sables blanc, de la végétation, le tout baigné dans une eau turquoise du plus bel effet sous le soleil (il y a bien unes séries d’hôtels mais regroupés sur la cote sud de l’île et invisibles d’ici)

 

 

NB technique

Le rhum est une denrée essentielle à bord et le bon rhum est rare. Notre provision de Bologne commence à s’épuiser et nous recherchons des rhums acceptables. A Panama nous avions trouvé le rhum Abuelo , vraiment bon ; au Mexique le Millenario n’est pas mauvais et à Cuba le Havana club blanc 3 ans d’age n’est pas mal ; ces rhums n’ont pas le goût de canne des rhums agricoles français , mais ce ne sont pas seulement de l’alcool .  

 

Jeudi soir

Encore au mouillage à Cayo Largo

 

Evidement dés notre arrivée, nous avons eu droit à l’accueil de la guardia et des autres, qui ont été déçus de voir que nous avions fait les formalités ailleurs. Compte tenu du nombre de bateaux qui passent, ils doivent s’ennuyer un peu  

Mercredi il a recommencé à faire gris. Le matin nous avons été à la tienda du port, la seule de l’île semble t il, mais elle a peu de choses essentiellement des boites de conserve espagnoles et des bouteilles d’alcool, mais pas de fruits ou de légumes. La dame nous a dit qu’elle allait en commander, mais quand nous sommes revenus, elle n’en avait pas trouvé (heureusement nous avons récupéré 2 pains) ; pourtant les hôtels doivent en avoir. Les prix sont en CUC, et plus chers qu’à l’île de la jeunesse.

Nous avons été à Internet qui ne se trouve que dans un hôtel à 3kms de la marina . La météo était moyenne : vent de nord est puis est de 15 à 20 nœuds. A l aller nous avons pris un taxi, pensant le payer en peso cubano, mais le CUC se dit  aussi  peso cubano et le prix était en CUC : 5 CUC soit à peu pres 5euros, c’est cher pour 3 km .Après la séance internet (6CUCde l’heure) et un petit tour dans les jardins de l’hôtel, histoire de voir) , nous sommes rentrés à pied mais  un bus navette  nous a gentiment pris Les hôtels sont séparés de la mer par des dunes de corail. Ils sont faits de petits blocs d’appartements sur deux étages. La plage est très belle, mais avec du ressac. Le temps ne s’y prêtait pas, mais il y avait peu de monde sur la plage, plus prés des piscines.

Jeudi nous avons fait les formalités de départ et payé la marina (32 CUC pour 2 jours), puis nous avons été mouillé prés des îlots rocheux pour faire du snorkel (los ballenatos) :pas mal.  Comme il était tard nous avons remis le départ pour Cienfuegos à aujourd hui et avons été mouillé le long de la grande plage de l’est, théoriquement bien abritée. Cependant la houle entrait du sud et nous a fait un peu balancer durant la nuit mais nous avons eu un coucher de soleil somptueux.

 Ce matin départ ; à la sortie du chenal, vers 8 H, le vent était raisonnable : 15 nœuds, et malgré une mer très forte et très courte, nous avancions bien ; puis le vent est monté pour s‘établir en permanence à 22 nœuds, rafales à 24 et bien sur pile de face, il y a avait beaucoup de gros nuages noirs. Le bateau était chahuté, cognait dans les vagues et AM était un peu malade ; alors au bout de deux heures nous avons fait demi tour, espérant que demain ce sera meilleur : bilan 28 miles à la voile pour revenir encore un peu plus loin que notre point de départ, car nous nous sommes mouillé dans une baie très protégée et très calme, un peu avant la marina.

Demain nous ferons les 70 miles (en ligne droite) pour Cienfuegos .La météo nous promet 15 à 20 nœuds d’est, soit 30 miles au louvoyage et 40 au prés  serré ; nous prévoyons un peu plus de 24 h.

 

samedi 30 décembre 2006

Marina de Cienfuegos

 

Ouf, nous y sommes arrivés, mais cela a été dur.

Le trajet comportait deux étapes : la première de 30 miles jusqu’à un phare à l’extrémité de l’archipel  vers l’est ; la deuxième de ce phare à Cienfuegos direction nord est. Normalement si une de ces deux étapes était au louvoyage, l’autre devait être seulement un bord de pres. Et ben non, nous avons eu deux louvoyages avec le vent pile de face.

Au départ nous avons encore eu du fort vent, jusqu’à 25 nœuds d’est et une mer avec des creux de 4 m. Puis, au bout de 8 miles (3 h)  nous avons pris une passe dans le reef et avons été sur des hauts fonds au vent de Cayo Largo : miracle sitôt sur les hauts fonds (4 M) la mer est devenu plate et le vent beaucoup moins fort   . Nous avons donc louvoyé paisiblement jusqu’au phare. Au total pour les 3Omiles en ligne droite, nous avons parcouru 48 miles.

Nous avons mouillé sous le phare, mais il était trop tard pour faire du snorkel ; alors nous sommes repartis au moteur, car le vent était très faible et la houle forte. Vers 20 H 30, brutalement le vent est arrivé : 20 nœuds, pile de face. Alors commencé un long louvoyage, marqué par une mer forte avec des vagues très courtes (une seconde entre deux vagues) qui faisaient danser le bateau, et l’équipage. De plus le vent passait fréquemment de 10 nœuds à 25 nœuds, avec des changements de direction, d’une vingtaine de degré. Toute la nuit nous avons donc modifié les voiles et viré de bord : au total une vingtaine de virements ; même avec le génois un peu enroule, c’était dur.

Mais finalement nous sommes arrivés devant le chenal d’entrée de Cienfuegos à 10 h après 74 M de louvoyage pour 40M en direct( et on appelle cela la plaisance !) Ce chenal assez étroit entre des collines,surmonté par un vieux fort espagnol, débouche ensuite sur une  immense mer intérieure et au fond se trouve la ville et la marina, ou nous sommes.

Pour cette deuxième étape nous avons reverifié le dicton : au louvoyage deux fois la route : les vagues interdisent un cap plus serré que 55/60 ° ; sous peine de taper dans toutes les vagues et de s’arêter dans chacune.

 

Nous avons prévu de laisser le bateau une dizaine de jours et de partir visiter un peu Cuba,  surtout La Havane et Vinales, et, bien sur aussi, la région de Cienfuegos . 

 

  

ALBUM PHOTOS

 

01 L’équipage est en pleine forme, malgré la compression JPG , qui nous rend un peu lépreux.

 

La compression ne permet pas l’envoi de photos montrant les couleurs de la mer,  désolé !!

 

1 La passe de Quitassol permet d’aller de l’île de la jeunesse au golfe de Batabano, en traversant les cayes de mangrove.  Largeur 200 m profondeur 4 m au milieu de fonds de 50 cm.

 

2 3 Certaines cayes de l’archipel des Canarreos ont de belles plages de sable, coté récif.

 

4 5 Les plus grandes cayes sont de veritables iles avec de la végétation, des lagunes d’eau saumâtre ou se baignent les crocodiles.

 

6 7 Le charme de Cayo largo ce sont ses îles de sable, posées sur un lagon de sable qui d
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19 décembre 2006 2 19 /12 /décembre /2006 16:26

jeudi 14 décembre 2006

Mouillage de Maria la Gorda  Cuba

 

Après de nombreuses hésitations liées à la météo, nous sommes partis finalement mardi de l’isla mujeres. Les prévisions météo donnaient du vent fort d’est jusqu’à mardi, puis des vents très faibles, à cause de l’arrivée d’un nouveau front froid faible. Partir trop tôt c’était s’exposer à une traversée difficile, partir trop tard s’était se condamner probablement au moteur. Finalement le mardi matin le vent étant faible nous sommes partis de la marina, avons fait plein de fuel et nous sommes partis pour être cueillis à la sortie de la baie par un  grain avec 30 nœuds de vent    . Du coup demi tour car tout l’horizon était noir et nous avons fait un mouillage tranquille dans la baie. Vers 13 heures, le vent étant faible et le ciel dégagé, nous sommes partis, cette fois pour de bon. Le vent était d’est 8 nœuds, c‘est donc au moteur que nous avons commencé la traversée. Très rapidement la mer s’est transformée en shaker, avec de grosses vagues et dans tous les sens. Notre estomac a commencé à protester, surtout celui d’Anne-Marie.  Il a fallu attendre 17h que le vent s’établisse à 15 nœuds, nous permettant d’envoyer le génois et d’appuyer un peu plus le bateau ; c’était trop tard pour AM.

Vers 10 h brusque rafale et changement de vent qui passe au sud est, chouette nous mettons le cap à l’est   . Mais vers 11 H le vent est tombé et il a fallu remettre en route le moteur. Toute la nuit a été une succession de grains et de calme. Enfin au petit matin, la pluie s’est arrêtée et le vent d’est est monté à 15  nœuds, nous permettant de renvoyer la voile.

Vers 15 h, nous luttions de vitesse avec un grain très noir pour passer devant lui, nous croyons avoir réussi quand il nous a rattrapé : cela a été une très forte rafale (30 nœuds) avec un refus de 30 °,  et une pluie torrentielle : visi à peine plus que le bateau. Le bateau s’est couché et a l’intérieur une moitié de la vaisselle et surtout une boite d’œufs a giclé !!(Nous avions malheureusement oublié de fermer une porte)

Le temps de réduire, le vent est totalement tombé, et c’est au moteur que nous avions continué jusqu’à la tombée de la nuit ou il est revenu d’ENE, pile dans la direction de Maria la Gorda, qui n’était plus qu’à 2O miles ; nous avons donc louvoyé dans une mer calmée, jusqu’au mouillage atteint vers 21H 30.

A peine mouillé, le capitaine du port nous a appelé à la VHF, pour demander les renseignements usuels.

 

Ce matin à notre réveil, la VHF s’est remis en route pour nous annoncer la visite des officiels .Ils sont arrivés avec le bateau de plongée. C’est la médecin (une femme) qui a commencé par monter à bord : nous étions apparemment en bonne santé, elle a donc signé son certificat d’inspection, et laissé la place à 2 militaires et leurs chiens : le premier couple cherchait la drogue, le deuxième les explosifs. Tout allant bien, les 5 autres personnes sont alors monté à bord :le capitaine du port , un agent de l’immigration , un homme des services de santé animale et un autre de la santé végétale et enfin un cinquième dont nous avons pas bien compris ce qu’il,faisait . Une heure après et  10 papiers remplis (pour notre part), tout était fini, sauf le paiement des droits (au total : 100 pesos convertibles, à peu près 100 dol, visas touristiques inclus).

Nous avons fait un petit snorkel, dans une eau cristalline : les poissons anges aiment toujours autant la chaîne qui frotte sur le corail, et autour d’elle ils étaient 6 poissons anges et deux balistes royaux et beaucoup d’autres poissons moins remarquables.

Puis nous avons été payer, avec des problèmes de change un peu compliqués, car c’est l’hôtel qui fait le change, mais ce n’est pas une banque. Il semble que 100 CUC (pesos convertibles) valent 125 USD ou 85 euros. Mais ensuite pour payer la plongée il a fallu payer en dollars avec une taxe de 11 % pour la carte bleue. La plongée coûte donc 37 USD.

 

 

Vendredi soir

 

Encore une journée sans soleil et avec un peu de pluie !  Ce qui nous oblige a faire tourner le moteur, ce dont je profite pour utiliser l’ordinateur ; en effet la batterie neuve de celui-ci ne se charge pas

Nous avons fait deux belles plongées ce matin : la première sur un mur qui descend de 20 m à 1850 m ; nous nous sommes contentés de regarder les 25 m supérieurs ornés de gorgones et coraux, y compris du corail noir; la deuxième au lieu dit Iemanja (la déesse de la mer des senteros)  comporte des canyons qui dévalent  de 20 m jusqu’au fond. Le site est superbe. Dans les deux plongées, il y a  beaucoup de poissons peu farouches, avec en bonus deux poissons pierres, deux énormes carangues venant s’amuser dans les bulles, un gros mérou avec un rémora.

  

Le capitaine de port vient à chaque plongée vérifier la liste des plongeurs.

Il vit avec ses companeros dans la même petite case qu’il y a 3 ans, mais maintenant il y a l’air conditionné et la télé avec CNN.

 

 

Lundi midi (18 décembre) Nueva Gerona île de la jeunesse

 

Finalement nous sommes partis de Maria la Gorda, samedi à 3 heures de l’après midi, sans faire de nouvelles plongées, les oreilles d’Anne Marie fonctionnant mal ,suite à un rhume carabiné récolté dans les cars conditionnés au Mexique. Le capitaine est venu révérifier le bateau et nous a demandé un CD de musique ; NOTA  il a un équipement pour voir les DVD.

Il y avait un petit vent d’est sud est d’une dizaine de nœuds ; comme nous n’étions pas pressé, car nous voulions entrer de jour dans le port de La Coloma , nous avons gardé la voile toute la nuit. La mer un peu clapoteuse au début est devenu très plate une fois sur les hauts fonds du golfe de Batabano (4 à 5 m d’eau).

Nous sommes arrivés dans la brume à la tourelle d’entrée de chenal vers 9H, et avons embouqué le chenal pour arriver vers 10 h au port : port de pêche et port de commerce. La guardia nous a fait signe de s’amarrer à son quai, est montée à bord et nous a immédiatement dit que nous ne pouvions pas rester car la sécurité du port n’était pas assurée : fonds de mauvaise tenue, semble –t-il. Il a quand même rempli laborieusement des formulaires, notant  la couleur de mes yeux ; je ne suis pas sur qu’il maîtrisait bien la lecture. Il a donc fallu repartir immédiatement .Pour nous, c’était une déception car nous avions prévu, à partir de Coloma, une virée de 2jours vers Pinar del rio et Vinales, une des régions les plus jolies de Cuba ; nous le ferons plus tard à partir de La Havane, mais ce sera plus loin. Notre objectif suivant était donc les cayes de San Felipe à 15 miles au sud est, le capitaine nous disant qu’on y serait très bien pour y passer la nuit avec une bonne météo. Le vent était passé plein est et avec ce vent un seul mouillage protégé paraissait possible celui des cayo cocos, avec une entrée un peu sportive : un seuil de 1,8 à passer prés d’un piquet.

Vers 16 h nous voila au piquet , devant des cayes de mangrove qui paraissait bien sympas ; hélas le seuil s’était comblé et nous avons fait demi tour quand le sondeur a indiqué 1, 3 m . Le mouillage à l’extérieur est protégé du sud est mais pas de l’est. Il nous a donc fallu repartir direction Nueva Gerona. Nous avons donc commencé un long louvoyage, sur une mer heureusement plate : toujours des fonds de 3 à 4 m. Vers 3H  du matin le vent a forci jusqu’à 15 nœuds et vers 6h dans la nuit nous avons mouillé dans la baie à l’est du port pour y attendre le jour, les feux étant peu visibles et le vent important : 18 nœuds et des rafales.   Au total nous avons parcouru 170 miles depuis Maria la Gorda dont 10 de chenal pour La Coloma et 5 de recherche d’entrée du mouillage des cayes ; presque tout à la voile (et 2nuits en mer pas toujours très calmes ni très étoilées).

Vers 9h nous sommes repartis pour entrer dans la rivière au fond de la quelle se trouve le port de Nueva Gerona, seule vraie ville de l’île de la jeunesse Finalement nous sommes amarrés au quai des hydroglisseurs, le long de gros pneus bien noirs ; il n’y a aucune commodité, mais la ville est tout à coté. Evidement les amarres à peine tournées, la guardia sont arrivée, avec encore un chien renifleur de drogues. Nous leur avons demandé s’il était possible d’aller à Pinar del rio en laissant le bateau ici .En théorie, c’est possible (il y a des ferrys et des bus) mais ils nous l’ont déconseillé à cause de la sécurité ; alors que tous les guides disent que l’île de la jeunesse est sans danger. Y a-t-il un réel danger ou se couvrent ils, en évitant de s’encombrer de touristes ? Finalement nous irons visiter la terre à partir de Cienfuegos. La petite ville est très propre et les rues du centre plutôt jolies avec des maisons à colonnades ; mais ce qui est frappant est l’absence quasi-totale de voitures. Il y a beaucoup de vélos, de vélos taxi, tricycles à deux places passagers et de voitures à cheval. 

   Nous avons pu retirer des CUC ( pesos convertibles)à la banque avec la carte bleue sans réussir à comprendre ce qui sera débitée sur notre compte et si le calcul était avec des dollars et la taxe puis nous avons changé dans une officine spécialisée 10 CUC pour 240 pesos. Beaucoup de locaux faisaient de même ; il y a donc une double monnaie généralisée, même pour les cubains. Reste à élucider ce qui se paye en CUC et ce qui se paye en pesos. En tout cas internet se paye en CUC et cher : 6 cuc l’heure ; il en sera de même pour le repas chez un particulier : 10 CUC, car un cubain Yorgy, nous a montré internet et  nous a conduit chez un particulier,faisant restaurant( il propose aussi une chambre très propre avec douche et WC particulier).

Dans la rue principale, plusieurs boutiques font l’épicerie ; les étagères ne sont guère pleines mais on y trouve un certain nombres de produits ; nous pensons que les prix sont en CUC, car ils sont de l’ordre de grandeur des prix français .Il y a aussi des boutiques de vêtements  et sur les trottoirs des petites  échoppes de manucures ou les dames attendent leur tour en devisant calmement

Mardi matin

 

Le soir , comme prévu , nous sommes allés manger à 20h chez l’habitant : une famille ,la mère , un jeune couple et une petite fille de 5 mois Yorgy nous y a accompagné : le repas était bon et très copieux : comme apéro ,un mojito, une entrée à base de poisson, une soupe, un peu de crudités, le plat de résistance ,des tranches de pagres cuisinés avec des tomates ,accompagnées d’un habituel plat de riz blanc .Il y en avait bien pour 4 !Yorgy nous a aidé à partager ce repas( ce qui n’était pas vraiment prévu)tout en discutant de la vie  cubaine, très vite en espagnol comme tous les cubains .Nous n’avons pas toujours tout compris !Nous avions convenu d’un prix : 10 CUC par  personne( en fait , nous avons aussi payé pour Yorgy ,ce n’était pas un invité gratuit )

 

Nous pensons partir demain matin vers les Cayes de l’est :1° étape ,Cayo campos ,à 50 miles d’ici ,si le vent le permet .Nous allons acheter un peu de vivres frais :légumes ,fruits et pain et , bien sur, prévenir la guarda de notre départ  

 

 

Addenda nautique : le courant du canal du Yucatan a été bien plus faible qu’indiqué sur les guides ; nous l’estimons de l’ordre de 1  nœud et non pas de 4 nœuds.

Par contre le long de la cote entre le cap Corrientes et le cap Frances il y a un courant d’au moins 1 nœud portant à l’est.

 

 

Addenda nautique sur l’île des femmes paiement des taxes de sortie

Il y a deux bureaux à voir pour obtenir les papiers de sortie : le port et l’immigration comme partout. Mais l’originalité de l’île est qu’il faut aller à Cancun pour payer les 193 pesos de taxe : il faut donc prendre le ferry coût A et R 140 pesos, puis le bus, aller à une grande banque payer et revenir ; de plus le chauffeur de bus ne nous a pas prévenu de l’endroit ou descendre, et il nous a fallu faire un grand tour en plus ; au total 4 heures de promenade pour payer les taxes. Nous avions commencé à 9H, nous avons fini à 14 H !!

C’est un bon abri mais ce n’est pas une bonne escale !

 

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